<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0 Transitional//EN" 			"http://www.w3.org/TR/REC-html40/loose.dtd"> <HTML> <head> <style> BODY { background: black url(../pict/etoileb.gif); background-attachment: fixed; } a.acent14:link {font-size:14px; text-decoration: none; color:FFDC00;} a.acent14:visited {font-size:14px; text-decoration: none; color:FFDC00;} a.acent14:hover {font-size:14px; text-decoration: none; color:99CCFF;} a.acent14:active {font-size:14px; text-decoration: none; color:99CCFF;} a.ablue14:link {font-size:14px; text-decoration: none; color:99CCFF;} a.ablue14:visited {font-size:14px; text-decoration: none; color:99CCFF;} a.ablue14:hover {font-size:14px; text-decoration: none; color:blue;} a.ablue14:active {font-size:14px; text-decoration: none; color:blue;} a.aleft12:link {font-size:12px; text-decoration: underline; color:FFDC00;} a.aleft12:visited {font-size:12px; text-decoration: underline; color:FFDC00;} a.aleft12:hover {font-size:12px; text-decoration: underline; color:99CCFF;} a.aleft12:active {font-size:12px; text-decoration: underline; color:99CCFF;} div.left48 {color: #CC0000; font-size:48px; text-align: left; } div.left36 {color: #CC0000; font-size:36px; text-align: left; } div.centre24 { font-weight: bold; color: 99CCFF; font-size:24px; text-align: center; } div.centre18 {color: FFDC00; font-size:18px; text-align: center; } div.left18 {color: FFDC00; font-size:18px; text-align: left; } div.just14 {color: FFFFFF; font-size:14px; text-align: justify; } div.cent14 {color: FFFFFF; font-size:14px; text-align: center; } div.cent14y {color: FFDC00; font-size:14px; text-align: center; } div.left12a {color: FFFFFF; font-size:12px; text-align: left; } div.just12 {color: FFFFFF; font-size:12px; text-align: justify; } div.cent10 {color: FFDC00; font-size:10px; text-align: center; } </style> <META HTTP-EQUIV="CONTENT-TYPE" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1"> <META NAME="AUTHOR" CONTENT="stvoyager.online.fr"> <META NAME="KEYWORDS" CONTENT="Star trek Voyager,episodes,fanfic,saison,saison 8,saison virtuelle,hiatus,snakes,serpents,roman,novel,livres ST,romance,drame,comedie,janeway,seven of nine,chakotay,J/C,paris, torres,P/T"> <META NAME="DESRIPTION" CONTENT="stvoyager: premier site en francais exclusivement consacre a la serie Star Trek Voyager. Saison 8 virtuelle de Voyager situee apres le final 'Endgame'- Troisieme episode: Entre le paradis et l'Enfer. Le Voyager est confronte a une race technologiquement tres avancee, les sernaix, dont ils ont le plus grand mal a se proteger. En association avec le site www.creativelogs.com"> <TITLE>ENTRE LE PARADIS ET L'ENFER</TITLE> </HEAD>  <body background="../pict/etoileb.gif" bgcolor="#000000" text="#FFFFFF" link="#FFDC00" vlink="#FFDC00" alink="#99CCFF"> <img src="../pict/titlevoy.gif"><table border=0 cellspacing=0 cellpadding=0><tr><td width=35 align=left valign=top><img src="../pict/vertrect15.gif"><img src="../pict/rect20x20.gif"><BR><img src="../pict/vertrecthalf15.gif"></td><td width=500 align=left valign=top><font size=7 color=#CC0000><DIV class="left48">Star Trek Voyager<br>La saison 8 virtuelle</DIV></FONT><FONT size=6 color=#CC0000><DIV class="left36">8.03 Entre le Paradis et l'Enfer</DIV></font></td><td width=300 align=right valign=top><font size=3 color="#CC0000">Derni&egrave;re mise &agrave; jour :</font><font color=#00c0f0>20 juillet 2001</font><br><a href="http://stvoyager.free.fr" TARGET="_self"><img width=270 height=106 alt="Retour a la page d'accueil" align=center src="../pict/stvoylogo.gif" border=0><BR>Retour &agrave; la page d'accueil</a></td></tr></table> <hr> <table border=0 cellpadding=0 cellspacing=0 width=100%><tr><td align=left width=10 bgcolor="#99CCFF"><font color="#99CCFF">.</font></td><td width=10><font color="000000">.</font></td><td align=center valign=top width=800><A href="saison8.htm" TARGET="_self" class="acent14"><IMG src="../pict/sais8/buttonbfr.gif" border=0><BR><B>Retour aux autres &eacute;pisodes de la saison 8</A></B><DIV class="centre24">&nbsp;<BR>8.03 ENTRE LE PARADIS ET L'ENFER</DIV><A href="s802.htm" TARGET="_self" class="acent14">Episode pr&eacute;c&eacute;dent</A>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<A href="s803text.htm" TARGET="_self" class="acent14"><B>Version Texte</B></A>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<A href="http://vv8.jetc.org" TARGET="_new" class="acent14"><B>Version originale</B></A>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<A href="s804.htm" TARGET="_self" class="acent14">Episode suivant</A></td></tr> <tr><td align=left width=10 bgcolor="#99CCFF"><font color="#99CCFF">.</font></td><td width=10><font color="000000">.</font></td><td align=left valign=top width=800> Episode 8.03 - <B>Entre le Paradis et l'Enfer</B><BR> Par: <B>Katane</B> (katane@chantico.com)<BR> Version fran&ccedil;aise: <B>Eric</B><p> <I>Note: Star Trek: Voyager, personnages et autres produits d&eacute;riv&eacute;s sont des marques d&eacute;pos&eacute;es de Paramount Pictures. Aucune infraction aux droits d'auteurs de Paramount voulue. La Saison 8 virtuelle de Voyager (Voyager Virtual Season 8, VS8) est une entreprise &agrave; but non lucrative. L'histoire est propri&eacute;t&eacute; de son auteur. Pas de reproduction sans sa permission.</I><P> <BR> <FONT face="Arial, Helvetica, sans-serif" size=3><DIV class="just12"> <B>Entre le paradis et l'enfer</B><BR> <B>"Les cauchemars de l'enfance &agrave; l'aube de la r&eacute;alit&eacute;"</B><BR> &nbsp;<BR> "Nous sommes les Sernaix, d&eacute;fenseurs de ce royaume."<BR> &nbsp;<BR> Les mots r&eacute;sonn&egrave;rent sur la passerelle, une menace camoufl&eacute;e dans la phrase monotone. L'&eacute;quipage &eacute;tait silencieux, immobile, pris dans le froid et l'horreur caus&eacute;s par une cr&eacute;ature qui leur rappelait des milliers d'histoires d'enfance &agrave; propos de d&eacute;mons et de diables : un d&eacute;mon cornu &agrave; la peau bleue, les fixant avec des yeux qui n'&eacute;taient gu&egrave;re plus que des trous noirs... Une constante dans toutes les soci&eacute;t&eacute;s, la cr&eacute;ature de l'au-del&agrave;. L'autre. L'inconnu...<BR> Tuvok fut le premier &agrave; reprendre ses esprits, apr&egrave;s tout, l'entra&icirc;nement vulcain avait ses avantages, m&ecirc;me si leur mythologie renfermait quand m&ecirc;me quelques horreurs. "Seuls les senseurs visuels d&eacute;tectent leur pr&eacute;sence, capitaine." Ces paroles parurent tirer Janeway de sa stupeur, et elle se tourna vers le poste d'op&eacute;rations.<BR> "Harry, interpellez-les" dit-elle, "voyons voir s'ils sont plus r&eacute;ceptifs maintenant qu'ils se sont pr&eacute;sent&eacute;s."<BR> Harry travailla rapidement, envoyant le message de bienvenue standard sur toutes les fr&eacute;quences et, comme il l'avait fait &agrave; leur premi&egrave;re apparition, sur des fr&eacute;quences qui n'&eacute;taient m&ecirc;me pas cens&eacute;es &ecirc;tre disponible. Il releva la t&ecirc;te apr&egrave;s un moment. "Rien, capitaine. Aucune r&eacute;ponse sur tous les canaux."<BR> La vue sur l'&eacute;cran principal changea subitement. Le visage de l'&eacute;tranger disparut, remplac&eacute; par l'habituel, mais non familier, paysage stellaire et par un vaisseau encore plus &eacute;trange. La profonde noirceur de la coque semblait &ecirc;tre parfaite, sans d&eacute;faut et inalt&eacute;rable, m&ecirc;me par des marques ou de quelconques ouvertures. M&ecirc;me sur le visuel qui s'&eacute;tendait devant eux, le vaisseau semblait avaler l'espace lui-m&ecirc;me. Aucune r&eacute;flexion n'&eacute;tait visible sur sa surface : il n'&eacute;tait visible qu'&agrave; cause de l'absence d'&eacute;toiles &agrave; l'endroit o&ugrave; il se trouvait.<BR> Tom frissonna sur son si&egrave;ge, retenant le commentaire incisif qui lui vint &agrave; l'esprit quand l'image de l'&eacute;tranger disparut de l'&eacute;cran. Chakotay se tourna vers la console, entre les si&egrave;ges de commandement, consultant les diagnostics et v&eacute;rifiant la position et l'&eacute;tat du Voyager par un r&eacute;flexe automatique.<BR> "Harry", commen&ccedil;a Janeway, dans l'intention de lui demander d'amplifier ses scans. Elle n'eut le temps de dire que son nom avant que ses mots ne soient noy&eacute;s par le tonnerre grondant de la proclamation, encore plus forte que la premi&egrave;re.<BR> "Nous sommes les Sernaix, d&eacute;fenseurs de ce royaume."<BR> Il n'y avait pas, cette fois, d'image de l'&eacute;tranger sur l'&eacute;cran principal, mais seulement l'image du vaisseau.<BR> Tom soupira, dissipant la froideur de la phrase si violemment r&eacute;p&eacute;t&eacute;e. "Nous vous avons entendu la premi&egrave;re fois", marmonna t'il pour lui-m&ecirc;me.<BR> "Je suis d&eacute;sol&eacute;, capitaine", dit Harry, brisant le silence. "Je ne sais pas comment ils font pour faire &ccedil;a. Cela n'entre pas par aucun canal que je peux isoler. C'est comme s'ils &eacute;mettaient sur tous les canaux et aucun en m&ecirc;me temps. Cela n'a aucun sens."<BR> La passerelle &eacute;tait anormalement calme, bien que le silence commen&ccedil;a &agrave; laisser la place aux sons plus familiers des consoles en action et de l'&eacute;quipage vaquant &agrave; ses occupations. Janeway regarda l'&eacute;cran en s'asseyant sur son si&egrave;ge. Le vaisseau &eacute;tait toujours l&agrave;, immobile, insondable &agrave; plus d'un aspect. "Qu'est-ce qu'ils veulent ?"<BR> Elle n'avait pas encore r&eacute;alis&eacute; qu'elle avait parl&eacute; tout haut et fut un peu surprise d'avoir une r&eacute;ponse de Chakotay. "Je ne suis pas s&ucirc;r que ce soit une bonne id&eacute;e de rester ici pour le savoir", dit-il calmement, ne voulant pas attirer l'attention du reste de l'&eacute;quipage pr&eacute;sent. "S'ils peuvent tirer pendant que leur vaisseau est en camouflage furtif et qu'ils peuvent aller et venir sur nos syst&egrave;mes de communications sans laisser de traces, mais qu'ils ne r&eacute;pondent pas &agrave; nos appels, je ne suis pas s&ucirc;r que l'on doive attendre qu'ils prennent une autre initiative. Nous venons d'essuyer un combat, je ne suis pas certain que nous soyons en condition d'en supporter un autre."<BR> Janeway hocha la t&ecirc;te. "Ils ont d&eacute;truit les Cardassiens pour nous, je pensais que vous les approuveriez."<BR> Chakotay la regarda. "Catherine, quelque chose ne va pas. Ils peuvent communiquer tr&egrave;s clairement avec nous, alors pourquoi ne disent-ils pas quelque chose de plus constructif ?"<BR> Janeway ne r&eacute;pondit pas directement, elle se tourna plut&ocirc;t vers Harry. "Harry, essayez d'entrer en contact avec eux. Continuez d'essayer m&ecirc;me s'ils ne r&eacute;pondent pas. Ils savent que nous sommes ici, peut-&ecirc;tre ne se rendent-ils pas compte que l'on essaye de communiquer avec eux.". Elle se tourna vers Chakotay. "Commandeur, je veux que vous &eacute;tudiiez le journal de bord du Delta Flyer. Tom &eacute;tait tr&egrave;s pr&egrave;s d'eux quand le vaisseau Cardassien a explos&eacute;. Peut-&ecirc;tre que les senseurs ont pu d&eacute;tecter quelque chose."<BR> Chakotay opina, prenant une expression am&egrave;re devant le ton de r&eacute;primande que Janeway avait utilis&eacute; en l'appelant par son titre. Il se tourna vers sa console. Il chargea le journal de bord de quelques rapides commandes sur les panneaux de contr&ocirc;le, passant sa frustration sur le mat&eacute;riel. Il se sentait mal &agrave; l'aise, comme si le Voyager &eacute;tait dangereusement expos&eacute; au vaisseau &eacute;tranger flottant &agrave; b&acirc;bord, ou bien se laissant voir &agrave; b&acirc;bord. Seuls les esprits savaient o&ugrave; le vaisseau &eacute;tait vraiment. C'&eacute;tait d'ailleurs &agrave; cela qu'il faisait penser : un vaisseau que les senseurs d&eacute;tectaient seulement quand il se laissait voir, une race qui communiquait seulement quand cela lui chantait. Son enthousiasme &eacute;tait soudain tomb&eacute; et il sentait ses cheveux se dresser dans son cou, l'adr&eacute;naline de l'appr&eacute;hension le pr&eacute;parant subtilement au pire...<BR> Et le pire arriva.<BR> Harry releva la t&ecirc;te pour rapporter une autre s&eacute;rie de communications infructueuses, mais avant qu'il n'ait dit autre chose que "Capitaine", le vaisseau s'&eacute;branla et se mit &agrave; se balancer. La voix de B'Elanna r&eacute;sonna dans les airs en m&ecirc;me temps : "Capitaine, nous avons remis en marche l'armure isolante". Les coups port&eacute;s au vaisseau firent presque tomber Janeway de son si&egrave;ge, mais ces mots lui redonn&egrave;rent un semblant d'espoir.<BR> "Tuvok, retournez les tirs. Paris, manoeuvres d'&eacute;vitement, donnez &agrave; Tuvok l'occasion de tirer. Maintenant !"<BR> Un Chakotay &eacute;berlu&eacute; se tourna vers elle, d&eacute;laissant ses consoles o&ugrave; les rapports de dommages commen&ccedil;aient &agrave; affluer. "Nous n'allons pas les affronter ?" questionna t'il.<BR> "Si, commandeur. Nous devons savoir ce qui se passe ici et se sauver ne nous le dira pas. Avez-vous un probl&egrave;me avec cela ?" La question &eacute;tait purement rh&eacute;torique et les mots, blessants. Son opinion n'&eacute;tait vraisemblablement pas recherch&eacute;e. Encore une fois, Chakotay hocha la t&ecirc;te, mais cette fois, ce n'&eacute;tait pas en r&eacute;ponse aux paroles de Janeway. M&ecirc;me si elle voulait conqu&eacute;rir l'univers, n'importe quel univers, il ne pourrait pas l'arr&ecirc;ter. Cette fois-ci en tout cas, il en &eacute;tait s&ucirc;r.<BR> Le vaisseau s'&eacute;branla encore, l'armure isolante leur donnant plus de protection que les Cardassiens n'en avaient eue, mais les r&eacute;pliques du Voyager ne semblaient pas d&eacute;ranger outre mesure les Sernaix. L'&eacute;quipage se faisait secouer en tous sens, restant &agrave; peine sur leurs pieds ou sur leurs si&egrave;ges &agrave; chaque fois que le vaisseau &eacute;tait touch&eacute;. Les projectiles &eacute;carlates du vaisseau ennemi pass&egrave;rent au travers des boucliers standards comme s'ils n'existaient pas. Tuvok tirait aux phaseurs, les tirs &eacute;taient absorb&eacute;s par le vaisseau et restaient apparemment sans effets, ramenant Chakotay &agrave; sa supposition sur la position du vaisseau : &eacute;tait-il vraiment l&agrave; ?<BR> "Harry, continuez de les appeler" dit Janeway en toussant, s'&eacute;touffant avec la fum&eacute;e provenant d'une console. Activant son communicateur, elle ajouta : "Seven, nous avons besoin de vous sur la passerelle, maintenant !". Rien de cet endroit ne lui semblait familier, mais peut-&ecirc;tre que les Borgs avaient d&eacute;j&agrave; rencontr&eacute; les Sernaix. Peut-&ecirc;tre les avaient-ils rencontr&eacute;s, et assimil&eacute;s, et que la fa&ccedil;on de les combattre &eacute;tait cach&eacute;e dans les profondeurs de l'esprit de Seven.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Les virages serr&eacute;s que Paris ex&eacute;cutait, faisant faire au Voyager des manoeuvres d'&eacute;vitement que m&ecirc;me le Maquis ou Starfleet n'aurait pas reconnu, faisaient peu de diff&eacute;rence : les tirs des Sernaix semblaient les suivre, pourchassant le vaisseau &agrave; chaque virage, ascension ou acc&eacute;l&eacute;ration. L'odeur &acirc;cre des modules bio-neuraux et des circuits &eacute;lectriques br&ucirc;l&eacute;s se r&eacute;pandit sur la passerelle.<BR> "Tuvok, torpilles &agrave; photons, pleine puissance. Visez... visez quelque chose." La frustration pointait dans la voix de Janeway. Ils &eacute;taient surclass&eacute;s et ne pouvaient m&ecirc;me pas d&eacute;terminer d'o&ugrave; venaient les attaques. Seven s'affairait activement sur une console : les Sernaix lui &eacute;taient aussi inconnus qu'au reste de l'&eacute;quipage, mais elle avait d&eacute;but&eacute; une s&eacute;rie de scans. Elle r&eacute;p&eacute;tait probablement ceux d'Harry, de Chakotay et de Tuvok, mais peu importe, une autre perspective faisait parfois la diff&eacute;rence. Ce n'&eacute;tait pourtant pas le cas cette fois.<BR> Chakotay se garda de prodiguer des conseils, se demandant dans combien de temps Janeway donnerait l'ordre de quitter le combat, se demandant d'ailleurs si elle allait quitter le combat tout court. Tuvok &eacute;non&ccedil;ait les rapports de d&eacute;g&acirc;ts d'un ton monotone qui sonnait comme un glas annon&ccedil;ant la mort : les boucliers sont &agrave; plat, les phaseurs n'ont plus de puissance, les torpilles ne sont pas efficaces. Tuvok regarda Janeway, attendant sans &eacute;quivoque le signal de retraite. Paris cria de douleur quand ses gouvernes lui crach&egrave;rent une gerbe d'&eacute;tincelle au visage, mais il d&eacute;clina d'un geste de la main l'aide qui lui &eacute;tait offerte pour continuer de plus belle les manoeuvres &eacute;vasives pour &eacute;chapper au vaisseau qui les talonnait.<BR> Finalement, Chakotay parla : une courte et s&egrave;che pri&egrave;re pour les bless&eacute;s et les morts. Une br&egrave;che dans les ponts inf&eacute;rieurs. A chaque mot, il souhaitait int&eacute;rieurement que Catherine sonne la retraite, pour dissiper un peu de la fiert&eacute; qui la retenait au combat et qui l'&eacute;loignait de la situation et de l'&eacute;quipage.<BR> Que sa pri&egrave;re silencieuse e&ucirc;t un effet, ou qu'elle en soit venue &agrave; la conclusion qu'ils &eacute;taient surclass&eacute;s et technologiquement inf&eacute;rieurs, il ne le saurait jamais. Il fut empli de soulagement quand il entendit Janeway ordonner &agrave; Tom de battre en retraite, pour les &eacute;loigner des Sernaix aussi vite que possible.<BR> L'accalmie fut de courte dur&eacute;e : le visuel que procurait l'&eacute;cran leur faisait r&eacute;aliser que les Sernaix &eacute;taient plus que capables de les &eacute;galer en vitesse. Les balancements du Voyager continu&egrave;rent, Tom &eacute;vitant le vaisseau ennemi et ses tirs. La col&egrave;re de B'Elanna face aux dommages qu'avait subis le Voyager transpirait dans chacun de ses mots quand elle cria son rapport par-dessus les grincements et le tumulte de l'ing&eacute;nierie. "Les boucliers sont presque &agrave; plat, le r&eacute;acteur de distorsion ne tiendra pas longtemps. Capitaine, je me fiche de savoir de quelle fa&ccedil;on vous le ferez, mais sortez-nous d'ici au plus vite !"<BR> Paris braqua, &eacute;vitant une &eacute;toile blanche et brillante et contrastant avec les projectiles rouge sang du vaisseau les talonnant. Janeway vacilla un instant, paraissant plong&eacute;e dans ses pens&eacute;es. Chakotay la regarda, le reste de l'&eacute;quipage de la passerelle devint silencieux, tous les yeux se tourn&egrave;rent vers elle. Seul le bourdonnement du vaisseau et les craquements et les sifflements des syst&egrave;mes en ruine brisaient le silence.<BR> "Tom, fa&icirc;tes demi-tour. Emmenez-nous dans cette &eacute;toile" ordonna tranquillement Janeway. Un autre coup encaiss&eacute; par le Voyager lui fit perdre l'&eacute;quilibre et Chakotay r&eacute;agit instinctivement pour la rattraper. Elle le remercia d'un rapide hochement de t&ecirc;te pendant qu'il la remettait sur pied : elle se d&eacute;pla&ccedil;a prudemment vers l'avant pour se placer derri&egrave;re Tom, une main sur son si&egrave;ge afin de garder l'&eacute;quilibre.<BR> "B'Elanna", dit Janeway, activant son communicateur. "Transf&eacute;rez toute la puissance restante &agrave; l'armure et au r&eacute;acteur de distorsion. Nous allons essayer quelque chose de diff&eacute;rent."<BR> "Compris", f&ucirc;t la courte r&eacute;ponse de B'Elanna. Un subtil changement de vitesse, et le Voyager se dirigeait maintenant vers le soleil. Les Sernaix suivaient de pr&egrave;s juste derri&egrave;re eux, silencieux et mortels dans la tra&icirc;n&eacute;e rouge de leur feu.<BR> Chakotay pensa avoir compris le plan de Janeway : il croisa Tuvok du regard et le Vulcain acquies&ccedil;a de la t&ecirc;te. Puis il regarda le capitaine quand elle se mit &agrave; parler. "Tuvok, coupez les phaseurs et donnez la pleine puissance &agrave; l'armure. Paris, dirigez-nous vers la couronne entourant ce soleil. Faites-nous passer dedans. Nous verrons bien s'ils peuvent nous suivre &agrave; travers &ccedil;a !"<BR> B'Elanna les interrompit. Elle avait suivi la conversation sur la passerelle &agrave; partir de son poste &agrave; l'ing&eacute;nierie. "Capitaine, l'armure n'est pas m&eacute;taphasique. Nous ne savons pas si elle peut r&eacute;sister &agrave; la chaleur de la couronne."<BR> "Aucune importance. Si cela &eacute;choue, nous ne serons pas mieux, de toute fa&ccedil;on, &agrave; attendre que les Sernaix d&eacute;cident quoi faire de nous", dit Janeway. Paris ferma les yeux, se demandant comment ils pouvaient &ecirc;tre en train de plonger vers une &eacute;toile, dieu seul sait o&ugrave;, avec un vaisseau ennemi quasi-invisible leur donnant la chasse. Harry avait utilis&eacute; le terme <I>vaisseau miracle</I> pour les d&eacute;crire. S'ils avaient besoin d'un miracle, c'&eacute;tait maintenant.<BR> Il fit quelques ajustements et entra la trajectoire, g&eacute;missant faiblement de douleur en utilisant les contr&ocirc;les avec ses doigts bless&eacute;s. Les tirs incessants des Sernaix ralentirent quelque peu puis, se dissip&egrave;rent quand le Voyager atteignit le soleil.<BR> En une fraction de seconde, ils franchirent les derniers milliers de kilom&egrave;tres d'espace. Puis la couronne les enveloppa, le nuage de lumi&egrave;re blanche aveuglant tous ceux qui regardaient l'&eacute;cran, m&ecirc;me avec les filtres et l'att&eacute;nuation de l'image procur&eacute;e par l'ordinateur.<BR> "L'armure tient bon" fut le rapport de l'ing&eacute;nierie que tout le monde attendait. "On dirait que nous sommes saufs, mais je vais continuer d'observer". Janeway accepta le rapport et un soupir de malaise pris d'assaut la passerelle. Les Sernaix avaient cess&eacute; leurs tirs, mais il restait &agrave; voir s'ils arr&ecirc;teraient de les suivre. Harry avait configur&eacute; ses senseurs pour le visuel, d&eacute;tectant les Sernaix de la seule fa&ccedil;on possible.<BR> Le Voyager s'enfon&ccedil;a dans la couronne. Finalement, Harry parla. "Ils se rapprochent. Ou, en tout cas, ils en ont l'air..."<BR> Janeway fit demi-tour pour lui faire face. "Continuez de les suivre. Tom, emmenez-nous plus loin. Voyons s'ils peuvent supporter la chromosph&egrave;re. Oui, B'Elanna" ajouta t'elle avant d'&ecirc;tre interrompue "nous ne savons pas si les boucliers vont pouvoir la supporter. Mais nous savons qu'ils ne pourront pas supporter le feu que nous avons encaiss&eacute;."<BR> Chakotay confirma les scans d'Harry lui-m&ecirc;me, essayant d'occuper son esprit &agrave; autre chose qu'&agrave; la lumi&egrave;re sans cesse croissante de la chromosph&egrave;re. Cette strate de l'atmosph&egrave;re luisait d'un rose mat au travers de la blanche chaleur de la couronne, teintant la passerelle d'une couleur inhabituelle. Les scans visuels arri&egrave;res montraient les Sernaix progressant &agrave; travers la couronne, plus lentement qu'avant, mais clairement capable de supporter l'intense chaleur et les radiations. Puis, soudainement, le vaisseau ennemi sembla ralentir encore plus &agrave; mesure qu'ils s'enfon&ccedil;aient dans la couronne. Peut-&ecirc;tre ne pouvaient-ils pas le supporter si bien, finalement.<BR> Paris les mena &agrave; travers la chromosph&egrave;re, blanche au-dessus et rose autour d'eux, et juste deux mille kilom&egrave;tres plus bas, la bouillonnante photosph&egrave;re. Chakotay se demanda distraitement si quelqu'un avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; si loin dans une &eacute;toile auparavant. La pens&eacute;e sembla d&eacute;rangeante, presque bizarre, une divagation de son esprit caus&eacute; par le stress. Poursuivi par un vaisseau ennemi qui ne pouvait &ecirc;tre d&eacute;tect&eacute; que s'il le voulait, dans la chaleur inextinguible d'un soleil, il se demandait si quiconque avait d&eacute;j&agrave; fait cela. Il se tira de cette torpeur en v&eacute;rifiant la position des Sernaix. Harry faisait la m&ecirc;me chose et ils en vinrent &agrave; la m&ecirc;me conclusion.<BR> "Ils abandonnent la poursuite" Deux voix, un commentaire, et le rire fusa sur la passerelle dans la chaleur montante. Chakotay sourit &agrave; Harry. La voix de Torres se fit entendre encore une fois : "Capitaine, il ne nous reste environ que cinq minutes. L'armure ne nous prot&egrave;gera pas ind&eacute;finiment dans cet endroit."<BR> "Compris, lieutenant", dit Janeway d'un ton acerbe. "Monsieur Paris, pouvez-vous nous conduire autour de la courbe du soleil &agrave; travers la chromosph&egrave;re ?  Je veux &ecirc;tre aussi loin possible de ce vaisseau quand nous sortirons. Et engagez la distorsion aussit&ocirc;t que vous pourrez le faire sans danger. Heureusement, les radiations &eacute;mises par cette &eacute;toile seront suffisantes pour masquer notre signature de distorsion sur leurs d&eacute;tecteurs.<BR> Chakotay esp&eacute;rait qu'elle disait vrai. Il n'&eacute;tait pas compl&egrave;tement s&ucirc;r qu'ils n'&eacute;taient pas en train de voir ce que les Sernaix les laissaient voir. Les &eacute;trangers battant en retraite, hors de la couronne, s'&eacute;loignant d'eux. Ils donnaient l'impression d'&ecirc;tre incapable de supporter la chaleur, mais les apparences pouvaient &ecirc;tre manipul&eacute;es. Le Voyager pivota encore quand Tom manoeuvra autour de l'&eacute;toile, suivant la chromosph&egrave;re, la chaleur et la tension montant sur la passerelle jusqu'&agrave; ce qu'ils aient rejoint l'autre c&ocirc;t&eacute; et soient pass&eacute;s en distorsion. Le paysage stellaire non familier laissa place au flou rassurant de la distorsion, et les Sernaix furent laiss&eacute;s derri&egrave;re avec l'&eacute;toile.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Tom p&eacute;n&eacute;tra dans l'infirmerie, tirant d'un support un r&eacute;g&eacute;n&eacute;rateur dermique, et commen&ccedil;a imm&eacute;diatement &agrave; gu&eacute;rir sa main bless&eacute;e, gracieuset&eacute; de sa console de commande, qui le faisait souffrir. Les marques disparaissaient et ne feraient plus mal tr&egrave;s longtemps. L'infirmerie &eacute;tait relativement pleine, mais l'&eacute;quipe m&eacute;dicale semblait en mesure d'&eacute;viter le pire. Il chercha des yeux le docteur et l'aper&ccedil;ut travaillant &agrave; l'un des lits m&eacute;dicaux situ&eacute; &agrave; l'arri&egrave;re.<BR> Tom jugea que, pour le moment, le docteur &eacute;tait trop occup&eacute; pour &ecirc;tre d&eacute;rang&eacute; et il se dirigea vers les cris de protestation de sa fille. Miral &eacute;tait couch&eacute;e dans un berceau, malheureuse du manque d'attention qu'on lui montrait, ou peut-&ecirc;tre protestant parce qu'elle avait faim. Protestant en tout cas, peu importe la raison. Tom bailla en la prenant dans ses bras. Le sommeil &eacute;tait d&eacute;finitivement un luxe depuis qu'elle &eacute;tait n&eacute;e. Mais elle en valait la peine malgr&eacute; tout. La douce odeur de son b&eacute;b&eacute; le calmait plus vite que toute autre chose. Il se d&eacute;tendit quand il l'approcha de lui, malgr&eacute; le chaos les entourant. Miral s'&eacute;tait un peu calm&eacute;e. Les cris de protestation devinrent des murmures quand il la prit, bien qu'il ne fut pas certain que cela durerait longtemps.<BR> Tom releva la t&ecirc;te pour apercevoir le docteur qui se dirigeait vers lui.<BR> "Ah, Monsieur Paris. Je vois que vous &ecirc;tes venu chercher votre fille. Merci. Quoique je sois tr&egrave;s heureux de jouer &agrave; la nounou, je ne suis pas s&ucirc;r que le moment soit bien choisi. Et je ne suis pas s&ucirc;r que ses... accompagnements sonores aux bruits de l'infirmerie ne soient vraiment utiles." Le docteur sourit, soupesant ses mots. En v&eacute;rit&eacute;, les cris de Miral avaient d&eacute;rang&eacute; plusieurs patients, leur rappellent leur d&eacute;sespoir et augmentant le sien.<BR> Tom sourit avec regret. "Non, je ne pense pas. Avez-vous besoin de moi ici ? Je pourrais trouver quelqu'un d'autre pour garder un oeil sur elle", offrit Tom. Le docteur secoua la t&ecirc;te.<BR> "Non, la situation est sous contr&ocirc;le. Je crois que vous seriez plus utile en rapportant cette jeune demoiselle &agrave; la maison. Est-ce que tout va bien sur la passerelle ?"<BR> "A peu pr&egrave;s. On dirait bien que le capitaine avait raison. Nous avons sem&eacute; les Sernaix en sortant de l'&eacute;toile." Tom baissa d'un ton. "Bien qu'avec leur camouflage furtif, je ne crois pas que quiconque se sente &agrave; l'aise envers eux pour le moment. Nous sommes en orbite autour d'une plan&egrave;te de classe M que nous avons rep&eacute;r&eacute;, le temps d'ex&eacute;cuter les r&eacute;parations.<BR> Le docteur opina. A ce moment, il f&ucirc;t rappel&eacute; aux lits m&eacute;dicaux par un assistant. Tom le suivi du regard, puis baissa les yeux sur Miral. "Bon, je suppose que nous devrions retourner &agrave; la maison, mmmm ?" dit-il, toujours sous son charme.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Le Voyager flottait en orbite autour d'une plan&egrave;te de classe M, plan&egrave;te qu'ils avaient heureusement d&eacute;tect&eacute; dans les limites des senseurs en sortant du soleil. La lumi&egrave;re de l'astre solaire luisait faiblement sur la coque, les d&eacute;g&acirc;ts caus&eacute;s par les Sernaix apparaissant sous la forme d'entailles et d'&eacute;gratignures sur sa surface. La plan&egrave;te en dessous d'eux &eacute;tait jeune, d&eacute;nu&eacute;e de tout ce qui pourrait &ecirc;tre appel&eacute; <I>vie</I>, &agrave; l'exception de quelques proto-plantes et autres organismes simples baignant dans un oc&eacute;an de soupe primitive. Une atmosph&egrave;re mince, mais tout de m&ecirc;me respirable, s'&eacute;tait form&eacute;e gr&acirc;ce aux plantes. Il y avait une certaine activit&eacute; volcanique sur le continent le plus au sud, et quelques trous inexplicables dans le balayage des senseurs, mais la plan&egrave;te &eacute;tait apparemment calme et paisible, contrastant avec l'&eacute;moi des derni&egrave;res heures.<BR> Sur le vaisseau, la passerelle &eacute;tait en ruine. Des consoles calcin&eacute;es, des fils pendants de trous dans les panneaux des murs et des plafonds, le sifflement occasionnel des gaz s'&eacute;chappant et le vrombissement irr&eacute;gulier du vaisseau trop fortement sollicit&eacute;.  Chakotay examinait les dommages, saisissant &agrave; quel point ils avaient &eacute;t&eacute; chanceux. Pas de boucliers, presque aucune armure en plus d'avoir perdu la puissance du r&eacute;acteur de distorsion. Catherine &eacute;tait descendue &agrave; l'ing&eacute;nierie pour discuter de la situation avec B'Elanna. Seven &eacute;tait au laboratoire d'astrom&eacute;trie, refusant la demande du docteur de se rendre &agrave; l'infirmerie, afin de d&eacute;terminer l'endroit o&ugrave; le Voyager se trouvait exactement. L&agrave;-haut, l'&eacute;quipage de la passerelle se frayait un chemin parmi les d&eacute;bris, amassant des informations pour des rapports que Chakotay n'avait pas la t&ecirc;te &agrave; consulter.<BR> Il se retenait pour ne rien dire, bien qu'il se demand&acirc;t d&eacute;sormais s'il aurait d&ucirc; insister un peu plus pour convaincre le capitaine de s'&eacute;loigner au lieu d'engager les Sernaix de front. Cela n'aurait probablement pas fait de diff&eacute;rence. Apr&egrave;s les Cardassiens, elle &eacute;tait habit&eacute;e d'une soif de vengeance et ce combat &eacute;tait l'excuse dont elle avait besoin. Elle ne l'avouerait jamais, &eacute;videmment. Apr&egrave;s tout, admettre son humanit&eacute; n'&eacute;tait pas son genre.<BR> Dans son for int&eacute;rieur, Chakotay savait qu'il &eacute;tait injuste, mais il en avait assez d'&ecirc;tre mis de c&ocirc;t&eacute; et de souffrir de son manque de confiance. Catherine se refermait sur elle-m&ecirc;me encore une fois et il pouvait sentir chacun des murs prendre leur place brutalement. Peut-&ecirc;tre se sentait-elle coupable parce qu'ils &eacute;taient &agrave; nouveau perdus. Quoi que cette fois-ci, ce n'&eacute;tait pas du tout sa faute, mais il suspectait qu'elle ne le voyait pas ainsi.<BR> La sourde col&egrave;re qu'il avait dissimul&eacute;e lors de l'attaque refit surface. Maintenant qu'ils &eacute;taient hors de danger, l'humiliation d'avoir &eacute;t&eacute; volontairement laiss&eacute; hors du plan de sauvetage sur le vaisseau Cardassien ranima sa col&egrave;re. Son refus de l'&eacute;couter, de lui faire confiance. Il pensait qu'ils &eacute;taient parvenus &agrave; passer outre mais ce n'&eacute;tait vraisemblablement pas le cas. Peut-&ecirc;tre aurait-il d&ucirc; tout dire &agrave; Catherine &agrave; propos de sa liaison au lieu de la laisser l'apprendre par quelqu'un d'autre. Mais l&agrave; encore, pourquoi aurait-il fait &ccedil;a ? Est-ce qu'elle l'aurait &eacute;cout&eacute; plus attentivement que lorsqu'il lui avait annonc&eacute; que c'&eacute;tait termin&eacute; ?<BR> Chakotay se ressaisit et s'agita un peu. Ce n'&eacute;tait pas le moment de s'apitoyer sur son sort, cela n'aiderait en rien les r&eacute;parations et n'am&eacute;liorerait pas les relations professionnelles du tout. Il ne pouvait pas laisser passer le fait qu'il n'approuvait pas Catherine ces temps-ci mettre en doute ses capacit&eacute;s &agrave; travailler avec elle. Malheureusement, il ne pouvait pas en dire autant de la capacit&eacute; du capitaine &agrave; travailler avec lui.<BR> La voix du capitaine surgit de son communicateur, le sortant de sa r&ecirc;verie. "Janeway au commandeur Chakotay."<BR> "Chakotay &agrave; l'&eacute;coute."<BR> "Commandeur, rassemblez une &eacute;quipe d'exploration et descendez &agrave; la surface. Il y a des mat&eacute;riaux dont l'ing&eacute;nierie a besoin pour terminer les r&eacute;parations. Le lieutenant Torres vous donnera la liste de ce dont elle a besoin. Janeway termin&eacute;."<BR> "Oui, Madame." Chakotay imita int&eacute;rieurement l'insolente moue d'acquiescement de Paris. C'&eacute;tait plus que de la brutalit&eacute;. Il ne savait en fait pas comment le d&eacute;crire. Un ordre, certainement, mais il y avait des fa&ccedil;ons plus civilis&eacute;es de le demander. Il se tourna vers Harry.<BR> "Harry, vous venez avec moi. Nous devons nous rendre &agrave; la surface avec une &eacute;quipe pour trouver des mat&eacute;riaux pour B'Elanna. Pourriez-vous la rejoindre pour prendre connaissance des d&eacute;tails de ce que nous devons rapporter et aussi trouver quatre autres personnes pour venir avec nous ?" Harry opina et quitta la passerelle, &eacute;vitant un technicien r&eacute;parant un panneau pr&egrave;s du turbo ascenseur. "Nous nous rejoindrons dans le hangar principal dans vingt minutes. Les t&eacute;l&eacute;porteurs sont hors service. Faites-moi savoir si vous avez besoin de plus de temps." Chakotay c&eacute;da la passerelle &agrave; Tuvok, lui demandant de lui recommander quelqu'un de la s&eacute;curit&eacute; pour l'&eacute;quipe d'exploration.<BR> Tuvok descendit du poste de s&eacute;curit&eacute; et passa entre les si&egrave;ges de commandement. "Commandeur, je sugg&egrave;re que vous emmeniez le lieutenant Baxter. Il a de l'exp&eacute;rience dans l'&eacute;quipe scientifique et pourrait &ecirc;tre utile pour vous aider dans l'objectif premier de votre mission."<BR> "D'accord." Chakotay quitta la passerelle, appelant Baxter pou qu'il les rejoigne dans le hangar aux navettes.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Les couloirs &eacute;taient silencieux. Le bourdonnement du vaisseau &eacute;tait un peu diff&eacute;rent ce soir, d&eacute;rang&eacute; par tous les dommages qu'ils avaient subis. La puissance de distorsion &eacute;tait presque &agrave; plat, les derni&egrave;res ressources du r&eacute;acteur les avaient amen&eacute;es jusque-l&agrave;, &agrave; une bonne distance de l'&eacute;toile et des Sernaix, et le propulseur &agrave; impulsion &eacute;tait tout ce qu'il leur restait. L'armure avait fait son travail un peu trop bien, d&eacute;viant les tirs des Sernaix et la chaleur du soleil jusqu'au point de l'effondrement presque total. B'Elanna travaillait &agrave; la r&eacute;parer, malgr&eacute; son soi-disant cong&eacute; de maternit&eacute;, essayant de remettre en route leur seul espoir de se prot&eacute;ger contre une autre attaque.<BR> Tom ber&ccedil;ait Miral en marchant. Elle commen&ccedil;ait &agrave; geindre de nouveau. Il esp&eacute;rait qu'elle n'avait que faim. Il &eacute;tait trop fatigu&eacute; pour combattre son temp&eacute;rament grincheux, bien qu'il r&eacute;alis&acirc;t qu'il n'aurait pas vraiment le choix si elle d&eacute;cidait de continuer de protester. Il pouvait difficilement lui en vouloir de se plaindre. Tout juste n&eacute;e et d&eacute;j&agrave; lanc&eacute;e dans un combat. Elle ne pouvait pas ignorer les mauvais traitements que le vaisseau avait subis, m&ecirc;me si elle ne le comprenait pas. Il aurait protest&eacute; aussi s'il &eacute;tait &agrave; sa place. A chaque bercement provoqu&eacute; pas ses pas, elle semblait se calmer un peu, mais aussit&ocirc;t qu'il s'arr&ecirc;ta pour attendre l'ascenseur, elle recommen&ccedil;a. Tom se mit &agrave; marcher en rond autour de l'ascenseur, la ber&ccedil;ant, tout pour arr&ecirc;ter la menace d'une crise de pleurs. Aussit&ocirc;t que l'ascenseur atteignit son pont, il courut presque juste &agrave; leurs quartiers.<BR> Les portes s'ouvrirent quand il s'approcha. A sa surprise, B'Elanna &eacute;tait &agrave; l'int&eacute;rieur. "Je croyais que tu &eacute;tais retenue &agrave; l'ing&eacute;nierie."<BR> "Je l'&eacute;tais. Je le suis en fait. Mais quelque chose ne pouvait pas attendre", r&eacute;pondit t'elle, sa voix assourdie par son haut d'uniforme qu'elle &eacute;tait occup&eacute;e &agrave; enfiler. "Miral a faim, n'est-ce pas ?" demanda t'elle.<BR> "Oui" dit Tom "Comment as-tu su. Je ne savais pas qu'elle avait d&eacute;j&agrave; pris ses habitudes."<BR> "Ce sont des choses qui se savent instinctivement. Et ce n'&eacute;tait pas tr&egrave;s difficile &agrave; deviner quand j'ai commenc&eacute; &agrave; sentir que j'allais exploser." B'Elanna pointa nonchalamment sa poitrine. "Ils deviennent inconfortables."<BR> Tom retint un sourire. Les vieilles habitudes revenaient au galop, mais il ne voulait pas que sa fille grandisse en entendant sa m&egrave;re traiter son p&egrave;re d'obs&eacute;d&eacute; &agrave; tout moment. Ou il r&eacute;ussit &agrave; se contenir ou B'Elanna d&eacute;cida de ne pas remarquer lorsqu'elle expliqua. "J'ai pris soin d'eux. Il y a du lait pour elle dans l'unit&eacute; de r&eacute;frig&eacute;ration. Cela devrait lui suffire pour un moment."<BR> B'Elanna traversa la pi&egrave;ce et gratifia Miral d'un baiser sur le front. "Excuse-moi, ma petite ch&eacute;rie, je dois retourner au travail. Papa va s'occuper de toi. Sois gentille." Elle sourit &agrave; Tom. "Je te jure, si tu m'avais dit, il y a un an que je parlerais &agrave; ma fille en langage de b&eacute;b&eacute;, je t'aurais frapp&eacute;. Et si tu ris de moi maintenant, je vais te frapper !" Tom rit et l'embrassa.<BR> "Sois sage", lui dit-elle quand elle quitta la pi&egrave;ce. Le sourire de Tom vacilla quand la voix de Miral commen&ccedil;a &agrave; prendre de la force.<BR> "Chut, chut, allons te chercher &agrave; d&icirc;ner. Voyons voir si cela va am&eacute;liorer ton humeur, hum ?" Un cri de m&eacute;contentement fut la r&eacute;ponse que sa fille lui servit.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Chakotay se dirigea vers le labo d'astrom&eacute;trie. Les trous dans les relev&eacute;s des senseurs qu'ils avaient d&eacute;tect&eacute;s &agrave; la surface de la plan&egrave;te le d&eacute;rangeaient un peu et il voulait rassembler les mat&eacute;riaux le plus vite possible. La menace que repr&eacute;sentait les Sernaix, qui pouvaient d&eacute;couvrir leur emplacement &agrave; n'importe quel moment, &eacute;tait un facteur motivant l'empressement qu'il d&eacute;ployait pour la mission. L'habilit&eacute; que poss&eacute;dait Seven &agrave; voir au del&agrave; du spectre de la vision humaine pourrait &ecirc;tre tr&egrave;s utile pour choisir les meilleures r&eacute;gions &agrave; explorer.<BR> Il n'avait pas parl&eacute; avec Seven depuis plusieurs jours. Il ne l'avait presque pas vue en fait, m&ecirc;me avant que les Cardassiens ne l'enl&egrave;vent. Il se demandait comment elle avait r&eacute;agi face &agrave; leur m&eacute;thode particuli&egrave;re de bienvenue. Elle lui avait sembl&eacute; un peu p&acirc;le sur la passerelle un peu plus t&ocirc;t. Malgr&eacute; tout, il ne s'attendait pas &agrave; ce qu'elle veuille recevoir de la sympathie de sa part. Et la vie &eacute;tait d&eacute;j&agrave; assez compliqu&eacute;e sans en plus essayer de sauver une amiti&eacute; des cendres d'une relation.<BR> Les portes s'ouvrirent et il entra dans le laboratoire d'astrom&eacute;trie, qui n'avait presque pas &eacute;t&eacute; endommag&eacute;. S'il y avait eu des dommages, Seven avait probablement d&eacute;j&agrave; tout r&eacute;par&eacute;. Icheb et elle travaillaient sur les multiples consoles situ&eacute;es devant l'&eacute;cran au fond de la salle. Sur l'&eacute;cran &eacute;taient affich&eacute;es les &eacute;toiles inconnues qui les entouraient et d'&eacute;tranges notes d&eacute;filaient sur l'&eacute;cran &agrave; mesure qu'ils ex&eacute;cutaient calcul apr&egrave;s calcul.<BR> "Seven, j'ai besoin de votre aide", d&eacute;clara-t-il. Elle se tourna pour le regarder.<BR> "Je n'ai vraiment pas beaucoup de temps, commandeur. Je suis s&ucirc;re que vous pouvez trouver quelqu'un d'autre pour vous aider" fut la r&eacute;plique laconique qu'elle lui servit en se retournant vers la console sur laquelle elle &eacute;tait affair&eacute;e.<BR> "Pas dans ce cas. Nous menons une &eacute;quipe d'exploration &agrave; la surface de la plan&egrave;te pour rassembler des mat&eacute;riaux destin&eacute;s aux &eacute;quipes de r&eacute;paration. Votre acuit&eacute; visuelle pourra nous aider &agrave; faire le travail plus vite."<BR> "Je dois refuser, commandeur. Je suis pour l'instant occup&eacute; &agrave; d&eacute;terminer la position du Voyager et je n'ai pas de temps &agrave; perdre."<BR> "Nous pourrons trouver o&ugrave; nous sommes plus tard, Seven. Il est beaucoup plus urgent de r&eacute;parer le vaisseau aussi vite que possible." Chakotay commen&ccedil;ait &agrave; &ecirc;tre agac&eacute; par son refus continuel d'aider l'&eacute;quipe d'exploration. Son commentaire fut accueilli par le silence de Seven, et d'un regard de c&ocirc;t&eacute; d'Icheb, apparemment mal &agrave; l'aise devant la rude discussion qui se d&eacute;roulait.<BR> Chakotay fl&eacute;chit apr&egrave;s un moment. Quand Seven s'ent&ecirc;tait de la sorte, rien ne pouvait la faire plier sauf un ordre direct du capitaine. Et m&ecirc;me quelques fois, cela n'&eacute;tait pas suffisant. Chakotay &eacute;tait presque certain qu'il ne convaincrait pas Janeway de donner cet ordre et il n'&eacute;tait pas trop enthousiaste &agrave; l'id&eacute;e de s'humilier en lui demandant.<BR> "Tr&egrave;s bien, Seven". Il grima&ccedil;a l&eacute;g&egrave;rement, l'irritation pointant dans son ton. "J'enverrai l'enseigne Kim. Pouvez-vous au moins prendre quelques instants pour v&eacute;rifier que nos tricordeurs sont ajust&eacute;s pour couvrir le m&ecirc;me spectre visuel ?" C'&eacute;tait mieux, plus concis, plus autoritaire.  Il hocha la t&ecirc;te et se retourna vers la sortie.<BR> "L'enseigne Kim devrait rester ici pour nous assister. Il est imp&eacute;ratif de d&eacute;couvrir o&ugrave; nous sommes, et ses talents avec les senseurs sont sup&eacute;rieurs &agrave; ceux de tous, except&eacute; moi-m&ecirc;me et Icheb."<BR> La demande de Seven fit s'arr&ecirc;ter Chakotay qui s'appr&ecirc;tait &agrave; sortir et il se retourna rapidement.<BR> "L'enseigne Kim &agrave; &eacute;t&eacute; assign&eacute; &agrave; la mission d'exploration et ne sera pas disponible pour vous aider. Vous n'avez pas l'air de saisir la pi&egrave;tre condition dans laquelle le Voyager se trouve. Je sugg&egrave;re que vous retourniez vos senseurs vers l'int&eacute;rieur pour un moment pour v&eacute;rifier l'&eacute;tat du vaisseau. Nous ne pouvons pas nous permettre le luxe de jouer les d&eacute;tectives du cosmos avec d'autres personnes pour l'instant, Seven. L'enseigne Kim descendra sur la surface avec le reste de l'&eacute;quipe. Je vous conseille de v&eacute;rifier l'ajustement des tricordeurs au plus vite." Il sortit, dissimulant la col&egrave;re qui avait fait bri&egrave;vement surface devant l'&eacute;troitesse d'esprit de Seven.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Il faisait froid dans le hangar aux navettes, comme toujours. Chakotay frissonna l&eacute;g&egrave;rement. La temp&eacute;rature &agrave; cet endroit &eacute;tait toujours plus basse que n'importe o&ugrave; ailleurs dans le vaisseau. Quelques fois, on aurait dit que le froid sid&eacute;ral de l'espace s'insinuait &agrave; chaque fois qu'une navette d&eacute;collait ou atterrissait, et qu'il ne se dissipait jamais vraiment. Harry &eacute;tait encore au labo d'astrom&eacute;trie, bien qu'il n'ait pas encore appel&eacute; le commandeur pour lui dire que Seven ne voulait pas le laisser partir.<BR> L'&eacute;quipage proc&eacute;dait aux v&eacute;rifications de derni&egrave;re minute. Le hangar n'avait pas &eacute;t&eacute; trop endommag&eacute;. La baie cargo, &agrave; quelques distances de l&agrave;, avait pris la plupart des d&eacute;g&acirc;ts et les quelques navettes s'y trouvant auraient besoin d'&ecirc;tre soigneusement inspect&eacute;es avant d'&ecirc;tre remises en &eacute;tat de voler. Le Delta Flyer semblait avoir &eacute;vit&eacute; les dommages malgr&eacute; tout, sauf quelques marques caus&eacute;es par des d&eacute;bris projet&eacute;s lorsque des caisses contenant des pi&egrave;ces s'&eacute;taient ouvertes aux impacts.<BR> Chakotay effectua la s&eacute;rie de v&eacute;rifications de pr&eacute;-vol que Tom estimait n&eacute;cessaires pour le Flyer. Deux fois plus long que pour une navette habituelle, mais ce n'&eacute;tait pas une navette habituelle. Chakotay regarda les donn&eacute;es du bouclier d&eacute;filer sur l'&eacute;cran, se demandant s'ils pourraient &eacute;ventuellement installer l'armure isolante sur le Flyer &eacute;galement. Cela pourrait s'av&eacute;rer utile.<BR> La t&ecirc;te d'Harry apparut dans l'encadrement de la porte et Chakotay soupira de soulagement. Il n'avait pas &eacute;t&eacute; pi&eacute;g&eacute; au labo. "Tout est pr&ecirc;t, commandeur. Les caisses sont rang&eacute;es et tout l'&eacute;quipement est pr&ecirc;t. Faites-moi savoir quand vous serez pr&ecirc;t."<BR> "Venez Harry. Dites aux autres de se trouver un si&egrave;ge o&ugrave; ils peuvent et venez ici. J'ai besoin de vous &agrave; l'avant, pour contr&ocirc;ler les senseurs."<BR> L'&eacute;quipe &eacute;tait &agrave; bord, occup&eacute;e &agrave; s'attacher pour le vol, quand Chakotay entendit des pas pr&eacute;cipit&eacute;s sur le pont. C'&eacute;tait B'Elanna, tenant une tablette, qui montait maintenant la rampe du petit vaisseau. "Je veux que vous rameniez le plus de rubidium et de terbium que possible. Tout est inscrit ici, et si vous ne pouvez pas trouver de terbium alors j'aurai besoin de plus de xenotime." Elle parlait le plus vite possible. "Je sais que j'ai donn&eacute; cette liste &agrave; Harry, mais les g&eacute;n&eacute;rateurs primaires de bouclier de la nacelle b&acirc;bord sont plus endommag&eacute;s que nous le pensions et nous devons r&eacute;tablir le champ de distorsion correctement et... tu es perdu, Chakotay, n'est-ce pas ?"<BR> B'Elanna sourit quand Chakotay la regarda, incr&eacute;dule. "Bon, trouvez tout &ccedil;a, et dans cet ordre, d'accord ? Et je serai heureuse."<BR> "D'accord, compris. Pourquoi ne l'as-tu pas dit comme &ccedil;a d&egrave;s le d&eacute;but ?" demanda Chakotay en riant. L'&eacute;quipe ricanait subtilement derri&egrave;re lui, et ce son faisait plaisir &agrave; entendre. Chakotay n'&eacute;tait m&ecirc;me pas sur d'avoir entendu quelqu'un rire depuis qu'il avait &eacute;t&eacute; projet&eacute;s &agrave; cet endroit par la mine sub-spatiale.<BR> "Parce que c'est trop plaisant de te taquiner. Allez-y maintenant, j'ai besoin de ce mat&eacute;riel pour hier" poursuivit B'Elanna, sortant du Flyer. Chakotay la regarda traverser le pont et, quand les portes se referm&egrave;rent derri&egrave;re elle, il fit signe &agrave; l'op&eacute;rateur de la baie de lancement qu'ils &eacute;taient pr&ecirc;ts &agrave; partir.<BR> La voix de Mendez se fit entendre. "Le hangar est verrouill&eacute;, vous pouvez d&eacute;coller quand vous voudrez, commandeur."<BR> "Compris. Chakotay termin&eacute;."<BR> Les portes du hangar s'ouvrirent lentement. Elles &eacute;taient plus une parure qu'une n&eacute;cessit&eacute;. L'atmosph&egrave;re dans le hangar aux navettes &eacute;tait maintenue par des champs de force, pas par les portes, mais plusieurs &eacute;tudes d&eacute;montraient que la plupart des gens se sentaient plus en s&eacute;curit&eacute; avec l'id&eacute;e qu'ils &eacute;taient s&eacute;par&eacute;s de l'espace par quelques tonnes de m&eacute;tal. Marcher dans un hangar ouvert d'un c&ocirc;t&eacute; sur l'espace &eacute;tait suffisant pour mettre mal &agrave; l'aise n'importe qui, sauf les personnes les plus exp&eacute;riment&eacute;es.<BR> Une fois que les portes furent compl&egrave;tement ouvertes, Chakotay activa les contr&ocirc;les du Flyer. Les moteurs s'illumin&egrave;rent bri&egrave;vement quand ils s'&eacute;lev&egrave;rent puis se stabilis&egrave;rent quand la navette s'&eacute;loigna, minuscule compar&eacute;e au Voyager, et rapidement perdue de vue par quiconque les regardait partir.<BR> L'&eacute;quipe de la navette s'installa pour le vol. Harry distribua des copies de la liste de B'Elanna une fois qu'il eut ajout&eacute; ses derni&egrave;res demandes &agrave; celles qu'il avait d&eacute;j&agrave; list&eacute;es auparavant, puis il retourna &agrave; la console des senseurs &agrave; l'avant.<BR> "Ici", pointa t'il &agrave; Chakotay. "Cette r&eacute;gion me semble raisonnablement stable, mais on dirait qu'elle &agrave; &eacute;t&eacute; en activit&eacute; dans les derni&egrave;res centaines d'ann&eacute;es. Cela va nous faciliter la t&acirc;che pour r&eacute;cup&eacute;rer ce dont nous avons besoin, en esp&eacute;rant que cela aura &eacute;t&eacute; remont&eacute; &agrave; la surface par les tremblements de terre. Il n'y a pas d'activit&eacute; volcanique &agrave; moins de quelques centaines de kilom&egrave;tres d'ici. Ce devrait &ecirc;tre suffisamment s&eacute;curis&eacute;."<BR> "Cela semble convenable, Harry" rench&eacute;rit Chakotay en regardant l'&eacute;cran. L'atmosph&egrave;re de la plan&egrave;te &eacute;tait quelque peu turbulente et cela lui demandait beaucoup de concentration pendant qu'il menait le Flyer au travers des diff&eacute;rentes couches atmosph&eacute;riques les s&eacute;parant de la surface. Les nuages au-dessous d'eux projetaient des ombres multicolores sur le sol en contrebas. Les volutes &eacute;taient trompeuses, cachant les courants ascendants venant du paysage abrupt. Les turbulences &eacute;taient une menace &agrave; pr&eacute;sent, impr&eacute;visibles et ind&eacute;tectables. Heureusement, ce n'&eacute;tait pas vraiment une menace, le Flyer pouvant supporter tout ce que l'atmosph&egrave;re pouvait lui faire subir. Ce n'&eacute;tait qu'un d&eacute;sagr&eacute;ment pour ceux qui se faisaient bousculer dans tous les sens &agrave; l'int&eacute;rieur. Les turbulences disparurent aussi soudainement qu'elles &eacute;taient apparues, l'horizon stable et clair mais brouill&eacute; par endroits, l&agrave; o&ugrave; le ciel et la plan&egrave;te se rejoignaient.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> A bord du Voyager, Tom arpentait toujours les couloirs. Miral avait mang&eacute; et avait pris un bain, puis il avait chang&eacute; leurs v&ecirc;tements &agrave; tous les deux. Miral avait tr&egrave;s certainement aim&eacute; l'eau, ou elle avait peut-&ecirc;tre juste appr&eacute;ci&eacute; d'essayer de noyer son p&egrave;re ! Malgr&eacute; tout, elle &eacute;tait de bonne humeur et les cris de protestation avaient disparu pour quelque temps. Mais m&ecirc;me les plaisirs de barboter dans l'eau s'&eacute;taient &eacute;teints.<BR> Malgr&eacute; tout, rien ne semblait marcher pour tr&egrave;s longtemps. Elle continuait de pleurer. Pas les grands cris de douleur, ni les protestations de la faim ou de l'inconfort, juste un pleurnichement continu qui fit penser &agrave; Tom qu'il devait &ecirc;tre le pire des p&egrave;res. Il la tint plus pr&egrave;s de lui, la ber&ccedil;ant, lui chuchotant &agrave; l'oreille en esp&eacute;rant malgr&eacute; tout qu'elle se calme. Elle le fit, un peu, puis elle hoqueta et pleura &agrave; nouveau. En d&eacute;sespoir de cause, il appela B'Elanna, esp&eacute;rant qu'elle aurait une id&eacute;e &agrave; lui proposer.<BR> "Je suis d&eacute;sol&eacute;e, Tom, je ne sais pas. Tout ce que j'ai fait c'&eacute;tait de la promener et elle s'est endormie petit &agrave; petit. Est-ce que tu veux que je monte et que j'essaie de lui donner &agrave; manger une nouvelle fois ? Je suis occup&eacute;e ici, mais je pourrais monter pour quelques instants." Tom hocha la t&ecirc;te, puis il se rappela qu'ils parlaient par le syst&egrave;me de communication.<BR> "Non, non, tout ira bien, je peux m'en occuper. Le vaisseau a plus besoin de toi que de moi pour l'instant. Je vais lui faire faire une promenade ou quelque chose du genre."<BR> "Tu en est s&ucirc;r ?" B'Elanna semblait pr&eacute;occup&eacute;e, et Tom essaya de la rassurer. Elle avait beaucoup d'autres choses &agrave; penser en ce moment et apr&egrave;s tout, il &eacute;tait le p&egrave;re de Miral. Il devait prouver, &agrave; lui-m&ecirc;me, qu'il pouvait s'occuper d'elle.<BR> "Oui, je suis s&ucirc;r. Nous nous d&eacute;brouillerons, je te le promets" La promesse sembla faible, les pleurs de sa fille venant ponctuer les paroles de Tom. Mais cela sembla convaincre B'Elanna ou bien le communicateur ne percevait pas les sons que Miral produisait.<BR> Le "OK" de B'Elanna termina la conversation et Tom continua d'errer dans les corridors. Il continua de parler pour Miral. Elle semblait plus calme lorsqu'il lui parlait, alors il parla, parla...<BR> "Maintenant Miral, voici les quartiers des officiers. Tr&egrave;s spacieux, ce sont ceux du capitaine, juste l&agrave;. Elle a de plus grands quartiers que tout le monde sur le vaisseau. Ici, ce sont ceux du commandeur Chakotay. Je ne me souviens pas de quoi ils ont l'air, il y a tr&egrave;s longtemps que je n'y suis pas all&eacute;. Et ici, ceux de Tuvok. T'Pel et lui les partagent maintenant."<BR> Un signal du docteur interrompit le monologue de Tom. "Monsieur Paris, j'ai besoin d'aide &agrave; l'infirmerie. Quelques membres de l'&eacute;quipe m&eacute;dicale sont fatigu&eacute;s et nous en sommes aux t&acirc;ches de derni&egrave;re minute. Une paire de mains de plus pourrait nous aider &agrave; terminer plus rapidement."<BR> "Doc, j'aimerais beaucoup vous aider, mais j'ai Miral ici, et elle proteste encore. B'Elanna est occup&eacute;e &agrave; l'ing&eacute;nierie et je n'ai aucune id&eacute;e de qui serait libre pour la surveiller &agrave; ma place." Tom regretta, et pas pour la premi&egrave;re fois, que Neelix ne soit plus parmi eux. Il aurait &eacute;t&eacute; un gardien naturel pour Miral, apr&egrave;s son exp&eacute;rience avec Naomi.<BR> "J'entends Miral. Amenez-la avec vous. Nous ne sommes pas en plein milieu d'un combat, elle sera un bon amusement pour les gens qui sont ici. Par la m&ecirc;me occasion, j'ai quelque chose ici qui pourrait vous aider."<BR> Tom &eacute;tait curieux de savoir ce que le docteur avait voulu dire. Mais n'importe quoi qui pouvait l'aider avec les pleurs de Miral serait une bonne chose. "Ok, doc, je suis en route." Il marcha plus rapidement, se dirigeant vers le turbo ascenseur en chantant pour Miral d'une voix un peu fausse. "Nous allons voir le Docteur, le merveilleux docteur du Voyager... Non, &ccedil;a ne colle pas, papa va devoir modifier ces paroles, Miral". Il leva la t&ecirc;te soudainement quand l'ascenseur arriva, v&eacute;rifiant soudainement que personne n'&eacute;tait l&agrave; pour l'entendre. M&ecirc;me s'il adorait Miral, il y avait certaines choses pour lesquelles il ne voulait pas se faire taquiner. Elle hoqueta en entrant dans l'ascenseur, cela sonna bizarrement comme un rire et il lui sourit en retour.<BR> "C'est bien, tu as le droit de rire de moi. Dieu sait que tu vas le faire amplement plus tard dans ta vie, tu peux aussi bien commencer maintenant. Ta m&egrave;re va probablement t'apprendre l'art fin et subtil de taquiner ton p&egrave;re." Tom s'appuya sur le mur de l'ascenseur, se sentant plus &eacute;veill&eacute; qu'il ne l'avait &eacute;t&eacute; depuis un bon moment.<BR> L'ascenseur s'immobilisa quelques instants plus tard, s'ouvrant sur un corridor adjacent &agrave; l'infirmerie. La file de malades qui s'&eacute;tait form&eacute;e plus t&ocirc;t avait d&eacute;sormais disparu et le couloir &eacute;tait silencieux, except&eacute; les pas de Tom et les ronchonnements de Miral. Ils se dirig&egrave;rent vers les portes de l'infirmerie.<BR> Les portes s'ouvrirent avec le sifflement caract&eacute;ristique, et les voix du docteur et de ses patients remplac&egrave;rent le silence. Des murmures &eacute;touff&eacute;s, la toux ou le grognement occasionnel d'un patient et les demandes pour une seringue hypodermique, la routine habituelle. Les t&ecirc;tes se tourn&egrave;rent pour voir qui entrait et un bon nombre de visages s'illumin&egrave;rent en voyant Miral dans les bras de Tom. Elle choisit ce moment pour hausser le volume, ses protestations devenant presque un cri. Tom la ber&ccedil;a un peu plus pr&egrave;s de lui, ajustant la fa&ccedil;on dont il la tenait dans ses bras, relevant un peu sa t&ecirc;te.<BR> Le docteur approcha en souriant. "Voil&agrave; monsieur Paris. Voyons voir si elle pr&eacute;f&egrave;re ceci. Ca va &eacute;galement vous lib&eacute;rer un peu". Il lui tendit un paquet en tissu. Tom le regarda, incr&eacute;dule.<BR> "Merci Doc. Mais c'est quoi ?"<BR> "C'est un porte-b&eacute;b&eacute;. Vous le portez comme un sac &agrave; dos, mais vers l'avant. Miral reposera contre vous gr&acirc;ce &agrave; &ccedil;a. C'est suppos&eacute; la calmer, elle peut entendre votre coeur battre de cette fa&ccedil;on. Essayez-le. Cela lib&egrave;rera vos mains en tout cas, pour que vous puissiez vous promener ensemble. Je l'ai trouv&eacute; dans une vielle base de donn&eacute;es et je l'ai r&eacute;pliqu&eacute;. Je voulais vous le donner &agrave; vous, ou &agrave; B'Elanna, mais je n'ai pas eu le temps r&eacute;cemment."<BR> Tom pris le porte-b&eacute;b&eacute;, &eacute;tendant la main avec pr&eacute;caution.<BR> "Un instant, laissez-moi prendre Miral pendant que vous l'enfilez", dit le docteur. Il prit Miral doucement, gazouillant pour elle en ajustant sa prise. Tom sourit &agrave; l'image qu'ils donnaient puis porta son attention sur le machin que le docteur lui avait donn&eacute;. Les sangles se mettaient en place assez facilement et le tout s'attachait &agrave; l'arri&egrave;re. Il regarda vers le bas, observant le harnais pendant devant lui et se demanda si c'&eacute;tait comme &ccedil;a que B'Elanna se sentait, lorsqu'elle &eacute;tait enceinte de Miral. C'&eacute;tait encombrant, mais oui, il supposait qu'il allait &ecirc;tre plus libre qu'avec Miral dans ses bras.<BR> The docteur toussa et Tom se retourna. A voir le sourire du docteur, il r&eacute;alisa qu'il essayait depuis un moment d'attirer son attention pendant qu'il &eacute;tait perdu dans ses pens&eacute;es. Il rougit un peu, embarrass&eacute; de s'&ecirc;tre fait prendre en train de r&ecirc;ver.<BR> "Allez, laissez-moi vous aider &agrave; la placer dedans." Le docteur souleva Miral, supportant sa t&ecirc;te et Tom ouvrit le harnais. L'enfant fut plac&eacute;e d&eacute;licatement dedans. Tom s'assura qu'elle &eacute;tait confortablement install&eacute;e. Sa t&ecirc;te ballotta un peu vers l'arri&egrave;re contre le support et Tom regarda le docteur.<BR> "Est-ce que c'est normal ?" Le docteur opina.<BR> "Oui, c'est normal. Il y a assez de support. Elle devrait &ecirc;tre bien. Faites seulement attention &agrave; ses jambes, soyez s&ucirc;r qu'elle ne vous frappe pas. Cela pourrait &ecirc;tre... douloureux", lui conseilla le docteur. Tom grima&ccedil;a mentalement &agrave; cette id&eacute;e et v&eacute;rifia jusqu'o&ugrave; les jambes de sa fille descendaient. Pour l'instant, c'&eacute;tait correct. Il devrait se m&eacute;fier quand elle grandirait par contre.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Sur la surface de la plan&egrave;te, le Flyer atterrit doucement et prudemment dans une petite plaine. Autour d'eux, le sol s'&eacute;levait en falaises abruptes et escarp&eacute;es, clairement pouss&eacute;es vers le haut par l'activit&eacute; tectonique, assez r&eacute;cemment car elle n'&eacute;taient presque pas &eacute;rod&eacute;es par la pluie. Chakotay coupa les moteurs, laissant le vaisseau pr&ecirc;t &agrave; repartir dans les plus brefs d&eacute;lais possibles. L'exp&eacute;rience, et les protocoles de Starfleet, l'avaient habitu&eacute; &agrave; m&eacute;ticuleusement recalibrer les param&egrave;tres du vol pour &ecirc;tre pr&ecirc;t &agrave; les ramener en orbite avec un minimum d'efforts. Pendant que l'&eacute;quipe pr&eacute;parait les &eacute;quipements de prospection et qu'ils empilaient la premi&egrave;re s&eacute;rie de caisses, pr&ecirc;ts &agrave; sortir, Harry v&eacute;rifia et re-v&eacute;rifia les informations des senseurs, confirmant que l'atmosph&egrave;re de la plan&egrave;te &eacute;tait respirable et d&eacute;nu&eacute;e d'irritants ou d'allerg&egrave;nes. Finalement, satisfait par la concordance des informations qu'ils avaient collect&eacute;es en vol et au sol, il fit signe &agrave; Baxter de descendre la rampe du Flyer.<BR> L'air frais s'engouffra &agrave; l'int&eacute;rieur quand la porte s'ouvrit. L'air &agrave; l'ext&eacute;rieur &eacute;tait humide et froid, se condensant un peu au contact du climat plus chaud du Delta Flyer. Baxter fut le premier &agrave; sortir, prenant la t&ecirc;te avec son phaseur en main. L'absence de vie r&eacute;v&eacute;l&eacute;e par les senseurs n'&eacute;tait pas une garantie absolue et il voulait &ecirc;tre pr&eacute;par&eacute; s'ils rencontraient des impr&eacute;vus. A sa suite vint le reste de l'&eacute;quipe, Chakotay et Harry &eacute;tant les derniers &agrave; l'ext&eacute;rieur du vaisseau. Rien d'impr&eacute;vu ne leur arriva, rien de vivant. Ce qui &eacute;tait inattendu, c'&eacute;tait les couleurs. La mince atmosph&egrave;re de la plan&egrave;te et les couches du nages translucides au-dessus d'eux produisaient un effet de scintillement magnifique. L&agrave; o&ugrave; le sol pointait vers le haut, les min&eacute;raux expos&eacute;s dans les diff&eacute;rentes strates brillaient d'un &eacute;clat m&eacute;tallique. Blanc vif, argent, cuivre, vert jade et des teintes bleut&eacute;es se m&eacute;langeaient dans la lumi&egrave;re diffuse. Les d&eacute;bris jonchant le sol autour de la navette refl&eacute;taient leur lumi&egrave;re sur les c&ocirc;t&eacute;s.<BR> L'&eacute;quipe resta immobile. Rien ne bougeait except&eacute; &agrave; cause de la l&eacute;g&egrave;re brise caressant la v&eacute;g&eacute;tation qui parsemait la plaine. Pendant un instant, ils ne firent qu'observer les jeux de lumi&egrave;re, les yeux &eacute;carquill&eacute;s, m&ecirc;me Chakotay, qui avait pourtant vu plus d'effets de lumi&egrave;res sur tellement de plan&egrave;tes qu'il n'aurait pu les compter. Il fut le premier &agrave; se d&eacute;tourner et &agrave; revenir &agrave; leur objectif principal.<BR> "Chakotay au Voyager"<BR> "Ici Voyager. Au rapport, commandeur" demanda la voix de Tuvok.<BR> "Nous avons atterri sans probl&egrave;mes, aucune mauvaise surprise. Nous commen&ccedil;ons les op&eacute;rations de prospection et nous ferons un rapport toutes les heures comme &agrave; l'habitude. Faites-nous savoir si quelque chose change l&agrave;-haut."<BR> "Bien re&ccedil;u, commandeur. Voyager termin&eacute;."<BR> Le lien de communication fut coup&eacute; et le son mourut dans la brise. Chakotay se tourna vers le reste de l'&eacute;quipe, qui le regardait maintenant. La discussion avec le Voyager les avait ramen&eacute;s au pr&eacute;sent et aux t&acirc;ches qui les attendaient.<BR> "D'accord, tout le monde, nous nous diviserons en &eacute;quipes. Harry, vous venez avec moi. Baxter, pouvez-vous prendre la premi&egrave;re ronde de garde ?" Baxter acquies&ccedil;a. "Les autres, formez des paires comme bon vous semble. Tout le monde a la liste de mat&eacute;riaux de Torres ? Harry, vous avez t&eacute;l&eacute;charg&eacute; les plans des environs dans les tablettes et vous avez reconfigur&eacute; les tricordeurs selon les instructions de Seven ?" Harry hocha la t&ecirc;te &eacute;galement. "Ok, dans ce cas, dispersons-nous et voyons &agrave; quelle vitesse nous pourrons faire ce travail."<BR> Harry encha&icirc;na. "La premi&egrave;re chose &agrave; faire, c'est d'installer les moniteurs. Ayala et Boylan, prenez ceux-ci et disposez les. Nous devons garder l'oeil sur l'activit&eacute; volcanique dans cette r&eacute;gion, les lignes de fractures n'&eacute;tant pas termin&eacute;es. Les senseurs indiquent qu'elles sont stables pour l'instant", dit-il, remarquant leur nervosit&eacute;. "Mais nous garderons un oeil dessus. Disposez les moniteurs en triangle, l&agrave;, l&agrave; et ici" indiqua t'il en pointant. "Je les connecterai au vaisseau, comme &ccedil;a nous aurons un avertissement bien avant que quoi que ce soit n'arrive." L'&eacute;quipe opina, se d&eacute;ployant comme Harry l'avait indiqu&eacute;.<BR> Ils commenc&egrave;rent &agrave; travailler aussit&ocirc;t que les moniteurs furent en place. Chakotay et Harry se dirig&egrave;rent dans la direction du soleil, choisissant un endroit o&ugrave; le sol avait &eacute;t&eacute; sur&eacute;lev&eacute; vers le haut en une d&eacute;nivellation d'une trentaine de m&egrave;tres. Les cristaux et les d&eacute;p&ocirc;ts de min&eacute;raux &eacute;taient visibles sur sa surface. Dans l'ombre du soleil, ils reluisaient d'un &eacute;clat mat. Chakotay sortit un tricordeur et commen&ccedil;a &agrave; scanner les d&eacute;bris, &eacute;parpill&eacute;s o&ugrave; le terrain avait &eacute;t&eacute; forc&eacute; vers le haut. Les irr&eacute;gularit&eacute;s du terrain leur rendait le travail tr&egrave;s facile, il semblait qu'ils auraient tr&egrave;s peu &agrave; creuser pour trouver quoi que ce soit. La plupart des mat&eacute;riaux requis par B'Elanna, m&ecirc;me les plus rares d'entre eux, &eacute;tait largement disponible, bien expos&eacute;e par les fentes et les irr&eacute;gularit&eacute;s.<BR> Ils travaill&egrave;rent sans rel&acirc;che pendant un moment, &eacute;changeant tr&egrave;s peu de mots entre eux. Chakotay commen&ccedil;a &agrave; se demander si Harry allait bien. Il &eacute;tait beaucoup plus volubile que d'habitude. Il s'&eacute;claircit la gorge alors qu'Harry se retournait.<BR> "Harry, vous allez bien ?" L'approche directe semblait &ecirc;tre la meilleure. Il n'&eacute;tait pas dans un &eacute;tat d'esprit pour commencer &agrave; extrapoler ce qui pouvait bien troubler Harry. La pens&eacute;e lui avait travers&eacute; l'esprit que Harry, quelque temps auparavant, avait sembl&eacute; attir&eacute; par Seven. Sa r&eacute;cente relation aurait pu &ecirc;tre le probl&egrave;me, mais il ne voulait pas croire que c'&eacute;tait le cas. Il n'&eacute;tait m&ecirc;me pas s&ucirc;r que Seven en aurait parl&eacute; &agrave; Harry. Il aurait pu le rassurer si c'&eacute;tait le cas, mais il pr&eacute;f&eacute;rait laisser le jeune enseigne amener la discussion sur le sujet le premier.<BR> "Je... je crois que oui. Commandeur, est-ce que je peux vous demander quelque chose ?"<BR> "Allez-y" Peut-&ecirc;tre que le probl&egrave;me &eacute;tait Seven, finalement. Chakotay se pr&eacute;para &agrave; faire face &agrave; la jalousie, ou bien peut-&ecirc;tre &agrave; la curiosit&eacute;.<BR> "Est-ce que vous aviez le mal du pays lorsque nous &eacute;tions dans le quadrant delta ?" La question &eacute;tait inattendue et Chakotay prit un moment pour penser &agrave; sa r&eacute;ponse.<BR> "Non, je ne crois pas" dit-il finalement. "Rappelez-vous, j'avais bien peu de raisons de retourner l&agrave;-bas. Le Maquis &eacute;tait sans foyer, et mon propre foyer n'existe m&ecirc;me plus. Je m'adapte facilement aux nouvelles situations, alors, non, je n'avais pas le mal du pays. Vous, vous l'aviez, n'est-ce pas ?" demanda t'il, connaissant d&eacute;j&agrave; la r&eacute;ponse. Le mal du pays de l'enseigne durant les premi&egrave;res ann&eacute;es &eacute;tait l&eacute;gendaire, et Chakotay n'&eacute;tait pas s&ucirc;r qu'il s'&eacute;tait compl&egrave;tement dissip&eacute;.<BR> "Moi non plus, je crois." Le commentaire d'Harry &eacute;tait inattendu et la surprise se dessina sur le visage de Chakotay. "Oh, je sais que cela en avait l'air, mais compar&eacute; &agrave; ce que je ressens maintenant... ce n'&eacute;tait pas le mal du pays. Maintenant, c'est pire que tout ce que j'ai pu ressentir auparavant."<BR> "Harry" dit Chakotay, "Je suppose que ce n'est pas surprenant. Nous sommes pass&eacute;s tellement pr&egrave;s de la maison, apr&egrave;s tout ce que nous avons v&eacute;cu."<BR> Harry hocha la t&ecirc;te. "Et le quadrant delta... Et bien... ce n'&eacute;tait pas la maison, mais au moins nous savions o&ugrave; nous &eacute;tions. Ici, nous ne pouvons pas trouver de rep&egrave;res, nous n'avons aucun point de r&eacute;f&eacute;rence. R&eacute;alisez-vous que quelques instants apr&egrave;s avoir &eacute;t&eacute; transport&eacute;s par la station-relais du Pourvoyeur, nous savions d&eacute;j&agrave; que nous &eacute;tions dans le Quadrant Delta ? Nous sommes ici depuis des jours et nous n'avons aucun indice sur l'endroit o&ugrave; nous nous trouvons. Cela me fait me sentir plus loin de la maison qu'auparavant et..." Harry se retourna et baissa la voix,"  ... et cela m'&eacute;nerve. D'une fa&ccedil;on pire que tout ce qui a pu m'arriver."<BR> "Harry, vous n'&ecirc;tes pas le seul. Je crois que cela affecte beaucoup de personnes sur le vaisseau de la m&ecirc;me mani&egrave;re. Etre compl&egrave;tement perdu n'est jamais une situation plaisante. Nous avons &eacute;t&eacute; plac&eacute;s dans une situation o&ugrave; nous ne pouvons pas dire o&ugrave; nous sommes, o&ugrave; nous ne savons pas qui sont les gens et c'est normal que cela nous affecte. J'ai entendu certaines personnes discuter dans la salle commune et ils disaient qu'ils n'avaient jamais rien v&eacute;cu d'aussi stressant auparavant, et la plupart d'entre eux ne connaissent m&ecirc;me pas l'ampleur r&eacute;elle de notre situation. Les gens ont des maux de t&ecirc;tes, et pas seulement dus &agrave; la nomenclature color&eacute;e des menus de Chell. Ils ont &eacute;galement des r&ecirc;ves &eacute;tranges et des insomnies. Ce sont des sympt&ocirc;mes classiques du stress.<BR> Harry opina. "J'ai fait des r&ecirc;ves tr&egrave;s bizarres, comme quelque chose qu'aurait peint Salvador Dali. Pas particuli&egrave;rement effrayants, mais plut&ocirc;t &eacute;clatants. Les couleurs &eacute;taient tr&egrave;s brillantes et il me semblait voir les plus dissonantes paires de personnages historiques. J'ai fait un r&ecirc;ve &agrave; propos de Cochrane et de Cl&eacute;op&acirc;tre l'autre nuit." Harry rougit en se rappelant les d&eacute;tails du r&ecirc;ve, et Chakotay retint un sourire en le voyant. Harry le per&ccedil;ut malgr&eacute; tout et il rit. "Je sais, &ccedil;a l'air bizarre, n'est-ce pas ? Vous ne voulez pas savoir ce qu'ils faisaient ?"<BR> Chakotay &eacute;clata de rire. "Non, je ne crois pas, juste &agrave; vous entendre" dit-il, riant de plus belle. Harry parut plus heureux, la rigolade ayant soulag&eacute; la tension et le poids du mal du pays. Ils n'avaient aucune id&eacute;e de l'endroit o&ugrave; ils se trouvaient, mais au moins, ils &eacute;taient avec des personnes qu'ils connaissaient et en qui ils avaient confiance.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Une fois que Miral fut install&eacute;e, Tom porta son attention vers les bosses, les &eacute;gratignures et les bleus restants des patients de l'infirmerie. Il saisit un r&eacute;g&eacute;n&eacute;rateur dermique et posa une s&eacute;rie de seringues hypodermiques sur un chariot. Des anti-douleurs pour la plupart. Manoeuvrant autour de Miral, il commen&ccedil;a &agrave; traiter les hommes d'&eacute;quipage qui restaient &agrave; soigner, ceux laiss&eacute;s pour la fin par l'&eacute;quipe de triage et quelques &eacute;clop&eacute;s qui &eacute;taient arriv&eacute;s un peu plus tard, une fois que la commotion g&eacute;n&eacute;rale f&ucirc;t calm&eacute;e.<BR> Miral continua &agrave; protester, quoi que plus discr&egrave;tement, et Tom fut amus&eacute; par la foule de suggestions qu'on lui proposa pour essayer de la calmer lorsqu'elle pleurait. Un enseigne conseilla quelque chose qu'on appelait une t&eacute;tine. Tom &eacute;tait fascin&eacute; par l'id&eacute;e, mais le docteur se renfrogna un peu quand il entendit cela. "Si vous le voulez vraiment, monsieur Paris, d'accord, mais prenez soin qu'elle soit construite de la bonne fa&ccedil;on. Vous ne voulez s&ucirc;rement pas endommager ses dents. Et si elle h&eacute;rite des dents de la g&eacute;n&eacute;tique maternelle, elle la d&eacute;chiquettera aussit&ocirc;t qu'elle l'aura dans la bouche de toute fa&ccedil;on !"<BR> Tom finit de gu&eacute;rir une coupure sur le bras d'un enseigne avec une injection d'anti-douleur.<BR> "Merci, cela va peut-&ecirc;tre m'aider &agrave; mieux dormir" dit le membre d'&eacute;quipage.<BR> "Vous avez des difficult&eacute;s &agrave; dormir, Blain ?" demanda Tom. "Depuis quand ?"<BR> "Oh, depuis les derni&egrave;res semaines seulement. Je me r&eacute;veille avec d'&eacute;tranges r&ecirc;ves. Ils n'ont rien de vraiment effrayants, ils sont juste tr&egrave;s &eacute;clatants." Le docteur entendit la conversation et intervint.<BR> "Vous, et le reste du vaisseau. Ne vous en faites pas, monsieur Blain, c'est le stress. Sans aucun doute possible." Le ton du docteur &eacute;tait teint&eacute; de son habituel sarcasme, et sa voix se perdit dans le tumulte provoqu&eacute; par les autres membres d'&eacute;quipage qui se mirent &agrave; se raconter leurs r&ecirc;ves bizarres et merveilleux des derni&egrave;res semaines. Tom sourit lorsqu'il se tourna vers le patient suivant.<BR> "C'est quelque chose dont je n'ai pas &agrave; me soucier. Miral ne me laisse pas dormir, et encore moins r&ecirc;ver."<BR> Le rire &eacute;clata dans la pi&egrave;ce, et une personne sugg&eacute;ra l'aromath&eacute;rapie pour calmer les protestations de Miral pendant que Tom soignait une vilaine &eacute;corchure sur sa tempe. Sa m&egrave;re disait que c'&eacute;tait la seule chose qui pouvait calmer sa soeur. Elle utilisait une huile aromatis&eacute;e pour masser le b&eacute;b&eacute;, et apparemment, cela fonctionnait &agrave; chaque fois. Tom sourit et dit qu'il essaierait, quoi qu'il pens&acirc;t int&eacute;rieurement que huiler un b&eacute;b&eacute; d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s vigoureux &eacute;tait la recette parfaite pour un d&eacute;sastre.<BR> Le docteur s'approcha pendant que Tom finissait sa t&acirc;che. "Vous savez, monsieur Paris, il se peut qu'il n'y ait tout simplement rien &agrave; faire, j'en ai peur. Tous les b&eacute;b&eacute;s traversent des pouss&eacute;es de croissance, les humains &agrave; 3 semaines, 6 semaines et 3 mois. Quelques fois, ce n'est qu'inconfortable. Cela pourrait &ecirc;tre le cas. Il y a tellement peu d'informations dans la base de donn&eacute;es sur le d&eacute;veloppement des enfants humains/Klingons que je ne peux pas le pr&eacute;voir. Les enfants Klingons grandissent plus vite que les enfants humains, alors ce ne serait pas surprenant qu'elle soit en train de traverser une de ces p&eacute;riodes. Cela cadrerait avec son d&eacute;veloppement g&eacute;n&eacute;ral jusqu'&agrave; maintenant. Si cela devient trop dur pour vous, revenez ici. J'aimerais beaucoup vous aider et quelquefois vous devrez bien laisser quelqu'un d'autre s'en occuper. Elle est une source d'amusement pour les patients. Il y a eu beaucoup moins de grognements et de g&eacute;missements depuis que vous &ecirc;tes arriv&eacute;s."<BR> Tom rit. "Etes-vous s&ucirc;r que c'&eacute;tait &agrave; cause de Miral, ou &agrave; cause de ma charmante personnalit&eacute; ?" plaisanta t'il. Le docteur le regarda quelques instants puis il sourit au jeune homme fatigu&eacute; qui se tenait devant lui. Les cernes noirs sous ses yeux et ses cheveux en broussaille &eacute;taient des &eacute;vidences de ses nuits sans sommeil et du stress d'&ecirc;tre &agrave; bord du Voyager en ce moment.<BR> "Peut-&ecirc;tre, monsieur Paris, peut-&ecirc;tre". Il sourit. "Ramenez-la quand m&ecirc;me quand vous voulez."<BR> Paris hocha la t&ecirc;te en signe de remerciement et se retourna pour partir. Miral marmonnait encore quand ils pass&egrave;rent la porte.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Sur la plan&egrave;te, la pile de min&eacute;raux augmentait. La liste de B'Elanna se r&eacute;duisait de plus en plus &agrave; mesure qu'ils trouvaient les &eacute;l&eacute;ments. Chakotay estimait qu'ils en &eacute;taient &agrave; la moiti&eacute; quand les moniteurs autour d'eux diffus&egrave;rent un violent signal d'avertissement. Trop tard. Le sol trembla sous eux, se tordant et se d&eacute;chirant sous la tension. Des fissures apparurent sur la plaine, et les d&eacute;nivellations autour d'eux s'&eacute;lev&egrave;rent encore plus haut. L'&eacute;quipe se plaqua au sol, mais Chakotay entendit un cri, venant de l'autre c&ocirc;t&eacute; de la plaine.<BR> Un instant plus tard, le sol cessa de trembler. Les moniteurs cess&egrave;rent leur incessant et inutile signal d'alerte. Chakotay et Harry se relev&egrave;rent lentement, prenant connaissance des d&eacute;g&acirc;ts autour d'eux. Le paysage avait &eacute;t&eacute; reform&eacute;, de nouvelles veines de min&eacute;raux brillant sous le soleil. Un peu plus loin, le reste de l'&eacute;quipe se relevait doucement. Tous, sauf un, Boylan. Il &eacute;tait &eacute;tendu sur le sol, g&eacute;missant l&eacute;g&egrave;rement. Chakotay en d&eacute;duisit que c'&eacute;tait lui qui avait cri&eacute;. Les autres avaient l'air de bien aller. Indiquant &agrave; Harry et aux autres de retourner vers le Flyer, il accourut aupr&egrave;s de Boylan. Le visage de l'homme &eacute;tait blanc, mais il &eacute;tait conscient.<BR> "Je vais bien" dit t'il. Chakotay grogna.<BR> "Ne soyez pas stupide, l'h&eacute;roisme n'aidera personne. O&ugrave; avez-vous mal ?"<BR> "Partout, ahhhh" Boylan grima&ccedil;a. "Ma jambe, je crois que c'est le pire. Je suis tomb&eacute;, une de ces fissures s'est ouverte sous moi et je suis tomb&eacute; sur le c&ocirc;t&eacute;."<BR> Chakotay examina les d&eacute;g&acirc;ts. La jambe &eacute;tait vraisemblablement bris&eacute;e, probablement en plusieurs endroits. Des fragments d'os pointaient au travers de la peau et de l'uniforme juste sous le genou. Autrement, bien que se soit d&eacute;j&agrave; suffisant, il paraissait en forme. Chakotay le scanna rapidement avec un tricordeur. Ce n'&eacute;tait pas un standard m&eacute;dical, mais c'&eacute;tait suffisant pour s'assurer de ses suppositions &agrave; propos de la jambe. Bris&eacute;e en trois endroits, salement. Le tricordeur n'indiquait aucune autre blessure, alors Chakotay transporta Boylan jusqu'au vaisseau. Le mouvement que Chakotay faisait en le transportant fut assez pour qu'il perde connaissance, comme Chakotay l'esp&eacute;rait, bien qu'il rest&acirc;t prudent en le d&eacute;pla&ccedil;ant. Inconscient, il &eacute;tait beaucoup plus facile &agrave; transporter et il avait besoin d'&ecirc;tre soulag&eacute; de la douleur pour quelques moments.<BR> De retour au Flyer, Chakotay pla&ccedil;a Boylan sur le lit m&eacute;dical au fond du vaisseau. "Baxter, vous avez des comp&eacute;tences m&eacute;dicales, n'est-ce pas ?"<BR> "Oui, Monsieur."<BR> "Bien, vous vous occuperez de lui dans ce cas. Trois fractures, deux d'entre elles sont mineures. La troisi&egrave;me va devoir attendre le docteur." Chakotay se dirigea vers le poste de commande en parlant et ouvrit un canal vers le Voyager.<BR> "Delta Flyer au Voyager."<BR> Le capitaine r&eacute;pondit. "Allez-y, commandeur."<BR> "Capitaine, nous retournons en orbite. Nous avons la plupart des min&eacute;raux, mais nous avons un bless&eacute;. Boylan s'est inflig&eacute; une blessure lors d'un tremblement de terre et le docteur devrait l'examiner. Les moniteurs sismiques devront &ecirc;tre reconfigur&eacute;s &eacute;galement avant que nous ne redescendions, ils ne nous ont pas averti du tout avant que le tremblement ne nous frappe."<BR> En bruit de fond, sur la passerelle, il pouvait entendre la voix de Seven appelant le capitaine et il saisit le mot "Sernaix". La voix du capitaine se fit entendre encore une fois.<BR> "Cela devra attendre, commandeur. Nous avons les Sernaix sur nos visuels &agrave; longue port&eacute;e et nous devons nous &eacute;loigner pour essayer de les semer. Nous ne sommes pas en position de les combattre. Vous allez &ecirc;tre livr&eacute;s &agrave; vous-m&ecirc;me pour l'instant. Nous les attirerons loin de vous. Janeway termin&eacute;." Chakotay frissonna int&eacute;rieurement &agrave; la pens&eacute;e de s'&ecirc;tre &eacute;chou&eacute; sur une plan&egrave;te avec les Sernaix comme compagnie, mais il per&ccedil;ut le ton d'excuse dans la voix de Catherine. Il n'y avait vraiment rien d'autre &agrave; faire. Cela leur aurait pris pr&egrave;s d'une demi-heure pour retourner au Voyager &agrave; sa position actuelle, et cela leur donnait une marge de manoeuvre trop mince pour se sauver des Sernaix. Si au moins il pouvait se cacher.<BR> Sa cacher. Un souvenir lui vint &agrave; l'esprit soudainement, et il rappela les donn&eacute;es des senseurs qu'il avait prises un peu plus t&ocirc;t.<BR> "Harry, j'ai besoin de vos conseils sur quelque chose ici" appela t'il par-dessus son &eacute;paule. L'&eacute;quipe paraissait un peu p&acirc;le, ayant entendu la conversation avec le Voyager. La rencontre avec les Sernaix &eacute;tait trop fra&icirc;che dans leur m&eacute;moire pour leur permettre de prendre sereinement la nouvelle.<BR> Harry arriva de l'arri&egrave;re du vaisseau, o&ugrave; il &eacute;tait occup&eacute; &agrave; ranger des caisses de min&eacute;raux qu'ils avaient amass&eacute;es avant que le tremblement de terre ne survienne. Chakotay montra les trous dans les relev&eacute;s des senseurs &agrave; l'&eacute;cran. "Je vais amener le Flyer ici." Il pointa un endroit tout pr&egrave;s de l&agrave;, juste assez large pour se cacher. "Est-ce que vous avez vu autre chose dans les relev&eacute;s que je devrais savoir avant de proc&eacute;der ?"<BR> Harry hocha la t&ecirc;te. "Non, tout avait l'air normal. Les visuels que nous avons de cette r&eacute;gion montrent que cet endroit est pr&egrave;s d'une falaise. Il y a probablement quelque chose dans la composition de la falaise qui brouille les senseurs &agrave; cet endroit."<BR> "Tr&egrave;s bien, esp&eacute;rons que cela brouillera &eacute;galement les senseurs des Sernaix."<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> "Enseigne, entrez une trajectoire vers la ceinture d'ast&eacute;roides entre la cinqui&egrave;me et la sixi&egrave;me plan&egrave;te" ordonna Janeway quand elle eut coup&eacute; la communication avec l'&eacute;quipe d'exploration. "Emmenez-nous &agrave; l'int&eacute;rieur et voyez si vous pouvez trouver quelque chose d'assez gros pour dissimuler le Voyager &agrave; l'abri des senseurs. Pleine puissance d'impulsion. Tuvok, pr&eacute;parez toutes les capacit&eacute;s d&eacute;fensives dont nous disposons pour le moment. Juste au cas."<BR> "Oui, capitaine", r&eacute;pondit Tuvok. "Pourrais-je vous recommander d'envoyer une sonde, loin de nous et de la plan&egrave;te ? Jusqu'&agrave; ce que nous sachions si les Sernaix nous ont suivi, o&ugrave; s'ils se doutent que nous sommes ici, il serait sage de laisser le plus de fausses pistes possibles. La sonde pourrait de plus nous donner des informations t&eacute;l&eacute;m&eacute;triques &agrave; longue port&eacute;e pour l'&eacute;quipe du labo d'astrom&eacute;trie."<BR> "Faites" acquies&ccedil;a Janeway. La voix de Seven se fit entendre dans les communicateurs, comme si elle avait &eacute;t&eacute; appel&eacute;e par le commentaire de Tuvok.<BR> "Capitaine, s'il vous plait, votre pr&eacute;sence est requise au labo d'astrom&eacute;trie."<BR> Janeway grima&ccedil;a doucement pour elle-m&ecirc;me. Elle devait avoir une discussion avec quelqu'un. N'importe qui. N'importe qui &eacute;tant en mesure de convaincre Seven qu'un appel p&eacute;remptoire au capitaine n'&eacute;tait pas n&eacute;cessairement appropri&eacute;.<BR> "Je suis en route, Seven" Ce n'&eacute;tait pas le moment d'entrer dans ce d&eacute;bat, de toute fa&ccedil;on. Elle en avait plus que n&eacute;cessaire sur les bras. Le Voyager &eacute;tant encore perdu, et cette fois plus encore que la premi&egrave;re. Janeway occupa le temps du court trajet entre la passerelle et le labo &agrave; consulter sur une tablette l'&eacute;tat du vaisseau. B'Elanna avait r&eacute;ussi &agrave; faire des miracles avec le peu de mat&eacute;riel disponible. Les boucliers &eacute;taient de retour &agrave; soixante pourcents. L'armure ne serait pas disponible avant qu'ils ne r&eacute;cup&egrave;rent les mat&eacute;riaux sur la plan&egrave;te. Elle mit de c&ocirc;t&eacute; une pens&eacute;e pour l'&eacute;quipe d'exploration. Mais le r&eacute;acteur de distorsion &eacute;tait redevenu stable et pourrait &ecirc;tre &agrave; pleine puissance dans les douze prochaines heures. Le reste des travaux de r&eacute;parations, les t&eacute;l&eacute;porteurs et les probl&egrave;mes mineurs, pourraient &ecirc;tre r&eacute;gl&eacute;s plus tard.<BR> Janeway arriva au labo d'astrom&eacute;trie pour trouver Seven, Icheb et une des soeurs Delanay affair&eacute;s aux consoles. Seven se tourna vers elle lorsqu'elle entra. "Capitaine, nous sommes encore incertains de notre position pour le moment. J'ai pris en compte toutes les donn&eacute;es des senseurs et j'ai re&ccedil;u l'aide d'un grand nombre de membres de l'&eacute;quipage mais, jusqu'&agrave; cette date, nous ne sommes pas plus pr&egrave;s d'une solution." La frustration &eacute;tait presque palpable. Seven n'aimait pas la confusion, et tout cela n'&eacute;tait que confusion.<BR> Janeway ne voulait pas s'embarquer dans cette histoire pour l'instant, mais elle &eacute;tait intrigu&eacute;e de voir ce qui mettait Seven dans un tel &eacute;tat. "Dans ce cas Seven, je crois que vous ne regardez pas au bon endroit", dit elle humblement. "Essayez de calculer le point de dispersion pour la zone isoplanique de chaque r&eacute;gion. Avez-vous compar&eacute; les donn&eacute;es avec le diagramme de Hertzprung-Russell ?"<BR> "Nous l'avons fait."<BR> "Alors, faites une analyse crois&eacute;e d'astrosismologie et de la fonction lumineuse du halo local. Cela pourrait au moins nous donner une indication pour savoir si nous sommes dans le bon univers. Je crois que nous pouvons assumer sans se tromper que nous ne sommes pas dans la m&ecirc;me galaxie. Je ne peux pas imaginer que vous n'ayez pas d&eacute;j&agrave; d&eacute;couvert &ccedil;a." Janeway pouvait facilement &eacute;galer Seven avec ses commentaires directs et incisifs.<BR> Icheb hocha la t&ecirc;te, ses mains se remettant &agrave; parcourir la console. Seven regarda fixement Janeway.<BR> "Capitaine, les senseurs sont encore endommag&eacute;s &agrave; cause de notre rencontre avec les Sernaix. L'ing&eacute;nierie refuse de travailler dessus pour l'instant et j'ai &eacute;t&eacute; incapable d'obtenir de l'aide pour produire les diagnostics n&eacute;cessaires."<BR> "Il faudra que vous vous d&eacute;brouilliez avec ce que vous avez, nous avons des probl&egrave;mes beaucoup plus important &agrave; r&eacute;gler. Un ajustement ultra pr&eacute;cis des senseurs est tr&egrave;s loin sur la liste des choses &agrave; r&eacute;parer. En attendant, faites ce que vous pouvez avec ce que vous avez."<BR> Janeway se tourna et sortit, passant la porte. Une partie d'elle voulait rester et continuer d'enqu&ecirc;ter, mais son sentiment g&eacute;n&eacute;ral lui disait de s'en aller. Cela prendrait un certain temps avant qu'elle ne soit capable de discuter confortablement avec Seven, et ce temps n'&eacute;tait pas encore arriv&eacute;. En attendant, elle jetterait un oeil sur les r&eacute;sultats depuis son bureau. Elle ne se sentait pas capable d'interagir avec l'&eacute;quipage pour le moment, son propre d&eacute;couragement &agrave; &ecirc;tre perdu encore une fois &eacute;tait d&eacute;j&agrave; assez difficile &agrave; supporter.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Les jambes de Tom le faisaient souffrir atrocement, il arpentait les couloirs depuis ce qui lui paraissait &ecirc;tre des heures, chantant et parlant &agrave; Miral. Elle s'&eacute;tait endormie quelques fois, mais elle se r&eacute;veillait aussit&ocirc;t qu'il s'arr&ecirc;tait de marcher. Pour l'instant, elle ne faisait que s'agiter un peu. Il &eacute;tait fatigu&eacute;, un peu mal &agrave; l'aise, et proche du d&eacute;sespoir. B'Elanna &eacute;tait encore occup&eacute;e &agrave; l'ing&eacute;nierie et il n'allait pas la d&eacute;ranger. Les r&eacute;parations devaient passer en premier pour l'instant. Ce n'&eacute;tait pas comme s'ils &eacute;taient occup&eacute;s tous les deux.<BR> Il sentit le vaisseau sortir de l'orbite et, pour un moment, pensa &agrave; rejoindre la passerelle et prendre les commandes. Il n'y avait pas d'alerte rouge, malgr&eacute; tout, seulement la situation d'alerte jaune dans laquelle ils &eacute;taient depuis quelques semaines maintenant. Il n'avait aucune raison d'y aller, autre que de laisser derri&egrave;re la d&eacute;tresse apparente de Miral. Et c'&eacute;tait une raison suffisante pour rester. Il &eacute;tait un p&egrave;re maintenant, il ne pouvait pas transf&eacute;rer la responsabilit&eacute; au docteur ou &agrave; quiconque juste pour aller s'amuser sur la passerelle. De toute fa&ccedil;on, il &eacute;tait en cong&eacute; de paternit&eacute;. Il n'y avait rien qui mena&ccedil;ait assez le Voyager pour que son expertise de pilote soit requise. Alors il devait r&eacute;gler des propres probl&egrave;mes.<BR> Des bruits de pas le firent sortir de sa r&ecirc;verie. Naomi Wildman arriva en courant dans le couloir, ses cheveux volant derri&egrave;re elle. Elle s'arr&ecirc;ta subitement en voyant Tom et Miral.<BR> "Tom !" s'&eacute;cria t'elle. "Oh, tu as le b&eacute;b&eacute; ! Est-ce que je peux la voir, s'il te plait ?". Elle se tordait presque d'excitation et Tom se rappela avec un sourire la premi&egrave;re fois qu'elle avait vue Miral dans l'infirmerie. Elle &eacute;tait en m&ecirc;me temps excit&eacute;e et compl&egrave;tement effray&eacute;e d'&ecirc;tre autoris&eacute;e &agrave; la tenir. Il ne pouvait pas dire exactement de quelle fa&ccedil;on, mais il ressentait la m&ecirc;me chose.<BR> "Oui, bien s&ucirc;r que tu peux." Il se pencha un peu pour que Naomi puisse regarder dans le harnais. C'&eacute;tait plus facile que d'essayer d'en sortir Miral. "Qu'est ce que tu fais &agrave; courir comme &ccedil;a partout ? Tu es en retard pour tes cours ?"<BR> "Pas de cours", dit Naomi, souriant quand Miral s'accrocha &agrave; son doigt. "Seven est trop occup&eacute;e &agrave; essayer de d&eacute;couvrir o&ugrave; nous sommes et tout le monde est occup&eacute; aux r&eacute;parations ou &agrave; &eacute;viter Seven pour ne pas se faire tra&icirc;ner de force jusqu'au labo d'astrom&eacute;trie pour l'aider. Qu'est ce que vous faites ?"<BR> "J'essaie d'amuser Miral. Le docteur croit qu'elle est dans une phase de croissance et qu'elle a un peu de mal &agrave; le supporter. Et quand elle n'est pas bien, elle n'h&eacute;site pas &agrave; nous le faire savoir." Miral choisit ce moment pour ponctuer la discussion d'un cri de protestation. "Tu vois ce que je veux dire&nbsp;?"<BR> "Est-ce que je peux t'aider ?" demanda Naomi. "Je voudrais la garder pour vous quelquefois. Je veux dire, toi et B'Elanna avez du travail et vous aurez besoin de quelqu'un pour garder un oeil sur elle, n'est-ce pas ? Je peux m'entra&icirc;ner pendant que tu es ici et tu sauras que j'en suis capable. S'il te plait, est-ce que je peux t'aider ?" Les mots sortirent dans un &eacute;lan d'excitation et Tom sourit.<BR> "Bien s&ucirc;r que tu peux. V&eacute;rifions si ta m&egrave;re est d'accord". Tom activa son communicateur. "Tom Paris &agrave; Sam Wildman."<BR> "Ici Sam. Qu'est-ce que ma fille a encore fait ?" demanda t'elle en riant.<BR> "Rien" dit Tom en souriant, "Je voulais juste savoir si elle peut rester avec moi et Miral pour quelque temps. Elle veut apprendre &agrave; s'occuper de Miral."<BR> "C'est d'accord, Tom, merci de m'avoir avertie. Naomi, le d&icirc;ner sera pr&ecirc;t dans quelques heures, je t'appellerai quand ce sera pr&ecirc;t, &ccedil;a te va ?"<BR> "Merci maman."<BR> Tom coupa la communication. "Bien, as-tu une id&eacute;e de ce qu'on pourrait bien faire ?" Tom n'&eacute;tait pas certain que Naomi puisse trouver autre chose &agrave; faire, mais elle le fit.<BR> "Et pourquoi pas le holodeck ? On pourrait pr&eacute;senter Miral &agrave; Flotteur !"<BR> Tom sourit. Cela ne lui avait pas travers&eacute; l'esprit d'essayer le holodeck, ce qui &eacute;tait plut&ocirc;t ironique vu les circonstances." Bonne id&eacute;e, allons-y." Le holodeck un &eacute;tait tout pr&egrave;s et, sans grande surprise, libre pour l'instant. Tom commen&ccedil;a &agrave; parcourir la liste de programmes disponibles. "Naomi, combien de programmes de "Flotteur" as-tu au juste ?" s'exclama t'il &agrave; mesure que la liste d&eacute;filait. Elle ricana.<BR> "J'en ai re&ccedil;u beaucoup comme cadeaux d'anniversaire. Essayons Flotteur et l'ordre du Phoenix. C'est un de mes pr&eacute;f&eacute;r&eacute;s. Harry me l'a donn&eacute;, il a dit que c'&eacute;tait une vieille histoire qu'il avait adapt&eacute;e pour Flotteur." Tom d&eacute;marra le programme par quelques touches sur les commandes et se tint derri&egrave;re Naomi pendant que les portes s'ouvraient. Il entra &agrave; sa suite, regardant autour avec stup&eacute;faction.<BR> Ils &eacute;taient dans le hall d'un vieux ch&acirc;teau, des murs et des escaliers de pierre autour d'eux. Devant eux flottait une apparition blanch&acirc;tre. Naomi poussa Tom du coude et pointa l'apparition. "C'est un des fant&ocirc;mes qui habite ici. Il est tr&egrave;s gentil, mais pas aussi utile qu'il le pense." L'apparition s'approcha et Tom l'observa de plus pr&egrave;s. C'&eacute;tait un homme, v&ecirc;tu d'habits anciens avec un foulard autour du cou.<BR> "Un fant&ocirc;me ?" demanda t'il &agrave; Naomi.<BR> "Oui, il s'est presque fait couper la t&ecirc;te" dit elle. Tout ce qu'elle voulut dire apr&egrave;s cela fut interrompu par les cris de Miral. L'apparition s'&eacute;tait approch&eacute;e et l'enfant n'&eacute;tait pas heureuse de la voir.<BR> "Chut, chut" murmura Tom, "tout va bien Miral. Ordinateur, fin du programme. Je ne crois pas qu'elle aime beaucoup celui-l&agrave;, Naomi, d&eacute;sol&eacute;. Peut-&ecirc;tre quand elle sera un peu plus vieille." Le ch&acirc;teau se dissipa autour d'eux, laissant appara&icirc;tre les grilles m&eacute;talliques de l'holodeck. "Ok, voyons voir ce que nous pouvons trouver."<BR> Une liste de programmes apparut dans les airs en face d'eux. Tom et Naomi commenc&egrave;rent &agrave; parcourir la liste.  "Sandrine et les... non, je ne crois pas. Ta m&egrave;re aurait ma peau si je t'emmenais l&agrave;... Fairhaven, non, d&eacute;finitivement pas. Tomb Raider 47 ?" Tom parcourut les param&egrave;tres du programme et siffla. "Harry, Harry, Harry, tu m'as cach&eacute; certaines choses. Quand as-tu programm&eacute; celui-l&agrave; ?"<BR> "Qu'est ce que c'est ? Est-ce qu'on peut l'essayer ?" demanda Naomi.<BR> "Euh, non. Non, je ne crois pas que ce soit appropri&eacute; pour Miral, ni pour toi d'ailleurs. Peut-&ecirc;tre quand tu seras plus grande." Tom sourit. Ils continu&egrave;rent de faire d&eacute;filer la liste.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Chakotay posa le Flyer au sol. Ils avaient fait le court trajet de la plaine jusqu'&agrave; ce trou ind&eacute;tectable par les senseurs aussi doucement que possible, pour &eacute;viter d'empirer l'&eacute;tat de la jambe de Boylan. Les comp&eacute;tences en premiers soins de Baxter avaient &eacute;t&eacute; utiles pour soulager la douleur et gu&eacute;rir les deux fractures mineures. Mais il aurait besoin du docteur pour celle qui restait.<BR> A l'ext&eacute;rieur, la falaise s'&eacute;levait par-dessus eux, surplombant le Flyer. Il faisait plus sombre &agrave; cet endroit. Le soleil &eacute;tait cach&eacute; et ils &eacute;taient litt&eacute;ralement dans l'ombre, pas seulement celle des senseurs. Chakotay regarda l'&eacute;cran de visualisation, rien ne bougeait. Le sol en dessous d'eux &eacute;tait stable selon les senseurs. Ils avaient justement ignor&eacute; ce site pour le minage des ressources exactement pour cette raison. Ils auraient eu besoin de creuser pour atteindre les min&eacute;raux au lieu de se contenter de les ramasser, tout simplement. Chakotay rev&eacute;rifia les senseurs : avec autant de roches au-dessus d'eux, il ne voulait pas d'une autre secousse surprise. Stable. Il n'y avait aucun signe d'activit&eacute; sismique et aucune marque visuelle. Il n'y avait aucun d&eacute;bris et pas de falaises fra&icirc;chement tomb&eacute;es au sol. La falaise semblait &ecirc;tre une ancienne coul&eacute;e de lave, laiss&eacute;e ainsi des si&egrave;cles auparavant par un volcan depuis longtemps &eacute;teint.<BR> "Harry, emmenez Ayala et faites une reconnaissance &agrave; l'ext&eacute;rieur. Voyez si l'on peut s'abriter quelque part. Il vaudrait mieux qu'on ne soit pas dans le Flyer si les Sernaix le trouvent. Le Voyager va essayer de les attirer ailleurs, mais je pr&eacute;f&egrave;re pr&eacute;voir toutes les &eacute;ventualit&eacute;s."<BR> Harry hocha la t&ecirc;te. Lui et Ayala s'&eacute;quip&egrave;rent de phaseurs et attrap&egrave;rent des lampes-bracelets et des tricordeurs avant de descendre la rampe. L'air frais s'engouffra dans la cabine quand la rampe s'ouvrit, humide et froide, avec une l&eacute;g&egrave;re odeur de v&eacute;g&eacute;taux en d&eacute;composition. A l'ext&eacute;rieur, l'air frais &eacute;tait plus vif. Harry se demanda si le soleil brillait quelquefois, sous la falaise. Ce n'&eacute;tait certainement pas le cas. Il regarda Ayala et lui indiqua quelque chose.<BR> "Il y a une ouverture par l&agrave;-bas, on dirait une sorte de caverne." Harry prit les devants, se penchant sous une protub&eacute;rance rocheuse. L'ouverture n'&eacute;tait gu&egrave;re plus qu'une fissure verticale dans la paroi de la falaise, juste assez large pour y marcher. Et derri&egrave;re la paroi, illumin&eacute;e par leurs lampes, une caverne h&eacute;misph&eacute;rique s'ouvrait &agrave; eux. Harry entra, avec pr&eacute;caution, scannant avec sa lampe et son tricordeur apr&egrave;s un quelconque habitant ind&eacute;sirable. Les informations du senseur &eacute;taient confirm&eacute;es, aucune vie, aucun mouvement. Le sol &eacute;tait couvert de poussi&egrave;re et des restes de plantes mortes avaient &eacute;t&eacute; souffl&eacute;s dans les coins par le vent. Ils brillaient faiblement, et Harry les scanna avec son tricordeur. Rien de plus sinistre qu'un fongus bio-lumineux, prenant avantage de la source de nourriture balay&eacute;e dans la caverne.<BR> Harry fit signe &agrave; Ayala d'entrer. "Tout &agrave; l'air normal, veux-tu appeler les autres ?" Ayala jeta un oeil aux alentours puis hocha la t&ecirc;te en s'&eacute;loignant vers le vaisseau. L'interf&eacute;rence qui bloquait leurs senseurs agissait de la m&ecirc;me fa&ccedil;on sur leurs communicateurs, alors il attendit que les autres arrivent. Peu de temps s'&eacute;coula avant qu'une lumi&egrave;re vacillante n'annonce leur pr&eacute;sence, &eacute;clairant la caverne devant eux. "Bienvenue &agrave; l'h&ocirc;tel" fit remarquer Chakotay. "Merci, Harry, c'est tr&egrave;s bien. Ayala, Baxter, pouvez-vous installer Boylan dans ce coin, loin de l'entr&eacute;e ? On dirait que la brise entre par ici" dit-il, remarquant les m&ecirc;mes piles de feuilles et de branches qu'Harry avait examin&eacute;es. "Harry, est-ce qu'on peut se servir de ces piles de feuilles sous les couvertures de survie ?" demanda t'il.<BR> Harry r&eacute;pandit quelques feuilles avec un b&acirc;ton qu'il avait trouv&eacute; tout pr&egrave;s. Elles se r&eacute;pandirent sur le sol en une cascade tourbillonnante. Il en pris une poign&eacute;e et les examina plus attentivement. Quelques-unes s'effrit&egrave;rent dans sa main, mais la plupart demeur&egrave;rent intactes.<BR> "Je crois, commandeur. Elles ne devraient pas se d&eacute;sagr&eacute;ger rapidement, elles feront un matelas tr&egrave;s confortable. Mon tricordeur n'indique rien de probl&eacute;matique ici."<BR> "Bien, mettons-nous au travail."<BR> L'&eacute;quipe travailla pendant un moment, jetant un coup d'oeil sur le visage blafard de Boylan. Les anti-douleurs fonctionnaient, mais il ne serait pas tir&eacute; d'affaire avant d'&ecirc;tre de retour &agrave; bord du Voyager. L'illumination de la caverne augmenta quand ils plac&egrave;rent quelques lumi&egrave;res dans diff&eacute;rents coins, augmentant la luminosit&eacute; juste assez pour voir, mais en essayant de ne pas laisser la lumi&egrave;re filtrer vers l'ext&eacute;rieur. Harry et Ayala travaill&egrave;rent pour essayer de cr&eacute;er quelque chose de confortable &agrave; partir des feuilles et des couvertures de Starfleet. Chakotay rassembla des pierres pour en faire une pile. Quand il eut un bon monticule d'assembl&eacute;, il tira dessus avec son phaseur jusqu'&agrave; ce que les roches soient rouges comme du charbon ardent. Une chaleur r&eacute;confortante s'installa doucement dans la caverne, coupant l'air frais et changeant l'air stagnant. Baxter et Farley, les autres membres de l'&eacute;quipe, firent l'inventaire des rations de survie qu'ils avaient ramen&eacute;es du Flyer, en jetant un oeil sur l'entr&eacute;e.<BR> Peu de temps apr&egrave;s, ils s'install&egrave;rent pr&egrave;s des pierres. Le seul son qu'ils percevaient &eacute;tait celui du vent s'engouffrant dans l'entr&eacute;e de la caverne. Autour d'eux, les murs refl&eacute;taient la lumi&egrave;re rouge&acirc;tre des pierres. Ils avaient &eacute;teint les lumi&egrave;res d'urgence, inutiles gr&acirc;ce &agrave; la lueur du feu. L'entr&eacute;e n'&eacute;tait qu'un rai de lumi&egrave;re, faisant contraste avec les murs noirs de la caverne de chaque c&ocirc;t&eacute;. La lumi&egrave;re du feu n'allait pas jusqu'&agrave; cet endroit.<BR> Ayala installa un r&eacute;cipient sur le monticule et ouvrit une ration de survie. "Caf&eacute; ?" Harry et Farley acquiesc&egrave;rent. Chakotay se tourna vers Baxter.<BR> "Qu'est-ce qu'on peut donner &agrave; Boylan qui sera sans danger ? Juste de l'eau ou bien on lui donne quelque chose d'assez fort pour qu'il puisse avoir de la soupe, ou du moins ce qui passe pour de la soupe dans ces rations."<BR> Baxter regarda vers Boylan. Il allait un peu mieux &agrave; pr&eacute;sent, install&eacute; sur un lit de feuilles et de couvertures, et paru enthousiaste &agrave; l'id&eacute;e. "Alex, qu'est ce que tu d&eacute;sires ? Tu pourrais prendre de la soupe si tu le veux."<BR> Boylan toussa doucement et sa voix &eacute;tait faible. "Pourquoi pas du macaroni au fromage ? C'est ce que j'aime le plus. Mon dieu, j'aurais vraiment voulu..." Sa voix s'&eacute;teignit soudainement quand le petit rayon de lumi&egrave;re provenant de l'entr&eacute;e vacilla. Ils se tourn&egrave;rent tous, les sens en alerte. Chakotay avan&ccedil;a lentement vers l'entr&eacute;e, faisant signe aux autres de rester derri&egrave;re.<BR> Pr&egrave;s de l'entr&eacute;e, il jeta un oeil &agrave; l'ext&eacute;rieur. La noirceur de la caverne le cacherait probablement de quiconque regarderait vers lui, mais il ne voulait pas prendre de risques.<BR> Il n'y avait rien d'apparent &agrave; premi&egrave;re vue, juste un paysage obscurci devant eux comme si un nuage passait devant le soleil. Puis, Chakotay se figea sur place. Le vaisseau Sernaix apparut. L'ombre &eacute;tait projet&eacute;e par le vaisseau, volant au-dessus de la falaise. Il tournait en rond, bougeant doucement comme s'il cherchait quelque chose.<BR> Chakotay laissa &eacute;chapper un soupir de soulagement. Il semblait que le vaisseau n'ait pas vu le Flyer, ni l'&eacute;quipage. Il observa prudemment, attendant de voir s'ils avaient laiss&eacute; quelqu'un pour une recherche plus approfondie. Le vaisseau bougeait encore lentement &agrave; l'horizon.<BR> Chakotay se tourna vers les autres. Boylan s'&eacute;tait endormi, c'&eacute;tait une bonne chose. Les autres &eacute;taient l&agrave;, phaseurs d&eacute;gain&eacute;s, juste derri&egrave;re lui. Il hocha la t&ecirc;te. "Ce sont les Sernaix, mais ils ne semblent pas savoir que nous sommes l&agrave;. Ce n'&eacute;tait que l'ombre du vaisseau." Il se retourna pour observer les Sernaix. Le vaisseau semblait s'en aller lentement. A cette distance, il ne pouvait pas dire si les Sernaix avaient trouv&eacute; la r&eacute;gion o&ugrave; ils avaient rassembl&eacute; les min&eacute;raux. Il se concentra pour se rappeler s'ils avaient laiss&eacute; quoi que ce soit quand ils &eacute;taient partis. Probablement pas en fait, car la proc&eacute;dure standard &eacute;tait de ne laisser absolument rien. Mais avec l'angoisse caus&eacute;e par le besoin urgent de soins pour Boylan, il n'en &eacute;tait plus s&ucirc;r.<BR> Le vaisseau noir plana paresseusement, projetant une ombre sombre sur le sol. D'ici, il semblait bien que les visuels re&ccedil;us par le Voyager &eacute;taient corrects. Il &eacute;tait d'un noir extr&ecirc;mement mat, quasiment sans r&eacute;flexions, comme s'il absorbait la lumi&egrave;re. Il ne montrait aucune marque des tirs de phaseurs du Voyager. Chakotay se demandait en fait s'il avait seulement &eacute;t&eacute; touch&eacute;. Il &eacute;tait cependant difficile d'apercevoir les d&eacute;tails. Le navire se tenait entre le lui et le soleil, et il &eacute;tait impossible de voir quoi que ce soit sur le c&ocirc;t&eacute; ombrag&eacute; qui lui faisait face.<BR> Chakotay se retourna encore vers son &eacute;quipe. La tension &eacute;tait apparente, et ils attendaient qu'il prenne une d&eacute;cision. Il s'&eacute;loigna de l'entr&eacute;e. "Nous attendrons ici. Ils ne se comportent pas comme s'ils nous avaient vus, alors il va falloir agir en sorte que cela continue. Nous ne pouvons pas nous permettre d'attirer leur attention en partant d'ici.<BR> Ils s'install&egrave;rent &agrave; nouveau autour du feu, tendus. Personne ne parlait, et tout le monde sursautait d&egrave;s que la mousse d'une pierre incandescente se mettait &agrave; cr&eacute;piter. Ayala retira le r&eacute;cipient du feu en silence et distribua des tasses du caf&eacute; amer.<BR> Harry fut le premier &agrave; parler, tout en gardant le regard fix&eacute; fermement sur l'entr&eacute;e. "J'aimerais que Neelix soit l&agrave;", dit-il subitement. "Au moins on aurait du meilleur caf&eacute;."<BR> La remarque gratuite provoqua un rire nerveux chez Farley et Baxter. Chakotay les regarda un peu inquiet. Cette situation n'allait pas arranger le moral d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s &eacute;prouv&eacute; des hommes d'&eacute;quipages. Les deux hommes s'&eacute;taient bien comport&eacute;s dans le quadrant delta mais cet... endroit n'offrait m&ecirc;me pas le semblant de s&eacute;curit&eacute; du quadrant delta. Au moins l&agrave;-bas, comme avait dit Harry, ils savaient o&ugrave; ils &eacute;taient et quel chemin prendre pour rentrer sur Terre.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Le Voyager se tenait dans l'ombre d'un ast&eacute;roide. La ceinture &eacute;tait relativement clairsem&eacute;e, et peu de manoeuvres fantaisistes de pilotage avaient &eacute;t&eacute; n&eacute;cessaires. Janeway se sentait rassur&eacute;e, au moins un partiellement. Ils n'avaient les Sernaix qu'en visuel, et depuis lors, il semblait qu'ils &eacute;taient partis. Naturellement, cela signifiait probablement qu'ils inspectaient la plan&egrave;te. Cette pens&eacute;e lui ravivait son mal de t&ecirc;te, mais elle n'avait pas le temps de s'arr&ecirc;ter &agrave; cela. Un appel du labo d'astrom&eacute;trie lui fit oublier l'&eacute;quipe d'exploration et revenir au vaisseau. De toute fa&ccedil;on, Chakotay &eacute;tait plus que comp&eacute;tent pour prendre soin de son &eacute;quipe. S'il ne l'&eacute;tait pas, alors il m&eacute;riterait le manque de confiance qu'il l'accusait de montrer.<BR> "J'arrive, Seven", accusa t'elle r&eacute;ception, se dirigea une fois de plus vers l'ascenseur.<BR> Le labo d'astrom&eacute;trie &eacute;tait aussi froid et sombre que d'habitude. Il ne restait qu'Icheb et Seven aux consoles. "Au rapport", demanda Janeway en entrant.<BR> "Capitaine. Icheb a trouv&eacute; quelque chose d'int&eacute;ressant", commen&ccedil;a Seven. Janeway se tourna vers le jeune homme.<BR> "Qu'est ce que c'est, Icheb ?" demanda t'elle, coupant court &agrave; la tentative de Seven de donner elle-m&ecirc;me l'explication. Icheb regarda Seven avec une certaine h&eacute;sitation, puis commen&ccedil;a &agrave; s'expliquer.<BR> "Capitaine, j'ai &eacute;tudi&eacute; la fonction de luminosit&eacute; dans le halo, comme vous l'aviez sugg&eacute;r&eacute;." Janeway acquies&ccedil;a. "Pendant l'ex&eacute;cution du programme, j'ai regard&eacute; de fa&ccedil;on plus &eacute;tendue les donn&eacute;es spectrales que nous recevions, juste pour comparer avec la luminosit&eacute; totale. Il y a une anomalie ici, je ne sais pas pourquoi nous ne l'avons pas d&eacute;tect&eacute; plus t&ocirc;t..." Sa voix se perdit &agrave; ces mots. Janeway se contenta de secouer la t&ecirc;te.<BR> "Il n'y a pas de quoi se culpabiliser pour ce que nous avons ou ce que nous n'avons pas observ&eacute; jusqu'&agrave; maintenant. Nous pourrons toujours nous y int&eacute;resser plus tard pour d&eacute;cider s'il faut modifier quelque chose dans les proc&eacute;dures. Qu'est ce que c'est ?"<BR> "Le d&eacute;calage spectral, capitaine. Regardez ici." Il tapa quelques commandes sur la console, affichant une s&eacute;rie de graphes et de r&eacute;sultats sur l'&eacute;cran. "En v&eacute;rifiant les d&eacute;calages spectraux de tout ce que les senseurs ont pu mesurer, en utilisant l'h&eacute;lium comme r&eacute;f&eacute;rence, j'ai observ&eacute; d'&eacute;tranges r&eacute;sultats. Ils sont trop faibles, sp&eacute;cialement les mesures pour ce quasar que les senseurs viennent juste de d&eacute;tecter. C'est ce qui m'a fait regarder plus particuli&egrave;rement les d&eacute;calages spectraux de tous les autres objets d&eacute;tect&eacute;s. La vitesse apparente du quasar devrait &ecirc;tre sup&eacute;rieure &agrave; celle de la lumi&egrave;re, mais au lieu de cela, elle est beaucoup plus faible." Janeway regardait l'&eacute;cran en hachant de la t&ecirc;te tandis qu'il parlait.<BR> "Vous avez raison. Il n'y a rien qui ait une vitesse apparente sup&eacute;rieure &agrave; celle de la lumi&egrave;re, comme on devrait s'y attendre. Tous ont des vitesses subluminiques, la plupart de beaucoup, m&ecirc;me. C'est comme s'il n'y avait pas d'effet de d&eacute;calage spectral vers le rouge d&ucirc; &agrave; la constante cosmologique", r&eacute;fl&eacute;chit-elle, scrutant les tableaux de chiffres d&eacute;roulant sur l'&eacute;cran.<BR> "C'est ce que je pensais, capitaine", dit Icheb. "Pour tous les objets, les r&eacute;sultats correspondent juste au d&eacute;calage Doppler du fait de leur mouvement relatif au n&ocirc;tre. J'ai effectu&eacute; quelques tests sur l'&eacute;toile que nous venons juste de d&eacute;passer, et l'on ne d&eacute;tecte que son mouvement relatif. Rien d'autre, pas de d&eacute;calage d&ucirc; &agrave; la constante cosmologique, pas d'augmentation mesurable de sa vitesse. Or on devrait mesurer cette augmentation par le d&eacute;calage de la longueur d'onde de la lumi&egrave;re qu'elle &eacute;met. C'est l'effet de l'expansion de l'espace-temps."<BR> "Comment est-ce possible ?" dit Janeway, incr&eacute;dule face aux informations affich&eacute;es et &agrave; la conclusion qui en d&eacute;coulait.<BR> "Je n'en suis pas s&ucirc;r", r&eacute;pondit Icheb prudemment. "Sauf si l'univers n'est pas en expansion." Janeway regarda autour d'elle puis le fixa du regard.<BR> "C'est impossible", dit-elle. "Comment l'univers peut-il... il ne peut pas &ecirc;tre statique. Ca n'a aucun sens. Ou bien il est en expansion, ou bien il se contracte. La th&eacute;orie de l'univers statique a &eacute;t&eacute; discr&eacute;dit&eacute;e, il y a plus de quatre cents ans. Vous ne pouvez pas s&eacute;rieusement pr&eacute;tendre que nous avons trouv&eacute; une r&eacute;gion de l'espace o&ugrave; il n'y a aucune expansion ? Seven, vous avez parl&eacute; d'un probl&egrave;me avec les senseurs plus t&ocirc;t. Est ce que cela pourrait expliquer ces r&eacute;sultats ?"<BR> Seven secoua la t&ecirc;te. "Non, capitaine. Vous aviez raison quand vous pensiez que les senseurs avaient juste besoin d'une calibration plus fine. Ils ont une pr&eacute;cision bien assez grande pour cette &eacute;tude."<BR> "Ce qui nous conduit &agrave; la question de savoir pourquoi nous ne l'avons pas vu avant", dit Janeway, agitant les bras tout en arpentant la pi&egrave;ce. "Aucune importance. Nous ne l'avons pas vu, c'est tout. Trop &eacute;vident pour v&eacute;rifier quelque chose que nous tenions pour acquis, je suppose. Est ce que des d&eacute;calages spectraux vers le bleu ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tect&eacute;s ?" demanda t'elle.<BR> "Plus qu'on ne pourrait s'y attendre", r&eacute;pondit Icheb, "mais rien qui se rapproche de nous autrement qu'en vitesse relative. Capitaine, il n'y a rien dans ces donn&eacute;es qui indique que l'espace s'&eacute;tende ou se contracte autour de nous. C'est juste... immobile. Nous nous y d&eacute;pla&ccedil;ons, et tout le reste se d&eacute;place, mais l'espace lui-m&ecirc;me est inerte. Pas d'expansion, pas de contraction, il est statique." Icheb semblait aussi perplexe que Janeway.<BR> "Un univers statique. Vous voulez dire que nous nous trouvons &agrave; un endroit o&ugrave; les lois de la relativit&eacute; g&eacute;n&eacute;rale d'Einstein s'appliquent partiellement ? Si nous n'y &eacute;tions pas coinc&eacute;, je trouverais cela fascinant", dit Janeway d'un air d&eacute;sabus&eacute;. "Laissez-moi r&eacute;fl&eacute;chir. Qu'est ce qui pourrait r&eacute;duire le d&eacute;calage spectral ? La temp&eacute;rature ? Quelle est la temp&eacute;rature dans l'espace qui nous entoure ? Etes-vous s&ucirc;r que ce n'est pas cela, que nous ne passons pas &agrave; travers une r&eacute;gion moins dense ? Non, bien s&ucirc;r. Cela n'aurait qu'un effet local." Elle repris ses allers et retours &agrave; travers le laboratoire, tandis qu'Icheb et Seven re-visualis&egrave;rent les r&eacute;sultats qu'ils avaient obtenus.<BR> En fin de compte, elle s'arr&ecirc;ta et se retourna. "Bien. C'est un myst&egrave;re de plus &agrave; ajouter aux autres. Un univers statique. Que peut-il nous arriver de plus compliqu&eacute; ? Non, ne r&eacute;pondez pas. Je ne veux rien savoir ! Juste pour ma curiosit&eacute;, quel est le niveau de radiation de base ? Se pourrait-il que cela soit issu d'une singularit&eacute; ?<BR> Icheb v&eacute;rifia &agrave; nouveau les donn&eacute;es. "Moins de un kelvin, capitaine. Il devrait normalement &ecirc;tre d'environ trois kelvin..." Il s'interrompit quand Janeway lui imposa le silence et se remit &agrave; faire les cents pas dans la pi&egrave;ce.<BR> "Il est statique... Cela va &agrave; l'encontre de tout ce que nous connaissons. Comment...?" Catherine secoua la t&ecirc;te. "Un univers statique, pas d'expansion, presque pas de radiation."<BR> Seven finit par prendre la parole. "Cela n'est pas tout &agrave; fait oppos&eacute; &agrave; certaines premi&egrave;res th&eacute;ories de la grande unification, capitaine." Janeway s'arr&ecirc;ta et la regarda. "Les premi&egrave;res th&eacute;ories, il y a environ quatre cents ans, postulaient que des s&eacute;ries d'univers bulle pouvaient s'&ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;es dans un vide relatif pendant une phase inflationniste explosive du d&eacute;veloppement de l'univers. Ces th&eacute;ories n'ont jamais vraiment &eacute;t&eacute; discr&eacute;dit&eacute;es."<BR> "Non..." r&eacute;pondit lentement Janeway. "Vous avez raison, elles ne l'ont jamais &eacute;t&eacute;. Certains ont sugg&eacute;r&eacute; que ces univers bulle avaient des constantes physiques absolues diff&eacute;rentes. Mais tout cela ne nous aide gu&egrave;re. Y a-t-il eu des th&eacute;ories sur les interactions entre les univers bulle ?"<BR> "Des th&eacute;ories ont pr&eacute;vu que les bulles pouvaient fusionner, cr&eacute;ant des monop&ocirc;les si des champs de Higgs diff&eacute;rents se superposent. Mais elles n'ont pas &eacute;t&eacute; pouss&eacute;es plus avant pour &eacute;tablir si oui ou non des bulles pouvaient interagir avant de fusionner ensemble", expliqua Seven.<BR> "Ce qui ne nous ram&egrave;ne pas plus vers la Terre. Seven, Icheb, pourriez-vous travailler l&agrave;-dessus ? Je ne suis pas s&ucirc;r d'accepter l'id&eacute;e que nous avons &eacute;t&eacute; &eacute;ject&eacute; par une mine subspatiale dans un autre univers-bulle s&eacute;par&eacute; du n&ocirc;tre par un vide relatif primordial. Le subespace est &eacute;trange, mais pas &agrave; ce point.<BR> La voix de Tuvok l'interrompit. "Capitaine, les Sernaix semblent partir de la plan&egrave;te."<BR> "Y a-t-il des indications sur la possibilit&eacute; qu'ils aient fait feu sur notre &eacute;quipe ?"<BR> "Non. Nous n'avons pu d&eacute;tecter aucune d&eacute;charge &eacute;nerg&eacute;tique sur la plan&egrave;te. Les Sernaix ne se d&eacute;placent pas &agrave; grande vitesse, mais ils partent, selon une trajectoire elliptique. Il semblerait qu'ils aient abandonn&eacute; leur recherche du Voyager."<BR> "Compris. Je vais revenir sur la passerelle. Janeway termin&eacute;." Janeway soupira bruyamment. Au moins quelque chose qui semblait tourner en leur faveur. Elle laissa Icheb et Seven travailler durement au labo d'astrom&eacute;trie pour t&acirc;cher de d&eacute;m&ecirc;ler le puzzle dans lequel il avait atterri ces derni&egrave;res semaines.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Chakotay se leva pour regarder &agrave; nouveau par l'entr&eacute;e. Les Sernaix n'&eacute;taient visibles nulle part. Pas d'ombre projet&eacute;e sur le sol ni de vaisseau &agrave; l'horizon. Il tendit l'oreille pour &eacute;couter d'&eacute;ventuels bruits suspects, comme ceux d'un vaisseau volant dans les parages. Mais tout ce qu'il entendait &eacute;tait de faibles murmures de conversation derri&egrave;re lui et le doux bruissement du vent sur la falaise. Rien d'autre.<BR> Il se retourna &agrave; nouveau, vers la caverne. Ayala irradiait la pile de pierres du foyer, r&eacute;chauffant la temp&eacute;rature de leur abri. Chakotay songea un instant lui demander d'arr&ecirc;ter, de peur que l'&eacute;nergie du phaseur ne soit d&eacute;tect&eacute;e par les senseurs des Sernaix. Mais il se ravisa, sachant qu'ils ne n'avaient pas d&eacute;tect&eacute; leurs signes vitaux ni le Flyer. Les falaises feraient peut-&ecirc;tre aussi bouclier &agrave; la signature &eacute;nerg&eacute;tique du phaseur. Il fut soudain tir&eacute; de ses pens&eacute;es par quelque chose sur les murs, derri&egrave;re Ayala. La lumi&egrave;re du phaseur mettait certaines marques en &eacute;vidence sur le mur. Chakotay jeta un dernier regard vers l'entr&eacute;e pour s'assurer que les Sernaix n'&eacute;taient pas dans la zone. C'&eacute;tait le cas, au moins pour l'instant.<BR> Il traversa rapidement la caverne, essayant de d&eacute;terminer o&ugrave; ils avaient vu les marques. Ayala avait &eacute;teint son phaseur et la lumi&egrave;re reprenait les teintes rouge&acirc;tres du feu. Les autres se retourn&egrave;rent pour regarder vers l'entr&eacute;e, phaseurs d&eacute;gain&eacute;s en pensant qu'il courait &agrave; cause d'un probl&egrave;me. "Non, non, il n'y a rien dehors. Par ici, Harry, jetez-moi une de ces lampes. Il y a quelque chose d'&eacute;crit sur les murs dans ce coin." Harry lan&ccedil;a une des lampes bracelet qu'ils avaient emport&eacute;es.<BR> Chakotay fixa la lampe autour de son poignet et l'alluma. Un rayon surgit du dos de sa main qu'il balada le long du mur au-dessus de sa t&ecirc;te. Tout en haut, une s&eacute;rie de signes &eacute;tait mise en &eacute;vidence par la lumi&egrave;re blanche. Il pouvait juste les atteindre. Il &eacute;tendit son bras pour toucher et suivre les lignes trac&eacute;es sur la roche. Elles &eacute;taient nettes, aux bords droits. Avec juste assez de mousse pour s'assurer qu'elles n'avaient pas &eacute;t&eacute; faites r&eacute;cemment.<BR> "Harry, Ayala, l'un de vous peut-il venir ici avec un tricordeur ? Je voudrais une copie de cela."<BR> Harry arriva, enregistrant la zone &eacute;clair&eacute;e par Chakotay. "Vous pensez que c'est Sernaix ?" demanda t'il, une pointe de nervosit&eacute; dans la voix. L'id&eacute;e que les Sernaix puisse &ecirc;tre familier de cette caverne le rendait mal &agrave; l'aise.<BR> "Aucune id&eacute;e", dit Chakotay par-dessus son &eacute;paule. "Il n'y a pas de traces sur le vaisseau avec lesquelles comparer celles-ci. On ne peut pas dire que cela ressemble beaucoup &agrave; quoi que ce soit de l'uniforme de celui que nous avons vu sur l'&eacute;cran du Voyager plus t&ocirc;t. En supposant qu'il portait bien un uniforme. Ils semblent plut&ocirc;t enclins &agrave; utiliser des courbes, et ces marques-ci sont toutes en lignes droites et points." Les signes ressemblaient plus &agrave; une sorte d'&eacute;criture cun&eacute;iforme, gravure d'une &eacute;criture ancienne. Les points pouvaient &ecirc;tre dispos&eacute;s al&eacute;atoirement, mais Chakotay se rem&eacute;morait les signes de son cercle m&eacute;dicinal. Elles d&eacute;crivaient les &eacute;toiles de l'h&eacute;misph&egrave;re bor&eacute;al de Dorvan V. Celles-ci avaient peut-&ecirc;tre une signification similaire, une carte stellaire.<BR> "Harry, est ce que cela ressemble aux dispositions des &eacute;toiles que nous avons vues depuis que nous sommes ici ? Harry regarda encore une fois les signes aux murs, puis se concentra sur les donn&eacute;es collect&eacute;es sur son tricordeur.<BR> "C'est difficile &agrave; dire, commandeur. Il n'y a pas de ressemblance imm&eacute;diate mais je ne suis pas encore tr&egrave;s familier avec la disposition locale. Je v&eacute;rifierai quand nous serons de retour &agrave; bord."<BR> "D'accord. Quoi qu'il en soit, ce ne sont d&eacute;finitivement pas des marques al&eacute;atoires." Chakotay suivi les signes encore une fois, modifiant les sch&eacute;mas dans sa t&ecirc;te, essayant de trouver une base de comparaison. Il r&eacute;alisa soudainement qu'une des lignes descendait bien plus bas que toutes les autres, s'incurvant brusquement &agrave; l afin vers l'int&eacute;rieur. Il regarda plus attentivement, la t&ecirc;te pench&eacute;e d'un c&ocirc;t&eacute; comme quelque chose lui revenait en m&eacute;moire. "C'est la falaise, dehors", dit-il, se tournant vers Harry. "Le profil est identique. Il y a des marques tout du long, &agrave; la limite du p&eacute;rim&egrave;tre o&ugrave; les senseurs sont inop&eacute;rants. V&eacute;rifiez sur les donn&eacute;es du tricordeur, pour voir si nous les avons d&eacute;j&agrave;. Je pense que cela dessine la zone s&ucirc;re aux alentours, autour de la falaise. Est ce que nous avons quelque chose d'autre pour comparer ?"<BR> Harry regarda sur son tricordeur, parcourant les fichiers. "Il y a quelque chose d'approchant ici. Ce n'est pas parmi les donn&eacute;es majeures que nous avons enregistr&eacute;es, mais cela ressemble &agrave; ce que nous avons ici. Regardez..." Il tendit le tricordeur. "On dirait la m&ecirc;me courbe, l&agrave;, suivant cette ligne."<BR> Les deux hommes continu&egrave;rent leur &eacute;tude, passant du tricordeur aux marques du mur pendant un certain temps, comparant les deux jeux de donn&eacute;es. "Donc", finit par dire Harry, "il semble que nous ne soyons pas les premiers &agrave; avoir trouv&eacute; ces marques. Je me demande bien pourquoi quelqu'un les a inscrites ici ? D&eacute;limiter une zone tectonique stable..."<BR> "Ce n'est pas surprenant. C'est peut-&ecirc;tre l&agrave; pour rassurer ceux qui viendraient, leur dire que la caverne ne risquait pas de s'effondrer sur eux. Je veux que ces signes soient analys&eacute;s par l'ordinateur quand nous serons de retour. Voyez s'ils peuvent &ecirc;tre traduits." Harry acquies&ccedil;a, v&eacute;rifiant qu'il avait bien enregistr&eacute; tous les d&eacute;tails de ces marques.<BR> Chakotay s'&eacute;loigna du mur, m&eacute;ditant sur sa d&eacute;couverte comme il se dirigeait vers l'entr&eacute;e. La vue &eacute;tait toujours d&eacute;gag&eacute;e, rien d'anormal dans le ciel. Se retournant vers les autres, il dit "Je sors pour inspecter le Flyer, et voir si je peux avoir une meilleure vue. Restez ici, je reviens rapidement."<BR> Il quitta la caverne au pas de course, gardant un oeil sur la falaise surplombant les alentours du Flyer. Une fois le navire atteint, il r&eacute;p&eacute;ta lentement le code d'acc&egrave;s pour d&eacute;sactiver le verrou qu'ils avaient mis en place en partant. La rampe descendit silencieusement, puis il se dirigea vers le poste de pilotage. Il re-visionna rapidement l'enregistrement des senseurs visuels qu'il avait laiss&eacute; tourner mais ne vit rien de plus que ce qu'il avait d&eacute;j&agrave; observ&eacute;. Une ombre, puis l'&eacute;loignement du vaisseau Sernaix selon une large trajectoire circulaire planante. Il v&eacute;rifia une derni&egrave;re fois &agrave; l'&eacute;cran, mais rien. Il faudrait qu'il refasse un scan en dehors de la zone d'ombre des senseurs, pour qu'il soit certain que l'endroit &eacute;tait s&ucirc;r.<BR> Il prit son phaseur, le tenant n&eacute;gligemment. Il doutait fort que son arme lui fournisse une r&eacute;elle protection si les Sernaix &eacute;taient encore dans les parages, mais cela ne lui co&ucirc;terait rien d'essayer. Il prit les commandes du Flyer. Prudemment, tr&egrave;s prudemment, il lui fit faire un demi-tour pour exposer l'avant du navire. La falaise s'&eacute;tendait encore plus loin, et il s'&eacute;leva lentement de la zone d'ombre protectrice. Il n'y avait rien devant lui, alors il se concentra sur ce qu'il y avait au-dessus de lui ainsi que sur ses arri&egrave;res. Il priait pour ne pas d&eacute;couvrir une ombre ou m&ecirc;me la masse sombre du vaisseau contre les murs de la falaise au-dessus de lui.<BR> Il poussa un soupir de soulagement lorsqu'il &eacute;mergea, clignant des yeux, en plein soleil. Rien. Il n'y avait aucun signe des Sernaix nulle part.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Dans le holodeck, Tom et Naomi &eacute;taient encore en train de parcourir les programmes quand Miral commen&ccedil;a &agrave; s'&eacute;nerver. Tom finit par arr&ecirc;ter le d&eacute;filement. "Celui-l&agrave;", dit-il, en pointant une ligne du doigt. Naomi observa l'inscription de plus pr&egrave;s.<BR> "Route Une ?" demanda t'elle. "Qu'est ce que c'est ?"<BR> "Mais bien s&ucirc;r", dit Tom, en riant. "J'aurais du y penser plus t&ocirc;t. J'en ai pourtant assez entendu parler. Ordinateur, ex&eacute;cute le programme Route Une, autorisation Paris-alpha-731-sigma."<BR> La grille argent&eacute;e du holodeck se d&eacute;mat&eacute;rialisa pour laisser la place &agrave; un paysage poussi&eacute;reux. A quelques pas d'eux se trouvait le dur rev&ecirc;tement noir d'une route qui disparaissait sur l'horizon. Dans la poussi&egrave;re, juste &agrave; c&ocirc;t&eacute; de la route, il y avait un v&eacute;hicule.<BR> "Qu'est ce que c'est ?" demanda Naomi, en regardant l'engin avec curiosit&eacute; et en le pointant du doigt.<BR> "Un cabriolet Cadillac DeVille 1966", dit Tom avec fiert&eacute;. La voiture semblait dispara&icirc;tre sous le soleil de fin d'apr&egrave;s-midi. La peinture noire r&eacute;fl&eacute;chissait les collines au loin. L'int&eacute;rieur de cuir rouge brillait un peu, rehaussant le rouge du soleil. "La voiture parfaite pour une balade d'apr&egrave;s-midi. J'ai lu quelque part que le plus s&ucirc;r moyen de calmer un b&eacute;b&eacute; &eacute;tait de le promener en voiture. Essayons ! Il r&eacute;fl&eacute;chit un instant. "Ordinateur, installe un... euh... si&egrave;ge b&eacute;b&eacute; sur le si&egrave;ge avant. Dos &agrave; la route, attach&eacute;."<BR> "Bien compris". Un petit fauteuil apparu sur le si&egrave;ge avant, d&eacute;cor&eacute; d'un ensemble de motifs aux couleurs primaires criardes. Tom ouvrit de grands yeux devant cette vision.<BR> "Ordinateur, change la couleur du si&egrave;ge b&eacute;b&eacute; en rouge. La m&ecirc;me couleur que les si&egrave;ges de la voiture."<BR> "Bien compris."<BR> "C'est mieux", dit Tom en souriant. Naomi riait.<BR> "Tu portes des chemises plus color&eacute;es que &ccedil;a. Pourquoi as-tu chang&eacute; la couleur ?"<BR> "Je ne porte pas de chemises qui jurent avec le reste. Enfin, pas souvent, en tout cas. Et depuis quand es-tu la critique de mode officielle du Voyager" la taquina Tom.<BR> Naomi continua de sourire. "J'&eacute;coute juste ce que les gens racontent. C'est int&eacute;ressant."<BR> "Je le devine", murmura Tom.<BR> "Bien. O&ugrave; sommes-nous et qu'est ce qu'une... comment as-tu dit que cela s'appelait ?" demanda Naomi, montrant la voiture.<BR> "C'est une voiture cabriolet. Un moyen de transport terrestre du vingti&egrave;me si&egrave;cle, sans toit. Parfait pour les jours comme celui-ci. Et nous nous trouvons sur la Terre, dans un endroit appel&eacute; Californie aux Etats-Unis. Nous sommes &agrave; environ cent soixante kilom&egrave;tres de San Fransisco, tu sais, l&agrave; o&ugrave; se trouve l'Acad&eacute;mie de Starfleet." Naomi acquies&ccedil;a. "Oh, et bien s&ucirc;r, nous sommes sur la route num&eacute;ro Un, une des anciennes routes que les gens empruntaient pour se rendre d'un endroit &agrave; un autre en voiture. La plupart des voitures n'&eacute;taient pas &eacute;quip&eacute;es pour le tout-terrain, alors ils construisaient des routes pour faciliter les d&eacute;placements. En voici une, qui longeait la c&ocirc;te ouest de Californie. Monte, nous allons faire un tour. Assieds toi &agrave; l'arri&egrave;re, comme cela, tu n'auras pas besoin d'attacher ta ceinture de s&eacute;curit&eacute;. De toute fa&ccedil;on, si je me souviens bien de ce programme, il n'y a aucune autre voiture dans les parages."<BR> "A quoi sert la ceinture de s&eacute;curit&eacute; ?" demanda Naomi, en touchant la bande noire de tissu rigide sur le c&ocirc;t&eacute; du si&egrave;ge tandis que Tom la poussait &agrave; entrer dans la voiture. Tom harnacha Miral, qui geignait toujours, dans le si&egrave;ge b&eacute;b&eacute; et lui r&eacute;pondit sans la regarder.<BR> "Les gens l'utilisaient comme protection, dans l'&eacute;ventualit&eacute; d'un accident. Avec beaucoup de voitures sur la route, et de gens, il y avait parfois des collisions. Ils pouvaient &ecirc;tre s&eacute;rieusement bless&eacute;s, mais la ceinture les emp&eacute;chait d'&ecirc;tre &eacute;ject&eacute; et limitait les risques de certaines blessures."<BR> "On devrait en porter dans le vaisseau, quelques fois", dit Naomi, se rappelant certaines bosses et bleus qu'elle avait eus lors des rencontres les plus mouvement&eacute;es du vaisseau.<BR> Tom rit. "Ce n'est pas une mauvaise id&eacute;e. Bien, Miral, tu es attach&eacute;e. Je ne veux pas te voir tomber de ton si&egrave;ge, s&eacute;curit&eacute; ou pas.  Chut, arr&ecirc;te de pleurnicher, nous allons d&eacute;marrer. Oui, oui, je sais que tu veux &ecirc;tre port&eacute;e &agrave; bras mais ceci est encore mieux, je te le promets. Bon, peut-&ecirc;tre pas mieux, mais assez diff&eacute;rent pour &ecirc;tre int&eacute;ressant."<BR> Tom fit le tour de la voiture et s'installa dans le si&egrave;ge du conducteur. Il ajusta un peu les r&eacute;glages du si&egrave;ge et des r&eacute;troviseurs, en se demandant qui avait bien pu conduire la voiture la derni&egrave;re fois, et mit le moteur en marche. La voiture r&eacute;pondit au quart de tour et le moteur vrombit agr&eacute;ablement quand il appuya sur l'acc&eacute;l&eacute;rateur. Il desserra le frein &agrave; main, enclencha la premi&egrave;re vitesse et roula en se f&eacute;licitant d'avoir conserv&eacute; une certaine dext&eacute;rit&eacute; &agrave; conduire ce genre de v&eacute;hicule.<BR> Naomi sourit de plaisir alors que le vent sifflait autour de la voiture, faisant voler ses cheveux. "C'est amusant ! Et Miral a l'air d'appr&eacute;cier aussi !" s'exclama t'elle joie. Tom regarda sa fille. Elle avait arr&ecirc;t&eacute; de pleurer et regardait autour d'elle avec de grands yeux &eacute;tonn&eacute;s et ce qu'il jurerait &ecirc;tre un sourire. Il en fut soulag&eacute;. Enfin quelque chose qui retenait son attention et semblait la distraire de ses plaintes. En plus, la conduite &eacute;tait agr&eacute;able.<BR> "N'est-ce pas" conc&eacute;da Tom. "Derri&egrave;re nous, c'est Monterey. Nous allons vers le sud, vers Big Sur. Si tu as de la chance, tu pourras voir quelques baleines sur l'oc&eacute;an. C'est une de leurs routes migratoires."<BR> "Des baleines ?" demanda Naomi, &eacute;tonn&eacute;e. "Comme les baleines &agrave; bosse ? Maman m'a racont&eacute; quelque chose concernant leur quasi-extinction sur Terre, puis leur r&eacute;apparition il y a un si&egrave;cle. Ou quelque chose comme &ccedil;a."<BR> "Oui, c'est exact. Le capitaine Kirk de l'Enterprise en a ramen&eacute; un couple sur Terre. Au vingti&egrave;me si&egrave;cle, elles &eacute;taient nombreuses dans les parages, bien que d&eacute;j&agrave; en voie d'extinction."<BR> "Je me demande ce qu'elle ont ressenti, les deux ramen&eacute;es sur Terre." La voix de Naomi &eacute;tait calme et Tom se retourna pour la regarder.<BR> "Je suis s&ucirc;r qu'elle se sentaient bien" dit-il. "Pourquoi ?"<BR> Naomi poussa un l&eacute;ger soupir. "Je... je crois que je me sens un peu coupable. Tout le monde est d&eacute;sol&eacute; de ne pas &ecirc;tre rentr&eacute; sur Terre, mais moi je... ne le suis pas. Est ce que c'est mal ?"<BR> "Non, bien s&ucirc;r que ce n'est pas mal. Pourquoi ne voulais-tu pas rentrer sur Terre ?"<BR> "Parce que je suis chez moi sur le Voyager. C'est ma maison. Je ne connais rien de la Terre. Maman &eacute;tait tout excit&eacute;e &agrave; l'id&eacute;e de revoir mon p&egrave;re, mais je ne savais m&ecirc;me pas s'il m'aimerait. Je n'ai pas voulu en parler &agrave; maman parce que je ne voulais pas la rendre triste, et elle aurait cru que c'&eacute;tait une b&ecirc;tise d'enfant. Et..."<BR> Tom stoppa la voiture et se retourna sur son si&egrave;ge. "Chut. Ce ne sont pas du tout des b&ecirc;tises d'enfant. C'est un &eacute;norme changement, alors il est naturel que tu sois nerveuse de rencontrer ton p&egrave;re et de voir la Terre. Le Voyager est une maison pour beaucoup d'entre nous, et la Terre est si diff&eacute;rente que je doute que la plupart d'entre nous y pense encore comme &agrave; sa maison. C'est le cas pour moi, et B'Elanna. Notre maison est &agrave; bord du Voyager. Notre famille est ici, comme l'est la tienne. Et crois-moi, j'&eacute;tais au moins aussi nerveux que toi de rencontrer mon p&egrave;re." Naomi leva la t&ecirc;te vers lui.<BR> "C'est vrai ? Pourquoi ? Tu connais d&eacute;j&agrave; ton p&egrave;re."<BR> "C'est une longue histoire, mais sous beaucoup d'aspects, je ne le connais pas. Ca ira, j'en suis certain. Tu vois comme Neelix &eacute;tait un ton ami ?" Naomi hocha la t&ecirc;te. "Et bien, pense &agrave; ton p&egrave;re comme &agrave; l'ami qu'&eacute;tait Neelix. Ils ne se ressemblent pas, mais tu peux agir comme si c'&eacute;tait le cas."<BR> "Neelix me manque", dit Naomi. Elle avait d&eacute;sormais l'air un peu moins pr&eacute;occup&eacute; par les probl&egrave;mes de maison et de son p&egrave;re, au moins.<BR> "Je crois qu'il nous manque &agrave; tous. Et l'on aurait bien besoin de lui en ce moment. Je suis s&ucirc;r qu'il aurait un millier de suggestions pour calmer Miral !" dit Tom en riant. Naomi lui sourit.<BR> "Au moins, ce programme a fonctionn&eacute;. Elle est calm&eacute;e. Oups", dit Naomi. Elle avait parl&eacute; trop vite, Miral reprenant ses pleurs &agrave; ce moment pr&eacute;cis, protestant contre leur arr&ecirc;t prolong&eacute;.<BR> "D'accord, mon coeur, on y va. Laisse-moi juste d&eacute;marrer la voiture." Il taquina sa fille, lui faisait des petites grimaces tandis qu'il remettait le moteur en marche. Une fois qu'ils furent revenus sur la route, les cris de Miral se turent aussi soudainement que la premi&egrave;re fois. Tom sourit, tout en conduisant la voiture sur la route alors que le soleil se couchait dans l'oc&eacute;an sur leur droite.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> Chakotay reposa doucement le Flyer dans l'ombre protectrice de la falaise. Harry scrutait l'entr&eacute;e de la caverne, courant vers le navire tandis que la rampe descendait.<BR> "Aucun signe d'eux, commandeur ?" demanda t'il.<BR> "Non, on dirait qu'ils sont partis, au moins pour l'instant. Rien du Voyager, et je n'ai aucune envie de les appeler par le r&eacute;seau de communications. Je pr&eacute;f&egrave;re leur laisser le soin de me dire que la zone est d&eacute;gag&eacute;e. Si les Sernaix les ont trouv&eacute;s, je ne veux pas qu'ils puissent utiliser la transmission comme guide jusqu'&agrave; nous. J'ai pos&eacute; le vaisseau assez loin pour qu'il soit visible cette fois. Nous les entendrons s'ils... " Il s'interrompit, &eacute;coutant attentivement.<BR> Un craquement dans la cabine fut suivi de la voix de Janeway. "Voyager au Delta Flyer, au rapport."<BR> Chakotay sourit &agrave; Harry. "En parlant du loup", dit-il en revenant vers les commandes. Harry secoua la t&ecirc;te et sourit, heureux d'avoir enfin des nouvelles du Voyager. "Delta Flyer, j'&eacute;coute, Voyager. Je suppose que cet appel signifie que la zone est d&eacute;gag&eacute;e de tout Sernaix ?"<BR> "Ils ont quitt&eacute; le syst&egrave;me. Les avez-vous finalement rencontr&eacute;s ?" dit-elle rapidement en guise de r&eacute;ponse.<BR> "Ils ont tra&icirc;n&eacute; dans les parages, mais c'est tout. Nous remontons d&egrave;s que nous aurons install&eacute; Boylan &agrave; bord."<BR> Les explications de Chakotay furent coup&eacute;es par Janeway. "Ce n'est pas la peine, commandeur. L'ing&eacute;nierie a r&eacute;ussi &agrave; remettre en marche un des t&eacute;l&eacute;porteurs. Nous allons le t&eacute;l&eacute;porter &agrave; bord avec tout le minerai que vous avez pu collecter. Vous pouvez rester &agrave; la surface et r&eacute;colter le reste. Nous ferons notre possible pour vous aider &agrave; localiser les veines dont nous avons besoin avec nos senseurs. Je voudrais ne pas tra&icirc;ner dans les parages trop longtemps. Voyager termin&eacute;."<BR> Chakotay et Harry s'&eacute;tonn&egrave;rent tous deux du flot de commandes et de la fin pr&eacute;cipit&eacute;e de la communication. Chakotay recouvra ses esprits et se tourna vers Harry. "Harry, il semble que nous ayons nos ordres. Demandez &agrave; Baxter et Ayala de sortir Boylan de la caverne pour que les t&eacute;l&eacute;porteurs puissent le localiser."<BR> Harry se mit en marche et Chakotay s'affaira aux commandes. Le flot d'informations &eacute;tait d&eacute;j&agrave; en cours de transmission. Les senseurs du Voyager &eacute;taient &agrave; l'oeuvre pour examiner la plan&egrave;te dans ses moindres d&eacute;tails. Le communicateur de Chakotay bipa pour signifier un appel.<BR> "Commandeur, j'aimerais que vous vous assuriez que toutes les prospections mini&egrave;res sont termin&eacute;es au plus vite", r&eacute;sonna la voix de Seven dans le vaisseau. "Les senseurs ont &eacute;t&eacute; d&eacute;tourn&eacute;s du labo d'astrom&eacute;trie et il est crucial qu'ils soient restaur&eacute;s au plus vite si nous voulons faire des progr&egrave;s dans la d&eacute;termination de notre position."<BR> "Bien compris, Seven", dit Chakotay avec lassitude. Il n'&eacute;tait pas d'humeur &agrave; se retrouver pris en tenaille entre les ego de Seven et de Janeway pour le moment, et se retint de pr&eacute;ciser qu'il n'avait en aucune fa&ccedil;on demand&eacute; que les senseurs soient d&eacute;tourn&eacute;s. Il lui aurait presque eu envie de lui demander de descendre et de les aider &agrave; rassembler les minerais au cas o&ugrave; elle ne saurait pas quoi faire en attendant de retrouver ses senseurs. Mais il n'&eacute;tait pas s&ucirc;r de vouloir sa compagnie, et ce pour un certain nombre de raisons, l'une d'elles &eacute;tant qu'il avait d&eacute;j&agrave; assez &agrave; faire avec le capitaine sans avoir &agrave; rajouter aux malentendus de leur relation. Une pens&eacute;e lui traversa l'esprit.<BR> "Seven, je vous envoie des informations concernant des symboles que nous avons trouv&eacute;s dans une caverne. Ils pourraient &ecirc;tre utiles. Chakotay termin&eacute;". Il d&eacute;chargea les informations de son tricordeur. M&ecirc;me si ce n'&eacute;tait pas d'une grande utilit&eacute;, cela la calmerait pendant un certain temps.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> L'ing&eacute;nierie &eacute;tait finalement redevenue calme. Les boucliers &eacute;taient en &eacute;tat, sans l'armure pour le moment, et les t&eacute;l&eacute;porteurs fonctionnaient. Le r&eacute;acteur de distorsion se comportait correctement, m&ecirc;me si le niveau de dilithium &eacute;tait un peu bas. Tout ce qui pouvait &ecirc;tre r&eacute;par&eacute; l'&eacute;tait, au moins jusqu'&agrave; ce qu'ils aient plus de mat&eacute;riaux &agrave; utiliser. B'Elanna profita du calme pour aller voir ce que faisaient Tom et Miral. Elle n'avait pas vu Tom depuis un bon moment et elle se demandait comment il s'en sortait.<BR> "Ordinateur, o&ugrave; se trouve Tom Paris ?"<BR> "Le lieutenant Paris se trouve dans le holodeck un."<BR> Ca, ce n'&eacute;tait pas tr&egrave;s &eacute;tonnant. B'Elanna se demandait quelles id&eacute;es Tom pouvait bien mettre dans la t&ecirc;te de Miral. Il ne pouvait quand m&ecirc;me pas d&eacute;j&agrave; lui apprendre &agrave; jouer au billard ! Elle sourit &agrave; cette id&eacute;e, et se mit en route vers le holodeck.<BR> Les portes s'ouvrirent sur une sc&egrave;ne de fin d'apr&egrave;s-midi. A sa gauche, il y avait un oc&eacute;an calme et devant elle, ralentissant, se trouvait une des voitures favorites de Tom. Elle se mit de c&ocirc;t&eacute; comme il s'arr&ecirc;tait pr&egrave;s d'elle.<BR> "Tu te joins &agrave; nous ?" demanda t'il, lui faisant un large sourire. Naomi lui souriait.<BR> "Nous avons vu des baleines", dit-elle tout excit&eacute;e. "Et regarde, Miral s'est endormie !"<BR> B'Elanna marqua un temps d'arr&ecirc;t &agrave; ces nouvelles, puis regarda de plus pr&egrave;s le paquet sur le si&egrave;ge du passager avant. Miral &eacute;tait calme, les yeux semi clos et un impossible petit poing dans la bouche. "Oh Tom... merci. Oh, mon tr&eacute;sor", murmura t'elle, regardant tour &agrave; tour Tom et le b&eacute;b&eacute;. "Vous avez l'air adorable."<BR> Du si&egrave;ge arri&egrave;re, Naomi sautait de joie. "Viens t'asseoir ici, c'est amusant."<BR> "Avec Tom au volant ?" B'Elanna regarda son mari et sourit. "Oui, je suis certaine que &ccedil;a doit &ecirc;tre dr&ocirc;le... A combien &eacute;tait la limitation de vitesse, cette fois, Tom ?"<BR> Tom haussa les &eacute;paules et sourit. "Ca n'a pas d'importance. Il n'y a pas de policier dans notre simulation. En plus, la soir&eacute;e est trop belle pour aller faire la course sur l'autoroute." B'Elanna rit.<BR> "Pourquoi pas. Ils m'avertiront quand l'extraction des minerais sera termin&eacute;e. J'ai un peu de temps libre devant moi." Elle &eacute;tait sur le point de monter dans la voiture quand le communicateur de Naomi bipa, Sam Wildmann appelant sa fille.<BR> "Naomi, il est l'heure de rentrer &agrave; la maison. Le d&icirc;ner est pr&ecirc;t. Tom, merci de vous &ecirc;tre occup&eacute; d'elle."<BR> "Ce fut un plaisir, Sam, elle a &eacute;t&eacute; adorable."<BR> Naomi se pencha pour dire au revoir &agrave; Miral, en effleurant d&eacute;licatement du doigt le poing ferm&eacute; du b&eacute;b&eacute;. "Au Revoir, Miral, &agrave; bient&ocirc;t." Elle sourit &agrave; Tom et B'Elanna. "Merci. C'&eacute;tait tr&egrave;s amusant." Elle sauta de la voiture et sortit du holodeck au pas de course, pr&ecirc;te &agrave; ralentir au cas o&ugrave; quiconque lui ferait une remontrance sur le fait qu'elle coure dans les couloirs du vaisseau.<BR> Les portes se referm&egrave;rent derri&egrave;re elle, faisant dispara&icirc;tre le couloir et restaurant la paix et la tranquillit&eacute; du coucher de soleil californien. B'Elanna se pencha pour embrasser Tom. "Bonsoir", murmura t'elle. Tom leva son bras et l'attira doucement contre lui, le bras pass&eacute; autour de son cou, pour l'embrasser.<BR> "Bonsoir, toi."<BR> "Mmm. Paix et tranquillit&eacute;. Juste nous trois, et personne pour nous emb&ecirc;ter. J'aime bien &ccedil;a" dit doucement B'Elanna. Elle ne voulait pas risquer de r&eacute;veiller Miral. Tom rit, aussi doucement qu'elle, glissant son bras vers la taille de B'Elanna.<BR> "Allez, viens ici", dit-il en poussant la porte ouverte. "Tu peux t'asseoir sur mes genoux." Il voulut lui lancer un regard mielleux, mais ne r&eacute;ussit qu'&agrave; lui faire un sourire m&eacute;lancolique et las. B'Elanna sourit plus franchement. Il avait vraiment l'air adorable. Fatigu&eacute;, &eacute;bouriff&eacute;, avec une main pos&eacute;e sur sa fille, un doigt pris fermement dans son petit poing ferm&eacute;.<BR> B'Elanna se laissa glisser sur ses genoux, s'appuyant contre le volant. Pas vraiment confortable, mais elle ne pouvait se permettre le luxe de s'endormir maintenant, et de toute fa&ccedil;on, elle voulait aussi regarder Miral. Elle pensa &agrave; quelque chose. "Quand a t-elle mang&eacute; pour la derni&egrave;re fois ? Je devais prendre une pause, il y a deux heures pour v&eacute;rifier les vivres. Est ce que le lait r&eacute;pliqu&eacute; lui convient ?"<BR> Tom d&eacute;pla&ccedil;a l&eacute;g&egrave;rement B'Elanna, sa gambe un peu douloureuse d'apr&egrave;s la conduite. Ce n'&eacute;tait pas vraiment des muscles qu'il avait l'habitude d'utiliser aux commandes du Voyager. "Ca a &eacute;t&eacute;. De toute fa&ccedil;on, il en restait encore du repas pr&eacute;c&eacute;dent, elle n'avait pas eu si fin que &ccedil;a &agrave; ce moment. Je l'ai utilis&eacute; comme mod&egrave;le pour le r&eacute;plicateur."<BR> "Bien." B'Elanna poursuivit, demandant "Et de quoi parliez-vous, Naomi et toi ? Est ce que tu t'entra&icirc;nais &agrave; parler aux enfants de mani&egrave;re &agrave; savoir comment t'y prendre avec Miral ?"<BR> Tom sourit. "Quelque chose comme &ccedil;a, oui. Naomi voulait s'entra&icirc;ner &agrave; s'occuper de Miral. Elle voudrait faire du baby-sitting. A la vitesse o&ugrave; elle grandit, elle en sera capable d'ici peu de temps. Je crois qu'elle avait aussi juste besoin de parler &agrave; quelqu'un. Elle s'inqui&eacute;tait de ne pas avoir envie de rentrer &agrave; la maison, je veux dire sur Terre, et de faire connaissance avec son p&egrave;re. Je pense que j'ai r&eacute;ussi &agrave; la rassurer, mais je me demande si je dois mettre Sam au courant de cela. Je pense qu'elle se sent un peu coupable de se sentir plus en s&eacute;curit&eacute; maintenant alors que tous les autres sont d&eacute;&ccedil;us. Je dois dire que je sais ce qu'elle ressent."<BR> B'Elanna regarda au loin, pensive. "Et bien, il semble que nous ne soyons pas pr&ecirc;ts de rentrer sur Terre, mais oui, peut-&ecirc;tre vaudrait-il mieux en parler &agrave; Sam. Le capitaine a d&eacute;j&agrave; r&eacute;ussi &agrave; sortir pas mal de lapins de son chapeau sans qu'on s'y attende, alors pourquoi ne r&eacute;ussirait-elle pas &agrave; nous ramener &agrave; la maison demain. On ne sait jamais. Et tu finis par me mettre tes expressions &agrave; la noix dans la t&ecirc;te. "Sortir des lapins d'un chapeau..." Elle rit et lui donna une tape amicale. "Allez, pilote, d&eacute;pose-moi sur le si&egrave;ge arri&egrave;re et conduit."<BR> Tom r&eacute;pondit &agrave; ses rires et la fit grimper sur le si&egrave;ge arri&egrave;re, l'assistant d'une main sur la cuisse, ce qui lui valu une autre claque et un &eacute;clat de rire. Il red&eacute;marra la voiture et s'engagea sur la route, tandis que B'Elanna se penchait &agrave; ses c&ocirc;t&eacute;s pour mieux observer Miral. "Elle est magnifique, n'est ce pas ?" murmura B'Elanna, &agrave; nouveau ravie d'avoir sa fille.<BR> "Oh oui, elle l'est", dit Tom, en regardant B'Elanna.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> "Le Delta Flyer est en s&eacute;curit&eacute; dans le hangar aux navettes. Chakotay termin&eacute;." Janeway se tenait debout au milieu de la passerelle, regardant la plan&egrave;te sous eux alors que Chakotay coupait la communication. A la console tactique, Tuvok &eacute;taient en train de sonder d'&eacute;ventuels signes des Sernaix. Ils avaient d&eacute;tect&eacute; une l&eacute;g&egrave;re tra&icirc;n&eacute;e, peut-&ecirc;tre la tra&icirc;n&eacute;e d'un d&eacute;placement en vitesse de distorsion, et il essayait d'en identifier la trajectoire. Pendant ce temps-l&agrave;, le capitaine devait prendre la d&eacute;cision de les faire partir dans une direction ou une autre.<BR> Elle repassa en revue les informations que Seven lui avait donn&eacute;es plus t&ocirc;t. Elle n'&eacute;tait pas encore tr&egrave;s s&ucirc;re de croire qu'ils se trouvaient dans un univers statique, mais tous les tests qu'ils avaient pu faire confirmaient cette hypoth&egrave;se. L'&eacute;trange alignement stellaire que Chakotay et Harry avaient trouv&eacute; grav&eacute; dans la caverne sur la plan&egrave;te &eacute;tait peut-&ecirc;tre plus utile &agrave; l'instant pr&eacute;sent. Seven avait pu d&eacute;terminer que les signes correspondaient &agrave; un groupe d'&eacute;toiles &agrave; une distance d'environ deux cents ann&eacute;es-lumi&egrave;re, mais vues d'un angle de quarante-sept degr&eacute;s par rapport au plan galactique.<BR> A en juger par le bref rapport que Chakotay venait juste de lui fournir, il paraissait improbable que les Sernaix soient les auteurs de ces marques. Et la tra&icirc;n&eacute;e qu'ils avaient laiss&eacute;e s'&eacute;loignait de cette direction. Cependant, deux cents ann&eacute;es-lumi&egrave;re repr&eacute;sentaient encore un long voyage. A moins de poss&eacute;der des r&eacute;acteurs bien au-del&agrave; des capacit&eacute;s du Voyager, ils seraient trop &eacute;loign&eacute;s des Sernaix pour pouvoir prendre une route directe vers la Terre. Et leur vitesse n'avait pas paru beaucoup plus grande pendant la bataille. Mais l&agrave; encore, pensa t'elle l'esprit d&eacute;sabus&eacute;, les vaisseaux &eacute;chou&eacute;s loin de leur foyer n'&eacute;taient pas aussi rares qu'elle l'aurait d&eacute;sir&eacute;.<BR> L'enseigne Jenkins &eacute;tait aux commandes. Janeway se demanda comment Paris se d&eacute;brouillait avec Miral.<BR> L'enseigne regarda autour de lui. "Dois-je prendre une direction particuli&egrave;re, capitaine ?" demanda t'elle.<BR> Elle y r&eacute;fl&eacute;chit une derni&egrave;re fois. Il valait peut-&ecirc;tre quand m&ecirc;me mieux se diriger vers ce groupe d'&eacute;toiles. Elle n'avait pas de meilleure id&eacute;e et cela avait l'avantage d'&ecirc;tre loin des Sernaix. Du moins du groupe qu'ils avaient rencontr&eacute;. Elle hocha la t&ecirc;te &agrave; l'intention de Jenkins.<BR> "Programmez une trajectoire, cap au 000, point 47, distorsion deux, enseigne. Je ne veux pas trop brusquer les moteurs pour le moment."<BR> Janeway se retourna vers son fauteuil, mais marqua une pause. "Monsieur Tuvok, vous avez la passerelle. Je suis dans mon bureau."<BR> "Bien, capitaine." Tuvok hocha la t&ecirc;te en signe d'acquiescement, et descendit de sa station tactique tandis que Janeway disparaissait par la porte de son bureau.<BR> &nbsp;<BR> =V=<BR> &nbsp;<BR> <B>Journal de bord personnel du capitaine, date stellaire 55011.7.</B><BR> &nbsp;<BR> Nous sommes coinc&eacute;s ici, o&ugrave; que ce soit, depuis dix jours d&eacute;sormais. Jusqu'ici, j'ai perdu un membre d'&eacute;quipage et failli en perdre six autres, sans parler de tous ceux qui sont morts &agrave; bord du Pleiades en arrivant ici. Est-ce une sorte de r&eacute;sultat ? Il est ironique de penser que, en nous faisant retourner dans le quadrant alpha pour sauver la vie de vingt membres d'&eacute;quipage, l'Amirale est en fait maintenant responsable de la mort de beaucoup plus de monde. D&eacute;cid&eacute;ment, il semble que j'ai toujours choisi des voies compliqu&eacute;es, et celle-ci ne fait pas exception. Juste une cons&eacute;quence tr&egrave;s inattendue de ma d&eacute;cision de d&eacute;truire sur le r&eacute;seau du Pourvoyeur. Je m'&eacute;tais laiss&eacute;e aller &agrave; penser, stupidement, que le pire se trouvait derri&egrave;re moi.<BR> L'&eacute;quipage ne m'&eacute;vite pas. Pour l'instant. Cela semble seulement &ecirc;tre une question de temps. Mon officier en second ne va certainement pas sortir de sa r&eacute;serve aujourd'hui pour me parler franchement, mais je dois m'y attendre. Qu'attendait-il d'autre de ma part ? Son dossier personnel est tel qu'il ne para&icirc;t pas irraisonnable qu'il se soit jet&eacute; dans la gueule du loup, ou de l'enfer Cardassien, pour secourir Seven. Il y a quelque chose de bizarre, cependant, quelque chose qui cloche entre eux deux. Je dois les laisser r&eacute;gler &ccedil;a entre eux, de toute mani&egrave;re je n'ai pas de temps &agrave; consacrer &agrave; leurs affaires personnelles.<BR> La situation dans laquelle nous nous trouvons est suffisamment inqui&eacute;tante. L'hypoth&egrave;se selon laquelle nous serions prisonniers dans une bulle univers statique, confirmation d'une obscure th&eacute;orie vieille de quatre cents ans, rend le tout trop incroyable pour &ecirc;tre pris au s&eacute;rieux. Les donn&eacute;es des senseurs ressemblent &agrave; celles d'un mod&egrave;le cr&eacute;&eacute; par un mauvais &eacute;tudiant de premi&egrave;re ann&eacute;e en astrophysique. Si primitif qu'il aurait m&ecirc;me oubli&eacute; de tenir compte du d&eacute;calage spectral vers le rouge des objets en &eacute;loignement. Quelque chose que l'on apprend aux enfants de dix ans. Quel cauchemar.<BR> Cauchemar au-dessus de ce cauchemar : les Sernaix. On dirait quelque chose sorti d'un conte de f&eacute;es de grand-m&egrave;re, dans le style sinistre. Il est difficile de ne pas faire le rapprochement rien qu'&agrave; leur apparence, mais leurs actions n'ont fait que confirmer tous les a priori culturels qui me sont venus &agrave; l'esprit quand je les ai vus. Pourquoi nous ont-ils attaqu&eacute;s ? Pourquoi n'ont-ils pas d&eacute;tect&eacute;s l'&eacute;quipe d'exploration sur la plan&egrave;te ? Et de quoi sont faits leurs boucliers ? M&ecirc;me l'armure que l'amiral nous a l&eacute;gu&eacute;e n'a pas leur capacit&eacute;. Tuvok y travaille, mais je ne crois pas que nous puissions avoir des r&eacute;ponses avant longtemps. Un membre d'&eacute;quipage est mort. Il venait du Pleiades. Je n'ai m&ecirc;me pas eu l'occasion de le rencontrer. Un de trop, et il est mort &agrave; cause de mes d&eacute;cisions. Ma d&eacute;cision lors de notre rencontre avec le Pourvoyeur, ma d&eacute;cision vingt-trois dans un futur qui ne se produira m&ecirc;me plus.<BR> Des cauchemars. Je fais des r&ecirc;ves plus &eacute;tranges les uns que les autres derni&egrave;rement. Le docteur m'a rapport&eacute; lors d'une r&eacute;union que les autres connaissaient le m&ecirc;me probl&egrave;me. Il semble que cela soit une r&eacute;action au stress. C'est pour le moins appropri&eacute; dans notre cas. Dans mes r&ecirc;ves, je m'attends &agrave; une visite de Q. Je semble &ecirc;tre un des &ecirc;tres de leur guerre civile, une femme se tenant sur un balcon. Quand je me r&eacute;veille, la premi&egrave;re chose que je fais est de regarder s'il vient d'appara&icirc;tre. Je crois, aujourd'hui, que je serais reconnaissante de voir cet &eacute;clair de lumi&egrave;re blanche et son expression arrogante apr&egrave;s un de ses tours. Cela expliquerait certainement mieux ce qui nous arrive que quiconque ne le pourrait.<BR> &nbsp;<BR> Fin d'enregistrement.<BR> --------------------- &nbsp;<BR> </DIV> </FONT> Ecrit par: Katane<BR> version fran&ccedil;aise: Eric lessard<BR> Producteurs: Thinkey, Anne Rose et Coral<P> Remerciements aux diff&eacute;rents correcteurs: Jemima (version originale), Laurent (v. fran&ccedil;aise).<BR> </td></tr> <tr><td align=left width=10 bgcolor="#99CCFF"><font color="#99CCFF">.</font></td><td width=10><font color="000000">.</font></td> <td align=left valign=top width=800><A href="saison8.htm" TARGET="_self" class="acent14"><IMG src="../pict/sais8/top_adr.gif" border=0><BR>Retour aux autres &eacute;pisodes de la saison 8</A>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<A href="s802.htm" TARGET="_self" class="acent14">Episode pr&eacute;c&eacute;dent</A>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<A href="s803text.htm" TARGET="_self" class="acent14"><B>Version texte</B></A>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<A href="http://vv8.jetc.org" TARGET="_new" class="acent14"><B>Version originale</B></A>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<A href="s804.htm" TARGET="_self" class="acent14">Episode suivant</A> </td></tr></table><img src="../pict/basdepage.gif"><p> <FONT size=1 color="#FFEC6B"><DIV class="cent10">Star Trek and all its related marks are trademarks of Paramount Pictures. No Infringement Intended.</DIV></FONT>  </body> </html>  
