<HTML> <head> <title>Epitre du feu philosophique</title> <LINK href="menu.css" type=text/css rel=stylesheet> </head> <body background="blankbg1.gif" text="Black" link="Maroon" vlink="#660000" alink="#CCCC99"> <!-- banner -->  <img src="flask_animation2.gif" width="101" height="142" border="0" alt=""  align="top">  <img src="website3.gif" width="600" height="120" border="0" alt="">  <table width="100%"> <tr> <td valign="top">  <table width="140"> <tr> <td valign="top">   <!-- menu column -->  &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<img src="flames.gif" width="30" height="60" border="0" alt=""><br><br>    <a href="index.html" onMouseOver="image1.src='homedown.gif';" onMouseOut="image1.src='homeup.gif';">  <img src="homeup.gif" name="image1" border="0"></a>   <a href="texts.html" onMouseOver="image2.src='textsdown.gif';" onMouseOut="image2.src='textsup.gif';">  <img src="textsup.gif" name="image2" border="0"></a>   <a href="images_s.html" onMouseOver="image3.src='imagerydown.gif';" onMouseOut="image3.src='imageryup.gif';">  <img src="imageryup.gif" name="image3" border="0"></a>   <a href="articles.html" onMouseOver="image4.src='articlesdown.gif';" onMouseOut="image4.src='articlesup.gif';">  <img src="articlesup.gif" name="image4" border="0"></a>   <a href="bibliog.html" onMouseOver="image5.src='bibliographydown.gif';" onMouseOut="image5.src='bibliographyup.gif';">  <img src="bibliographyup.gif" name="image5" border="0"></a>   <a href="amcldraw.html" onMouseOver="image6.src='galleriesdown.gif';" onMouseOut="image6.src='galleriesup.gif';">  <img src="galleriesup.gif" name="image6" border="0"></a>   <a href="physical.html" onMouseOver="image7.src='practicaldown.gif';" onMouseOut="image7.src='practicalup.gif';">  <img src="practicalup.gif" name="image7" border="0"></a>   <a href="present_.html" onMouseOver="image8.src='resourcesdown.gif';" onMouseOut="image8.src='resourcesup.gif';">  <img src="resourcesup.gif" name="image8" border="0"></a>   <a href="http://www.alchemywebsite.com/bookshop/study_course.html" onMouseOver="image9.src='studycoursesdown.gif';" onMouseOut="image9.src='studycoursesup.gif';">  <img src="studycoursesup.gif" name="image9" border="0"></a>   <a href="http://www.alchemy.dial.pipex.com" onMouseOver="image10.src='bookshopdown.gif';" onMouseOut="image10.src='bookshopup.gif';">  <img src="bookshopup.gif" name="image10" border="0"></a>   <a href="e_mail_g.html" onMouseOver="image11.src='discussionsdown.gif';" onMouseOut="image11.src='discussionsup.gif';">  <img src="discussionsup.gif" name="image11" border="0"></a>   <!-- Maroon bar in menu--> <hr align="left" color="Maroon">  <a href="info.html" onMouseOver="image12.src='addressdown.gif';" onMouseOut="image12.src='addressup.gif';">  <img src="addressup.gif" name="image12" border="0"></a>   <a href="adam.html" onMouseOver="image13.src='creatordown.gif';" onMouseOut="image13.src='creatorup.gif';">  <img src="creatorup.gif" name="image13" border="0"></a>   <!-- Maroon bar in menu--> <hr align="left" color="Maroon">  <a href="find.html" onMouseOver="image14.src='searchdown.gif';" onMouseOut="image14.src='searchup.gif';">  <img src="searchup.gif" name="image14" border="0"></a>     </td> </tr> </table>  </td> <td valign="top">  <!-- main column -->  <table width="100%"> <tr> <td valign="top"> <!-- main text -->  <font size="+3">Epitre du feu philosophique</font><br> Lettre consernant la pierre dite philosophale. In <i>Theatrum Chemicum</i> (1614 vol III)<br> Transcribed by Philippe Laurent<br> <a href="french.html">Back to French section</a>  <hr>    <P>Moi, Jean Pontanus, qui suis all&eacute; en plusieurs r&eacute;gions et royaumes - afin de conna&icirc;tre certainement ce que cest que la Pierre des Philosophes -, apr&egrave;s avoir parcouru tous les c&ocirc;t&eacute;s du monde, je nai trouv&eacute; que des faux Philosophes et des trompeurs. N&eacute;anmoins, &eacute;tudiant toujours dans les livres des Sages, et mes doutes saugmentant, jai trouv&eacute; la v&eacute;rit&eacute;; mais nonobstant que jeusse la connaissance de la mati&egrave;re, jai err&eacute; deux cents fois avant que de trouver lop&eacute;ration et pratique de cette vraie mati&egrave;re.</P>  <P>Premi&egrave;rement, jai commenc&eacute; mes op&eacute;rations par les putr&eacute;factions du Corps de cette mati&egrave;re, pendant neuf mois, et je nai rien trouv&eacute;. Je lai mise au bain-marie pendant quelques temps, et jai semblablement err&eacute;. Je lai tenue et pos&eacute;e dans un feu de calcination pendant trois mois, et jai mal op&eacute;r&eacute;. Tous les genres et mani&egrave;res de distillations et sublimations, comme disent ou semblent dire les Philosophes - tel G&eacute;ber, Arch&eacute;la&uuml;s et presque tous les autres - je les ai tent&eacute;s et essay&eacute;s, et nai pareillement rien trouv&eacute;. Enfin, jai t&acirc;ch&eacute; de parvenir et parfaire le sujet de tout lArt dAlchimie, de toutes les mani&egrave;res imaginables, qui se font par le fumier, le bain, les cendres, et par mille autres genres de feux, dont les Philosophes font mention dans leurs livres; mais je nai rien d&eacute;couvert de bon.</P>  <P>Cest pourquoi, je me mis pendant trois ans continuels &agrave; &eacute;tudier les livres des Philosophes, entre autres le seul Herm&egrave;s, les br&egrave;ves paroles duquel comprennent tout le magist&egrave;re de la Pierre; quoiquil parle assez obscur&eacute;ment des choses sup&eacute;rieures et inf&eacute;rieures, du Ciel et de la Terre.</P>  <P>Toute notre application et notre soin, donc, ne doit &ecirc;tre qu&agrave; la connaissance de la vraie pratique, dans le premier, le second, et le troisi&egrave;me oeuvre. Ce nest point le feu de bain, de fumier, ni de cendres, ni aucun de tous les autres feux que nous chantent les Philosophes, et nous d&eacute;crivent dans leurs livres.</P>  <P>Quest-ce donc que ce feu qui parfait et ach&egrave;ve tout loeuvre, depuis le commencement jusqu&agrave; la fin ? Certainement tous les Philosophes lont cach&eacute;; mais, pour moi, touch&eacute; dun mouvement de piti&eacute;, je le veux d&eacute;clarer avec lentier accomplissement de tout loeuvre.</P>  <P>La Pierre des Philosophes est unique, et une, mais cach&eacute;e et envelopp&eacute;e en la multiplicit&eacute; de diff&eacute;rents noms, et avant que tu la puisses conna&icirc;tre tu te donneras bien de la peine; difficilement la trouveras-tu de ton propre g&eacute;nie. Elle est aqueuse, a&eacute;rienne, ign&eacute;e, terrestre, flegmatique, col&eacute;rique, sanguineuse et m&eacute;lancolique. Elle est un soufre et pareillement Argent vif.</P>  <P>Elle a plusieurs superfluit&eacute;s, qui, je tassure par Dieu vivant, se convertissent en vraie et unique Essence, moyennant notre feu. Et celui qui s&eacute;pare quelque chose du sujet - croyant cela n&eacute;cessaire -, ne conna&icirc;t assur&eacute;ment rien &agrave; la Philosophie. Car le superflu, le s&acirc;le, limmonde, le vilain, le bourbeux, et, g&eacute;n&eacute;ralement toute la substance du sujet, se parfait en corps spirituel fixe, par le moyen de notre feu. Ce que les Sages nont jamais r&eacute;v&eacute;l&eacute;, et, fait que peu de gens parviennent &agrave; cet Art ; simaginant que quelque chose de s&acirc;le et de vilain doit &ecirc;tre s&eacute;par&eacute;.</P>  <P>Maintenant il faut faire para&icirc;tre, et tirer dehors les propri&eacute;t&eacute;s de notre feu ; sil convient &agrave; notre mati&egrave;re selon la mani&egrave;re dont jai parl&eacute;, cest-&agrave;-dire sil est transmu&eacute; avec la mati&egrave;re. Ce feu ne br&ucirc;le point la mati&egrave;re, il ne s&eacute;pare rien de la mati&egrave;re, ne divise ni n&eacute;carte les parties pures des impures, ainsi que disent tous les Philosophes, mais convertit tout le sujet en puret&eacute;. Il ne sublime pas comme G&eacute;ber fait les sublimations, et Arnaud pareillement, et tous les autres qui ont parl&eacute; des sublimations et distillations. Il se fait et parfait en peu de temps.</P>  <P>Ce feu est min&eacute;ral, &eacute;gal et continuel, il ne s&eacute;vapore point, si ce nest quil soit trop excit&eacute;; il participe du soufre, il est pris et provient dailleurs que de la mati&egrave;re. Il rompt, dissout, et cong&egrave;le toutes choses, et semblablement cong&egrave;le et calcine; il est difficile &agrave; trouver par lindustrie et par lArt. Ce feu est labr&eacute;g&eacute; et le raccourci de tout loeuvre, sans prendre autre chose, du moins peu, et ce m&ecirc;me feu sintroduit et est de m&eacute;diocre ignition; parce quavec ce petit feu tout loeuvre est parfait, et sont faites, ensemble, toutes les requises et dues sublimations.</P>  <P>Ceux qui liront G&eacute;ber et tous les autres Philosophes, quand ils vivraient cent millions dann&eacute;es, ne le sauront comprendre; car ce feu ne se peut d&eacute;couvrir que par la seule et profonde m&eacute;ditation de la pens&eacute;e, ensuite on le comprendra dans les livres, et non autrement. Lerreur en cet Art, ne consiste quen lacquisition de ce feu, qui convertit la mati&egrave;re en la Pierre des Philosophes.</P>  <P>Etudies-toi donc &agrave; ce feu, parce que si moi-m&ecirc;me je leus premi&egrave;rement trouv&eacute;, je neus pas err&eacute; deux cents fois sur la propre mati&egrave;re. A cause de quoi je ne m&eacute;tonne plus si tant de gens ne peuvent parvenir &agrave; laccomplissement de loeuvre.</P>  <P>Ils errent, ont err&eacute; et erreront toujours, en ce que les Philosophes nont mis leur propre agent quen une chose, quArt&eacute;phius a nomm&eacute;e, mais il na parl&eacute; que pour lui. Si ce nest que jai lu Art&eacute;phius, que je lai entendu et compris, jamais je ne serais parvenu &agrave; laccomplissement de loeuvre.</P>  <P>Voici quelle est cette pratique : il faut prendre la mati&egrave;re avec toute diligence, la broyer physiquement et la mettre dans le feu, cest-&agrave;-dire dans le fourneau; mais il faut aussi conna&icirc;tre le degr&eacute; et la proportion du feu. A savoir, il faut que le feu externe excite tant seulement la mati&egrave;re; et, en peu de temps ce feu, sans y mettre les mains en aucune mani&egrave;re, accomplira assur&eacute;ment tout loeuvre. Parce quil putr&eacute;fie, corrompt, engendre et parfera tout louvrage, faisant para&icirc;tre les trois principales couleurs, la noire, la blanche, la rouge. Et moyennant notre feu la m&eacute;decine se multipliera si elle est conjointe &agrave; la mati&egrave;re crue, non seulement en quantit&eacute; mais aussi en vertu.</P>  <P>Recherches donc de toutes les forces de ton esprit ce feu, et tu parviendras au but que tu tes propos&eacute; ; car cest lui qui fait tout loeuvre, et il est la clef de tous les Philosophes, laquelle ils nont jamais r&eacute;v&eacute;l&eacute;e dans leurs livres. Si tu penses bien profond&eacute;ment aux propri&eacute;t&eacute;s du feu ci-dessus, tu la conna&icirc;tras, mais non autrement.</P>  <P>Donc, touch&eacute; dun mouvement de piti&eacute;, jai &eacute;crit ceci; mais, et afin que je me satisfasse, le feu nest point transmu&eacute; avec la mati&egrave;re, comme je lai dit ci-dessus. Jai bien voulu le dire et en avertir les prudents de ces choses, pour quils ne d&eacute;pensent pas inutilement leur argent, mais quils sachent auparavant ce quils doivent chercher, et, par ce moyen, parviendront &agrave; la v&eacute;rit&eacute; de lArt; non pas autrement.</P>  <P>&agrave; Dieu</P> </FONT></BODY> </HTML> 
