<HTML> <!-- #BeginTemplate "/Templates/temp_photo_texte.dwt" -->  <HEAD> <!-- #BeginEditable "doctitle" -->  <TITLE>Forum - L&#146;enfer des grands br&ucirc;l&eacute;s</TITLE> <!-- #EndEditable -->  <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset="> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#FFFFFF" leftmargin="0" topmargin="0" marginwidth="0" marginheight="0"> <a name="haut"></a>  <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="433">   <tr>      <td colspan="3" align="left" valign="bottom">        <div align="left"><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="1" height="5" border="0"><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="35" height="75"><a href="http://www.umontreal.ca"><img src="../../../images/logos/logo_udem_index.gif" width="111" height="75" border="0"></a><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="408" height="75"><a href="http://www.forum.umontreal.ca/numeros/rech-htdig.html"><img src="../../../images/btn/btn_recherche.gif" width="45" height="75" border="0"></a></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td colspan="3" height="2"><img src="../../../images/pxl/pxl_bleue.gif" width="600" height="4"></td>   </tr>   <tr width=140">      <td valign="TOP" width="183" bgcolor="#FFFFFF" height="447">        <table width="181" border="0" cellspacing="0">         <tr align="center" valign="top">            <td height="49"><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="180" height="8"><br>             <!-- #BeginEditable "Forum" --><a href="index.html"><img src="../../../images/logos/forum_logo.gif" width="152" height="35" border="0"></a><!-- #EndEditable --><br>             <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000"><!-- #BeginEditable "Numero" --><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1" color="#000000">Volume              35 num&eacute;ro 27<br>             9 avril</font></font> 2001</font></font><!-- #EndEditable --><br>             <img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="180" height="8"><br>             <img src="../../../images/pxl/pxl_bleue.gif" width="180" height="4"></font></td>         </tr>       </table>       <p>&nbsp;</p>     </td>     <td bgcolor="#FFFFFF" width="11" align="left" valign="top" height="447"><img src="../../../images/pxl/pxl_blanc_217.gif" width="10" height="10"></td>     <td bgcolor="#FFFFFF" valign="top" width="408" height="447">        <div align="center">          <div align="left">            <p><br>             <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3" color="0033cc"><!-- #BeginEditable "Titre_principal" --><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3" color="0033cc">L&#146;enfer              des grands br&ucirc;l&eacute;s</font><!-- #EndEditable --><br>             </font><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3">              <i><!-- #BeginEditable "Sous_titre" --><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3"><i><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">La              majorit&eacute; des grands br&ucirc;l&eacute;s souffrent de d&eacute;ficits              sensoriels et de n&eacute;vralgies chroniques.</font></i></font><!-- #EndEditable --></i></font></p>           <table width="406" border="0" cellspacing="0" height="70">             <tr align="left" valign="top">                <td height="126" align="left" valign="middle" width="100"><!-- #BeginEditable "Photo" --><img src="photos/malenfant.jpg" width="250" height="220"><!-- #EndEditable --></td>               <td height="126" width="299" valign="middle">                  <table width="150" border="0" cellspacing="0" cellpadding="4" height="200">                   <tr>                      <td height="184"><!-- #BeginEditable "Texte_photo" --><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="1">Annie                        Malenfant, neuropsychologue &agrave; l&#146;H&ocirc;tel-Dieu                        du CHUM, a effectu&eacute; une th&egrave;se de doctorat                        au D&eacute;partement de psychologie sur les d&eacute;ficits                        sensoriels et les n&eacute;vralgies chroniques des grands                        br&ucirc;l&eacute;s.</font><!-- #EndEditable --></td>                   </tr>                 </table>               </td>             </tr>           </table>           <!-- #BeginEditable "Texte" -->            <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Jean Michel (nom              fictif), qui se trouvait 18 mois plus t&ocirc;t dans un &eacute;tat              critique au Centre des grands br&ucirc;l&eacute;s de l&#146;H&ocirc;tel-Dieu              de Montr&eacute;al, s&#146;est remis de ses blessures gr&acirc;ce              &agrave; la greffe de peau. Mais ses mains et ses bras sont d&eacute;pourvus              de sensibilit&eacute; cutan&eacute;e. Cet &eacute;lectricien ne peut              plus travailler &agrave; l&#146;ext&eacute;rieur d&egrave;s les premiers              jours de l&#146;automne &agrave; cause d&#146;une hypersensibilit&eacute;              au froid. <br>             <br>             De nombreux bless&eacute;s comme lui ont de la difficult&eacute; &agrave;              faire reconna&icirc;tre leurs incapacit&eacute;s par les organismes              d&#146;indemnisation, car il existe peu de donn&eacute;es sur ce type              de s&eacute;quelles. Les r&eacute;sultats de la recherche d&#146;Annie              Malenfant, neuropsychologue &agrave; l&#146;H&ocirc;tel-Dieu du CHUM,              pourraient amener une r&eacute;vision des bar&egrave;mes de compensation              financi&egrave;re. Actuellement, l&#146;indemnit&eacute; est &eacute;tablie              en fonction de la pr&eacute;sence de probl&egrave;mes moteurs et des              pr&eacute;judices esth&eacute;tiques.<br>             <br>             La majorit&eacute; des grands br&ucirc;l&eacute;s, soit 71 %, souffrent              de paresth&eacute;sies (sensations anormales) et 36 % de douleurs              chroniques, indique la chercheuse, qui a consacr&eacute; sa th&egrave;se              de doctorat au sujet. Sous la direction de Manon Choini&egrave;re,              chercheuse au Centre des grands br&ucirc;l&eacute;s, et de Jean-Yves              Frigon, professeur au D&eacute;partement de psychologie, Mme Malenfant              a men&eacute; une enqu&ecirc;te par questionnaire aupr&egrave;s d&#146;un              &eacute;chantillon repr&eacute;sentatif de la population des br&ucirc;l&eacute;s.              Elle a ensuite proc&eacute;d&eacute; &agrave; des tests avec 121 patients              br&ucirc;l&eacute;s au deuxi&egrave;me ou au troisi&egrave;me degr&eacute;,              dont l&#146;accident &eacute;tait survenu plus d&#146;un an auparavant,              et compar&eacute; les donn&eacute;es avec celles de sujets sans l&eacute;sion              tissulaire. <br>             <br>             &laquo;Les tests psychophysiques traditionnels employ&eacute;s pour              mesurer la sensibilit&eacute; tactile, thermique et douloureuse r&eacute;v&egrave;lent              que la moiti&eacute; des greff&eacute;s souffrent de d&eacute;ficits              s&eacute;v&egrave;res plusieurs ann&eacute;es apr&egrave;s leur gu&eacute;rison,              dit-elle. Une alt&eacute;ration sensorielle grave a &eacute;galement              &eacute;t&eacute; observ&eacute;e chez certaines personnes ayant subi              des br&ucirc;lures superficielles. Les s&eacute;quelles peuvent &ecirc;tre              invalidantes ou assez intenses au point de nuire &agrave; la qualit&eacute;              du sommeil et d&#146;avoir des r&eacute;percussions sur le travail              et les activit&eacute;s sociales.&raquo;</font></p>           <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="0033cc"><br>             Un nouvel espoir</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>             Selon Statistique Canada, plus de 4500 Canadiens sont hospitalis&eacute;s              chaque ann&eacute;e pour des br&ucirc;lures. La cause la plus fr&eacute;quente              est d&#146;origine thermique suivie des blessures de nature &eacute;lectrique              et chimique. <br>             <br>             &laquo;Trois facteurs interviennent dans la d&eacute;termination de              la s&eacute;v&eacute;rit&eacute; des br&ucirc;lures: l&#146;&eacute;tendue,              la profondeur et la localisation, explique Annie Malenfant. L&#146;&eacute;tendue              est exprim&eacute;e en pourcentage de surface corporelle br&ucirc;l&eacute;e.              La profondeur des br&ucirc;lures s&#146;&eacute;value selon l&#146;atteinte              &agrave; l&#146;&eacute;piderme ou au derme. Les br&ucirc;lures superficielles,              soit celles de premier ou de deuxi&egrave;me degr&eacute; l&eacute;ger,              se limitent aux couches sup&eacute;rieures de la peau et gu&eacute;rissent              en une semaine ou deux. Les br&ucirc;lures plus s&eacute;v&egrave;res,              dites de deuxi&egrave;me degr&eacute; profond ou de troisi&egrave;me              degr&eacute;, prennent plus de temps &agrave; gu&eacute;rir et n&eacute;cessitent              g&eacute;n&eacute;ralement des greffes cutan&eacute;es.&raquo;<br>             <br>             La pr&eacute;valence des probl&egrave;mes sensoriels tels que les              paresth&eacute;sies et la douleur ne varie pas selon l&#146;&acirc;ge,              le nombre d&#146;ann&eacute;es &eacute;coul&eacute;es depuis l&#146;accident              et le type de br&ucirc;lures, soutient la chercheuse. Leur pr&eacute;sence              semble plut&ocirc;t li&eacute;e &agrave; l&#146;&eacute;tendue et              &agrave; la profondeur des endroits br&ucirc;l&eacute;s. Les patients              symptomatiques ont des br&ucirc;lures plus grandes et les probl&egrave;mes              sont plus fr&eacute;quents chez ceux qui ont subi une greffe.<br>             <br>             La m&eacute;thode en usage actuellement consiste &agrave; pr&eacute;lever,              chez le patient, de la peau saine pour la greffer sur la partie du              corps affect&eacute;e. Lorsque le corps du br&ucirc;l&eacute; ne pr&eacute;sente              pas suffisamment de peau intacte ou que les sites donneurs ne sont              pas encore gu&eacute;ris, de la peau de cadavre est utilis&eacute;e              temporairement comme cataplasme. On emploie m&ecirc;me parfois de              la peau de porc. La premi&egrave;re greffe d&#146;&eacute;piderme              cultiv&eacute; sur un grand br&ucirc;l&eacute; au Canada a eu lieu              en 1986 gr&acirc;ce aux recherches men&eacute;es au Laboratoire d&#146;organogen&egrave;se              exp&eacute;rimentale (LOEX) de l&#146;H&ocirc;pital du Saint-Sacrement,              &agrave; Qu&eacute;bec. &Agrave; l&#146;&eacute;poque, cela s&#146;apparentait              &agrave; de la science-fiction!<br>             <br>             Le fondateur du LOEX, le Dr Fran&ccedil;ois Auger, a r&eacute;ussi              en 1999 une premi&egrave;re mondiale en greffant sur un patient une              peau reconstitu&eacute;e<i> in vitro</i> contenant &agrave; la fois              le derme et l&#146;&eacute;piderme. Mais la portion du derme ne comprend              pas encore de glandes s&eacute;bac&eacute;es (qui produisent le s&eacute;bum)              ni de follicules pileux assurant la souplesse des tissus. Les travaux              d&#146;une &eacute;quipe de chercheurs fran&ccedil;ais laissent cependant              entrevoir un espoir pour les grands br&ucirc;l&eacute;s. Un article              publi&eacute; en janvier 2001 dans la revue Cell d&eacute;montre que              la peau d&#146;un mammif&egrave;re adulte contient des cellules souches              capables de reproduire les cellules n&eacute;cessaires &agrave; la              reconstitution des glandes sudoripares et des poils.</font></p>           <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>             <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="0033cc">Piste              de recherche int&eacute;ressante</font> <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" color="0033cc"><br>             </font>Pour 75 % des personnes victimes de br&ucirc;lures graves,              la douleur ou les sensations anormales (surtout des picotements) se              manifestent quotidiennement ou de fa&ccedil;on intermittente, all&egrave;gue              Annie Malenfant. &laquo;Les r&eacute;sultats sugg&egrave;rent que              la fr&eacute;quence et l&#146;intensit&eacute; des n&eacute;vralgies              ne diminuent pas avec le temps et les d&eacute;ficits de sensibilit&eacute;              ont un caract&egrave;re permanent&raquo;, affirme-t-elle. Outre l&#146;effort,              la fatigue et le stress, le changement de temp&eacute;rature influe              sur la fr&eacute;quence des probl&egrave;mes.<br>             <br>             Dans 16 % des cas, les patients ont recours &agrave; des m&eacute;dicaments              contre la douleur. Selon la majorit&eacute; des patients, ils apportent              un soulagement de l&eacute;ger &agrave; mod&eacute;r&eacute;. Quelque              42 % d&#146;entre eux tentent aussi d&#146;apaiser leur mal par des              m&eacute;thodes non pharmacologiques: bains, massages, applications              de chaleur, etc.<br>             <br>             &laquo;Quelles sont les causes de ces probl&egrave;mes de n&eacute;vralgie              qui surviennent apr&egrave;s la gu&eacute;rison des br&ucirc;lures?              On ignore les m&eacute;canismes pathophysiologiques exacts, mais plusieurs              hypoth&egrave;ses peuvent &ecirc;tre avanc&eacute;es, notamment des              anomalies dans les terminaisons nerveuses r&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;es,              une r&eacute;innervation d&eacute;ficiente dans les tissus cicatris&eacute;s              ou des d&eacute;charges anormales provenant des fibres endommag&eacute;es              ou r&eacute;g&eacute;n&eacute;ratrices. Par ailleurs, j&#146;ai observ&eacute;              une &eacute;l&eacute;vation des seuils de sensibilit&eacute; m&ecirc;me              dans les parties du corps non br&ucirc;l&eacute;es. Cela laisse supposer              des modifications dans le syst&egrave;me nerveux central apr&egrave;s              la gu&eacute;rison des br&ucirc;lures. La r&eacute;organisation des              voies spinales, sous-corticales et corticales, apr&egrave;s la l&eacute;sion,              pourrait modifier l&#146;information sensorielle.&raquo;</font></p>           <p align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><i><font color="0033cc">Dominique              Nancy </font></i></font></p>           <!-- #EndEditable -->            <p align="center"><img src="../../../images/btn/haut_page.gif" width="342" height="14" usemap="#Map" border="0">              <map name="Map">                <area shape="rect" coords="270,2,340,12" href="#haut">             </map>           </p>         </div>       </div>     </td>   </tr> </table> </BODY> <!-- #EndTemplate --> </HTML> 
