<HTML>  <HEAD>   <TITLE>ARMMME, le jeux de rle des peaux vertes</TITLE>   <META CONTENT="ARMMME, le jeux de rle des peaux vertes" NAME="description">   <META CONTENT="Jeux de rles" NAME="keywords">   <META CONTENT="Bruno Chevalier, Christophe Boucher, Christophe Costard" NAME="author">   <META CONTENT="chevalier@lurpa.ens-cachan.fr" NAME="Reply-to">   <META HTTP-EQUIV="Content-Language"CONTENT="fr"> 	<LINK REV=MADE HREF="mailto:webmaster@lurpa.ens-cachan.fr" TITLE="Chevalier feddback"> </HEAD>  <body text="#FFFFFF" bgcolor="#000000" link="#FFFF00" vlink="#FFFFCC" alink="#FFFF00" background="../images/fond5.jpg"> <center> <table>     <tr>    <td align=center colspan="4">    <A HREF="../index.html"><img src="../images/titre.jpg" border=0 width=150></A></td>    </tr>    <tr>    <td><A HREF="../regles/index.html"><IMG SRC="../images/regles.jpg" border=0 width=150></A></td>    <td><A HREF="../armmmeavous/index.html"><img src="../images/armmmeavous.jpg" border=0 width=150></A></td>    <td><A HREF="../autres/index.html"><IMG SRC="../images/autres.jpg" border=0 width=150></A></td>    <td><A HREF="../goodies/index.html"><IMG SRC="../images/goodies.jpg" border=0 width=150></A></td> </tr> </table><br> <h1>TONHNON</h1> <br> <h2>LEPREUCHEUVALIER </h2> <br> <br> <br> <h3>Sommaire</h3> </center> <ul> <li>Chapitre I : TEL LE SOLEIL LEVANT <li>Chapitre II :SUR LA ROUTE DES MONTAGNES NOIRES <li>Chapitre III :LE TROLL QUI PETE <li>Chapitre IV :LA BIERE DES NAINS </ul> <br> <center> <h1>Chapitre I</h1> <br> <h2>TEL LE SOLEIL LEVANT</h2> </center> <br> <br> <br> Glahr tait petit et maigre. Ses paules votes (phnomne plus accentu du cot droit) dformaient sa silhouette et ses jambes, osseuses et courtes, ne lui permettaient de se dplacer quavec un clopinement caractristique. Sa tte, dun gris sombre uniforme, tait couverte de verrues, ses oreilles taient pointues, ses dents acres et ses petits yeux, profondment enfoncs dans leurs orbites, lui donnaient un regard vicieux. En fait, il tait plutt bien foutu..... pour un Gobelin....<br> <br> Mais ds sont plus jeune ge il compris quil tait diffrent de ses pairs. Etant le plus malingre de sa famille (qui regroupait pourtant plus dune centaine dindividus) il avait toujours t un souffre douleur que ses frres et cousins martyrisaient par jeu. Inlassablement il rptait  Mais cette violence sans but ne trouve t elle son auto - justification que dans mon indigence physique pourtant largement compense par mes capacits de rflexion tendues ? Car aprs tout la famille nest elle pas un tout qui est riche de la diversit des membres qui la compose ? ... et inlassablement ils lui crasaient la tte  coup de rochers.....<br> <br> Peu  peu la rancoeur stait installe et commenait mme  cder la place  un dsir de revanche. Il les avait pourtant prvenu :  Un jour mon ire grandissante explosera dans le feu et le chaos, cessez cette folie, reprenez vos esprits avant de connatre mon incommensurable courroux ! ... et ils lui avaient de nouveau crass la tte  coup de rocher....<br> <br> Sen tait trop, il devait laver son honneur. Ne pouvant se venger physiquement de ses bourreaux il dcida dutiliser larme quils avaient mpriss jusqu' prsent : son gnie sans borne !<br> <br> Il commena par recenser les ennemis de sa race, mais il y a peu de communication entre familles et la seule menace redout de toute la famille tait les humains : a faisait longtemps quil avait cess de croire  ces histoire de Gobelins verts qui vivraient dans les collines loin  louest. <br> <br> Les humains par contre reprsentaient une force importante : ils avaient un fort  moins de deux jours de marche et organisaient rgulirement des raids. Dj  plusieurs reprises les Gobelins avaient dut dtruire des tunnels pour les empcher datteindre les salles infrieures et mme les plus braves nosaient sapprocher du fort, certains mme refusaient de sortir. Or les humains avaient construit leur installation sur un col et pour atteindre la valle, riche et fertile, la famille avait dut commencer  creuser la montagne pour passer dessous. Mais ctait un travail de longue haleine : mme les plus jeunes nen verraient srement pas la fin.<br> <br> Sa dcision tait prise : il rejoindrait les humains et il leur demanderait de lui apprendre  se battre. Il ne voulait pas les conduire chez lui. Il ntait pas un tratre : il assouvirait lui mme sa vengeance. Il vivrait debout quelque quen soit le cot et lorsquil se leva les premiers rayons du soleil apparurent  lhorizon. Les premires lueurs du jour clairrent son visage volontaires et il parti dans un clat de rire terrifiant qui lui valu un grand coup derrire la tte.<br> <br> Il pris donc la route et, enfin, mis pied sur lesplanade rocheuse devant les fortifications. Sa vue sembla surprendre les sentinelles et en quelques instant les remparts grouillaient de soldats arms jusquaux dents qui observaient anxieusement les alentours. Indubitablement ils croyaient  une diversion de sa part pour cacher quelque sombre dessein. Riant de la mprise il savana et sarrta  quelques mtres des murailles. <br> Enfin un humain sortit. Il tait revtu de mtal des pieds  la tte et Glahr navait jamais rien vu daussi impressionnant.  Il ne stonnait plus maintenant de la terreurs que les humains inspiraient parmi les siens. <br> Lhumain sarrta juste devant lui et commena  lui parler dans un langage inintelligible... bien que dou pour la guerre cette race ne semblaient pas trs volue : elle ne semblait pas capable de sexprimer correctement. Il tenta vainement de faire comprendre  son interlocuteur quil dsirait apprendre la science des armes puis, en dsespoir de cause, se rsolu  lui faire comprendre par geste. Il lui dsigna donc la masse darme qui pendait  son cot droit. Etonn lhumain dsigna  son tour lobjet avec un regard tonn. Tout heureux davoir russit  se faire comprendre Glahr secoua la tte rapidement de haut en bas avec un grand sourire qui dcouvrit sa dentition chaotique. Lhumain sembla hsiter, haussa les paules puis sembla et rsigner et lui en assena un coup magistral sur le crne. La dernire chose que Glahr entendit fut les rires et la clameur joyeuse qui montaient des remparts.<br> <br> Il se rveilla dans lenceinte du fort enchan dans la cour : un humain au regard torve et mauvais lui faisait face (il lui paru immdiatement particulirement sympathique). Lhomme ne cessait de le designer du doigt en rptant le mme mot.... il tenta de sexpliquer mais lhumain semblait snerver. Il sacharnait  lappeler "Tonhnon". Il devait sagir dun rite initiatique pour tre accept dans sa famille (aprs tout cela arrivait aussi parfois chez les gobelins). Pour lui montrer sa bonne volont il se dsigna lui mme du doigt et montra quil acceptait ce titre : dsormais il renaissait et chez les humains on le connatrait sous lappellation de "Tonhnon" (en plus il aimait bien les sonorits de ce mot). Lhomme sembla surpris puis clata de rire. A partir de ce jour il fut accept par les humains et tous lui reconnaissait le droit de possder un nom humain. Certains le frappaient parfois et il voyait bien quil tait le seul qui se faisait battre ainsi. Il tait tonnant que des tre aussi primaires aient compris quun changement trop brutal de style de vie pouvait tre nfaste pour son quilibre mental aussi ne manquait il jamais de remercier ses bourreaux dun large sourire. Petit  petit les humains semblrent se lasser et ils le laissrent tranquille.<br> Plusieurs fois ils le sortir du fort attach, sans doute pour quil les mne  sa famille... mais son plan tait tout autre et il se contentait de les amener  des lacs de montagne pour pcher : la nourriture abondante que les humains lui jetaient (parfois plusieurs fois par jour !) tait nettement meilleur que les champignons souterrains qui avaient fait son ordinaire depuis sa naissance mais le poisson avait toujours t son pch mignon et maintenant quil navait plus  craindre une patrouille humaine....<br> <br> Les humains changeaient souvent dans le fort, seuls quelques uns restaient et ils semblaient enseigner leur savoir aux autres. Tonhnon ne perdait pas une miette des entranements. A la longue il arrivait mme  comprendre certains mots simple : il semblait en effet que les borgorismes mis par les humains ne leur permettent de communiquer de manire beaucoup plus fine quil ne lavait dabord cru. Il avait ainsi appris que les humains les plus puissants, ceux qui terrifiaient ses frres, sappelaient chez les humains "Leupreucheuvalier". <br> <br> Il tait maintenant libre daller et venir partout dans le fort, sauf prs des portes (ce qui lui valait invariablement un coup de pied) et des dortoirs (on lui crasait invariablement la tte contre un mur). Il compris alors quil avait apprit ici tout ce quil pouvait y apprendre. Il ne serait jamais accept comme un des leur : il devait faire ses preuves et pour cela partir comme tous ces humains qui retournaient vers la valle. Il prpara alors ses adieux, usant de tout le vocabulaire quil avait assimil.<br> <br> Un jour il mit un casque, saisit une pe courte et la levant au ciel commena  dclamer..... son discours sembla profondment marquer les humains : ils se runir autour de lui et tout dabord ne dire rien. Puis celui quil considrait comme leur chef se mit  hurler, les humains couraient en tout sens, Tonhnon se senti saisi de tous cots, tir, pouss et avoir davoir compris ce qui ce passait il tait harnach des pieds  la tte. Ils lui amenrent alors une monture : un mulet (ils avaient mme compris que sa petite taille lempchait de monter sur leurs grands chevaux). Il tenta de se mettre en selle mais le poids de son armure (un peu rouille certes mais quelle importance ?) et son inexprience le faisaient basculer et il scrasait rgulirement de lautre cot. Autour de lui les humains le regardaient en riant les bras croiss : une nouvelle preuve initiatique sans aucun doute mais il saurait sen montrer digne. Enfin il parvint  rester en quilibre instable sur lanimal et tous lacclamrent. Il connaissait enfin son instant de gloire. Ils ouvrirent les portes et, accroch au cou de sa monture, aveugl par la visire de son casque qui ne cessait de tombe, dsquilibr par le bouclier en bois (passablement brch mais cela prouvait quil avait dj servit dans les mains dun brave) fix dans son dos et la lance quil tenait en essayant tant bien que mal de ne pas blesser son fier destrier avec, il slana  doucement vers la route escarpe qui descendait  flanc de falaise. <br> <br> Sur les murailles tous les humains du fort staient rassembler et ils riaient en hurlant ce cri de guerre qui serait dsormais le sien, le cri de guerre de Tonhnon leupreucheuvalier :  TOMBRATOMBRAPA ! <br> <br> <br> <br> <center> <h1> Chapitre II</h1> <br> <h1>SUR LA ROUTE DES MONTAGNES NOIRES</h1> </center> <br> <br> <br> <br> Le soir tombait... Au loin le soleil se couchait sur la plaine...<br> <br> La plaine... ctait la premire fois quil la voyait. Il avait vaincu les montagnes. Il tait enfin arriv en bas... et sa monture ne tarderait srement pas  le rejoindre...<br> <br> La chute avait t longue et son quipement avait un peu souffert. Mais peu lui importait. Sa foi en son bras tait intact. <br> Clopinant, sappuyant sur sa lance il quitta le couvert des grands sapins, remerciant silencieusement leurs branches majestueuses davoir ralentit sa descente, jeta un dernier regard derrire lui vers ces montagnes qui lavaient vu natre et il partit sur un petit sentier vers la gloire et la puissance.<br> <br> Il marcha une bonne partie de la nuit et scroula de sommeil au pied dun rocher. <br> Il se rveilla en sursaut. Le soleil tait dj haut dans le ciel et des hurlements semblaient venir de tout prs. Il se leva difficilement, son corps engourdit ne rpondais pas comme il laurait souhait. Il enfila son armure, sy prenant  plusieurs reprises pour lenfiler correctement, puis son casque. Il mit un temps certain pour retrouver son lance dans le noir complet (il fallait vraiment quil fasse rparer la visire de ce casque) et dut se rendre  lvidence : son bouclier avait disparu, on avait du lui drober pendant la nuit. Le coeur emplit de rage il se prcipita dans la direction des cris. Les cris avaient cess depuis un certain temps lorsquil arriva sur les lieux du drame. <br> <br> En face de lui se tenaient quatre sinistres individus. Deux cratures de plus de deux mtres de haut, le toisaient avec un regard bovin, il sagissait visiblement de Trolls. Tonhnon avait dj entendu parler de ces lointains cousins de sa race mais il avait toujours considr que les fables qui se racontaient taient exagres et navaient quune infime parcelle de vrit. En fait, ctait pire que tout ce quil avait entendu. Le premier portait une masse monstrueuse qui dgoulinait encore de sang. A elle seule la masse tait plus grande que Tonhnon et devait peser deux ou trois fois plus lourd que lui. Le second tenait une jambe. Le propritaire de la jambe avait du, bien involontairement, servir darme contondante et son organisme navait pas support le choc. Le troisime membre de groupe tait un Orc. Tonhon connaissait les Orcs. Il en avait dj rencontr une fois : ctait des combattants hors pair violents et vicieux. Celui ci paraissait plutt civilis : il portait une armure qui avait du appartenir     un humain et lchait une sorte de sabre  la lame complexe en le regardant bizarrement. Enfin, le dernier tait un Gobelin comme lui. Enfin, disons plutt un Gobelin comme ses frres : il sacharnait   coup de cuillre sur un humain de forte carrure visiblement dj mort depuis un certain temps. <br> Mais ce Gobelin tait VERT ! Il existait donc bien plusieurs sortes de Gobelins !<br> <br> Au sol cinq corps reposaient particulirement abms : deux femelles et trois mles humains qui ne portaient visiblement pas darmes et avaient sans doute pousss les cris qui lavaient rveill.<br> <br> Ncoutant que son courage il pris la parole :  ha... je vois que vous avez russit  vous dfaire de vos agresseurs. Jaccourais  votre secoure : je sais comme les humains peuvent tre retords... <br> <br> Un silence plana... Le Gobelin cessa un instant de frapper, lOrc cessa de lcher son arme... Les Trolls se regardrent puis se tournrent vers lui un grand sourire sur les lvres :  Amiiiiii...  et ils le saisirent chacun par un bras pour le serr contre leur coeur. Larmure commena  se tordre en mettant un bruit sourd de mcontentement. Dans son dos le bouclier se brisa ( ha oui sest vrai il tait rest accroch, on me lavait pas piqu ).<br> Enfin ils le lchrent... et il tomba  lourdement au sol.<br> Le Gobelin avait recommenc  taper, lOrc marcha vers lui et lui adressa la parole dune voix gutturale :  tu tombes bien on cherche un barman <br> Tonhnon se releva et fit un grand sourire :  Je tombe bien mais il ne faudrait pas que a devienne une habitude .<br> Seul un silence lui rpondit : ses interlocuteurs navaient visiblement pas comprit son trait desprit. <br> Il rflchit trs vite : sopposer  ces individus conduirait immanquablement  une fin horrible, douloureuse et prmature. De plus, cet Orc serait un professeur de choix pour apprendre  se battre et la prsence de ces deux Trolls serait un avantage agrable en attendant quil soit capable de se dfendre par lui mme.  Trs bien jaccepte de me joindre  vous ! <br> LOrc sembla tonn :  Je tavais pas demand ton avis... <br> Sensuivit une seconde sance dembrassade avec les deux Trolls visiblement trs clins et les craquements sinistres de son armures firent penser  Tonhnon quil ne survivrait pas  une troisime sance.<br> <br>  Cest pas tout a mais on se casse...  <br> Ctait le Gobelin qui avait pris la parole. Il avait finit de sacharner sur le cadavre et semblait calm. Il regardait maintenant les environs dun air anxieux. <br> Les Trolls se dirigrent vers une charrette et commencrent  la tirer sous le regard perplexe de leur nouveau compagnon :  pourquoi vous utiliser pas des boeufs ? <br>  Le Gobelin dmarra au quart de tour  Y en avait mais ils les ont bouffs ces nuisibles ! <br>  Ben quoi ! il nous fallait des forces pour tirer la charrette... <br>  Mais gros niais y avait pas besoin de tirer puisquon avait les boeufs ! <br>  Ben non puisquon les avait mangs...  <br> Et sr de son raisonnement le Troll commena  tirer sans effort apparent le vhicule lourdement charg. <br> <br> Pendant que les Trolls tiraient lOrc marchait  cot en surveillant les environs et les Gobelins staient perchs sur les tonneaux qui emplissaient la charrette.<br> Tonhnon appris alors avec effarement que dans une rgion voisine, au pied des montagnes noires, toutes les races se ctoyaient sans animosit. Au sein de ce paradis terrestre cette joyeuse bande avait dcide douvrir un bar et ils taient donc partit en expdition pour se fournir de la matire premire directement chez un petit producteur.<br> Tonhnon regardait maintenant ses compagnons avec un regard diffrent : il sagissaient de libres entrepreneurs qui, par del les frontires raciales, avaient dcids de sunir dans le but louable de grer ensemble un lieu de vie et de rencontre o une population cosmopolite pourrait se runir autour dune pinte pour rire et samuser.<br> Tant de bonne volont et dabngation lamenrent au bord des larmes et Tonhnon se jura de mettre son idal goste de cot et de faire sien ce but.<br> <br> Ils voyagrent pratiquement sans escales pour arriver plus vite. Il faut dire aussi que le Gobelin tait contre tout arrt pour prserver les stocks de matire premire. Ils sengagrent dans la fort vers lest, sloignant de la plaine et se dirigeant vers un col bas qui donnait sur la valle voisine. <br> <br> Mais avant dy arriver des sons discordant leurs parvinrent : la chose qui mettait de tels sons devaient souffrir, ou navait aucune oreille musicale. Ils rejoignirent bientt une crature de petite taille qui marchait  cot dun ne lourdement charg. Il spoumonait pitoyablement en y prenant visiblement un certain plaisir. <br> Les Trolls pressrent le pas et entamrent un dpassement par la droite particulirement audacieux sur cette route de montagne...  La crature arrivait  peine au genou du Troll et ne saperut de sa prsence que quand celui ci arriva  sa hauteur.<br> Il leva les yeux et sarrta sur place la bouche ouverte. Le Gobelin semblait avec du mal  se retenir et cest vrai que cet air niais et ces grosses joues donnait vraiment envie de lui mettre des claques. Les Trolls ne semblaient pas particulirement nervs mais salivaient beaucoup.<br>  <br> Plein despoir linconnu leur sourit :  Bonjour <br>  Gn  <br> le Troll le plus proche le souleva du sol en le tenant par le col....<br>  Vous pouvez y aller a tiendra cest du solide cest moi qui les vend... <br> Aux cot de Tonhnon le Gobelin sexcitait de plus en plus :  laissez le moi, laissez le moi <br> Il brandissait sa cuillre et semblait prt  rduire linconnu en bouilli. <br> LOrc avait rang son arme et sortait maintenant un couteau de cuisine :  Cest bon le Hobbit <br>  Ctait donc un Hobbit...<br> Grace  ses nouveaux compagnons Tonhnon allait dcouvrir un paradis terrestre de bonne entente entre les peuples, visiter des terres inconnues... <br> Il avait dj appris que les Gobelins verts existaient et avaient rencontr une nouvelle race, dune taille proche de celle de sa race mais plus gros et surtout qui avait trs bon got.<br> Combien dautre merveilles allait il voir ?<br> Seul le futur le lui dirait et il sendormait chaque soir en rvant  des lendemains rieurs.<br> <br> <br> <br> <br> <center> <h1> Chapitre III</h1> <br> <H1>LE TROLL QUI PETE</h1> </center> <br> <br> <br> <br> <br> Tonhnon Sourit.<br>  Au Troll qui pte <br> Certes il navait pas choisi ce nom, il avait vot pour  LAntre de la Joie  mais ses nouveaux compagnons avaient dun commun accord dcid de se passer de son approbation. Quimporte, lenseigne flottait maintenant noblement au dessus de la porte et Tonhnon sentait la fiert lenvahir : il avait une maison.<br> Quelle lui semblait loin lpoque o il courait nu dans les grottes de sa tribu. Comme il lui semblait loin le temps ou il ntait quun avorton brim par ses pairs et humili sans cesse. <br> Il tait maintenant chez lui... ou presque. En fait ses camarades taient parti trouver le propritaire des lieux pour rgler les dernires modalits. Ils revinrent un grand sourire sur les lvres : le propritaire venait de dcder et quil tait sans hritiers. Ils avaient donc pris le titre de proprit. Tonhnon tait conscient quils taient peu tre en marge de la lgalit mais il interprta cette mort opportune comme un signe du destin : On favorisait son oeuvre, On lencourageait  persvrer dans la nouvelle voie quil stait trace et On serait content de lui.<br> <br> Tonhnon navait jamais eu un sentiment religieux trs dvelopp mais force tait de constat que le destin guidait ses pas : il devait tre crit quelque part quil tiendrait un bar pour permettre  toutes les races de se rencontrer et se rconcilier autour dune chope.<br> <br> Il regarda ses compagnons : Gn et Gn, les deux Trolls, dfonaient consciencieusement le mur du fond pour agrandir la salle (ce qui sembla contrarier passablement le propritaire de la maison d cot), Shraam, lOrc, tait parti chercher des clients dans une auberge voisine (il avait parl de  dgustation gratuite  mais avait oubli demmener un tonneau) et Jrojro, le Gobelin, sexcitait sur des feuillets qui devraient,  terme, servir de livre de compte.<br> Quelle quipe !<br> <br> Shraam revenait dj avait deux clients sur lpaule : Leurs premiers clients !<br> <br>  Bonjour Messieurs, laissez moi vous souhaiter la bienvenu dans lauberge du "Troll qui pte", tout le personnel se joint  moi pour vous souhaiter de passer en ces lieux des moments enchanteurs et inoubliables. <br>  TIIIIIIIMBER ! <br> Un pan entier de mur vint scraser sur la table, ensevelissant la moiti des consommateurs.<br>  Heu.... laissez moi vous installer plutt prs de la fentre : nous faisons quelques travaux et de plus cela vous permettra de bnficiez dune vue agrable sur lanimation de la rue .<br> <br> Des clats de voix venaient du fond de la salle : depuis la disparition de son mur le voisin tait  de facto  devenu client et les Trolls staient mis dans la tte de lui faire payer la bire quil tait en train de boire. Il savra que quand un Troll a une ide dans la tte il est trs difficile de lui faire changer davis et le pauvre voisin lapprit  ses dpends et  coup de masse, dans la tte galement.<br> Sans doute irrit le voisin parti (sur un coup de tte).<br> Mais Tonhnon neut pas le temps de sintresser de prs  cette affaire : il stait aperu que le prix des boissons navait pas encore t fix et il tait bien en peine pour rclamer son dut   son premier client. <br> Heureusement Jrojro vint  son secours : regardant dans la bourse de lindividu toujours inconscient il saperut quil y avait justement exactement le compte. Une nouvelle fois le destin avait frapp.<br> Les Trolls aussi visiblement car le voisin traversa la pice en volant : il tait revenu avec une arme qui ferait trs dcoratif au dessus de la chemine.<br> <br> Peut tre aurait il fallu attendre un peu dtre fin prt avant douvrir les portes  la clientle. Dun autre cot cette joyeuse tohu-bohu faisait un peu danimation et donnait  lensemble une atmosphre bon enfant et une effervescence de bon ton.<br> <br> Gn sapprocha :  Faut un Hobbit en cuisine !<br>  Comme cuisinier ?   Non comme plat du jour. <br> Indubitablement il serait difficile de rpandre des idaux de bonne entente entre les peuples  partir du moment o ils apparaissaient sur le menu. Mais dans un premier temps il fallait se faire un nom sur la place et pour cela sadapter  se clientle.<br> <br> Un Gobelin entra... il tait encadr par quatre Orcs arms de massues qui avaient lair passablement belliqueux. Cinq clients dun coup ! Et ds louverture !<br>  mais entrez donc Messieurs et prenez place. Ne fates pas attention au dsodre nous finnissons de nous installez mais nous faisons tout pour amliorer le cadre et pouvoir accueillir sous peu nos clients dans les meilleurs conditions. <br>  LA FERME !  <br> Deux des Orcs encadraient maintenant Tonhnon tandis que les deux autres avanaient lentement en renversant les tables qui se trouvaient sur leur passage.<br> Le Gobelin pris la parole :  Tou a oune zoli petite taverne et il zerait dommage quil narrive oune accident... <br>  Indubitablement, mais cest le lot de chacun. Nul nest  labri dun impondrable... <br>  Tou na pas lair davoir compris... y zuis venou pour te donner oune chanze de garder ton bien... <br>  Visiblement vous ntes point un rhtoricien de premier ordre et semblez avoir du mal  exprimer vos ides sans circonvolution autour de lobjet rel de votre visite.... Vous serait il possible de vous exprimer plus clairement ? <br> Visiblement son interlocuteur snervait srieusement mais Tonhnon prenait garde  ne pas se dpartir de son plus beau sourire.<br> A ce moment un craquement monstrueux retenti et Gn traversa le plafond, crasant deux des Orcs dans sa chute. Sous le choc le lustre se dcrocha et crasa un troisime Orc. Le dernier recula brusquement et marcha malencontreusement sur le pied de Gn qui le pris assez mal et lui exprima vivement (et violemment) sa dsapprobation.<br> Le Gobelin, dabord clou sur place commena  marcher doucement lorsque Shraam apparu dans lembrasure un autre client sur lpaule et un grand sourire sur les lvres. <br> Le Gobelin poussa un hurlement et sauta par une fentre pour senfuir  toute jambes dans la rue.<br> <br> Tonhnon tait hors de lui :  Cest malin vous faites fuir les client ! <br> Gn regardait batement le plafond :  en retirant a on aura une salle vachement plus haute... <br> Gn de son cot tentait tant bien que mal de dissimuler le cadavre de lOrc derrire son dos :  cest lui qu commenc... <br> Tonhnon se senti trs las...<br> <br> Jrojro jailli de la cuisine :  jai calcul que si on vend le mme verre  deux personnes diffrentes on gagne deux fois plus dargent ! Il suffit dattendre quils soient bourrs et aprs on leur vend des verres vides ! <br> Tonhnon refusait de sintresser  ces contingences bassement matrielles et se mis en devoir de remettre un peu dordre dans la pice dvaste.<br> Il leurs faudrait des ouvriers : pour dtruire les Trolls taient particulirement dous mais pour les amnagements intrieurs il tait plus prudent de sen remettre  des professionnels.<br> <br> Shraam se proposa immdiatement pour le recrutement : ctait un chasseur de premier ordre et la traque tait sa passion, fusse la traque de deux menuisiers et dun architecte dintrieur.<br> <br> Le soir mme les travaux commenaient sous le regard ravi de Tonhnon. Quelques voisins vinrent bien se plaindre du bruit mais Gn et Gn leur proposrent un sige et cette nuit l les affaires furent florissantes. Les ouivriers, artisans amoureux du travail bien fait refusrent tout salaire. Tonhnon ne savait comment les remercier dune telle gnrosit et, si cela navait dpendu que de lui, ils nauraient mme pas pay leurs consommations.<br> <br>  Cette fois ctait la bonne. La premire journe avait permis de faire leurs premire armes et doptimiser leurs contacts avec le public. Cette nuit blanche de travail avait transformer un chantier bien peu accueillant en superbe tablissement. La taverne dispossait maintenant dune mezzanine et les meubles du voisin avait permis de donner un cachet particulier  lensemble, chaud et vivant.<br> <br> Tonhnon tait fier du rsultat et il savait quil pouvait compter sur ses compagnons pour louverture officielle.<br> <br> <br> <br> <br> <<h1>Chapitre IV</h1> <br> <h1>LA BIERE DES NAINS</H1> <br> </center> <BR> La matine servit  prendre un peu de repos, l'ouverture officielle n'aurait lieu que le soir et chacun devrait tre au mieux de sa forme.<BR> Mais un point taraudait Tonhnon : leurs rserves de bires seraient elles suffisantes ? En effet, les travaux avaient donns soif aux Trolls et ils s'taient largement servis dans la rserve. Il tait trop tard pour aller se rapprovisionner de l'autre cot du col, o donc trouver de la bire de bonne qualit et  peu de frais ?<BR> Jrojro fut formel : la meilleurs bire tait celle des nains !<BR> Mais accepteraient ils d'en fournir  un de leurs concurrents ?<BR> De plus, le seul bar nain de la ville avait brl accidentellement avec tout son quartier il y avait quelques jours de cela. Il ne restait plus qu'une source d'approvisionnement possible : un bar  mi-pente de la montagne noire qui fournissait les nains travaillant dans les mines (cette montagne tait d'aprs la rumeur un vrai gruyre).<BR> <BR> Mais Tonhnon tait optimiste : le destin lui avait toujours souri et il savait qu'une fois de plus il devait faire confiance  sa bonne toile :<BR> Il proposa donc d'aller demander gentiment au tenancier de cet tablissement. Bien qu'un peut complexe ce plan reu l'approbation des deux Trolls (ils avaient proposs d'aller se servir directement mais reconnurent qu'ils ne savaient pas o les tonneaux taient rangs et qu'il tait plus simple de demander).<BR> Shraam tait nettement plus dubitatif mais de toute faon il fallait quelqu'un pour garder le bar. Jrojro de son cot tudiait le potentiel de croissance compte tenu de la zone d'implantation, ou tout du moins prtendait le faire...<BR> <BR> Encadr des deux Trolls, Tonhnon commena l'escalade de la montagne. Trs rapidement il fut distanc et dut faire une halte bien mrite. Il mdita longuement en fixant le ciel sans nuage au dessus de sa tte. Lorsqu'il repris sa route ses ides taient claires et son discours et ses arguments affts. Il les convaincrait !<BR> <BR> Le  Gros Tonneau  tait un tablissement construit grce  la science des nains : Comme encastr dans la montagne il pouvait contenir un nombre de clients impressionnant et d'aprs les  ont dit  ses rserves s'enfonaient profondment dans la montagne. Et tous leurs produits taient de premire qualit, imports  prix d'or de la terre des nains.<BR> <BR> Tonhnon fit son entre. Le bruit, assourdissant un instant plus tt, fit place  un silence pesant : il tait le seul  peau verte  de l'assemble et tout le monde avait les yeux fixs sur lui.<BR>  Bonjour Amis !  Une chope le bire vide le percuta en plein front et la salle explosa dans un rire gras et sonore.<BR> Lorsque le calme revint Tonhnon, sans se dpartir de son sourire de bon aloi, repris la parole :  Bonjour mes Frres ! Je suis venu vous apporter un message de paix et de joie ! Mes camarades et moi venons d'ouvrir un dbit de boisson en ville et nous voulons faire de ce lieux un endroit de confraternit entre les peuples ! Ecoutez mes paroles et rvez avec moi d'un monde o il n'y aurait plus de guerres mais o les tres de toutes origines pourraient se retrouver autour d'une chope ! <BR> Le nain le plus proche crasa une larme...<BR>  Ce n'est pas une utopie, je crois en un jour o tout ceci sera vrai et ce jour sera demain ! Il suffit que nous nous donnions la main... et que vous nous donniez un peu de bire... <BR> Un court silence fut suivi d'un clat de rire gnral.<BR> Mais un nain fit irruption dans la pice :  Pendant que le nabot faisait diversion des Trolls ont attaqu le convoi et vol une carriole pleine de tonneaux de bire ! <BR> L'hilarit retomba aussitt et Tonhnon put lire dans les regards de l'assistance une lgre dsapprobation et peut tre mme une pointe d'nervement.<BR>  Heu... vous ne pensez tout de mme pas que ceci faisait parti d'un plan ourdit contre vous ? Je vous assure qu'il s'agit d'une concidence... <BR> Le barman regarda un tonnelet vide qui gisait dans un coin :  Vous croyez qu'il tient l dedans ? <BR> <BR>Une voix s'leva :  En tassant bien... <BR> <BR> Tonhnon s'extirpa difficilement des dbris du tonnelet : il avait dval toute la montagne et avait fini sa course contre un obstacle inopportun.<BR> Encore assis sur son fondement, incapable de se lever, il hurla en prenant le ciel en tmoin  Ce Peuple est incapable de matriser ses pulsions et ses membres se comporte en animaux ! Comment discuter avec des tres qui allient le got de la violence des Orcs et le culte de la btise des Trolls ? ! ? ! <BR> L'instant d'aprs le Troll contre lequel le tonnelet s'tait cras le projetait par dessus la maison la plus proche et il s'crasait de nouveau mais cette fois ci sur le pav irrgulier de la rue principale.<BR> <BR> Il rejoignit difficilement  Le Troll qui pte  et se laissa tomber sur une chaise.<BR>  Je vous sert quelque chose ? . Tonhnon leva les yeux et poussa un hurlement en tombant de sa chaise : Shraam lui faisait face et le fixait avec un regard vicieux et cruel, son pe ouvrage dans sa main droite dtonait avec le plateau qu'il tenait de la main gauche. Il se releva difficilement, les motions de la matine l'avaient puises.<BR> Gn et Gn finissaient de dcharger la charrette qu'ils avaient croise et avaient rcuprs, en oubliant de prvenir leur compagnon.<BR> Il faudrait immanquablement du personnel, des serveurs par exemple.<BR> Jrojro promis de s'en occuper. Surtout qu'il prvoyait un afflue massif de clients : pour pousser  la consommation il avait empoisonn les principales sources d'eau potable de la ville. En apprenant cela Tonhnon fut ptrifi. Mais il n'eut pas le temps de dire quoi que ce soit car un bruit effroyable retentit  l'extrieur.<BR> Un rocher gigantesque venait de s'abattre sur la maison d'en face et les passants regardaient le ciel avec des yeux o se lisaient l'inquitude et la curiosit. Par rflexe Tonhnon se tourna vers Gn et Gn mais ils avaient l'air visiblement aussi tonns que les autres.<BR> Chacun s'apprtait  retourner vaquer  ses occupation quand le bruit se fit entendre de nouveau, cette fois ci c'est la maison  droite de l'auberge qui venait d'tre touche. Saisi d'une sombre pense Tonhnon monta rapidement sur le toit de la taverne rapidement rejoint par ses compagnons : au loin on apercevait une catapulte naine servit par une dizaine de guerriers et d'ingnieurs.  Heu... aurais omis de vous transmettre leur ultimatum de deux heures pour rendre la bire o ils se vengeraient sans piti ? <BR> Ses camarades se tournrent vers lui avec un air mauvais (enfin... Gn et Gn avaient plutt un air bovin mais bon...).<BR> Heureusement le bon droit tait de leur cot et leur inspira une solution rapide ! Tout d'abord Jrojro mis le feu au pt de maison le plus proche ! De cette manire il dissimulait le bar derrire un rideau de fume de premier ordre. Cela donna le temps  Shraam de se procurer un vhicule rapide et Gn et Gn montrent aussitt, prt au combat, dans la carriole du gnreux donateur mort pour la cause.<BR> Malheureusement les nains les virent arriver de loin et se mirent en position, l'arbalte au poing, prt  les recevoir. Les Trolls entreprirent donc de dmonter l'arrire du vhicule pour s'en servir comme projectile. La roue arrire gauche fit merveille mais leur lan fut stopp net lorsque les nains turent les chevaux. Il ne furent sauv que par la prsence d'esprit de Shraam, d'une ingniosit imbattable ds qu'il s'agissait d'agresser son prochain. Avec le fond de la carriole il se firent un bouclier gant et chargrent sans visibilit. Au corps  corps le nain est un adversaire dangereux mais contre deux Trolls furieux et un Orc en grande forme ce fut un massacre.<BR> Shraam, un rictus mauvais sur les lvres demanda aux Trolls de retourner la catapulte et ils se firent un devoir de renvoyer chez eux tous leurs agresseurs, puis, esprant que le message avait t compris, dtruisirent consciencieusement la machine et rentrrent.<BR> <BR> En ville le feu s'tait propag, mais pas du cot du  Troll qui pte , ils reprirent donc leur activit comme si de rien n'tait. Tonhnon repris connaissance un peu plus tard au milieu de la rue et se promis de ne plus jamais improviser de danse de la joie sur un toit. Jrojro de son cot, tait le seul  aider la population  lutter contre l'incendie : il s'tait mis  vider les maisons touches de tout ce qui pouvait avoir de la valeur... il pillait quoi... <BR> <BR> Tonhnon ne savait que penser. La tentative de rapprochement avec le nains avait t un chec et il tait mme probable qu'ils n'aient mal pris la destruction de leur engin et le meurtre de leurs soldats. Il rsolut de faire abstraction de ce petit problme passager et dcida de privilgier, sur le court terme tout du moins, le rassemblement des Trolls, Gobelins et Orcs. Plus tard viendrait l'unit de tous les peuples, mais il avait voulu faire trop vite et trop bien. Chaque chose devait venir en son temps. Il se promis de ne pas oublier la leon et rentra dans l'auberge.<BR> <BR> Le soir tombait, quelques maisons finissaient de se consumer et tous ceux qui avaient luts contre les flammes, assoiffs, marchaient maintenant vers le bar le plus proche.<BR> L'inauguration serait un succs, Tonhnon en tait sr. Serait elle calme ? Il en tait beaucoup moins sr....<BR>  </body> </html>  
