<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <title>Le Seigneur des Anneaux - La Communaut&eacute; de l'Anneau</title> <meta name="language" content="fr"> </head>  <body bgcolor="#333333" text="#FFFFFF" link="#FFFFFF" vlink="#CCCCCC" alink="#CCCCCC"> <table width="750" border="0" cellpadding="5" cellspacing="0" align="center">   <tr valign="top">    <td width="160">        <div align="center"><img src="../../images/ricou.gif" width="150" height="120" border="0"></div>     </td>     <td width="590" bgcolor="#666666">        <div align="center"><font size="6" color="#FFCC33">Le Seigneur des Anneaux<br>         <font size="4">La Communaut&eacute; de l'Anneau</font><br>         </font>(<i>The Lord Of The Rings - The Fellowship Of The Ring</i>)</div>     </td>   </tr>  <tr valign="top">    <td  width="160"> <div align="center">        <p><a href="../index.html"><img src="../images/accueil.gif" width="150" height="30" border="0"></a></p>         <p><a href="../vieilleries.html"><img src="../images/vieilleries.gif" width="150" height="30" border="0"></a></p>         <p><a href="../liens.html"><img src="../images/liens.gif" width="150" height="30" border="0"></a></p>         <p><a href="../glossaire.html"><img src="../images/glossaire.gif" width="150" height="30" border="0"></a></p>       </div>     </td>     <td width="590" bgcolor="#666666">        <p ALIGN="right"><img src="../affiches/communaute_anneau.jpg" align="right" hspace="10" vspace="10" WIDTH="111" HEIGHT="149">Ralis          par Peter Jackson</p>       <p align="right">avec Elijah&nbsp;Wood, Ian&nbsp;McKellen, Ian&nbsp;Holm,          Viggo&nbsp;Mortensen, Sean&nbsp;Astin, Dominic&nbsp;Monaghan, Billy&nbsp;Boyd,          Orlando&nbsp;Bloom, John&nbsp;Rhys-Davies, Liv&nbsp;Tyler, Cate&nbsp;Blanchett,          Hugo&nbsp;Weaving, Christopher&nbsp;Lee </p>       <p align="right">Sortie le 19 d&eacute;cembre 2001</p>       <p align="justify"><i>NdR&nbsp;: Les noms des personnages et lieux utilis&eacute;s          ici sont ceux de la version originale, et non ceux de la version fran&ccedil;aise,          elle-m&ecirc;me adapt&eacute;e de la maladroite traduction des livres          par F. Ledoux, malheureusement la seule disponible, et jamais r&eacute;vis&eacute;e          depuis sa premi&egrave;re parution en France en 1972.</i></p>       <p align="justify">A l'impossible nul n'est tenu. Lorsque Peter Jackson          d&eacute;marra la production du <i>Seigneur des Anneaux</i> il y a deux          ans, un m&eacute;lange de crainte et d'enthousiasme se fit sentir. La          crainte qu'il ne r&eacute;ussisse pas son pari, l'enthousiasme de voir          un r&eacute;alisateur original s'atteler &agrave; cette gigantesque t&acirc;che          (<i>cf</i>. sa filmographie en bas de page). Aujourd'hui on peut appr&eacute;cier          la premi&egrave;re partie de son travail, mais le film risque de diviser          son public, entre ceux qui ont lu les livres (dont je fais partie), et          les autres. R&eacute;sultats&nbsp;: les premiers se concentrent sur la          fid&eacute;lit&eacute; de Jackson &agrave; l'oeuvre de Tolkien, tandis          que les seconds essaient de comprendre se qui se passe &agrave; l'&eacute;cran.</p>       <p align="justify">Pour les autres un r&eacute;sum&eacute;&nbsp;: A l'ouest          de la Terre du Milieu, dans le Shire, Gandalf le Magicien (McKellen) rend          visite &agrave; ses amis hobbits&nbsp;: Frodo (Wood) et son oncle Bilbo          (Holm). Bien qu'il ne le paraisse pas, Bilbo est vieux, il part pour le          pays des Elfes et l&egrave;gue &agrave; Frodo un anneau magique qu'il          a trouv&eacute; au cours d'une vieille aventure. Apr&egrave;s plusieurs          recherches, Gandalf d&eacute;couvre qu'il s'agit de l'Anneau Unique, forg&eacute;          il y a des milliers d'ann&eacute;es par Sauron le Seigneur des T&eacute;n&egrave;bres,          que celui-ci l&egrave;ve une arm&eacute;e d'orcs et qu'il a envoy&eacute;          ses cavaliers noirs r&eacute;cup&eacute;rer l'Anneau dans le Shire afin          de recouvrer tout son pouvoir. Gandalf convainc Frodo de quitter le Shire          afin de confier l'Anneau &agrave; Elrond (Weaving), seigneur des Elfes.          Frodo est accompagn&eacute; par Sam (Astin), Merry (Monaghan) et Pippin          (Boyd). Pendant ce temps, Gandalf est fait prisonnier par Saruman (Lee),          un autre Magicien qui veut s'emparer de l'Anneau. Apr&egrave;s d&eacute;j&agrave;          plusieurs p&eacute;rip&eacute;ties, les quatre hobbits font la connaissance          de Strider (Mortensen), qui les m&egrave;ne jusqu'&agrave; Rivendell,          le fief d'Elrond. L&agrave;, un Conseil constitu&eacute; de tous les peuples          de la Terre du Milieu d&eacute;cide de d&eacute;truire l'Anneau, le seul          moyen &eacute;tant de le jeter dans le volcan de Mount Doom, en plein          milieu du Mordor, le pays de l'Ennemi. Frodo se porte volontaire pour          cette qu&ecirc;te, toujours accompagn&eacute; de Sam, Merry, Pippin mais          aussi de Strider, l'Elfe Legolas (Bloom), le Nain Gimli (Rhys-Davies),          l'Humain Boromir (Bean), fils a&icirc;n&eacute; de l'Intendant du Gondor,          et de Gandalf qui a &eacute;chapp&eacute; &agrave; Saruman.</p>       <p align="justify">Depuis le d&eacute;but du projet, Jackson a d&eacute;clar&eacute;          vouloir rester le plus possible fid&egrave;le aux livres, moyennant quelques          am&eacute;nagements du sc&eacute;nario (suppression de quelques passages,          changements dans l'ordre de la narration). Malheureusement, cette fid&eacute;lit&eacute;          semble &ecirc;tre devenue pour lui une prison. Le film est une correcte          illustration du livre (la conception artistique a &eacute;t&eacute; supervis&eacute;e          par Alan Lee et John Howe, deux des plus c&eacute;l&egrave;bres illustrateurs          de Tolkien). Mais &agrave; vouloir restituer tous les &eacute;pisodes          oblig&eacute;s (principalement des sc&egrave;nes d'action), Jackson ne          laisse pas le spectateur souffler. Si celui-ci est connaisseur, il s'accroche,          sinon il l&acirc;che prise et se demande bien d'o&ugrave; sort chaque          nouveau personnage qui appara&icirc;t toutes les deux minutes (les personnages          essentiels sont au moins une quinzaine). Avec une telle profusion de personnages          et une telle densit&eacute; d'&eacute;v&egrave;nements, il a donc &eacute;t&eacute;          tr&egrave;s difficile aux sc&eacute;naristes (Peter Jackson, Fran Walsh          et Philippa Boyens) de pourvoir le commun des spectateurs en explications          ou en d&eacute;veloppements psychologiques, ce qu'ils ont pourtant r&eacute;ussi          &agrave; faire intelligemment lorsqu'ils s'en sont donn&eacute; le temps,          soit gr&acirc;ce &agrave; des monologues ou dialogues (l'introduction,          Bilbo et Gandalf, Boromir), soit par de tr&egrave;s simples flash-backs          (Elrond et Isildur). Ils ont m&ecirc;me r&eacute;ussi &agrave; semer quelques          graines qui germeront dans les films suivants. Mais m&ecirc;me en 2h45,          le temps manque, surtout lorsque certaines sc&egrave;nes d'actions sont          inutilement allong&eacute;es (toute la s&eacute;quence dans les mines          de la Moria en est un exemple).</p>       <p align="justify">D'un point de vue visuel, les d&eacute;cors et les costumes          sont extr&ecirc;mement travaill&eacute;s, soign&eacute;s, et l&agrave;          encore, respectueux de l'oeuvre originale, m&ecirc;me si on peut contester          le look des hobbits, plus <i>gentleman farmer</i> (chemise, gilet, veste          et culotte) que m&eacute;di&eacute;val (sac &agrave; patates). La photo          est in&eacute;gale selon les s&eacute;quences, et le style visuel oscille          entre la superproduction tr&egrave;s lisse (Rivendell) et la bonne grosse          s&eacute;rie B (l'&eacute;levage des orcs Uruk-Hai par Saruman, qui fait          manifestement r&eacute;f&eacute;rence &agrave; <i>Frankenstein</i>). Pour          accentuer l'ampleur des d&eacute;cors (grande rivi&egrave;re, grande tour,          grande crevasse), Jackson utilise trop syst&eacute;matiquement des mouvements          de cam&eacute;ra vertigineux. Ses ralentis emphatiques agacent aussi,          et an&eacute;antissent l'effet de ses ralentis justifi&eacute;s, comme          la sortie des mines de la Moria, sc&egrave;ne poignante.</p>       <p align="justify">Paradoxalement, Jackson est plus inspir&eacute; lorsqu'il          montre ce que Tolkien ne raconte pas ou peu&nbsp;: la complicit&eacute;          qui na&icirc;t entre les membres de la Compagnie de l'Anneau, l'effet          de l'Anneau Unique sur ceux qui le convoitent, en particulier Bilbo et          Galadriel (Blanchett). Il a aussi r&eacute;ussi &agrave; caser quelques          pointes d'humour (Gimli le Nain qui refuse qu'on le lance) ou de burlesque          (le duo Merry-Pippin), trop rares pour se d&eacute;crisper totalement.</p>       <p align="justify">A quelques exceptions pr&egrave;s, peu d'acteurs ont          assez de temps pour s'exprimer pleinement dans leurs personnages. Le jeu          d'Elijah Wood reste assez monolithique. Par contre Ian McKellen est parfait          dans le seul r&ocirc;le qu'il ne fallait pas rater&nbsp;: Gandalf. Ian          Holm est aussi tr&egrave;s bon en Bilbo, comme quoi ce n'est pas aux vieux          acteurs anglais qu'on apprend &agrave; jouer du Tolkien (Holm avait d&eacute;j&agrave;          jou&eacute; le r&ocirc;le de Frodo dans une version radiophonique diffus&eacute;e          sur la BBC).</p>       <p align="justify">Esp&eacute;rons que Jackson retiendra les le&ccedil;ons          de ce premier volet et qu'il soignera plus son montage (s'il en a la libert&eacute;)          dans <i>Les Deux Tours</i> (18 d&eacute;cembre 2002) et <i>Le Retour du          Roi</i> (17 d&eacute;cembre 2003).</p>       <p align="justify">Merci.</p>       <hr>       <p align="justify">PS&nbsp;: Sur l'adaptation de la trilogie de John Ronald          Reuel Tolkien &eacute;dit&eacute;e en 1954 plusieurs r&eacute;alisateurs          se sont cass&eacute; les dents. Parmi ceux-ci John Boorman, qui avait          commenc&eacute; un projet devenu trop cher, reconvertit plusieurs de ses          id&eacute;es en ce qui allait devenir <i>Excalibur</i> (<i>id.</i>, 1981).          Ralph Bakshi r&eacute;alisa en 1978 une version anim&eacute;e d&eacute;cevante          et qui s'arr&ecirc;ta au milieu du second volume.</p>       <hr>       <p align="justify">Filmographie de Peter Jackson&nbsp;:</p>       <ul>         <li><i><a href="forgotten_silver.html">Forgotten Silver</a></i> (id.,            1996) </li>         <li><i>Fant&ocirc;mes contre fant&ocirc;mes</i> (<i>The Frighteners</i>,            1996)</li>         <li><i>Cr&eacute;atures c&eacute;lestes</i> (<i>Heavenly Creatures</i>,            1994) </li>         <li><i>Braindead</i> (<i>id.</i>, 1992)</li>         <li><i>Meet the Feebles</i> (<i>id.</i>, 1989)</li>         <li><i>Bad Taste</i> (<i>id.</i>, 1987)</li>       </ul>     </td>   </tr> </table>  </body> </html> 
