<HTML> <HEAD> <TITLE>Cinergie N&#176;25: Tournage (f&eacute;vrier 1999)</TITLE> <META name="description" content="tournage de Fin de mois de Pierre Joassin"> <META name="keywords" content="tournage de Fin de mois de Pierre Joassin"><link rel="stylesheet" href="../webzine.css" type="text/css"> </HEAD>   <BODY Text="#FEF3C7" bgcolor="#AB143A" link="#F8CB16" vlink="#00FFFF" alink="#00FF33"  leftmargin="50" topmargin="50"> <A NAME="0"></A>  <TABLE WIDTH=844 BORDER="0">   <TR align=left>     <TD WIDTH=110 VALIGN=TOP ALIGN=LEFT height="2270"></TD>     <TD WIDTH="724" VALIGN=TOP height="2270">        <div align="center"><FONT SIZE=9><TT><B>TOURNAGES</B></TT></FONT> </div>       <HR>       <TABLE BORDER="0" width="727">         <TR>            <TH width="256">              <!--!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!PHOTO!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!-->             <TABLE  align=left border=0 vspace=0 hspace=20>               <TR>                 <TD> <IMG SRC="steadi.gif" WIDTH="250" HEIGHT="173">                <TR>                 <TD><FONT SIZE=-2>                   <CENTER>                     Olivia Brunaux avec Xavier Dujardin &copy;JMV                   </CENTER>                   </font></TD>             </TABLE>           </TH>           <TH width="406">              <P ALIGN="right"><FONT Size="+2">Fin de mois</font> <br>               <BR>               <A HREF="#Heading1"><FONT SIZE="+1" FACE="Franklin Gothic heavy">S&eacute;quence</font></a>                <BR>               <A HREF="#Heading2"><FONT SIZE="+1" FACE="Franklin Gothic heavy">R&eacute;alisation</font></a>                <BR>               <A HREF="#Heading3"><FONT SIZE="+1" FACE="Franklin Gothic heavy">Production</font></a>                <BR>               <A HREF="#Heading4"><FONT SIZE="+1" FACE="Franklin Gothic heavy">T&eacute;l&eacute;                et cin&eacute;ma</font></a> </P>           </TH>         </TR>       </TABLE> <HR>       <h2>La vie r&ecirc;v&eacute;e des anges </h2>       <h4> <A NAME="Heading1"><FONT FACE="Franklin Gothic heavy">S&eacute;quence</font></a></h4>       <p><BR>         Le grand blond &agrave; la veste en cuir et &agrave; la chaussure noire          approche son visage le plus pr&egrave;s possible de V&eacute;ronique et          la regarde droit dans les yeux sans rien dire. Crisp&eacute;e, V&eacute;ronique          (Olivia Brunaux), une rousse aux yeux &eacute;meraude, en cuissardes noires          et manteau blanc ouvert d&eacute;couvrant le haut des cuisses, le d&eacute;visage          silencieusement, sans cligner des yeux. Il la prend par le col, la soul&egrave;ve,          puis la bouscule. Elle recule en titubant sous le choc, bascule, finit          par tomber &agrave; la renverse. V&eacute;ronique pousse un hurlement          et s'&eacute;croule &agrave; terre (sur un matelas pendant les r&eacute;p&eacute;titions).          Sit&ocirc;t couch&eacute;e au sol, elle adopte une position ftale, les          bras repli&eacute;s autour de la t&ecirc;te, comme si elle s'attendait          &agrave; recevoir des coups de pied. C'est l&agrave; que Jos&eacute;phine          (Mimi Mathy), l'ange gardien, en imper bleu acier, foulard nou&eacute;          autour du cou intervient permettant &agrave; V&eacute;ronique de se soustraire          aux coups. Menac&eacute;e d'expulsion par son propri&eacute;taire, V&eacute;ronique,          qui a besoin d'argent pour rembourser les dettes contact&eacute;es par          un mari disparu opin&eacute;ment apr&egrave;s avoir fait faillite et pour          nourrir ses deux filles d&eacute;cide de se prostituer. Mais dans la rue,          sur le boulevard des putes, les tapineuses professionnelles n'aiment pas          la concurrence des amateurs et leurs souteneurs encore moins. Attentif,          l'il riv&eacute; au moniteur de la vid&eacute;o, le casque sur les oreilles,          l'&eacute;charpe &agrave; carreaux en bataille, <a href="../../annuaire/realisateurs/pierre_joassin.htm">Pierre          Joassin</a> trouve que le mouvement, l'encha&icirc;nement des gestes,          n'est pas suffisamment dynamique. Claude Carliez, le conseiller en combat,          sec mais souriant, casquette prolo sur le cr&acirc;ne, demande au souteneur          un mouvement plus ample, moins proche de la gifle, "Tu l'agrippes par          les bras et tu la pousses". Jan Rubbens, l'op&eacute;rateur steadicam,          change d'angle et accompagne davantage l'action. "C'est &ccedil;a, O.K.,          On va pouvoir tourner" et on enl&egrave;ve le matelas. <BR>                </p>       <h4><A NAME="Heading2">R&eacute;alisation</a></h4>                     <!--!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!PHOTO!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!-->       <TABLE  align=left border=0 vspace=0 hspace=20 width="231">         <TR>           <TD> <IMG SRC="mimi2.jpg" WIDTH="210" HEIGHT="142">          <TR>           <TD>             <CENTER>               <font size="-2">Mimi Mathy avec Xavier Dujardin &copy;JMV</font>             </CENTER>           </TD>       </TABLE>       <!--!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!-->       <p>" On a un cahier des charges li&eacute; aux personnages r&eacute;currents          de la s&eacute;rie ", nous confie Pierre Joassin, qui vient d'obtenir          le prix SACD-France pour l'ensemble de son uvre et Le Troph&eacute;e          du t&eacute;l&eacute;film (Meilleure audience de l'ann&eacute;e 98 pour          Un amour de cousine). "Ainsi pour Mimi Mathy, dans son r&ocirc;le d'ange          gardien il y a toute une s&eacute;rie de normes qu'il faut conserver &agrave;          la fois dans l'&eacute;criture du sc&eacute;nario et dans la mise en sc&egrave;ne.          <B>Fin de mois</B>, c'est le m&eacute;lange de ce qu'on appelle une com&eacute;die          sentimentale, avec des personnages &agrave; cr&eacute;er, celui de la          fille qui, perdue dans des probl&egrave;mes financiers insolubles se trouve          amen&eacute;e, petit &agrave; petit, &agrave; la prostitution. C'est un          personnage de femme &agrave; &eacute;crire, &agrave; cr&eacute;er, donc          c'est int&eacute;ressant et aussi de g&eacute;rer la magie du personnage          de Jos&eacute;phine. Josephine est l&agrave; pour adoucir les drames dans          les deux sens du terme puisque c'est un ange gardien qui est envoy&eacute;          par le ciel pour aider des gens qui sont en grande difficult&eacute;.          Elle vient apporter de l'aide aux gens et le sourire aux spectateurs.          J'aime bien parce que &ccedil;a me ram&egrave;ne &agrave; la com&eacute;die          am&eacute;ricaine, &agrave; tout ce que j'aime au cin&eacute;ma, c'est-&agrave;-dire          Capra ou plus r&eacute;cemment les films de Rob Reiner et de Ron Howard.          C'est la premi&egrave;re fois que j'utilise la steadycam pour une fiction,          je l'avais fait pour des documentaires auparavant. Les r&eacute;alisateurs          qui avaient r&eacute;alis&eacute;s les pr&eacute;c&eacute;dents &eacute;pisodes          me l'ont conseill&eacute;&nbsp;: vu la taille de Mimi, l'usage de la steady          permettait de descendre la cam&eacute;ra &agrave; sa hauteur tout en avan&ccedil;ant          et j'ai d&eacute;couvert par la m&ecirc;me occasion que c'&eacute;tait          un moyen de faire des plans plus compliqu&eacute;s ou de les faire plus          rapidement. Je vais donc l'utiliser plus souvent. Dans la s&eacute;rie          des Maigret c'est le personnage qu'on adapte. Il faut le conserver dans          l'esprit de Simenon et de la s&eacute;rie mais &agrave; partir de l&agrave;          on peut tout inventer. Ce qui me passionnait, c'est adapter l'univers          de Simenon &agrave; notre pays, &agrave; ses paysages et &agrave; ses          environnements datant des ann&eacute;es 50. Ce qui est int&eacute;ressant          c'est que chaque film est sp&eacute;cifique par rapport &agrave; l'ensemble          de la s&eacute;rie. On a une grande libert&eacute; dans l'&eacute;criture          et la r&eacute;alisation tout en sachant que les choses doivent &ecirc;tre          vues du point de vue de Maigret. Et France2 est moins directif que TF1,          on laisse plus de libert&eacute; aux r&eacute;alisateurs et &agrave; la          production." </p>       <h4><A NAME="Heading3">Production</a>          <!--!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!PHOTO!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!-->       </h4>       <TABLE  align=left border=0 vspace=0 hspace=20 width="236">         <TR>           <TD> <IMG SRC="mimi1.jpg" WIDTH="210" HEIGHT="142">          <TR>           <TD>             <CENTER>               <font size="-2">Olivia Brunaux &copy;JMV</font>             </CENTER>           </TD>       </TABLE>       <p>"Dans notre production, il y a grosso modo, un tiers de longs m&eacute;trages          de fiction, un tiers de t&eacute;l&eacute;films et puis des documentaires",          nous pr&eacute;cise Paul Fonteyn, l'un des responsables de Saga Films.          "On en est fier car il y a tr&egrave;s peu de maisons de production qui          osent miser sur le documentaire. Dans le cas de <a href="../../annuaire/producteurs.html#Heading191">Saga</a>,          &ccedil;a s'explique historiquement. Le doc fait partie de notre vision          de la vie, la plupart des docs que l'on fait ont un caract&egrave;re social          ou politique. Par exemple, on produit <B>le Mur de Taniperla</B> de Dominique          Berger qui est un film consacr&eacute; &agrave; la situation v&eacute;cue,          au jour le jour, par les indiens du Chiapas. On est persuad&eacute; que          les combats pour une soci&eacute;t&eacute; juste ou meilleure se livrent          partout. Il n'y a pas de raison de tol&eacute;rer des situations injustes          au Mexique sous pr&eacute;texte qu'on serait &eacute;pargn&eacute;s. On          produit r&eacute;guli&egrave;rement des documentaires de combat et de          constat social, notamment avec Marian Handwerker (films pour lesquels          Marian a &eacute;t&eacute; r&eacute;compens&eacute; par le prix SACD,          l'an pass&eacute;) mais aussi avec Christophe Fraipont et Marie Mandy.<BR>         Au d&eacute;part, Saga film misait essentiellement sur le long m&eacute;trage,          le court de fiction, le doc de cr&eacute;ation, et ce n'est que r&eacute;cemment          qu'on a &eacute;largi aux t&eacute;l&eacute;films unitaires ou aux &eacute;pisodes          de s&eacute;ries. En travaillant aux Etats-Unis, j'ai constat&eacute;          que les &eacute;quipes et les soci&eacute;t&eacute;s de production &eacute;taient          pratiquement interchangeables, du cin&eacute;ma &agrave; la t&eacute;l&eacute;          (except&eacute; que l&agrave;-bas on travaille tout le temps en 35mm alors          qu'ici c'est en Super 16). Mais finalement on retrouve les m&ecirc;mes          talents, les m&ecirc;mes comp&eacute;tences de l'un &agrave; l'autre et          personnellement je ne vis pas du tout le cloisonnement culturel entre          cin&eacute;ma et t&eacute;l&eacute;. Il y a beaucoup de choses qui sont          le territoire commun entre le cin&eacute;ma et la t&eacute;l&eacute;vision.          (Channel four en Angleterre et Arte en France en ont fait la preuve).          Par exemple certains films produits, comme les <B>Hirondelles d'hiver</B>          d'Andr&eacute; Chandelle, que nous pr&eacute;parons en ce moment, est          un film pour lequel plusieurs coproducteurs dont moi esp&egrave;rent une          sortie en salles." <BR>         <BR>       </p>       <h4> <A NAME="Heading4"><FONT FACE="Franklin Gothic heavy">T&eacute;l&eacute;          et cin&eacute;ma</font></a> </h4>       <p> "N'&eacute;mergent que les r&eacute;alisateurs qui sont capables de          produire de la qualit&eacute; dans un laps de temps court. Ce qui est          le cas de Pierre Joassin. Si c'est bien fait on ne se demande pas si on          a mis 25 ou 35 jours. Il est vrai que pour tenir le coup dans un rythme          t&eacute;l&eacute; il faut savoir ce qu'on veut avant d'arriver sur le          plateau le matin. Il faut que tout soit pr&eacute;d&eacute;coup&eacute;,          on doit conna&icirc;tre ses axes, ses angles, avoir rep&eacute;r&eacute;          et avoir d&eacute;termin&eacute; les positions cam&eacute;ras, avoir d&eacute;j&agrave;          transmis une bonne partie des informations &agrave; l'&eacute;quipe de          sorte que le temps passe &agrave; tourner, pas &agrave; se demander ce          qu'on va faire! Dans nos projets il y a deux longs m&eacute;trages de          fiction, de deux jeunes r&eacute;alisateurs, Christophe Fraipont et Michel          Caul&eacute;a. Ce sont des films d'auteur. L'un du c&ocirc;t&eacute; du          burlesque, chose devenue rare de nos jours, et l'autre avec une pr&eacute;cision          de cadre et une rapidit&eacute; de mouvement qu'on pressent comme un peu          rock."        <P> <B>Texte et photos de Jean-Michel Vlaeminckx</B><BR>         <BR>         <B>Fin de mois</B><BR>         Super 16, couleurs, format 16X9, couleurs, 90'<BR>         R&eacute;al.&nbsp;: <a href="../../annuaire/realisateurs/pierre_joassin.htm">Pierre          Joassin</a>, Sc&eacute;n.&nbsp;: Christine Miller, Pierre Joassin. Images&nbsp;:          Patrice Payen, Son&nbsp;: Pierre Mertens. Scripte&nbsp;: Fran&ccedil;oise          Sepulchre. Montage&nbsp;: Denise Vindevogel. Int.&nbsp;: Mimi Mathy, Olivia          Brunaux, Laura Martel, Marie Coesens, Val&eacute;rie Vogt. Prod.&nbsp;:          DEMD Productions, TF1, RTBF, <a href="../../annuaire/producteurs.html#Heading191">Saga          Film</a>. <BR>         <BR>         <A HREF="#0"><IMG ALIGN=bottom SRC="../images/id.gif" ALT="[index/page]" border=0></A>          <BR>         <BR>         (f&eacute;vrier 1998)        <P>        <hr>       <CENTER>         <img src="../images/courr.gif"  border=0> - <a href="mailto:info@cinergie.be"><font size=-2>&#169;          Cinergie, asbl</font></A>        </CENTER> </td> </table> </BODY> </HTML>  
