  <HTML> <HEAD> <TITLE>Un appel tlphonique de l'enfer</TITLE>  </HEAD> <BODY text="#000000" link="#7d0c00" vlink="#000066"  alink="#FF9900" TOPMARGIN="0" LEFTMARGIN="0" MARGINWIDTH="0" MARGINHEIGHT="0" background="IMG/vagues2.gif"><center> 			 			<p><BLOCKQUOTE><BLOCKQUOTE><BR> 			</p> 			<p><br> 				<FONT SIZE=1><A HREF="article.php3?id_article=177">Retour au  format normal</A></FONT><BR> 				<BR> 		  <b><font face='Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif' size='5'>Un appel tlphonique de l'enfer</font> </b>   			<P align='center'>  <b><font face='Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif' size='3'>15 aot 2002</font></b>   <P align=center><FONT FACE='verdana,arial,helvetica' SIZE=2><B>par <A HREF="mailto:terredescale@wanadoo.fr">Uri Avnery </A></B></FONT>     <BR><BR><B><p class='spip' align='justify'>Il y a une liaison tlphonique directe entre le paradis et l'enfer. Je peux le prouver. L'ide m'a travers l'esprit dimanche dernier, alors que j'escaladais un pic couvert de neige dans la rgion alpine de l'Italie, o j'tais invit  une confrence politique. Le soleil brillait, la temprature tait d'environ 0, autour de moi il y avait un paysage de pics blancs  couper le souffle. Plus loin en bas, de calmes vachers conduisaient leurs animaux vers leurs verts pturages. Le paradis sur terre. Et puis mon portable a sonn. L'appel venait de Tel-Aviv, o le thermomtre avait grimp jusqu' 32 et plus. Les nouvelles de la radio isralienne, que je russissais  capter de temps en temps, parlaient de gens tus et blesss, d'attaques et de reprsailles, de bombes et de bombardements, de dmolitions de maisons et d'expulsions et, par-dessus le march, des fermetures d'usines, des licenciements massifs, un dsastre conomique. Un vritable enfer. Mes collgues au pays appelaient pour me raconter un vnement passionnant&nbsp;: le matin, Ha'aretz avait publi en premire page une nouvelle terrifiante&nbsp;: &nbsp;Gush Shalom a menac des officiers&nbsp;: nous collectons des lments contre vous pour La Haye.&nbsp; (C'est le titre original en hbreu. Dans l'dition anglaise de Ha'aretz, c'tait un ton lgrement en dessous.)</B> <BR><BR><p class='spip' align='justify'>Quand il a appris la nouvelle, m'a-t-on dit, le Premier ministre a ordonn  son obissant serviteur, le Procureur gnral, d'engager des poursuites criminelles contre nous. Le ministre de la Justice, Meir Shitreet, un politicien de troisime rang, a dclar que nous tions une &nbsp;cinquime colonne&nbsp;. Le ministre de la Communication, Rubi Rivlin, considr par beaucoup comme un clown, a affirm solennellement que &nbsp;c'est une trahison&nbsp;!&nbsp; Un grand nombre de politiciens et de commentateurs ont commenc une campagne de lynchage. Des expressions comme &nbsp;tratres&nbsp;, &nbsp;indicateurs&nbsp;, &nbsp;Kapos&nbsp; (la police juive des camps de concentrations nazis), &nbsp;judenrat&nbsp; (les comits juifs dsigns par les nazis dans les ghettos) ont t rpandues. <p class="spip" align='justify'>Il y avait, videmment, une bonne raison  tout ce vacarme. Au dbut de l'anne, le mouvement de la paix Gush Shalom, comme de nombreuses personnes en Isral et  l'tranger, a dcid qu'on ne pouvait plus continuer de se taire sur le fait que, au cours des oprations des FDI dans les Territoires occups, des actes atroces, violant  la fois le droit isralien et le droit international, taient commis. Certains apparaissaient comme des crimes de guerre. Nous,  Gush Shalom, avons dcid qu'il tait de notre devoir, en tant que citoyens israliens qui portons la responsabilit des actes de notre gouvernement et de notre arme, d'lever notre voix et de lancer un avertissement pressant. Le 9 janvier, nous avons organis un colloque sur les crimes de guerre dans une grande salle  Tel-Aviv. Plusieurs professeurs de droit international et deux officiers suprieurs (retraits) taient  la tribune. Un des orateurs tait un hros de guerre, le colonel d'aviation Yigal Shohat, dont l'avion avait t descendu au-dessus de l'gypte et qui avait perdu une jambe. D'une voix tremblante d'motion, il a appel ses camarades, les pilotes de combat,  refuser d'obir aux ordres illgaux, comme le bombardement de quartiers civils. <p class="spip" align='justify'>Toutes les chanes de tlvision et les stations de radio ainsi que les deux principaux journaux avaient ignor le colloque, auquel ils avaient t invits. Il tait clair que tous les mdias engags avaient dcid de ne pas parler du problme des crimes de guerre. Cela est devenu tout  fait clair quand nous avons demand  Kol Israel, le rseau des radios publiques, de diffuser une annonce payante, informant les soldats qu'ils devaient refuser d'obir  des &nbsp;ordres manifestement illgaux&nbsp; - reproduisant littralement le libell du jugement du tribunal militaire aprs le massacre de Kafr-Kassem de 1956. Kol Israel a refus de la diffuser. Nous avons demand  la Cour suprme d'ordonner  l'Autorit de l'Audiovisuel de diffuser la publicit, mais la Cour a rpondu qu'elle n'tait pas comptente pour cela. Donc nous avons dcid d'engager une action directe. Nous avons distribu parmi les soldats un petit manuel exposant les interdictions de la Convention de Genve signe par Isral. Parmi celles-ci&nbsp;: les excutions sans procs (appeles &nbsp;liquidations&nbsp;), les tirs sur des civils non arms, la torture, l'obstruction aux soins mdicaux, l'assassinat de blesss (appel &nbsp;vrification du dcs&nbsp;), la famine provoque, la dportation. <p class="spip" align='justify'>&nbsp;Protgez-vous contre des poursuites  l'tranger&nbsp;!&nbsp;, disait le manuel, &nbsp;En tant que soldat d'une arme d'occupation, vous tes particulirement expos  des poursuites pour crimes de guerre. Si vous respectez strictement les conseils du manuel, vous serez  l'abri de poursuites  l'tranger&nbsp;!&nbsp; Le manuel concluait&nbsp;: &nbsp;Soldat, souvenez-vous&nbsp;! Pendant votre service militaire, que ce soit en service normal ou comme rserviste, vous devez refuser les ordres manifestement illgaux. Si vous avez t tmoin d'un crime de guerre, votre devoir vous oblige  le signaler&nbsp;!&nbsp; En mme temps, nous avons envoy des lettres individuelles  certains commandants et les avons avertis que leur action pourrait conduire dans l'avenir  leur comparution devant un tribunal isralien ou international. (Il n'y a pas de dlai de prescription sur les crimes de guerre.) Dans les lettres, nous nous sommes appuys seulement sur des faits publis dans les mdias, particulirement sur des actions revendiques par des officiers qui, ainsi, s'incriminaient pratiquement eux-mmes. Des copies ont t envoyes aux mdias qui, tous, ont occult l'information, de mme qu'au responsable juridique de l'arme, qui n'a pas ragi. <p class="spip" align='justify'>Nous avons averti ces officiers suprieurs que les informations collectes par nous seraient mises  la disposition d'un tribunal isralien si, un jour ou l'autre, les tribunaux commenaient  remplir leur devoir, ou - en dernier ressort -  la Cour pnale internationale de La Haye. On peut supposer que c'est un de ces officiers qui a donn l'information sensationnelle au correspondant militaire de Ha'aretz. Le journal libral, qui, jusqu' ce jour, avait ignor toute l'information sur notre action comme sur presque toutes les activits des mouvements de la paix, a publi cette histoire  la une en gros titre. Le rsultat a t un dluge de diffamations. Les lignes tlphoniques des militants de Gush Shalom ont t inondes d'insultes et de menaces de mort. Les dbats radiophoniques rivalisaient pour faire venir au micro les extrmistes les plus fanatiques, avec des prsentateurs qui les poussaient et les soutenaient ouvertement. Les militants du Gush ont t subitement invits  des interviews  la tlvision et  la radio, o ils se sont trouvs face  des animateurs qui se conduisaient comme des policiers interrogeant des prisonniers dans une cave du Shin-Beth. Parmi les insultes qui nous taient lances, la plus difiante tait &nbsp;indicateur&nbsp;. Elle appartient au vocabulaire du ghetto. Quand les Juifs taient une communaut sans dfense expose  la cruaut des autorits des &nbsp;Gentils&nbsp;, un Juif qui dnonait au autre Juif aux Goys tait considr comme le plus lche des lches. Le fait que ce mot soit utilis aujourd'hui, 54 ans aprs que nous ayons eu notre tat, alors que nous avons une des armes les plus puissantes du monde, montre que beaucoup dans notre pays vivent encore dans le monde du ghetto. En vrit il semble qu'il soit plus facile de sortir les Juifs du ghetto que de sortir le ghetto de certains Juifs. Les juges de la Cour pnale internationale leur fait penser  une bande de cosaques ivres qui tentent d'organiser un pogrom. <p class="spip" align='justify'>Notre but est, videmment, la prvention. Nous voulions veiller la conscience des officiers et des soldats sur ce sujet. Nous esprions qu'eux et leurs collgues prendraient en considration la question des crimes de guerre quand ils btiraient leurs plans, que nous leur fournirions la plume qui ferait pencher la balance au moment de la dcision. Nous tions rsolus  porter ce problme sur la place publique afin de mettre la pression sur les dirigeants politiques et militaires. En fait, la campagne lance contre nous a servi ce projet. Depuis une semaine maintenant les crimes de guerre sont devenus le sujet central en Isral. Aucun officier ni aucun soldat ne peut plus viter que ses actions et ses fautes dans les Territoires occups ne soient regards avec attention. Beaucoup d'entre eux ont pris conscience pour la premire fois de ce que sont les crimes de guerre et combien ils peuvent affecter leur propre vie. A partir de maintenant, ce sujet ne quittera pas l'ordre du jour. <p class="spip" align='justify'><b class="spip">[ Traduit de l'anglais - RM/SW ]</b>  <P align=right><FONT FACE='verdana,arial,helvetica' SIZE=2><B><A HREF="mailto:terredescale@wanadoo.fr">Uri Avnery </A></B></FONT>   <FONT SIZE=2><P><B>P.S.</B> <img src='puce.gif' align='top' alt='- ' width="8" height="11" border='0'>   Le texte anglais de cet article, A Phone Call from Hell, peut tre consult sur  <a href="http://www.gush-shalom.org" class="spip_out">le site de Gush Shalom </a>. <p class="spip"><br><img src='puce.gif' align='top' alt='- ' width="8" height="11" border='0'>   Lire galement&nbsp;: <a href="http://www.solidarite-palestine.org/mpi092.html" class="spip_out">Toute la vrit sur les activits de Gush Shalom contre les crimes de guerre sur Solidarit Palestine</a>.   </FONT>   <BR><BR><BR>  <P><HR><P> <B>> Un appel tlphonique de l'enfer</B>, <A HREF="mailto:alain.duray@libertysurf.fr">DURAY</A> <BR>21 aot 2002  <P>C'est 1 scandale&nbsp;! Ce texte incite  la haine raciale. J'avertis Klarsfeld,Lanzmann,Taguieff,Finkielkraut,A.Adler,F.cul.,F.intox,F.infaux...etc Sans oublier les Etudiants juifs de france, la Licra...etc etc etc etc  <FONT SIZE=2> <UL>  <P> <LI><B>> > Un appel tlphonique de l'enfer</B> <BR>5 novembre 2002  <P>Alors, ces "avertissements",  vous drange tellement le rappel du droit&nbsp;?&nbsp;!      <P> <LI><B>> > Un appel tlphonique de l'enfer</B>, <A HREF="mailto:">kelwa</A> <BR>22 mars 2003  <P>Moi ce texte me fait l'effet d'une goutte de lait dans une marre de sang.      </UL></FONT>             </BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE> </FONT> </BODY> </HTML> 
