<html>  	<head> 		<meta http-equiv="content-type" content="text/html;charset=ISO-8859-1"> 		<meta name="generator" content="Adobe GoLive 5"> 		<title>Le Seigneur des anneaux : la critique du film !</title> 	</head>  	<body bgcolor="#ffffff"> 		<script language="JavaScript1.1"> <!-- hsh = new Date(); hsd = document; hsi = '<a href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=59914"' hsi += ' TARGET="_top"><img width="39" height="25" border=0 ' hsi += 'src="http://logv14.xiti.com/hit.xiti?s=59914' hsi += '&p=&hl=' + hsh.getHours() + 'x' + hsh.getMinutes() + 'x' + hsh.getSeconds(); if(parseFloat(navigator.appVersion)>=4) {Xiti_s=screen;hsi += '&r=' + Xiti_s.width + 'x' + Xiti_s.height + 'x' + Xiti_s.pixelDepth + 'x' + Xiti_s.colorDepth;} hsd.writeln(hsi + '&ref=' + hsd.referrer.replace('&', '$') + '" title="Mesurez votre audience"></a>'); //--> </script> <noscript> <a href="http://www.xiti.com/xiti.asp?s=59914" TARGET="_top"><img width="39" height="25" border=0 src="http://logv14.xiti.com/hit.xiti?s=59914&p=&" title="Mesurez votre audience"></a> </noscript> <table border="0" cellpadding="0" cellspacing="0" width="599">   <tr>      <td valign="top" width="361"></td>     <td valign="top" width="238"></td>   </tr>   <tr valign="bottom">      <td colspan="2" align="left" height="149">        <div align="left">          <p>&nbsp;</p>         <table width="503" border="0" height="19">           <tr valign="bottom" align="left">              <td><img src="logo-h60.gif" width="146" height="62"></td>           </tr>         </table>         <p>&nbsp;</p>       </div>       <div align="center">          <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="6">Peter Jackson            est bien le Seigneur de l&#146;Anneau&#133;</font></p>         </div>     </td>   </tr>   <tr align="center">      <td valign="top" colspan="2">        <div align="left">          <p><br>           <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Comment            qualifier cette l&eacute;g&egrave;re angoisse, vous savez, celle du            gamin qui se tortille dans son lit la veille de No&euml;l ? Vous vous            souvenez peut-&ecirc;tre d&#146;&ecirc;tre rest&eacute; les yeux accroch&eacute;s            &agrave; votre r&eacute;veil le c&#156;ur empli d&#146;espoir et pourtant            livr&eacute; &agrave; une impatience p&eacute;nible, celle d&#146;&ecirc;tre            encore si loin du moment o&ugrave; vous ouvririez les cadeaux sous le            sapin. </font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"> <i><b>Le            renouveau de la fantasy au cin&eacute;ma</b></i></font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>           Les m&ecirc;mes gamins ont grandi ; ils sont &agrave; pr&eacute;sent            amateurs de Tolkien. Lorsque l&#146;adaptation cin&eacute;matographique            du <i>Seigneur des anneaux</i> entrait en production voil&agrave; quatre            ans (quatre si longues ann&eacute;es), ces m&ecirc;mes fans, le c&#156;ur            battant, n&#146;avaient d&#146;autre choix que de se r&eacute;soudre            &agrave; se brancher sur la Toile, qu&ecirc;tant les anecdotes entourant            le tournage et priant avec ferveur que Peter Jackson soit l&#146;homme            de la situation&#133; Ne nous &eacute;garons pas davantage, <i>Le Seigneur            des anneaux</i> est le chef-d&#146;&#156;uvre tant attendu des millions            de fans de JRR Tolkien. Voire, soyons proph&eacute;tique, la r&eacute;f&eacute;rence            culturelle qu&#146;&eacute;voquerons nos charmantes t&ecirc;tes blondes            comme la g&eacute;n&eacute;ration Star Wars peut revendiquer &agrave;            l&#146;heure actuelle une certaine mythologie o&ugrave; les sabres lasers,            les tie fighters et la Force ont la part belle. </font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><i>Le Seigneur            des anneaux</i> marque aussi de mani&egrave;re officielle le grand tournant            que prend le fantastique ces derniers temps, la science-fiction paraissant            bien moribonde depuis que vous avons atteint le troisi&egrave;me mill&eacute;naire            (cf. Casus Belli n&deg;10). C&#146;est donc pour notre plus grand bonheur            que d&eacute;boule, dans un d&eacute;cha&icirc;nement de merveilleux            et de magie, le premier &eacute;pisode d&#146;une saga mythique dans            tous les sens du terme, un conte en somme, une histoire h&eacute;ro&iuml;que            qui sait parler &agrave; chacun, avec ses arch&eacute;types et ses symboles,            le tout par le biais du m&eacute;dia le plus efficace qui soit &agrave;            l&#146;heure actuelle avec le jeu vid&eacute;o : le cin&eacute;ma. </font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>           <i><b>Un savant m&eacute;lange d&#146;h&eacute;ro&iuml;sme et d&#146;&eacute;motion</b></i></font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>           &Agrave; force de relectures comme on tricote, on aurait pu oublier            que <i>Le Seigneur des anneaux</i> est avant tout un r&eacute;cit initiatique,            celui d&#146;un jeune hobbit insouciant du nom de Frodon Saquet qui,            quittant sa douce contr&eacute;e, accomplit un destin peu commun aux            p&eacute;riph&eacute;ries des mondes connus. <i>Le Seigneur des anneaux</i>,            c&#146;est aussi une r&eacute;flexion sur le pouvoir, la tentation,            la fraternit&eacute; et le courage, et il fallait une connaissance particuli&egrave;rement            fine de la saga pour pouvoir en retirer les aspects essentiels. Voil&agrave;            peut-&ecirc;tre l&#146;une des plus grandes qualit&eacute;s du film            que d&#146;avoir su synth&eacute;tiser avec tant de justesse le discours            qui accompagne l&#146;&eacute;pop&eacute;e de Tolkien. </font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><i>Le Seigneur            des anneaux</i> aurait pu en effet n&#146;&ecirc;tre qu&#146;une suite            de tableaux magnifiques certes, mais fard&eacute;s &agrave; l&#146;exc&egrave;s,            d&eacute;naturant le jeu des acteurs, et par cons&eacute;quent l&#146;&eacute;motion            qui en d&eacute;coule (<i>Le Pacte des loups</i> de Christophe Gans            et <i>Vidocq</i> de Pitof sont &agrave; cet &eacute;gard les derniers            exemples en date d&#146;une tendance exclusivement esth&eacute;tisante).            Sacr&eacute; funambule que Peter Jackson, lequel sait admirablement            passer d&#146;une s&eacute;quence grandiloquente et &eacute;pique &agrave;            la simplicit&eacute; d&#146;une anecdote ou d&#146;une &eacute;motion,            voire m&ecirc;ler les deux avec une dext&eacute;rit&eacute; qui a de            quoi nous laisser pantois. </font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Certes            nous aurions pu nous en douter, en nous penchant de plus pr&egrave;s            sur sa filmographie elle aussi peu classique (il s&#146;y fr&eacute;quente            joyeusement des films gores comme <i>Bad Taste</i> et <i>Brain Dead</i>,            une trag&eacute;die &#151; <i>Cr&eacute;atures C&eacute;lestes</i> &#151;            et un documentaire pseudo historique, pour ne citer que ceux-l&agrave;).            Bref, le r&eacute;alisateur nous offre avant tout un bijou d&#146;&eacute;motion,            du c&#156;ur sensible comme du c&#156;ur courageux, dans ce premier            volet du Seigneur des anneaux. Dans cette optique, on red&eacute;couvrira            avec bonheur ce moment si marquant o&ugrave; Gandalf doit convaincre            Bilbo assujetti &agrave; l&#146;anneau, ou encore l&#146;affrontement            du m&ecirc;me Gandalf et du magicien d&eacute;chu Saroumane dans la            tour d&#146;Isengard (sur cette s&eacute;quence en particulier, voir            Gandalf passer d&#146;une situation de puissance &agrave; un &eacute;tat            d&#146;incroyable vuln&eacute;rabilit&eacute; est saisissant, tant la            transition s&#146;effectue avec brio). Le jeu des acteurs n&#146;y est            &eacute;videmment pas pour rien. L&#146;acteur shakespearien Ian MacKellen            (Gandalf), g&eacute;n&eacute;reux et songeur, tient le r&ocirc;le du            ma&icirc;tre spirituel, aussi sage qu&#146;il est &eacute;nergique (ce            magicien pas comme les autres porte une &eacute;p&eacute;e apr&egrave;s            tout) ; Elijah Wood affiche une candeur pleine d&#146;une gravit&eacute;            touchante (c&#146;est bien simple, Elijah Wood est Frodon &#151; ou            est-ce le contraire ?) ; Ian Holm en hobbit incarne un Bilbo vieillissant            et encore gamin ; le r&ocirc;le du sombre et myst&eacute;rieux Grand            Pas est merveilleusement endoss&eacute; par Viggo Mortensen&#133; Tous            enfin sont &agrave; la hauteur de leurs r&ocirc;les, conf&eacute;rant            &agrave; chaque personnalit&eacute; une subtilit&eacute; que peu de            films du genre peuvent se targuer d&#146;avoir jamais pr&eacute;sent&eacute;e            &agrave; ce jour. Une mention sp&eacute;ciale est accord&eacute;e aux            hobbits en particulier, car si le r&eacute;cit conte des &eacute;v&eacute;nements            plut&ocirc;t dramatiques, il est aussi tr&egrave;s l&eacute;g&egrave;rement            saupoudr&eacute; d&#146;humour (cf. la tr&egrave;s a&eacute;rienne insouciance            des compagnons de route de Frodon : Sam, Merry et Pipin, bons vivants            comme il se doit et tr&egrave;s &agrave; cheval sur les plaisirs de            la bouche).</font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>           <i><b>Les tableaux anim&eacute;s des Terres du Milieu</b></i></font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>           D&#146;un point de vue visuel, le n&eacute;ophyte comme le passionn&eacute;            ont de quoi &ecirc;tre combl&eacute;s. Peter Jackson avait beau souligner            lors de ses entretiens qu&#146;il s&#146;appliquerait &agrave; reproduire            l&#146;imagerie v&eacute;hicul&eacute;e depuis de nombreuses ann&eacute;es            par les illustrateurs britanniques, les amateurs &eacute;taient en droit            de souffrir d&#146;un peu d&#146;inqui&eacute;tude &agrave; cet endroit.            Chose dite chose faite, John Howe et Alan Lee, appel&eacute;s &agrave;            partager leur vision des Terres du Milieu, restent fid&egrave;les &agrave;            leur &#156;uvre et nous offrent, en collaboration avec le r&eacute;alisateur,            l&#146;impression palpable d&#146;&eacute;voluer &agrave; travers leurs            propres tableaux (les couleurs magnifiques de John Howe sont pr&eacute;sentes            durant tout le film). On pense sp&eacute;cifiquement &agrave; certaines            sc&egrave;nes, comme l&#146;&eacute;pisode de course-poursuite entre            les Nazg&uuml;ls et Arwen, Frodon en selle, ou la d&eacute;couverte            de Bree par les hobbits, un peu perdus dans l&#146;auberge du Poney            Fringuant. M&ecirc;me les contr&eacute;es elfiques sont r&eacute;ussies,            voire les elfes eux-m&ecirc;mes, c&#146;est dire. On pourra toujours            pinailler sur les tresses de Legolas ou sur les oreilles pointues des            cr&eacute;atures du Milieu, pas franchement jolies. </font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Quelques            effets douteux ponctuent le film &#151; sans doute des r&eacute;miniscences            du cin&eacute;ma de genre plut&ocirc;t Z de la carri&egrave;re de Peter            Jackson (les transformations faciales de Bilbo ou Galadriel sous la            tentation de l&#146;Anneau)&#151;, ou encore des effets visuels qui            pourraient vieillir s&eacute;rieusement dans pas si longtemps, tant            ils sont connot&eacute;s pub (les immersions dans l&#146;univers des            ombres lorsque Frodon passe l&#146;anneau &agrave; son doigt). Mais            ces d&eacute;tails sont si mineurs qu&#146;ils n&#146;enl&egrave;vent            rien de l&#146;immense plaisir &agrave; se laisser happer par l&#146;&eacute;pop&eacute;e            de la communaut&eacute; de l&#146;anneau. Pour les assidus des langues            des Terres du Milieu, un peu de langage elfique devrait leur ravir les            oreilles, tout comme chacun devrait trouver judicieux le choix du compositeur            Howard Shore et de la voix &eacute;th&eacute;r&eacute;e de l&#146;irlandaise            Enya pour la musique, &eacute;pique &agrave; souhait, sensible dans            les moments d&#146;&eacute;motion. <br>           </font></p>         <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Gageons            que les &eacute;pisodes suivants seront &agrave; la hauteur de celui-ci,            ce qui est fort probable, ayant &eacute;t&eacute; tourn&eacute;s dans            la foul&eacute;e du premier (une noble attitude qu&#146;on aurait envie            de souligner davantage en lan&ccedil;ant quelques clins d&#146;&#156;il            appuy&eacute;s vers l&#146;ami George Lucas).</font></p>         <p align="right"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>           Karen Guillorel</font></p>         <p align="left"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Venez            partager vos r&eacute;actions sur cet article dans le <a href="http://www.casusbelli.com/forums/indexyabb.html">Casus            Forum</a></font></p>       </div>     </td>   </tr>   <tr>      <td colspan="2">        <div align="center"> </div>     </td>   </tr>   <tr height="13">      <td height="13" colspan="2"></td>   </tr>   <tr height="20">      <td bgcolor="gray" height="20" colspan="2">        <div align="center"> <font size="1" face="Verdana,Helvetica,Arial"><a href="http://www.casusbelli.com/index.html">Retour</a></font></div>     </td>   </tr> </table> 	</body>  </html> 
