<HTML>   <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 3.0 Mac">   <TITLE>SACR&Eacute; GARDIEN</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#ffffff">  <P><FONT SIZE="+1">Mustapha Chadli, l'artisan du sacre du Raja &agrave; la Ligue des clubs champions<BR> <BR> </FONT><B><FONT SIZE="+2">SACR&Eacute; GARDIEN</FONT></B></P>  <P><B>Non Mustapha Chadli n'est pas un chat. Il est juste agile comme un chat. Heureusement pour les buts du Raja et de l'&Eacute;quipe nationale de football. Quand Mustapha Chadli, comme il le dit, n'avoir jamais dout&eacute; de ses moyens, et qu'il retrouve toutes ses sensations, ce n'est pas un El Ouaer, le gardien de but et capitaine des Tunisiens qui le fait plier dans les s&eacute;ries de tir au but. D'autant qu'il avait fait mordre la poussi&egrave;re &agrave; son co&eacute;quipier, joueur de champs, Aazaizi, suite au penalty accord&eacute; par le d&eacute;sormais tristement c&eacute;l&egrave;bre arbitre cap-verdien, Montero Duarte. Face &agrave; toute cette coalition, Chadli a affich&eacute; sa classe.</B></P>  <P>Par Bachir THIAM</P>  <P>On a vite fait d'enterrer le gardien de but &quot;volant&quot; du Raja de Casablanca. Frapp&eacute;, &agrave; l'instar de tous les athl&egrave;tes du monde, par le syndrome in&eacute;vitable du passage &agrave; vide, pour des raisons de cumul de fatigue ou autres, Mustapha Chadli a fait les frais des chroniques sportives les plus acerbes et essuy&eacute; les insultes des supporters les plus fanatiques, les plus impatients.<BR> Chadli, c'est fini. Chadli est fantaisiste. Chadli est un enfant g&acirc;t&eacute;. Chadli singe Higita, le c&eacute;l&eacute;brissime gardien de but colombien. Chadli par-ci, Chadli par-l&agrave;. Le dernier rempart des Vert et Blanc du Raja de Casablanca est sur toutes les l&egrave;vres. Et quelles l&egrave;vres. Mais c'est sans tenir compte du fait que &quot;on ne vend pas la peau de l'ours avant de l'avoir abattu&quot;. <BR> Mus, comme le surnomment affectueusement ses copains du club et ses fans, n'est pas genre &agrave; jeter l'&eacute;ponge. On le disait fini, le voil&agrave; au chapitre, survolant de la t&ecirc;te aux pieds les d&eacute;bats de la finale d&eacute;sormais historique, dans tous les sens du terme, de la Ligue des clubs champions d'Afrique de football. On l'a trait&eacute; de tous les noms, le voil&agrave; dribbler tout le monde. G&eacute;rant, comme un grand, une rencontre qui a m&ecirc;me fait craquer l'un des plus doux et dociles footballeurs que le Maroc ait produits, Abdellatif Jrindou. Peut-&ecirc;tre aussi, comme l'ont laiss&eacute; entendre ses d&eacute;tracteurs, que l'expulsion de son capitaine, et tour de contr&ocirc;le de sa d&eacute;fense, l'a amen&eacute; &agrave; faire montre de plus de responsabilit&eacute;s. <BR> En tout cas, dans un entretien accord&eacute; &agrave; la presse nationale avant de s'envoler pour la finale retour, Mus avait plut&ocirc;t un propos rassurant : ''Je crois que j'ai retrouv&eacute; toutes mes sensations. Je n'ai jamais dout&eacute; de mes moyens, en d&eacute;pit d'un passage &agrave; vide''.</P>  <P><B>Motivation</B></P>  <P>Son rappel en &Eacute;quipe nationale de football par Henri Michel, en vu du match amical pr&eacute;paratoire de la CAN 2000, contre le S&eacute;n&eacute;gal, le 22 d&eacute;cembre &agrave; Agadir, lui aurait-il redonn&eacute; confiance ? Les plus avertis parlent d&eacute;j&agrave; de d&eacute;fi &agrave; relever par rapport &agrave; ses prestations pr&eacute;c&eacute;dentes, controvers&eacute;es au sein du Onze national. <BR> Quoiqu'il en soit, la derni&egrave;re finale de ce si&egrave;cle de la Ligue de clubs champions d'Afrique de football aura &eacute;t&eacute; marqu&eacute;e de l'empreinte de Mustapha Chadli. Ses deux pouces point&eacute;es vers le ciel apr&egrave;s chacun de ses exploits lui serviront d&eacute;sormais de signature. D&eacute;j&agrave; au sortir du match aller, quinze jours plus t&ocirc;t &agrave; Casablanca, sold&eacute; sur un score nul et vierge, il &eacute;tait un des rares joueurs optimistes quant &agrave; l'issue finale du match retour au stade mythique d'El Menzeh de Tunis.</P>  <P><B>Incidit&eacute;</B></P>  <P>Cet optimise, sur fond de lucidit&eacute; &eacute;trange quant aux qualificatifs qui accompagnent Mus, lui a fait dire, le jour du ''grand'' d&eacute;part pour Tunis : ''Notre d&eacute;placement &agrave; Tunis intervient apr&egrave;s un r&eacute;sultat que je consid&egrave;re personnellement comme positif lors du mach aller &agrave; Casablanca''. <BR> Cet esprit positif, le h&eacute;ros de la finale 1999 de la Ligue des clubs champions d'Afrique de football l'aura gard&eacute; jusqu'&agrave; l'ultime p&eacute;nalit&eacute; ex&eacute;cut&eacute;e par le gardien et capitaine tunisien de l'Esp&eacute;rance, Choukri El Ouaer. Une deuxi&egrave;me occasion pour lui de faire &eacute;talage de toute sa classe. Dans sa d&eacute;claration &agrave; chaud, &agrave; l'issue de cette &eacute;prouvante rencontre, par un jour de Ramadan, et il aura &eacute;t&eacute; le seul joueur du Raja, pour ne dire le seul Marocain, &agrave; analyser avec beaucoup de lucidit&eacute;, sans passion, le grand tournant de la finale : ''L'arbitrage a failli g&acirc;cher la rencontre que nous voulions tout d'abord sportive, et ce en expulsant notre capitaine Jrindo, expulsion qui a failli d&eacute;s&eacute;quilibrer la formation, si ce n'est l'incorporation de Hicham Mesbah qui a pu r&eacute;tablir la situation''.<BR> Pour quelqu'un &agrave; qui l'on pr&ecirc;te tous les noms, on ne peut que se satisfaire de sa prestation, et sur le terrain et devant les micros.</P>  <P><A HREF="Liste398.html" TARGET="frame20147">Retour</A>  </BODY> </HTML> 
