<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN" "http://www.w3.org/TR/html4/loose.dtd">  <html> <head> 	<title>LA LUNE EN FEU</title> 	<style type="text/css"> 	/* This style part determines the colours of your page. Two colours are used right now. 	   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Cette dsintgration de mes forces secondes, de ces lments dissimuls de la pense et de l'me, concevez-vous seulement leur constance." A.Artaud</p> 		 	<div class="menuheader">archive</div> 		 		<!-- here comes the links to your archive --> 		<p class="menutext"> 		<script type="text/javascript" src="luneenfeu_archive.html"></script> 		</p>	 	<div class="menuheader">mes liens</div> 	<p class="menutext"> 	<!-- insert your own links below this sentence -->         <a href="http://www.printempsdespoetes.com/actualite/">Printemps des poetes</a><br>          <a href="http://www.chantiers.org/">Chantier poetique</a><br> 	<a href="http://eauxtroubles.blogspot.com/">Les Eaux Troubles</a><br> 	<a href="http://volage.blogspot.com/">Volage</a><br>         <a href="http://www.apresvillenoise.free.fr/">ApresVillenoise?Theatre</a><br>         <a href="http://www.hurleurs.com.fr/">Les Hurleurs</a><br>         <a href="http://www.j-m-w-turner.co.uk/">Turner</a><br>          <a href="http://avissinguliers.free.fr/">Singuliers</a><br>         <a href="http://captainbooks.blogspot.com/">Captain and books</a><br>         <a href="http://www.popupmag.com/">PopUpMag</a><br> 	<!-- insert your own links above this sentence --> 	<br>&nbsp;</p> 	</div> 	<!-- please leave a Blogger button on your page, as required by the terms of services. thanks! --> 	<p> <div align=left><a href="http://www.blogger.com"><img width="88" height="31" src="http://buttons.blogger.com/bloggerbutton1.gif" border="0" vspace="10" alt="This page is powered by Blogger. Isn't yours?" title="This page is powered by Blogger. Isn't yours?"></a></p> 	</td> 	<td valign="top"><div class="contentcell"> 	<!-- start of content of your blog --> 	 	 	    	 			<h3>13.4.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="92541527">&nbsp;</a><br> 			<b>Le mot magique</b><br><p>Ny a-t-il pas des mots qui sont plus profonds, plus rels, plus adquats  leurs objets ? Nentendons nous pas, au cur de certains dentre eux, natre, presque naturellement, leurs significations ? <br><p>Un mot comme <i>cascade</i>, par exemple, mvoque, par les chocs sonores qui le composent, les eaux brises des chutes.<br><p>Mais, plus que tout, cest le mot <i>palpiter</i> qui est pour moi le <b>mot magique</b>. Il y a dans ces syllabes tout un rythme, toute une dynamique ; un souffle de vie, une propulsion, un retour incandescent et profond. <i>Pal</i>-<i>Pi</i>-<i>Ter</i>. Dtes  haute voix, de manire incessante, ces trois syllabes fantastiques, dtes les avec toute la conviction et toute la ferveur dont vous tes capable. Ne sentez vous pas votre poitrine onduler ? Vos poumons battre  lunisson comme un deuxime cur ? Votre corps tout entier adhrer au sens ? Non ? Oui ?<br><p>Si vous le ressentez, alors rjouissez-vous : vous fates lexprience de la magie dun mot et de sa chair.<br><p>Si vous ne le sentez pas, alors partez : partez  la recherche de votre <b>mot magique</b>. <br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	 	    	 			<h3>11.4.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="92418287">&nbsp;</a><br> 			<b>Solde</b><br><p>A vendre ce que les Juifs nont pas vendu, ce que noblesse ni crime nont got, ce quignorent lamour maudit et la probit infme des masses : ce que le temps ni la science nont pas  connatre :<br><p>Les voix reconstitues ; lveil fraternel de toutes les nergies chorales et orchestrales et leurs applications instantanes ; loccasion, unique, de dgager nos sens !<br><p>A vendre les Corps sans prix, hors de toute race, de tout monde, de tout sexe, de toute descendance ! Les richesses jaillissant  chaque dmarche ! Solde de diamants sans contrle !<br><p>A vendre lanarchie pour les masses ; la satisfaction irrpressible pour les amateurs suprieurs ; la mort atroce pour les fidles et les amants !<br><p>A vendre les habitations et les migrations, sports, feries et conforts parfaits, et le bruit, le mouvement, et lavenir quils font !<br><p>A vendre les applications de calcul et les sauts dharmonie inous. Les trouvailles et les termes non souponns, possession immdiate,<br><p>Elan insens et infini aux splendeurs invisibles, aux dlices insensibles, - et les secrets affolants pour chaque vice  et sa gat effrayante pour la foule  <br><p>- A vendre les Corps, les voix, limmense opulence inquestionnable, ce quon ne vendra jamais. Les vendeurs ne sont pas  bout de solde ! Les voyageurs nont pas  rendre leur commission de si tt !<br><p><i>Arthur Rimbaud</i><br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	 	    	 			<h3>9.4.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="92280251">&nbsp;</a><br> 			   <i>Prenons un cur</i>. Dissquons le dune csure franche, dun regard franc. Allez !  Haut les curs  ! ; ce haut le cur il nous faudra encore lapprofondir. Touchons et palpons, dcomposons, recomposons. Dpchons nous, la chaleur fuit aussi vite que coule le temps. Les veines semblent glissantes, rugueuses et douces sous les doigts ; chappatoire encore  la prise. Tenons bon ! La glissade merge et lil se noie. Pourtant ce qui se creuse ne se sche pas simplement, ni ne se racorni ; seulement les doigts se calcinent. Lobjet mystrieux, manquant, fuyant dune non-fuite au regard gar jet. Recentrage perdu et sans fond. Reprise tenace. Liris se gorge. Mais seul le temps le vieillit, seul lil, en fait, se racornit. La main parchemine encore tout les contours ; mais ne parchemine quelle seule.<br><p>   Gerce gerure ! Geste creuse l ou rien nabouti ! Rien ne spuise, lil et les doigts colls  linsuffisance aussi dun scalpel drob, ou gar  on ne sait plus. Mais ? Mais ? La palpitation sourde, discrte mais qui parat prsente depuis toujours le <i>toujours</i> de cette page (est-il besoin de le prciser ?!)- frappe lentement. Inexorablement. Plus que tout  prsent elle regarde et elle touche de haut cette alliance jaunie  jeter  son tour.<br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	 	    	 			<h3>5.4.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="92037698">&nbsp;</a><br> 			   <i>Prenons mon cur</i>. Je vais tenter, devant vous, de le saisir, de lanalyser, de lexposer en quelques lignes.<br><p>   Sous la ramification paisse et serre de veines, dartres et de ventricules, se cache quelque chose dautre : ce quelque chose cest la vie, en tant que sensations, impressions, passions ; toutes les manifestations de ma vie intrieure. Cest sur cela que mon regard se porte, par del ce bastion physique, qui est aussi celui de mes mensonges, des masques que je jette aux autres et  moi-mme. Je balaye ces obstacles et mon regard saiguise. Le champ de vision  couvrir est vaste, plus vaste, me semble-t-il, que pour le cur dautrui. Que <i>mon</i> cur est grand ! Comme il est immense ! Mais je butte sur quelque chose ! Non. Cette expression est impropre : je ne butte sur rien au contraire, je tombe. Je navais pas remarqu, absorb que jtais par cette tension dcriture, le vertige qui mavait envahi et qui aurait du me prvenir. Oui. Il aurait du me prvenir que mon cur tait un gouffre : aussi vaste soit-il, il nen est pas moins vide. Longue ft la chute !  et pas mme un dieu pour rire au dessus de moi.<br><p>   Il me semble pourtant quau fond, aprs que la douleur se soit dissipe, je butte (enfin !) sur quelque chose : quelques amis, une histoire de cul (qui commence  prendre, presque malgr moi, une autre place), des collgues de mon travail dans lartet lart ! Lart surtout ! <i>Et tout ce beau monde est baign, malgr la distance, les maladresses et/ou les disputes, de la tendresse infinie qui coule de ces parois.</i><br><p>   Mais il y a essentiellement cette palpitation profonde, en germe ; une palpitation qui porte  lavenir : la palpitation du <i>devenir</i>.<br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	 	    	 			<h3>3.4.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="91913912">&nbsp;</a><br> 			<b>La Sylphide mensongre</b><br><p>   Dans la dcouverte patiente le regard shabitue  une beaut. <br><p>   Beaut de chair, o la tendresse et la douceur semblent reflter une langueur dme, une profondeur. Sur ce visage et sur ce corps limagination lve une valeur. Elle saccrot du temps, elle se dresse au ciel dun songe.<br><p>   Et les jours continuent. Le regard sabreuve toujours, le fantasme continue son travail crateur. La modlisation du rel prend peu  peu la consistance de la ralit. On finit par y croire.<br><p>   Vient un matin o loccasion de parler se prsente. Rien ny oblige, on pourrait trs bien sen passer ; pourtant la tentation est trop grande. On veut vrifier son rve, tendre la main  sa ralisation. On voudrait passer du visage et du corps  lme vraie. On ouvre la bouche ; elle ouvre la sienne pour rpondre. <br><p>   Au son informe dj tout bascule. Et puis il se forme et lon comprend les paroles. Alors tout scroule.<br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	 	    	 			<h3>31.3.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="91700482">&nbsp;</a><br> 			<b>Pourquoi nous aimons les philosophes</b><br><p>   Nous le savons, et ne nous leurrons pas sur ce fait, nos penchants sont toujours ambigus. Nous nprouvons jamais rien de pur ou de droit, nous avons systmatiquement un rapport biais aux choses ; lamour en est lexemple parfait : ny a-t-il pas  un peu de testicules au fond de nos sentiments les plus sublimes  ?<br><p>   Mais quen est-il dans notre approche des diverses philosophies ? Quelles sont les testicules qui gisent dans notre amour des philosophes, pour quil ne soit pas seulement <i>amour de la sagesse</i>, amour de la  vrit  ?<br><p>   Cest notre dette. Nous les aimons quand ils ont fait le boulot  notre place.<br><p>   Nous aimons Nietzsche parce quil dtruit ces poids qui <i>nous</i> psent, Descartes parce quil glorifie <i>notre</i> volont, Epicure parce quil <i>nous</i> libre de <i>notre</i> peur de mourir. Nous les aimons, eux et les autres, pour dautres raisons encore, parfois trs diffrentes, parfois mme contradictoires, mais toujours lies  ce que nous sommes ou  ce que nous voudrions tre. Nous les aimons toujours parce quils ont dit ce que nous ne parvenons  dire.<br><p>   Nous ne les aimons pas pour eux, ni mme pour leurs penses (nous les modifions tellement  notre gre !), nous les aimons surtout parce quils sont des chemins tout tracs vers nous, parce quils nous justifient, nous et nos convictions plus ou moins caches. Lches et faibles comme nous sommes, nous les aimons car ils ont rig les valeurs que nous navons pas le courage, ou plutt la force, de btir seuls.<br><p>   Nous les aimons car nous faisons partie des derniers hommes.<br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	 	    	 			<h3>20.3.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="91078402">&nbsp;</a><br> 			<b>Renaissance ?</b><br><p>   <i>La forme rejaillit toujours de la matire. </i> <br><p>   Mais quelle est ma matire ? Force mest de reconnatre mon ignorance : ma matire mest inconnue. Jai longtemps, sur ces pages, tenter une forme de prose potique (et non de pomes en prose !), et, pour soutenir le rythme dun texte presque tout les jours, jai vers dans la facilit : jai pris quelques sensations videntes pour matire.  <br><p>   Mais je me suis lass de tout cela. Lactivit potique que je tente de raliser se trouve ailleurs ; la <i>force expressive</i> que jessaye, pour linstant un peu dsesprment (Hlas !), de trouver et dcrire se voile  vos yeux internautes.<br><p>   Et pourtant je sens quil me faut crire ici aussi. Jai besoin de ce blog ; comme dune puration de ma pense, comme dun exercice de style. Jai trouv dans ce support quelque chose de fcond, quelque chose qui peut maider. Mais quoi ? Comment prendre ce travail l ?<br><p>   Sans doute est-ce cette recherche l quil me faudra creuser dans mes prochains textes.<br><p>   Il est donc temps de dgager dici tout ces reliquats potiques qui pourrissent lintrt vritable que peut avoir pour moi ce site ; non pas crire  toute vitesse des textes plus ou moins bons, mais quelque chose de patient et dlabor.<br><p>   Ds le dpart jai voulu faire de ces pages une scne fconde pour ce qui se passe en coulisse ; un entranement biais  lcriture. Et je me suis lchement laiss aspir par cette forme, satisfait que jtais de quelques petites russites. Mon projet initial, si valable  mes yeux que je nenvisage pas une seconde de labandonner, a t perverti.<br><p>   Je mattacherai  le redresser, plus encore que je ne lai commenc.<br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	 	    	 			<h3>1.3.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="89963429">&nbsp;</a><br> 			<b>Lettre  lincomptence</b><br><p>   Mourir denvie dcrire et ne pas pouvoir <br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	 	    	 			<h3>27.2.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="89829261">&nbsp;</a><br> 			<b>Lettre aux ruptures</b><br><p>   Mon verre est plein de solitudes, le matin transparent, et le soleil tremble en sanglots. <br><p>  O toi, mon cur au cou coup, ruisselle dans la rose des herbes, hautes comme peuvent ltre les dtroits des fjords anciens, fraches comme le sont les images de nos nuits, pendant quElle coule, en larmes, doucement, comme les dernires traces de ton sang.   <br><p>   Moi je m'trangle au joug insoluble de labsence.<br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	 	    	 			<h3>23.2.03</h3>     		     	<blockquote>                 <a name="89604130">&nbsp;</a><br> 			<b>Lettre au crpuscule</b><br><p>Linstant o la lumire bascule. Le bleu trange et souple. Son approfondissement. Les toiles encore  natre. Le noir encore  distiller.<br><p>Et dj lencre spaissit.<br><p>Lunicit de la couleur. Sa profondeur. Pupilles remplies dazur. Totalit qui stend. Qui pntre. Lil se teint encore des variations. Leur paroxysme.<br><p>Toujours le ciel  son tremblement. Toujours la limite. La ligne plus subtile que lhorizon. Dlicate de beaut.<br><p>Dtruite. Bascule.<br><p>Et les toiles percent, par-ci par-l, de leur clart crue et impudique.<br><br>     			<span class="links"><a href="mailto:ocravaire@aol.com">Guillaume Basset</a></span> 		</blockquote> 	  	<!-- end of content of your blog --> </div></td></tr>  </body> </html> 
