<html> <head> <title>L'enfer des maquiladoras, voyage dans les coulisses de la mondialisation</title> <META HTTP-EQUIV="Content-Language" content="FR"> <script src="../../tete1.js" language="Javascript"></script><link rel="stylesheet" href="../../tiersmonde.css" type="text/css"><table width=100% class=dossier><tr><td><b><font face="helvetica,arial" size=2 color=white><a href="../../dossiers.htm" class=struc>DOSSIERS</a> > <a href="../../dossiers/tiersmonde/tiersmonde.htm" class=struc>TIERS-MONDE</a> > <a href="../../dossiers/tiersmonde/zones_franches.htm" class=struc>ZONES FRANCHES</a></font></b></td></tr></table> <p align="justify"><a href="http://www.alternatives-economiques.fr">Alternatives Economiques</a>, Juillet 1999</p>     <p align="justify">Patrick Bard</p>     <hr HEIGHT="2">     <h1>L&#146;enfer des     maquiladoras</h1>     <p ALIGN="JUSTIFY"><strong>Assembler      un cot moindre dans les pays mergents des produits de consommation destins aux     pays riches, la recette est dsormais prouve. Voyage dans les coulisses de la     mondialisation.</strong></p>     <hr HEIGHT="2" noshade>     <p ALIGN="JUSTIFY">Tijuana. Frontire Mexique/Etats-Unis. Un     mur plonge dans la mer, symbolisant jusqu&#146;au sein de l&#146;ocan Pacifique la     division Nord-Sud du monde. Une division qui freine la circulation des hommes, mais     s&#146;applique toujours moins aux capitaux et aux marchandises. Depuis l&#146;entre en     vigueur de l&#146;accord de libre-change nord-amricain (Alena), en 1994, et la     dvaluation massive du peso mexicain, les grands groupes industriels mondiaux multiplient     leurs implantations  la frontire du Mexique. Du Pacifique  l&#146;Atlantique, 3 000     usines d'assemblage &#151; les maquiladoras &#151;emploient prs d&#146;un million de salaris venus en majorit du     sud du pays, de Qaxaca, du Chiapas. Du Mexique pauvre. Et indien.</p>     <p ALIGN="JUSTIFY">Le rythme des implantations ne cesse de crotre. Trente  quarante     usines nouvelles s&#146;installent chaque mois. Comme le proclame une plaquette patronale     &quot; Installer une maquiladora, c &#145;est facile: avantages fiscaux, tranquillit     syndicale, salaires modestes, terrains accessibles,  porte de main des Etats-Unis.     &quot; En une phrase, tout est dit. Un rservoir de main-d&#146;&#156;uvre quasi     inpuisable pour des salaires de misre,  un jet de pierre du premier march mondial.</p>     <p ALIGN="JUSTIFY">Le rsultat est un pouvantable gchis humain. Les droits syndicaux     sont inexistants et les droits humains les plus lmentaires constamment bafous. Les     familles ouvrires vivent entasses dans des bidonvilles de carton. Des pollutions     massives entranent maladies professionnelles et malformations de nouveau-ns. Bref, le     xixe sicle avec, en prime, les dgts du progrs.</p>     <p ALIGN="JUSTIFY">La cupidit des multinationales trouve un relais efficace auprs du     pouvoir mexicain. Celui-ci fait rgner l&#146;ordre, perscute tout syndicat autre que     les syndicats officiels, infods au PRI, ce fameux &quot;Parti rvolutionnaire     institutionnel &quot;, au pouvoir depuis la rvolution de 1910. Ce systme politico-mafieux est bien     plus soucieux de redistribuer des prbendes  ses caciques que d&#146;assurer     l&#146;amlioration des conditions de vie de la population, d&#146;autant que les     maquiladoras sont devenues aujourd&#146;hui la premire source de recettes fiscales pour     l&#146;Etat mexicain.</p>     <p ALIGN="JUSTIFY">Elles sont cependant loin de permettre un vritable processus de     dveloppement. La main-d&#146;oeuvre utilise est trs peu qualifie et rien     n&#146;est fait pour dvelopper la formation. Quant aux salaires, maintenus au minimum,     ils permettent  peine de survivre.</p>     <p ALIGN="JUSTIFY">Des entreprises franaises, et non des moindres, sont installes sur     place <a href="../../fiches/-1453439979.htm">Alcatel</a>, <a href="../../fiches/382806357.htm">Saft-Leclanch</a>, <a href="../../fiches/-1686450519.htm">Thomson Consumer Electronics</a>.... Loin des discours     convenus sur l&#146;entreprise citoyenne, elles tmoignent l-bas, avec leurs     cons&#156;urs, de la brutalit du capitalisme quand on le laisse libre de suivre     jusqu&#146;au bout sa logique.</p>     <hr><script src="../../pied1.js" language="Javascript"></script> 
