<HTML> <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 2.0 Mac">   <TITLE>HISTORIQUE - La fondation de la Sorbonne</TITLE> </HEAD> <BODY BACKGROUND="../../Photos/ecufond.gif" link="#006666" vlink="#333333" alink="#99CCCC"> <h2 align="right"><a href="H04A.html"><img src="../../Photos/version-english.gif" width="44" height="44" align="middle" border="0"></a></h2> <h2><font color="#FF9900" face="Arial, Helvetica, sans-serif">LA FONDATION DE    LA SORBONNE </font></h2> <BLOCKQUOTE>    <P><font color="#FF9900" size="+3" face="Arial, Helvetica, sans-serif">C</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif">ependant      la situation mat&eacute;rielle des &eacute;tudiants laissait fort &agrave;      d&eacute;sirer. Alors que les ordres mendiants b&acirc;tissaient de grands      couvents - les Jacobins, les Cordeliers - pour abriter leurs ma&icirc;tres      et leurs &eacute;l&egrave;ves, puis pour y dispenser des cours, les autres      &eacute;tudiants prenaient leurs le&ccedil;ons dans des espaces de fortune,      parfois dans la rue, et trouvaient difficilement &agrave; se loger. Seule      l'initiative priv&eacute;e leur venait en aide, fondant, jusque vers 1350      pour la plupart, une quarantaine de coll&egrave;ges destin&eacute;s d'abord      au <A HREF="../5-Etablissements/crous.html">logement</A>. &Agrave; leur tour,      bient&ocirc;t, certains de ces coll&egrave;ges, dits de &quot;plein exercice&quot;,      se mirent &agrave; dispenser un enseignement parfois tr&egrave;s r&eacute;put&eacute;.</font></P>   <P><font color="#FF9900" size="+3" face="Arial, Helvetica, sans-serif">P</font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif">armi      les premiers fond&eacute;s, en 1257, figure celui dont le nom &eacute;clipsera      tous les autres, le coll&egrave;ge de Sorbonne : c'&eacute;tait une oeuvre      du confesseur de saint Louis, le chanoine Robert de Sorbon (1201-1274), soutenue      par des lib&eacute;ralit&eacute;s royales, pour l'entretien de vingt, puis      trente-deux &eacute;tudiants en th&eacute;ologie.<BR>     Le terrain donn&eacute; &agrave; cet usage par saint Louis &eacute;tait born&eacute;      par une ruelle cit&eacute;e (en fran&ccedil;ais) dans l'acte de donation en      latin sous le nom de Coupe-Gueule. Close aux deux bouts par Robert de Sorbon,      elle prit le nom de rue des Deux-Portes : c'est l'actuelle rue de la Sorbonne.      Le coll&egrave;ge s'&eacute;tendait sur peu de profondeur le long de la rue,      autour d'une cour rectangulaire que <A HREF="H08.html">Richelieu</A> agrandira      au XVIIe si&egrave;cle. Rien ne subsiste plus de ses b&acirc;timents, modestes      et h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes : peu modifi&eacute;s jusqu'aux travaux      de Richelieu, ils comprenaient sur la rue des logements pour les docteurs      du coll&egrave;ge, au fond de la cour un r&eacute;fectoire ainsi que <A HREF="../5-Etablissements/BIU.html">la      biblioth&egrave;que</A>, vite tr&egrave;s importante. Avec sa petite fl&egrave;che      et sa nef unique, la chapelle &eacute;lev&eacute;e en 1347 sous l'invocation      de sainte Ursule ne frappait gu&egrave;re. Son plan, tel que l'ont restitu&eacute;      les fouilles ex&eacute;cut&eacute;es vers 1893, est figur&eacute; sur le pavage      de l'actuelle cour d'honneur.<BR>     <BR>     <font color="#FF9900" size="+3">L</font>e XIIIe et le XIVe si&egrave;cles      furent la grande &eacute;poque de l'universit&eacute; de Paris, &agrave; laquelle      pouvait alors s'appliquer la devise choisie par Robert de Sorbon pour son      coll&egrave;ge : <I>Vivere socialiter et collegialiter et moraliter et scholariter      </I>(&quot;vivre en bonne soci&eacute;t&eacute;, coll&eacute;gialement, moralement      et studieusement&quot;). Riche d'un afflux d'&eacute;tudiants venus de toute      la chr&eacute;tient&eacute;, elle brillait &agrave; la fois par la vigueur      de son d&eacute;bat intellectuel et par son pouvoir au sein du royaume, bas&eacute;      sur une r&eacute;elle ind&eacute;pendance mais aussi sur le soutien apport&eacute;      au roi de France en toute occasion : &agrave; Philippe le Bel face au pape      (1303), &agrave; Louis le Hutin dans ses pr&eacute;tentions dynastiques, &agrave;      Charles V qui la baptise &quot;fille ain&eacute;e des rois&quot;. Ma&icirc;tres      et &eacute;tudiants formaient v&eacute;ritablement une corporation, sans la      distance qui devait les s&eacute;parer plus tard. Les dissensions entre ordres      mendiants et clercs s&eacute;culiers - les premiers r&eacute;ussissant &agrave;      accaparer en partie l'enseignement de la th&eacute;ologie - ne diminu&egrave;rent      pas le prestige de l'universit&eacute;, pas plus que la crise de la scolastique      mise &agrave; mal par la red&eacute;couverte d'Aristote : ses ouvrages, d&ucirc;ment      expurg&eacute;s vers 1250 par la facult&eacute; de th&eacute;ologie, servirent      d&eacute;sormais de base &agrave; l'enseignement. Celui-ci, cependant, commen&ccedil;ait      d&eacute;j&agrave; son long processus de d&eacute;clin en renon&ccedil;ant      &agrave; l'&eacute;tude des textes philosophiques dont la facult&eacute; de      th&eacute;ologie perdit le monopole d&egrave;s le XIVe si&egrave;cle.</font></P>   <P ALIGN=CENTER>   <HR WIDTH="80%">   <p></P>   <P ALIGN=CENTER>   <HR WIDTH="75%">   <p></P> </BLOCKQUOTE> <UL>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H01.html">La Sorbonne      </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H02.html">Le renouveau      de la pens&eacute;e m&eacute;di&eacute;vale </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H03.html">La fondation      du Quartier Latin </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif">La fondation de la Sorbonne </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H05.html">L'universit&eacute;      en question </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H06.html">L'&eacute;cueil      de l'humanisme </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H07.html">Censure et      pouvoir </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H08.html">Une nouvelle      chance </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H09.html">Une chapelle      &agrave; double entr&eacute;e </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H10.html">L'architecture      int&eacute;rieure : mesure et effet </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H11.html">Le creux de      la vague </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H12.html">L'Empire :      renaissance d'une corporation la&iuml;que </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H13.html#">Un symbole      vieilli </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H14.html">La reconstruction      </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H15.html">Une topographie      savante </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H16.html">Des lieux pour      le prestige</A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H17.html">La &quot;nouvelle      Sorbonne&quot; : &eacute;clat et blocages </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H18.html">La Sorbonne      en crise </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H19.html">L'imagination      au pouvoir </A> </font>   <LI><font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><A HREF="H20.html">Une nouvelle      donne universitaire </A> </font> </UL> </BODY> </HTML> 
