<html>  <head> <title>la Trilogie d'Enfer de Mervyn Peake,&nbsp; par Anita Beldiman-Moore</title> <meta name="Microsoft Border" content="b"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF"><!--msnavigation--><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><!--msnavigation--><td valign="top">  <div align="center"><center>            <table width="80%" bgcolor="#E0E0E0" align="center" bordercolor="#000080" border="3" cellspacing="5" cellpadding="5" height="1131">             <tr>                <td colspan="3" height="72" bgcolor="#FFFFFF">                  <h5 align="center"><font face="Verdana" size="4" color="#000080"><b>Un                    monument de mots</b></font><font face="Verdana" size="2" color="#000080"><br>                   <br>                   ( la Trilogie d'Enfer,&nbsp;<br>                   de Mervyn Peake- romans )</font></h5>                 <p align="left">&nbsp;               </td>               <td valign="top" height="72" bgcolor="#FFFFFF" align="right"><a target="_self" href="sommaire.html"><img border="0" src="../critique/sommaire.jpg"     width="98" height="50" align="right"></a></td>             </tr>             <tr>                <td width="302" height="2" bgcolor="#003399"><font     color="#FFFFFF">par&nbsp; <a href="mailto:Saidehpakravan@cs.com"></a></font><font face="Verdana" size="2" color="#FFFFFF"><b><a style="color: #FFFFFF" href="mailto:abm@cape.fr">Anita                  Beldiman-Moore</a></b></font>                  <p>&nbsp;</p>               </td>               <td width="100" height="2" bgcolor="#FFFFFF" valign="top"><img border="0" src="http://ecrits-vains.com/litterature_etrangere/titus1.jpg" width="100" height="147"></td>               <td width="123" height="2" bgcolor="#FFFFFF" valign="top"><img src="http://ecrits-vains.com/litterature_etrangere/titus2.jpg" width="100" height="148"></td>               <td width="126" height="2" bgcolor="#FFFFFF" valign="top"><img src="http://ecrits-vains.com/litterature_etrangere/titus3.jpg" width="100" height="151"></td>             </tr>             <tr valign="top">                <td bgcolor="#F5F5F5" colspan="4" height="955" valign="top"><font size="2">&nbsp;                  <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099">Est-ce                    parce que <b>Mervyn Peake</b> fut d'abord un fabuleux dessinateur                    que ses romans ont cette surprenante qualit&eacute; visuelle                    dans le foisonnement de leur &eacute;criture ? Chaque description                    de personnage, de paysage ou d'action saute litt&eacute;ralement                    aux yeux du lecteur avec une force qu'aucune traduction ne peut                    entraver.<br>                   La <i><b>trilogie d'Enfer</b></i> vous plonge au c&#156;ur de                    votre propre imaginaire, avec ce sentiment de d&eacute;j&agrave;                    vu propre &agrave; ces r&ecirc;ves foisonnants qui collent encore                    &agrave; nos paupi&egrave;res au r&eacute;veil. Et au bout de                    ces pages que l'on d&eacute;vore sans oser reprendre son souffle,                    il y a, en toute simplicit&eacute;, l'intelligence et la libert&eacute;.                    Le triomphe de l'esprit, celui de Titus sur les ruines et le                    carcan des rituels, celui de Peake sur la mis&egrave;re et la                    maladie, le notre enfin sur le monde limit&eacute; dans lequel                    nous vivons et que nous n'osons transformer &agrave; la hauteur                    de notre imagination.<br>                   Bonne nouvelle pour ceux qui, comme moi, &eacute;taient trop                    jeunes pour avoir eu le temps de profiter de l'&eacute;dition                    chez Stock dans les ann&eacute;es 1970 et que la r&eacute;&eacute;dition                    en poche dans la collection &quot;Gothiques&quot; du Livre de                    poche du seul premier tome laissaient dans un &eacute;tat de                    frustration indescriptible.<br>                   Bonne nouvelle pour tous ceux pour qui la version originale,                    seule disponible dans son int&eacute;gralit&eacute;, offrait                    le m&ecirc;me spectacle de monumentalit&eacute; inaccessible                    que les pentes de la forteresse de Gormenghast elle-m&ecirc;me.<br>                   Ph&eacute;bus vient de ressortir la trilogie avec de superbes                    introductions en prime et des reproductions des dessins originaux                    dont <b>Peake</b> ornait les marges de ses manuscrits.<br>                   Pour ceux qui ont d&eacute;j&agrave; plong&eacute; au c&#156;ur                    de cet univers hors normes, c'est une bonne excuse pour r&eacute;cidiver.                    Moi-m&ecirc;me je l'ai fait avec un app&eacute;tit intact.<br>                   Pour ceux qui n'ont jamais ouvert cette porte-l&agrave; de la                    fiction, voici une extrait, forc&eacute;ment r&eacute;ducteur,                    des mots de <b>Peake</b> : </font></p>                 <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099"><br>                   <i><font color="#330066">&quot; La biblioth&egrave;que du ch&acirc;teau                    &eacute;tait situ&eacute;e dans l'aile est et se d&eacute;tachait                    comme une &eacute;troite p&eacute;ninsule de la masse grise                    des b&acirc;timents principaux. A mi-chemin, la haute silhouette                    escarp&eacute;e de la tour des Silex &eacute;tendait sa souverainet&eacute;                    sur toutes les tours de Gormenghast.<br>                   Jadis, cette tour marquait les limites de l'aile est du ch&acirc;teau,                    mais les g&eacute;n&eacute;rations suivantes n'avaient cess&eacute;                    de b&acirc;tir. Agrandir cette aile &eacute;tait devenu une                    tradition, car, prenant pour exemple le Premier Caprice, plus                    d'un anc&ecirc;tre de Lord Tombal avait donn&eacute; libre cours                    &agrave; ses fantaisies architecturales les plus extravagantes.                    Certaines constructions ne prolongeaient m&ecirc;me plus le                    corps de b&acirc;timent, mais d&eacute;crivaient des arabesques,                    ou jaillissaient &agrave; angle droit avant de rejoindre la                    veine principale de la pierre.<br>                   La plupart de ces &eacute;difices portaient la marque oppressante                    et lourde qui caract&eacute;risait la ma&ccedil;onnerie de Gormenghast,                    mais chacun avait sa personnalit&eacute; propre. L'un d'entre                    eux &eacute;tait surplomb&eacute; d'une &eacute;norme t&ecirc;te                    de lion sculpt&eacute;e dans la pierre et portant dans sa gueule                    le cadavre d&eacute;sarticul&eacute; d'un homme. Sur son corps                    &eacute;taient cisel&eacute;s ces mots : Il fut un ennemi d'Enfer.                    Longeant cette construction, il y avait un vaste rectangle enti&egrave;rement                    combl&eacute; de colonnes si rapproch&eacute;es les unes des                    autres qu'il &eacute;tait difficile de se frayer un passage                    entre elles. Au-dessus de ces colonnades, &agrave; une hauteur                    de quarante pieds, s'&eacute;tendaient des dalles de pierre                    qui formaient un toit plat recouvert de lierre.<br>                   Cette &eacute;trange b&acirc;tisse n'avait certes jamais &eacute;t&eacute;                    d'aucune utilit&eacute;, et sa for&ecirc;t de piliers faisait                    r&ecirc;ver &agrave; une fantastique partie de cache-cache.<br>                   Bien d'autres constructions incarnaient les r&ecirc;ves excentriques                    qui avaient pris corps sur la terre in&eacute;gale, &agrave;                    l'est du ch&acirc;teau, entre les masses touffues des conif&egrave;res,                    mais la plupart des b&acirc;timents avaient &eacute;t&eacute;                    construits en vue d'un but pr&eacute;cis : salle es f&ecirc;tes,                    observatoire ou mus&eacute;e. Il y avait aussi des salles de                    bal et des salles de concert entour&eacute;es de galeries. Un                    &eacute;difice en ruine avait de toute &eacute;vidence &eacute;t&eacute;                    une voli&egrave;re. Suspendus au bout de cha&icirc;nes rouill&eacute;es,                    des trap&egrave;zes se balan&ccedil;aient encore dans la pi&egrave;ce                    centrale, et le sol &eacute;tait jonch&eacute; des coupelles                    o&ugrave; s'abreuvaient les oiseaux. Les cl&ocirc;tures s'&eacute;taient                    effondr&eacute;es et, rougis par la rouille, les fils de fer                    se m&ecirc;laient aux mauvaises herbes qui avaient prolif&eacute;r&eacute;.<br>                   Except&eacute; la biblioth&egrave;que, l'ensemble de l'aile                    est &eacute;tait, &agrave; partir de la tour des Silex, une                    longue procession de reliques oubli&eacute;es, un Golgotha de                    ma&ccedil;onnerie d&eacute;filant entre des sapins lugubres                    dont les aiguilles cachaient le ciel. &quot;</font></i></font></p>                 <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000099"><i><font color="#330066"><br>                   </font></i><font color="#330066"> <font color="#000099">De ce                    ch&acirc;teau fossilis&eacute; o&ugrave; chaque g&eacute;n&eacute;ration                    a imprim&eacute; sa marque tout en se fondant en un ensemble                    hors du temps, va jaillir la vie et le libert&eacute; avec son                    pendant, le crime et le chaos. Et c'est l'incendie de la biblioth&egrave;que                    qui sera le point de d&eacute;part de cet encha&icirc;nement                    in&eacute;luctable et pourtant choisi qui met en sc&egrave;ne                    deux faces de la m&ecirc;me m&eacute;daille : Finelame le fourbe                    et Titus l'h&eacute;ritier. Tous deux tendus &agrave; l'extr&ecirc;me                    vers un seul et unique but : la libert&eacute;. Cette libert&eacute;                    &agrave; laquelle on sacrifie tout, les autres et soi-m&ecirc;me                    mais qui ne peut s'accomplir en fait que lorsque l'on a regard&eacute;                    son pass&eacute; dans les yeux. C'est en reconnaissant d'o&ugrave;                    l'on vient que l'on s'ouvre les portes de l'avenir.<br>                   Et, tendu &agrave; l'extr&ecirc;me comme les deux principaux                    protagonistes, le lecteur apr&egrave;s plus de 1300 pages, ose                    enfin reprendre sa respiration et poser son livre afin, comme                    Titus, de reprendre sa route, </font></font><i><font color="#330066">&quot;                    non par le chemin par lequel il avait grimp&eacute;, mais par                    un chemin inconnu &quot;</font></i>.<br>                   Osez vous aussi ce voyage.</font><br>                 </p>                 <p><font face="Verdana" color="#000080"><i><u><b>Titus d'Enfer</b></u></i>.                    Phbus, 1998</font></p>                 <p><font face="Verdana" color="#000080"><i><u><b>Gormenghast</b></u></i>.                    Phbus, 2000</font></p>                 <p><font size="2"><font face="Verdana" color="#000080"><i><u><b>Titus                    </b></u></i></font></font><b><u><i><font face="Verdana" color="#000080">errant</font></i></u></b><font face="Verdana" color="#000080">.                    Phbus, 2001</font></p>                 </font>                  <p align="right"><font face="Verdana" size="2" color="#000080">Anita                    Beldiman-Moore</font></p>                 <p>&nbsp;               </td>             </tr>           </table> </center></div>  <p>&nbsp; </p> <!--msnavigation--></td></tr><!--msnavigation--></table><!--msnavigation--><table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="100%"><tr><td>  <table cellSpacing="0" cellPadding="0" width="100%" border="0" height="1"> <tbody>   <tr>     <td bgcolor="#FFFFFF" height="1"><a target="_top" href="http://ecrits-vains.com/index.html"><img src="../global/images/logo3.gif" border="0" width="116" height="64"></a>     &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;     <p><font FACE="Verdana,Arial,Helvetica" SIZE="1"> </font></p>     <p><script language="JavaScript1.1"> <!-- hsh = new Date(); hsd = document; hsi = '<a href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=11842"' hsi += ' TARGET="_top"><img width="39" height="25" border=0 ' hsi += 'src="http://loga.xiti.com/hit.xiti?s=11842' hsi += '&p=&hl=' + hsh.getHours() + 'x' + hsh.getMinutes() + 'x' + hsh.getSeconds(); if(parseFloat(navigator.appVersion)>=4) {Xiti_s=screen;hsi += '&r=' + Xiti_s.width + 'x' + Xiti_s.height + 'x' + Xiti_s.pixelDepth + 'x' + Xiti_s.colorDepth;} hsd.writeln(hsi + '&ref=' + hsd.referrer.replace('&', '$') + '" alt="Mesurez votre audience"></a>'); //--> </script> <noscript> </td>   </tr> </tbody> </table> </td></tr><!--msnavigation--></table></body> </html> 
