<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.0 Transitional//EN">  <HTML> <HEAD> <TITLE>Nomades</TITLE> </HEAD>  <BODY text="#bbffbb" bgcolor="#000000" link="#ddddff" vlink="#ddddff" background="images/fond.jpg">  <font face="arial, Helvetica">  <table border=0>  <tr>  <td valign=top>  	<div align=right> 	<IMG align=top height=25 width=163 src="images/logo_add.jpg">     	<A Href="http://www.felmorian.com" target="NewTarget">     	<IMG align=top height=35 width=160 src="../felmorian_logo.gif" border=0>     	</A> 	</div>  	<br>  	<table width=100% cellpadding=5 cellspacing=0 border=1> 	<tr> 	<td align=center bgcolor="#CCFFBB" background="images/newborder.gif"> 	<IMG align=top height=23 width=191 src="images/archives_t.jpg" border=0> 	</td> 	</tr> 	<tr> 	<td bgcolor="#1B0E00">       	<Font size=2>  	<DIV align=justify>  	<A href="chapitre1.html" target=page>CHAPITRE 01</A> 	: La croise des chemins<br> 	<A href="chapitre2.html" target=page>CHAPITRE 02</A> 	: Crmonie<br> 	<A href="chapitre3.html" target=page>CHAPITRE 03</A> 	: Au coin du feu<br> 	<A href="chapitre4.html" target=page>CHAPITRE 04</A> 	: Poisons noirs<br> 	<A href="chapitre5.html" target=page>CHAPITRE 05</A> 	: Bataille au Mont Thyr<br> 	<A href="chapitre6.html" target=page>CHAPITRE 06</A> 	: Trahison<br> 	<A href="chapitre7.html" target=page>CHAPITRE 07</A> 	: Un nouveau jour<br> 	<A href="chapitre8.html" target=page>CHAPITRE 08</A> 	: Dernier adieu<br> 	<A href="chapitre9.html" target=page>CHAPITRE 09</A>	 	: Dparts<br> 	<A href="chapitre10.html" target=page>CHAPITRE 10</A>	 	: Recrutements<br> 	<A href="chapitre11.html" target=page>CHAPITRE 11</A>	 	: En marche		 	 	</font> 	</td> 	</tr> 	</table>  	<br><br> 	  	<table width="100%" cellpadding=5 cellspacing=0 border=1> 	<tr> 	<td align=middle bgcolor="#ccffbb" background="images/newborder.gif"> 	<IMG align=top height=23 width=250 src="images/chapitre2_t.jpg" border=0> 	</td> 	</tr> 	<tr> 	<td bgcolor="#1b0e00">       	<FONT size=2> 	 	<DIV align=justify> 	<font color=white>23 crits archivs (Olivier, Sylvain, JYM, Mathieu, Lto, Rmi) </font><br> 	<BR> Aprs trois mois de chevauche ininterrompue, Annunril se  sentais pour le moins aussi fourbu que son cheval, Asafel.<br>  Ses vtement de chasse, les seuls qui lui restaient,  taient sales, et avec la bruine incessante des derniers  jours, compltement tremps.<br> Arrivant sur la ligne de crte des collines, il apperut avec  soulagement les lumires d'un hameau, loin en contrebas,  vers lequel il dirigea sa monture puise.<br><br>  Le fermier qui lui offrit l'hospitalit et le couvert  contre les dernires piecettes qui lui restaient en poche  semblait boulevers, et le village montrait tous les signes  d'une rcente attaque.<br><br>  "Que s'est-il pass ici?" s'enquit le voyageur au cheveux  d'argent, "Vous avez t attaqus?"<br> "Attaqus! Vindiou, nous avons t pills et assassins par  ces foutus Chaguoins! Toute une bande qu'ils taient, et on  a presque tout perdu. Si il y avait pas eu ces mercenaires   l'auberge..."<br> A l'vocation des gobelins dchus, un clair passa dans les  yeux verts du voyageur, et une dtermination nouvelle se  fit jour sur ses traits fins.<br> "Par o sont-ils parti, bonhomme?"<br> "Vers le sud, seigneur..." la transformation n'avait pas  chappe au paysan, dont l'attitude et le ton dnotait un  respect nouveau pour le voyageur : il semblait soudain tre  plus qu'un simple vagabond. De toute faon sa tenue tait  certes dans un sale tat, mais elle avait visiblement connu  des jours bien meilleurs.<br><br>  L'aurore pointait  peine  l'horizon quand un cavalier  quitta le village endormi d'un trot nergique. Il se  dirigeait vers le sud  vive allure, quittant la route qui  menait  Rosae, il se dirigea  travers les terre sauvages,  tout droit sur le mont Thyr... <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Lto (27/09/00)</B></font> 1</DIV><br><br>     Ce matin-l, Max fut rveill par les rayons du soleil qui passait par  le hublot de sa modeste cabine. Il devait tre dix heures du matin et les  matelots s'affairaient dj sur le pont. La traverse s'tait passe sans  incident et Alfredo, le capitaine de l'Etoile d'azur (un bateau de  pche de taille respectable ), pensait arriver en vue de Flucastin en  dbut d'aprs midi.<br>   Torkar lui avait offert ce voyage pour qu'il parte  l'aventure et  apprennent  voler de ses propres ailes.<br>   Durant la traverse,Max avait put en apprendre un peu plus sur cette  contre qui lui tait encore inconnue et s'imaginait dj  la tte d'un  groupe d'aventurier explorant les sombres chateau  la recherche de  quelque trsors perdus.<br>   Comme prvu, le bateau accosta un peu aprs une heure de l'aprs-midi  dans le port de pcheur. Sitt dbarqu, la premire chose  faire tait  de trouver une auberge ou quelquechose du genre pour s'tablir dans  cette nouvelle vie et de louer une chambre avec l'argent que lui avait  laisser son pre. Ceci fait, il ne lui restait plus qu' visiter les  alentours, se ravitailler en matriel adquat disponible dans le coin  et enfin partir  la recherche de quelque qute honorable et prte   assouvir sa soif d'aventure. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Rmi (27/09/00)</B></font> 2</DIV><br><br>  Aprs deux jours de chevauche soutenue dans les collines deplus en  plus boises, Lto approchait de la montagne. Les traces de chariots  qu'ils avaient releves sans peine sur les chemins boueux ne  laissaient aucun doute : ceux qu'il poursuivait de sa haine et de sa  soif de vengeance se dirigeaient tout droit sur le mont Thyr.<br> Les viles cratures avaient de l'avance sur lui, mais Asafel tait  une monture rapide, et Lto ne doutait pas de rejoindre les lents  charriots dans les prochains jours...<br><br>  Comme la nuit plongeait le paysage dans l'obscurit et que les lieux  lui taient inconnus, le cavalier dcida de monter le camps au sommet  d'une colline. Pas de feu ce soir.<br><br>  Ce n'est qu'une fois install pour prendre un repos mrit de  quelques heures que ses oreilles  l'oue fine distingurent une  lointaine mlope, et ce qui ressemblait trangmment  la musique de  tambours.<br> Se relevant et scrutant les lointaines pentes de la montagne, Lto  crut distinguer la lueur rouge d'un feu, puis d'tranges dcharges  lumineuses.<br><br>  Il ne trouva pas le sommeil facilement cette nuit l, treint de  sombres pressentiment: demain, il pousserait encore sa monture, il  lui fallait arriver au mont avant midi... <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Lto (27/09/00)</B></font> 3</DIV><br><br>  Boom... Boom... Boom...<br> De grands bruits de tabourins raisonnaient dans la petite grotte o staient rfugis les quatre compagnons. Comme une plainte lancinante, le son raisonnait dans la tte de Kaarl.<br> Mortebre tait dj debout. Il passait la tte au travers la faille dans la roche qui servait dentre.<br> - Il faut que nous allions voir ce quil se passe l-bas.<br> - Oui, jai bien limpression que ce pourquoi se sont regroups tous ces chaguoins est en train de commencer.<br><br>  Le petit groupe ramassa ses affaires, sans perdre de temps  effacer les traces de leur campement. Aprs tout ils taient bien cachs dans cette grotte. Et la pluie se chargerait bien de tout faire disparatre.<br><br>  La nuit tait bien avance, et on aurait pu voir la lune compltement pleine si les nuages, crachant leurs pleurs glaants, navaient pas t l.<br> Mortebre avanait rapidement sur le tapis de feuille tremp, il tait suivi de prs par Kaarl, Engurand puis Gontrin qui fermait la marche en marmonnant quil dtestait vraiment la pluie.<br> Et comme si quelquun lavait entendu, au fur et  mesure que le groupe avanait vers les ruines, leau dgringolant se faisait de moins en moins dense, pour disparatre totalement lorsquil arriva sur le talus quil utilisait depuis quelque temps pour espionner les monstres.<br><br>  En quelques minutes, les nuages qui obstruaient le ciel avaient disparus pour laisser place aux toiles scintillantes et  la lune arborant sa rondeur complte.<br> - Larrt de la pluie ne me plait gure, a diminuera notre couverture, il va falloir redoubler dattention en sapprochant.<br> A ces mots, Kaarl dpassa le grand guerrier tatou, pour tracer une voie plus sre. Mortebre, au passage du chasseur, mit un grognement comme pour montrer quil naimait pas tre sous lautorit de quelquun. Quel quil soit.<br><br>  Lorsque enfin ils furent suffisamment prts pour avoir une bonne vision densemble, Kaarl laissa Mortebre repasser devant pour lui montrer quil ntait pas dans ses intentions de plier le groupe  ses commandements.<br><br>  Le spectacle qui soffrait  leurs yeux ntait pas croyable.<br> Le pourtour de la faille t  couvert de chaguoins vtus de tuniques rouge sang et tenant  la main des flambeaux do manait une fume bleute. Il y en avait des centaines, on ne pourrait donner un nombre exact tellement limpression de grouillement tait prsente.<br> Certains, vraisemblablement les chefs, portaient des robes noires. En plus de leurs torches enflammes, ils dressaient au-dessus de leur tte des coutelas&nbsp;sombres aux lames recourbs.<br><br>  Des chants graves et monotones se faisaient entendre, ils provenaient du pont bris. On apercevait dailleurs, sur la plus haute partie de ces effondrements le petit groupe de gobelin, dans les mmes robes noires, frapper sur des tambours sur un rythme lent et rgulier. Aucune trace du petit tre blafard que Mortebre avait vu quelques heures auparavant. Au centre de ces musiciens dments, dansait un feu immense qui lanait des gerbes dtincelles dans le ciel dsormais dgag.<br><br>  Aucune trace des deux prisonniers. A cette constatation, Mortebre se crispa. Il commenait  apprcier la compagnie de lelfe, et la perte de son compagnon dinfortune ne lui plaisait pas. Il avait beau regarder en tous sens, la silhouette svelte et lance de lhomme sylvestre restait introuvable.<br><br>  Les quatre combattants se regardaient, ils ne savaient quoi faire. Se sentant impuissant pour lheure. Une entente tacite les poussrent  se taire et couter la longue mlope qui brisait le silence de la nuit.<br><br>   ARGMAHAN YOGE <br> La voie tonitruante venue de nulle rduisit au silence les roulements de tambours.<br> Une forme humanode de plus de deux mtres de haut se dessinait au sommet des marches abandonnes, juste au pied des ruines. Elle semblait bien plus massive que celle des chaguoins. Se retournant, elle fit un signe de la main. Un groupe dhumain firent leur apparition. Mais pourrait-on vraiment appeler les personnes qui arrivaient des humains. Elles taient au nombre de cinq et portaient chacune une armure de plaque rutilante de couleur carlate. Une lourde pe tait attache dans leur dos, les forant  se pencher lgrement vers lavant pour contrebalancer cet excs de poids. Ils ne portaient pas de heaumes, mais des masques aux rictus terribles, directement taills dans des Thorax de quelques monstres diaboliques. Une lumire mauve les encerclait, projetant des rayons tout autour de leurs silhouettes assombries par le contraste de la nuit noire.<br><br>  La dernire apparition poussait devant elle, deux formes dguingantes, que lon identifiait aisment comme Baltord et Random. Ils taient enchans lun  lautre, compltement nus. Leurs visages taient couverts de sang et de bleus, signe de coups violents ports  laide dobjets contondants.<br> Lelfe scroula au pied de la forme gigantesque que la lumire clairait enfin. En levant la tte, il eut un mouvement de recul quand il vit le visage de lhomme qui le scrutait.<br> Un rire rsonna. Ctait comme un cri rauque qui dvalait les pentes abruptes aux pieds des ruines.<br><br>  Lhomme tait torse nu comme pour montrer sa fiert dun corps  la musculature impressionnante. Ses jambes taient recouvertes dun pantalon en cuir noir recouvert de clous. Il tait pied nu. Sur son torse se dcoupait un pendentif norme prenant la forme dune tte osseuse emprisonne par des chanes. Mais ce qui tait le plus terrifiant et qui hanterait encore pendant longtemps les nuits de Random, sil survivait, tait la tte de lhomme  demi nu. Il portait un casque en os, quil avait d faire tailler dans le crne dun basilic ou dun jeune dragon. Son visage ntait mme pas visible  travers la gueule  demi ouverte. Deux immenses cornes saillaient de chaque cot, pour rappeler la connotation diabolique de lapparat terrifiant. Quelques plumes formaient une sorte de crinire au niveau du coup. Le corps sculptural du guerrier parfait semblait ne faire quun avec ce casque morbide.<br><br>  Sortant de lombre, un petit tre pli dans sa robe de bure marron, tenait sous son bras un grimoire  lallure trs poussireux. Il avanait dun pas rapide, qui ne saccordait pas avec sa position torture.<br> Il dpassa les gardes rouges pour se mettre  la gauche de lhomme  tte de dragon, et dressa le livre au dessus de sa tte en un geste vif.<br> Une acclamation retentit au sein du rassemblement de chagouins. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Olivier (27/09/00)</B></font> 4</DIV><br><br>  Random savait que sa vie ne tenait plus qu' un fil. Et ce fil avait  pour nom Mortebre. Il y avait chez Mortebre quelque chose qui le  troublait mais il n'arrivait pas encore  identifier la cause de  cette interrogation...<br><br>  La crature qui se tenait devant lui transpirait de malice. Une telle chose ne devait pas fouler les chemins de la terre.<br><br>  Malgrs les brimades et les insultes, le moral de Random n'en t pas moins au plus haut... Les menottes qui le tenaient prisonnier taient trop larges pour lui et s'en librer ne prendraient pas plus d'une  seconde. Son seul regret tait de ne pouvoir enfoncer sa dague dans le coeur du monstre ou dans la nuque du nabot.<br><br>  Mais il pouvait encore se sentir matre de la situation... Mille  plans lui venaient  l'esprit comme se saisir d'une torche et mettre le feu au grimoire ou encore gorger un de ces misrables de ses menottes..<br><br>  Restait le problme de l'autre prisonnier... il ne pouvait fuir sans lui, mais ce dernier tait trop puis pour s'en sortir. il avait puis ses dernires rserves lors de sa capture et maintenir son corps en vie tait tout ce qu'il tait encore capable de faire.<br><br>  Mais s'il y avait une solution il comptait bien la trouver...   <br><br><DIV align=right><font color=white><B>JYM (27/09/00)</B></font> 5</DIV><br><br>  - Je ne m'attendais pas vraiement  a, murmure Kaarl.<br> - Effectivement, renchrit Gontrin, a ne laisse rien prsager de bon...<br> Enfin, heureusement qu'ici nous sommes en scurit.<br> - Et toi, Mortebre, que penses-tu de tout a ?<br> Le guerrier ne rpond pas. Les poings crisps jusqu'au sang, la rage aux levres, il fixe le spectacle d'un oeil mauvais.<br> Il finit par lcher :<br> - Je ne comprend pas pourquoi cet imbcile d'elfe est all se constituer prisonnier. Il a enfreint les regles de la plus lmentaire prudence. Impossible pour nous d'aller le chercher maintenant. Je ne sais d'ou sortent ces cratures, mais il est sr qu'elle doivent disposer de grand pouvoirs. Ce serait du suicide !<br> - J'avoue que cela ne m'tait pas une seule seconde venu  l'esprit, camarade, intervient l'homme  l'pe blanche. Cel peut paraitre curieux pour un chevalier Lyr, dont la rputation de l'Ordre n'est plus  faire, mais Il est deux choses  bien diffrencier : le courage et la stupidit. j'ai vu tomber beaucoup de mes frres pour cette raison qu'ils ont confondu les deux. La frontire les sparant a quelque chose de si tenu, qu'on a parfois du mal  la distinguer.<br> - Tu parles d'or, chevalier, dit kaarl.<br><br> Allongs en rang d'oignons, tous cte  cte, les quatres compagnons d'infortune, tremps jusqu'aux os, observent les mange des chagouins. Les nuages disparaissent peu  peu pour dcouvrir les miriades dtoiles, agglutines en de bien curieuses constellations. L'une d'entre elle,  la verticale des ruines, semble briller d'une manire surraliste.<br> - Dis moi Mortebre, t'y connais-tu en astrologie ? demande Enguerrand, le nez au ciel.<br> - Non.<br> - C'est trange ces toiles.<br> Kaarl lve la rte  son tour, et observe le ciel.<br> - La brillante du haut appartient  la constellation de la Licorne, et la plus petite d' cot  celle du Taurus. Je ne connais pas les autres. Cel ressemble plus  une conjonction qu' une constellation.<br> A prsent tout le monde regarde le ciel, sauf Le guerrier tatou. Lui fixe le crne en os du personnage sur l'esplanade des ruines. Il semble perdu dans des penses peu recommendales...<br> - Un jour, toi et moi, seul  seul. Tu verras alors qui mrite de porter un tel casque siffle Mortebre entre ses dents.<br> - Que dis-tu ?<br> - Rien. Et venez voir a au lieu de bailler aux toiles, le nabot s'est remis  chanter. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Mathieu (28/09/00)</B></font> 6</DIV><br><br>  Un jour toi et moi nous nous affronterons... seul  seul et je  n'admettrai en aucun cas que quelqu'un s'interpose dans notre combat.<br><br>  Les muscles de Random lui faisaient mal, surtout son bras gauche, sur  lequel les chagouins s'taient acharns du manche de leurs lances. La  crmonie allait recommencer... Rien ne pouvait l'interrompre... A part lui...<br><br>  Depuis le dbut Random savait qu'un regroupement crmonial allait se  produire dans cette rgion... Seul quelqu'un assistant  la fte  de l'intrieur pouvait la stopper dans ses ultimes instants. Les  participants allaient de plus en plus relacher leur attention au fur  et  mesure de l'avancement des rites...<br><br>  Mortebre devait le prendre pour un imbcile... Mais il n'tait pas  besoin d'tre deux  mourir dans cette tentative. Avant de le quitter  il s'tait assur de la scurit de la zone. Il aurait t dommage  qu'un guerrier de sa trempe se rveille de sa sieste en enfer...<br><br>  Ses armes taient dans son manteau. Torse nu il n'avait pu les  prendre sur lui. Quarante mtres tout au plus les sparaient. Quelques  secondes pour un elfe. <br><br>  Ds que l'occasion se prsenterait il passerait  l'action sans hsiter... <br><br><DIV align=right><font color=white><B>JYM (28/09/00)</B></font> 7</DIV><br><br>  Le guerrier  tte dos, Savana et ramassa sur le sol une lourde hache  double lame, que seule une force surhumaine pouvait manipuler aisment. A la vue de cette arme dun autre monde, les yeux de Mortebre se mirent  briller, on ne pouvait distinguer avec prcision cette cogne massive, mais il ne faisait aucun doute  quelle devrait tre bigrement efficace  se dit-il.<br> Il sapprochait des deux prisonniers. La rumeur lancinante de chants chagouins reprirent, ils semblaient vraiment matriser le droulement de la crmonie, chose plutt tonnante pour des tres compltement dnus de sens social. Le gant au hachoir monstrueux attrapa le druide par les cheveux et le souleva, ses pieds ne touchaient plus le sol. Tanariel fit mine de bouger, mais se ravisa vite quand le guerrier se retourna dans sa direction en pointant sa hache sur lui.<br> - Ne t impatientes pas, ton tour viendra bientt.<br><br>  Les cinq combattants carlates st regroups autours dune sorte dhtel de granit quon aurait jur navoir pas vu quelques secondes plus tt. Ils avaient tous dgains leurs pes.<br> Tanariel tait  maintenant attach au pied de lhtel, il ne pouvait plus voir ce qui se passait au-dessus de la table de crmonie. Son champ de vision se limitait aux bottes renforces de mtal des guerriers en armure rouge.<br> Lhomme au casque dmoniaque, tranait Baltord par les cheveux. Arriv prs de lhtel il le jeta sur le plateau de marbre comme sil stait agit dun vulgaire ballot de paille.<br> Les cinq serviteurs levrent leurs lames au-dessus de leur tte maintenant fermement le druide de lautre main. Le pauvre diable, ami de la nature avait beau essayer de se dbattre, il ne parvenait plus  bouger.<br><br>  Le grand guerrier sapprochait maintenant, sous les mlopes du petit homme rabougri qui stait lanc dans ce qui ressemblait  une incantation, apparemment issue du livre qui flottait dsormais devant lui. Il levait les mains vers le ciel en criant des mots de mort incomprhensibles.<br> - Analn Naphlar Urlas Beselt Toriel Dieve<br><br>  Un nuage norme stait form au-dessus des ruines, il avait la forme vague dune tte dcharne. Il semblait comme parcouru par des clairs qui roulaient sur ses contours, comme des serpents glissants sur une paroi  la surface chaotique. Des grondements commenaient  se faire entendre, couvrant dj les chants des chagouins qui redoublaient defforts pour faire entendre leurs voix.<br><br>  Les cinq abominations et le gant staient eux aussi mis  chanter en levant leurs armes tincelantes au-dessus de leurs ttes La nuit semblaient ne plus tre tellement la lueur des clairs clestes tait importante.<br><br>  Lincantation et les champs sarrtrent nets.<br> Les armes sabattirent aussi soudainement sur lhtel o pleurait Baltord.<br> Le choc entre lacier et le marbre fut si puissant, que londe de choc fit se renverser bon nombre des chagouins regroups autours de lancienne citadelle. Un  clair zbra le ciel pour sabattre sur la masse de granit qui se mit  rougeoyer et do des traits de lumires schappaient comme dun vitrail bris. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Olivier (28/09/00)</B></font> 8</DIV><br><br>  Quelques rayons lumineux allaient mourir dans le feu lgrement en contrebas, o les gobelins tapaient sur leurs tambours  sen rompre les os de mains. Au contact des deux forces naturelles, la lumire et le feu, des gerbes dtincelles jaillissaient comme la lave au-dessus dun volcan en ruption.<br> Ces rayons se firent de plus en plus nombreux, jusqu donner limpression dune arche de lumire liant la roche rougeoyante et le feu titanesque. <br><br>  Puis limpression se fit ralit<br><br>  Venu du nuage lectris, des formes spectrales descendaient  toute allure. Elles tournoyaient autour du pont fantasmatique en un ballet incessant qui donnait le tournis. Une sensation hypnotique envahissait tous les esprits.<br> Les chants staient tus, les chagouins se tenaient tous debout, raides comme des piquets ne bougeant plus, seul les personnes au sommet des marches, avaient encore quelques mouvements  peine perceptibles. <br> Le petit homme en robe brune continuait  lire le vieux livre.<br><br>  Aprs quelques minutes de danses irrelles, les formes se jetrent dans le feu, provocant un fracas qui fit trembler toute la valle.<br>  Le feu grossissait grossissait jusqu ce que les plus hautes flammes dpassent la cime des plus grandes tours de la citadelle en ruine.<br>  Le foyer avait une couleur inhabituelle, proche du bleu. Cette boule dnergie ressemblait  un uf qui grossissait de manire dmesure, jusqu ce quil clate projetant tout autour des clairs bleuts.<br>  Le feu avait disparu A la place se tenait Baltord. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Olivier (29/09/00)</B></font> 9</DIV><br><br>  Il leva ses bras au ciel et se mit  incanter dans une voix sortie doutre-tombe qui glaa le sang de tous les spectateurs involontaires.<br> Le nuage se mit  tournoyer, se transformant en un amas lectrique, au centre duquel une lumire tait en train de natre.<br><br>  Baltord, o celui qui possdait son corps maintenant, abaissa ses bras dun mouvement sec.<br><br>  Une colonne de feu sabattit de la nbuleuse qui stait forme au-dessus de la scne.<br><br>  Un foyer sismique prit naissance au cur de la ruine, l o le feu stait abattu. Les tremblements faisaient seffondrer les derniers murs qui avaient survcus au choc.<br><br>  La panique avait maintenant envahit la foule des chagouins qui couraient en tout sens, tombant  plat sur le sol  chaque secousse un peu trop violente. Seuls les guerriers prs de lancien htel semblaient ne pas avoir de problmes dquilibre. Ils descendaient les marches pour rejoindre lancien ami de la nature.<br><br>  Lhomme en robe de bure avait disparu. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Olivier (29/09/00)</B></font> 10</DIV><br><br>  L'occasion que Random attendait se produisait enfin. La colonne de  flammes provoquaient un nouveau cataclysme, le sol tremblait avec une  amplitude de plus en plus forte. Bien que brul et reint, l'esprit  de Random fonctionnait de plus en plus vite.<br><br>  Il s'lana  la manire des elfes sylvains. . D'un bond Random prit  son envol par dessus les restes de l'autel puis, prenant appuie sur ces derniers, il reprit sa course de plus belle.<br><br>  Dans certaines lgendes les elfes sylvains taient affubls d'ailes  tant leur vivacit naturelle leur permettaient de se dtacher de la gravit.<br><br>  Quelques metres le sparait encore de son armure et de ses armes,  quand il sentit son dos le brler. Lanant un regard par dessus son paule il confronta l'espace d'un instant sa volont  celle de Baltord... Et il fut vaincu l'espace d'un instant...<br><br>  Forant l'allure il se saisit de ses habits et dgaina sa dague en se retournant... Il glissa en arrire en adoptant une posture  dfensive...<br><br>  Sa protge moi cria-t-il comme pour se rassurer... L'arme scintilla dans sa main. De loin, on aurait pu croire qu'il s'tait saisi d'une toile.. De son autre main il tatonna dans ses affaires pour en  extraire une petite bourse qu'il attacha prcautionneusement  son poignet. - Mon meilleur atout pensa t il... et le seul... car entre  lui et la sortie de cet enfer se tenaient le geant  cornes, la  guarde rouge et une bonne centaine de chagouins .... <br><br><DIV align=right><font color=white><B>JYM (29/09/00)</B></font> 11</DIV><br><br>  La garde rouge, comme Random les appelait maintenant, descendait  l'escalier  la suite du guerrier masqu. Ils ne perdaient rien pour  attendre, ces six l. <br><br>  Des forces qui lui restaient, il dplaa un rocher qui autrefois avait  t un autel finement ouvrag. De ses dernires forces il le plaa en  haut de la pente dans l'espoir de faire un maximum de dgat dans la masse de gobelins. Au passage, s'il pouvait tuer un de ces maudits, il  ne s'en porterait pas plus mal.<br><br>  Il eut une pense pour celui qui fut autrefois Baltord... Mais cet  lan de piti fut des plus fugace. Ses yeux se foncrent l'espace d'un instant...<br><br>  Que ce rocher t'emporte avec eux... siffla-t-il pour lui mme.<br><br>  Mais il ne le poussa pas immdiatement, attendant le regroupement de ses ennemis. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>JYM (29/09/00)</B></font> 12</DIV><br><br>  Ce village tait peut-tre un bon lieu de repos mais ce que voulait Max  c'tait de l'action.  force de chercher, il dcouvrit quelques vagues  rumeurs sur un regroupement de chagouins quelque part dans les montagnes  grises qui s'tendait  l'est du village. Aprs renseignements, il s'avra  que les chagouins taitent des genres de gobelins. Raison de plus pour  aller les dloger. En outre, il parait qu'une route traverse les montagnes  vers le village de Labrik et qu'une petite caravane partait le jour  mme. Il dcida d'en faire parti, ainsi il aurait des guides pour  traverser les montagnes et serait plus protger qu'en partant seul.<br> Le soir mme, la caravane tait en route.<br> Cinq nuits plus tard, arrive  mi-chemin entre les deux villages, des tambours  rsonnrent par del les collines puis une colonne de feu enflamma le  ciel nocturne. demandant ce qui venait de ce passer, Max eu pour seul rponse que  cel venait des ruines de Nuptah, un endroit maudit parait-il. Pouss par  sa curiosit, il proposa d'aller y jeter un oeil mais personne ne  voulut le suivre tant cette vision infernale effrayait les voyageurs. il  du donc se rsoudre  y aller seul.  <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Rmi (02/10/00)</B></font> 13</DIV><br><br>  - Allons, camarades, il est temps pour nous de passer  l'action !<br> Mortebre saisit sa hache, et sans plus de formalits, bondit  travers les arbres, dvalant la pente vers les ruines. Quelques metres avant le ruisseau, le groupe de voyageurs croise le regard d'une poigne de chagouins, dgringolant de l'autre versant presque aussi vite qu'eux.<br> Mortebre prend appui sur un rocher et jailli en hurlant  tue tte.<br> Avant qu'il ne touche l'eau, sa hache s'est abatue sur l'paule du premier chagouin, qui s'croule dans un bruit d'os broys.<br> Emport par son lan, il remonte de l'autre cot, et se retrouve au corps  corps avec un retardataire, qui se jette dsesprment de cot pour viter la masse de muscle en pleine course. La hache de Mortebre ne s'abat du coup que sur l'extrmit de sa jambe, qui ne rsiste pas  l'impact et se retrouve  moiti enfonce dans le sol sous la puissance du coup.Dlaissant le champ de bataille, il continue sa course vers le sommet. Derrire lui, des coups et des cris retentissent, et finissent par se perdre dans le tumulte gnral.<br><br>  Essouffl et le coeur battant la chamade, le guerrier arrive  la lisire des arbres. Il se tapit aussitt derrire un arbre massif. A quelques dizaine de pas de lui, l'norme chef des chagouins essaye tant bien que mal de se tenir debout. Il exhorte ses congaires  ne pas fuir, et argumente en se servant d'un fouet.<br> Deux chagouins aux yeux effrays dcident de n'en faire qu' leur tte, et dvalent la pente. L'un d'eux passe  proximit de Mortebre, qui d'un revers de hache le dcapite d'un coup. Son camarade ne s'apperoit mme pas qu'il est dsormais tout seul. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Mathieu 29/09/00)</B></font> 14</DIV><br><br>  Kaarl nen croyait pas ses yeux, le grand guerrier qui les avait surpris il y a quelques heures se jetait dans la gueule du loup, il courrait  perdre haleine vers la faille. Il tait fou, il navait aucune chance de survivre seul dans ce chaos.<br> Gontrin le regardait, agitant ses mains vides, sa hache reste sur leur lieu de rencontre devait lui manquer. Kaarl regrettait de ne pas lavoir prise, il lui tendit sa dague brillante.<br> - Quest-ce que tu veux que je fasse avec ce jouet, il me faut quelque chose de plus lourd<br> Et  ces mots il se lana  la poursuite de Mortebre en agitant ses bras en lair  toute vitesse.<br> Kaarl poussa un soupir, sortit son pe de sa ceinture et lui embota le pas.<br> Il entendit quEngurand fit la mme chose. Quel trange garon que cet Engurand, peut de sourire encore moins de paroles,  lui aussi doit cacher quelque lourd secret  se dit-il.<br><br>  Mortebre avait dj taill la route au devant deux. Prt du ruisseau, un cadavre lpaule  demi dtache du corps, quelques mtres plus loin un chagouin qui rampait, sa jambe droite ne tenant plus qu' un fil.<br> - Il ne va pas faire long feu, celui-l.<br> Il ne croyait pas si bien dire. Un hachoir chaguoin sabattit en un grand bruit sec sur le crne du petit gobelinode, qui se fendit en deux. Gontrin arborait un large sourire, en regardant Kaarl.<br> - Je prfre une arme un peu plus... virile.<br><br>  Ils taient maintenant  la lisire des arbres. Mortebre tait l, tapi dans un fourr.<br> - Cest drle, il a des attitudes dhomme des bois, il faudra que j'approfondisse a, un jour.<br> Les deux hommes, maintenant rejoints par le guerrier  lpe blanche, se mirent  plat ventre prs de Mortebre. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Olivier (29/09/00)</B></font> 15</DIV><br><br>  Les 6 humanodes sont maintenant en bas des marches face  Baltord. Ils semblent parler entre eux, mais sans aucun mouvement.<br><br>  Le cerveau de Mortebre fonctionne  toute vitesse.<br> Qui est le guerrier cornu ?<br> Qui sont les autres en armure rouge ?<br> Ou est Le rabougri ?<br> Comment Baltord sur l'autel s'est il materialis  la place du feu ? Trop de questions Inutiles pour l'instant. Les choses s'expliqueront d'elles mme plus tard. L'heure est  l'action :<br> Passant sa hache dans son dos, il soulve l'extrmit d'un tronc d'abre, gros comme sa cuisse. A ce moment l des pas prcipits arrivent dans son dos.<br> - Voil la lisire des arbres ! annonce la voix du chevalier.<br> - Vous n'tes pas trs ponctuels, les amis, leur rpond Mortebre. Mais ce n'est pas grave. Je viens d'avoir une ide : Aidez moi  soulever ce tronc, et courrons vers le gros au fouet. En s'en servant comme d'un blier horizontal, on pourra peut-tre le faire tomber dans le vide. Il y a peu de chance qu'il arrive  esquiver.<br> - C'est de la folie, dit le nain en haletant.<br> - C'est pourtant tout ce que nous pouvons faire pour l'instant. Les gobelins sont innaccessibles, et Random est  peu prs en scurit l haut. Lorsque le chef sera tomb, aucun chagouin ne songera  nous attaquer. Ce sera la dbandade dans leurs rangs ! Il ne restera plus que les Gobelins, qui devront passer par les boulis pour partir. On les attaquera alors  coup de pierres pour les faire tomber dans la faille.<br> Et le peu qui aura russi  passer tombera sous nos coups ! Allons, c'est le moment !<br> - C'est jouable dit Kaarl.<br> - Ce sont des mthodes qui ne me plaisent pas beaucoup, mais il semble que nous n'avons pas le choix, intervient Enguerand.<br> Un silence tendu passe entre les aventuriers.<br> - On peut toujours essayer, lache le nain en soulevant l'autre extrmit du tronc. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Mathieu (02/10/00)</B></font> 16</DIV><br><br>  Les six anges de la guerres taient arrivs au niveau de Baltord.<br> Aprs quelques regards ddaigneux sur lassemble, maintenant compltement disloqu, le regard du druide sarrta  la lisire de la fort prs des boulis nord. Un petit groupe dhumain, accompagn dun nain, tait en train de saffairer avec un tronc norme. <br><br>  Lhomme souriait.<br><br>  Il se retourna, vint toucher tours  tours les cinq hommes en armure, et sapprocha du casqu dmoniaque.<br><br>  Les tres rouges staient mis en cercle autours des deux autres, quon ne pouvait plus distinguer maintenant. <br> Tout ce quun observateur averti aurait pu voir, tait deux bras blancs lever vers le ciel un casque en os aux longues cornes recourbes.<br><br>  Dans un flou qui se fit de plus en plus prsent, le petit groupe disparu. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Olivier (02/10/00)</B></font> 17</DIV><br><br>  Le tronc d'abre  bout de bras, Kaarl, Gontrin, Enguerrand et Mortebre foncent vers le gros chagouin au bord de la faille. Plus vif qu'on l'aurait cru, celui-ci, alert par Dieu sait quel sixime sens, se retourne soudain, et ordonne  ses sbires de courir  leur tour vers les attaquants. Les quatres porteurs se voient obligs de stopper leur course et de lancer le tronc en avant, pour se laisser le temps de dgainer leurs armes. Trois chagouins tombent les quatre fers en l'air sous le poids du tronc. Le chef en profite pour essayer de dcamper au plus vite, en contourant ses troupes bloques au sol. Kaarl, qui se trouvait  l'extrmit gauche du tronc est le plus vif  sortir son arme, et la projette contre le ventre du chef. le coup ricoche contre ses plaques abdominales, et le chef riposte  la vitesse de l'clair : Kaarl est touch au bras gauche, mais tient le coup.<br> Pendant ce temps les chagouins ne se sont pas relevs, Les trois autres se chargant de les occire avant qu'ils se dgagent du tronc.<br> - D'autres arrivent, crie Mortebre, occupez vous en, je vais aller aider Kaarl !<br> Mortebre charge le chef, qui, bien que le voyant venir, ne peut tout  fait esquiver son attaque. La lourde hache du gant s'abbat sur le bras gauche du chef, comme pour venger la blessure de Kaarl. Sa main vole dans les airs, et il s'croule dans les rochers en serrant convulsivement son avant bras srieusement diminu.<br> - Attention ! Il en arrive dans votre dos ! La voix d'Enguerrand retentit dans la mle, mais trop tard. Au mme moment Kaarl et Mortebre ressentent une vive douleur au bas du dos : trois chagouins viennent de leur assenner un coup de lance dans les reins. De rage, Kaarl se relve et pique le plus proche de lui  la tte, pntrant son crane par l'oeil droit. Mortebre, lui, d'un revers de hache au ras du sol, fauche les deux autres dans un fracas d'os broys.<br> Puis c'est le silence. Seuls quelques secousses sismiques viennent le briser de temps en temps.<br> Tous les chagouins sont  la droute. Il n'en reste plus qu'une vingtaine autour de la faille, les yeux rivs vers les gobelins qui ont de plus en plus de mal  rester debout. Autour des combatants neufs cadavres jonchent la pierre dure de la montagne.<br> - Ah a ! Le gros pourceau  la main coupe dguerpit dans la fort !<br> gronde le nain en se mettant en marche. Rattrapons le !<br> - A ta guise, Gontrin, rpond Mortebre, mais sans moi. Par cette nuit dans la fort, avec cent cinquante chagouins en train de ressrer leurs rangs, il ne doit pas faire bon courrir.<br> - Tu as sans doute raison, mais sans leur chef ils ne sont plus rien !<br> - C'est vrai, mais chaque chose en son temps. Pour l'heure, essayons d'empcher ces gobelins de franchir la faille.<br> A nouveau leur regard se porte sur les interminabes escaliers  moiti bouls. C'est  de la stuppeur que ressemble le plus ce qu'on peut lire sur leurs visages.<br> Les guerriers rouges, le gant et le druide ont disparus. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Mathieu (02/10/00)</B></font> 18</DIV><br><br>  Random s'apprtait  faire basculer le rocher quand il vit le groupe se volatiliser. A l'abri des chagouins il descendit les marches d'un  pas lent. Il tait puis mais pas encore pouss dans ses derniers retranchements.<br><br>  Il se plaa l o quelques instants auparavant se tenait l'assemble dmoniaque. L'air autour de lui tait encore satur de leur obscne prsence.<br><br>  Sa volont  les retrouver n'en fut que plus renforce. De l'autre ct de la faille Mortebre avait engag le combat. Il se maudit de ne pas avoir un arc sous la main pour les soutenir mais dj les  chagouins, privs de leurs maitres, se dbandaient. <br><br>  Il lacha un long soupir... <br><br>  Mortebre n'avait pas besoin de lui pour l'instant. Mais il lui tait redevable de quelquechose. Pas de s'tre fait sauv la vie par le sinistre guerrier mais redevable de ... son amiti. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>JYM (02/10/00)</B></font> 19</DIV><br><br>  evant le tohu bohu invraissemblable venant de la montagne, Annunril  dcida de s'y rendre sans attendre le matin, de peur que tout  Chagouin se soit volatilis d'ici l.<br> Enfourchant Asafel, il piqua des deux  travers bois, l'pe  la main.<br><br>  Aprs un petit quart d'heure de chevauche, alors que les pentes ouest du mont Thyr commenaient  apparatre entre les troncs, il tomba sur les premiers Chagouins. Ils taient nombreux, mais fuyaient sans orde, dispers sur une colonne de plus de cent mtres, et  semblaient plus proccups de surveiller leurs arrires que de regarder devant eux.<br> C'est ainsi que la charge d'Annunril lui permit d'en blesser plus  d'une dizaine, dont plusieurs ne survivraient certainement pas plus  de quelques minutes.<br> Ayant fait un premier passage sans avoir t inquit, le semi-elfe s'apprtait  faire demi tour quand une silhouette plus massive  surgit des fourrs et bondit sur lui, l'entranant au sol.<br> Le gros Chagouin saignait abondamment du bras gauche, dont la main  avait t tranche, et il se battait avec l'nergie du desepoir.<br><br>  Annunril lacha son pe et tira son poignard de guerre tout en  maintenant  distance lla dague rouille que le monstre tentait de lui enfoncer dans les ctes.<br> Les choses auraient pu tourner mal si Asafel n'tait intervenu,  envoyant bouler le Chaguoin bless d'une violente ruade.<br><br>  Annunril se releva pniblement, mais tous les ennemis s'taient dj fondus dans les bois. Aprs quelques instants de rflexion, il dcida de se diriger plutt vers le versant Sud de la montagne d'o lui parvenait des clats de voix d'origine certainement humaine.<br><br>  Une dizaine de minute plus tard, il mergeait des sous-bois  une centaine de mtres du dbut du pont bris... <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Lto (02/10/00)</B></font> 20</DIV><br><br>  Dbouchant des bois, le cavalier se dirige au petit galop vers la  base des boulis.<br> D'un coup d'oeil il a analys la situation et compris que les hommes et le nains tentent de couper la retraite des Gobelins.<br><br>  Un destrier lanc au galo et dont le cavalier manie une pe longue acre les fera srement rflchir un peu et devrait donner le temps au petit groupe de guerriers de les prendre  revers!<br><br>  Annunril s'lance donc. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Lto (02/10/00)</B></font> 21</DIV><br><br>  Alert par les bruit de combats, Max se prcipita  travers les bois. <br> Des dizaines de chagouins (ou ce que cel semblait tre, aux dires des gens du village)  semblaient dserter les lieux, fuiant quelque chose... Mais quoi?<br> Fauchant tout ce qui passait  sa porte il russit  se frayer un  passage  travers les groupes de fuyards qui ne faisaient pas attention  lui, trop occups qu'ils taient  courir.<br> Il dboucha sur les fameuse ruines de Nuphta, un immense cratre en croissant de lune, surplomb par des ruines,  d'o partaient tous les chagouins.<BR>  Enfin de l'action, se dit-il, reste  comprendre ce qui se passe ! <br> Aperevant un petit groupe de guerrier sur l'une des pentes du cratres, vraisemblablement en train de barrer le passage aux gobelins rests sur  place, il en dduisit que ce devait tre des chasseurs ou autres rpurgateurs du mal.<br> Il se prcipita pour proposer son aide. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Rmi (02/10/00)</B></font> 22</DIV><br><br>  Profitant du chaos de la mle, les gobelins ont quitts le pont et contournent la faille par ses extrmites, un groupe au nord, et l'autre au sud. En position dlicate, se cramponant aux paroies tout en escaladant, ils ne font gure attention  ce qui se passe autour d'eux. Certains mme n'ont pas vu qu'un combat faisait rage au bord de la faille,  quelques metres d'eux.<br> - Allons les cueillir  leur arrive, suggre Mortebre.<br> Tous le suivent. Au bout de la trajectoire emprunte par les gobelins la faille se rtrcit pour ne plus faire qu'un metre de large, puis s'arrte brusquement. Ce n'est qu' cet endroit qu'ils peuvent quitter la parois pour sauter de l'autre cot de la faille.<br> Apres avoir doubl cinq cratures, Kaarl s'crit :<br> - Je n'aurais certainement pas assez de force pour les accueillir comme il se doit. Lanons leurs des pierres pour les faire choir !<br> - Bonne ide, dit le nain en soulevant  deux mains un gros bloc, a me rappelera la mine et les massacres de chrasmes !<br> Il la projette de toute ses forces sur un gobelin. Celui-ci, dj en quilibre prcaire, la reoit sur le coude, lache sa prise et bascule  la renverse, dans les profondeurs de la crevasse.<br> - Un cavalier derrire nous ! hurle Enguerrand. Il nous fonce dessus !<br> Prparez vous !<br> tout le monde fait volte face, pour recevoir l'attaque du nouveau venu. - On dirait que c'est un elfe, fait remarquer Mortebre, il y a toutes les chances que ce soit un alli.<br> - Sangdieux ! Il sort son arc, et...<br> La fleche siffle dans l'air, et passe bien au dessus de la tte du nain. Elle se fiche dans les rochers, en ayant au paravant transperc la jambe d'un gobelin, qui  son tour tombe dans un long cri.<br> - Je vous l'avais bien dit, conclut Mortebre. Allez,  vos cailloux messires, la partie n'est pas encore gagne !<br> Le premier rocher de Mortebre manque sa cible, et heurte la pierre dans une tincelle.<br> Celui de kaarl, trop lourd pour lui, tombe dans la faille Celui d'Enguerrand, plus petit que les autres, attrape le gobelin dans le cou, et lui crase le nez sur la roche. Il glisse le long de la parois, et s'aggripe inextremis  un solide gent, six metres en contrebas.<br> Celui du nain rate le sien, mais rebondit et tombe sur le casque de celui d'Engurrand, et lui fait lacher son gent. Il disparait lui aussi dans la faille.<br> - Et de trois !<br> - Il n'en reste plus que cinq, continuons !<br> - Ils remontent, les lches !<br> La pluie de roccaille continue. A cette distance, les pierres utilises sont plus petites, sauf pour Mortebre, qui touche le sien dans les fesses, le faisant chuter.<br> - Et de quatre !<br> - Les autres sont trop hauts  prsent.<br> Alors que les compagnons, dpits, regardent s'enfuir leur proies, une vole de billes de frondes et de fleches s'abbat sur celles-ci. Deux sont touches et chutent.<br> - Et de six ! crient deux voix derrire le petit groupe. Ce sont deux semi elfes, aux habits maculs par le voyage. Le premier est le cavalier  l'arc, et le second, un peu plus petit tient une fronde  la main.<br> Au moment ou Mortebre allait prendre la parole, un grondement sourd se fait entendre, provenant des ruines. Une avalanche de pierres, roches, et cailloux dvale du sommet de la montagne.<br> - Reculez, crie Kaarl en se jettant  la renverse.<br> Aprs avoir moulte fois rebondi, une des pierres choit sur le casque du nain, qui tombe innanim. le reste de l'bouli dgringole dans la faille, et des pierres roulent sur le sol entre les combatants. Aprs que le nuage de poussire se soit apais, apparait au sommet de montagne la tte de Random, levant les bras au ciel en signe de victoire. En effet, sur la parois, plus aucun grimpeur ne s'agite. Tous ont ts avals par la crevasse.<br><br>  - Il n'est qu'assom, rpond Engurrand. Mon ami Gontrin, tu peux remercier ton casque.<br> - Parfait, commence Mortebre, Attendez qu'il soit en tat de marcher et...<br> - J'ai quelque chose qui pourra le remmette sur pied rapidement.<br> Tout le monde se retourne vivement. La voix vient du personnage  la fronde. A cot de lui se tient le cavalier.<br> - Salut  vous. Soyez les bienvenus parmi nous, qui que vous soyez. Je me nomme Kaarl de Morien. Voici Engurrand de Turbessel, et Mortebre. Le nain se nomme Gontrin.<br> - Je suis Anunnril, pour vous servir, rpond le semi elfe en mettant pied  terre.<br> - Et moi Max Thorg. Faites avaler ceci  votre ami, et il sera sur pied dans un instant.<br> - Merci  toi, rpond Engurrand. Mais dites moi messires, d'ou vennez vous donc ?<br> Prsentations faites, les deux groupes se mettent  deviser au bord du prcipice.<br> Au bout de quelques minutes Gontrin se rveille, et remercie avec effusion le demi elfe.<br><br>  - Mais ou est pass Mortebre ? demande soudain Kaarl  la cantonade.<br> Les regards se promennent allentour, et finissent par se poser sur une silhouette sombre, qui se dcoupe nettement sur le versant de la montagne. Dans les premiers rayons du matin, Random tend la main vers le bas. Mortebre la saisit, et se hisse sur l'esplanade.<br> Face  face, sans rien trouver  dire, les deux tres se sourient.<br> - Je savais que tu viendrais, dit finalement Random. <br><br><DIV align=right><font color=white><B>Mathieu (02/10/00)</B></font> 23</DIV><br><br>  	<br><DIV align=center><i>A suivre ...</i></DIV><br> 	</FONT></DIV> 	</td> 	</tr> 	</table>   	<br>  </td>  </tr>  </table>  </font>   </BODY> </HTML> 
