<html>  <head> <meta NAME="GENERATOR" CONTENT="Microsoft FrontPage 3.0"> <title>Une trange histoire du gardien d'un terrain</title> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" text="#996699" link="#3333FF" alink="#0000CC" vlink="#333366"> <h2><font color="#FF0000">Une trange histoire du gardien d'un terrain depuis 34 ans en l'absence de son propritaire disparu au milieu des annes 60</font> </h2>  <p><b>Extrait de l'OPINION, quotidien marocain du 5 janvier 1996</b> </p>  <p>C'est une histoire trange et absurde, du moins jusqu' preuve du contraire. Un homme, n en 1951, mari, deux enfants, nomm Hammada Allal, demeurant au No 74, Avenue de la Plage, raconte cette histoire trange et absurde. </p>  <p>Depuis le dbut des annes 60, il est install au No 74, Avenue de la Plage  An Seba en tant que gardien d'un terrain d'une superficie d'un hectare environ au titre foncier No 4639 C, proprit, selon une attestation de la conservation d'An Seba, de la socit Omnium marocain d'exploitation industrielle. Son employeur en 1961, Comptoir de Paris, l'avait install, dit-il, sur ce terrain pour y rsider et en tre le gardien. Depuis les annes 60, l'employeur a t chang et remplac par un autre, lui aussi Europen. Ce dernier n'a plus donn signe de vie. Depuis ce temps-l et jusqu' aujourd'hui, Allal ne dsespre pas d'attendre son retour en s'accrochant  son domicile, une maison basse de trois pices, construite dans le terrain en question. </p>  <p>Cela fait aujourd'hui 34 ans qu'il attend le retour du propritaire. Mais depuis les annes 80, le terrain a commenc  lui poser de vrais soucis. D'aprs une plainte qui avait t adresse au procureur du Roi prs le tribunal de Premire instance de Hay Mohammadi-An Seba, le terrain a commenc  faire &quot;&nbsp;l'objet de convoitise d'un grand nombre d'individus&nbsp;&quot;. </p>  <p>Les soucis ont commenc lorsqu'une socit s'est install dans le terrain avec l'aval de l'arrondissement urbain alors qu'il s'y opposait en tant que gardien. Le plaignant parle mme de l'intermdiaire, dans cette affaire, du commissaire Tabit en 1989. Toujours est-il prouv que c'est l'arrondissement urbain qui a autoris la socit  s'installer dans le terrain comme en font foi les documents judiciaires. </p>  <p>Parmi les soucis qu'il a d endurer c'est qu'il avait t accus par le propritaire de la socit de vol et menace  l'arme blanche. Heureusement que le tribunal de Premire instance et la Cour d'Appel l'ont acquitt, jugeant les accusations non fondes. L'arrt de la Cour d'Appel est sous le numro 12.188, rendu le 20 juillet 1995, dossier No 5883/94. </p>  <p>Allal dsirant que justice soit faite, essaie de poursuivre  son tour le propritaire de la socit pour diffamation, mais en vain. Toutes ses plaintes n'arriveraient  bon port. Dans la mme plainte adresse au parquet de Hay Mohammadi-An Seba, il raconte qu'il avait t accus auparavant d'avoir vol de la ferraille de la socit d'une valeur de 25 millions de centimes, qu'il avait t incarcr sur plainte par la police du 33me arrondissement pendant 17 jours avant d'tre prsent au tribunal qui l'a acquitt. </p>  <p>Il faut noter que Allal s'est engag, avec un papier dment lgalis, vis--vis des autorits locales en date du 14.6.1982,  construire, en tant que gardien et responsable du fameux terrain, un mur de clture d'une longueur de 125 mtres. D'autre part, il avait pay les impts pour plusieurs chances. Le 8 mars, Allal Hamada obtient une attestation de la Conservation foncire sur la situation du terrain titre foncier. Or, dans cette attestation, il apprend que la socit qui s'est installe dans le terrain avait obtenu une saisie conservatoire sur le terrain comme garantie d'une dette que les propritaires du terrain lui doivent un dette du montant de 130 millions de centimes. A suivre </p>  <p>A. Tawhidi </p>  <hr>  <p>Retour  <a HREF="PROPRIET.htm">Proprit</a> <br> </p> </body> </html> 
