<html> <head> <title>Ze Voyager et les guerriers de Brehan</title> </head>  <body text="navy" background="lettre.gif"> <font face="Arial" size="4" color="black">Les Guerriers de Brehan</font><br> <font face="arial" size="2" color=gray><b><i>Extrait de : 'Rcit de voyages de Ze-Voyager (Grimoire troisime)'</i></b></font> <P><br>  <table cellspacing="0" cellpadding="0" border="0"> <tr> <TD valign=top width=42>   <img src="guillemeto.gif" width=37 height=28 alt="" border="0"> </TD> <td> <Font size=2 face=arial>  J'tais occup  prier ma Desse, en prvision du fait qu'elle allait bientt devoir s'occuper de mon cas, lorsque quatre  individus furent jets dans ma cellule par mes geliers.  en juger par leur vture, c'taient des guerriers, voire des  mercenaires. Le groupe se composait : d'un guerrier un peu fou aux yeux rouges de colre, un autre plus 'sage', un  sourd-muet d'une carrure fort imposante aussi et d'un apprenti guerrier d'une carrure beaucoup moins imposante. Le plus  fou se cramponna aux barreaux et se mit  hurler tel un forcen, dans un langage incomprhensible, ce qui ne pouvait tre  que des imprcations destines  nos geliers. Il arriva mme  dformer lgrement les barreaux en utilisant uniquement  sa force et fut stopp net par un envotement de la part du gardien en chef. <br><br>  L'apprenti guerrier vint prs de moi, sortit de ses hardes une vieille timbale cabosse et rouille et me la tendit en  profrant des paroles trs difficiles  comprendre.<br> - "Merci, mon bon, mais je ne comprends pas bien ce que vous me dites", lui rpondis-je, prenant tout de mme la timbale.  L'eau  l'intrieur semblait propre, mais je me demandai tout de mme d'o il la tirait.<br> - "Soyez sans crainte", rpondit-il dans ma propre langue et en faisant un effort d'articulation. Sans doute, avais-je  rflchi  haute voix. "Ce n'est que de l'eau que nous devons  la bont de Brehan".<br> Bon, au moins pouvais-je consommer son eau sans crainte. En fait, je devais m'tre dessch plus que je ne le croyais car  cette eau me fit un bien fou. Je n'allais pas jusqu' me sentir  l'aise, si proche de cratres fumants de lave, mais je  pus converser avec ces guerriers de faon presque normale. L'apprenti rpondait au nom plaisant de PennFlam, le forcen  hurleur au nom de Moloch, qui avait fini par se calmer mais ne semblait pas d'humeur  vouloir parler avec moi. Ce n'tait  pas a qui allait aider  faire passer ce culte pour un peu plus srieux. Quant au dernier, je ne pus connatre son nom  car il tait muet et ne parlait donc  personne, mme pas  ses compagnons de fortune. Je leur expliquais quant  moi que  j'avais perdu la mmoire, et leur donna le surnom Voyager que m'a donn Xena la Guerrire. <br><br>  Je finis par comprendre que c'tait  cause de l'emblme de Mnes brod sur ma robe, que personne ne voulait trop me  parler. Y reconnaissant un squelette, les guerriers n'avaient pas regard plus loin et me croyaient complice de nos  geliers. Je ne tentais pas de leur expliquer qu'on ne gchait pas d'espions au milieu de prisonniers. Ils refusaient  d'couter, baragouinant des vidences comme quoi il n'y avait rien de mieux que la force et la matire et j'en fus rduit   ne plus pouvoir m'entretenir qu'avec PennFlam l'apprenti. <br><br>  PennFlam semblait intress par mon cas et posa quelques questions curieuses : d'o je venais, depuis combien de temps  tais-je l, pourquoi j'tais l, est-ce que j'avais vu des grandes vagues et quand, combien y avait-il d'toiles et de  lunes dans le ciel. Il apparut bien vite qu'ils venaient du Grand Nord, o ils taient habitus au froid et au peu de  lumire, et qu'ils avaient du mal  imaginer les riantes contres chaudes que j'ai dcouvertes lors de mes nombreux  voyages. Leur question sur le nombre d'toiles me gna un peu. Comment de simples guerriers pouvaient-ils savoir qu'il y  a de cela nombreuses annes, avant la grande vague que le "Poing Profane" avait traverse, le ciel tait rempli d'toiles ? <br><br>  Vers la fin de la journe, un horrible et fou petit gobelin vert apparut  la porte de la cellule et hurla quelque chose  que je ne compris pas. Moloch se prcipita vers lui et je fus tout surpris de constater qu'il lui tait ces menottes  anti-magie. Un  un, avec plus de rticence, les autres et moi firent de mme. Aussitt, une grande pe jaillit dans la  main de Moloch. Le gobelin recula en poussant un hurlement strident, mais Moloch, comme hypnotis, n'avait apparemment  l'intention de trucider personne dans les secondes  venir . Je me retirai cependant prudemment dans un coin de la cellule. <br><br>  Un peu soulag du retour de mes commodits, je sortis quelques ingrdients des poches de ma robe et proposai poliment  la  cantonade le breuvage que j'ai concoct. Les guerriers me regardrent bizarrement, mais PennFlam en accepta une tasse.  Aprs deux jours de privation, mon breuvage me fit du bien. Pourtant, alors que je le savourais, appuy moelleusement sur  mon coussin, je fis un rve veill. Devant moi, je vis une elfe surarme, en train de tailler en pices un escadron de  dmons noirs. La vision fut fugitive, mais je dus faire une drle de tte car Pennflam, pensant mon caf empoisonn, le  recracha aussitt. J'essayais de le rassurer, mais non seulement il refusa obstinment, mais j'eus bien peur que l'pe de  Moloch me tranche la tte. <br><br>  Pendant le repas du soir, o je russis  obtenir de la salade plutt que leur espce de ragot infme, les questions  continurent. Ils me demandrent si je connaissais le phnomne de l'Haruspice et je rpondis prudemment que oui,  bien sr. Ils me demandrent en quelle anne nous nous trouvions. Leur calendrier, videmment, n'tait pas le mme que  le mien, ils prtendaient se trouver bien plus tard. J'eus beau leur expliquer que les diffrences de calendrier sont  dues  mon apparition dans ce monde et que nous ne nous rfrions sans doute pas aux mmes vnements, ils persistrent   croire que j'avais t victime d'envotement. C'tait une suggestion ridicule, bien sr. Je sais ce que l'on ressent lors  d'envotement, une espce de suspension de l'espace et rien de tel ne s'tait produit pendant mes voyages. Ils me  demandrent des prcisions sur le "Poing Profane". <br> - "Vous tes de quelle classe ?" me demanda PennFlam.<br> Je ne comprenais mme pas la question, me la fis retraduire en vain, mais la rponse semblait trs importante pour eux.<br> - "21 !" Fis-je au hasard pour les apaiser.<br> - "Pftt ! Mme pas trs lev !" Conclut-il avec ce qui me sembla tre un petit air mprisant.<br> J'aurais pu mieux lui expliquer si j'avais compris de quoi il parlait, mais  dfaut je leur expliquai que j'tais  prisonnier dans le "Poing Profane", mais ils semblaient croire, tout comme mes geliers, que j'tais un espion.  <br><br>  Ils me demandrent d'o je venais. Je rpondis que ma dernire ville tait "Gyg" et ils clatrent tous de rire en choeur.  Un peu vex, je leur demandai ce qu'il y avait de si drle. Et ils m'expliqurent que nous tions sur "Aphral" et  m'inventrent un conte abracadabrant comme quoi la ville de "Gyg" tait reste plus d'un sicle dans une stase temporelle,  moi compris, bien entendu, et que c'tait un inconnu qui l'avait brise. Bien entendu, je n'en cru pas un mot et me  retirai dans un coin, pour tre tranquille. Me resservis un peu de breuvage et feuilletais mon grimoire pour me calmer  l'esprit, me demandant paresseusement si j'avais une chance de me sauver de cette prison.  <br><br>   ma grande stupeur, Moloch avec son pe prit la forme d'un ogre avec un norme marteau, sans prononcer un seul mot qui  aurait pu me laisser penser qu'il avait jet un sort, se mit  hurler en forgeant un morceau de mtal puis  se rouler  par terre. Il vint jusqu' me titiller mais au manque de raction de ses compagnons, je jugeai qu'il n'avait pas de  mauvaises intentions. La transformation devait tre involontaire, puisque l'ogre ne fit rien d'autre que forger pendant  une demi-heure, avant que l'homme ne redevienne lui-mme. <br> tais-je tomb sur un groupe de 'change formes' ? <br><br>  PennFlam vint derrire moi jeter un oeil sur mon livre de prires et poussa un "Oh !" outrag. Je dus lui expliquer une  nouvelle fois mes croyances et que le bien tait au centre de notre sacerdoce. Il parut convaincu et, voyant son dsir,  je lui prtai le livre. Il convainquit l'ex-ogre, qu'il appelait "chef", de jeter un oeil aussi. Rticent au dbut   prendre un objet de ma desse entre ses mains, il comprit bien vite l'intrt du livre. D'un commun accord, il feuilleta  mon grimoire, en posant un flot de question sur la matire.  <br><br>  Aprs avoir rpondu  toutes les questions de Moloch sur la matire, je dcidai d'essayer de prendre le repos que je  pourrais en m'interrogeant sur le but de toutes ces questions de la part d'un guerrier un peu fou. <br><br>  Le lendemain matin, ceux qui avaient russi  s'endormir - dont moi, je l'avoue - furent rveills en fanfare par un bruit  tonitruant. Une voix colossale, probablement aide par quelque magie, annonait avec enthousiasme en plusieurs langues,  dont la mienne : "Bienvenue aux XXIIIe jeux d'Interliches !!". Mes nouveaux camarades et moi-mme restrent quelque peu  interloqus jusqu' ce que le mme gobelin verdtre qui nous avait nourris la veille nous distribue un parchemin en  donnant les instructions de nous rpartir les tches. Le parchemin n'tant pas dans la langue des guerriers, ils  attendirent que je veuille bien leur donner des explications. <br><br>  Il semblait que nos geliers infernaux veuillent se donner du bon temps pendant notre excution. Le parchemin listait une  srie d'preuves toutes plus ridicules les unes que les autres : rodo, labyrinthe, nage, corrida et autres amusements  pour bas peuple. J'eus beau tenter d'expliquer qu'un prtre ne saurait abaisser le nom de sa desse  de telles vtilles,  mais mes compagnons de cellule insistrent pour m'assigner une de ces "preuves". De plus, la magie serait interdite  pendant les preuves. L'une ne semblait prsenter d'autres difficults que de remplir une baignoire d'eau. Je choisis  celle-l qui,  dfaut d'tre glorieuse, ne semblait pas bien dangereuse. <br><br>  <Center> <HR> </Center> <br>  Je pus observer la rapidit et la force de Drizzt pendant la premire preuve, qui consistait  planter trois haches dans  le dos d'une bestiole qui tenait autant du taureau furieux que du tigre affam. On le guida ensuite jusqu' un grand  labyrinthe, qui recelait un Minotaure. Il tait largu au milieu et devait gagner une des deux sorties en vitant la bte.  Il avait l'air confiant et j'appris qu'il avait t sans torche autrefois dans les cryptes ce qui lui facilitait la tche.  Afin de l'aider un peu, j'utilisais ma magie revenue pour crer de faux bruits de pas non loin du Minotaure, du ct  oppos  Drizzt. La bte hsita un peu, puis partit dans la mauvaise direction tandis que le guerrier gagnait  tranquillement la sortie. Il me remercia  peine. <br><br>  Pour le candidat suivant, Moloch, j'eus beau guider le Minotaure droit dessus les gardes, selon la mme technique, ce  bovin minable se paralysa de trouille devant le gobelin vert. Parce que le sort ne me fatiguait pas, je tentais en vain  d'exciter le Minotaure contre ce gobelin vert qui le transforma en squelette inanim sous les applaudissements dchans  de la foule que je prfrais ne pas regarder. Pendant ce temps Moloch dans un tat de folie avait tranch les squelettes  sans aucune marque de fatigue. Debout au milieu de l'arne sur un amas d'os, le regard hagard, il attendait d'autre  squelette. Mais le gobelin transforma son pe en un fragile bton et le guida hors de l'arne. <br><br>   mon grand dsespoir, l'preuve suivante me concernait. Moi qui avais pens m'en tirer  relativement peu de frais,  j'avais eu bien tort ! Remplir une baignoire, oui, mais  un rservoir d'acide situ au milieu d'une cuve d'eau  bouillante, en passant sur une poutre cerne de sacs de sable attachs  des cordes que les spectateurs pouvaient balancer  sur le malheureux, moi, qui traversait la poutre. Et videmment, pas question d'utiliser de magie pour traverser ailleurs  que sur cette fichue poutre ! En soupirant, je sortis mon grappin d'une des poches de ma robe, ce qui ne manqua pas  d'tonner mes collgues, pour qui cet accessoire tait peu sacerdotal. Une fois le grappin fix au rservoir d'un ct et   la baignoire de l'autre, solidement, j'utilisais ma corde pour figurer un assemblage baudrier noeud de huit qui assurait  que, mme si je glissais de la poutre, je resterai suspendu  la corde plutt que de finir en homard  la nage. Avant de  commencer  remplir cette maudite baignoire, j'avanai prudemment sur la poutre, je me saisis des sacs de sable un  un et  tranchai leurs attaches. Ensuite, je n'eus plus qu' faire l'aller-retour le plus tranquillement possible pour minimiser  les risques, manquant glisser une fois seulement et me brlant juste un peu le pied. <br><br>  La quatrime tait l'preuve de natation et PennFlam regretta un peu sa bravoure lorsqu'il en comprit les modalits. Il  devait d'abord franchir sur une poutre troite un bassin de lave, en tant attaqu par des kraaniens volants. Evidemment,  un dragon qui se riait de la lave, y pataugeait gaiement. Sur un chafaudage qui se dressait au milieu, ils s'aspergeaient  d'un liquide cens les protger de la chaleur, puis plongeaient dans la lave pour finir : la fameuse preuve de natation.  De plus,  l'arrive du concurrent, l'chafaudage pouvait disparatre, prcipitant dans la lave tous ceux qui se  trouveraient encore dessus. Cela me rendit tellement malade que je dcidai de ne pas regarder et de finir mon breuvage en  paix. L'apprenti PennFlam vint cependant me demander ma corde, afin de s'assurer sur la poutre. Moi, bon prince, je la lui  prtai avec confiance. Il arriva sans encombre jusqu' la douche. L, un des monstres avait gliss et tait tomb avec un  hurlement horrible qui nous avait glac les sangs. PennFlam ne trouva rien de plus intelligent que de me balancer la  corde. Ce qui devait arriver arriva et la moiti infrieure de ma corde atterrit dans la lave. Les quinze mtres que  j'arrivais  rcuprer, malheureusement, n'avaient plus rien de magique ! Sain et sauf, il ne parut pas plus que a gn  d'avoir dtruit un objet magique de grande valeur par son insouciance. Mais il tait rest  l'entre de l'chafaudage,  paralys de terreur.  <br><br>  La dernire preuve revenait au guerrier muet, qui s'y prpara avec confiance. Il devait chevaucher et dompter un griffon,  au-dessus d'un bassin de lave, toujours. Cette manie de vouloir faire griller les gens... Je n'avais pas vraiment envie de  regarder a, donc je ne fus pas tmoin de la tragdie. J'entendis juste le muet partir pour accomplir sa tche et une  minute aprs, un horrible hurlement. Je me retournai juste assez pour constater que le griffon ne portait aucun cavalier,  que la lave tait anime d'une lgre vaguelette et que les spectateurs applaudissaient. Je faillis en rendre mon repas.  Les compagnons du malheureux,  mon grand moi, ne partageaient pas aussi violemment mon choc. Soit ils s'taient tous  prpars  la mort de manire stoque, soit ils l'avaient approch plus souvent que moi. Leur force devant la mort me  troubla normment, branl que j'tais dj par cette mort atroce. <br><br>  Malgr la fin des preuves prescrites, il restait encore trop de survivants pour que la soif de sang et de tripes des  immondes spectateurs de cette farce soit assouvie. Nous fmes donc jets dans une arne, pour que n'en ressorte aucun  survivant, jets avec un dragon, un Minotaure, une horde d'horreurs et un assortiment de mort-vivants plus ou moins bon  sorcier. La partie me semblait un peu ingale, mme si nous nous coalismes dans un louable instinct de survie. N'ayant  pas la moindre utilit ni dans un combat rapproch ni dans la lutte contre la ncromancie, je me contentai de soigner les  guerriers et de combattre le dragon - connaissant ma bonne grande rsistance au feu - en attendant notre fin inluctable,  au milieu des clameurs, des grognements bestiaux des monstres et des hurlements de douleur et d'agonie. On a fait mieux  pour la concentration et la mditation. <br><br>  Pourtant, un miracle se produisit. J'en remerciai tout naturellement ma Desse, quoique les guerriers aient tendance   m'expliquer la force de Brehan. Les clameurs chez les spectateurs se transformrent en cris d'horreur. Beaucoup de  morts-vivants tombrent en poussire, ainsi que beaucoup d'autres horreurs. Les gobelins spectateurs, dsempars, hbts  et interloqus, comme subitement abandonns, choisirent de fuir droit devant eux. En une minute  peine, Moloch et Drizzt  s'taient transforms en ogres sanguinaires et fous, ce qui avait t notre liquidation par les morts-vivants se rsumait  maintenant  une boucherie sanglante de squelettes et d'horreurs.  <br><br>  Peu dsireux de rester dans un cratre plein de lave, et certainement maudit en plus de a, plus qu'il n'tait absolument  ncessaire, je remerciais mes nouveaux compagnons et j'entrepris de sortir de cet endroit abominable le plus rapidement  possible, ce qui signifiait malheureusement  pied, comme, d'ailleurs, les autres guerriers. <br><br>  Ce qui me laissait encore assez de temps, une fois la panique passe, pour rflchir  ce que j'allais devenir. <br><BR>   <div align="center"><i><b>O tais-je ? Quel ge avais-je ? Suis-je envot ?<br> O se trouvait la ville la plus proche ? <br> Suis-je loin du lieu de ma premire apparition dans ma maison dtruite, plutt dmonte ?<br> Et surtout, pourquoi mon retour dans ce monde nomm "Aphral" ?</b></i></div><br> <br> </td> <td valign=bottom width=42 align=rigth>   <img src="guillemetf.gif" width=37 height=28 alt="" border="0"> </td> </tr> </table> <P align=right><font face="Arial" size="3"><b>Ze-Voyager</b></font> </P>  <br> <hr> <br> <I><a href="./index.html">Retour au Grand Livre des Souvenirs de Voyages</a></i> <br> </body> </html> 
