<HTML> <HEAD> <TITLE>Cet ascenseur monte en enfer</TITLE> <LINK TYPE="text/CSS" REL=STYLESHEET HREF="../style-TL.css"> </HEAD> <BODY LINK="#88A4C1" VLINK="#B4C6D8" bgcolor="#000000" text="#B4C6D8" alink="#88A4C1"> <P ALIGN="center"><font size="5" color="#B4C6D8">Cet ascenseur monte en enfer</font></P></td> <div align="center"><font color="#B4C6D8"><a href="Doc/cet_ascenseur_monte_en_enfer.rtf" title="Si vous avez Office 97, un clic gauche ouvre Word. Revenez  votre browser par la petite flche bleue en haut  droite de l'cran. Si vous ne dsirez pas cela, faites un clic droit puis enregistrer la cible sous. ">t&eacute;l&eacute;charger le texte -17ko-</a></div> <FONT color="#B4C6D8"> <p align="justify">&nbsp</p> <p align="justify">Jean, fils de bonne famille, vit sa Mercedes s'craser  contre un poids lourd qui venait de se coucher sur l'autoroute aprs ce grand virage  rapide. Il mourut le 29 dcembre 1995  trois heures du matin.</p> <p align="justify">Entour d'un halo de lumire il se dirigea vers une  trange porte. C'tait en fait une grande plaque en fer forg. Elle ne s'ouvrait sur  rien puisque l'on pouvait en faire le tour pour en voir son dos. Puis la porte s'ouvrit  en coulissant. Elle disparaissait dans le vide comme une autre aurait put disparatre  dans un mur. C'tait visiblement un ascenseur. Il y avait deux boutons, l'un au-  dessus de l'autre. A l'intrieur de l'ascenseur se tenait un homme en blanc qui  semblait attendre que Jean monte. Jean entra dans l'ascenseur et la porte se referma  toute seule derrire lui, ressortant du vide. Alors l'ascenseur commena   monter.</p> <p align="justify">" -     Nous montons, dit Jean, je vais donc au paradis.</p> <p align="justify">- Non, monsieur, rpondit l'homme en blanc, cet ascenseur  monte en enfer.</p> <p align="justify">- Comment ? Mais tout le monde sait bien que le paradis est  en haut et l'enfer en bas !</p> <p align="justify">- Tout le monde se trompe, monsieur, tout cela n'est que  lgende.</p> <p align="justify">- Mais sous terre, tout brle ! c'est le feu de l'enfer !</p> <p align="justify">- Ca ne brle pas, a chauffe. Vous verrez comme vous  aurez froid en haut.</p> <p align="justify">- Mais je serai sur les nuages ?</p> <p align="justify">- C'est exact.</p> <p align="justify">- Mais c'est merveilleusement beau un nuage ! Et le blanc, le  blanc c'est la couleur de la puret.</p> <p align="justify">- Du blanc, rien que du blanc,  perte de vue. De quoi  devenir dingue.</p> <p align="justify">- Ainsi je monte en enfer.</p> <p align="justify">- Oui monsieur.</p> <p align="justify">- Verrai- je le diable ?</p> <p align="justify">- Bien sre.</p> <p align="justify">- A quoi ressemble t il ?</p> <p align="justify">- A quoi croyez-vous qu'il ressemble ?</p> <p align="justify">- Je ne sais pas moi Une drle de bestiole rouge avec une  immense queue et des yeux de feu.</p> <p align="justify">- Quelle ide !</p> <p align="justify">- Alors,  quoi ressemble t il ?</p> <p align="justify">- A ceci. "</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">La porte de l'ascenseur s'ouvrit. Jean en fut ject et la porte  se referma immdiatement derrire lui comme si l'homme en blanc craignait que  Jean tente d'y retourner. Mais Jean ne voulait pas retourner dans l'ascenseur. Ce  qu'il voyait tait merveilleux. Les nuages sont si beaux vus de prs.</p> <p align="justify">" O est le diable ? " Demanda Jean.</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">Laurence fut assassine par un mec qui ne voulait pas  payer la nuit d'enfer qu'il avait pass. Cela se passa le matin du 29 dcembre  trois  heures quinze.</p> <p align="justify">L'ascenseur descendait :</p> <p align="justify">" - Oh seigneur ! Je vais en enfer. (L'homme en blanc  soupira).</p> <p align="justify">- Non, mademoiselle, vous allez au paradis.</p> <p align="justify">- Mais en bas, on brle et</p> <p align="justify">- Ca ne brle pas, a chauffe ! En haut il fait trs froid. En  bas les roches de diffrentes formes et de diffrentes couleurs forment un  paysage vari. En haut le blanc vous rend malade.</p> <p align="justify">- Ah Pourquoi croit- on alors que l'enfer est en bas et le  paradis en haut ?</p> <p align="justify">- Oh ! c'tait ainsi il y a bien longtemps. Mais Dieu et le  diable ont dcid d'un commun accord de changer pour les raisons que je  vous ai cites. Leur dcor leur rendait la vie impossible.</p> <p align="justify">- Verrai- je Dieu ?</p> <p align="justify">- Bien sre.</p> <p align="justify">- A quoi ressemble t il ?</p> <p align="justify">- A quoi croyez- vous qu'il ressemble ?</p> <p align="justify">- Je ne sais pas moi A un grand- pre, avec une barbe  blanche. Style pre Nol.</p> <p align="justify">- Quelle ide !</p> <p align="justify">- Alors,  quoi ressemble t il ?</p> <p align="justify">- A ceci. "</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">La porte de l'ascenseur s'ouvrit et Laurence en fut jecte.  La porte se referma immdiatement derrire elle comme si Non, personne ne  souhaitait quitter un endroit comme celui l. Ce qu'elle voyait tait merveilleux.</p> <p align="justify">" O est dieu ? " Demanda Laurence.</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">Jean vit alors le diable, et quand il le vit, il voulut fuir. Il  courut, courut et courut encore mais rien ne changea. Tout, autour de lui, tait  toujours uniformment blanc. Et, quand, fatigu, il se retourna, le diable tait  toujours l, toujours  la mme distance, dans la mme position.</p> <p align="justify">Laurence vit alors Dieu, et quand elle le vit, elle sut qu'elle  allait vraiment se plaire ici. Alors elle s'assit sur un rocher, enrobe d'une douce  chaleur, et ne quitta pas Dieu des yeux.</p>  <div align="center"><img src="Images/arno02.jpg"></div> <p align="justify"></p> <p align="justify">Le diable avait un corps d'homme. Ou plutt une partie  gauche de corps d'homme. La partie droite de son corps tait comme un cran o, si  les yeux ne voyaient rien, l'esprit devinait des abysses de peurs, de souffrances, de  torturesJean se rendit compte alors  quel point elle avait froid.</p> <p align="justify">Dieu avait un corps d'homme. Ou plutt une partie droite  de corps d'homme. La partie gauche de son corps tait comme un cran o, si les  yeux ne voyaient rien, l'esprit devinait des immensits de quitude, de calme, de  bonheur Laurence se dit alors qu'elle prfrait trs largement tre morte.</p> <p align="justify"></p> <p align="justify">L'homme en blanc, compagnon de route pour un temps,  continuait ainsi sa navette entre la terre au milieu, l'enfer en haut et le paradis en bas.  En fait peu importait le haut et la bas Lui seul avait vu les deux parties de  l'immortel. Lui seul savait  quel jeu il le laissait jouer. L'immortel s'amusait avec les  humains. Une partie de lui tait adore, l'autre tait crainte et dans les deux cas  l'immortel riait de la dbilit humaine. Pour l'homme en blanc le vrai paradis tait sur  terre. L'enfer, c'tait la mort.</p> <p align="justify">&nbsp</p> <p align="RIGHT"><font color="#88A4C1"><b>Texte de <b><a href=""></a>Frdric ERHARD</b></font></p> <p align="justify">&nbsp</p> <p align="RIGHT"><font color="#88A4C1"><b>Dessin d'<b><a href=""></a>Arnaud Moritz</b></font></p> <p align="justify">&nbsp</p> <p align="justify">&nbsp</p> <p align="justify">&nbsp</p> </font> </BODY> </HTML> 
