<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="Author" content="jesusmarie.com">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.6 [fr] (Win98; I) [Netscape]">    <title>la majorite des catholiques va en enfer</title> </head> <body text="#000000" bgcolor="#FFFFFF" link="#000099" vlink="#000099" alink="#000099"> <font face="Times New Roman,Times"><a href="http://jesusmarie.free.fr/Indexxx.html">www.JesusMarie.com</a></font> <center><b><u><font face="Times New Roman,Times"><font size=+2>Irons-nous tous au Paradis&nbsp; ou</font></font></u></b> <br><b><u><font face="Times New Roman,Times"><font size=+2>les &acirc;mes vont-elles en enfer comme les flocons de neige en hiver ?</font></font></u></b></center>  <p><b>"Il faut constater comme un fait historique l'accord sur le petit nombre des &eacute;lus entre les repr&eacute;sentants les plus &eacute;minents&nbsp; de la pens&eacute;e chr&eacute;tienne occidentale depuis la fin de l'Antiquit&eacute; jusqu'au XIX&egrave;me si&egrave;cles."</b> <p>Jean Delumeau, <i>Le P&eacute;ch&eacute; et la Peur</i>, p.317, &eacute;d. Fayard, Paris, octobre 1984. <p><font face="Times New Roman,Times"><a href="mmm">Un monde avec le mal peut &ecirc;tre meilleur au total quun monde sans le mal</a></font> <div align=right><font face="Times New Roman,Times"><a href="mmm">Cardinal Journet <i>l'Eglise du Verbe Incarn&eacute;</i> T.III., p.100-102</a></font></div> <font face="Times New Roman,Times"><b><u>Sainte Th&eacute;r&egrave;se de lEnfant J&eacute;sus et de la sainte Face, sainte Th&eacute;r&egrave;se de Lisieux</u></b> :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; C&eacute;line, durant les brefs instants qui nous restent, ne perdons pas de temps... sauvons les &acirc;mes... car <b><u>les &acirc;mes se perdent comme des flocons de neige</u></b> ; J&eacute;sus pleure et nous ne pensons qu &agrave; notre douleur sans consoler notre Epoux. Oh ! Ch&egrave;re C&eacute;line, vivons pour les &acirc;mes des pr&ecirc;tres ; ces &acirc;mes devraient &ecirc;tre plus transparentes que du cristal. H&eacute;las ! combien de mauvais pr&ecirc;tres et combien de pr&ecirc;tres qui ne sont pas saints comme ils devraient l'&ecirc;tre ! &raquo; Docteur de lEglise, <b>lettre &agrave; C&eacute;line le 14 juillet 1889</b>.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Fran&ccedil;ois de Sales</u></b>,</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;"Or si c'est toujours l'homme qui manque &agrave; la gr&acirc;ce</font> <br><font face="Times New Roman,Times">et que jamais la grace ne nous manque,</font> <br><b><u><font face="Times New Roman,Times">si l'on voit en toutes sortes d'&eacute;tats, de conditions et de vocations</font></u></b> <br><b><u><font face="Times New Roman,Times">un si grand nombre de r&eacute;prouv&eacute;s et peu d'&eacute;lus,</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">qui s'asseurera et vivra sans apr&eacute;hension de perdre cette gr&acirc;ce</font> <br><font face="Times New Roman,Times">ou de lui refuser son consentement ?"</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Sermon LVIII pour le Jeudi apr&egrave;s le deuxi&egrave;me dimanche de</font> <br><font face="Times New Roman,Times">car&ecirc;me co&iuml;ncidant avec la f&ecirc;te de Saint Mathias 24 f&eacute;vrier 1622, Sermons de saint Fran&ccedil;ois de Sales,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Tome X de ses oeuvres compl&egrave;tes, p.249, &eacute;d. Annecy, France, 1898.</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Sainte Brigitte de Su&egrave;de</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">"[...] Vous donc mes amis, qui &ecirc;tes au monde, marchez surement; criez et annoncez-leur ma volont&eacute;, et aidez-les, afin qu'ils puissent accomplir mes volont&eacute;s. Je serai dans votre coeur et dans votre bouche. Je serai votre conducteur en la vie, et votre conservateur en la mort. Allez s&ucirc;rement, je ne vous laisserai point. La gloire cro&icirc;t par le labeur, car je pourrai toutes choses en un moment et en une parole, mais je veux que du combat croisse votre couronne, et que de votre courage croisse mon honneur. N'admirez pas ce que je vous dis, car si un homme sage pouvait consid&eacute;rer ceci dans le monde,<b> <u>combien d'&acirc;mes descendent tous les jours dans l'enfer, il verrait qu'il y en a plus que du sable dans la mer et que de petits cailloux au rivage</u>,</b> car la justice et l'&eacute;quit&eacute; veulent que ceux qui se sont s&eacute;par&eacute;s de Dieu soient conjoints avec le diable. Partant, afin que le nombre du diable soit diminu&eacute;, qu'on voie le p&eacute;ril pr&eacute;sent et que mes troupes soient augment&eacute;es. Je parle ainsi, afin que, par aventure, s'ils entendent, ils s'amendent.</font> <p><b><font face="Times New Roman,Times"><i>R&eacute;v&eacute;lations</i> Livre 2 chapitre 6, </font></b><font face="Times New Roman,Times"><i>R&eacute;v&eacute;lations </i>approuv&eacute;es par 3 papes et le concile de B&acirc;le.</font> <center> <p><b><font face="Times New Roman,Times">Evangile selon saint Matthieu chapitre VII, verset 13-14</font></b></center> <i><font face="Times New Roman,Times">entrez [en passant]par la porte &eacute;troite</font></i> <br><i><font face="Times New Roman,Times">car elle est large la porte</font></i> <br><i><font face="Times New Roman,Times">et elle est large la route qui conduit &agrave; la perdition</font></i> <br><i><font face="Times New Roman,Times">et<b><u> ils sont nombreux </u></b>ceux qui entrent [en passant] par elle</font></i> <p><i><font face="Times New Roman,Times">Mais combien elle est &eacute;troite la porte</font></i> <br><i><font face="Times New Roman,Times">et combien elle est resserr&eacute;e la route</font></i> <br><i><font face="Times New Roman,Times">qui conduit &agrave; la vie</font></i> <br><i><font face="Times New Roman,Times">et<b><u> ils sont peu nombreux</u></b> ceux qui la trouvent</font></i> <center> <p><b><font face="Times New Roman,Times">Evangile selon saint Luc chapitre XIII, verset 24</font></b></center> <i><font face="Times New Roman,Times">luttez pour entrer par la porte &eacute;troite</font></i> <br><i><font face="Times New Roman,Times">ils sont nombreux ceux chercheront &agrave; entrer au Paradis et ils ne le pourront pas</font></i> <p><font face="Times New Roman,Times">Jesus a dit &agrave; une Gabrielle Bossis [auteur de livres avec imprimatur]&nbsp; "&agrave; chaque minute, tu peux sauver des milliers d'&acirc;mes" [de l'enfer],</font> <br><font face="Times New Roman,Times">si les hommes pr&eacute;f&eacute;rent en masse l'enfer, c'est qu'ils pr&eacute;f&egrave;rent en masse le p&eacute;ch&eacute;,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">mais ils peuvent changer de vie et embrasser la vie que J&eacute;sus leur propose,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">J&eacute;sus a dit aussi au Star&egrave;te [moine] Silouane: <i>Quand tu demeures dans la paix, tu sauves des milliers d'&acirc;mes.</i></font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b>Saint Claude de la Colombi&egrave;re</b> dit: <i>qu'importe si sur 100.000 personnes seul un petit nombre est sauv&eacute; car 100% des bons sont sauv&eacute;s et 100% des mauvais sont damn&eacute;s, seul compte de faire partie des bons et de prier pour que les autres soient aussi sauv&eacute;s.</i></font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">textes de saint Paul comment&eacute; par saint Thomas d'Aquin</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">Saint Paul nous rappelle qu'il ne faut pas compter &ecirc;tre sauv&eacute; si l'on ne veut pas faire effort ; il donne l'exemple des sportifs qui veulent remporter une coupe : : Ne savez vous pas que, dans les courses du stade, parmi tous ceux qui courent, un seul remporte le prix ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">(I Cor. IX, 24).</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Et il engage les Chr&eacute;tiens &agrave; faire de m&ecirc;me, &agrave; faire effort. Pour lui, il ch&acirc;tie son corps de crainte de devenir un r&eacute;prouv&eacute; (I Cor. IX, 27).</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;<b>Commentaire de la 1&egrave;re lettre de saint Paul aux corinthiens, traduction par l'abb&eacute; Bral&eacute;, &eacute;d Louis Viv&egrave;s, Paris, 1870, p.328</b></font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Thomas d'Aquin</u></b> commente ce verset 24 en trois mots lapidaires en son beau latin <i>In primo notatur conditio viatorum, in secundo multitudo vocatorum,. in fertio paucitas &eacute;lectorum </i>?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">En premier lieu, nous trouvons not&eacute;e ici notre condition de voyageurs (plac&eacute;s sur terre) pour faire notre salut,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">en second lieu, la multitude de ceux qui sont appel&eacute;s (tout le monde est appel&eacute;),</font> <br><font face="Times New Roman,Times">en troisi&eacute;me lieu, le petit nombre des &eacute;lus.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Somme Th&eacute;ologique. Ia Pars</font> <br><font face="Times New Roman,Times">QUESTION 63 : LE MAL DES ANGES QUANT &Agrave; LA FAUTE</font> <br><font face="Times New Roman,Times">ARTICLE 9 : Y a-t-il autant d'anges tomb&eacute;s que d'anges rest&eacute;s fid&egrave;les ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">2. La justice et le p&eacute;ch&eacute; se trouvent de la m&ecirc;me mani&egrave;re chez les anges et chez les hommes. Mais, <u>parmi les hommes, il y en a plus de mauvais que de bons, selon cette parole de l'Eccl&eacute;siaste (1, 15, Vg) : &laquo; Le nombre des insens&eacute;s est infini. &raquo;</u></font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Cl&eacute;ment </u></b>: &laquo; Il existe deux voies. Celle de ceux qui p&eacute;rissent est large et plane, on s'y perd sans fatigue ; celle des sauv&eacute;s est &eacute;troite et &acirc;pre, elle m&egrave;ne au salut avec beaucoup de labeur. &raquo;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Hom. VII.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Bernard</u></b>&nbsp; :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">oeuvres compl&egrave;tes de saint Bernard, tome III, p.11 Ed. Louis Viv&egrave;s 1867. Texte tir&eacute; du troisi&egrave;me sermon pour la Vigile de la Nativit&eacute;.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo;&nbsp; Quel homme en effet, ne f&ucirc;t-il m&ecirc;me chr&eacute;tien que de nom, ignore que le Seigneur doit venir un jour et qu'il viendra en effet, pour juger les vivants et les morts et rendre &agrave; chacun selon ses oeuvres? Non mes fr&egrave;res, tout le monde ne sait point cela, ce n'est m&ecirc;me su que de peu d'hommes, puisqu'il y en a si peu de sauv&eacute;s. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Cl&eacute;ment dAlexandrie</u></b>&nbsp; au sujet de la parabole des deux voies : &laquo; L'une est &eacute;troite parce qu'elle est resserr&eacute;e par des commandements et des prohibitions ; l'autre est large et spacieuse parce qu'on y donne libre carri&egrave;re aux volupt&eacute;s et &agrave; la col&egrave;re. Pythagore &agrave; ce sujet nous d&eacute;fend de suivre la sentence de la multitude, qui, dit-il, le plus souvent est t&eacute;m&eacute;raire et absurde. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Stromate. livre. V. chapitre. 5.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Alphonse Marie de Liguori</u></b>, docteur de l'&eacute;glise:</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Sermon pour le troisi&egrave;me dimanche de l'Avent.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; La route du ciel est &eacute;troite, dit-il, et, pour me servir d'une expression famili&egrave;re, les carosses n'y passent pas ; en sorte que vouloir aller au ciel en carosse, c'est y renoncer. Bien peu d'&acirc;mes y parviennent parce que bien peu veulent se faire violence pour r&eacute;sister aux tentations. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Dans une lettre adress&eacute;e &agrave; un &eacute;v&ecirc;que, saint Alphonse a &eacute;crit qu'un catholique, venant &agrave; mourir l'ann&eacute;e o&ugrave; il a fait (et bien fait) sa mission, se damnera difficilement. S'appuyant sur cette lettre,&nbsp; Mgr Bougaud lui fait dire, absolument, qu'un catholique se damne difficilement. Il s'agit l&agrave; d'une fausse interpr&eacute;tation de texte. Saint Alphonse, en plusieurs de ses oeuvres, insiste sur la doctrine traditionnelle du petit nombre des gens qui choisissent lamour plut&ocirc;t que la mort, comme l'ont toujours soutenu les religieux de son ordre.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Eh quoi ! pensez-vous peut-&ecirc;tre qu'il n'y a point de religieux en enfer ? Ah ! combien n'en verrons-nous pas qui y seront damn&eacute;es au jour du jugement ! Comme beaucoup d'entre elles m&egrave;nent une vie pleine de p&eacute;ch&eacute;s ,au moins v&eacute;niels, on a raison de craindre que Dieu ne vomisse et ne les abandonne &agrave; cause de leur ti&egrave;deur. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">oeuvres compl&egrave;tes de saint Alphonse de Liguori, oeuvres asc&eacute;tiques, tome XI p. 248 (Casterman 1879).</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Notre Dieu est si bon et il a tant d'amour pour nous quil d&eacute;sire ardemment d'&ecirc;tre aim&eacute; de nous ; c'est pourquoi non seulement Il nous a appel&eacute;s &agrave; son amour par invitations si multipli&eacute;es dans les Saintes Ecritures et par tant de bienfaits communs et particuliers, mais Il a voulu m&ecirc;me nous obliger &agrave; L'aimer, par un commandement expr&egrave;s, en mena&ccedil;ant de l'enfer ceux qui ne Laiment point et en promettant le paradis &agrave; ceux qui Laiment. Dieu veut que tous les hommes se sauvent et qn'aucun ne se perde, comme l'enseigne tr&egrave;s clairement saint Paul ainsi que saint Pierre. Il veut que tous les hommes se sauvent. Mais si Dieu veut que nous nous sauvions tous, pourquoi a-t-il cr&eacute;&eacute; l'enfer ? Il a cr&eacute;&eacute; l'enfer, non pour nous voir damn&eacute;s, mais pour se voir aim&eacute; de nous. En effet, s'Il n'avait pas cr&eacute;&eacute; l'enfer, qui L'aimerait en ce monde ? On voit la plupart des hommes se livrer &agrave; la damnation &eacute;ternelle plut&ocirc;t que d'aimer Dieu ; qui donc, je le r&eacute;p&egrave;te, s'il n'y avait pas d'enfer, qui L'aimerait ? Ainsi, le Seigneur a menac&eacute; d'un supplice &eacute;ternel quiconque refuse de L'aimer, afin que ceux qui ne Laiment pas de leur bon gr&eacute; L'aiment au moins de force, par crainte de l'enfer. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; La majeure partie des &acirc;mes va en enfer &agrave; cause des p&eacute;ch&eacute;s d'impuret&eacute; : qui plus est, je n'h&eacute;site pas &agrave; affirmer que ceux qui se damnent vont en enfer ou bien pour ce seul p&eacute;ch&eacute; ou tout au moins pas sans lui. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Th&eacute;ol. Mor., Lib. III ; num. 413.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Sainte Th&eacute;r&egrave;se dAvila</u></b> , docteur de lEglise :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Vie &eacute;crite par elle-m&ecirc;me, ch. 32</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Cette vision m'a procur&eacute;, en outre, une douleur immense de la perte de tant d'&acirc;mes... Elle m'a procur&eacute; aussi les d&eacute;sirs les plus ardents d'&ecirc;tre utile aux &acirc;mes. II me semble en v&eacute;rit&eacute; que, pour en d&eacute;livrer une seule de si horribles tourments, je souffrirais tr&egrave;s volontiers mille fois la mort. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Ayant appris vers cette &eacute;poque de quelles terribles &eacute;preuves souffrait la France, les ravages qu'y avaient fait les luth&eacute;riens... Comme si j'eusse pu, ou que j'eusse &eacute;t&eacute; quelque chose, je r&eacute;pandais mes larmes aux pieds du Seigneur et le suppliais d'apporter un rem&egrave;de &agrave; un tel mal. Il me semblait que j'aurais sacrifi&eacute; volontiers mille vies <u>pour sauver une seule de ces &acirc;mes qui s'y perdaient en grand nombre</u>. O mes soeurs en J&eacute;sus-Christ, aidez-moi &agrave; adresser cette supplique au Seigneur. C'est pour cette oeuvre qu'Il vous a r&eacute;unies ici ; c'est l&agrave; votre vocation ; ce sont l&agrave; vos affaires ; tel doit &ecirc;tre l'objet de vos d&eacute;sirs . &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Chemin de la Perfection, ch. I.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Lactance&nbsp;</u></b> : &laquo; Celui-l&agrave; seul qui suit la justice et la v&eacute;rit&eacute; recevra la r&eacute;compense immortelle et entrera en possession de l'&eacute;ternelle lumi&egrave;re. Or, d'apr&egrave;s le Sauveur, c'est le petit nombre qui marche dans cette direction. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Inst. lib. VI. c. 3.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Ir&eacute;n&eacute;e</u></b>&nbsp; p&egrave;re de l'&eacute;glise : &laquo; II en est aujourd'hui comme sous l'Ancien Testament : Dieu ne se plait pas dans le grand nombre : beaucoup d'appel&eacute;s, peu d'&eacute;lus. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Contre les H&eacute;r&eacute;sies. C.XXXVI.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Hilaire</u></b>, docteur de l'&eacute;glise :&laquo; Toute chair viendra au jugement: mais bienheureux qui sera &eacute;lu. Car suivant lEvangile, beaucoup dappel&eacute;s, peu d&eacute;lus. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Enar. In Psal. LXIV.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Basile </u></b>, p&egrave;re et docteur de l'&eacute;glise : &laquo; Range-toi du petit nombre. Le bien est rare : il y en a peu qui entrent au royaume des cieux. Prends garde de croire que tous ceux qui habitent une cellule [de moine, Basile parle des moines] seront sauv&eacute;s, quelle que soit leur vie, bonne ou mauvaise. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Serm. De Ren. Saeculi.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Gr&eacute;goire de Nazianze,</u></b> p&egrave;re et docteur de l'&eacute;glise :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">il appelle ceux qui se perdent une &laquo; poussi&egrave;re infinie &raquo;.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Orat. XLII ad 150 Ep.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Ambroise,</u></b>&nbsp; p&egrave;re et docteur de l'&eacute;glise : &agrave; la question du psaume : &laquo; qui habitera, Seigneur, en votre tabernacle, ou qui se reposera sur votre sainte montagne ? &raquo;, il r&eacute;pond :&nbsp; &laquo; non pas personne, mais peu de personnes, non utique nullus, sed rarus &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">In Apol. pro Davide, c. IX.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Jean Chrysostome,</u></b>&nbsp; p&egrave;re et docteur de l'&eacute;glise : parlant au peuple dAntioche, il s&eacute;crie :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; combien pensez-vous quil y ait de sauv&eacute;s dans votre ville ? Ce que je vais dire est p&eacute;nible, je le dirai n&eacute;anmoins. Parmi tant de milliers de personnes, il n'y a pas cent qui arriveront au salut ; et encore ne suis-je pas sur de ce nombre. Tant il y a de perversit&eacute; dans la jeunesse, de n&eacute;gligence dans la vieillesse. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Hom: XXIV in act. Apost.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Augustin</u></b>, p&egrave;re et docteur de l'&eacute;glise&nbsp;&nbsp; : &laquo; assur&eacute;ment ceux qui se sauvent sont le petit nombre. Vous vous rapellez la question tir&eacute;e du saint Evangile :&nbsp; &laquo; Seigneur, sont-ils en petit nombre ceux qui se sauvent ? &raquo; Que r&eacute;pond le Seigneur ? Il ne dit pas d&eacute;trompez-vous beaucoup sont sauv&eacute;s. Non, il ne dit pas cela. Et quoi donc ? Efforcez-vou dentrez par la porte &eacute;troite. Et parlant ainsi il confirme ce quil vient dentendre. Il y en a peu qui entrent par la porte &eacute;troite. Ailleurs il dit : Etroite est la porte et resserr&eacute;e la voie qui conduit &agrave; la vie, et il y en a peu qui la trouvent. A quoi bon nous r&eacute;jouir au sujet des multitudes ? Ecoutez moi ,vous qui &ecirc;tes le petit nombre, vous &ecirc;tes beaucoup &agrave; m&eacute;couter mais peu &agrave; mob&eacute;ir. Je vois laire, je cherche les grains de froment. A peine voit-on les grains quand laire est battue ; mais la paille sera vann&eacute;e. Il y a a donc peu qui se sauvent en comparaison de beaucoup qui p&eacute;risent. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Serm. CVI, alias de verbis Domini, XXXII</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Gr&eacute;goire le Grand</u></b>, pape, docteur de l'&eacute;glise&nbsp;&nbsp; : &laquo; vous &ecirc;tes r&eacute;unis i&ccedil;i en grand nombre pour cette solennit&eacute; ; vous remplissez lenceinte de cette &eacute;glise : qui sait en quel petit nombre se trouvent parmi vous les &eacute;lus de Dieu ? &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Hom. XIX, in Evang. &sect;5.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Anselme</u></b>, docteur de l'&eacute;glise&nbsp;&nbsp; :&nbsp; &laquo; que parmi beaucoup dappell&eacute;s, il y ait peu d&eacute;lus, nous ne sommes certains, puisque la V&eacute;rit&eacute; [= J&eacute;sus] le dit ; mais combien peu il y en a, nous ne sommes incertains, la V&eacute;rit&eacute; ne le disant pas. Cest pourquoi quiconque ne vit pas comme le petit nombre, quil se corrige et se range du c&ocirc;t&eacute; du petit nombre ; autrement quil se tienne assur&eacute; de sa r&eacute;probation. Quant &agrave; celui qui est avec le petit nombre, quil ne se tienne pas encore assur&eacute; de son &eacute;lection pour cela. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Epist. II, libri I.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Vincent Ferrier</u></b>, docteur de l'&eacute;glise&nbsp; : &laquo; oui il y en a peu qui la trouvent, moins encore qui y demeurent, tr&egrave;s peu qui le suivent jusquau bout. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Serm. IV, Edit. Anver. P.318</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Autre citation en latin :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Sextum caelum est Dominationum. Ibi colocantur, qui habent praesidentiam humanalem, qui habent dominium justum et bono titulo et servant justitiam... Idem de praelatis, qui intrant per portam et quando sunt intus bene gubernant se, et magis curant de animabus, quam de redditibus. Tales cum morientur, cum magno honore in iste sexto ordine collocantur. Cum transeunt per ordinem Angelorum, Archangelorum... in quolibet ordine fit eis magnun festus. Dicunt angeli :&nbsp; &laquo;&nbsp; Faciamus magnum festum, quia tot annis quod nullus huc venit de istis. &raquo;.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Sermon III : De Omnibus Sanctis.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Bonaventure</u></b>, docteur de l'&eacute;glise&nbsp; : comme tous les hommes devraient &ecirc;tre damn&eacute;s en tant que tous issus d'une masse de perdition, s'il y en a un plus grand nombre de r&eacute;prouv&eacute;s que de sauv&eacute;s, c'est pour faire voir que le salut provient d'une gr&acirc;ce sp&eacute;ciale, tandis que la damnation est selon la justice commune. Personne ne peut se plaindre de la volont&eacute; divine qui agit en tout avec une supr&ecirc;me rectitude ; bien plus nous devons en toutes choses lui rendre gr&acirc;ce et honorer le gouvernement de la divine Providence. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Brevil. Pars. I. c. 9.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Thomas dAquin</u></b>, docteur de l'&eacute;glise :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Le bien, qui est proportionn&eacute; &agrave; la nature, se produit dans la plupart des &ecirc;tres et ne manque que dans le petit nombre d'entre eux ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">mais le bien qui exc&egrave;de l'&eacute;tat commun de la nature se trouve seulement dans un petit nombre et manque dans le grand nombre.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Ainsi la plupart des hommes ont une science suffisante pour le gouvernement de leur vie ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">le nombre de ceux &agrave; qui cette science fait d&eacute;faut, et qu'on appelle des idiots, est relativement petit ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">mais tr&egrave;s petit est le nombre de ceux qui atteignent &agrave; une science profonde des choses intellectuelles.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Donc comme la b&eacute;atitude &eacute;ternelle, consistant en la vision de Dieu, exc&egrave;de l'&eacute;tat commun de la nature en ce que celle-ci a &eacute;t&eacute; destitu&eacute;e de la grace par la corruption du p&eacute;ch&eacute; originel, c'est le petit nombre qui se sauve.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Et en cela m&ecirc;me la mis&eacute;ricorde de Dieu brille d'un &eacute;clat singulier : car elle &eacute;l&egrave;ve un certain nombre de cr&eacute;atures humaines au salut &eacute;ternel, alors que la plupart s'y d&eacute;robent selon le cours ordinaire des choses et l'inclination de la nature. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Sum. theol. I Pars. q. XXIII a. 7.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Thomas de Villeneuve</u></b>,&nbsp;&nbsp; : &laquo;&nbsp; Beaucoup d'appel&eacute;s, peu d'&eacute;lus, terrible sentence ! Croyez-moi, mes fr&egrave;res, croyez ce dont je n'ai cess&eacute; de vous avertir, ce que je n'ai cess&eacute; de crier &agrave; vos oreilles : si vous ne travaillez pas &eacute;nergiquement &agrave; votre salut, si vous n'en faites pas plus que le commun des hommes, vous ne recevrez pas la r&eacute;compense &eacute;ternelle. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Conci. II in Dom, Septuag.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint L&eacute;on le Grand</u></b>, pape, docteur de l'&eacute;glise&nbsp; : &laquo; Alors que la voie large menant &agrave; la mort est fr&eacute;quent&eacute;e par des foules nombreuses, dans les sentiers du salut on ne voit que les rares vestiges du petit nombre de ceux qui y entrent. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Ser. XLIX. c. 2.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Pierre Canisius</u></b> docteur de l'&eacute;glise :&laquo; Je pr&ecirc;cherai le juste jugement par lequel Dieu, tirant vengeance du m&eacute;pris de sa gr&acirc;ce, ne choisit pour la gloire c&eacute;leste qu'un petit nombre de ceux qu'il a appel&eacute;s &agrave; son Eglise. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Commentaire de l'Evangile du Dimanche de la Septuag&eacute;sime</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Robert Bellarmin</u></b>, docteur de l'&eacute;glise&nbsp; :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Que personne ne pense que le nombre des &eacute;lus surpassera celui des r&eacute;prouv&eacute;s, parce quil est dit au chapitre VII de l'Apocalypse que les &eacute;lus ne peuvent &ecirc;tre compt&eacute;s ! A la v&eacute;rit&eacute;, il y aura bien plus d'&eacute;lus parmi les gentils que parmi les h&eacute;breux. Mais le nombre des &eacute;lus, soit juifs, soit gentils, sera tout &agrave; fait inf&eacute;rieur au nombre des r&eacute;prouv&eacute;s. Les juifs &eacute;lus ne feront pas la milli&egrave;me partie des juifs r&eacute;prouv&eacute;s. Et l'on peut dire la m&ecirc;me chose &agrave; proportion des chr&eacute;tiens. Ce que dit Notre-Seigneur en saint Matthieu et en saint Luc de la voie resserr&eacute;e et de la porte &eacute;tro&iuml;te est commun aux juifs et aux chr&eacute;tiens. &raquo;De gemitu Columbae.[traduction: les g&eacute;missements de la colombe Lib. I, c. VI.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Claude de la Colombi&egrave;re</u></b>&nbsp; :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">oeuvres compl&egrave;tes de saint P. de La Colombi&egrave;re, de la Compagnie de J&eacute;sus, les &laquo; j&eacute;suites &raquo;, Tome III. Sermons , LIIe sermon, De la p&eacute;nitence diff&eacute;r&eacute;e &agrave; la mort, Grenoble 1901, p. 321-322.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Cest une chose bien digne d'admiration que, le patriarche Abraham ayant re&ccedil;u ordre de faire mourir son fils Isaac, non seulement il ne murmura point contre Dieu, mais il ne laissa pas de croire qu'il deviendrait, par ce m&ecirc;me fils, le p&egrave;re d'une tr&egrave;s nombreuse nation... Mais, quelque grande qu'e&ucirc;t &eacute;t&eacute; la confiance de ce saint homme, il faut avouer que celle des p&eacute;cheurs va plus loin encore.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Non seulement ils esp&egrave;rent contre l'esp&eacute;rance, mais ils esp&egrave;rent m&ecirc;me contre la foi. Ils esp&egrave;rent en Dieu, pour ainsi dire, contre Dieu m&ecirc;me, et au lieu qu'Abraham crut que le Seigneur ferait un miracle plut&ocirc;t que de manquer &agrave; sa parole, ceux-ci croient que la parole cle Dieu manquera plut&ocirc;t qu'il ne se fasse un miracle en leur faveur... &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Bossuet</u></b>&nbsp; :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">M&eacute;ditations sur l'Evangile.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Il y a beaucoup d'appel&eacute;s et peu d'&eacute;lus. J&eacute;sus-Christ nous en a souvent avertis. Cela est vrai premi&egrave;rement parmi les juifs. Mais le Sauveur ne parle pas seulement des juifs &agrave; l'endroit que nous lisons de la parabole ; car c'est apr&egrave;s nous avoir fait voir les gentils appel&eacute;s en la personne de ces aveugles et de ces boiteux qui sont invit&eacute;s &agrave; son festin qu'il conclut qu'il y a beaucoup d'appel&eacute;s et peu d'&eacute;lus... Ne vivons pas comme la plupart... n'all&eacute;guons pas la coutume, rangeons-nous avec ce petit nombre d'&eacute;lus que le monde ne conna&icirc;t pas mais dont les noms sont inscrits dans le ciel. &raquo;</font> <br>&nbsp; <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Louis Marie Grignon de Montfort&nbsp;</u></b> :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Lettre aux Amis de la Croix</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Voil&agrave;, mes chers confr&egrave;res, voil&agrave; deux partis qui se pr&eacute;sentent tous les jours : celui de J&eacute;sus-Christ et celui du monde. Celui de notre aimable Sauveur est &agrave; droite, en montant, dans un chemin &eacute;troit et r&eacute;tr&eacute;ci plus que jamais par la corruption du monde. Ce bon Ma&icirc;tre y est en t&ecirc;te, marchant les pieds nus, la t&ecirc;te couronn&eacute;e d'&eacute;pines, le corps tout ensanglant&eacute; et charg&eacute; d'une lourde Croix ; il n'y a qu'une poign&eacute;e de gens, mais des plus vaillants, &agrave; le suivre, parce qu'on n'entend pas sa voix si d&eacute;licate au milieu du tumulte du monde, o&ugrave; on n'a pas le courage de le suivre dans sa pauvret&eacute;, ses douleurs, ses humiliations et ses autres Croix, qu'il faut n&eacute;cessairement porter &agrave; son service tous les jours de la vie. A gauche est le parti du monde ou du d&eacute;mon, lequel est le plus nombreux, le plus magnifique et le plus brillant, du moins en apparence. Tout le plus beau monde y court, on y fait presse quoique les chemins soient larges et plus &eacute;largis que jamais par la multitude qui y passe comme des torrents ; ils sont jonch&eacute;s de fleurs, bord&eacute;s de plaisirs et de jeux, couverts dor et d'argent.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">A droite, le petit troupeau qui suit J&eacute;sus-Christ ne parle que de larmes, de p&eacute;nitences, d'oraisons et de m&eacute;pris du monde ; on entend continuellement ces paroles entrecoup&eacute;es de sanglots : &laquo; Souffrons, pleurons, je&ucirc;nons, prions, cachons-nous, humilions-nous, appauvrissonsnous, mortifions-nous, car celui qui n'a pas l'esprit de J&eacute;sus-Christ, qui est un esprit de Croix, n'est point &agrave; lui : ceux qui sont &agrave; J&eacute;sus-Christ ont crucifi&eacute; leur chair avec leurs concupiscences ; il faut &ecirc;tre conforme &agrave; l'image de J&eacute;sus-Christ ou &ecirc;tre damn&eacute;. Courage, s'&eacute;crient-ils, courage ; si Dieu est pour nous, en nous et devant nous, qui sera contre nous? Celui qui est en nous est plus fort que celui qui est dans le monde ; le serviteur n'est pas plus que le ma&icirc;tre ; un moment d'une l&eacute;g&egrave;re tribulation produit un poids &eacute;ternel de gloire ; il y a moins d'&eacute;lus qu'on ne pense ; il n'y a que des courageux et violents qui ravissent le ciel de vive force ; personne n'y sera couronn&eacute; que celui qui aura combattu l&eacute;gitimement selon l'Evangile, et non pas selon la mode. Combattons donc avec force, courons bien vite afin que nous atteignions le but, afin que nous gagnions la couronne. &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Saint Gr&eacute;goire de Nazianze</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times"><i>Cinq Discours sur Dieu</i>, premier discours, paragraphe 8:</font> <p><font face="Times New Roman,Times">"Mais quand tu entends dire qu'il n'y a qu'une seule voie et qu'elle est &eacute;troite, que signifient ces mots, &agrave; ton avis ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">- Il n'y a qu'une voie, du point de vue de la vertu;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">elle est unique, m&ecirc;me si elle se divise en plusieurs branches ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">elle est &eacute;troite &agrave; cause des sueurs qu'elle fait r&eacute;pandre et parce que peu de gens la suivent,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">si on les compare avec la foule de ceux qui suivent la voie oppos&eacute;e, celle du mal."</font> <p><font face="Times New Roman,Times">C'est aussi mon avis.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Cardinal Bona</u></b>&nbsp; :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Principia et documenta vitae, christianae.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Il n'y a pas plus vif stimulant pour&nbsp; corriger nos moeurs d&eacute;prav&eacute;es et conformer notre vie aux normes de lEvangile que cette terrible et affreuse sentence : &laquo; Il y a beaucoup d'appel&eacute;s mais peu d'&eacute;lus &raquo; &agrave; condition d'en p&eacute;n&eacute;trer intimement le sens. Car personne ne sait s'il est appel&eacute; &acirc; la vocation de ceux dont il est &eacute;crit : &laquo; ceux qu'Il a appel&eacute;s, Il les a justifi&eacute;s ; ceux qu'Il a justifi&eacute;s, Il les a glorifi&eacute;s, (Rom. VIII, 30.)</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Nul ne sait s'il est digne d'amour ou de haine, mais toutes choses restent incertaines jusque dans le futur. (Eccl. IX, 1).</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Personne ne sait, avant d'&ecirc;tre appel&eacute;, s'il pers&eacute;v&eacute;rera dans sa vocation jusqu'&agrave; la fin... Mais, dans des conditions qui sont si critiques pour le salut, si incertaines pour la pers&eacute;v&eacute;rance, tout chr&eacute;tien doit, dans une angoisse continuelle se pr&eacute;occuper avec crainte d'assurer sa vocation ; pour que, vivant dans la foi &agrave; laquelle il se consacre par amour, il manifeste par ses bonnes oeuvres qu'il appartient au groupe exigu et tr&egrave;s heureux de ceux que Dieu, avant la cr&eacute;ation du monde, a mis&eacute;ricordieusement &eacute;lus.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Que le nombre des &eacute;lus soit exigu, qu'il soit bien moindre que le nombre des r&eacute;prouv&eacute;s, m&ecirc;me si la comparaison se limite &agrave; ceux qui professent la foi orthodoxe en excluant les enfants morts avant l'&acirc;ge de raison : c'est l&agrave;, en v&eacute;rit&eacute;, une opinion bas&eacute;e sur le t&eacute;moignage infaillible des Ecritures et d&eacute;montr&eacute;e par beaucoup d'indices et de raisons.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Car le Christ en a averti ses disciples : c'est par de nombreux travaux et &agrave; travers d'extr&ecirc;mes difficult&eacute;s qu'il faut entrer sur le chemin du salut auquel seule une porte &eacute;troite donne acc&egrave;s: &laquo; Entrez par la porte &eacute;troite... " etc.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Mais de quelle mani&egrave;re le p&eacute;cheur peut-il commencer &agrave; mener une bonne vie quand il arrive &agrave; sa fin?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Comment peut-il d&eacute;tester ses p&eacute;ch&eacute;s, surtout les gros, et avoir en horreur les d&eacute;lices qu'il a aim&eacute;s si intens&eacute;ment au cours de sa vie ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Comment embrassera-t-il de bon gr&eacute; la p&eacute;nitence qu'il a toujours abhorr&eacute;e?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Comment se disposera-t-il &agrave; abandonner ces choses avec une d&eacute;cision efficace si demeure vivant tout ce &agrave; quoi il sest habitu&eacute; par une pratique inv&eacute;t&eacute;r&eacute;e ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Comment au milieu des tourments de la maladie et de la mort, son intelligence pourra-t-elle m&eacute;diter les choses surnaturelles, si &eacute;loign&eacute;es des sens, alors qu'il n'y a jamais pens&eacute; (ou si peu de temps) lorsqu'il &eacute;tait en pleine sant&eacute; ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Comment surmontera-t-il, par des actes contraires, les habitudes de la vie pass&eacute;e, et cela au milieu de tant de malaises, de tentations et de difficult&eacute;s ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Faisons l'exp&eacute;rience : nous aurons du mal &agrave; trouver un homme qui, une fois le p&eacute;ril pass&eacute;, se maintienne dans le ferme propos. Tous retournent &agrave; leurs habitudes et oublient instantan&eacute;ment les points sur lesquels ils s'&eacute;taient d&eacute;cid&eacute;s de faire effort par peur de la mort, gr&acirc;ce aux exhortations d'amis ou par prudence humaine ; comme presque personne, quand la fin arrive, ne perd enti&egrave;rement l'&egrave;sp&eacute;rance de la vie, le d&eacute;mon profite de ce fait pour en tromper et en perdre beaucoup.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Quand surviennent la d&eacute;bilit&eacute; de l'&acirc;me due &agrave; l'agitation du corps et la perte d'&eacute;nergie de toutes les facult&eacute;s, lhomme conserve &agrave; peine son jugement ; &agrave; tel point que les paroles des personnes pr&eacute;sentes, les actes de vertu qu'on lui sugg&egrave;re ne sont per&ccedil;us par lui que comme le son d'une voix qui n'a pas de sens.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">II est absolument certain que l'on peut esp&eacute;rer le salut de ceux qui, &agrave; la fin de leur vie, ont manifest&eacute; des signes de p&eacute;nitence ; mais on ne peut &ecirc;tre assur&eacute; de leur sort. L'exemple du roi Antiochus lc rnontre, de mani&egrave;re frappante.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Sur la fin de sa vie, il pria et s'humilia sous la puissante main de Dieu ; il promit de d&eacute;dommager les Juifs des maux qui leur avaient &eacute;t&eacute; inflig&eacute;s et d'orner le temple ; il promit qu'il garantirait par ses revenus les d&eacute;penses des sacrifices et que, renon&ccedil;ant au racisme, il se consid&egrave;rerait comme juif et courrait toute la terre en pr&ecirc;chant la puissance de Dieu.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Qui pourrait exiger d'un p&eacute;cheur des signes de p&eacute;nitence plus grande et plus certaine ? Et pourtant cela ne lui m&eacute;rita pas le pardon, comme le sugg&egrave;re l'Ecriture quand elle dit : le m&eacute;chant suppliait Dieu qu'Il lui f&icirc;t mis&eacute;ricorde ; c'est que certainement sa p&eacute;nitence, proc&eacute;dant de la crainte de la mort, n'&eacute;tait pas sinc&egrave;re.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Qui ne tremble en consid&eacute;rant tout cela ? Qui, parmi tant de difficult&eacute;s et de p&eacute;rils, osera donner son salut pour certain ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Qui ne tremblera, ne sachant s'il est digne d'amour ou de haine ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Comme les &eacute;lus sont peu nombreux et peut-&ecirc;tre beaucoup moins nombreux que nous ne le pensons, s&eacute;parons-nous donc de la multitude et vivons en compagnie de quelques hommes de Dieu, &eacute;lus et innocents, de fa&ccedil;on que chacun, en pr&eacute;sentant apr&egrave;s sa vie le t&eacute;moignage de sa conscience, puisse dire au Dieu juste au moment du jugement : donnez-moi le don que vous avez promis, car j'ai fait ce que vous avez ordonn&eacute;. &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Lesio, s.j.&nbsp; :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">De predest., sect. 6, assert. 5, num&eacute;ro 160.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Le fait que ce nombre soit si r&eacute;duit ne s'explique pas par la pr&eacute;destination en elle-m&ecirc;me ; car n'importe quel nombre plus important est &agrave; la mesure du r&egrave;gne de Dieu. Tous les hommes peuvent &ecirc;tre pierres de ce palais et membres de ce corps, citoyens de cette J&eacute;rusalem c&eacute;leste, invit&eacute;s &agrave; ces noces &eacute;ternelles ; pour cela ne font d&eacute;faut ni une suffisante &eacute;tendue pour le palais, ni de justes proportions pour le corps, ni une foule assez nombreuse pour la cit&eacute; ni le juste nombre des invit&eacute;s. Mais la raison pour laquelle le futur nombre (des &eacute;lus) est si r&eacute;duit se trouve dans la n&eacute;gligence et la folie des hommes qui pr&eacute;f&egrave;rent prendre la voie large conduisant &agrave; la perdition et jouir des commodit&eacute;s de cette vie plut&ocirc;t que prendre la voie &eacute;troite qui conduit au salut ; ceux qui sont invit&eacute;s aux noces c&eacute;lestes s'excusent, pr&eacute;f&eacute;rant les affaires humaines, les avantages et plaisirs temporels comme Notre Seigneur le montre tr&egrave;s nettement dans l'Evangile. &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Vasquez , s.j. :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">Principia et Documenta vitae Christianae, tome III, bib. I, p. 3, cap. 27.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo;Les r&eacute;prouv&eacute;s sont plus nombreux que les pr&eacute;destin&eacute;s. D'une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, le nombre des r&eacute;prouv&eacute;s et de ceux qui se damnent est plus grand que celui des pr&eacute;destin&eacute;s et de ceux qui se sauvent ; l'Ecriture le montre clairement en Mt. VII, 13 : &laquo; elle est &eacute;troite ... etc. " et &agrave; plusieurs reprises en d'autres passages. Sans doute, si l'on ne consid&egrave;re que les fid&egrave;les, le&nbsp; doute subsiste au sujet de la proportion de damn&eacute;s parmi eux : sont-ils le plus grand ou le plus petit nombre ? Certains croient pieusement que le plus grand nombre des fid&egrave;les se sauvent puisque la majorit&eacute; d'entre eux quittent cette vie apr&egrave;s avoir re&ccedil;u les sacrements de l'Eglise et que nous consid&eacute;rons comme probable le salut de la plupart de ceux-l&agrave;. En confirmation de cette opinion peut &ecirc;tre cit&eacute;e la parabole (Mat. XII) dans laquelle, parmi tous les invit&eacute;s aux noces (qui repr&eacute;sentent les fid&egrave;les), on n'en trouve qu'un qui n'est pas rav&eacute;tu de la robe nuptiale. D'autres pensent que la majeure partie des fid&egrave;les se damnent, opinion que partagent saint Gr&eacute;goire, saint Augustin, etc. A l'appui de cette opinion peut &ecirc;tre cit&eacute;e la parabole du semeur (Luc, VIII) : Ia semence est divis&eacute;e en quatre parties ; une seule d'entre elles porte du fruit. Qu'une seule de ces parties fructifie semble indiquer qu'un nombre r&eacute;duit de fid&egrave;les se sauvera. Sont en faveur de cette opinion Lyrano et la Glose intercal&eacute;e en ce passage de saint Matthieu. &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Cardinal Goti&nbsp; :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">Th&eacute;ol. Schol. Dogm. Tract. VI De Deo provisore. Quest. IV De Reprob. Dub. 3 n. XVI.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">A la question : &laquo; le nombre des r&eacute;prouv&eacute;s est-il plus grand que le nombre des pr&eacute;destln&eacute;s ? &raquo;, il r&eacute;pond affirmativement avec son ma&icirc;tre saint Thomas ; et il cite les textes habituels. Il ajoute : &laquo; Combien d'id&ocirc;latres, combien d'impies nous montre l'Ecriture dans le peuple isra&eacute;lite ! Depuis la venue du Christ, ceux qui s'occupent du Christ constituent une partie minime de l'humanit&eacute; ; de telle sorte que, sur les quatre parties du monde, on n'en trouve pas une seule qui soit int&eacute;gralement chr&eacute;tienne. Parmi les chr&eacute;tiens, une partie est schismatique ou h&eacute;r&eacute;tique. Parmi les catholiques, si l'on passe en revue leurs divers &eacute;tats de vie, combien trouve-t-on de m&eacute;chants ! Qu'ils sont peu nombreux ceux qui observent enti&egrave;rement la loi de Dieu, observance sans laquelle on n'obtient pas la vie &eacute;ternelle ! C'est pourquoi David parle ainsi de son temps : (Ps. XIV, 3) &laquo; Tous ensemble se sont &eacute;gar&eacute;s, iIs se sont corrompus, il n'en est pas qui fasse le bien, pas m&ecirc;me un seul. &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Billuart&nbsp; :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">De Deo Diss. IX art VII.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Ceux qui se sauvent sont moins nombreux que ceux qui se damnent, comme le dit saint Augustin au livre 2 de l'oeuvre incompl&egrave;te contre Julien, c. 142, o&ugrave; figure ce verset (Mt. XX, 16) : &laquo; Beaucoup sont appel&eacute;s et peu sont &eacute;lus &raquo;. C'est &eacute;vident car les chr&eacute;tiens sont moins nombreux que les infid&egrave;les. Et parmi les chr&eacute;tiens, combien d'h&eacute;r&eacute;tiques, &eacute;trangers &agrave; la communion de l'Eglise, hors de laquelle il n'y a pas de salut ! C'est un point de dispute entre th&eacute;ologiens de savoir si vraiment, parmi les catholiques, le nombre des pr&eacute;destin&eacute;s est moindre que celui des r&eacute;prouv&eacute;s ; des deux c&ocirc;t&eacute;s les bases sont incertaines ; nous laisserons donc de c&ocirc;t&eacute; comme douteuse la r&eacute;ponse &agrave; cette question. &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Louis Molina , s.j. :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">In D. Thom. Part. I q. 23, art. 7.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Je vois l'efficacit&eacute; de la Passion, des m&eacute;rites du Christ, des Sacrements ; mais je consid&egrave;re aussi la multitude des p&eacute;ch&eacute;s et donc le peu de z&egrave;le que mettent les hommes &agrave; faire leur salut, la paresse pour ne pas dire le peu de pr&eacute;paration avec lesquels ils s'approchent des Sacrements ; et je redoute fort que la majeure partie des fid&egrave;les soit compos&eacute;e plut&ocirc;t de r&eacute;prouv&eacute;s que de pr&eacute;destin&eacute;s, surtout si l'on se rappelle qu'un seul p&eacute;ch&eacute; mortel suffit pour la mort &eacute;ternelle. &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Saint Pierre Julien Eymard&nbsp; :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">La divine Eucharistie : Extraits des &eacute;crits et des sermons du V&eacute;n&eacute;rable P.J. Eymard. Edit. Descl&eacute;e de Brouwer., p. 276-277.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Or, comment se fait-il que Dieu, qui est si bon, puisse condamner &agrave; l'enfer &eacute;ternel une de ses cr&eacute;atures qu'il a faites dans l'amour, un de ses enfants qu'il a tant aim&eacute;s ? Il est pourtant vrai , quapr&egrave;s la mort il est sans mis&eacute;ricorde ! Il y a peu d&eacute;lus, a-t-on dit ; des deux chemins qui conduisent l'un &agrave; la vie et l'autre &agrave; la mort, le premier est peu suivi, le second couvert de monde : d'apr&egrave;s ces paroles, la majeure parrtie des hommes serait damn&eacute;e. Quand l'Evangile ne le donnerait pas &agrave; entendre, ce que nous voyons parlerait assez fort pour le faire craindre. &raquo;</font> <br>&nbsp; <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Saint Jean dAvila&nbsp; :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">oeuvres spirituelles, Tome I pages 393-398.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; r&eacute;veillons-nous, p&egrave;res, reveillons-nous sous l'effet de ce coup de tonnerre si puissant :</font> <br><u><font face="Times New Roman,Times">des pr&ecirc;tres de Dieu vont en enfer!</font></u> <br><font face="Times New Roman,Times">Le Seigneur nous supporte et se tait, attendant que nous fassions p&eacute;nitence ; que sa mis&eacute;ricorde nous d&eacute;livre davantage du risque d'encourir sa col&egrave;re comme ce serviteur qui aurait utilis&eacute;, pour p&eacute;cher davantage, le temps qui lui aurait &eacute;t&eacute; accord&eacute; pour faire p&eacute;nitence. Il saura tr&egrave;s exactement, car Il est tr&egrave;s sage ; Il pourra, car il est tout-puissant et ne conna&icirc;t personne qui Lui r&eacute;siste ; comme Il est tr&egrave;s juste, Il voudra ch&acirc;tier ce serviteur soit en le laissant mourir sans p&eacute;nitence v&eacute;ritable bien qu'il ait, pour la faire, les conditions voulues de temps et de lieu, soit en le faisant p&eacute;rir subitement alors qu'il parle ou fait autre chose.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Baissons la t&ecirc;te, P&egrave;res ; que nos visages se couvrent de confusion ; qu'une &eacute;pine de douleur perce notre coeur ; demandons pardon &agrave; Dieu et au monde : &agrave; Dieu pour ne pas L'avoir servi conform&eacute;ment &agrave; la situation tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;e et pleine d'honneur dans laquelle Il nous a mis ; au monde pour ne pas lui avoir &eacute;vit&eacute; de nombreux maux ni procur&eacute; de nombreux biens ; si nous avions &eacute;t&eacute; ce que nous devions &ecirc;tre, nous l'aurions d&eacute;livr&eacute; du mal par notre pri&egrave;re et nos sacrifices et lui aurions obtenu beaucoup de bien pour le corps et l'&acirc;me. C'est ainsi, P&egrave;res, c'est ainsi ; si ce point &eacute;tait bien compris, nous n'irions pas perdre du temps en futilit&eacute;s, nous n'oserions pas prononcer des paroles oiseuses ni garder les yeux en l'air, nous ne donnerions pas prise &agrave; d'autres soucis, car celui-l&agrave; nous tiendrait tellement &agrave; coeur que, pour en tenir compte suffisamment, nous l&acirc;cherions les autres choses...</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Effor&ccedil;ons-nous de remplir cet office tr&egrave;s digne et tr&egrave;s saint avec toute la diligence dont sera capable notre faiblesse, aid&eacute;e par la gr&acirc;ce du Seigneur ; car en user sans aucun respect, - comme le font bien des personnes pour qui se pr&eacute;pare la damnation &eacute;ternelle, comme ces gens m&eacute;prisent le plus grand minist&egrave;re, le plus grand office qui soit sur terre - est une chose ; et c'en est une autre de voir un pr&ecirc;tre qui, s'il ne passe pas les nuits en pri&egrave;re, consacre au moins &agrave; la pri&egrave;re des parties d&eacute;termin&eacute;es de son temps. Ne pas tenir compte de ce que dit la conscience ou en tenir compte de mani&egrave;re n&eacute;gligeable est une chose; c'en est une autre davoir des moments fix&eacute;s pour s'examiner et se juger, de conserver r&eacute;guli&egrave;rement le souci de ne pas offenser mortellement le Seigneur avant de progresser de bien en mieux, bien qu'en ce domaine on n'obtienne pas ce qu on d&eacute;sire... &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Saint Ignace de Loyola&nbsp; :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">Exercices Spirituels, 2&egrave;me semaine, 1&egrave;re contemplation</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Je verrai et je consid&eacute;rerai les trois personnes de la Sainte Trinit&eacute;, assises sur le tr&ocirc;ne royal de la divine Majest&eacute; ; comme elles regardent tout cet univers et les nations plong&eacute;es dans un aveuglement profond, et comme elles voient les hommes mourir et descendre en enfer. &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Saint Louis de Grenade&nbsp; :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">Le Guide des p&eacute;cheurs, Livre I, troisi&egrave;me partie, ch. XXVI, IV</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Cest une chose normale et habituelle que celle dont parle l'Ap&ocirc;tre [saint Paul] <i>II Cor. XI, 15</i> :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; la fin des m&eacute;chants sera conforme &acirc; leurs uvres &raquo; ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">il donne &agrave; entendre par l&agrave; que</font> <br><font face="Times New Roman,Times">la bonne vie est, d'une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, suivie d'une bonne mort,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">et la mauvaise vie d'une mauvaise mort.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Que ceux qui firent de bonnes oeuvres aillent &agrave; la vie &eacute;ternelle</font> <br><font face="Times New Roman,Times">et ceux qui en firent de mauvaises aillent au feu &eacute;ternel,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">c'est chose habituelle aussi :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les Livres Sacr&eacute;s r&eacute;p&egrave;tent cette le&ccedil;on &agrave; chaque page.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les Psaumes la chantent,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les Proph&egrave;tes la disent,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les Ap&ocirc;tres l'annoncent,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; les Evangiles la pr&ecirc;chent.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Le proph&egrave;te David la r&eacute;sume en peu de mots :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; "Dieu parla, et je L'entendis dire deux choses ; qu'Il avait puissance et mis&eacute;ricorde et qu'il donnait ainsi &agrave; chacun selon ses oeuvres."</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tel est le r&eacute;sum&eacute; de toute la philosophie chr&eacute;tienne. Que le juste comme le m&eacute;chant re&ccedil;oivent &agrave; la fin de leur vie ce qu'ils ont m&eacute;rit&eacute; selon leurs uvres,voil&agrave; donc ce que nous disons.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Mais en dehors de cette loi universelle, Dieu peut, pour sa propre gloire, user de gr&acirc;ce sp&eacute;ciale &agrave; l'&eacute;gard de quelques-uns et donner la mort des justes &agrave; ceux qui ont men&eacute; une vie de p&eacute;cheurs ; autre &eacute;ventualit&eacute; : que vienne &agrave; mourir comme p&eacute;cheur, par un secret jugement de Dieu, celui qui aurait v&eacute;cu comme juste ; tel le navigateur dont le voyage fut heureux d'un bout &agrave; l'autre et que la temp&ecirc;te saisit a l'entr&eacute;e du port. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Voici un point que les ministres de la parole de Dieu devraient consid&eacute;rer, eux qui souvent, faute de bien voir &agrave; qui ils s'adressent, donnent occasion aux m&eacute;chants de pers&eacute;v&eacute;rer dans leurs p&eacute;ch&eacute;s. Ils devraient observer ceci : plus on donne de nourriture &agrave; des corps malades, plus on leur nuit ; de m&ecirc;me, plus on soutient, par cette esp&egrave;ce de confiance, les &acirc;mes obstin&eacute;es dans le p&eacute;ch&eacute;; plus on leur donne de motifs pour continuer leur vie mauvaise. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Le Guide des p&eacute;cheurs., Livre I troisi&egrave;me partie ch. XXVI p. 309.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Antoine Marie Claret</u></b>&nbsp; :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Autobiographie, II, 11, 2-3-4.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Je me dis souvent :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">il est de foi qu'il y a un ciel pour les bons et un enfer pour les mauvais ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">il est de foi que les peines de l'enfer sont &eacute;ternelles ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">il est de foi qu'il suffit d'un seul p&eacute;ch&eacute; mortel pour offenser un Dieu infini.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Me rendant compte que ces principes sont tr&egrave;s s&ucirc;rs,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">voyant la facilit&eacute; avec laquelle on p&egrave;che - aussi facilement que si l'on buvait un verre d'eau, comme pour rire ou par diversion -</font> <br><font face="Times New Roman,Times">voyant la multitude qui est continuellement en &eacute;tat de p&eacute;ch&eacute; mortel</font> <br><font face="Times New Roman,Times">et va ainsi &agrave; la mort et en enfer,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">je ne puis rester en repos, je sens que je dois courir et crier et je me dis :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Si je voyais quelqu'un tomber dans un puits ou dans un brasier, je courrais certainement et je crierais pour l'avertir et l'emp&ecirc;cher de tomber ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Pourquoi n'en ferais-je pas autant pour emp&ecirc;cher quelqu'un de tomber dans le puits et le brasier de l'enfer ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Je ne puis comprendre comment les autres pr&ecirc;tres qui croient aux m&ecirc;mes v&eacute;rit&eacute;s que moi - v&eacute;rit&eacute;s que tous doivent croire - ne font ni pr&ecirc;ches ni exhortations pour emp&ecirc;cher les gens de tomber en enfer.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Je m'&eacute;tonne m&ecirc;me que les la&iuml;cs, hommes et femmes, qui ont la foi ne crient pas, et je me dis : si une maison se mettait &agrave; br&ucirc;ler de nuit, ses habitants et les autres habitants du quartier &eacute;tant endormis et ne voyant pas le p&eacute;ril, le premier qui s'en apercevrait ne courrait-il pas dans les rues en criant : au feu ! au feu ! dans telle maison ? Alors, pourquoi ne pas crier au feu de l'enfer pour r&eacute;veiller tant de dormeurs assoupis dans le sommeil du p&eacute;ch&eacute; et qui, au r&eacute;veil, se trouveront dans les ffammes du feu &eacute;ternel ? &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Ce qui m'oblige &eacute;galement &agrave; pr&ecirc;cher sans arr&ecirc;t c'est de voir la multitude d'&acirc;mes qui tombent en enfer, car il est de foi que tous ceux qui meurent en &eacute;tat de p&eacute;ch&eacute; mortel se damnent. H&eacute;las ! chaque jour meurent quatre vingt mille personnes selon des calculs approximatifs ; et combien mourront en &eacute;tat de p&eacute;ch&eacute;, combien se damneront ? Car talis vita, finis ita ! Telle vie, telle mort.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Et quand on voit comment vivent les gens, quand on les voit en tr&egrave;s grand nombre vivre de fa&ccedil;on stable et habituelle en &eacute;tat de p&eacute;ch&eacute; mortel, on peut dire qu'il ne se passe pas de jour sans qu'augmente le nombre de leurs fautes. Il p&egrave;chent aussi facilement qu'on boit un verre d'eau, comme par jeu et pour rire. Ces malheureux vont de leur propre mouvement enfer, selon ce que dit le proph&egrave;te Sophonias : <i>Ambulaverunt ut coeci quia Domino peccaverun</i>t...</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Peut-&ecirc;tre me direz-vous que le p&eacute;cheur ne pense pas &agrave; l'enfer et m&ecirc;me n'y croit pas. Situation pire encore. Vous pensez peut-&ecirc;tre que le p&eacute;cheur cesse, pour ce motif, de se damner ? Non, certainement pas ; au contraire, c'est l&agrave; un signe plus clair de sa damnation d'apr&egrave;s l'Evangile : <i>qui non credederit, condemnabitur</i> Qui ne croit pas sera condamn&eacute;, citation de lEvangile selon saint Jean&nbsp; chapitre verset&nbsp; . Et comme le dit Bossuet, cette v&eacute;rit&eacute; est ind&eacute;pendante du fait qu'on y croit ; celui qui ne croit pas &agrave; l'enfer ne manquera pas pour autant d'y aller s'il a le malheur de mourir en &eacute;tat de p&eacute;ch&eacute; mortel ; et ceci bien qu'il ne croie pas &agrave; l'enfer et n'y pense pas. &raquo;</font> <br>&nbsp; <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Andr&eacute; Avelin&nbsp;</u></b> :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Lettre II, p. 629-630.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Par la gr&acirc;ce de Dieu, imitons nos fondateurs qui suivirent le Christ : entrez par la porte &eacute;troite qui conduit &agrave; la vie &eacute;ternelle. Entrons par cette porte et montrons-la aux autres par notre conduite d'abord, par la parole ensuite... Oh ! combien de confesseurs et de pr&eacute;dicateurs vont en enfer - vont chez le d&eacute;mon - pour avoir enseign&eacute; la voie large, dans leur souci de popularit&eacute;, et pour n'avoir pas fait ce qu'ils pr&ecirc;chaient ! Qui autem fecerit et docuerit hic magnus vocabitur in regno coelorum. &raquo;</font> <br>&nbsp; <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Dom Gu&eacute;ranger</u></b>&nbsp; :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Ann&eacute;e Liturgique. Mardi de Sexag&eacute;sime, cette citation ne concerne pas exactement le nombre des &eacute;lus.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Sans doute les justes sont maintenant plus nombreux qu'aux jours de No&euml; ; oui, des chr&eacute;tiens fid&egrave;les se rencontrent sur la terre, le nombre des &eacute;lus se compl&egrave;te chaque jour ; mais la multitude vit dans la disgr&acirc;ce de Dieu et m&egrave;ne une conduite en contradiction avec sa foi.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Jean-Marie Vianney&nbsp;</u></b> :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Sermon de saint&nbsp; J.M. Vianney , tome III, p.352, sermon sur&nbsp;&nbsp; , &eacute;d. Vitte et Perrussel, Lyon, 1883.</font> <br>&nbsp; <p><font face="Times New Roman,Times">L&eacute;on XIII sur l'autorit&eacute; des P&egrave;res de l'Eglise:</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<i> &laquo; lautorit&eacute; des Saints P&egrave;res, &laquo; par lesquels apr&egrave;s les ap&ocirc;tres la Sainte Eglise a grandi par les pasteurs qui lont plant&eacute;e, irrigu&eacute;e, construite et nourrie (Saint Augustin, Contre Julien, II, 17, 37.) &raquo; est tr&egrave;s grande, &agrave; chaque fois quils&nbsp; interpr&egrave;tent tous ensemble et de la m&ecirc;me mani&egrave;re quelque passage de la Bible se rapportant &agrave; la doctrine de la foi et des murs : car &agrave; partir de leur convergence il appara&icirc;t clairement que leur interpr&eacute;tation&nbsp; a &eacute;t&eacute; transmise selon la foi catholique par les ap&ocirc;tres.</i></font> <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<i> Lopinion de ces m&ecirc;mes p&egrave;res en v&eacute;rit&eacute; doit &ecirc;tre ainsi grandement estim&eacute;e alors que les p&egrave;res sacquittent de cette fonction denseignement de la foi &agrave; propos de ces choses de mani&egrave;re presque priv&eacute;e : puisque ceux que recommandent fortement non seulement leur science de la doctrine r&eacute;v&eacute;l&eacute;e mais aussi leur connaissance dune multitude de choses qui sont utiles &agrave; la connaissance des livres apostoliques, Dieu lui m&ecirc;me en v&eacute;rit&eacute; a aid&eacute; ces hommes illustres par la saintet&eacute; de leur vie et leurs efforts vers la v&eacute;rit&eacute; des secours tr&egrave;s grands de sa lumi&egrave;re.</i></font> <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp; <i>Cest pourquoi linterpr&egrave;te sait quil lui appartient de poursuivre jusqu&agrave; leurs traces avec un tr&egrave;s grand respect et de profiter de leurs travaux par un choix intelligent.&raquo;</i></font> <br><b><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Encyclique Providissimus Deus. De Studiis scrip. Sacr. 18 nov. 1893.</font></b> <br>&nbsp; <p><font face="Times New Roman,Times">Comme cela appara&icirc;tra de mani&egrave;re surabondante au lecteur attentif, un sorte de concile des anciens p&egrave;res de l&eacute;glise sest constitu&eacute; dans lequel cest par un consensus unanime que lon d&eacute;cide : quil y a un plus grand nombre dans le genre humain qui est condamn&eacute; aux supplices &eacute;ternels que dhommes qui obtiennent le salut &eacute;ternel ; -chose terrible &agrave; dire, mais utile &agrave; savoir, afin que personne ne s&eacute;gare et que cette chose puisse aussi &ecirc;tre dune tr&egrave;s grande consolation au petit nombre de ceux qui luttent pour vivre avec peu de biens ; cest une marque de pr&eacute;destination insigne de conformer sa vie &agrave; une vie comportant peu de biens.</font> <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br> <center> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Docteurs de l'&eacute;glise catholique</font></u></b></center>  <p><font face="Times New Roman,Times"><b>Saint&nbsp; Fran&ccedil;ois de Sales </b>pense que la majorit&eacute; des catholiques refusent d'aimer J&eacute;sus</font> <br><font face="Times New Roman,Times">et choisissent la haine de J&eacute;sus et l'enfer &eacute;ternel</font> <br><font face="Times New Roman,Times">[qui veut toujours p&eacute;cher, est toujours en &eacute;tat de haine de l'amour, Dieu est Amour]</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Saint Fran&ccedil;ois de Sales professe le petit nombre des &eacute;lus.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">"Ceste non jamais asses consid&eacute;r&eacute;e proposition: il y en a beaucoup d'appell&eacute;s, mais peu de</font> <br><font face="Times New Roman,Times">choysis. Tous ceux qui sont en Eglise sont apell&eacute;s, mays tous ceux qui y sont ne sont pas</font> <br><font face="Times New Roman,Times">esleuz; aussy Eglise ne veut pas dire election mais convocation."</font> <p><i><font face="Times New Roman,Times"><b>Des Controverses</b>,</font></i><font face="Times New Roman,Times"> P. I. Chap 2 art 2 &eacute;dit Annecy Tome I page 55.</font> <br>&nbsp; <p><font face="Times New Roman,Times">"Qui auroyt les yeux asses clair voyans pour voir l'issue de la course des hommes, verrait</font> <br><font face="Times New Roman,Times">bien dans l'Eglise de quoy s'escrier: Plusieurs sont appel&eacute;set peu son esleuz; c.&agrave;.d., plusieurs sont en la militante qui ne seront jamais en la triomphante. Combien sont dedans qui seront&nbsp; dehors, comme Saint Anthoyne pr&eacute;vit d'Arrius, et saint Fulbert de B&eacute;rengaire."</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><i>ibid,</i> page 60.</font> <br>&nbsp; <p><font face="Times New Roman,Times">"Au jour du jugement, les vertus des payens les d&eacute;fendront, non afin qu'ils soient sauvez,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">mais afin qu'ils ne soient pas tant damnez"</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><i>Trait&eacute; de l'amour de Dieu,</i> Livre XI chap X&nbsp; Annecy 1839&nbsp; T. IV. p. 449</font> <br>&nbsp; <p><font face="Times New Roman,Times">"les hommes sont tellement pervertis, que d&egrave;s leur adolescence ils ont quitt&eacute; la voie du salut et ont pris le chemin de perdition. Estant parvenus &agrave; l'aage de raison ils prennent leur route &agrave;&nbsp; main gauche"</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><i>Sermon pour la pr&eacute;sentation</i> &eacute;dit. 1839 T. II. p. 381 col 2.</font> <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br> <center> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">P&egrave;res de l'&eacute;glise catholique</font></u></b></center>  <p><font face="Times New Roman,Times">&sect; 2 les P&egrave;res de l&eacute;glise&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; p.79</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Commence une s&eacute;rie de t&eacute;moignages des saints p&egrave;res de l&eacute;glise. Cest pourquoi il est utile au d&eacute;part de rappeler ce que le saint p&egrave;re L&eacute;on XIII de tr&egrave;s sainte m&eacute;moire a affirm&eacute; r&eacute;cemment au sujet de lautorit&eacute; des p&egrave;res de l&eacute;glise :</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; lautorit&eacute; des saints p&egrave;res, &laquo; par lesquels apr&egrave;s les ap&ocirc;tres la Sainte Eglise a grandi par les pasteurs qui lont plant&eacute;e, irrigu&eacute;e, construite et nourrie (Saint Augustin, Contre Julien, II, 17, 37.) &raquo; est tr&egrave;s grande, &agrave; chaque fois [dans la mesure o&ugrave;] quils expliquent [ d&eacute;veloppent, exposent, interpr&egrave;tent] tous ensemble et de la m&ecirc;me mani&egrave;re quelque t&eacute;moignage biblique [passage de la Bible] se rapportant &agrave; la doctrine de la foi et des murs : car &agrave; partir de leur convergence [de leur accord] il appara&icirc;t clairement quainsi cela a &eacute;t&eacute; transmis selon la foi catholique par les ap&ocirc;tres.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Lopinion de ces m&ecirc;mes p&egrave;res en v&eacute;rit&eacute; doit &ecirc;tre ainsi grandement estim&eacute;e alors que les p&egrave;res sacquittent de cette fonction denseignement de la foi &agrave; propos de ces choses de mani&egrave;re presque priv&eacute;e : puisque ceux que recommandent fortement non seulement leur science de la doctrine r&eacute;v&eacute;l&eacute;e mais aussi leur connaissance dune multitude de choses qui sont utiles &agrave; la connaissance des livres apostoliques, Dieu lui m&ecirc;me en v&eacute;rit&eacute; a aid&eacute; ces hommes illustres par la saintet&eacute; de leur vie et leurs efforts vers la v&eacute;rit&eacute; des secours tr&egrave;s grands de sa lumi&egrave;re.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Cest pourquoi linterpr&egrave;te sait quil lui appartient de poursuivre jusqu&agrave; leurs traces avec un tr&egrave;s grand respect et de profiter de leurs travaux par un choix intelligent. &raquo; ( Encyclique Providissimus Deus. De Studiis scrip. Sacr. 18 nov. 1893).</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Comme cela appara&icirc;tra de mani&egrave;re surabondante au lecteur attentif, un sorte de concile des anciens p&egrave;res de l&eacute;glise sest constitu&eacute; dans lequel cest par un consensus unanime que lon d&eacute;cide : quil y a un plus grand nombre dans le genre humain qui est condamn&eacute; aux supplices &eacute;ternels que dhommes qui obtiennent le salut &eacute;ternel ; -chose terrible &agrave; dire, mais utile &agrave; savoir, afin que personne ne s&eacute;gare et que cette chose puisse aussi &ecirc;tre dune tr&egrave;s grande consolation au petit nombre de ceux qui luttent pour vivre avec peu de biens ; cest une marque de pr&eacute;destination insigne de conformer sa vie &agrave; une vie comportant peu de biens.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Quil soit permis parfois pour avertir les pr&ecirc;tres et les s&eacute;minaristes de conclure ainsi par les paroles dune lettre synodale des &eacute;v&ecirc;ques de Gaule et de Germanie aux &eacute;v&ecirc;ques dEspagne :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Maintenez vous &agrave; lint&eacute;rieur des bornes des saints p&egrave;res et nagitez pas de nouvelles&nbsp; questions mineures, elles ne servent &agrave; rien, si ce nest&nbsp; &agrave; bouleverser les auditeurs. Quil vous suffise de suivre les traces des saints p&egrave;res et de vous en tenir avec une foi ferme &agrave; leurs paroles. Ceux-ci furent dans le Seigneur nos docteurs dans la foi et nos guides vers la vie. &raquo; (Harduin. Tome IV. Coll. 895. Ed. Paris)</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Saint Bernard D.E. (+ 1153)</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Celui-ci suppose que cette opinion commune et tr&egrave;s connue dans son troisi&egrave;me sermon de la vigile de la Nativit&eacute; du Seigneur :&nbsp; &laquo; Quel fid&egrave;le, qui nest chr&eacute;tien que de nom, ignore que le Seigneur viendra, quil va venir juger les vivants et les morts et rendre &agrave; chacun selon ses uvres ? [ M&ecirc;me ceux qui ne sont fid&egrave;les que de nom le savent] Cette connaissance nest pas partag&eacute;e par tous, mes fr&egrave;res, mais elle est partag&eacute;e par un petit nombre : un petit nombre en effet, -parce quen v&eacute;rit&eacute; il y en peu qui se sauvent. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Honorius Augustodunus (+1152)</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Ev&ecirc;que de Reicherspens</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Tous dans le d&eacute;sert sont accabl&eacute;s et deux seulement sont entr&eacute;s avec la multitude des fils dIsra&euml;lCeux qui sont accabl&eacute;s dans le d&eacute;sert sont la multitude de ceux qui &eacute;tant appel&eacute;s nont pas voulus venir ; les deux qui sont entr&eacute;s sont actifs et contemplatifs, qui anim&eacute;s dun amour &eacute;gal entreront dans le repos du Seigneur. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Rupert&nbsp; xxxxx (+1135)</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Il y en a beaucoup qui sont appel&eacute;s et peu qui sont &eacute;lus, cest &agrave; dire beaucoup sont dans l&eacute;glise pr&eacute;sente, donnant leurs noms, sont inscrits dans le livre de la confession de la foi, mais peu, cela est fortement &agrave; craindre, vont &eacute;chapper au d&eacute;luge du Jugement. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Cardinal (+1132)</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Apr&egrave;s Sa r&eacute;surrection seuls les bons qui sont peu nombreux virent le Christ peu de temps. De la m&ecirc;me mani&egrave;re seuls les bons auront la gloire de la r&eacute;surrection futureEt ils seront peu nombreux en comparaison du nombre des mauvais. Car, comme Il le dit lui m&ecirc;me dans lEvangile : &laquo; beaucoup sont appel&eacute;s, mais peu sont &eacute;lus. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">25 Vene (+1130)</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Ce pieux archev&ecirc;que dans son sermon pendant la septuag&eacute;sime commente ainsi les paroles c&eacute;l&egrave;bres de saint Paul : &laquo; Ne savez-vous pas que tous ceux qui courent dans le stade concourent, mais un seul re&ccedil;oit la r&eacute;compense ; ainsi concourez afin de remporter la palme. &raquo;-&laquo; En effet la disposition du stade qui a &eacute;t&eacute; mesur&eacute; pour ceux qui concourent signifie&nbsp; le terme de la vie pr&eacute;sente qui nous a &eacute;t&eacute; donn&eacute;e pour la course de notre salut comme le Seigneur nous le dit et nous en avertit : &laquo; Cours, malheureux, h&acirc;te toi, pendant que tu en as le temps, afin que tu ne p&eacute;risses pas dans la mort</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Parce que dans la grande multitude dathl&egrave;tes qui concourent, un seul obtient la r&eacute;compense, pour les autres qui ont concouru en vain, en ce qui nous concerne, fr&egrave;res tr&egrave;s chers, il est fort &agrave; craindre que nous ne soyons tous d&eacute;pass&eacute;s par un seul alors que nous nous sommes dispos&eacute;s &agrave; courir pour la couronne. Do&ugrave; lAp&ocirc;tre nous avertit : &laquo; Ainsi concourez afin de remporter la palme. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">26 (+1126)</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Werner qui par une &eacute;rudition absolument excellente a brill&eacute; par lint&eacute;grit&eacute; de sa vie au XII&egrave;me si&egrave;cle : &laquo; Beaucoup sont appel&eacute;s, etc. &laquo; -&laquo; Ceci dit-il ne concerne pas les saints sup&eacute;rieurs, mais le&nbsp; peuple, parce que nombreux sont ceux qui vont &agrave; la foi,&nbsp; nombreux sont ceux qui remplissent l&eacute;glise, mais peu sont ceux qui parviennent au RoyaumeParce que beaucoup tant parmi les derniers que les premiers sont r&eacute;prouv&eacute;s, on est soumis &agrave; la terrible sentence : &laquo; Beaucoup sont appel&eacute;s &raquo; &agrave; la foi, &laquo; peu sont &eacute;lus &laquo;&nbsp; au Royaume &raquo;. Werner dispose ces affirmations dans son livre 1 Du butinage du miel des oeuvres des diff&eacute;rents p&egrave;res et de la doctrine des autres docteurs orthodoxes ; dans ce livre on&nbsp; entend lint&eacute;gralit&eacute; de la v&eacute;n&eacute;rable tradition des douze premiers si&egrave;cles.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">27 Saint Bruno</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Labb&eacute; et &eacute;v&ecirc;que du Mont Cassin dit les choses suivantes dans son commentaire sur saint Matthieu P.2 C.7 : &laquo; si quelquun dit : cette route est &eacute;troite, ces commandements sont dobservation tr&egrave;s difficiles, il le soumet en disant : &laquo; efforcez vous dentrer &raquo; et la voie, dit-il, est resserr&eacute;e et la porte &eacute;troite ; cest pourquoi elle est trouv&eacute;e par un petit nombre dhommes : cependant cest cette voie et cette porte par laquelle on parvient &agrave; la vie &eacute;ternelle. &laquo; peu sont ceux qui se sauvent, en comparaison de ceux qui se damnent. &raquo;Do&ugrave; le Seigneur dit ailleurs : &laquo; Beaucoup sont appel&eacute;s, peu sont &eacute;lus &raquo;. Ce chemin et cette porte qui conduisent &agrave; la perdition est tr&egrave;s ouvert et tr&egrave;s large et pour cela beaucoup dhommes sy engagent.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Je&ucirc;ner, veiller, sabstenir des d&eacute;sirs de la chair et de toutes les volupt&eacute;s, ne pas accomplir sa propre volont&eacute;, &agrave; qui&nbsp; cela ne semble t il pas &eacute;troit et resserr&eacute; ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Et vraiment, manger et boire en abondance, et de mani&egrave;re raffin&eacute;e, ob&eacute;ir &agrave; tous les d&eacute;sirs de la chair et &agrave; toutes les volupt&eacute;s ne sopposer&nbsp; en rien &agrave; sa propre volont&eacute;, &agrave; qui cela ne semble t il pas large et grand ?</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Beaucoup marchent sur ce chemin, beaucoup entrent par cette porte. Mais o&ugrave; p&eacute;n&egrave;trent-ils ?  Dans la cit&eacute; de la perdition compl&egrave;te, la soci&eacute;t&eacute; de la mort, la prison des angoisses et le lac de toutes les mis&egrave;res. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Et au sujet de Matthieu chapitre&nbsp; XX : &laquo; ce qui suit : &laquo; beaucoup sont appel&eacute;s, peu sont &eacute;lus, &raquo;- il montre quil y en a tr&egrave;s peu qui se sauvent, en comparaison de ceux qui &agrave; chaque heure sont appel&eacute;s. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Egalement &agrave; propos de Matthieu XXII : &laquo; Beaucoup sont appel&eacute;s, peu sont &eacute;lus : &raquo;- dit il &laquo; Beaucoup sont appel&eacute;s aux noces, peu sont introduits dans la chambre nuptiale et dans la gloire. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Dans le premier livre des sentences, chapitre II, de larche de No&eacute; : &laquo; cet arche est la Sainte Eglise en dehors de laquelle personne nest sauv&eacute; ; celui qui y aura &eacute;t&eacute; trouv&eacute; au jour de la vengeance ne p&eacute;rira pas. Maintenant il semble quil y en ait beaucoup qui se trouveront alors en dehors delleLes m&eacute;chants sont beaucoup plus nombreux que les bons ; ils sont plus nombreux ceux qui recherchent les biens terrestres que ceux qui recherchent les biens c&eacute;lestes. Etroit est le chemin qui conduit &agrave; la vie ; large est celui qui conduit &agrave; la perdition. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">28 (+1122)</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Dans son chapitre 42, du salaire des ouvriers de la vigne, il applique la parabole &agrave; lhumanit&eacute; enti&egrave;re et ne la restreint pas aux&nbsp; juifs et aux chr&eacute;tiens. Et finalement, il sexprime ainsi : &laquo; beaucoup sont appel&eacute;s &agrave; la foi, peu acquiescent. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Ici il sagit de la foi vivante qui saccompagne de lobservation des commandements jusqu&agrave; la fin et du respect de la robe nuptiale cest &agrave; dire baptismale jusquau jour du jugement.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&laquo; Faisons attention dit il et redoutons, quapr&egrave;s labsolution du divin bapt&ecirc;me ayant perdu la vie de la gr&acirc;ce, nous ne souillions notre &acirc;me ce qui non seulement nous fera exclure des noces, mais aussi &ecirc;tre pr&eacute;cipit&eacute; dans un supplice &eacute;pouvantable. Nous devons prendre soin de notre robe int&eacute;rieure et non de notre robe ext&eacute;rieure. Beaucoup sont en effet appel&eacute;s, peu sont &eacute;lus. Le Christ a dit aussi cela &agrave; la fin de la parabole du salaire des ouvriers de la vigne. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">29 <b><u>Saint Anselme de Canterbury (+1109), docteur de l'&eacute;glise</u></b></font> <p><font face="Times New Roman,Times">Dans sa lettre &agrave; Odon et Lanzon :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Nous pouvons tous &ecirc;tre certains que parmi les nombreux appel&eacute;s il y en a peu qui sont &eacute;lus, puisque cest la V&eacute;rit&eacute; elle m&ecirc;me qui a parl&eacute;.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Mais nous sommes tous dans lincertitude du&nbsp; nombre exact des &eacute;lus, puisque la V&eacute;rit&eacute; sest tue.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Cest pourquoi quiconque ne vit pas encore comme le petit nombre ou ne&nbsp; corrige pas sa vie, quil se place tout de suite lui m&ecirc;me parmi le petit nombre des &eacute;lus ou quil craigne avec certitude sa r&eacute;probation.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Celui qui sestime faire d&eacute;j&agrave; partie du petit nombre des &eacute;lus,&nbsp; quil ne soit pas assur&eacute; &agrave; 100% de la s&eacute;curit&eacute; de son &eacute;lection. Puisque, comme nul dentre nous ne sait &agrave; quelle petitesse se r&eacute;duit le nombre des &eacute;lus, personne ne sait parfaitement sil en fait d&eacute;j&agrave; partie, il est d&eacute;j&agrave; permis d&ecirc;tre semblable au petit nombre, parmi les nombreux appel&eacute;s. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Cette id&eacute;e fut tellement famili&egrave;re au saint docteur quil la r&eacute;p&egrave;te souvent, fermement et dans les m&ecirc;mes termes. Ainsi &agrave; quelques moines :&nbsp; [latin Monachos Beccenses]</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Nous pouvons tous &ecirc;tre certains que parmi les nombreux appel&eacute;s il y en a peu qui sont &eacute;lus, puisque cest la V&eacute;rit&eacute; elle m&ecirc;me qui a parl&eacute; &raquo;, etc.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Et &agrave; sa consur en religion, Ida : &laquo; Amie tr&egrave;s ch&egrave;re en Dieu ! Le Seigneur dit : &laquo; beaucoup sont appel&eacute;s, peu sont &eacute;lus. &raquo; Ne soit donc jamais certaine de devoir &ecirc;tre compt&eacute;e parmi les &eacute;lus tant que tu vivras, bien qu il y en ait peu &agrave; qui une&nbsp; vie comme la tienne puisse &ecirc;tre compar&eacute;e</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Orig&egrave;ne</u></b>, p&egrave;re de l'&eacute;glise : &laquo; Maintenant que nous nous sommes multipli&eacute;s, comme il est difficile que beaucoup soient vraiment bons et impossible que la parole de J&eacute;sus -beaucoup d'appel&eacute;s et peu d'&eacute;lus ne se v&eacute;rifie pas ! De tant de personnes qui professent la foi chr&eacute;tienne, on en trouve peu qui aient une foi v&eacute;ritable, et qui soient dignes de la b&eacute;atitude. &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Hom. IV. in Jer.</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Orig&egrave;ne</u></b> (+294)</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b>Dans son commentaire sur saint Matthieu</b>,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Les invit&eacute;s aux noces : &laquo;parce que plusieurs [de nombreux] sont invit&eacute;s, absolument aucun nest trouv&eacute; digne (cest &agrave; dire au banquet c&eacute;leste), il ajoute ceci &agrave; la parabole : &laquo; beaucoup en effet sont appel&eacute;s. &raquo; - et &agrave; cause de ceux qui, entr&eacute;s &agrave; la salle des noces, comme leur nombre est petit ce sont allong&eacute;s pour manger, il dit cela : &laquo; peu en v&eacute;rit&eacute; sont &eacute;lus. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&laquo; Parce que si quelquun consid&egrave;re les assembl&eacute;es nombreuses dans les &eacute;glises et <u>combien m&egrave;nent une vie et droite et pieuse et se sont convertis &agrave; la nouvelle loi et &agrave; linverse combien vivent mollement et vivent comme la plupart des gens</u> [se conforment &agrave; ce si&egrave;cle] , alors seulement il verra lutilit&eacute; de cette parole prononc&eacute;e par le Sauveur : &laquo; Beaucoup en effet sont appel&eacute;s, mais peu sont &eacute;lus.&raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&laquo; Ailleurs il a &eacute;t&eacute; dit : &laquo; Beaucoup chercheront &agrave; entrer et ne le pourront pas ; &raquo; et : &laquo; efforcez-vous de rentrer par la porte &eacute;troite, parce quil y en a peu qui la trouveront. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b>&nbsp;Et la IV&egrave;me hom&eacute;lie sur J&eacute;r&eacute;mie</b> : &laquo; En prenant le crit&egrave;re de la foi et de la v&eacute;rit&eacute;, nous consid&eacute;rons, non la multitude mais la volont&eacute; des hommes. Nous ne voyons pas lassembl&eacute;e elle-m&ecirc;me mais nous d&eacute;couvrons quil est difficile de trouver la v&eacute;ritable foi dans une telle masse de gens dans les &eacute;glises. Alors il y avait vraiment des fid&egrave;les quand les martyrs &eacute;taient frapp&eacute;s &agrave; mort, quils subissaient une mort cruelle, les repentants revenaient &agrave; l&eacute;glise ;&nbsp; il y avait la multitude des gens qui se lamentaient quand les cat&eacute;chum&egrave;nes qui venaient de recevoir la foi &eacute;taient conduits imm&eacute;diatement au martyre pour &ecirc;tre frapp&eacute;s &agrave; mort : quand les femmelettes et le sexe faible demeuraient intr&eacute;pides jusqu&agrave; la mort.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Alors en v&eacute;rit&eacute; se produisaient des signes dans les cieux, et des prodiges sur la terre, alors les chr&eacute;tiens &eacute;taient peu nombreux mais ils &eacute;taient vraiment fid&egrave;les, lorsquils passaient par la porte &eacute;troite et resserr&eacute;e qui conduit &agrave; la vie. Maintenant&nbsp; que nous sommes devenus plus nombreux, comme il est difficile que beaucoup soient vraiment bons et&nbsp; J&eacute;sus ne ment pas en disant : <i>Beaucoup sont appel&eacute;s, peu sont &eacute;lus</i>. De tant de personnes qui professent la foi chr&eacute;tienne, on en trouve peu qui aient la foi v&eacute;ritable, et qui soient dignes de la b&eacute;atitude. &raquo;</font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Cornelius a Lapide , s.j. :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">Commentaria in Scripturam Sacram , Paris, &eacute;d. Viv&egrave;s, commentaire de l'&eacute;p&icirc;tre de saint Jacques, chap. II, I a.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&laquo; Certains soutiennent, d'apr&egrave;s B&egrave;de, l'opinion suivante : ceux qui sont sauv&eacute;s par la mis&eacute;ricorde de Dieu, sans doute faut-il entendre par l&agrave; ceux qui ont fait mis&eacute;ricorde, sont plus nombreux que ceux qui sont condamn&eacute;s par son jugement; les &eacute;lus sont plus nombreux que les r&eacute;prouv&eacute;s.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Ceci est vrai pour les anges : ceux qui rest&egrave;rent fid&egrave;les sont en effet plus nombreux que ceux qui tomb&egrave;rent.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Pour les hommes, c'est faux. Il est certain en effet que la partie de beaucoup la plus nombreuse des hommes se damne, si l'on compte tous les hommes absolument, y compris les pa&iuml;ens, les musulmans et les h&eacute;r&eacute;tiques.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">La raison et l'autorit&eacute; semblent indiquer que, parmi les chr&eacute;tiens adultes, le nombre des damn&eacute;s est plus grand que celui des &eacute;lus.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">La raison, car la partie de beaucoup la plus grande des chr&eacute;tiens vit en &eacute;tat de p&eacute;ch&eacute; mortel: suivant la r&egrave;gle de saint Augustin, on meurt comme on a v&eacute;cu ; de sorte quil est rare que celui qui vit mal meure bien, et inversement. On dira que tous re&ccedil;oivent les Sacrements &agrave; la fin de leur vie.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Je r&eacute;ponds : pas tous, car beaucoup meurent sans sacrements dans les combats, sur les navires, dans les montagnes, dans la campagne, etc.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">M&ecirc;me parmi ceux qui les re&ccedil;oivent, beaucoup les re&ccedil;oivent mal et n'expient donc pas leurs p&eacute;ch&eacute;s : beaucoup en effet souffrent d'une ignorance crasse en ce qui concerne les articles de foi qu'il faut conna&icirc;tre et auxquels il faut croire explicitement, ainsi qu'en ce qui concerne les Sacrements ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">ils ignorent en particulier qu'il faut le ferme propos de ne plus p&eacute;cher pour &ecirc;tre capable de recevoir l'absolution ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">ils ignorent qu'une r&eacute;solution forte et constante de l'&acirc;me est requise pour que le ferme propos soit consid&eacute;r&eacute; comme absolu et efficace.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">D'autres savent ce qui est n&eacute;cessaire pour le salut, mais ils vivent sans se soucier de leur salut personnel, enti&egrave;rement occup&eacute;s &agrave; amasser richesses et dignit&eacute;s, &agrave; construire des maisons, &agrave; am&eacute;nager des jardins, des vignes, etc. de sorte qu'ils ne pensent que rarement ou jamais &agrave; Dieu, &agrave; la vie &eacute;ternelle, &agrave; leur conscience, sauf au moment de P&acirc;ques ; encore ne le font-ils alors que pour cette seule raison qu'ils sont oblig&eacute;s par un pr&eacute;cepte de l'Eglise &agrave; se confesser et &agrave; communier ; une fois P&acirc;ques pass&eacute;, ils retournent aussit&ocirc;t &agrave; leurs pr&eacute;occupations terrestres, s'y plongent et s'y enfouissent.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Les uns ont la conscience li&eacute;e par l'usure, la simonie, les biens injustement acquis et qu'ils ne veulent pas restituer. D'autres ont des concubines ou sont impliqu&eacute;s dans des amours obsc&egrave;nes dont ils ne peuvent se d&eacute;barrasser parce qu'ils ne le veulent pas s&eacute;rieusement.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">D'autres entretiennent des proc&egrave;s, des rixes, des haines immortelles.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Beaucoup savent que le ferme propos est requis pour l'absolution ; et pourtant ils ne se pr&eacute;occupent pas de l'acqu&eacute;rir ni de s'y maintenir ; mais ils font semblant de l'avoir et se persuadent m&ecirc;me faussement &agrave; eux-m&ecirc;mes qu'ils l'ont. Car ce ferme propos est chose ardue, grande et difficile : beaucoup cependant ne veulent pas s'y attacher avec &eacute;nergie ; ils ne veulent pas consacrer toutes leurs forces &agrave; une chose si ardue, surtout au moment de la maladie et &agrave; l'article de la mort, alors que la raison,le jugement, les sens et les forces de l'homme sont affaiblis et endormis : en cons&eacute;quence, par l'habitude acquise au cours de tant d'ann&eacute;es, ils forment leur r&eacute;solution au moment de la mort comme ils avaient l'habitude de la former &agrave; P&acirc;ques, c'est-&agrave;-dire de mani&egrave;re superficielle, verbale et inefficace.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Voil&agrave; bien le juste ch&acirc;timent du p&eacute;cheur : parce qu'il a v&eacute;cu dans l'oubli de Dieu, il mourra dans l'oubli de son propre salut, comme le soulignent saint Gr&eacute;goire et saint Augustin (au livre 3 du trait&eacute; du Libre Arbitre).</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Celui qui n a pas voulu corriger sa conduite quand il en avait la possibilit&eacute; sera puni par son p&eacute;ch&eacute; m&ecirc;me : il ne pourra plus samender lorsque lui en viendra l'intention tardive.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Bien des signes confirment que nombre de p&eacute;cheurs n'arrivent plus &agrave; concevoir un ferme propos.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">1 &deg; On redresse sa conduite une fois l'an, &agrave; l'occasion de P&acirc;ques, et on se confesse parce qu'on s'y sent comme contraint par les monitions du pr&ecirc;tre : ce bon mouvement est presque arrach&eacute; par le sentiment d'une obligation au lieu d'&ecirc;tre libre et spontan&eacute; comme le devrait &ecirc;tre le ferme propos n&eacute;cessaire. Aussi, pass&eacute;es la communion Pascale et la confession, retourne-t-on bient&ocirc;t &agrave; ses passions, &agrave; ses habitudes perverses, &agrave; ses p&eacute;ch&eacute;s, comme le font aussi beaucoup de ceux qui se sont confess&eacute;s &agrave; l'article de la mort et qui, le danger &eacute;cart&eacute;, retombent dans toutes leurs mis&egrave;res. Ce retour au mal montre bien qu'on ne s'&eacute;tait converti que par obligation ou par peur de la mort, mais qu'il n'y avait r&eacute;ellement rien de s&eacute;rieux ni de profond.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">2&deg; Combien vivent dans l'ivresse, la fornication sous toutes ses formes, les disputes, le parjure, les m&eacute;disances, sans vouloir rien abandonner de ces coupables habitudes : ou s'ils en ont l'intention, ils ne prennent aucun des rnoyens n&eacute;cessaires pour arracher des vices enracin&eacute;s. Par-dessus tout, l'orgueil et la luxure dominent les hommes sous leur pouvoir, et plus que tout autre vice, ces deux-l&agrave; remplissent l'enfer.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">3&deg; Beaucoup de gens tiennent &agrave; des conventions sp&eacute;cieuses, &agrave; de faux principes directement contraires aux exigences d'une vraie conversion ; ils y ont &eacute;t&eacute; nourris d&egrave;s l'enfance, ont grandi et continuent de vivre dans des sophismes tels que : l'injustice qui vous est faite, &agrave; vous-m&ecirc;me ou aux v&ocirc;tres, exige une &eacute;gale vengeance ; honte et m&eacute;pris &agrave; celui qui y manque. Ou encore : provoqu&eacute;, on ne refuse pas un duel sans forfaire &agrave; l'honneur. Ou : entre convives, videz votre verre avec tous ceux qui trinquent &agrave; votre sant&eacute;, et cela jusqu'&agrave; l'ivresse s'il le faut. Votre situation passe avant tout, et l'&eacute;tablissement de vos enfants, dit-on : pour acqu&eacute;rir ou pour d&eacute;velopper une situation, gagner un grade, tout est permis, et si un commandement de Dieu ou de l'Eglise vous g&ecirc;ne, passez outre. D&eacute;fendre sa vie et sa fortune est un devoir premier, m&ecirc;me au m&eacute;pris des lois divines.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">On ne tol&egrave;re pas une injure, une calomnie, un soufflet sans rendre la pareille, etc.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Que de gens, quand l'occasion s'en pr&eacute;sente, ne se d&eacute;cident que sur la base de ces id&eacute;es re&ccedil;ues qu'ils professent, qu'ils cherchent &agrave; justifier et auxquelles ils ne renonceraient pour rien au monde.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; M&ecirc;me au tribunal de la p&eacute;nitence, si le confesseur les interroge sur ces points pr&eacute;cis, ils d&eacute;clarent hautement qu'ils ne peuvent violer ces conventions. S'agit-il de respect humain, de situation ou de confort, il n'y a plus ni Dieu ni Diable !</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Erig&eacute;s en usages intangibles, et m&ecirc;me en vertus, ces sophismes s'opposent diam&eacute;tralement au ferme propos d'&eacute;viter le p&eacute;ch&eacute; et de placer avant tout l'ob&eacute;issance &agrave; Dieu.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Or, trop de pr&eacute;dicateurs n&eacute;gligent ces mati&egrave;res qu'il faudrait pourtant enseigner, expliquer, inculquer profond&eacute;ment. Ils leur pr&eacute;f&egrave;rent de banales explications d'Evangile dont ils ne tirent &agrave; l'adresse des p&eacute;cheurs endurcis que des propos &eacute;mouvants sur les souffrances du Christ, sur la mis&eacute;ricorde de Dieu, sur les m&eacute;rites de la Charit&eacute; envers les pauvres, parfois sur la Bienheureuse Vierge Marie qui ne cesse dinterc&eacute;der pour ceux qui la prient. Ils ne descendent pas &acirc; ces p&eacute;ch&eacute;s concrets, &agrave; ces points pr&eacute;cis contre lesquels il faudrait tonner, fulminer jusqu'&agrave; en extirper toute racine perverse.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Voil&agrave; pourquoi des cit&eacute;s et des peuples entiers restent englu&eacute;s dans ces habitudes, dans ces maximes du monde, dans ces sophismes et finalement dans ces p&eacute;ch&eacute;s, et voil&agrave; aussi pourquoi aucun pr&eacute;dicateur - ou si peu - ne remporte des fruits de conversion.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Etes-vous d&eacute;vor&eacute; de z&egrave;le pour la gloire de Dieu, le progr&egrave;s des &acirc;mes, le bien de l'Eglise et le salut de ceux qui vous entendent ? Alors changez votre mode de pr&ecirc;cher, frappez vigoureusement les consciences afin d'en arracher jusqu'aux sources et aux principes du mal qui y r&eacute;pand ses ravages.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">4&deg; Pour certains, le repentir devant la mort est sinc&egrave;re ; ils se confessent dans de bonnes dispositions, mais souvent leur maladie se prolonge encore quelques jours. Alors ils sont assi&eacute;g&eacute;s des souvenirs de leurs anciennes passions, de tout ce qui, si longtemps, avait occup&eacute; leur esprit ; bient&ocirc;t ils tendent &agrave; accepter ces souvenirs, ils c&egrave;dent &agrave; la mauvaise pens&eacute;e, dans la d&eacute;lectation morose, le regret de leurs habitudes pass&eacute;es. Le d&eacute;mon ne manque pas de repr&eacute;senter ces souvenirs &agrave; l'imagination, d'en raviver les images, de tenter le moribond avec la derrni&egrave;re violence en cet ultime combat du corps qui tente de retenir 1&acirc;me qui s&eacute;chappe.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">C'est en juste ch&acirc;timent de leurs fautes et de leur n&eacute;gligence que Dieu donne &agrave; Satan la permission de tourmenter ceux qui, dans la force de la sant&eacute;, n'ont pas eu garde de mortifier leurs passions et leur ont, au contraire, laiss&eacute; la bride sur le cou. Combien succombent alors et vont &agrave; leur perte &eacute;ternelle : les tristes exemples en abondent.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">5&deg; Pratiquer la vertu, poursuivre son salut et gagner le ciel sont choses si &eacute;lev&eacute;es et si difficiles &agrave; la fois qu'elles surpassent toutes puissances naturelles. La nature humaine, corrompue par le p&eacute;ch&eacute;, inclin&eacute;e aux choses terrestres est tellement encha&icirc;n&eacute;e par les affections du monde, par le souci des occupations, des hommes, de son bien-&ecirc;tre ou de ses plaisirs que, m&ecirc;me en y ordonnant parfaitement toutes ses &eacute;nergies, &agrave; peine pourrait-elle saisir quelque infime reflet des choses c&eacute;lestes, et moins encore s'y reposer.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Sans doute la gr&acirc;ce de Dieu pr&eacute;c&egrave;de-t-elle l'intention de l'homme ; elle habite m&ecirc;me l'homme en &eacute;tat de p&eacute;ch&eacute;, soutient celui qui est faible et aide celui qui est tomb&eacute; &agrave; se relever : mais elle ne peut l'emp&ecirc;cher de retomber ; mais, dans cette corruption g&eacute;n&eacute;rale des puissances naturelles, au milieu de tant d'occasions de p&eacute;ch&eacute;, parmi les tentations de la chair, du monde et du D&eacute;mon, il n'est que trop facile de retomber bient&ocirc;t dans quelques p&eacute;ch&eacute; mortel, et alors la contrition et le ferme propos qui permettraient d'en sortir sont bien difficiles &agrave; provoquer de nouveau.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Pourquoi ? Pour deux raisons qui sont comme les deux p&ocirc;les autour desquels tourne toute la question et qui sont le tr&egrave;s grand nombre de ceux qui se damnent et le petit nombre de ceux qui se sauvent.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Telle &eacute;tait la pens&eacute;e de <b>saint Justin</b> (apud Damascenum, Lib. II Paralip, cap. LXXXVII) :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&laquo; L'esprit qui s'est attach&eacute; aux choses terrestres ne s'en d&eacute;gagera qu'avec peine ;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">il sera tr&egrave;s difficile de l'arracher &agrave; ce &agrave; quoi il s'&eacute;tait habitu&eacute;. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times">La gravit&eacute; de ces v&eacute;rit&eacute;s et l'exp&eacute;rience qu'ils en ont acquise ont conduit plus d'un homme avis&eacute; &agrave; r&eacute;former, toute pens&eacute;e contraire : ainsi le <b>bienheureux Justinien</b> qui pensait d'abord que la plupart des chr&eacute;tiens seraient sauv&eacute;s, corrigea cette proposition pour &eacute;crire au contraire que le plus grand nombre allait &agrave; sa perte.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Etant &agrave; Rome, j'ai rencontr&eacute; la m&ecirc;me opinion de divers c&ocirc;t&eacute;s, notamment d'un ma&icirc;tre pr&eacute;dicateur, autrefois c&eacute;l&egrave;bre, qui pr&eacute;chait partout que les confessions des moribonds qui avaient v&eacute;cu dans le p&eacute;ch&eacute; &eacute;taient ordinairement plus mauvaises encore que celles qu'ils avaient pu faire dans leur vie pass&eacute;e.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Enfin pourquoi ne pas citer <b>saint Augustin </b>(Serm. 57, De Tempore) : &laquo; Il ne vous servira de rien, dit-il, dans les derniers moments de votre vie, de demander p&eacute;nitence quand vous n'aurez plus ni le temps ni la force de faire p&eacute;nitence. En vain, mes chers enfants, resteriez-vous dans une telle illusion ". Et plus loin : &laquo; Le repenlir d'un malade est faible comme celui qui l'exprime ; et le repentir d'un moribond, comme je crains qu'il n'ait d&eacute;j&agrave; perdu toute vie ! Mes chers enfants, celui d'entre vous qui veut trouver mis&eacute;ricorde devant Dieu, qu'il fasse p&eacute;nitence d&egrave;s maintenant, dans la force de l'&acirc;ge, afin dentrer aussi sain dans l'&eacute;ternit&eacute; ! "</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Le m&ecirc;me p&egrave;re avertit ailleurs (Hom. 41 Inter 50) : " parce que vous vous &ecirc;tes confess&eacute;, parce que vous avez re&ccedil;u l'absolution, vous croyez pouvoir mourir en s&eacute;curit&eacute; : et moi, je vous dis que je suis beaucoup moins s&ucirc;r que vous de votre avenir !.. " Et d'expliquer :</font> <br><font face="Times New Roman,Times">"Vous n'avez song&eacute; &agrave; vous repentir que lorsque vous ne pouviez plus p&eacute;cher : c'est donc le p&eacute;ch&eacute; qui vous d&eacute;laisse, ce n'est pas vous qui l'avez rejet&eacute;. Tenez la chose certaine : votre salut reste incertain ! "</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Enfin dans son 24&egrave;me&nbsp; sermon&nbsp; sur les paroles du Seigneur selon saint Luc&nbsp; : &laquo; Conservez l'innocence tout au long de votre vie si vous ne voulez pas risquer de mourir dans le p&eacute;ch&eacute; ! &raquo;</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Tout cela me conduit &agrave; une certitude. Dans les endroits, dans les villes, les nations o&ugrave; l'&eacute;ducation du peuple est saine, o&ugrave; les habitudes sont honn&ecirc;tes, l&agrave; o&ugrave; les efforts des ma&icirc;tres, ceux des &eacute;v&ecirc;ques et des cur&eacute;s, ceux des confesseurs se conjuguent avec ceux des magistrats et des gouvernants pour susciter d&egrave;s le premier &acirc;ge les vertus de foi et de pi&eacute;t&eacute;, pour les d&eacute;velopper, pour les enflammer de z&egrave;le, l&agrave;, sans doute, j'estime que le plus grand nombre sera sauv&eacute;. Mais ailleurs, partout o&ugrave; ces heureuses conditions ne sont pas r&eacute;unies, o&ugrave; dominent l'ignorance et l'insouciance des choses du salut, l&agrave; o&ugrave; les dispositions au mal sont entretenues ou d&eacute;velopp&eacute;es par l'&eacute;ducation ou le climat social que l&agrave; il y ait plus de damn&eacute;s que d'&eacute;lus je le pense et je crains fort de ne pas me tromper. &raquo;</font> <p><font face="Times New Roman,Times"><b><u>Saint Jean Chrysostome</u></b>, p&egrave;re et docteur de l'&eacute;glise, dans son hom&eacute;lie XXIV sur les Actes des Ap&ocirc;tres,&nbsp; professe m&ecirc;me la v&eacute;rit&eacute; horrible que</font> <br><font face="Times New Roman,Times"><a href="tro.html">la majorit&eacute; des pr&ecirc;tres ne sont pas fid&egrave;les &agrave; leur mission et se damnent</a></font> <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Suarez, s.j. :</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">Tract. de div. predest. et reprob. Lib. VI, cap. 3, Sitne major numerus predestinatorum aut reproborum.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">&nbsp;&laquo; On peut &eacute;tablir de nombreuses comparaisons.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">La premi&egrave;re entre les anges.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Sur ce point, les th&eacute;ologiens, avec saint Thomas (2-9-63, art. 9, ad. 1), affirment commun&eacute;ment que le plus grand nombre des anges sest sauv&eacute;.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Une seconde comparaison peut &ecirc;tre &eacute;tablie entre les hommes en les comprenant tous, absolument, depuis le d&eacute;but jusqu'&agrave; la fin du monde.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">L'opinion commune et v&eacute;ridique est que le nombre des r&eacute;prouv&eacute;s est; dans ce cas, plus grand que celui des &eacute;lus. Chose qui se d&eacute;montre par ce passage de saint Matthieu (VII, 14) : elle est &eacute;troite la porte et resserr&eacute;e la voie qui m&egrave;ne &agrave; la vie, et i1 en est peu qui la trouvent. C'est pour cette raison que les &eacute;lus sont habituellement d&eacute;sign&eacute;s comme le petit nombre.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Si la comparaison se fait entre les Chr&eacute;tiens et si nous entendons par l&agrave; tous ceux qui se glorifient du nom du Christ, y compris les h&eacute;r&eacute;tiques, les apostats et les schismatiques, il me para&icirc;t probable dans ce cas que le plus grand nombre est celui des damn&eacute;s.</font> <p><font face="Times New Roman,Times">Si par Chr&eacute;tiens nous entendons ceux-l&agrave; seulement qui font partie de l'Eglise Catholique, il me para&icirc;t plus vrai de dire que la plus grande partie se sauve dans la loi de Gr&acirc;ce. En effet, parmi ceux-l&agrave;, ceux qui meurent avant l'&acirc;ge de raison ont pour la plupart re&ccedil;u le bapt&ecirc;me ; quant aux adultes, la plupart d'entre eux p&egrave;chent souvent mortellement, mais ils se rel&egrave;vent fr&eacute;quemment et passent leur vie &agrave; chuter et &agrave; se relever. En d&eacute;finitive, il en est peu qui, &agrave; la fin de leur vie, ne re&ccedil;oivent les sacrements et ne se repentent de leurs p&eacute;ch&eacute;s, au moins avec une douleur d'attrition. Cela suffit alors pour se justifier. Et, une fois justifi&eacute;s, il leur est facile de pers&eacute;v&eacute;rer sans p&eacute;cher mortellement pendant le peu de temps (qui les s&eacute;pare de la mort). Ainsi, en tenant compte de toutes les circonstances, on peut affirmer avec beaucoup de vraisemblance que beaucoup de ces chr&eacute;tiens se sauvent. &raquo;</font> <br>&nbsp; <p><b><u>Sainte Catherine de Sienne</u></b>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <i>Votre mis&eacute;ricorde luit m&ecirc;me dans les t&eacute;n&egrave;bres de lenfer</i> <br><i>Les Dialogues</i> <div align=right><i>&nbsp;</i></div> chapitre XXX (= 30) <p>(...) O Mis&eacute;ricorde, qui venez du P&egrave;re, et qui gouvernez par votre puissance lunivers tout entier! O Dieu, cest votre mis&eacute;ricorde qui nous a cr&eacute;&eacute;s, qui nous a r&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;s dans le sang de votre Fils ; cest votre mis&eacute;ricorde qui nous conserve ; votre mis&eacute;ricorde a fait lutter votre Fils sur le bois de la croix. Oui, la mort a lutt&eacute; contre la vie, la vie contre la mort. La vie a vaincu la mort du p&eacute;ch&eacute;, et la mort du p&eacute;ch&eacute; a ravi la vie corporelle de linnocent Agneau. Qui est rest&eacute; vaincu? la mort. Et quelle en fut la cause? votre mis&eacute;ricorde. <p>3.- Votre mis&eacute;ricorde donne la vie ; elle donne la lumi&egrave;re qui fait conna&icirc;tre votre cl&eacute;mence en toute cr&eacute;ature, dans les justes et dans les p&eacute;cheurs. Votre mis&eacute;ricorde brille au plus haut des cieux, dans vos saints ; et si je regarde sur la terre, votre mis&eacute;ricorde y abonde. <b><u>Votre mis&eacute;ricorde luit m&ecirc;me dans les t&eacute;n&egrave;bres de lenfer</u></b>, car vous ne donnez pas aux damn&eacute;s tous les tourments quils m&eacute;ritent. <p>4.- Votre mis&eacute;ricorde adoucit votre justice ; par mis&eacute;ricorde, vous nous avez purifi&eacute;s dans le sang de votre Fils ; par mis&eacute;ricorde, vous avez voulu habiter avec vos cr&eacute;atures &agrave; force damour. Ce n&eacute;tait pas assez de vous incarner, vous avez voulu mourir ; ce n&eacute;tait pas assez de mourir, vous avez voulu descendre aux enfers et d&eacute;livrer les saints, pour accomplir en eux votre v&eacute;rit&eacute; et votre mis&eacute;ricorde. Votre bont&eacute; a promis de r&eacute;compenser ceux qui vous servaient fid&egrave;lement, et vous &ecirc;tes descendu aux limbes pour tirer de peine (48) ceux qui vous avaient servi, et leur rendre le fruit de leurs travaux. (...) <br>&nbsp; <br>&nbsp; <br>&nbsp; <p><b><u><font face="Times New Roman,Times">Buts de cette page</font></u></b> <br><font face="Times New Roman,Times">Cette page n'est pas faite pour d&eacute;sesp&eacute;rer, elle est faite pour stimuler et combattre l'erreur de la th&eacute;ologie Polnaref- Balthazar: "<i>nous irons tous au paradis</i>".</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Le salut est conditionn&eacute; &agrave; l'acte le plus facile &agrave; faire pour l'homme: penser,</font> <br><font face="Times New Roman,Times">le salut est conditionn&eacute; &agrave; la pri&egrave;re, prier c'est penser &agrave; Dieu en l'aimant, c'est lui consacrer du temps en pensant &agrave; lui, on peut prier allonger, assis, debout, &agrave; genoux, il n'y a rien de plus facile.</font> <br><font face="Times New Roman,Times">Nous sommes tous p&eacute;cheurs, nous avons tous m&eacute;rit&eacute; l'enfer &eacute;ternel, J&eacute;sus est mort pour nous sauver tous de cet enfer, et tout homme qui le lui demandera sera sauv&eacute;, <i>qui prie se sauve, qui ne prie pas se damne</i>, voir saint Alphonse de Liguori <i><a href="http://jesusmarie.free.fr/al_alphonse_de_liguori.html">Trait&eacute; de la Pri&egrave;re</a></i></font> <br><font face="Times New Roman,Times">J&eacute;sus nous demande de prier pour recevoir la gr&acirc;ce de l'aimer, c'est &agrave; dire vivre les 10 commandements: <i>Ce ne sont pas ceux qui disent "Seigneur, Seigneur" qui seront sauv&eacute;s mais ceux qui font la volont&eacute; de mon P&egrave;re.</i>Mt. VII, 21</font> <p><font face="Times New Roman,Times">d'accord / pas d'accord ? => faites le moi savoir => <a href="mailto:alexis@jesusmarie.com">alexis@JesusMarie.com</a></font> <p><font face="Times New Roman,Times"><a href="http://jesusmarie.free.fr/Indexxx.html">www.JesusMarie.com</a></font> </body> </html> 
