<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 4.0"> <title>Le Messager</title> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" background="../../image/messa3.gif"> <table border="0" width="660" align="center" bgcolor="#FFFFFF">   <tr>              <td valign="top" width="300"><img src="../../image/messa.gif"         align="left" hspace="0" width="279" height="93"         naturalsizeflag="0"></td>         <td valign="top"><font color="#006600">Dir. de         Publication - Publisher : Pius NJAWE<br>         Douala, Cameroun</font></td>     </tr> </table>  <table border="0" width="660" height="20" align="center">   <tr>         <td align="center" width="100%" bgcolor="#9BD7D5"         height="19"><font size="2" face="Arial">A Weekly         Electronic Publication of the GMM Group - Hebdo         electronique publi par le groupe GMM</font> </td>     </tr> </table>  <table border="0" width="660" align="center" bgcolor="#FFFFFF">   <tr>      <td valign="top">        <p><b><font size="5" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#993300">Pr&eacute;sidents          de clubs mythiques</font></b><font size="7" face="Times New Roman, Times, serif" color="#330099"><br>         Claude Zoundja, le diamant du football<br>         </font><i>Sandeau NLOMTITI</i></p>       <p> <i><font color="#0000FF"><br>         </font></i> <font color="#0000FF"><i> Premier gardien de buts professionnel          camerounais, Claude Zoundja a voulu professionnaliser le football camerounais          &agrave; sa mani&egrave;re, en payant de gros salaires aux joueurs.</i></font>       <p><br>       <p> Quand on parlait du football dans la capitale politique du Cameroun          au d&eacute;but de la d&eacute;cennie 80, on pensait avant tout au Canon          de Yaound&eacute;, quadruple champion d'Afrique, grand pourvoyeur de joueurs          de l'&eacute;quipe nationale et &agrave; son rival de toujours, le Tonnerre          Kalara Club, au palmar&egrave;s moins fourni mais dont le beau football          for&ccedil;ait l'admiration. D'autres &eacute;quipes existaient dans la          capitale &agrave; l'instar de Dragon et Lion Cosmos, mais elles ne parvenaient          pas &agrave; bousculer la hi&eacute;rarchie. C'est cet exploit que le          Diamant de Yaound&eacute; va r&eacute;ussir au milieu de la florissante          d&eacute;cennie 80. Le Diamant qui vient fra&icirc;chement d'acc&eacute;der          en division d'&eacute;lite du football camerounais va tr&egrave;s vite          devenir la meilleure &eacute;quipe de la capitale. </p>       <p>Le Diamant de Yaound&eacute;? C'est l'&#156;uvre de Claude Zoundja qui          signe ainsi son grand retour dans le monde du football, un sport dans          lequel il excellait d&eacute;j&agrave; dans les ann&eacute;es 70. &Agrave;          l'&eacute;poque, jeune &eacute;colier, Claude Zoundja s&eacute;vissait          dans les championnats inter-quartiers du Camp Yorro &agrave; Douala, au          poste de gardien de buts o&ugrave; il rivalisait d'adresse avec un autre          goalkeeper qui deviendra plus tard un c&eacute;l&egrave;bre attaquant          de race, Jean-Pierre Tokoto. Ses arr&ecirc;ts spectaculaires en feront          tr&egrave;s vite le gardien de l'&eacute;quipe nationale de&#133; handball.          L'Union de Douala met tout en &#156;uvre pour le voir endosser le maillot          des Nassaras, mais sans succ&egrave;s. C'est que, malgr&eacute; son talent,          les parents du jeune Claude Zoundja lui interdisent d'embrasser une carri&egrave;re          sportive. Mais, chassez le naturel, il revient en bondissant derri&egrave;re          un ballon de football. </p>       <p><b><font size="4">L'a&icirc;n&eacute; de Nkono et Bell </font></b></p>       <p>Claude Zoundja qui est all&eacute; poursuivre ses &eacute;tudes en Europe          apr&egrave;s son Bac D, selon les v&#156;ux de ses parents, retrouve ses          vraies amours, le football et ses joies. Il signe un contrat en Allemagne          avec Wacker 04 Berlin, club de deuxi&egrave;me division professionnelle.          Sa carri&egrave;re va se poursuivre en France, toujours en deuxi&egrave;me          division &agrave; Fontainebleau. Pour des raisons de nationalit&eacute;          - il est un &eacute;tranger de trop-, il manque de peu de signer un contrat          avec l'Ogc Nice qui vient d'acc&eacute;der en premi&egrave;re division          en France. Pour compenser cette frustration, Francis Guillot le pr&eacute;sident          de l'Ogc Nice le recrute en 1978 comme cadre dans son entreprise Serel          France. Zoundja n'a pas pu jouer en premi&egrave;re division, mais il          a fait &#156;uvre de pionnier. Il est le premier gardien de buts camerounais          &agrave; avoir jou&eacute; dans un club europ&eacute;en; peut-&ecirc;tre          m&ecirc;me le premier gardien de buts noir &agrave; avoir sign&eacute;          un contrat professionnel. </p>       <p>De passage au Cameroun en 1979, Claude Zoundja a dans ses valises deux          surv&ecirc;tements de gardiens de buts. Il en offrira un &agrave; Joseph          Antoine Bell et l'autre &agrave; Thomas Nkono. Les deux meilleurs gardiens          de buts du pays changent de look et arborent d&eacute;sormais une tenue          qui deviendra celle de nombre de goalkeepers du continent. Claude Zoundja          a fait &#156;uvre de pionnier et les officiels du football camerounais          l'ont remarqu&eacute;. Il int&egrave;gre l'encadrement technique des Lions          indomptables comme consultant charg&eacute; de la pr&eacute;paration des          gardiens de buts. Il sera de la premi&egrave;re participation du Cameroun          en Coupe du monde en 1982. Avec une telle reconnaissance, l'ancien gardien          de buts professionnel s'installe au pays o&ugrave; il est fait en 1981          directeur g&eacute;n&eacute;ral de SER Cameroun, une filiale camerounaise          du groupe SEREL France. Il y restera jusqu'en 1984, ann&eacute;e o&ugrave;          il cr&eacute;e la soci&eacute;t&eacute; ETRACAM qui sera charg&eacute;e          de l'hygi&egrave;ne et de la salubrit&eacute; &agrave; Yaound&eacute;.          Il a de l'argent, aime le football et les jeunes. </p>       <p><b><font size="4">Dirigeant g&eacute;n&eacute;reux </font></b></p>       <p>Un jour de 1984, il est invit&eacute; par son ami Me Zeufack Martin,          huissier de justice et pr&eacute;sident de Diamant de Yaound&eacute; &agrave;          assister &agrave; la r&eacute;union de ce club. S&eacute;ance tenante,          on lui propose de prendre la pr&eacute;sidence de Diamant. Il a 32 ans.          Ce n'est pas de refus. &quot;J'&eacute;tais encore anim&eacute; par l'envie          de faire rayonner le football. J'avais l'&eacute;nergie n&eacute;cessaire&quot;,          explique-t-il. Le nouveau pr&eacute;sident pense &ecirc;tre soutenu par          un groupe d'hommes. Il se trompe. Le Diamant de Yaound&eacute; deviendra          tr&egrave;s vite sa chose; les autres lui ont abandonn&eacute; le club.          Son argent va y passer, surtout que Claude Zoundja se montre g&eacute;n&eacute;reux.          Il sait que le football est un spectacle dont les joueurs sont les acteurs.          Il tient &agrave; leur assurer de bonnes conditions de vie, un peu comme          il l'a v&eacute;cu en Europe. &quot;Je payais jusqu'&agrave; un million          de francs cfa de salaire mensuel &agrave; certains de mes joueurs. Ils          &eacute;taient comme mes enfants et mes amis. Pour moi, il n'y a pas de          spectacle sans eux&quot;, commente-t-il. </p>       <p>Avec une telle politique, les joueurs les plus prometeurs du pays affluent          pour porter les couleurs Blanc-bleu-ciel du Diamant de Yaound&eacute;          qui rappellent &agrave; souhait le Matra Racing Club de Paris. Kana Biyick,          Mbouh Mbouh Emile, Massing Benjamin, Nguidjol Angibeaud, Ndjela Parfait,          parmi tant d'autres talents en vue signent. Les r&eacute;sultats ne manquent          pas de suivre. A trois reprises, le Diamant de Yaound&eacute; est finaliste          de la Coupe du Cameroun, trois fois vice champion du Cameroun et demi-finaliste          de la Coupe d'Afrique des clubs vainqueurs de coupes. </p>       <p>Le Diamant de Yaound&eacute; n'ira h&eacute;las pas plus loin. Etracam          devenue vache &agrave; lait ferme ses portes. Avec elle, dispara&icirc;t          le principal financier du club. Un temps, on retrouvera Claude Zoundja          la bible en main, pr&ecirc;chant la bonne nouvelle et pensant &agrave;          ses folies financi&egrave;res dans le football. </p>       <p>Son nouveau d&eacute;fi? Refaire surface dans les affaires. Le football?          Il n'y pense vraiment plus. Dommage. </p>       </td>   </tr> </table> <hr align="left"> <blockquote>    <blockquote>      <blockquote>        <blockquote>          <blockquote>            <blockquote>             <p>copyrights <a href="mailto:messager@wagne.net">messager@wagne.net</a></p>             <p><a href="messager.html"><font size="3">BACK TO MESSAGER</font></a></p>           </blockquote>         </blockquote>       </blockquote>     </blockquote>   </blockquote> </blockquote> </body> </html> 
