<html>  <head>   <TITLE>Le Ciel et l'Enfer - chap. XI</TITLE>   <META NAME="keywords" CONTENT="moise, spiritisme">   <META NAME="description" CONTENT="De la dfense d'voquer les morts"> <style> <!--  /* Style Definitions */ p.MsoNormal, li.MsoNormal, div.MsoNormal 	{mso-style-parent:""; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:12.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} h2 	{mso-style-next:Normal; 	margin-top:12.0pt; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:12.0pt; 	margin-left:0cm; 	text-align:center; 	mso-pagination:widow-orphan; 	mso-outline-level:2; 	font-size:18.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-bidi-font-weight:normal;} p.Normalquest, li.Normalquest, div.Normalquest 	{mso-style-name:"Normal quest"; 	margin-top:6.0pt; 	margin-right:0cm; 	margin-bottom:0cm; 	margin-left:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	text-align:justify; 	text-indent:14.2pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:16.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} p.Normalrep, li.Normalrep, div.Normalrep 	{mso-style-name:"Normal rep"; 	margin:0cm; 	margin-bottom:.0001pt; 	text-align:justify; 	text-indent:14.2pt; 	mso-pagination:widow-orphan; 	font-size:16.0pt; 	mso-bidi-font-size:10.0pt; 	font-family:"Times New Roman"; 	mso-fareast-font-family:"Times New Roman";} @page Section1 	{size:595.3pt 841.9pt; 	margin:70.85pt 70.85pt 70.85pt 70.85pt; 	mso-header-margin:35.4pt; 	mso-footer-margin:35.4pt; 	mso-paper-source:0;} div.Section1 	{page:Section1;} --> </style> </head>  <body lang=FR style='tab-interval:35.4pt'> <P><CENTER><TABLE BORDER="0" WIDTH="100%" CELLPADDING="5" CELLSPACING="0">   <TR>     <TD WIDTH="210">     <A HREF="../lyon.htm" TARGET="_top"><IMG SRC="../images/logo.gif"     ALT="Le Centre Spirite Lyonnais Allan Kardec" BORDER="0" WIDTH="210"     HEIGHT="53" NATURALSIZEFLAG="3" ALIGN="BOTTOM"></A> </TD>     <TD>     <P ALIGN=RIGHT><FONT SIZE="-1" FACE="arial"><A HREF="../telechargement.htm"     TARGET="_top">Retour</A>  	- <A HREF="ciel10.htm">Chapitre prc&eacute;dent</A> 	- <A HREF="mailto:spirite@free.fr">Nous     &eacute;crire</A</FONT></P>      <HR ALIGN=LEFT> </TD>   </TR> </TABLE></CENTER></P> <P><BR><BR>  <div class=Section1>  <h2><a name="_Toc478877202">CHAPITRE XI <br> - <br> DE LA DEFENSE D'EVOQUER LES MORTS.</a></h2>  <p class=Normalquest>1.&nbsp;- L'Eglise ne nie aucunement le fait des manifestations&nbsp;; elle les admet toutes, au contraire, ainsi qu'on l'a vu dans les citations prcdentes, mais elle les attribue  l'intervention exclusive des dmons. C'est  tort que quelques-uns invoquent l'Evangile pour les interdire, car l'Evangile n'en dit pas un mot. Le suprme argument que l'on fait valoir est la dfense de Mose. Voici en quels termes s'exprime  ce sujet, le mandement cit dans les chapitres prcdents&nbsp;:</p>  <p class=Normalrep>Il n'est point permis de se mettre en rapport avec eux (les Esprits), soit immdiatement, soit par l'entremise de ceux qui les invoquent et les interrogent. La loi mosaque punissait de mort ces pratiques dtestables, en usage parmi les Gentils. N'allez pas trouver les magiciens, est-il dit au livre du Lvitique, et n'adressez aux devins aucune question, de peur d'encourir la souillure en vous adressant  eux. (Chapitre XIX, v. 31.) - Si un homme ou une femme a un Esprit de Python ou de divination, qu'ils soient punis de mort&nbsp;; ils seront lapids, et leur sang retombera sur leurs ttes. (Chapitre XX, v. 27.) Et au livre de Deutronome&nbsp;: Qu'il n'y ait parmi vous personnes* qui consulte les devins, ou qui observe les songes et les augures, ou qui use de malfices, de sortilges et d'enchantements, ou qui consulte ceux qui ont l'Esprit de Python et qui pratiquent la divination, ou qui interrogent les morts pour apprendre la vrit&nbsp;; car le Seigneur a en abomination toutes ces choses, et il dtruira,  votre arrive, les nations qui commettent ces crimes. (Chapitre XVIII, v. 10, 11, 12.)</p>  <p class=Normalquest>2.&nbsp;- Il est utile, pour l'intelligence du vritable sens des paroles de Mose, d'en rappeler le texte complet, un peu abrg dans cette citation&nbsp;:</p>  <p class=Normalrep>Ne vous dtournez point de votre Dieu, pour aller chercher des magiciens, et ne consultez point les devins, de peur de vous souiller en vous adressant  eux. Je suis le Seigneur votre Dieu. (<i style='mso-bidi-font-style: normal'>Lvitique</i>, chapitre XIX, v. 31.)</p>  <p class=Normalrep>Si un homme ou une femme a un Esprit de Python, ou un esprit de divination, qu'ils soient punis de mort&nbsp;; ils seront lapids, et leur sang retombera sur leur tte. (<i style='mso-bidi-font-style:normal'>Idem</i>, chapitre XX, v. 27.)</p>  <p class=Normalrep>Lorsque vous serez entrs dans le pays que le Seigneur votre Dieu vous donnera, prenez bien garde de ne pas vouloir imiter les abominations de ces peuples&nbsp;; - et qu'il ne se trouve personne parmi vous, qui prtende <i style='mso-bidi-font-style:normal'>purifier son fils ou sa fille, en les faisant passer par le feu</i>, ou qui consulte les devins, ou qui observe les songes et les augures, ou qui use de malfices, de sortilges et d'enchantements, ou qui consulte ceux qui ont l'esprit de Python, et qui se mlent de deviner, ou qui interrogent les morts pour apprendre la vrit. - Car le Seigneur a en abomination toutes ces choses, et il exterminera tous ces peuples  votre entre,  cause de ces sortes de crimes qu'ils ont commis. (<i style='mso-bidi-font-style:normal'>Deutronome</i>, chapitre XVIII, v. 9, 10, 11 et 12.)</p>  <p class=Normalquest>3.&nbsp;- Si la loi de Mose doit tre rigoureusement observe sur ce point, elle doit l'tre galement sur tous les autres, car pourquoi serait-elle bonne en ce qui concerne les vocations, et mauvaise en d'autres parties&nbsp;? Il faut tre consquent&nbsp;; si l'on reconnat que sa loi n'est plus en harmonie avec nos moeurs et notre poque pour certaines choses, il n'y a pas de raison pour qu'il n'en soit pas ainsi de la dfense dont il s'agit.</p>  <p class=Normalrep>Il faut d'ailleurs se reporter aux motifs qui ont provoqu cette dfense, motifs qui avaient alors leur raison d'tre, mais qui n'existent assurment plus aujourd'hui. Le lgislateur hbreu voulait que son peuple rompt avec toutes les coutumes puises en Egypte, o celle des vocations tait en usage et un sujet d'abus, comme le prouvent ces paroles d'Isae&nbsp;: L'Esprit de l'Egypte s'anantira dans elle, et je renverserai sa prudence&nbsp;; ils consulteront leurs idoles, leurs devins, leurs pythons et leurs magiciens. (Chapitre XIX, v. 3.)</p>  <p class=Normalrep>En outre, les Isralites ne devaient contracter aucune alliance avec les nations trangres&nbsp;; or, ils allaient retrouver les mmes pratiques chez celles o ils allaient entrer et qu'ils devaient combattre. Mose dut donc, par politique, inspirer au peuple hbreu, de l'aversion pour toutes leurs coutumes qui eussent t des points de contact s'il se les ft assimiles. Pour motiver cette aversion, il fallait les prsenter comme rprouves par Dieu mme&nbsp;; c'est pourquoi il dit&nbsp;: Le Seigneur a en abomination toutes ces choses, et il dtruira, <i style='mso-bidi-font-style:normal'> votre arrive</i>, les nations qui commettent ces crimes.</p>  <p class=Normalquest>4.&nbsp;- La dfense de Mose tait d'autant mieux justifie qu'on n'voquait pas les morts par respect et affection pour eux, ni avec un sentiment de pit&nbsp;; c'tait un moyen de divination, au mme titre que les augures et les prsages, exploit par le charlatanisme et la superstition. Quoi qu'il ait pu faire, il ne parvint pas  draciner cette habitude devenue l'objet d'un trafic, ainsi que l'attestent les passages suivants du mme prophte&nbsp;:</p>  <p class=Normalrep>Et lorsqu'ils vous diront&nbsp;: Consultez les magiciens et les devins qui parlent tout bas dans leurs enchantements, rpondez-leur&nbsp;: Chaque peuple ne consulte-t-il pas son Dieu&nbsp;? Et va-t-on parler aux morts de ce qui regarde les vivants&nbsp;? (Isae, chapitre VIII, v. 19.)</p>  <p class=Normalrep>C'est moi qui fais voir la fausset des prodiges de la magie&nbsp;; qui rends insenss ceux qui se mlent de deviner&nbsp;; qui renverse l'esprit des sages, et qui convaincs de folie leur vaine science. (Chapitre XLIV, v. 25.)</p>  <p class=Normalrep>Que ces augures qui tudient le ciel, qui contemplent les astres, et qui comptent les mois pour en tirer les prdictions qu'ils veulent vous donner de l'avenir, viennent maintenant, et qu'ils vous sauvent. - Ils sont devenus comme la paille, le feu les a dvors&nbsp;; ils ne pourront dlivrer leurs mes des flammes ardentes&nbsp;; il ne restera pas mme de leur embrasement des charbons auxquels on puisse se chauffer, ni du feu devant lequel on puisse s'asseoir. - Voil ce que deviendront toutes ces choses auxquelles vous vous tiez employs avec tant de travail&nbsp;; ces <i style='mso-bidi-font-style:normal'>marchands</i> qui avaient trafiqu avec vous ds votre jeunesse s'enfuiront tous, l'un d'un ct, l'autre d'un autre, sans qu'il s'en trouve un seul qui vous tire de vos maux. (Chapitre XLVII, v. 13, 14, 15.)</p>  <p class=Normalrep>Dans ce chapitre, Isae s'adresse aux Babyloniens, sous la figure allgorique de la vierge fille de Babylone, fille des Chaldens. (Verset 1.) Il dit que les enchanteurs n'empcheront pas la ruine de leur monarchie. Dans le chapitre suivant, il s'adresse directement aux Isralites.</p>  <p class=Normalrep>Venez ici, vous autres, enfants d'une devineresse, race d'un homme adultre et d'une femme prostitue. - De qui vous tes-vous jous&nbsp;? Contre qui avez-vous ouvert la bouche, et lanc vos langues perantes&nbsp;? N'tes-vous pas des enfants perfides et des rejetons btards, - vous qui cherchez votre consolation dans vos dieux sous tous les arbres chargs de feuillages, qui <i style='mso-bidi-font-style:normal'>sacrifiez vos petits enfants</i> dans les torrents sous les roches avances&nbsp;? - Vous avez mis votre confiance dans les pierres du torrent&nbsp;; vous avez rpandu des liqueurs pour les honorer&nbsp;; vous leur avez offert des sacrifices. Aprs cela, mon indignation ne s'allumera-t-elle pas&nbsp;? (Chapitre LVII, v. 3, 4, 5, 6.)</p>  <p class=Normalrep>Ces paroles sont sans quivoque&nbsp;; elles prouvent clairement que, dans ce temps, les vocations avaient pour but la divination, et qu'on en faisait un commerce&nbsp;; elles taient associes aux pratiques de la magie et de la sorcellerie, et mme accompagnes de sacrifices humains. Mose avait donc raison de dfendre ces choses, et de dire que Dieu les avait en abomination. Ces pratiques superstitieuses se sont perptues jusque dans le moyen ge&nbsp;; mais aujourd'hui la raison en a fait justice, et le Spiritisme est venu montrer le but exclusivement moral, consolateur et religieux des relations d'outre-tombe&nbsp;; ds lors que les spirites ne sacrifient pas les petits enfants et ne rpandent pas des liqueurs pour honorer les dieux, qu'ils n'interrogent ni les astres, ni les morts, ni les augures pour connatre l'avenir que Dieu a sagement cach aux hommes&nbsp;; qu'ils rpudient tout trafic de la facult que quelques-uns ont reue de communiquer avec les Esprits&nbsp;; qu'ils ne sont mus ni par la curiosit, ni par la cupidit, mais par un sentiment pieux et par le seul dsir de s'instruire, de s'amliorer et de soulager les mes souffrantes, la dfense de Mose ne les concerne en aucune faon&nbsp;; c'est ce qu'auraient vu ceux qui l'invoquent contre eux, s'ils avaient mieux approfondi le sens des paroles bibliques&nbsp;; ils auraient reconnu qu'il n'existe aucune analogie entre ce qui se passait chez les Hbreux et les principes du Spiritisme&nbsp;; bien plus, que le Spiritisme condamne prcisment ce qui motivait la dfense de Mose&nbsp;; mais, aveugls par le dsir de trouver un argument contre les ides nouvelles, ils ne se sont pas aperus que cet argument porte compltement  faux.</p>  <p class=Normalrep>La loi civile de nos jours punit tous les abus que voulait rprimer Mose. Si Mose a prononc le dernier supplice contre les dlinquants, c'est qu'il fallait des moyens rigoureux pour gouverner ce peuple indisciplin&nbsp;; aussi la peine de mort est-elle prodigue dans sa lgislation&nbsp;; il n'avait du reste pas grand choix dans ses moyens de rpression&nbsp;; il n'avait ni prisons, ni maisons de correction dans le dsert, et son peuple n'tait pas de nature  subir la crainte de peines purement disciplinaires&nbsp;; il ne pouvait graduer sa pnalit comme on le fait de nos jours. C'est donc  tort qu'on s'appuie sur la svrit du chtiment pour prouver le degr de culpabilit de l'vocation des morts. Faudrait-il par respect pour la loi de Mose, maintenir la peine capitale pour tous les cas o il l'appliquait&nbsp;? Pourquoi d'ailleurs fait-on revivre avec tant d'insistance cet article, alors qu'on passe sous silence le commencement du chapitre qui dfend <i style='mso-bidi-font-style:normal'>aux prtres de possder les biens de la terre, et d'avoir part  aucun hritage, parce que le Seigneur est lui-mme leur hritage&nbsp;?</i> (<i style='mso-bidi-font-style:normal'>Deutronome</i>, chapitre XXVIII, v. 1 et 2.)</p>  <p class=Normalquest>5.&nbsp;- Il y a deux parties distinctes dans la loi de Mose&nbsp;: la loi de Dieu proprement dite, promulgue sur le mont Sina, et la loi civile ou disciplinaire approprie aux moeurs et au caractre du peuple&nbsp;; l'une est invariable, l'autre se modifie selon les temps, et il ne peut venir  la pense de personne que nous puissions tre gouverns par les mmes moyens que les Hbreux dans le dsert, pas plus que les capitulaires de Charlemagne ne pourraient s'appliquer  la France du dix-neuvime sicle. Qui songerait, par exemple  faire revivre aujourd'hui cet article de la loi mosaque&nbsp;: Si un boeuf heurte de sa corne un homme ou une femme, et qu'ils en meurent, le boeuf sera lapid, et on ne mangera point de sa chair&nbsp;; mais le matre du boeuf sera jug innocent. (<i style='mso-bidi-font-style: normal'>Exode</i>, chapitre XXI, v. 28 et suivants.)</p>  <p class=Normalrep>Cet article qui nous parat si absurde, n'avait pourtant pas pour objet de punir le boeuf et d'acquitter son matre&nbsp;; il quivalait simplement  la confiscation de l'animal, cause de l'accident, pour obliger le propritaire  plus de surveillance. La perte du boeuf tait la punition du matre, punition qui devait tre assez sensible, chez un peuple pasteur, pour qu'il ne ft pas ncessaire de lui en infliger d'autre&nbsp;; mais elle ne devait profiter  personne, c'est pourquoi il tait interdit d'en manger la chair. D'autres articles stipulent le cas o le matre est responsable.</p>  <p class=Normalrep>Tout avait sa raison d'tre dans la lgislation de Mose, car tout y est prvu jusque dans les moindres dtails&nbsp;; mais la forme ainsi que le fond taient selon les circonstances o il se trouvait. Certes, si Mose revenait aujourd'hui donner un code  une nation civilise de l'Europe, il ne lui donnerait pas celui des Hbreux.</p>  <p class=Normalquest>6.&nbsp;- A cela on objecte que toutes les lois de Mose sont dictes au nom de Dieu, aussi bien que celle du Sina. Si on les juge toutes de source divine, pourquoi les commandements sont-ils borns au Dcalogue&nbsp;? C'est donc qu'on en a fait la diffrence&nbsp;; si toutes manent de Dieu, toutes sont galement obligatoires&nbsp;; pourquoi ne les observe-t-on pas toutes&nbsp;? Pourquoi, en outre, n'a-t-on pas conserv la circoncision que Jsus a subie et qu'il n'a point abolie&nbsp;? On oublie que tous les lgislateurs anciens, pour donner plus d'autorit  leurs lois, ont dit les tenir d'une divinit. Mose avait plus qu'aucun autre, besoin de cet appui, en raison du caractre de son peuple&nbsp;; si, malgr cela, il eut tant de peine  se faire obir, c'et t bien pis, s'il les et promulgues en son propre nom.</p>  <p class=Normalrep>Jsus n'est-il pas venu modifier la loi mosaque, et sa loi n'est-elle pas le code des chrtiens&nbsp;? N'a-t-il pas dit&nbsp;: Vous avez appris qu'il a t dit aux Anciens telle et telle chose, et moi je vous dis telle autre chose&nbsp;? Mais a-t-il touch  la loi du Sina&nbsp;? en aucune faon&nbsp;; il la sanctionne, et toute sa doctrine morale n'en est que le dveloppement. Or, nulle part il ne parle de la dfense d'voquer les morts. C'tait une question assez grave cependant, pour qu'il ne l'ait pas omise dans ses instructions, alors qu'il en a trait de plus secondaires.</p>  <p class=Normalquest>7.&nbsp;- En rsum, il s'agit de savoir si l'Eglise met la loi mosaque au-dessus de la loi vanglique, autrement dit, si elle est plus juive que chrtienne. Il est mme  remarquer que, de toutes les religions celle qui a fait le moins d'opposition au Spiritisme, c'est la juive, et qu'elle n'a point invoqu contre les relations avec les morts, la loi de Mose sur laquelle s'appuient les sectes chrtiennes.</p>  <p class=Normalquest>8.&nbsp;- Autre contradiction. Si Mose a dfendu d'voquer les Esprits des morts, c'est donc que ces Esprits peuvent venir, autrement sa dfense et t inutile. S'ils pouvaient venir de son temps, ils le peuvent encore aujourd'hui&nbsp;; si ce sont les Esprits des morts, ce ne sont donc pas exclusivement des dmons. Du reste, Mose ne parle nullement de ces derniers.</p>  <p class=Normalrep>Il est donc vident qu'on ne saurait logiquement s'appuyer sur la loi de Mose en cette circonstance, par le double motif qu'elle ne rgit pas le Christianisme, et n'est pas approprie aux moeurs de notre poque. Mais, en lui supposant toute l'autorit que quelques-uns lui accordent, elle ne peut, ainsi que nous l'avons vu, s'appliquer au Spiritisme.</p>  <p class=Normalrep>Mose, il est vrai, comprend l'interrogation des morts dans sa dfense&nbsp;; mais ce n'est que d'une manire secondaire, et comme accessoire des pratiques de la sorcellerie. Le mot <i style='mso-bidi-font-style: normal'>interroger</i> mis  ct des devins et des augures, prouve que, chez les Hbreux, les vocations taient un moyen de divination&nbsp;; or, les spirites n'voquent pas les morts pour en obtenir des rvlations illicites, mais pour en recevoir de sages conseils et procurer du soulagement  ceux qui souffrent. Certes, si les Hbreux ne se fussent servis des communications d'outre-tombe que dans ce but, loin de les dfendre, Mose les aurait encourages, parce qu'elles auraient rendu son peuple plus traitable.</p>  <p class=Normalquest>9.&nbsp;- S'il a plu  quelques critiques factieux ou malintentionns, de prsenter les runions spirites comme des assembles de sorciers et de ncromanciens, et les mdiums comme des diseurs de bonne aventure&nbsp;; si quelques charlatans mlent ce nom  des pratiques ridicules qu'il dsavoue, assez de gens savent  quoi s'en tenir sur le caractre essentiellement moral et grave des runions du Spiritisme srieux&nbsp;; la doctrine crite pour tout le monde, proteste assez contre les abus de tout genre pour que la calomnie retombe sur qui le mrite.</p>  <p class=Normalquest>10.&nbsp;- L'vocation, dit-on, est un manque de respect pour les morts dont il ne faut pas troubler la cendre. Qui dit cela&nbsp;? les adversaires de deux camps opposs qui se donnent la main&nbsp;: les incrdules <i style='mso-bidi-font-style:normal'>qui ne croient pas aux mes</i>, et ceux qui, y croyant, prtendent qu'<i style='mso-bidi-font-style:normal'>elles ne peuvent venir et que le dmon seul se prsente</i>.</p>  <p class=Normalrep>Quand l'vocation est faite religieusement et avec recueillement&nbsp;; quand les Esprits sont appels non par curiosit, mais par un sentiment d'affection et de sympathie, et avec le dsir sincre de s'instruire et de devenir meilleur, on ne voit pas ce qu'il y aurait de plus irrespectueux d'appeler les gens <i style='mso-bidi-font-style:normal'>aprs leur mort que de leur vivant</i>. Mais il y a une autre rponse premptoire  cette objection, c'est que les Esprits viennent librement et non par contrainte&nbsp;; qu'ils viennent mme spontanment sans tre appels&nbsp;; qu'ils tmoignent leur satisfaction de se communiquer aux hommes, et se plaignent souvent de l'oubli o on les laisse parfois. S'ils taient troubls dans leur quitude ou mcontents de notre appel, ils le diraient ou ne viendraient pas. Puisqu'ils sont libres, quand ils viennent, c'est que cela leur convient.</p>  <p class=Normalquest>11.&nbsp;- On allgue une autre raison&nbsp;: Les mes, dit-on, demeurent au sjour que leur a assign la justice de Dieu, c'est--dire dans l'enfer ou dans le paradis&nbsp;; ainsi celles qui sont dans l'enfer n'en peuvent sortir, quoique toute libert soit  cet gard, laisse aux dmons&nbsp;; celles qui sont dans le paradis sont tout entires  leur batitude&nbsp;; elles sont trop au-dessus des mortels pour s'occuper d'eux, et trop heureuses pour revenir sur cette terre de misre s'intresser aux parents et amis qu'elles y ont laisss. Elles sont donc comme ces riches qui dtournent la vue des pauvres, de peur que cela ne trouble leur digestion&nbsp;? S'il en tait ainsi, elles seraient peu dignes du bonheur suprme qui serait le prix de l'gosme. Reste celles qui sont dans le purgatoire&nbsp;; mais celles-l sont souffrantes et ont  songer  leur salut avant tout&nbsp;; donc ni les unes ni les autres ne pouvant venir, c'est le diable seul qui vient  leur place. Si elles ne peuvent venir, il n'y a donc pas  craindre de troubler leur repos.</p>  <p class=Normalquest>12.&nbsp;- Mais ici se prsente une autre difficult. Si les mes qui sont dans la batitude, ne peuvent quitter leur sjour fortun pour venir au secours des mortels, pourquoi l'Eglise invoque-t-elle l'assistance des saints qui, eux, doivent jouir de la plus grande somme possible de batitude&nbsp;? Pourquoi dit-elle aux fidles de les invoquer dans les maladies, les afflictions, et pour se prserver des flaux&nbsp;? Pourquoi, selon elle, les saints, la Vierge elle-mme, viennent-ils se montrer aux hommes et faire des miracles&nbsp;? Ils quittent donc le ciel pour venir sur la terre. Si ceux qui sont au plus haut des cieux peuvent le quitter, pourquoi ceux qui sont moins levs ne le pourraient-ils pas&nbsp;?</p>  <p class=Normalquest>13.&nbsp;- Que les incrdules nient la manifestation des mes, cela se conoit puisqu'ils ne croient pas  l'me&nbsp;; mais ce qui est trange, c'est de voir ceux dont les croyances reposent sur son existence et son avenir, <i style='mso-bidi-font-style:normal'>s'acharner contre les moyens de prouver qu'elle existe, et s'efforcer de dmontrer que cela est impossible</i>. Il semblerait naturel, au contraire, que ceux qui ont le plus d'intrt  son existence dussent accueillir avec joie, et comme un bienfait de la Providence, les moyens de confondre les ngateurs par des preuves irrcusables, puisque ce sont les ngateurs de la religion. Ils dplorent sans cesse l'envahissement de l'incrdulit qui dcime le troupeau des fidles, et quand le plus puissant moyen de la combattre se prsente, ils le repoussent avec plus d'obstination que les incrdules eux-mmes. Puis, lorsque les preuves dbordent au point de ne laisser aucun doute, on a recours, comme argument suprme,  la dfense de s'en occuper, et pour la justifier on va rechercher un article de la loi de Mose auquel nul ne songeait, et o l'on veut,  toute force, voir une application qui n'existe pas. On est si heureux de cette dcouverte, qu'on ne s'aperoit pas que cet article est une justification de la doctrine spirite.</p>  <p class=Normalquest>14.&nbsp;- Tous les motifs allgus contre les rapports avec les Esprits ne peuvent soutenir un examen srieux&nbsp;; de l'acharnement que l'on y met cependant, on peut infrer qu' cette question se rattache un grand intrt, sans cela on n'y mettrait pas autant d'insistance. A voir cette croisade de tous les cultes contre les manifestations, on dirait qu'<i style='mso-bidi-font-style:normal'>ils en ont peur</i>. Le vritable motif pourrait bien tre la crainte que les Esprits, trop clairvoyants, ne vinssent clairer les hommes sur les points qu'on tient  laisser dans l'ombre, et leur faire connatre au juste ce qu'il en est de l'autre monde et des <i style='mso-bidi-font-style:normal'>vritables conditions pour y tre heureux ou malheureux</i>. C'est pourquoi, de mme qu'on dit  un enfant&nbsp;: Ne va pas l, il y a un loup-garou&nbsp;; on dit aux hommes&nbsp;: N'appelez pas les Esprits, c'est le diable. Mais on aura beau faire&nbsp;; si l'on interdit aux hommes d'appeler les Esprits, on n'empchera pas les Esprits de venir vers les hommes ter la lampe de dessous le boisseau.</p>  <p class=Normalrep>Le culte qui sera dans le vrai absolu n'aura rien  craindre de la lumire, car la lumire fera ressortir la vrit, et le dmon ne saurait prvaloir contre la vrit.</p>  <p class=Normalquest>15.&nbsp;- Repousser les communications d'outre-tombe, c'est rejeter le puissant moyen d'instruction qui rsulte pour soi-mme de l'initiation  la vie future, et des exemples qu'elles nous fournissent. L'exprience nous apprenant, en outre, le bien que l'on peut faire en dtournant du mal les Esprits imparfaits, en aidant ceux qui souffrent  se dgager de la matire et  s'amliorer, les interdire, c'est priver des mes malheureuses de l'assistance que nous pouvons leur donner. Les paroles suivantes d'un Esprit rsument admirablement les consquences de l'vocation pratique dans un but charitable&nbsp;:</p>  <p class=Normalrep>Chaque Esprit souffrant et plaintif vous racontera la cause de sa chute, les entranements auxquels il a succomb&nbsp;; il vous dira ses esprances, ses combats, ses terreurs&nbsp;; il vous dira ses remords, ses douleurs, ses dsespoirs&nbsp;; il vous montrera Dieu, justement irrit, punissant le coupable de toute la svrit de sa justice. En l'coutant, vous serez mus de compassion pour lui et de crainte pour vous-mmes&nbsp;; en le suivant dans ses plaintes, vous verrez Dieu ne le perdant pas de vue, attendant le pcheur repentant, lui tendant les bras sitt qu'il essaie d'avancer. Vous verrez les progrs du coupable, auxquels vous aurez le bonheur et la gloire d'avoir contribu&nbsp;; vous les suivrez avec sollicitude, comme le chirurgien suit les progrs de la blessure qu'il panse journellement. (Bordeaux, 1861.)</p>  <p class=MsoNormal><![if !supportEmptyParas]>&nbsp;<![endif]><o:p></o:p></p>  </div> <BR> <BR> </P>  <H4><CENTER><A HREF="ciel12.htm">Chapitre suivant</A></CENTER></H4>  <P><BR> </P>  <P><CENTER><TABLE BORDER="0" WIDTH="100%" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0" vspace="0" hspace="0">   <TR>     <TD WIDTH="100%">     &nbsp;</TD>   </TR>   <TR>     <TD ALIGN="CENTER"> <BR>     <B><FONT SIZE="-1" FACE="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="../chaine.htm"     TARGET="_top">Cha&icirc;nes des Sites de l&#146;U.S.F.F.</A>     | <A HREF="../telechargement.htm" TARGET="_top">T&eacute;l&eacute;chargement</A>     | <A HREF="../bulletin.htm" TARGET="_top">Bulletin</A></FONT></B><BR>     <B><FONT SIZE="-1" FACE="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="mailto:spirite@free.fr">nous     &eacute;crire</A> | <A HREF="../agora.htm" TARGET="_top">L&#146;Agora     Spirite</A> | <A HREF="../nouvelles.htm" TARGET="_top">Actualit&eacute;s</A></FONT></B></TD>   </TR> </TABLE></CENTER> </body>  </html> 
