<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0 Transitional//EN"></P> <HTML> <HEAD> <TITLE>Arthur Rimbaud: Une Saison en Enfer (1)</TITLE> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META name="AUTHOR" content="Arthur Rimbaud" > <META name="PUBLISHER" content="J&uuml;rgen Matoni" > <META name="Classification" content="Lyrik"> <META name="Keywords" content="lyrik theorie rimbaud"> <META name="GENERATOR" CONTENT="Arachnophilia 3.9"> </HEAD>  <BODY LINK="#CC6633" ALINK="#6666CC" VLINK="#993300"  background="../grafik/hinter.gif"> <P><A NAME="oben"></a><IMG SRC="../grafik/germ6.gif" WIDTH="147" HEIGHT="58" ALT=""><FONT SIZE="+2" align="center"> </FONT><B>J&uuml;rgen Matoni</b></P> <P> </P>  <P><B>Zur&uuml;ck zur modernen Lyrik ....&nbsp;</B> <A HREF="modlyr.htm"><IMG SRC="../grafik/zurueck.gif" WIDTH=32 HEIGHT=32 BORDER=0 ALIGN=bottom alt="Zur&uuml;ck zur modernen Lyrik"></A></P>  <P><IMG SRC="../grafik/goldlin.gif" WIDTH=584 HEIGHT=7 ALIGN=bottom><BR>  <BLOCKQUOTE>  <B><H2>A. Rimbaud</H2><BR> <H3>Une Saison en Enfer</B> (1873)</H3><BR> <B>(Teil 1)</B><BR> <BR> <FONT SIZE="+2">&quot;J</FONT>adis, si je me souviens bien, ma vie &eacute;tait un festin o&ugrave; s'ouvraient tous les c&#156;urs, o&ugrave; tous les vins coulaient.<BR> Un soir, j'ai assis la Beaut&eacute; sur mes genoux. - Et je l'ai trouv&eacute;e am&egrave;re. - Et je l'ai injuri&eacute;e.<BR> Je me suis arm&eacute; contre la justice.<BR> Je me suis enfui. &Ocirc; sorci&egrave;res, &ocirc; mis&egrave;re, &ocirc; haine, c'est &agrave; vous que mon tr&eacute;sor a &eacute;t&eacute; confi&eacute;!<BR> Je parvins &agrave; faire s'&eacute;vanouir dans mon esprit toute l'esp&eacute;rance humaine. Sur toute joie pour l'&eacute;trangler j'ai fait le bond sourd de la b&ecirc;te f&eacute;roce.<BR> J'ai appel&eacute; les bourreaux pour, en p&eacute;rissant, mordre la crosse de leurs fusils. J'ai appel&eacute; les fl&eacute;aux, pour m'&eacute;touffer avec le sable, avec le sang. Le malheur a &eacute;t&eacute; mon dieu. Je me suis allong&eacute; dans la boue. Je me suis s&eacute;ch&eacute; &agrave; l'air du crime. Et j'ai jou&eacute; de bons tours &agrave; la folie.<BR> Et le printemps m'a apport&eacute; l'affreux rire de l'idiot.<BR> Or, tout derni&egrave;rement, m'&eacute;tant trouv&eacute; sur le point de faire le dernier <I>couac!</I> j'ai song&eacute; &agrave; rechercher le clef du festin ancien, o&ugrave; je reprendrais peut-&ecirc;tre app&eacute;tit.<BR> La charit&eacute; est cette clef. - Cette inspiration prouve que j'ai r&ecirc;v&eacute;!<BR> &quot;Tu resteras hy&egrave;ne, etc. ... ,&quot; se r&eacute;crie le d&eacute;mon qui me couronna de si aimables pavots. &quot;Gagne la mort avec tous tes app&eacute;tits, et ton &eacute;go&iuml;sme et tous les p&eacute;ch&eacute;s capitaux.&quot;<BR> Ah! j'en ai trop pris: - Mais, cher Satan, je vous en conjure, une prunelle moins irrit&eacute;e! et en attendant les quelques petites l&acirc;chet&eacute;s en retard, vous qui aimez dans l'&eacute;crivain l'absence des facult&eacute;s descriptives ou instructives, je vous d&eacute;tache des quelques hideux feuillets de mon carnet de damn&eacute;.<BR> <BR> <BR> <B>Mauvais Sang<BR> </B><BR> <FONT SIZE="+2">J</FONT>'ai de mes anc&ecirc;tres gaulois l'oeil bleu blanc, la cervelle &eacute;troite, et la maladresse dans la lutte. Je trouve mon habillement aussi barbare que le leur. Mais je ne beurre pas ma chevelure.<BR> Les Gaulois &eacute;taient les &eacute;corcheurs de b&ecirc;tes, les br&ucirc;leurs d'herbes les plus ineptes de leur temps.<BR> D'eux, j'ai: l'idol&acirc;trie et l'amour du sacril&egrave;ge; - oh! tous les vices, col&egrave;re, luxure, - magnifique, la luxure; -surtout mensonge et paresse.<BR> J'ai horreur de tous les m&eacute;tiers. Ma&icirc;tres et ouvriers, tous paysans, ignobles. La main &agrave; plume vaut la main &agrave; charrue. - Quel si&egrave;cle &agrave; mains! - Je n'aurai jamais ma main. Apr&egrave;s, la domesticit&eacute; m&egrave;ne trop loin. L'honn&ecirc;tet&eacute; de la mendicit&eacute; me navre. Les criminels me d&eacute;go&ucirc;tent comme des ch&acirc;tr&eacute;s: moi, je suis intact, et &ccedil;a m'est &eacute;gal.<BR> Mais! qui a fait ma langue perfide tellement, qu'elle ait guid&eacute; et sauvegard&eacute; jusqu'ici ma paresse? Sans me servir pour vivre m&ecirc;me de mon corps, et plus oisif que le crapaud, j'ai v&eacute;cu partout. Pas une famille d'Europe que je ne connaisse. -J'entends des familles comme la mienne, qui tiennent tout de la d&eacute;claration des Droits de l'Homme. - J'ai connu chaque fils de famille!<BR> <BR> <BR> <FONT SIZE="+2">S</FONT>i j'avais des ant&eacute;c&eacute;dents &agrave; un point quelconque de l'histoire de France!<BR> Mais non, rien.<BR> Il m'est bien &eacute;vident que j'ai toujours &eacute;t&eacute; race inf&eacute;rieure. Je ne puis comprendre la r&eacute;volte. Ma race ne se souleva jamais que pour piller: tels les loups &agrave; la b&ecirc;te qu'ils n'ont pas tu&eacute;e.<BR> Je me rappelle l'histoire de la France fille a&icirc;n&eacute;e de l'Eglise. J'aurais fait, manant, le voyage de terre sainte; j'ai dans la t&ecirc;te des routes dans les plaines souabes, des vues de Byzance, des remparts de Solyme; le culte de Marie, l'attendrissement sur le crucifi&eacute; s'&eacute;veillent en moi parmi mille f&eacute;eries profanes. - Je suis assis, l&eacute;preux, sur les pots cass&eacute;s et les orties, au pied d'un mur rong&eacute; par le soleil. - Plus tard, re&icirc;tre, j'aurais bivaqu&eacute; sous les nuits d'Allemagne.<BR> Ah! encore: je danse le sabbat dans une rouge clairi&egrave;re, avec des vieilles et des enfants.<BR> Je ne me souviens pas plus loin que cette terre-ci et le christianisme. Je n'en finirais pas de me revoir dans ce pass&eacute;. Mais toujours seul; sans famille; m&ecirc;me, quelle langue parlais-je. Je ne me vois jamais dans les conseils du Christ; ni dans les conseils des Seigneurs, - repr&eacute;sentants du Christ.<BR> Qu'&eacute;tais-je au si&egrave;cle dernier: je ne me retrouve qu'aujourd'hui. Plus de vagabonds, plus de guerres vagues. La race inf&eacute;rieure a tout couvert - le peuple, comme on dit, la raison; la nation et la science.<BR> Oh! la science! On a tout repris. Pour le corps et pour l'&acirc;me, - le viatique, - on a la m&eacute;decine et la philosophie, - les rem&egrave;des de bonnes femmes et les chansons populaires arrang&eacute;s. Et les divertissements des princes et les jeux qu'ils interdisaient! G&eacute;ographie, cosmographie, m&eacute;canique, chimie!...<BR> La science, la nouvelle noblesse! Le progr&egrave;s. Le monde marche! Pourquoi ne tournerait-il pas?<BR> C'est la vision des nombres. Nous allons &agrave; l'Esprit. C'est tr&egrave;s-certain, c'est oracle, ce que je dis. Je comprends, et ne sachant m'expliquer sans paroles pa&iuml;ennes, je voudrais me taire.<BR> <BR> <BR> <FONT SIZE="+2">L</FONT>e sang pa&iuml;en revient! L'Esprit est proche, pourquoi Christ ne m'aide-t-il pas, en donnant &agrave; mon &acirc;me noblesse et libert&eacute;. H&eacute;las! l'&Eacute;vangile a pass&eacute;! l'&Eacute;vangile! L'&Eacute;vangile.<BR> J'attends Dieu avec gourmandise. Je suis de race inf&eacute;rieure de toute &eacute;ternit&eacute;.<BR> Me voici sur la plage armoricaine. Que les villes s'allument dans le soir. Ma journ&eacute;e est faite; je quitte l'Europe. L'air marin br&ucirc;lera mes poumons; les climats perdus me tanneront. Nager, broyer l'herbe, chasser, fumer surtout; boire des liqueurs fortes comme du m&eacute;tal bouillant, - comme faisaient ces chers anc&ecirc;tres autour des feux.<BR> Je reviendrai, avec des membres de fer, la peau sombre, l'oeil furieux: sur mon masque, on me jugera d'une race forte. J'aurai de l'or: je serai oisif et brutal. Les femmes soignent ces f&eacute;roces infirmes retour des pays chauds. Je serai m&ecirc;l&eacute; aux affaires politiques. Sauv&eacute;.<BR> Maintenant, je suis maudit, j'ai horreur de la patrie. Le meilleur, c'est un sommeil bien ivre, sur la gr&egrave;ve.<BR> <BR> <BR> <FONT SIZE="+2">O</FONT>n ne part pas. - Reprenons les chemins d'ici, charg&eacute; de mon vice, le vice qui a pouss&eacute; ses racines de souffrance &agrave; mon c&ocirc;t&eacute;, d&egrave;s l'&acirc;ge de raison - qui monte au ciel, me bat, me renverse, me tra&icirc;ne.<BR> La derni&egrave;re innocence et la derni&egrave;re timidit&eacute;. C'est dit. Ne pas porter au monde mes d&eacute;go&ucirc;ts et mes trahisons.<BR> Allons! La marche, le fardeau, le d&eacute;sert, l'ennui et la col&egrave;re.<BR> A qui me louer? Quelle b&ecirc;te faut-il adorer? Quelle sainte image attaque-t-on? Quels c&#156;urs briserai-je? Quel mensonge dois-je tenir? - Dans quel sang marcher?<BR> Plut&ocirc;t, se garder de la justice. - La vie dure, l'abrutissement simple, - soulever, le poing dess&eacute;ch&eacute;, le couvercle du cercueil, s'asseoir, s'&eacute;touffer. Ainsi point de vieillesse, ni de dangers: la terreur n'est pas fran&ccedil;aise.<BR> - Ah! je suis tellement d&eacute;laiss&eacute; que j'offre &agrave; n'importe quelle divine image des &eacute;lans vers la perfection.<BR> &Ocirc; mon abn&eacute;gation, &ocirc; ma charit&eacute; merveilleuse! ici-bas, pourtant!<BR> <I>De profundis Domine</I>, suis-je b&ecirc;te!<BR> <BR> <BR> <FONT SIZE="+2">E</FONT>ncore tout enfant, j'admirais le for&ccedil;at intraitable sur qui se referme toujours le bagne; je visitais les auberges et les garnis qu'il aurait sacr&eacute;s par son s&eacute;jour; je voyais avec son id&eacute;e le ciel bleu et le travail fleuri de la campagne; je flairais sa fatalit&eacute; dans les villes. Il avait plus de force qu'un saint, plus de bon sens qu'un voyageur - et lui, lui seul! pour t&eacute;moin de sa gloire et de sa raison.<BR> Sur les routes, par les nuits d'hiver, sans g&icirc;te, sans habits, sans pain, une voix &eacute;treignait mon c&#156;ur gel&eacute;: &quot;Faiblesse ou force: te voil&agrave;, c'est la force. Tu ne sais ni o&ugrave; tu vas ni pourquoi tu vas, entre partout, r&eacute;ponds &agrave; tout. On ne te tuera pas plus que si tu &eacute;tais cadavre.&quot; Au matin j'avais le regard si perdu et la contenance si morte, que ceux que j'ai rencontr&eacute;s <I>ne m'ont peut-&ecirc;tre pas vu</I>.<BR> Dans les villes la boue m'apparaissait soudainement rouge et noire, comme une glace quand la lampe circule dans la chambre voisine, comme un tr&eacute;sor dans la for&ecirc;t! Bonne chance, criais-je, et je voyais une mer de flammes et de fum&eacute;e au ciel; et, &agrave; gauche, &agrave; droite, toutes les richesses flambant comme un milliard de tonnerres.<BR> Mais l'orgie et la camaraderie des femmes m'&eacute;taient interdites. Pas m&ecirc;me un compagnon. Je me voyais devant une foule exasp&eacute;r&eacute;e, en face du peloton d'ex&eacute;cution, pleurant du malheur qu'ils n'aient pu comprendre, et pardonnant! - Comme Jeanne d'Arc! - &quot;Pr&ecirc;tres, professeurs, ma&icirc;tres, vous vous trompez en me livrant &agrave; la justice. Je n'ai jamais &eacute;t&eacute; de ce peuple-ci; je n'ai jamais &eacute;t&eacute; chr&eacute;tien; je suis de la race qui chantait dans le supplice; je ne comprends pas les lois; je n'ai pas le sens moral, je suis une brute: vous vous trompez... &quot;<BR> Oui, j'ai les yeux ferm&eacute;s &agrave; votre lumi&egrave;re. Je suis une b&ecirc;te, un n&egrave;gre. Mais je puis &ecirc;tre sauv&eacute;. Vous &ecirc;tes de faux n&egrave;gres, vous maniaques, f&eacute;roces, avares. Marchand, tu es n&egrave;gre; magistrat, tu es n&egrave;gre; g&eacute;n&eacute;ral, tu es n&egrave;gre; empereur, vieille d&eacute;mangeaison, tu es n&egrave;gre: tu as bu d'une liqueur non tax&eacute;e, de la fabrique de Satan. - Ce peuple est inspir&eacute; par la fi&egrave;vre et le cancer. Infirmes et vieillards sont tellement respectables qu'ils demandent &agrave; &ecirc;tre bouillis. - Le plus malin est de quitter ce continent, o&ugrave; la folie r&ocirc;de pour pourvoir d'otages ces mis&eacute;rables. J'entre au vrai royaume des enfants de Cham.<BR> Connais-je encore la nature? me connais-je? - Plus de mots. J'ensevelis les morts dans mon ventre. Cris, tambour, danse, danse, danse, danse! Je ne vois m&ecirc;me pas l'heure o&ugrave;, les blancs d&eacute;barquant, je tomberai au n&eacute;ant.<BR> Faim, soif, cris, danse, danse, danse, danse!<BR> <BR> <BR> <FONT SIZE="+2">L</FONT>es blancs d&eacute;barquent. Le canon! Il faut se soumettre au bapt&ecirc;me, s'habiller, travailler.<BR> J'ai re&ccedil;u au c&#156;ur le coup de gr&acirc;ce. Ah! je ne l'avais pas pr&eacute;vu!<BR> Je n'ai point fait le mal. Les jours vont m'&ecirc;tre l&eacute;gers, le repentir va m'&ecirc;tre &eacute;pargn&eacute;. Je n'aurai pas eu les tourments de l'&acirc;me presque morte au bien, o&ugrave; remonte la lumi&egrave;re s&eacute;v&egrave;re comme les cierges fun&eacute;raires. Le sort du fils de famille, cercueil pr&eacute;matur&eacute; couvert de limpides larmes. Sans doute la d&eacute;bauche est b&ecirc;te, le vice est b&ecirc;te; il faut jeter la pourriture &agrave; l'&eacute;cart. Mais l'horloge ne sera pas arriv&eacute;e &agrave; ne plus sonner que l'heure de la pure douleur! Vais-je &ecirc;tre enlev&eacute; comme un enfant, pour jouer au paradis dans l'oubli de tout le malheur!<BR> Vite! est-il d'autres vies? - Le sommeil dans la richesse est impossible. La richesse a toujours &eacute;t&eacute; bien public. L'amour divin seul octroie les clefs de la science. Je vois que la nature n'est qu'un spectacle de bont&eacute;. Adieu chim&egrave;res, id&eacute;als, erreurs.<BR> Le chant raisonnable des anges s'&eacute;l&egrave;ve du navire sauveur: c'est l'amour divin. - Deux amours! je puis mourir de l'amour terrestre, mourir de d&eacute;vouement. J'ai laiss&eacute; des &acirc;mes dont la peine s'accro&icirc;tra de mon d&eacute;part! Vous me choisissez parmi les naufrag&eacute;s; ceux qui restent sont-ils pas mes amis?<BR> Sauvez-les!<BR> La raison m'est n&eacute;e. Le monde est bon. Je b&eacute;nirai la vie. J'aimerai mes fr&egrave;res. Ce ne sont plus des promesses d'enfance. Ni l'espoir d'&eacute;chapper &agrave; la vieillesse et &agrave; la mort. Dieu fait ma force, et je loue Dieu.<BR> <BR> <BR> <FONT SIZE="+2">L</FONT>'ennui n'est plus l'amour. Les rages, les d&eacute;bauches, la folie, dont je sais tous les &eacute;lans et les d&eacute;sastres, - tout mon fardeau est d&eacute;pos&eacute;. Appr&eacute;cions sans vertige l'&eacute;tendue de mon innocence.<BR> Je ne serais plus capable de demander le r&eacute;confort d'une bastonnade. Je ne me crois pas embarqu&eacute; pour une noce avec J&eacute;sus-Christ pour beau-p&egrave;re.<BR> Je ne suis pas prisonnier de ma raison. J'ai dit: Dieu. Je veux la libert&eacute; dans le salut: comment la poursuivre? Les go&ucirc;ts frivoles m'ont quitt&eacute;. Plus besoin de d&eacute;vouement ni d'amour divin. Je ne regrette pas le si&egrave;cle des m&#156;urs sensibles. Chacun a sa raison, m&eacute;pris et charit&eacute;: je retiens ma place au sommet de cette ang&eacute;lique &eacute;chelle de bon sens.<BR> Quant au bonheur &eacute;tabli, domestique ou non... non, je ne peux pas. Je suis trop dissip&eacute;, trop faible. La vie fleurit par le travail, vieille v&eacute;rit&eacute;: moi, ma vie n'est pas assez pesante, elle s'envole et flotte loin au-dessus de l'action, ce cher point du monde.<BR> Comme je deviens vieille fille, &agrave; manquer du courage d'aimer la mort!<BR> Si Dieu m'accordait le calme c&eacute;leste, a&eacute;rien, la pri&egrave;re, - comme les anciens saints. - Les saints! des forts! les anachor&egrave;tes, des artistes comme il n'en faut plus!<BR> Farce continuelle! Mon innocence ferait pleurer. La vie est la farce &agrave; mener par tous.<BR> <BR> <BR> <BR> <FONT SIZE="+2">A</FONT>ssez! Voici la punition. - <I>En marche</I>!<BR> Ah! les poumons br&ucirc;lent, les tempes grondent! la nuit roule dans mes yeux, par ce soleil! le c&#156;ur... les membres...<BR> O&ugrave; va-t-on? au combat? Je suis faible! les autres avancent. Les outils, les armes... le temps!...<BR> Feu! feu sur moi! L&agrave;! ou je me rends. - L&acirc;ches! - Je me tue! Je me jette aux pieds des chevaux!<BR> Ah!...<BR> - Je m'y habituerai.<BR> Ce serait la vie fran&ccedil;aise, le sentier de l'honneur!<BR> <BR> <BR> <B>Nuit de L'Enfer</B><BR> <BR> <FONT SIZE="+2">J</FONT>'ai aval&eacute; une fameuse gorg&eacute;e de poison. - Trois fois b&eacute;ni soit le conseil qui m'est arriv&eacute;! - Les entrailles me br&ucirc;lent. La violence du venin tord mes membres, me rend difforme, me terrasse. Je meurs de soif, j'&eacute;touffe, je ne puis crier. C'est l'enfer, l'&eacute;ternelle peine! Voyez comme le feu se rel&egrave;ve! Je br&ucirc;le comme il faut. Va, d&eacute;mon!<BR> J'avais entrevu la conversion au bien et au bonheur, le salut. Puis-je d&eacute;crire la vision, l'air de l'enfer ne soufre pas les hymnes! C'&eacute;tait des millions de cr&eacute;atures charmantes, un suave concert spirituel, la force et la paix, les nobles ambitions, que sais-je?<BR> Les nobles ambitions!<BR> Et c'est encore la vie! - Si la damnation est &eacute;ternelle! Un homme qui veut se mutiler est bien damn&eacute;, n'est-ce pas? Je me crois en enfer, donc j'y suis. C'est l'ex&eacute;cution du cat&eacute;chisme. Je suis esclave de mon bapt&ecirc;me. Parents, vous avez fait mon malheur et vous avez fait le v&ocirc;tre. Pauvre innocent! - L'enfer ne peut attaquer les pa&iuml;ens. - C'est la vie encore! Plus tard, les d&eacute;lices de la damnation seront plus profondes. Un crime, vite, que je tombe au n&eacute;ant, de par la loi humaine.<BR> Tais-toi, mais tais-toi!... C'est la honte, le reproche, ici: Satan qui dit que le feu est ignoble, que ma col&egrave;re est affreusement sotte. - Assez!... Des erreurs qu'on me souffle, magies, parfums, faux, musiques pu&eacute;riles. - Et dire que je tiens la v&eacute;rit&eacute;, que je vois la justice: j'ai un jugement sain et arr&ecirc;t&eacute;, je suis pr&ecirc;t pour la perfection... Orgueil. - La peau de ma t&ecirc;te se dess&egrave;che. Piti&eacute;! Seigneur, j'ai peur. J'ai soif, si soif! Ah! l'enfance, l'herbe, la pluie, le lac sur les pierres, <I>le clair de lune quand le clocher sonnait douze</I>... le diable est au clocher, &agrave; cette heure. Marie! Sainte-Vierge!... - Horreur de ma b&ecirc;tise.<BR> L&agrave;-bas, ne sont-ce pas des &acirc;mes honn&ecirc;tes, qui me veulent du bien... Venez... J'ai un oreiller sur la bouche, elles ne m'entendent pas, ce sont des fant&ocirc;mes. Puis, jamais personne ne pense &agrave; autrui. Qu'on n'approche pas. Je sens le roussi, c'est certain.<BR> Les hallucinations sont innombrables. C'est bien ce que j'ai toujours eu: plus de foi en l'histoire, l'oubli des principes. Je m'en tairai: po&euml;tes et visionnaires seraient jaloux. Je suis mille fois le plus riche, soyons avare comme la mer.<BR> Ah &ccedil;a! l'horloge de la vie s'est arr&ecirc;t&eacute;e tout &agrave; l'heure. Je ne suis plus au monde. - La th&eacute;ologie est s&eacute;rieuse, l'enfer est certainement en bas - et le ciel en haut. - Extase, cauchemar, sommeil dans un nid de flammes.<BR> Que de malices dans l'attention dans la campagne... Satan, Ferdinand, court avec les graines sauvages... J&eacute;sus marche sur les ronces purpurines, sans les courber... J&eacute;sus marchait sur les eaux irrit&eacute;es. La lanterne nous le montra debout, blanc et des tresses brunes, au flanc d'une vague d'&eacute;meraude...<BR> Je vais &eacute;veiller tous les myst&egrave;res: myst&egrave;res religieux ou naturels, mort, naissance, avenir, pass&eacute;, cosmogonie, n&eacute;ant. Je suis ma&icirc;tre en fantasmagories.<BR> &Eacute;coutez!...<BR> J'ai tous les talents! - Il n'y a personne ici et il y a quelqu'un: je ne voudrais pas r&eacute;pandre mon tr&eacute;sor. - Veut-on des chants n&egrave;gres, des danses de houris? Veut-on que je disparaisse, que je plonge &agrave; la recherche de l'anneau? Veut-on? Je ferai de l'or, des rem&egrave;des.<BR> Fiez-vous donc &agrave; moi, la foi soulage, guide, gu&eacute;rit. Tous, venez, - m&ecirc;me les petits enfants, - que je vous console, qu'on r&eacute;pande pour vous son coeur, - le coeur merveilleux! - Pauvres hommes, travailleurs! Je ne demande pas de pri&egrave;res; avec votre confiance seulement, je serai heureux.<BR> - Et pensons &agrave; moi. Ceci me fait peu regretter le monde. J'ai de la chance de ne pas souffrir plus. Ma vie ne fut que folies douces, c'est regrettable.<BR> Bah! faisons toutes les grimaces imaginables.<BR> D&eacute;cid&eacute;ment, nous sommes hors du monde. Plus aucun son. Mon tact a disparu. Ah! mon ch&acirc;teau, ma Saxe, mon bois de saules. Les soirs, les matins, les nuits, les jours... Suis-je las!<BR> Je devrais avoir mon enfer pour la col&egrave;re, mon enfer pour l'orgueil, - et l'enfer de la caresse; un concert d'enfers.<BR> Je meurs de lassitude. C'est le tombeau, je m'en vais aux vers, horreur de l'horreur! Satan, farceur, tu veux me dissoudre, avec tes charmes. Je r&eacute;clame. Je r&eacute;clame! un coup de fourche, une goutte de feu.<BR> Ah! remonter &agrave; la vie! Jeter les yeux sur nos difformit&eacute;s. Et ce poison, ce baiser mille fois maudit! Ma faiblesse, la cruaut&eacute; du monde! Mon dieu, piti&eacute;, cachez-moi, je me tiens trop mal! - Je suis cach&eacute; et je ne le suis pas.<BR> C'est le feu qui se rel&egrave;ve avec son damn&eacute;.<BR> <BR> <B>D&Eacute;LIRES<BR> I</B><BR> <BR> <B>Vierge Folle</B><BR> <BR> <B>L'&Eacute;POUX INFERNAL</B><BR> <BR> <FONT SIZE="+2">&Eacute;</FONT>coutons la confession d'un compagnon d'enfer:<BR> &quot;&Ocirc; divin &Eacute;poux, mon Seigneur, ne refusez pas la confession de la plus triste de vos servantes. Je suis perdue. Je suis so&ucirc;le. Je suis impure. Quelle vie!<BR> &quot;Pardon, divin Seigneur, pardon! Ah! pardon! Que de larmes! Et que de larmes encore plus tard, j'esp&egrave;re!<BR> &quot;Plus tard, je conna&icirc;trai le divin &Eacute;poux! Je suis n&eacute;e soumise &agrave; Lui. - L'autre peut me battre maintenant!<BR> &quot;A pr&eacute;sent, je suis au fond du monde! &Ocirc; mes amies!... non, pas mes amies... Jamais d&eacute;lires ni tortures semblables... Est-ce b&ecirc;te!<BR> &quot;Ah! je souffre, je crie. Je souffre vraiment. Tout pourtant m'est permis, charg&eacute;e du m&eacute;pris des plus m&eacute;prisables coeurs.<BR> &quot;Enfin, faisons cette confidence, quitte &agrave; la r&eacute;p&eacute;ter vingt autres fois, - aussi morne, aussi insignifiante!<BR> &quot;Je suis esclave de l'&Eacute;poux infernal, celui qui a perdu les vierges folles. C'est bien ce d&eacute;mon-l&agrave;. Ce n'est pas un spectre, ce n'est pas un fant&ocirc;me. Mais moi qui ai perdu la sagesse, qui suis damn&eacute;e et morte au monde, - on ne me tuera pas! - Comment vous le d&eacute;crire! Je ne sais m&ecirc;me plus parler. Je suis en deuil, je pleure, j'ai peur. Un peu de fra&icirc;cheur, Seigneur, si vous voulez, si vous voulez bien!<BR> &quot;Je suis veuve... - J'&eacute;tais veuve... - mais oui, j'ai &eacute;t&eacute; bien s&eacute;rieuse jadis, et je ne suis pas n&eacute;e pour devenir squelette!... - Lui &eacute;tait presque un enfant... Ses d&eacute;licatesses myst&eacute;rieuses m'avaient s&eacute;duite. J'ai oubli&eacute; tout mon devoir humain pour le suivre. Quelle vie! La vraie vie est absente. Nous ne sommes pas au monde. Je sais o&ugrave; il va, il le faut. Et souvent il s'emporte contre moi, <I>moi, la pauvre &acirc;me</I>. Le D&eacute;mon! - c'est un D&eacute;mon, vous savez, <I>ce n'est pas un homme</I>.<BR> &quot;Il dit: &quot;Je n'aime pas les femmes. L'amour est &agrave; r&eacute;inventer, on le sait. Elles ne peuvent plus que vouloir une position assur&eacute;e. La position gagn&eacute;e, c&#156;ur et beaut&eacute; sont mis de c&ocirc;t&eacute;: il ne reste que froid d&eacute;dain, l'aliment du mariage, aujourd'hui. Ou bien je vois des femmes, avec les signes du bonheur, dont, moi, j'aurai pu faire de bonnes camarades, d&eacute;vor&eacute;es tout d'abord par des brutes sensibles comme des b&ucirc;chers... &quot;<BR> &quot;Je l'&eacute;coute faisant de l'infamie une gloire, de la cruaut&eacute; un charme. &quot;Je suis de race lointaine: mes p&egrave;res &eacute;taient Scandinaves: il se per&ccedil;aient les c&ocirc;tes, buvaient leur sang. - Je me ferai des entailles partout le corps, je me tatouerai, je veux devenir hideux comme un Mongol: tu verras, je hurlerai dans les rues. Je veux devenir bien fou de rage. Ne me montre jamais de bijoux, je ramperais et me tordrais sur le tapis. Ma richesse, je la voudrais tach&eacute;e de sang partout. Jamais je ne travaillerai... &quot; Plusieurs nuits, son d&eacute;mon me saisissant, nous nous roulions, je luttais avec lui! - Les nuits, souvent, ivre, il se poste dans des rues ou dans des maisons, pour m'&eacute;pouvanter mortellement. - &quot;On me coupera vraiment le cou; ce sera d&eacute;go&ucirc;tant.&quot; Oh! ces jours o&ugrave; il veut marcher avec l'air du crime!<BR> &quot;Parfois il parle, en une fa&ccedil;on de patois attendri, de la mort qui fait repentir, des malheureux qui existent certainement, des travaux p&eacute;nibles, des d&eacute;parts qui d&eacute;chirent les c&#156;urs. Dans les bouges o&ugrave; nous nous enivrions, il pleurait en consid&eacute;rant ceux qui nous entouraient, b&eacute;tail de la mis&egrave;re. Il relevait les ivrognes dans les rues noires. Il avait la piti&eacute; d'une m&egrave;re m&eacute;chante pour les petits enfants. - Il s'en allait avec des gentillesses de petite fille au cat&eacute;chisme. - Il feignait d'&ecirc;tre &eacute;clair&eacute; sur tout, commerce, art, m&eacute;decine. - Je le suivais, il le faut!<BR> &quot;Je voyais tout le d&eacute;cor dont, en esprit, il s'entourait; v&ecirc;tements, draps, meubles: je lui pr&ecirc;tais des armes, une autre figure. Je voyais tout ce qui le touchait, comme il aurait voulu le cr&eacute;er pour lui. Quand il me semblait avoir l'esprit inerte, je le suivais, moi, dans des actions &eacute;tranges et compliqu&eacute;es, loin, bonnes ou mauvaises: j'&eacute;tais s&ucirc;re de ne jamais entrer dans son monde. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; de son cher corps endormi, que d'heures des nuits j'ai veill&eacute;, cherchant pourquoi il voulait tant s'&eacute;vader de la r&eacute;alit&eacute;. Jamais homme n'e&ucirc;t pareil v&#156;u. Je reconnaissais, - sans craindre pour lui, - qu'il pouvait &ecirc;tre un s&eacute;rieux danger dans soci&eacute;t&eacute;. - Il a peut-&ecirc;tre des secrets pour changer la vie? Non, il ne fait qu'en chercher, me r&eacute;pliquais-je. Enfin sa charit&eacute; est ensorcel&eacute;e, et j'en suis la prisonni&egrave;re. Aucune autre &acirc;me n'aurait assez de force, - force de d&eacute;sespoir! - pour la supporter, - pour &ecirc;tre prot&eacute;g&eacute;e et aim&eacute;e par lui. D'ailleurs, je ne me le figurais pas avec une autre &acirc;me: on voit son Ange, jamais l'Ange d'un autre, - je crois. J'&eacute;tais dans son &acirc;me comme dans un palais qu'on a vid&eacute; pour ne pas voir une personne si peu noble que vous: voil&agrave; tout. H&eacute;las! je d&eacute;pendais bien de lui. Mais que voulait-il avec mon existence terne et l&acirc;che? Il ne me rendait pas meilleure, s'il ne me faisait pas mourir! Tristement d&eacute;pit&eacute;e, je lui dis quelquefois: &quot;Je te comprends.&quot; Il haussait les &eacute;paules.<BR> &quot;Ainsi, mon chagrin se renouvelant sans cesse, et me trouvant plus &eacute;gar&eacute;e &agrave; ses yeux, - comme &agrave; tous les yeux qui auraient voulu me fixer, si je n'eusse &eacute;t&eacute; condamn&eacute;e pour jamais &agrave; l'oubli de tous! - j'avais de plus en plus faim de sa bont&eacute;. Avec ses baisers et ses &eacute;treintes amies, c'&eacute;tait bien un ciel, un sombre ciel, o&ugrave; j'entrais, et o&ugrave; j'aurais voulu &ecirc;tre laiss&eacute;e, pauvre, sourde, muette, aveugle. D&eacute;j&agrave; j'en prenais l'habitude. Je nous voyais comme deux bons enfants, libres de se promener dans le Paradis de tristesse. Nous nous accordions. Bien &eacute;mus, nous travaillions ensemble. Mais, apr&egrave;s une p&eacute;n&eacute;trante caresse, il disait: &quot;Comme &ccedil;a te para&icirc;tra dr&ocirc;le, quand je n'y serai plus, ce par quoi tu as pass&eacute;. Quand tu n'auras plus mes bras sous ton cou, ni mon c&#156;ur pour t'y reposer, ni cette bouche sur tes yeux. Parce qu'il faudra que je m'en aille, tr&egrave;s-loin, un jour. Puis il faut que j'en aide d'autres: c'est mon devoir. Quoique ce ne soit gu&egrave;re rago&ucirc;tant... , ch&egrave;re &acirc;me... &quot; Tout de suite je me pressentais, lui parti, en proie au vertige, pr&eacute;cipit&eacute;e dans l'ombre la plus affreuse: la mort. Je lui faisais promettre qu'il ne me l&acirc;cherait pas. Il l'a faite vingt fois, cette promesse d'amant. C'&eacute;tait aussi frivole que moi lui disant: &quot;Je te comprends.&quot;<BR> &quot;Ah! je n'ai jamais &eacute;t&eacute; jalouse de lui. Il ne me quittera pas, je crois. Que devenir? Il n'a pas une connaissance; il ne travaillera jamais. Il veut vivre somnambule. Seules, sa bont&eacute; et sa charit&eacute; lui donneraient-elles droit dans le monde r&eacute;el? Par instants, j'oublie la piti&eacute; o&ugrave; je suis tomb&eacute;e: lui me rendra forte, nous voyagerons, nous chasserons dans les d&eacute;serts, nous dormirons sur les pav&eacute;s des villes inconnues, sans soins, sans peines. Ou je me r&eacute;veillerai, et les lois et les m&#156;urs auront chang&eacute;, - gr&acirc;ce &agrave; son pouvoir magique, - le monde, en restant le m&ecirc;me, me laissera &agrave; mes d&eacute;sirs, joies, nonchalances. Oh! la vie d'aventures qui existe dans les livres des enfants, pour me r&eacute;compenser, j'ai tant souffert, me la donneras-tu? Il ne peut pas. J'ignore son id&eacute;al. Il m'a dit avoir des regrets, des espoirs: cela ne doit pas me regarder. Parle-t-il &agrave; Dieu? Peut-&ecirc;tre devrais-je m'adresser &agrave; Dieu. Je suis au plus profond de l'ab&icirc;me, et je ne sais plus prier.<BR> &quot;S'il m'expliquait ses tristesses, les comprendrai-je plus que ses railleries? Il m'attaque, il passe des heures &agrave; me faire honte de tout ce qui m'a pu toucher au monde, et s'indigne si je pleure.<BR> &quot;- Tu vois cet &eacute;l&eacute;gant jeune homme, entrant dans la belle et calme maison: il s'appelle Duval, Dufour, Armand, Maurice, que sais-je? Une femme s'est d&eacute;vou&eacute;e &agrave; aimer ce m&eacute;chant idiot: elle est morte, c'est certes une sainte au ciel, &agrave; pr&eacute;sent. Tu me feras mourir comme il a fait mourir cette femme. C'est notre sort &agrave; nous, c&#156;urs charitables... &quot; H&eacute;las! Il avait des jours o&ugrave; tous les hommes agissant lui paraissaient les jouets de d&eacute;lires grotesques: il riait affreusement, longtemps. - Puis, il reprenait ses mani&egrave;res de jeune m&egrave;re, de s&#156;ur aim&eacute;e. S'il &eacute;tait moins sauvage, nous serions sauv&eacute;s! Mais sa douceur aussi est mortelle. Je lui suis soumise. - Ah! je suis folle!<BR> &quot;Un jour peut-&ecirc;tre il dispara&icirc;tra merveilleusement; mais il faut que je sache, s'il doit remonter &agrave; un ciel, que je voie un peu l'assomption de mon petit ami!&quot;<BR> Dr&ocirc;le de m&eacute;nage!<BR> </BLOCKQUOTE> <br>   <center>     <IMG SRC="../grafik/rotball.gif" WIDTH="50%" HEIGHT="2">   </center> <br> <H5><A HREF="#oben">Zur&uuml;ck nach oben</A>&nbsp;<IMG SRC="../grafik/oben.gif" WIDTH="14" HEIGHT="10" ALIGN="bottom"></H5> <DIV ALIGN="CENTER"> <table width="80%" border="0">   <tr>   <td align="left"><a href="modlyr.htm#auswahl"><img src="../grafik/buttback.gif" border="0"     width="40" height="40" alt="Zur&uuml;ck zur Textauswahl"></a></td>     <td align="right"><a href="rimbsen2.htm"> <img src="../grafik/buttvor.gif" border="0" width="40" height="40" alt="Weiter"></a></td>   </tr> </table> </BODY> </HTML> 
