<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0 Transitional//EN">    <html>  <head>  	<title>CCE - Les Expositions - D'eux  nous</title>  	<SCRIPT LANGUAGE="JavaScript">  <!--  function getNavID() {          navName = navigator.appName;          navVer = parseInt(navigator.appVersion);          navOs = navigator.userAgent;          if ( ((navName == "Netscape") && (navVer >= 3)) || ((navName == "Microsoft Internet Explorer") && (navVer>=4))) NavID = 3;          else if ( (navOs.indexOf("(Win")>=0)  || ((navName == "Microsoft Internet Explorer") && (navVer<4)) ) NavID = 2;          else NavID = 1;          return NavID;  }  var browserVer=getNavID();  if (browserVer == 3) {  		rn = new Image(45,45);  		rn.src = "../../../images/ico_pges/retour/retour.gif";  		rv = new Image(45,45);  		rv.src = "../../../images/ico_pges/retour/retourvf.gif";  		hn = new Image(45,45);  		hn.src = "../../../images/ico_pges/haut/haut.gif";  		hv = new Image(45,45);  		hv.src = "../../../images/ico_pges/haut/hautvf.gif";  		inn = new Image(45,45);  		inn.src = "../../../images/ico_pges/infos/info.gif";  		inv = new Image(45,45);  		inv.src = "../../../images/ico_pges/infos/infovf.gif";  		bn = new Image(45,45);  		bn.src = "../../../images/ico_pges/barre/barre.gif";  		bv = new Image(45,45);  		bv.src = "../../../images/ico_pges/barre/barrevf.gif";  		}  function bouton(imgN,imgF) { if (browserVer == 3) document.images[imgN].src = eval(imgF + ".src"); }  //-->  </SCRIPT>  	      <style>  <!--  a:link {color="#000000"; text-decoration: none }  a:visited {color="#000000"; text-decoration: none}  a:hover {color="#0E7920"; text-decoration: none}  -->  </style>  </head>    <body topmargin="0" leftmargin="4" bgcolor="#FFFFFF" background="../../../images/fonds/fongris.gif" bgproperties="fixed">      <table border="0" width="620" align="left" cellspacing="0" cellpadding="12" height="100%">      <tr>        <td valign="top" align="left">                  <b><font face="Arial" size="1">&nbsp;</font><font face="Arial" size="5"><img border="0" src="../../../images/ico_pges/1_gris.gif" width="23" height="20">&nbsp;</font><font face="Arial" size="6">Les        Expositions pour les enfants</font></b>                  <ul>          <li><b><font face="Arial" size="3"><i>D'eux  nous</i></font></b></li>        </ul>        <blockquote>          <p align="left"><i><font face="Arial" size="2"><b>Album chronologique          d'histoires singulires pour &quot;Marne, pays d'histoires&quot;</b></font></i></p>          <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Gerbert - Sylvestre II </font><font face="Arial" size="2">          -          <i>938/1003</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers2.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p align="left"><font size="2" face="Arial">Avant de devenir le Pape          Sylvestre II, Gerbert tudia la science des nombres dans les grimoires          et s'employa  instaurer en occident le systme arithmtique labor          par les arabes. Invent par Pythagore, la numration dcimale, la          base dix, permet de reprsenter n'importe quel nombre au moyen de          symboles appels chiffres. L'homme a dix doigts, il apprend  les          compter vite. Esprit suprieur, novateur, Gerbert est accus d'avoir          pass un pacte avec le diable. C'tait monnaie courante  l'poque :          ds qu'une personne prsentait quelque originalit exceptionnelle, l'glise          faisait les gros yeux. Aprs avoir t excommuni, Gerbert obtiendra          cependant le &quot;pardon&quot; et accdera  la papaut en l'an 999,          grce au soutien de son protecteur, l'empereur Otton III.</font></p>          <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Urbain II</b> </font><font face="Arial" size="2">          <i>-          <b>1042/1099</b></i></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers1.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>          <p align="left"><font size="2" face="Arial">Urbain II, issu de la          noblesse champenoise, prendra son rle sur terre trs au srieux. Sitt          devenu pape, il excommunie le roi Philippe 1<sup>er</sup>, considrant ce dernier          comme libertin, et organise la premire croisade de l'histoire, vers Jrusalem,          afin de reconqurir l'empire chrtien menac par les invasions          turques. La papaut de 1095 poursuit un but bien prcis : briser la          domination arabo-musulmane en Mditerrane, en utilisant la chevalerie          existante, conception religieuse alors du mtier des armes.</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">Gabrielle de Vergy</font></b> <font size="2" face="Arial">-          <b><i>?/1170</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers5.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p align="left"><font size="2" face="Arial">Gabrielle aimait le chevalier de Coucy,          lorsque celui-ci partit pour la croisade elle lui offrit une boite           souvenirs. Coucy fut tu devant Saint-Jean dAcre, mais avant de          mourir il recommanda  son fidle cuyer de dposer son coeur dans          la boite et de la rapporter  sa belle. A larrive de lcuyer,          sire de Fayel, le mari, ayant eu vent de laffaire, intercepta le prsent          et fit servir  la table de sa femme, le cur de lamant. Saisie          dhorreur aprs cet affreux repas, Gabrielle, se laissa mourir de          faim.</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">Saladin Ogier dAnglure</font></b><font size="2" face="Arial">          - <b><i>?/1250</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers3.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Le 1<sup>er</sup> juillet 1190, Ogier de St Cheron          part en croisade avec le comte Henri II de Champagne. Il y reste 7 ans,          est fait prisonnier par Saladin Sultan dEgypte. Celui-ci inform de          la bravoure dploye pendant le combat, lui accorde la libert          moyennant la promesse dune ranon de 10 000 besants. Ogier rentre en          France pour runir cette somme. Arriv en Champagne o tout le monde          le croit mort, il saperoit vite quil lui est totalement          impossible de runir la somme requise. Alors en loyal chevalier, il se          constitue prisonnier. Il offre pour la dlivrance de ses compagnons, ce          quil a pu recueillir dor. Saladin, touch par sa grandeur dme,          le libre de sa dette. Dans la lgende, Saladin aurait demand que :          Les armoiries dAnglure, jusque l dor aux grelots          dargent, portent  lavenir dor aux grelots          dargent soutenus de croissants de gueules. Que lun de ses          fils porte le nom de Saladin. Que sur lune de ses terres soit bti          un temple en lhonneur de Mahomet...</font></p>          <p><font face="Arial"><b><font size="3">Robert de Sorbon</font></b></font><font face="Arial" size="2">          - <b><i>1201/1274</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers4.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Robert de Sorbon, prdicateur, clerc du          roi saint Louis, a l'ide un jour d'ouvrir une cole de thologie rserve          aux plus dmunis. A partir de 1252, grce  l'aide du roi et au          soutien du pape Clment IV, le collge s'agrandit considra-blement          et devient en peu de temps une institution connue dans l'Europe entire          sous le nom de Sorbonne, aujourd'hui la plus clbre des universits.</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Guillaume de Machault</font></b><font face="Arial" size="2"><b> -            <i>1300/1377</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers6.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2">Musicien et pote, Guillaume de            Machault commena son exploration du monde terrestre en accompagnant            le roi de Bohme durant ses nombreuses campagnes militaires en            Europe. Pote itinrant, compositeur fcond, Machault s'est tt            fait connatre par de nombreuses publications. Novateur en matire            harmonique et contrapuntique, il illustre ainsi le courant de l'Ars            Nova, en opposition  l'Ars Antiqua. Machault nous a laiss une            trentaine de manuscrits, avec une profusion de chansons profanes sur            des thmes amoureux. Mais c'est sa Messe de Notre Dame qui assure            aujourd'hui sa clbrit, dont la lgende assure  tort qu'elle            aurait t crite pour le sacre de Charles V, en 1364,  Reims.            Son oeuvre est considre comme annonciatrice d'une conscience            verticale de la musique. Et aujourd'hui encore, elle tonne par ses            hardiesses.</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">Eustache Deschamps</font></b><font size="2" face="Arial"> -          <b><i>1346/1406</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers7.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">A Vertus o il est n, il est membre            de la joyeuse socit des Bons enfants. On le surnomme            Morel  cause de son teint basan. Disciple et peut-tre neveu de            Guillaume de Machault, son oeuvre potique est importante et diverse.            Elle ne compte pas moins de 1374 ballades, le genre  la mode de            cette poque, et, entre autre, un art de dictier et faire            chansons dat de 1392 qui passe pour tre le premier trait            de versification franaise. Dans ses textes, il aime traduire la vie            quotidienne, avec bonne humeur et prcision. On y retrouve aussi son            attachement  sa ville natale. Je fu jadiz de terre vertueuse Nez de            Vertus, le paz renomm, Ou il avoit ville trs gracieuse, Dont li            bon vin sont en maint lieux nomm... Dehors Vertus ay maison            gracieuse Maison des Champs lont pluseurs appel.</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">Pierre Cauchon</font></b><font size="2" face="Arial">          - <b><i>1371/1442</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers8.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2">Pierre Cauchon, vque de Beauvais,            surveillait de prs son systme pileux. Il mangeait gras,            s'essoufflait rapidement et avait recours aux solutions expditives            lorsque son ventre criait famine. C'est ainsi qu'un beau matin de mai            1431, press d'aller djeuner, il expdia Jeanne d'Arc au bcher.            Mais un soir de 1442, alors qu'il achevait de se raser pour honorer un            dner important  la cour d'Angleterre, sa main eut un tremblement            nerveux. Il avait faim sans doute. Et la lame lui trancha la carotide.            En 1450, lors de la rvision du procs de Jeanne d'Arc par le pape            Calixte III, Pierre Cauchon est excommuni puis dterr pour tre            jet  la fosse commune. Un pisode probablement qu'il n'avait pas            prvu.</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Charles VII</font></b><font face="Arial" size="2"> -            <b><i>1403/1461</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers9.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Les histoires de famille sont toujours            compliques. Et celle de Charles VII n'chappe pas  la rgle. Son            rgne est un difficile parcours depuis l'humiliation jusqu' la            victoire. S'il n'a pas pu s'opposer  la mise  mort de Jeanne            d'Arc, au moins parvient-il vingt ans plus tard  lui rendre justice            en ordonnant la rvision de son procs. Car il n'oublie pas celle            qui, un jour, l'avait aid  voir plus clair dans son destin.</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Jeanne d'Arc</font><font size="2" face="Arial">            - <i>1412/1431</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers10.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2">Cette femme est accuse de pacte avec            le diable. Car en plus d'aimer combattre et de porter des pantalons,            elle reoit des messages du ciel ! Pour l'glise, elle a tous les dfauts            du monde. Elle est invocatrice de dmons ! Pierre Cauchon, prsident            du tribunal, ordonne qu'elle soit brle vive. Vingt ans plus tard,            en 1450, le pape Calixte III annule la condamnation. Puis Jeanne d'Arc            est dclare vnrable en 1894, batifie en 1919, et canonise            en 1920 ! Pour l'anecdote, sachez qu'en 1909, le port du pantalon            n'est plus un dlit si la femme tient  la main un guidon de            bicyclette o les rnes d'un cheval !</font></p>          <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Gilles Gobelin</font></b><font face="Arial" size="2">          - <b><i>?/1476</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers11.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Gilles Gobelin, inventeur  Reims de            la teinture carlate, fonde son entreprise qui deviendra deux sicle            plus tard, en 1675, Les Gobelins, complexe de manufactures cres            par Colbert, afin de promouvoir le savoir-faire national et limiter            ainsi considrablement l'importation des produits.</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Martin Akakia</font></b><font face="Arial" size="2"> -            <b><i>1497/1551</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers12.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Est n  Chlons aux environs de            1497. Il est le mdecin du roi Franois 1er et titulaire dune            chaire de chirurgie  luniversit de Paris. Auteur de plusieurs            traits et commentaires de mdecine dont deux traductions de Galien            (mdecin romain du 2me sicle). Il meurt en 1551. Son fils, galement            nomm Martin n en 1539 deviendra le premier lecteur du roi Charles            IX, professeur royal de chirurgie et mdecin de Henri III. Il meurt            en 1588.</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Henri IV</font></b><font face="Arial" size="2"> -            <b><i>1553/1610</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers13.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Roi  combien contest de son vivant            qui reconnat aux protestants, les Huguenots, la libert de            conscience et de culte. C'est l'dit de Nantes. Durant le rgne            d'Henri IV, on cre l'industrie de la soie, vers 1600,  partir de            l'levage des vers  soie. On prend aussi possession du Canada en            1606. Mais en 1610, l'assassin du Roi passe un sale quart d'heure. Son            bras est plong dans le soufre en feu, ses pectoraux sont arrachs            par des tenailles et de la cire brlante est dverse sur ses            plaies. Il est cartel par une foule en dlire. Son nom est            Ravaillac. Il finira dpec.</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Michel Letellier</font></b><font face="Arial"> -            <b><i>1603/1685</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers14.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Il est l'homme charg de la rdaction            des textes de lois du roi. En 1685, il signe celui de la rvocation            de l'dit de Nantes. L'annonce tombe comme un couperet. En effet, la            France redevient un royaume catholique, interdisant le droit de culte            aux protestants. Letellier prvoit la dmolition des temples, la            fermeture des coles protestantes, et l'expulsion des pasteurs            refusant la conversion. Interdiction galement aux rforms d'migrer            pour rester fidles  leur culte, sous peine de galres.</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Paul de Gondi</font><font face="Arial">            </font></b><font size="2"><font face="Arial">- </font></font> <b><font face="Arial" size="3">Cardinal            de Retz</font></b><font size="2">            - <b><i>1613/1679</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers15.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Aprs avoir got au sucre des            tumultes d'une vie riche en rebondissements, tant au niveau des murs          que de l'engagement politique et social, le cardinal de Retz, en 1675,            se convertit subitement  la religion et se retire chez les Bndictins.            A la surprise de tous, il adopte une vie paisible et se consacre  la            rdaction de ses mmoires, un rcit plein de verve, relatant avec            brio les faces caches des personnalits publiques de l'poque.            &quot;Il n'y a point de petits pas dans les grandes affaires.&quot; (            Mmoires. Paris 1717) &quot;Tout ce qui est fort extraordinaire ne            parat possible,  ceux qui ne sont capables que de l'ordinaire,            qu'aprs qu'il est arriv.&quot;</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Marion Delorme</font></b><font face="Arial"> -            <b><i>1615/1706</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers16.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Mon nom est Marion Delorme. Je suis            brune, pas trs grande, avec des seins assez imposants. Bien            proportionne, j'ai toujours aim me regarder dans la glace. Ah...            puis j'allais oublier, j'ai aussi une passion dans la vie : les hommes            ! J'adore les aimer, les faire tourner en bourrique, les ruiner aussi.            Certains se sont battus en duel pour mes beaux yeux. Des Huguenots            sont alls jusqu' se convertir au catholicisme. C'est dire le succs            que j'ai eu ! Les personnages les plus influents sont passs chez            moi, et je peux vous faire une confidence. Quand on a vu autant            d'hommes en tenue d've, on peut sans conteste dclarer qu'ils sont            tous gaux... enfin presque.</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Jean-Baptiste Colbert&nbsp;</b></font><font size="2">            -            <b><i>1619/1683</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers17.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Il jouait le rle de la tirelire du            roi, et ds que celui ci dpensait un cu pour ses frasques            personnelles, il grinait des dents. En guise de cur, il possdait            un tiroir caisse et  la place du cerveau tait venue se greffer une            calculette. La politique conomique qu'il pratiqua en tant que            ministre est cependant d'une incroyable modernit, prfigurant dj            l're industrielle. Colbert sait tre tolrant, vis  vis des            Huguenots par exemple,  condition que cette tolrance joue en            faveur des caisses de l'tat. Il pourrait tre l'inventeur de            l'expression : Un sou est un sou.</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Jean de la Fontaine</b></font><font size="2"> -            <b><i>1621/1695</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers18.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Les Rmois Il nest cit que je prfre             Reims : Cest lornement, et lhonneur de la France : Car,            sans compter lampoule et les bons vins, Charmants objets y sont en            abondance. Par ce point-l je nentends quant  moi Tours ni            portaux ; mais gentilles galoises; Ayant trouv telle de nos Rmoises            Friande assez pour la bouche dun roi. Une avait pris un peintre en            mariage, Homme estim dans sa profession : Il en vivait : que faut-il            davantage ? Ctait assez pour sa condition. Chacun trouvait sa            femme fort heureuse. Le drle tait, grce  certain talent, Trs            bon poux, encor meilleur galant. De son travail mainte dame            amoureuse Lallait trouver ; et le tout  deux fins : Ctait le            bruit,  ce que dit lhistoire : Moi qui ne suis en cela des plus            fins, Je men rapporte  ce quil en faut croire. Ds que le            sire avait donzelle en main, Il en riait avec son pouse. Les droits            dhymen allant toujours leur train, Besoin ntait quelle ft            la jalouse. Mme elle et pu le payer de ses tours ; Et comme lui            voyager en amours, Sauf den user avec plus de prudence, Ne lui            faisant la mme confidence. ...</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Pierre Richelet</font><font face="Arial">            - <i>1631/1698</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers19.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Louis XIV avait dcid que seule            l'Acadmie Franaise pouvait produire un dictionnaire de langue franaise.            Il n'tait alors pas question de voir fleurir des versions indpendantes,            susceptibles de stimuler l'ouvroir de la censure. Richelet, faisant fi            de l'ordre royal, fera imprimer le sien en 1680  Genve et le            diffusera clandestinement en France. Le dictionnaire Richelet eut un            vif succs et connut maintes rditions.</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Dom Prignon</b></font><font size="2">            -            <b><i>1638/1715</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers20.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">La vigne en Champagne semble natre            avant le premier homme. Ds le 8e sicle, s'est installe une            tradition vinicole dont l'ampleur ne cesse de crotre. A partir de            1668, l'administrateur du monastre Saint-Pierre d'Hautvillers, Dom Prignon,            travaille sur l'assemblage des crus, clarifiant le liquide couleur            paille jusqu' lui donner cette nuance cristal. Il parvient galement,            par la magie de la fermentation,  enfermer le vin mousseux dans une            bouteille sans la faire exploser. Mais l'honneur d'un tel progrs            dans la champagnisation ne revient pas exclusivement  Dom Prignon.            Des moines, comme Frre Oudart, ont troitement collabor aux            recherches, notamment en mettant au point un procd pour protger            le bouchon de l'humidit.</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Jean Meslier</font><font face="Arial"> </font> </b><font size="2"><font face="Arial">-            <b><i>1664/1729</i></b></font></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers21.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Aprs avoir fait croire tout au long            de sa vie qu'il n'tait qu'un gentil et inoffensif petit cur            champenois, Jean Meslier s'avra aprs sa mort, par le biais d'crits            sulfureux, le dtonateur d'une pense rsolument anticlricale et            athiste. Carl Marx s'en inspirera en proclamant : La religion est            l'opium du peuple ! Meslier fut la muse des philosophes et des            penseurs  venir, qui reprirent et analysrent tour  tour les thmes            de ce qui sera appel plus tard le Socialisme. Il est probable que,            sans lui, la Rvolution franaise de 1789 aurait manqu d'clat. A            quand la Saint-Meslier ?</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Adrienne Lecouvreur</font><font face="Arial">            </font> </b><font size="2"><font face="Arial">- <b><i>1692/1730</i></b></font></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers22.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Elle suscita tant de passions que l'on            refusa  sa dpouille les plus simples funrailles. Parce qu'elle            n'a pas renonc au thtre, la spulture religieuse lui a t            interdite, comme elle l'a t  Molire, 50 ans plus tt ! O            l'on voit que le destin de certaines femmes en dit long sur la prtendue            humanit des hommes. leve prs d'pernay, entre un pre            alcoolique et une mre violente, Adrienne Lecouvreur est trs tt            attire par le thtre : un rayon de soleil qui lui permettrait d'chapper            au pire. Puis elle devient sur les planches de la Comdie Franaise            une extraordinaire tragdienne, avant de disparatre mystrieusement            dans les affres d'un enterrement clandestin. Et la lgende n'en            finira pas de broder sur les circonstances exactes de sa mort.            Empoisonne, comme devait l'tre une tragdienne ? Car sa vie            d'artiste est un chef-d'uvre.</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Voltaire</b></font><font size="2"><b>            </b>-            <b><i>1694/1778</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers23.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">ptre  mademoiselle Le Couvreur.            L'heureux talent dont vous charmez la France avait en vous brill ds            votre enfance. Il fut ds lors dangereux de vous voir, et vous            plaisiez mme sans le savoir. Sur le thtre heureusement conduite,          parmi les vux de cent curs empresss vous rcitiez, par la            nature instruite : c'tait beaucoup, ce n'tait point assez. Il vous            fallut encore un plus grand matre ; Permettez-moi de faire ici connatre          quel est ce dieu de qui l'art enchanteur vous a donn votre gloire            suprme, le tendre Amour me l'a cont lui-mme. On me dira que            l'Amour est menteur. Hlas ! je sais qu'il faut qu'on s'en dfie.            Qui mieux que moi connat sa perfidie ? Qui souffre plus de sa dloyaut            ? Je ne croirai cet enfant de ma vie. Mais cette fois il a dit vrit.            Ce mme Amour, Vnus et Melpomne loin de Paris faisaient voyage un            jour. Ces dieux charmants vinrent dans un sjour o vos attraits clataient            sur la scne. Chacun des trois avec tonnement vit cette grce et            simple et naturelle qui faisait lors votre unique ornement. Ah !            dirent-ils, cette jeune mortelle mrite bien que sans retardement nous rpandions tous nos trsors sur elle. Ce qu'un dieu veut se            fait dans le moment. Tout aussitt la tragique desse vous inspira            le got, le sentiment, le pathtique et la dlicatesse. &quot;Moi,            dit Vnus, je lui fais un prsent plus prcieux, et c'est le don de            plaire. Elle accrotra l'empire de Cythre&nbsp;:  son aspect tout          cur sera troubl, tous les esprits viendront lui rendre hommage.&quot;            &quot;Moi, dit l'Amour, je ferai davantage, je veux qu'elle aime !&quot; A peine eut-il parl          que dans l'instant vous devntes            parfaite : sans aucuns soins, sans tude, sans fard, des passions            vous ftes l'interprte. O de l'Amour adorable sujette, n'oubliez            pas le secret de votre art.</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Denis Diderot</font></b><font face="Arial" size="2">            - <b><i>1713/1784</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers24.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Un pre svre, une sur            qui finit            folle dans un couvent, un frre qui, devenu prtre, brillera par son            intolrance bute... Tout poussait donc Denis Diderot  devenir un            des penseurs les plus inventifs de son sicle. Romancier, pistolier,            philosophe, critique d'art, encyclopdiste, dramaturge... Un lien            fort avec l'actrice Sophie Volland qui durera jusqu' sa mort, en            1784. En 1894, certains ouvrages de Diderot, dont la lecture pouvait            tre dangereuse pour la foi ou les murs, figureront dans le            catalogue des livres interdits. Index librarum prohibitorum.</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3">&nbsp;<b>Sophie Volland</b></font><font face="Arial" size="2">            - <b><i>1717/1784</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers25.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Extrait de lettre de Diderot. 19 aot            1759... Nous interrogerons nos mes, et, contents ou mcontents de            leur rponse, nous aurons du moins la conscience de n'avoir rien            dissimul. La vtre est-elle toujours bien pure ? S'il y avait            quelque chose l qu'il fallt vous pardonner, je le ferais sans            doute; mais il m'en coterait beaucoup. Je suis si accoutum  vous            trouver innocente. Voil une phrase singulire. Mais d'o vient            donc que les expressions les plus honntes sont presque devenues            ridicules ?...</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Franois Kellermann</b></font><font size="2"> -            <b><i>1735/1820</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers26.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Situ  quelques kilomtres de            Sainte-Menehould, le village de Valmy reste immortalis grce au            vaillant capitaine Kellermann nomm Duc de Valmy par Napolon, aprs            tre venu  bout des troupes prussiennes en 1792. Homme de terrain,            dfenseur de la cause du peuple, ralli  la rvolution de 1789,            Kellermann demanda  ce qu'un monument soit rig en l'honneur de            ses compagnons d'armes.</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Claude-Nicolas Ledoux</b></font><font size="2"> -            <b><i>1736/1806</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers27.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Claude Nicolas Ledoux est un homme             l'imagination dbride, dot d'une curiosit sans borne. Il voit            dans l'architecture la somme de toutes les composantes de l'art. La            Saline d'Arc-et-Senans, son oeuvre la plus connue, illustre la dmarche            thtrale de son oeuvre. Un concept avant-gardiste , s'inscrivant            dans l'esprit novateur du sicle des Lumires. La vision sociale de            l'architecture le rapproche de ses contemporains et, contrairement aux            ides reues, Claude Nicolas ne fut jamais, de son temps, un artiste            maudit. Sa conception utilitariste de la cration architecturale            s'exprime clairement dans son livre : &quot; La vrit dans les arts            est un bien de tous ; c'est un tribut libral que l'on offre  la            socit ; chercher  la dcouvrir est un droit qui appartient             tout le monde.&quot;</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Goethe</b></font><font size="2"> -            <b><i>1749/1832</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers28.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Le pote Goethe quitte volontiers son            critoire pour suivre les troupes prussiennes sur le terrain de la            guerre. Depuis son poste d'observation, inconscient du danger, il            prend des notes, voulant donner  son prochain livre les accents crus            de la ralit vcue. A Valmy, il assiste  la dfaite de ses            troupes, repousses par le vaillant Kellerman. &quot;Le matin encore            on n'avait song qu' embrocher, et  manger en masse tous ces Franais,            maintenant on n'osait plus ni se parler ni se regarder ; et si on            s'adressait la parole, c'tait pour maudire cette expdition. Moi-mme            je commenais  me repentir de mon aveugle confiance aux talents du            Duc de Brunswick, puisqu'elle m'avait pouss  vouloir tre tmoin            oculaire de ses victoires.&quot;</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Nicolas Appert</b></font><font size="2"> -            <b><i>1750/1841</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers29.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">L'anctre de la bote de conserve,            c'est lui ! L 'appertisation est une technique de conservation par la            chaleur. Ds 1782, notre gnial inventeur met en bouteille des            petits pois qu'il dgustera 18 mois plus tard. Nomm bienfaiteur de            l'humanit, Appert voit ensuite ses travaux prendre une ampleur  l'chelle            mondiale. Mais, peu port sur le profit, il oublie dans quelle jungle            il se trouve, et meurt pauvre, quasi dlaiss,  91 ans.</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Jean-Baptiste Armonville</font></b><font size="2" face="Arial">            - <b><i>1756/1808</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers30.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Le 21 juin 1791, dans la nuit o fut            arrte la famille royale, les ouvriers de Reims choisirent            l'ouvrier tisseur Armonville pour reprsenter la classe proltaire             la grande assemble de la Rvolution. Charismatique, Armonville            s'employa  apaiser les dbordements sanglants de ses camarades de            faubourg, et devint l'un des personnages sur lequel la classe            laborieuse pouvait dsormais compter. Aprs la nouvelle Constitution            de 1793, Armonville participe activement  une premire exprience            communiste en veillant  l'approvisionnement de la population ouvrire            de Reims. &quot;C'est  moi, braves citoyens,  vous voter des            remerciements pour m'avoir procur par vos suffrages et ceux de vos            frres l'occasion de servir la France entire et le pays qui m'a vu            natre. Quels moments plus doux que de se trouver  cette place qui            me fut donne si gnreusement par le peuple et qui m'a procur la            facilit de vous tre utile.&quot;</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Jean-Baptiste Drouet</b></font><font size="2"> -            <b><i>1763/1824</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers31.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Il y a des gens qui deviennent clbres,            comme a, en l'espace d'un court instant, touchs par l'clair d'un            vnement exceptionnel. C'est le cas de Drouet, Jacobin et matre            de poste  Varennes, qui tomba sur le roi Louis XVI, une nuit de juin            1791, alors que ce dernier tentait de fuir hors des frontires en            compagnie de sa famille. L'alerte avait t donne quelques heures            plus tt aux Tuileries. Dj les missaires de l'Assemble            nationale remontaient vers l'est. Jean-Baptiste Drouet leur servit            Louis XVI sur un plateau, le cur battant, encore sous le choc d'une            telle aubaine. Lorsque le roi revint  Paris, il dut affronter            l'ardeur d'une foule hostile qui criait : Vivre libre ou mourir !            L'abolition claire et nette de la royaut tait dsormais au menu.</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Napolon Bonaparte</b></font><font face="Arial">            -            <b><i>1769/1821</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers32.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Napolon, qui n'avait pas l'habitude            de se rendre sur les champs de bataille avec un Caddie de supermarch            rempli, fut cependant et  son insu l'instigateur d'un fameux plat            cuisin. Le 14 juin 1800, Kellermann, le hros de Valmy, russit            cette fois  bousculer l'ennemi  Marengo. Pour clbrer la            victoire, Napolon Bonaparte eut l'ide de festoyer sur le champ. La            ferme voisine offrit des poulets, des tomates, de l'huile, des            champignons et du vin blanc, et le cuisinier de service dut improviser            un plat que la troupe euphorique baptisa aussitt &quot;Poulet            Marengo&quot;.</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Veuve Clicquot-Ponsardin</b></font><font size="2" face="Arial">            - <b><i>1777/1866</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers33.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">D'un mariage arrang natra une            passion entre une jeune fille au teint de lys et un beau jeune homme            du mme rang, Francis Clicquot, lev dans la bonne bourgeoisie rmoise            et bien dcid  faire le commerce du vin provenant des vignes            familiales encore peu exploites. La mort prmature de celui ci,             l'ge de 31 ans, vient brusquement briser ce bonheur. La jeune            veuve, faisant fi des objections car la notion de femme d'entreprise            n'existe pas encore, prend la direction des affaires de son mari et            fonde la socit &quot;Veuve Clicquot-Ponsardin, Fourneaux et Co.&quot;            Doue d'un sens infaillible pour le commerce, la jeune femme            entreprend, malgr la tourmente politique du moment, d'exporter son            champagne  l'tranger, notamment en Russie et en Angleterre. Elle            disait : Le vin, c'est moi ! Et ne servait  ses invits que des            bouteilles provenant exclusivement de ses caves. Et son affaire ne            cessa de prosprer jusqu' atteindre une renomme mondiale. En            1983, est cr le Prix Veuve Clicquot de la femme d'affaires de            l'anne !</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Aldebert de Chamisso de            Boncourt</font></b><font face="Arial"> - <b><i>1781/1838</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers34.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">Aldebert de Chamisso de Boncourt voit            sa vie basculer, lorsque enfant,  cause du tumulte de la Rvolution,            il est oblig de fuir  l'tranger avec sa famille, comme bon            nombre de nobles. Il vit et grandit en Allemagne, avec le sentiment            qu'il sera dsormais un ternel dracin. Le chteau familial a            t dtruit, et le retour sur le sol franais attise ses            souffrances d'homme ainsi que sa mlancolie de pote.... Ma            patrie. Je suis franais en Allemagne et allemand en France,            catholique chez les protestants, protestant chez les catholiques,            philosophe chez les gens religieux et cagot chez les gens sans prjugs            ; homme du monde chez les savants, et pdant dans le monde, jacobin            chez les aristocrates, et chez les dmocrates un noble, un homme de            l'Ancien Rgime, etc. Je ne suis nulle part de mise, je suis partout            tranger...&quot;</font></p>            <p align="left"><b><font face="Arial" size="3">Alphonse de la Martine</font></b><font face="Arial"> -            <b><i>1790/1869</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers35.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">... Voil le banc rustique o            sasseyait mon pre, la salle o rsonnait sa voix mle et svre,          quand les pasteurs assis sur leurs socs renverss lui comptaient les            sillons par chaque heure tracs, ou quencor palpitant des scnes            de sa gloire, de lchafaud des rois il nous disait lhistoire, et, plein du grand combat quil avait combattu,          en racontant sa vie            enseignait la vertu ! Voil la place vide o ma mre  toute heure          au plus lger soupir sortait de sa demeure, et, nous faisant porter            ou la laine ou le pain, vtissait lindigence ou nourrissait la            faim ; Voil les toits de chaume o sa main attentive versait sur la            blessure ou le miel ou lolive, ouvrait prs du chevet des            vieillards expirants ce livre o lesprance est permise aux            mourants, recueillait leurs soupirs sur leur bouche oppresse, faisait tourner vers Dieu leur dernire pense,          et tenant par la            main les plus jeunes de nous,  la veuve,  lenfant, qui tombaient             genoux disait, en essuyant les pleurs de leurs paupires : je nous            donne un peu dor, rendez-leur vos prires. Voil le seuil,             lombre, o son pied nous berait, la branche du figuier que sa            main abaissait, voici ltroit sentier o, quand lairain sonore          dans le temple lointain vibrait avec laurore, nous montions sur sa            trace  lautel du Seigneur offrir deux purs encens, innocence et            bonheur ! Cest ici que sa voix pieuse et solennelle nous expliquait            un Dieu que nous sentions en elle, et nous montrant lpi dans son            germe enferm, la grappe distillant son breuvage embaum, la gnisse            en lait pur changeant le suc des plantes, le rocher qui sentrouvre            aux sources ruisselantes, la laine des brebis drobe aux rameaux servant  tapisser les doux nids des oiseaux,          et le soleil exact             ses douze demeures, partageant aux climats les saisons et les            heures...</font></p>            <p align="left"><font face="Arial" size="3"><b>Victor Hugo</b></font><font size="2"> -            <b><i>1802/1885</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers36.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p align="left"><font face="Arial" size="2">A deux lieues de Chlons, sur la route            Sainte-Menehould, dans un endroit o il ny a que des plaines, des            chaumes  perte de vue et les arbres poudreux de la route une chose            magnifique vous apparat tout  coup. Cest labbaye de            Notre-Dame de lpine. Il y a l une vraie flche du quinzime sicle,            ouvre comme une dentelle et admirable, quoique accoste dun tlgraphe            quelle regarde, il est vrai, fort ddaigneusement, en grande dame            quelle est. Cest une surprise trange de voir spanouir            superbement dans ces champs, qui nourrissent  peine quelques            coquelicots tiols, cette splendide fleur de larchitecture            gothique. Jai pass deux heures dans cette glise ; jai rd            tout autour par un vent terrible qui faisait distinctement vaciller            les clochetons. Je tenais mon chapeau  deux mains, et jadmirais            avec les tourbillons de poussire dans les yeux. De temps en temps            une pierre se dtachait de la flche et venait tomber dans le cimetire             ct de moi. Il y aurait eu l mille dtails  dessiner. Les            gargouilles sont particulirement compliques et curieuses. Elles se            composent en gnral de deux monstres dont lun porte lautre de            sur ses paules. Celles de labside mont paru reprsenter les            sept pchs capitaux. La luxure, jolie paysanne beaucoup trop            retrousse, a d bien faire rver les pauvres moines. ...            (Extrait)Lettre de Varennes. le Rhin, lettre III</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Louis Pasteur</font></b><font face="Arial" size="2">          - <b><i>1822/1895</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers37.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Connu pour ses travaux en bactriologie,            Louis Pasteur fut aussi un pitre violoniste. Un matin pluvieux de            1860, alors qu'il tait de passage  Reims pour jouer les quatuors            de Haydn avec des amis, il tomba sur la Veuve Clicquot, qui, en            larmes, lui rvla l'pouvantable tragdie. En effet, depuis            quelques jours, les lapins prolifraient dans les couloirs humides de            ses caves de champagne. La pauvre femme tait au bord de la crise de            larmes. Pasteur marqua un temps de rflexion. S'il tait capable de            combattre la rage, il pouvait trouver le moyen d'aider la Veuve            Clicquot. Soudain son visage s'claira. Eurka ! Il se rendit sur le            champ dans les caves, sortit son violon de son tui, et commena             honorer la mmoire de Jean-Sbastien Bach. Les lapins, qui comme            nous le savons possdent une oreille ultra sensible, se mirent alors             dcamper de l'endroit avec une sorte de panique dlirante,            grimpant aux murs pour accder aux soupiraux ou bien choisissant la            voie obscure des gouts rmois. Et la Veuve Clicquot, regardant avec            attendrissement les petites crottes laisses par les envahisseurs,            eut alors cette phrase aujourd'hui clbre : Merci Pasteur !</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">mile Zola</font><font face="Arial" size="2">          - <i>1840/1902</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers38.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2">Monsieur le Prsident, Me            permettez-vous, dans ma gratitude pour le bienveillant accueil que            vous mavez fait un jour, davoir le souci de votre juste gloire            et de vous dire que votre toile, si heureuse jusquici, est menace            de la plus honteuse, de la plus ineffaable des taches ? Vous tes            sorti sain et sauf des basses calomnies, vous avez conquis les curs.            Vous apparaissez rayonnant dans lapothose de cette fte            patriotique que lalliance russe a t pour la France, et vous            vous prparez  prsider au solennel triomphe de notre Exposition            universelle, qui couronnera notre grand sicle de travail, de vrit            et de libert. Mais quelle tache de boue sur votre nom - jallais            dire sur votre rgne - que cette abominable affaire Dreyfus ! Un            conseil de guerre vient, par ordre, doser acquitter un Esterhazy,            soufflet suprme  toute vrit,  toute justice. Et cest            fini, la France a sur la joue cette souillure, lhistoire crira            que cest sous votre prsidence quun tel crime social a pu tre            commis. Puisquils ont os, joserai aussi, moi. La vrit, je            la dirai, car jai promis de la dire, si la justice, rgulirement            saisie, ne la faisait pas, pleine et entire. Mon devoir est de            parler, je ne veux pas tre complice. Mes nuits seraient hantes par            le spectre de linnocent qui expie l-bas, dans la plus affreuse            des tortures, un crime quil na pas commis... (Extrait) Lettre             Mr Flix Faure, Prsident de la Rpublique</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">Lon Bourgeois</font></b><font face="Arial" size="2"> -          <b><i>1851/1925</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers39.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Prix Nobel de la Paix en 1920, Lon            Bourgeois consacre sa vie  la scne politique en occupant divers siges,            comme prsident du Conseil, ou comme ministre de l'Intrieur puis            des Affaires extrieures. Sensible  l'instruction publique, il labore            une srie de rformes visant  amliorer le systme et les            conditions d'enseignement afin que la scolarit puisse tre            accessible au plus grand nombre.</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">Fernand Labori</font></b><font face="Arial" size="2"> -          <b><i>1860/1917</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers40.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2">L'affaire Dreyfus aurait t            probablement classe une bonne fois pour toutes si Zola n'avait pas            publiquement dnonc la corruption au sein mme de l'appareil            militaire, posant alors la question de la vraie lgitimit de la            raison d'Etat. Labori, infatigable dfenseur, se lance corps et me            dans le tumulte d'une guerre idologique. Il est victime d'une            tentative d'assassinat ; l'affaire est en proie aux rebondissements,            jusqu'au dnouement, appartenant au mystre des compromis absurdes.            Zola, homme de lettres, humaniste, a offert  Labori toute l'aide            d'un regard lucide, des mots crus dont la violence invite  fouiller            dans les failles bureaucratiques du quotidien.</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">Ren Lalique</font></b><font face="Arial" size="2"> -          <b><i>1860/1945</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers41.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Lalique a su donner un nouveau souffle            au verre jusque l boud par la bijouterie qui prfrait les            pierres prcieuses. Il innove en matire de joaillerie, bouscule les            conventions et devient la coqueluche d'une clientle prfrant ses            hardiesses au luxe habituel teint d'austrit. Conjointement aux            bijoux, il cre des flacons pour les parfumeurs, dcore des            paquebots, et instille dans les mentalits un nouveau concept de dcoration            d'intrieur. Acclam lors de l'exposition universelle de 1900,            Lalique installe un vritable empire de production. Il continue            cependant de crer et de confirmer sa rputation mondiale, comme            symbole de la nouvelle vague.</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">Paul Wenz</font></b><font size="2" face="Arial"> -          <b><i>1869/1939</i></b></font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers42.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2">N en 1869  Reims, Paul Wenz choisit            trs tt l'exil, les voyages, et finit par se poser en Australie, o            la littrature et l'levage de moutons deviennent ses principales            activits. Ami d'enfance de Joseph Krug, qui possde une succursale             Sydney, il peut, depuis son Australie, boire sans modration du            champagne qui arrive par bateau. Il deviendra aussi l'ami et le            traducteur de Jack London. Les manuscrits de Paul Wenz sont            aujourd'hui conservs  la Mitchell Library de Sydney.</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Paul Fort</font><font face="Arial" size="2">            - <i>1872/1960</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers43.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Est n le 1<sup>er</sup> fvrier 1872, rue du          Clou dans le Fer  Reims, fils dun minotier rmois. Il se lie            damiti lors de ses tudes secondaires avec Pierre Lous            originaire de Dizy, et Andr Gide. Fondateur dun thtre            davant garde, le thtre des Arts, haut lieu du mouvement            symboliste, il fait jouer des textes de Jules Laforgue, Mallarm,            Edgar Poe, Pierre Quillard, Maeterlinck, Verlaine. Ses dcorateurs            sont Gauguin, Vuillard, Bonnard, Maurice Denis. Ses acteurs bnvoles            Marguerite Moreno, Suzanne Despre, Lucien Guitry. Surnomm par Frdric            Mistral la cigale du Nord., il est lu prince des potes en 1912.            Certains vers de Paul Fort sont clbres. Le bonheur est dans le pr.            Cours-y vite, cours-y vite. Le Bonheur est dans le pr. Cours-y vite.            Il va filer. Si tu veux le rattraper, cours-y vite, cours-y vite. Si            tu veux le rattraper, cours-y vite. Il va filer. Dans lache et le            serpolet, cours-y vite, cours-y vite, dans lache et le serpolet,            cours-y vite. Il va filer.</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Henri Farman</font><font face="Arial" size="2">            - <i>1874/1958</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers44.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2">1908, Ici Henri Henri Farman et a y            est c'est parti et a roule a tremble a cahote et je d-colle je            vole je monte 25 mtres d'altitude et c'est comme qui dirait la            hauteur de l'honneur du moteur qui chante et n'en finit pas de chanter            de Mourmelon  Reims sur la route des grands airs.<br>            &nbsp;</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Gabrielle Dorziat</font><font face="Arial" size="2">            - <i>1880/1979</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers45.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">A une poque o le thtre n'est            pas ce que l'on souhaite de mieux  une jeune femme de la            bourgeoisie, Gabrielle Sigrist, devenue plus tard, Gabrielle Dorziat,            voit trs tt la courbe que doit prendre son destin. Encore mineure,            elle fuit de chez elle et saute dans le train qui la conduira             Bruxelles, o un rle l'attend dans une pice. Sa vie prive            n'attire pas les journaux  potins. Sa vie c'est le thtre. Puis            elle tombe amoureuse, se marie. Une union heureuse avec un comte gyptien            lui donnera toute la force de devenir une actrice d'un trs haut            rang. L'ge aidant, elle semble au contraire rajeunir, et ses amis            Jean Cocteau, Jean Marais, et Louis Jouvet, n'imaginent plus jouer            sans elle. Elle marquera aussi le cinma franais en jouant dans des            films de Clouzot, Becker, aux cts de Danielle Darrieux et Jean            Gabin...</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Etienne Oehmichen</font><font face="Arial" size="2">            - <i>1884/1955</i></font></b></p>            <p><font face="Arial" size="2"><b><i>Extrait de procs verbal            concernant les expriences sur hlicoptre par Oehmichen</i></b>&nbsp;</font></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers46.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2"> ...Aujourd'hui, 28 Avril            1923, aux lieux-dits Mortefontaine et Le Breuil, commune de Valentigney            (Doubs), l'hlicoptre Oehmichen-Peugeot n2, comportant quatre hlices            sustentatrices, quatre hlices d'volution, une hlice tractive, un            gyroscope stabilisateur et actionn par un moteur de 120 chevaux, a            accompli deux vols au point fixe : L'un,  7&nbsp;h&nbsp;20, d'une dure de 2            minutes 20 secondes. L'autre, de 5 minutes,  8&nbsp;h 27, en complte            libert. L'appareil est rest parfaitement stable, excutant des            oscillations lentes, aisment redresses par la manuvre des volueurs.            Le vol a eu lieu  une hauteur moyenne de 2 mtres...&quot;</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Pierre Dac</font><font face="Arial" size="2">            - <i>1894/1975</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers47.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">&quot;Je me suis souvent demand, et            me le demande encore souvent, ce qui peut bien diffrencier une            mauvaise bronchite d'une bonne.&quot; &quot;Pour un colonel en            retraite qui, avec brio, a command un rgiment devant l'ennemi,            rien n'est plus dmoralisant ni plus dprimant que de se voir rduit             commander une choucroute avec un demi dans une brasserie.&quot;            &quot;La tlvision est faite pour ceux qui, n'ayant rien  dire,            tiennent absolument  le faire savoir.&quot;</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Georges Bataille</font><font face="Arial" size="2">            - <i>1897/1962</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers48.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2">&quot;Nous sommes des tres            discontinus, individus mourant isolment dans une aventure            intelligible, mais nous avons la nostalgie de la continuit            perdue.&quot; ( L'rotisme. 1957) L'espoir est le dsir mais            ouvert  la peur. ( L'Au-del du srieux. In NRF. 1955) &quot;Un            monde qui ne peut pas tre aim  en mourir - de la mme faon            qu'un homme aime une femme - reprsente seulement l'intrt et            l'obligation au travail.&quot; ( La conjuration sacre. In Acphale.            1936)</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Roger Caillois</font><font face="Arial" size="2">            - <i>1913/1978</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><font size="2" face="Arial"><img border="1" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers51.gif" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Mon cher Caillois, Je vous enverrai            demain les textes que nous avons adopts ensemble, avec mes amis            personnels, plus Breton, Eluard, Pret et Maurice Heine. Cest            Maurice Heine qui a exig des modifications, Breton et moi soutenant            le texte sous sa forme primitive. Je me rappelle que Maurice Heine est            un de ceux auxquels vous avez song  faire appel rapidement...            auxquels vous pensiez pouvoir faire pleine confiance... Maurice Heine            a parl tout de suite du principe ne pas dire, mais faire. Sans            vouloir insister pour que vous signiez, je dois vous rpter ce que            jai dit en runion : que je pensais devoir vous soumettre le texte             signer avant de lenvoyer  limpression. Breton a rpondu :            Bien entendu. Il serait trs intressant que Caillois signe            sur le ton de linsistance. Javoue le faire plutt par forme, ne            pensant pas que vous signerez. Je ne peux pas mempcher de penser            que votre attitude na rien de celle dun soldat de larme            des Jsuites. Vous ne savez pas obir  la ncessit dune            cause. Vous invoquez, quant  cette ncessit, des principes suprieurs            qui rvlent simplement une aptitude  ragir sur le plan de            lexpression littraire, non sur celui de la ralit. Bien que je            sois, au fond, un partisan peu port  faire les rserves de            lamiti dans des discussions comme celle qui nous spare, je vous            rpte que je regrette affectivement ce qui de votre part nest            aprs tout quune illusion optique, illusion surtout sur            lintransigeance fondamentale qui est pour moi la base de notre            intervention. Georges Bataille.</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Antoine de Saint-Exupry </font><font face="Arial" size="2">-            <i>1900/1944</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="left" cellspacing="0">            <tr>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers49.gif" width="100" height="100" border="1"></td>              <td width="20"></td>            </tr>          </table>            <p><font face="Arial" size="2">Au service militaire, Antoine de            Saint-Exupry trouve l'occasion de raliser ses rves en intgrant            le 2<sup>me</sup> rgiment d'aviation de Strasbourg. Une fois rendu dans le            civil, il gagne la place de pilote pour la ligne Toulouse-Casablanca            aux commandes d'un Brguet 14. La pratique du vol la nuit se gnralise            et Saint-ex invite alors les arodromes  mettre des signaux            lumineux cods qui se distingueraient des toiles. Paralllement             sa vie dans les airs, Saint-ex entre en littrature et raconte les            moments forts de ses expditions. Il rejoint Mermoz et Guillaumet en            Amrique du Sud pour travailler sur de nouvelles liaisons. Dans son            livre, Courrier Sud, il dcrit le dsert ainsi que l'incroyable pope            des btisseurs de la Ligne. En 1935 et 1939, il volera notamment sur            le quadrimoteur Farman 220-01, Le centaure. Les avions ne cessent de            progresser, ce sont de puissantes machines, mais l'homme, lui, reste            modeste, simple et courageux.</font></p>          <p><b><font face="Arial" size="3">Henri Guillaumet</font><font face="Arial" size="2">          - </font><font face="Arial" size="2"><i>1902/1940</i></font></b></p>          <table border="0" width="120" align="right" cellspacing="0">            <tr>              <td width="20"></td>              <td width="100"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/pers50.gif" width="100" height="100" border="1"></td>            </tr>          </table>          <p><font face="Arial" size="2">Le 30 octobre 1908, les enfants de Bouy,            petit village de la Marne, assistent au clbre vol de Henri Farman            qui en aroplane va relier Reims. Henri Guillaumet n  Bouy le 29            mai 1902 est de ceux-l. En 1921 il est brevet pilote aprs une            formation dans lcole de Nungesser las aux 45            victoires. Engag 3 ans dans larme de lair, il passe en            1926 dans laviation commerciale chez Latcore et assure la ligne            Casablanca - Dakar, puis pour laropostale, il dbute la ligne Buenos-Aires          - Santiago du Chili au dessus de la Cordillre des            Andes. Le vendredi 13 juin 1930,  son 92me survol, il doit se            poser en catastrophe avec son Potez 25  3500 m daltitude. Pendant            5 jours et 4 nuits, dans le froid et la neige, sans vivre, il marche            jusqu lpuisement avant dtre secouru par une indienne.            Accueilli par son ami Antoine de Saint-Exupry, il prononcera cette            phrase reste clbre Ce que jai fait, je te le jure, jamais            aucune bte ne laurait fait !. Il russira ensuite avec Mermoz            sa premire traverse de lAtlantique Sud avant de raliser des            traverses de lAtlantique Nord pour Air France dont une liaison            directe sur hydravion New-York - Biscarosse. Le 27 novembre 1940, il            est abattu par un chasseur italien.</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Roger-Gilbert Lecomte</font><font face="Arial" size="2">            - <i>1907/1944</i></font></b></p>            <p><font face="Arial" size="2">&quot;Un mlange confus d'motions            diverses est d'abord douloureusement senti dans le corps, comme un            grouillement de vies multiples qui cherchent  s'chapper. C'est            d'ordinaire ce sentiment pnible qui force le pote  prendre la            plume, qu'il le ressente comme un vague et imprieux besoin de s'extrioriser            ou d'une faon moins grossire.&quot; (Testament)</font></p>            <p><b><font face="Arial" size="3">Roger Vailland</font><font face="Arial" size="2">            - <i>1907/1965</i></font></b></p>                  <p><font face="Arial" size="2">... Je me souviens dune scne            quil y a eue  Reims ; (je devais avoir 14 ou 15 ans) nous djeunions            dans la cuisine ; on parlait de lavenir, et je ne pouvais pas            supporter lide de faire plus tard quelque chose comme tout le            monde, avoir plus ou moins une situation, etc. ; cela tavait            impatient et tu ttais mis en colre ; jtais mont            pleurer dans ma chambre ; et tu y tais venu, craignant davoir t            trop brusque et tu me disais : que veux-tu, cest comme cela la vie.            Cest une sorte de besoin dabsolu, que jai toujours eu ; je            sais bien que les autres lont aussi, mais cest je crois plus            fort que chez eux, et surtout je ne veux pas me rsigner. Roger            (Lettre  son pre - fin fvrier 1927) in lettres  sa famille -          NRF- Gallimard.</font></p>          <div align="left">          <table border="0" width="88%" cellspacing="0" cellpadding="0">            <tr>              <td width="25%">&nbsp;<img border="0" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/eux1.jpg" width="100" height="100"></td>              <td width="25%" align="center"><img border="0" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/eux2.jpg" width="100" height="100"></td>              <td width="25%" align="center"><img border="0" src="../../../images/expo_enf/eux_nous/eux3.jpg" width="100" height="100"></td>              <td width="25%" align="right"><font face="Arial" size="2"><img src="../../../images/expo_enf/eux_nous/eux4.jpg" hspace="8" width="100" height="100"></font></td>            </tr>          </table>  </div>        </blockquote>        <p align="right"><a href="javascript:history.go(-1)" onMouseOver="bouton('retour','rv');" onMouseOut="bouton('retour','rn');" target="page"><img name="retour" alt="Retour" border="0" src="../../../images/ico_pges/retour/retour.gif" width="45" height="45"></a></p>                  </td>      </tr>    </table>    <p align="center">&nbsp;</p>        </body>  </html>  
