<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="Author" content="Pierre Delacrtaz">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.5 [fr] (Macintosh; I; PPC) [Netscape]">    <meta name="Description" content="La drogue prend de plus en plus de place dans notre socit et devient trs encombrante par tout ce qu'elle gnre, dans l'ombre et en dehors de tout contrle des tats, parce que prohibe.">    <meta name="KeyWords" content="canabis,chanvre,cocane,hrone,drogue,">    <title>Drogue: fric, enfer et paradis</title> </head> <body text="#000000" bgcolor="#C0C0C0" link="#0000FF" vlink="#551A8B" alink="#0000FF"> &nbsp;&nbsp;&nbsp; Le texte ci-dessous a &eacute;t&eacute; &eacute;crit voici bient&ocirc;t 10 ans et je le relis ce soir ( 5.8.2000 ) apr&egrave;s une lecture importante qui me r&eacute;conforte et me comble d'aise: <a href="rapport_lugano.html">" Le rapport Lugano" de Susan GEORGE</a> <h3> Drogue: fric, enfer et paradis...</h3> &nbsp;&nbsp;&nbsp; La drogue prend de plus en plus de place dans notre soci&eacute;t&eacute; et devient tr&egrave;s encombrante par tout ce qu'elle g&eacute;n&egrave;re, dans l'ombre et en dehors de tout contr&ocirc;le des &eacute;tats, parce que prohib&eacute;e. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette longue fili&egrave;re qui va du cultivateur au consommateur en passant par les transformateurs et trafiquants divers, engendre des d&eacute;sordres de toutes esp&egrave;ces qui perturbent le fonctionnement des collectivit&eacute;s parce que cette fili&egrave;re g&eacute;n&egrave;re tellement d'argent du fait m&ecirc;me qu'elle est ill&eacute;gale. Cette pieuvre intoxique les faibles, pollue les mentalit&eacute;s, gangr&egrave;ne la soci&eacute;t&eacute;. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Les maux qu'elle provoque sont d'ordres divers. Ce sont d'abord les plantations interdites qui se d&eacute;veloppent dans des endroits retir&eacute;s, cach&eacute;s, souvent sur des terrains tr&egrave;s accident&eacute;s contre des pentes que l'on a d&eacute;bois&eacute;es &agrave; cet effet. Les sols s'&eacute;rodent alors rapidement. Les cours d'eau se gonflent en fleuves de boue d&eacute;vastateurs qui ravagent les cultures vivri&egrave;res des plaines. Ces cultures sauvages contribuent &agrave; acc&eacute;l&eacute;rer la catastrophe &eacute;cologique en maints endroits du monde alors que des populations de plus en plus nombreuses auraient besoin d'un espace agricole bien g&eacute;r&eacute;. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; D&egrave;s la plantation commence un trafic implacable o&ugrave; tous les coups sont permis. Les moyens mis en oeuvre pour r&eacute;ussir sont consid&eacute;rables. Moyens logistiques mais aussi moyens financiers pour corrompre, acheter, vendre, soudoyer, tuer... La pieuvre est partout et les capitaux qu'elle amasse se recyclent dans toutes les branches de l'&eacute;conomie et tout cela &agrave; la barbe des &eacute;tats, c'est-&agrave;-dire des peuples et de nous-m&ecirc;mes qui n'avons pas encore compris que le seul moyen de mettre de l'ordre est de reprendre l&eacute;galement le contr&ocirc;le de toute la fili&egrave;re qui n'est gu&egrave;re&nbsp; diff&eacute;rente de celle du tabac ou de l'alcool. <br>On a bien r&eacute;ussi &agrave; contr&ocirc;ler les fili&egrave;res du tabac et de l'alcool. Elles procurent de substantiels b&eacute;n&eacute;fices aux &eacute;tats. Si aucun moyen de pression n'a jamais pu abolir ni diminuer les abus de consommation de tabac ou d'alcool, ces abus p&egrave;sent lourd sur la soci&eacute;t&eacute;, m&ecirc;me plus encore que l'usage des drogues. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le probl&egrave;me de la drogue doit &ecirc;tre saisi et analys&eacute; du cultivateur au consommateur. Il faut comprendre que les maux engendr&eacute;s par le commerce des stup&eacute;fiants sont infiniment plus pr&eacute;judiciables &agrave; la soci&eacute;t&eacute; que ceux engendr&eacute;s par les victimes de la drogue. En reprenant en main toute la fili&egrave;re de la drogue et surtout son commerce, les &eacute;tats d&eacute;connecteraient les maffias et leurs fructueux commerces en tous genres, celui des armes en particulier. Ce n'est pas en br&ucirc;lant la drogue devant les cam&eacute;ras comme on a br&ucirc;l&eacute; les livres au temps de l'Inquisition que l'on arrivera &agrave; r&eacute;gler le probl&egrave;me, encore moins en faisant du coup par coup. Il faut faire place nette, l&eacute;galiser, organiser et contr&ocirc;ler cette branche de l'&eacute;conomie qui concerne aussi des milliers de cultivateurs. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Mais les &eacute;tats - la classe politique - ont-ils la force et la volont&eacute; pour s'attaquer aux seigneurs de la drogue qui sont aussi les seigneurs de la guerre et aux march&eacute;s qui s'y rapportent? Non! Parce que la classe politique est trop infiltr&eacute;e par tous ceux qui de pr&egrave;s ou de loin profitent du trafic et de l'usage de la drogue. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; La lutte contre la drogue est semblable &agrave; l'aide au d&eacute;veloppement ou aux oeuvres humanitaires. Ces organismes se sont d&eacute;mesur&eacute;ment d&eacute;velopp&eacute;s et occupent des arm&eacute;es d'individus qui ont trouv&eacute; l&agrave; une place de travail, un job r&eacute;mun&eacute;r&eacute; qui &eacute;marge le plus souvent aux collectivit&eacute;s publiques. Ces organismes contribuent davantage &agrave; entretenir les fl&eacute;aux qu'ils sont sens&eacute;s combattre plut&ocirc;t qu'&agrave; les faire r&eacute;gresser. On peut en faire le constat tous les jours. Il en est de m&ecirc;me de l'ONU et de son attitude vis &agrave; vis des guerres. L'exemple de l'ex-Yougoslavie est patent. Il en a &eacute;t&eacute; de m&ecirc;me du Sommet de Rio se penchant sur l'avenir &eacute;cologique de la plan&egrave;te. Il serait temps de couper les vivres aux blablateurs et d'utiliser cet argent &agrave; payer des "travailleurs" qui oeuvrent sur le terrain. Reboiser 10'000 ha au Sahel e&ucirc;t &eacute;t&eacute; plus utile que jouer la com&eacute;die &agrave; Rio. <center>* * * * *</center>  <p>Le texte ci-dessus, je l'ai dit, a &eacute;t&eacute; &eacute;crit voici bient&ocirc;t 10 ans et je le relis ce soir ( 5.8.2000 ) apr&egrave;s une lecture importante qui me r&eacute;conforte et me comble d'aise: <a href="rapport_lugano.html">" Le rapport Lugano" de Susan GEORGE</a> <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; J'aurais aim&eacute; &eacute;crire le texte concernant la drogue que l'on trouve dans le rapport Lugano mais je n'ai pas eu les moyens d'investigation de Susan GEORGE. Voyez et lisez ce qu'elle dit du <a href="drogue_sgeorge.html">probl&egrave;me de la drogue, pages 300 et suivantes </a>de son livre, <i>mais qu'il faudrait lire apr&egrave;s avoir lu le d&eacute;but du livre</i> dont le th&egrave;me est la surpopulation de la plan&egrave;te. <p> <hr WIDTH="100%"> <center> <p><b>Entre le DIRE et le FAIRE</b> <p>Il y a ceux qui font quelque chose <br>Il y a ceux qui ne font rien <p>Il y a ceux qui croient faire quelque chose <p>Il y en a trois qui font quelque chose <p>Il y en a dix qui font des conf&eacute;rences <br>sur ce que font les trois <p>Il y en a cent qui font des conf&eacute;rences <br>sur ce que disent les dix <p>Il arrive que l'un des cent dix vienne expliquer <br>la mani&egrave;re de faire &agrave; l'un des trois <p>Alors l'un des trois int&eacute;rieurement s'exasp&egrave;re <br>et ext&eacute;rieurement sourit <br>mais il se tait <br>car il n'a pas l'habitude de la parole <p>D'ailleurs il a quelque chose &agrave; faire <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; ( auteur inconnu ) <br> <hr WIDTH="100%"></center>  <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cinquante ans de r&eacute;pression contre la drogue n'ont conduit &agrave; rien ou au pire. La guerre contre la drogue est une guerre perdue. Il ne faut pas combattre le fl&eacute;au de l'ext&eacute;rieur, mais de l'int&eacute;rieur: il faut faire avec. C'est comme avec le petit enfant attir&eacute; par le feu. Il faut lui apprendre tr&egrave;s t&ocirc;t &agrave; utiliser des allumettes et ma&icirc;triser le feu. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voyez le retour qui s'op&egrave;re avec les fumeurs de tabac. A long terme, tout courant est r&eacute;versible, m&ecirc;me et surtout celui de la pens&eacute;e. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Alors? Faudra-t-il que les peuples, des groupes ou tout simplement des individus s'attribuent les moyens n&eacute;cessaires pour faire eux-m&ecirc;mes le m&eacute;nage? Parce que faire le m&eacute;nage est affaire de place. C'est une strat&eacute;gie pour s'am&eacute;nager un espace convivial. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ces lignes &eacute;taient &eacute;crites depuis longtemps, en contradiction avec les tenants d'une ferme r&eacute;pression du commerce et usage des drogues, quand j'ai pu prendre connaissance avec plaisir qu'une initiative f&eacute;d&eacute;rale avait &eacute;t&eacute; d&eacute;pos&eacute;e au d&eacute;but de novembre 1994 demandant la l&eacute;galisation de toutes les drogues. Initiative qui a pass&eacute; inaper&ccedil;ue en Suisse romande, le comit&eacute; al&eacute;manique n'ayant pas d'antenne organis&eacute;e de ce c&ocirc;t&eacute;-ci de la Sarine. A lire le commentaire de presse, les 107 000 signataires, essentiellement des r&eacute;sidents de Z&uuml;rich et de Berne, partagent le point de vue exprim&eacute; dans les lignes qui pr&eacute;c&egrave;dent. Je me sens moins seul. Je devrais dire en nombreuse compagnie, ce qui r&eacute;conforte. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Une id&eacute;e forte est en marche. Elle va se faire une place, se loger dans les esprits inquiets mais conscients de ce probl&egrave;me d&eacute;mentiel qu'est la fili&egrave;re des drogues. <p><i>&nbsp;&nbsp;</i><b>&nbsp; P.S. Novembre 1998</b> <br><i>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette initiative (DROLEG) va &ecirc;tre soumise au peuple &agrave; la fin de ce mois. Elle n'a aucune chance d'&ecirc;tre accept&eacute;e car les gens ne voient que le mal que la drogue fait aux drogu&eacute;s. Ils ne sont pas capables de voir le probl&egrave;me dans son ensemble. Ci-dessous l'article que je propose ce jour au quotidien 24 Heures:</i> <p><b>La Suisse serait-elle mafieuse?</b> <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; On pourrait le croire en voyant comment la classe politique, certains milieux &eacute;conomiques et m&ecirc;me les &eacute;glises &eacute;tablies (voir 24 Heures du 6 novembre 1998: "L'opium comme religion du peuple") s'acharnent contre l'initiative DROLEG qui tente enfin de trouver une solution pour casser le march&eacute; mafieu de la drogue, march&eacute; qui est en train de corrompre tant la classe politique, les forces de l'ordre que les administrations de la plan&egrave;te enti&egrave;re. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Par la corruption, le crime organis&eacute;, les sommes d'argent ph&eacute;nom&eacute;nales blanchies et r&eacute;inject&eacute;es et aussi par la d&eacute;linquance des drogu&eacute;s, la drogue fait beaucoup plus de mal &agrave; la sant&eacute; morale, sociale et &eacute;conomique de l'ensemble des populations du monde que de mal &agrave; ceux qui abusent de la drogue. <br>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Enfin la Suisse, par la volont&eacute; de son peuple disant oui &agrave; DROLEG, pourrait an&eacute;antir &agrave; terme le monopole mafieu de la drogue en invitant tous les gouvernements &agrave; faire comme elle. Ce sont les &eacute;tats qui doivent d&eacute;tenir le monopole de la drogue pour en contr&ocirc;ler sereinement, intelligemment et avec r&eacute;alisme toute la fili&egrave;re, de la culture des plantes &agrave; la consommation. Contr&ocirc;ler les prix et en d&eacute;gager les b&eacute;n&eacute;fices n&eacute;cessaires pour aider les drogu&eacute;s et pratiquer la pr&eacute;vention sans puiser dans les finances publiques. Ce serait mettre fin &agrave; une situation intenable qui n'a fait qu'empirer depuis plus de 50 ans. Il faut d&eacute;p&eacute;naliser le syst&egrave;me. S'il en est qui se droguent, il y en a trop qui se sucrent! <p>&nbsp;&nbsp;&nbsp; 23 novembre 1998: cet article a &eacute;t&eacute; publi&eacute; hier sous le titre : <b>" Il faut d&eacute;p&eacute;naliser "</b> <p><a href="place_p1.html">DE LA PLACE&nbsp;&nbsp;&nbsp; PAGE 1</a> <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; </body> </html> 
