<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META NAME="Generator" CONTENT="Microsoft Word 97"> <TITLE>This is G o o g l e's cache of http://homepage</TITLE> </HEAD> <BODY LINK="#0000ff" VLINK="#800080">    <FONT SIZE=2><P><HR></P> <P><!-- .JUSTIFIE {  font-family: Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif; text-align: justify} --> </FONT><H2><A HREF="#a"><FONT FACE="Verdana, Arial">A</FONT></A> <A HREF="#B"><FONT FACE="Verdana, Arial">B</FONT></A> <A HREF="#C"><FONT FACE="Verdana, Arial">C</FONT></A> <A HREF="#D"><FONT FACE="Verdana, Arial">D</FONT></A> <A HREF="#E"><FONT FACE="Verdana, Arial">E</FONT></A> <A HREF="#F"><FONT FACE="Verdana, Arial">F</FONT></A> <A HREF="#G"><FONT FACE="Verdana, Arial">G</FONT></A> <A HREF="#I"><FONT FACE="Verdana, Arial">I</FONT></A> <A HREF="#J"><FONT FACE="Verdana, Arial">J</FONT></A> <A HREF="#L"><FONT FACE="Verdana, Arial">L</FONT></A> <A HREF="#M"><FONT FACE="Verdana, Arial">M</FONT></A> <A HREF="#N"><FONT FACE="Verdana, Arial">N</FONT></A> <A HREF="#P"><FONT FACE="Verdana, Arial">P</FONT></A> <A HREF="#R"><FONT FACE="Verdana, Arial">R</FONT></A> <A HREF="#S"><FONT FACE="Verdana, Arial">S</FONT></A> <A HREF="#T"><FONT FACE="Verdana, Arial">T</FONT></A> <A HREF="#V"><FONT FACE="Verdana, Arial">V</FONT></A></H2> <FONT FACE="Verdana, Arial"><H2>Quelques lieux-dits de la Commune de Corcelles</H2> <H3>Pierre Chessex 1938</H3> </FONT><FONT FACE="Verdana, Arial" SIZE=2><P>(mise &agrave; jour Antoinette Burdet, mai 2001) </P>  </FONT><B><FONT FACE="Verdana, Arial" SIZE=2><P>ARBOGNE</B> (L'): La commune de Corcelles est arros&eacute;e par deux rivi&egrave;res (la <I>Broye</I> et l'<I>Arbogne</I>) et par six ruisseaux (l'<I>Eparse</I>, le <I>Motellon</I>, le ruisseau du <I>Creux</I>, le <I>Merdasson</I>, le ruisseau de <I>Foitaloup</I> et le ruisseau du <I>Saut</I>). De tous ces cours d'eau, c'est l'Arbogne qui est de beaucoup le plus int&eacute;ressant, au point de vue scientifique comme au point de vue onomastique.</P> <P>Issue de plusieurs sources sises entre Ch&acirc;tonnaye et Lentigny, l'Arbogne recueille les eaux du plateau fribourgeois et vient se jeter dans la Vieille Broye en aval de Corcelles, sur domaine fribourgeois. Elle est longue de dix-sept kilom&egrave;tres.</P> <P>En 1286, un acte en latin dit <I>Arbogniam</I>. En 1320, on trouve le nom &eacute;crit <I>Arbonniam</I>, en 1399, <I>Arbognyez. </I>Il est probable qu'au moyen &acirc;ge, on disait <I>Arbogne</I> dans toute la r&eacute;gion.Aujourd'hui, les Vaudois ont pris l'habitude de dire <I>Erbogne</I>.</P> <P>Ce nom a &eacute;t&eacute; &eacute;tudi&eacute; et comment&eacute; par plusieurs savants, qui s'accordent pour le d&eacute;clarer parent du nom de l'<I>Aubonne. </I>Contrairement &agrave; la croyance populaire, <I>Aubonne</I> ne signifie nullement "Eau bonne", mais probablement "rivi&egrave;re ou source blanche, &eacute;cumeuse" (du celtique <I>alb-</I>, blanc, et du suffixe -<I>ona</I>, <I>onna</I>, ou -<I>onia</I>, source, rivi&egrave;re, que l'on retrouve dans <I>Arbogne, Dordogne, Arbagny</I> (&agrave; Treyvaux), <I>Arbanet</I> (&agrave; Cournillens), etc.</P> <B><P>ARZILLIER</B> (Sus l'): Ce nom que l'on trouve fr&eacute;quemment dans les cantons de Vaud et de Fribourg, signifie l'"argili&egrave;re", c'est-&agrave;-dire <I>le pr&eacute; argileux</I>. Il est d&eacute;riv&eacute; du latin <I>argillea</I> par le suffixe <I>-arium</I>.</P> <B><P>BAUMAZ</B> (Sous ou sus la): Prononcer <I>Baume. </I>En face du rocher de<I> Tours, </I>sur l'autre rive du<I> Merdasson</I>, se trouve une petite falaise de molasse, au pied de laquelle se creuse une sorte de grotte. Cette caverne &eacute;tait peut-&ecirc;tre habit&eacute;e aux temps pr&eacute;historiques; on l'appelait la <I>baume</I> (c'est-&agrave;-dire la "grotte"); ce nom s'est transmis &agrave; travers les mill&eacute;naires. Les toponymistes qui ont tent&eacute; de classer les noms de lieux selon leur &acirc;ge et leur origine, estiment que les noms tels que <I>alpe, baume, L&eacute;man, Orbe, Rh&ocirc;ne, Thi&egrave;le</I>, etc., remontent &agrave; l'&eacute;poque pr&eacute;historique. Ils sont donc ant&eacute;rieurs aux Ligures, qui occup&egrave;rent le bassin du Rh&ocirc;ne, et notre pays, avant les Gaulois.</P> <P>Ce toponyme tr&egrave;s fr&eacute;quent dans notre pays, nous appara&icirc;t au sens de "grotte, tanne, caverne, rocher incurv&eacute; &agrave; sa base, paroi de rochers", sous les formes de <I>Balmaz</I> ou <I>Balme, Barmaz</I> ou <I>Barme, Baumaz</I> ou <I>Baume, Beaumaz ou Beaume</I>, etc., sans compter les nombreux diminutifs (Balmette, Barmette, Beaumine...)</P> <B><P>BAYS</B> ( Aux): Ecrit <I>Bay, Bays, Beys</I>, ce nom signifie "le canal, le bief, le bai"; il vient de l'ancien d&eacute;versoir de l'Arbogne qui partait du barrage du Guillaume Tell, et courait vers les <I>Bays</I>, la <I>Chenevi&egrave;re des Bays</I> et celle des <I>R&eacute;pies</I>. Cet ancien canal a donc donn&eacute; son nom &agrave; un quartier du village, &agrave; un chemin et &agrave; un grand territoire. L'ancien four communal s'appelait jadis le "Four du Bey".</P> <P>Ce mot semble fort ancien et se retrouve sous diverses formes dans de nombreux idiomes. On est g&eacute;n&eacute;ralement d'accord aujourd'hui pour reconna&icirc;tre dans <I>bief</I>, un mot indig&egrave;ne, peut-&ecirc;tre gaulois. Ce mot est identique au valaisan <I>bisse</I>, canal d'irrigation dans la montagne.</P> <B><P>BIOLLES</B> (Es): Lieu plant&eacute; de <I>bouleaux</I>, du celte <I>betullos</I>, latin <I>betulla</I>, bas latin <I>betullum</I>.</P> <B><P>BITTERNAZ</B> (En): Quartier du village sis le long de l'Arbogne, rive Est,o&ugrave; se trouvait jadis un gu&eacute; dit "le vuaz de Bitternaz". Ce nom semble isol&eacute;. Faut-il peut-&ecirc;tre le rapprocher du roman (vieux proven&ccedil;al) <I>biterno, biterna</I>, la citerne le puits. L'eau n'a &eacute;t&eacute; amen&eacute;e dans ce quartier qu'en 1896. Jusqu'alors, on puisait l'eau dans les citernes.</P> <B><P>BORNALET</B> (Au): Dans nos dialectes romands, les mots <I>bornel, bournel, born&eacute;, borni, bourneau</I> et <I>borneau</I> signifient "fontaine, bassin de fontaine, goulot ou tuyau de fontaine": ils repr&eacute;sentent le germanique <I>Born</I>.</P> <P>Les mots <I>bornelet, bournelet, bornalet</I>, diminutifs, signifient donc "la petite fontaine". Ils se retrouvent dans de nombreux noms de lieux.</P> <B><P>BOULEZ</B> (En): Nom tr&egrave;s ancien:</P> <P>"...exceptis memore dicto de Bolay sito supra Thors et essertis ipsius nemoris..." (except&eacute; le bois dit de Boulez situ&eacute; au-dessus de Tours et le coupes faites dans ce bois). Bel acte de parchemin blanc r&eacute;dig&eacute; par un moine fran&ccedil;ais en 1299.</P> <I><P>Boulez</I> (ou <I>Boulex, Boulaz, Boulayres</I>, etc) signifie "bois de bouleaux". C'est le collectif du vieux fran&ccedil;ais <I>boul</I>, dont <I>bouleau</I> est le diminutif (du latin populaire <I>betullum</I>,de <I>betullos</I>, mot gaulois devenu <I>bedol, beou</I>l, puis <I>boul</I>. (cf <I>Biolles</I>).</P> <B><P>BOURLAZ</B>: Ce mot vient du patois <I>bourl&acirc;</I>, "br&ucirc;ler". C'est peut-&ecirc;tre un "lieu d&eacute;frich&eacute; par le feu" ou un nom d'homme venant, lui du patois <I>bourl&acirc;</I>.</P> <B><P>BROYE</B> (La): Nom tr&egrave;s ancien que certains font remonter aux Ligures qui occup&egrave;rent le bassin du Rh&ocirc;ne et notre pays avant l'arriv&eacute;e des Celtes.</P> <P>Les toponymistes donnent plusieurs interpr&eacute;tations de ce nom. M. Paul Aebischer dans la <I>Revue Celtique</I> de 1931 &eacute;crit que le nom de la <I>Broye</I> (patois <I>Bruy&eacute;</I>) viendrait du nom de la d&eacute;esse gauloise <I>Vroica</I>, "La Bruy&egrave;re". C'est-&agrave;-dire que dans la <I>Broye</I> (<I>Brauca, Brouca, Vroika</I>), les Helv&egrave;tes voyaient une divinit&eacute; f&eacute;minine, identifi&eacute;e par eux avec ce cours d'eau, et ador&eacute;e sous la forme mat&eacute;rielle de cette rivi&egrave;re.</P> <P>Il semble que la vall&eacute;e de la Broye ait jadis &eacute;t&eacute; creus&eacute;e par le Rh&ocirc;ne B, alors tributaire de la mer du Nord et second bras du Rhin qu'il rejoignait dans le canton d'Argovie. L'Aar n'&eacute;tait qu'un modeste affluent du Rh&ocirc;ne B. Le lac L&eacute;man n'existait pas encore ...le Rh&ocirc;ne actuel (A) aurait capt&eacute; le Rh&ocirc;ne sup&eacute;rieur (B). </P> <P>Arriv&eacute;e dans la plaine aventicienne, la Broye paresseuse y formait jadis maint m&eacute;andre. Son cours, du reste, &eacute;tait changeant. En 1549, on parlait d&eacute;j&agrave; de la <I>Vieille Broie</I>, c'est-&agrave;-dire d'un ancien lit par rapport &agrave; celui que la rivi&egrave;re occupait au milieu du XVIe si&egrave;cle.</P> <P>De nos jours, on appelle <I>Ancienne Broye</I> le dernier lit irr&eacute;gulier occup&eacute; par la Broye avant les grands travaux d'endiguement entrepris &agrave; la fin du XIXe si&egrave;cle.</P> <B><P>CHAMP MONTANT</B> (Au): Nom d'un terrain l&eacute;g&egrave;rement inclin&eacute; cit&eacute; en 1374 d&eacute;j&agrave;. Les Cor&ccedil;allins allaient s'y luger (mais o&ugrave; sont les neiges d'antan).</P> <B><P>CHAMP DES OISEAUX</B>: Charmant nom d'un terrain sis vers le R&eacute;servoir.</P> <B><P>CH&Acirc;TELARD</B>: "Au Castellard". C'est le nom donn&eacute; depuis des mill&eacute;naires &agrave; la modeste &eacute;minence qui s'&eacute;l&egrave;ve &agrave; l'est du village.</P> <P>Le nom de <I>Ch&acirc;telard</I>, tr&egrave;s fr&eacute;quent, d&eacute;signe en g&eacute;n&eacute;ral un lieu &eacute;lev&eacute;, une colline utilis&eacute;e jadis comme refuge. Certains portent encore des traces d'enceintes fortifi&eacute;es.</P> <P>Il est tr&egrave;s probable que la colline de Ch&acirc;telard fut jadis utilis&eacute;e comme poste de gu&ecirc;t et de signalisation, ainsi que comme refuge fortifi&eacute;.</P> <P>Ce mot vient du latin populaire <I>castellare, castellarium</I>, "lieu retranch&eacute;, forteresse", et devrait s'&eacute;crire sans <I>d</I>. </P> <B><P>CH&Ecirc;NE</B> (Au ou Le): Jadis "au Chasnoz". Du latin populaire <I>caxanum</I> ou <I>cassanus</I>, mot d'origine gauloise, devenu <I>caissene, caisne, chaisne, chesne</I> et <I>ch&ecirc;ne</I>. Jadis les ch&ecirc;nes abondaient dans la r&eacute;gion. Chaque jour, le porcher rassemblait les pourceaux du village et les conduisaient &agrave; la gland&eacute;e... Plus tard, les ch&ecirc;nes furent abattus, et l'on planta de la vigne au-dessus du village. Certains actes des si&egrave;cles pass&eacute;s donnent au q<I>uartier du Ch&ecirc;ne</I> le nom de "en la vigne".</P> <P>Le m&ecirc;me mot appara&icirc;t souvent pour pr&eacute;ciser un nom de famille tr&egrave;s r&eacute;pandu &agrave; Corcelles: exemple datant de 1544: "Jaquet Jan du Chasnoz de Corcelles". Plus tard il deviendra &agrave; son tour nom de famille: <I>du Ch&ecirc;ne</I> et <I>Duch&ecirc;ne</I>.</P> <B><P>CHENEVI&Egrave;RES</B> (Les): &eacute;tait un lieu plant&eacute; de chanvre. <I>Chenevi&egrave;re</I> d&eacute;rive de <I>chen&egrave;ve</I>, ancienne forme du mot <I>chanvre</I>.</P> <P>Le suffixe <I>-aria</I> s'est ajout&eacute; &agrave; des noms de plantes: <I>canaparia, canbi&egrave;res, Chenevi&egrave;res</I> et <I>Cannebi&egrave;re</I> (celle de Marseille abritait jadis les corderies de chanvre). Dans les ann&eacute;es 1935-40, Corcelles poss&eacute;dait encore les <I>Chenevi&egrave;res des Bays</I> et celles des <I>R&eacute;pies</I>.</P> <B><P>CONDEMINES</B> (Les): Jadis nom commun, le mot <I>condemine</I> d&eacute;signait une t<I>erre faisant partie du domaine seigneuria</I>l ou cultiv&eacute;e directement par les soins du seigneur propri&eacute;taire, et non afferm&eacute;e. Il d&eacute;signa ensuite une terre quelconque exploit&eacute;e directement par son propri&eacute;taire.</P> <P>Tr&egrave;s fr&eacute;quent en toponymie, ce mot d&eacute;signe en g&eacute;n&eacute;ral des terres fertiles dans le voisinage des localit&eacute;s.</P> <B><P>CORSALETTES</B> (Les): double diminutif puisqu'il est le diminutif de <I>Corcelles</I> qui veut d&eacute;j&agrave; dire la "petite exploitation agricole". Ce toponyme d&eacute;signe un petit bien communal.</P> <B><P>C&Ocirc;TE</B> (Sur la): Jolie pente au pied de la chapelle de Tours; c'est l&agrave; que les Cor&ccedil;allins se r&eacute;unissaient le jour de P&acirc;ques pour rouler les oeufs.</P> <B><P>CREUX</B> (Au), et <B>CREUX (RUISSEAU DU)</B>: Ce mot vient d'une forme latine <I>crosum</I>, probablement issue de <I>corrosum</I>, "rong&eacute;, creus&eacute;". Il s'agit de la partie la plus encaiss&eacute;e de la vall&eacute;e creus&eacute;e entre Corcelles et Montagny-la-Ville, et o&ugrave; le dit ruisseau fait une chute. Les champs &eacute;tag&eacute;s sur la rive droite sont nomm&eacute;s "Sur le Creux".</P> <P>Les Cor&ccedil;allins ont quatre noms diff&eacute;rents pour d&eacute;signer un m&ecirc;me lieu: <I>Creux de la Chettaz, Creux de la Piscine, Creux de Saillens</I> et <I>Creux des Sarrasins</I>.</P> <P>Le Ruisseau du Creux est un affluent de la rive droite de l'Arbogne. Il suit un vallon ombreux qu'il a creus&eacute; et forme limite entre Corcelles et Montagny (VD et FR). Au milieu du vallon, il fait une belle chute d'une dizaine de m&egrave;tres. Les grandes parois de molasse, les for&ecirc;ts sombres, la haute chute &eacute;cumante, le fracas de l'eau, composent un cadre sauvage et romantique.</P> <P>On comprend que les anciens habitants de la r&eacute;gion, croyant aux bonnes f&eacute;es (les dames blanches) et au diable (le maffi ou diabllo) aient baptis&eacute; ce lieu le <I>Creux de la Chettaz</I> (Chette), c'est-&agrave;-dire le "Creux du Sabbat". Jadis, la <I>Chetta, chatta, satta, tschetta</I> &eacute;tait l'assembl&eacute;e nocture des sorci&egrave;res pr&eacute;sid&eacute;es par le grand bouc, d'o&ugrave; le sens de grand bruit (faire la chette). La carte topographique porte encore ce nom, tandis que les plans de Corcelles parlent eux de <I>Creux de la Piscine</I>. Ce nom vient de la "piscine" ou bassin creus&eacute; par la chute &agrave; son pied, plein d'eau fra&icirc;che et limpide.</P> <P>Les actes officiels disaient g&eacute;n&eacute;ralement <I>Creux de Saillens</I>. Les noms de <I>Saille</I> ou <I>Saillen</I> d&eacute;signent g&eacute;n&eacute;ralement des rochers en promontoire et en ancien fran&ccedil;ais un saillant est une hauteur.</P> <P>Les grottes qui s'ouvrent dans les parois de molasse ont fait travailler l'imagination populaire. Qui peut bien les avoir creus&eacute;es ou habit&eacute;es dans les temps lointains? Les hommes des cavernes ont-ils jadis chass&eacute; l'ours dans le vallon du Creux? Des brigands n'ont-ils pas &eacute;tabli leur repaire dans ces lieux sauvages?</P> <P>Il est peu de communes vaudoises o&ugrave; l'on ne trouve pas un trou, une grotte, un bois des Sarrasins. Corcelles est g&acirc;t&eacute;e puisqu'elle poss&egrave;de le <I>Creux des Sarrasins, le Pont des Sarrasins</I> et le <I>Bois des Sarrasins</I>, tous trois group&eacute;s dans le vallon du Creux, plus le lieu dit <I>En Champ Sarazin</I>. Ce dernier toponyme pourrait bien venir du nom d'un homme, nom de famille ou sobriquet d'un ancien propri&eacute;taire ou fermier.</P> <P>Quant aux Sarrasins, dont les bandes pillardes auraient d&eacute;vast&eacute; notre pays aux Xe et XIe s., voici la l&eacute;gende:</P> <P>Pendant leurs randonn&eacute;es en terre romande, un parti de pillards sarrasins avait &eacute;lu domicile au-dessus de Corcelles, dans le vallon du Creux de Saillens. La ville de Payerne, avec ses hautes murailles, &eacute;tait inaccessible &agrave; ces redoutables guerriers, mais la lign&eacute;e de masures b&acirc;ties entre marais et coteau sur l'emplacement actuel du village, &eacute;taient continuellement expos&eacute;es aux incursions de ces sauvages. Un jour, la horde disparut. Elle allait se faire prendre au guet-apens pr&eacute;par&eacute; par le rus&eacute; Conrad, o&ugrave; Sarrasins et Hongrois furent extermin&eacute;s. Le soir de la bataille, un seul Sarrasin revint au camp. C'&eacute;tait Alibas. Epouvant&eacute; par le silence du lieu, il se rendit pr&egrave;s de la cascade, escalada les rochers et allait se jeter dans le vide pour en finir avec la vie quand il aper&ccedil;ut des biches qui buvaient dans le ruisseau. Cette vue idyllique lui rendit un peu de courage. Alibas v&eacute;cut encore des ann&eacute;es, farouche, solitaire, dans ce lieu t&eacute;moin de tant de sc&egrave;nes de partage de butin. Son nom &eacute;tait une terreur pour les populations; les enfants, surtout, ob&eacute;issaient au nom d'Alibas, ou &agrave; la menace d'aller trouver l'homme rouge aux yeux flamboyants.</P> <B><P>CREUX DE SAUT</B> (ou <B>CREUX DE SEL</B>): voir au mot <I>Saut.</P> </I><B><P>CROIX</B> (A la): Synomyme de <I>crois&eacute;e, carrefour</I>.</P> <B><P>DERRI&Egrave;RE CHEZ CHAPUIS</B>: <I>Chapuis</I> et <I>Chappuis</I> sont des noms fr&eacute;quemment cit&eacute;s &agrave; Payerne et &agrave; Corcelles d&egrave;s 1385. Il signifie "charpentier" ou "menuisier".</P> <B><P>DEUX-CANAUX </B>(Impasse des): Les canaux ont jou&eacute; un r&ocirc;le important. Le <I>Canal de l'Arbogne</I>, dit aussi <I>Canal des Usiniers</I> ou <I>Canal industriel</I> semble exister depuis le Xe si&egrave;cle. Ces canaux permettaient de former des chutes destin&eacute;es &agrave; faire tourner les roues des "usines" et moulins. </P> <P>Au XIXe s.de grands travaux d'assainissement et de drainage ont &eacute;t&eacute; accomplis. Un Cor&ccedil;allin c&eacute;l&egrave;bre, Ernest Chuard, qui fut pr&eacute;sident de la Conf&eacute;d&eacute;ration a consacr&eacute; un article &agrave; cette premi&egrave;re entreprise de drainage dans le canton de Vaud.</P> <B><P>EPARSE</B> (L'): Du vieux fran&ccedil;ais <I>esparse</I> "&eacute;parpillement", "ruisseau qui se r&eacute;pand et qui d&eacute;borde". L'Eparse a &eacute;t&eacute; canalis&eacute;e et est un d&eacute;versoir de l'Arbogne.</P> <B><P>EPENETTAZ</B>: "Fourr&eacute; d'&eacute;pines"</P> <B><P>FIN DU GIBET</B> (La): Le mot <I>fin</I> signifie "champs, territoire". C'est &agrave; la Fin du Gibet que se trouvait le gibet de Payerne. Ce gibet fut d&eacute;moli en 1798; c'est &agrave; cette date en effet que la torture fut abolie dans toute l'Helv&eacute;tie. Echafaud, fourches, pilori, carcan, brodequins, chevalets et autres instruments de torture furent vendus &agrave; la cri&eacute;e le 3 septembre, <I>sous condition de les d&eacute;molir dans la semaine</I>!</P> <B><P>FOITALOUP</B> Ruisseau de): Ce ruisseau qui prend sa source pr&egrave;s de L&eacute;chelles (FR) fait limite sur 600 m&egrave;tres environ entre la commune de Corcelles et celle de Russy, puis il change de nom et s'appelle <I>Ruisseau de la Baumaz.</P> </I><P>La tradition locale veut que le nom de <I>Foitaloup</I> signifie "fouette le loup", mais on ne pr&eacute;cise ni si ce fut d'abord le surnom d'un homme, ni &agrave; la suite de quelles circonstances ce nom fut donn&eacute; au ruisseau.</P> <P>Il est possible aussi que le nom de <I>Foitaloup</I> soit une d&eacute;formation de <I>Foiteley</I> ou <I>Fouetteley</I> "petit bois de h&ecirc;tres". Du latin <I>fagus</I>, "h&ecirc;tre, fayard ou foyard"</P> <B><P>FOULE</B> (Sur la, sous la): Pr&egrave;s du Moulin Bossy. Ces noms viennent de l'ancien "moulin &agrave; foulon" que faisait mouvoir l'eau du vieux canal de la rive gauche de l'Arbogne.</P> <B><P>FOUSSAZ</B> (La): Les mots <I>fossau, fossaz</I> ou foussaz d&eacute;signaient jadis des lieux enfonc&eacute;s, des torrents creusant leurs rives, des foss&eacute;s ou des canaux. Ce sont des noms tr&egrave;s anciens (1360)</P> <B><P>FREYBONNAZ</B> (En): "Frebonaz" dans un acte de 1548. Ce nom reste inexpliqu&eacute;.</P> <B><P>GARE</B> (d'en bas): officiellement "Corcelles Nord"</P> <B><P>GARE</B> (d'en haut): "Corcelles Sud".</P> <B><P>GRAND-CHEMIN</B> (Route du): Il s'agit d'abord de l'ancienne route, probablement gauloise, qui reliait Corcelles &agrave; Vers-chez-Perrin, puis le nom fut donn&eacute;, &agrave; l'actuel "Chemin de la Gare" et enfin &agrave; la route actuelle.</P> <B><P>GRANGE DE LA VILLE</B> (La): Le mot <I>Grange</I> signifiait "maison de campagne, ferme comprenant grange, &eacute;curie, et appartement". La <I>Grange de la Ville</I> appartient &agrave; la commune de Payerne, d'o&ugrave; son nom.</P> <B><P>GROS PONT</B> (Le): Nom du pont sur lequel la route cantonale franchit l'Arbogne au centre du village. Il a remplac&eacute; le <I>gu</I>&eacute; de l'Arbogne (voir <I>Vuaz</I>).</P> <B><P>GROTTE</B> (La): il 's'agit de la la cave communale de Corcelles, minuscule enclave dans la commune de Payerne, sous le b&acirc;timent de l'ancien coll&egrave;ge, &agrave; c&ocirc;t&eacute; de l'Eglise paroissiale. Profonde de deux &eacute;tages, elle est creus&eacute;e dans le gravier et les terres d'alluvion.</P> <P>Ce mot est identique au vieux fran&ccedil;ais <I>crote</I>, diminutif <I>croton</I>, latin <I>crypta</I>, "grotte, creux faits dans la terre, cave". Le fran&ccedil;ais <I>grotte</I> vient de l'italien <I>grotta</I>, il a fini par remplacer l'ancien fran&ccedil;ais <I>crote</I>.</P> <B><P>ILES</B> (Les): du latin <I>insula</I> "&icirc;le". Vaste territoire jadis travers&eacute; par les divers bras de la Broye qui y formaient des &icirc;les.</P> <B><P>JORDILS</B> (Les): jardin, verger.</P> <B><P>LONGS CHAMPS</B> (Petits et Grands): Ces noms, tr&egrave;s anciens, viennent de la forme allong&eacute;e des terrains parall&egrave;les qui les portent, les plus longs (<I>Grands Longs Champ</I>s) au N.O., les plus courts (<I>Petits Longs Champs</I>) au S.E. de la route Payerne-Corcelles.</P> <B><P>MALADAIRE</B> (A la): Jadis Maladi&egrave;re (1561). Ancienne l&eacute;proserie.</P> <B><P>MARAIS</B>: Terme g&eacute;n&eacute;ral donn&eacute; &agrave; toute la r&eacute;gion jadis tr&egrave;s mar&eacute;cageuse qui s'&eacute;tend entre Corcelles et Missy.</P> <B><P>MAUPAS</B> (Dessous et Dessus le): "mauvais pas, passage difficile".</P> <B><P>MERDASSON</B> (Le): Nom d'un petit affluent de l'Arbogne (rive droite). De nombreux torrents aux eaux boueuses, de m&ecirc;me que des localit&eacute;s, p&acirc;turages au sol fangeux portent ce nom, qui &eacute;tait d&eacute;j&agrave; employ&eacute; &agrave; l'&eacute;poque romaine.</P> <B><P>MIVELAZ</B> (En): Nom donn&eacute; depuis de longs si&egrave;cles au <I>centre</I> du village entre l'&eacute;glise et l'Arbogne. Du latin <I>media villa</I>, "milieu du village". <I>Mivelaz, Mi&eacute;ville Demi&eacute;ville</I> sont des noms de famille fr&eacute;quemment trouv&eacute;s dans les archives.</P> <B><P>MOLLATON</B> (Au): Terrain mou et mar&eacute;cageux, en cuvette, qui servait jadis d'&eacute;tang &agrave; patiner. Mot d&eacute;riv&eacute; du latin <I>mollis</I>, "mou, molle" (cf. le fran&ccedil;ais <I>molleton</I>).</P> <B><P>MONT</B> (Le): Au S.-E. de Bitternaz, le terrain s'&eacute;l&egrave;ve rapidement. C'est <I>Le Mont</I>.</P> <B><P>MOTTES</B> (Les): Le vieux fran&ccedil;ais <I>mote, motte</I>, "tertre, monticule", a fini par signifier "lieu de campagne, terre labour&eacute;e". C'est le sens qu'il a ici.</P> <B><P>MOULINS</B> (Rue des): La Broye vagabonde ne se pr&ecirc;tait pas &agrave; l'installation de roues destin&eacute;es &agrave; fournir la force motrice aux moulins &agrave; c&eacute;r&eacute;ales, &agrave; chanvre et &agrave; os, aux battoirs, aux moulins &agrave; fouler les draps (Foulaz), aux scieries, etc. Seule l'Arbogne convenait, &agrave; condition de l'endiguer, de r&eacute;gulariser son cours, de d&eacute;tourner l'eau dans des canaux dont les plus anciens datent en tout cas du haut moyen &acirc;ge.</P> <P>Au XIXe si&egrave;cle, on comptait six "usines": </P>  <UL> <LI>La Foulaz aux Granges Phillings</LI> <LI>Le Moulin Dessous-Tours</LI> <LI>Le Moulin-Dessus</LI> <LI>Le Moulin-Dessous</LI> <LI>Le Moulin-au-Riche</LI> <LI>L'Usine Ott</LI> <LI>Deux anciennes tanneries &agrave; l'entr&eacute;e et &agrave; la sortie de Bitternaz.</LI></UL>  <P>Tous ces moulins ont eu une histoire passionnante et les documents s'y rapportant abondent de renseignements sur l'histoire de Corcelles, les noms et les moeurs de ses habitants...</P> <P>Le <I>Moulin-au-Riche</I> se trouvait &agrave; c&ocirc;t&eacute; du Guillaume Tell et fut incendi&eacute; en 1872. Le surnom de "Au Riche" d&eacute;signait une branche de la famille <I>Rapin</I>. En 1938, il ne restait de cette famille <I>Rapin au Riche</I> que deux descendants &eacute;tablis hors de Corcelles.</P> <B><P>MOUTONS</B> (Sous les): Ce nom, facile &agrave; comprendre, est d&eacute;j&agrave; ancien (1562).</P> <B><P>NATTES</B> (Les): Ce nom d&eacute;signe un territoire tout plat sis au N.-O. de l'Arbogne et o&ugrave; la rivi&egrave;re d&eacute;versait ses eaux lors des grandes crues. On ne conna&icirc;t pas l'origine de ce nom.</P> <B><P>P&Acirc;QUIER VENDU</B> (Le): Le mot <I>P&acirc;quier</I> ou <I>Pasquier</I>, tr&egrave;s fr&eacute;quent comme nom commun et nom de lieu, vient du latin <I>pascuarium</I>, p&acirc;turage.</P> <B><P>PERRALLES</B> (Es): Aujourd'hui: <I>Les P&eacute;rales</I>. Ce nom provient des travaux d'endiguement (murs, basties, battues...) effectu&eacute;s en ce lieu pour contenir les eaux de l'Arbogne. De <I>perr</I>, pierre et suffixe <I>-aille</I>.</P> <B><P>PERRET</B> (En Champ): Nom de personne issu de la m&ecirc;me racine <I>perr</I> (latin petra, pierre).</P> <B><P>PERREYRE</B> (Sus la): Carte topographique: <I>Les Perreys. </I>"Lieu o&ugrave; abondent les pierres ; carri&egrave;re de pierres", de l'adjectif bas latin <I>petraria</I>.</P> <B><P>PISCINE</B> (Creux de la): voir <I>Creux</I>.</P> <B><P>PLANCHETTAZ</B> (Z.I.): Diminutif de <I>planche</I>, tr&egrave;s fr&eacute;quent au sens d'espace de terrain, de pr&eacute; gras, de terrain bien cultiv&eacute; attenant &agrave; la ferme, de "carreaux" de jardin potager.</P> <B><P>PONT DES SARRASINS</B>: voir <I>Creux</I>.</P> <B><P>PONT NEUF</B>: En 1597, on "reconstruit" le Pont Neuf. Il y avait donc un autre <I>Pont Neuf</I> avant 1597! Le hameau s'appelle &eacute;galement le <I>Pont-Neuf.</P> </I><B><P>PONT SEYEN</B>: Nom du pont construit sur le canal industriel de l'Arbogne pour relier les quartiers de <I>Bitternaz</I> et des <I>Bays</I>.</P> <P>Jadis,on franchissait ce canal &agrave; gu&eacute; (latin <I>vadum</I>, gu&eacute;, d'o&ugrave; le mot <I>vuaz</I>). Ce gu&eacute; avait re&ccedil;u le nom d'un habitant voisin, nomm&eacute; <I>Seguin</I> (avait-il une ch&egrave;vre??). Puis S<I>eguin</I> devint <I>S&eacute;yin</I>. "Pont du Vuaz S&eacute;yin" = "Pont du gu&eacute;"!</P> <B><P>PUGIN</B> (Clos &agrave;): Nom de personne, cit&eacute; en 1462. Des <I>Pugin</I> poss&eacute;daient encore ce clos au d&eacute;but du XXe si&egrave;cle.</P> <B><P>RAPE</B> (sur les R&acirc;pes, la Rapetta): Du vieux fran&ccedil;ais <I>rape</I> et <I>raspe</I> "futaie", d'o&ugrave; le patois <I>rapa</I> "pente en friche avec des buissons": Au XVIe si&egrave;cle, les R&acirc;pes de Corcelles &eacute;taient propri&eacute;t&eacute; commune. On y faisait pa&icirc;tre du b&eacute;tail (gard&eacute; par le <I>pasteur</I> d&eacute;sign&eacute; par le conseil) et nul ne pouvait y couper du bois sans autorisation.</P> <B><P>REPIES</B>: Ce nom d&eacute;rive probablement du verbe patois <I>repia</I>, auquel le <I>doyen Bride</I>l donne les sens suivants:1) Remettre de la terre au pied d'un mur qui va tomber, au pied d'un arbre d&eacute;chauss&eacute;. 2) Pr&eacute;parer un champ pour une seconde semaille. 3) Faire un pied neuf &agrave; un vieux bas.</P> <P>Les <I>R&eacute;pies</I> &eacute;taient peut-&ecirc;tre des confins o&ugrave; l'on faisait deux semailles l'an, ou peut-&ecirc;tre un ensemble de champs auxquels on imposait des assolements diff&eacute;rents.</P> <B><P>ROBERT</B> (En Champ): lieu dit form&eacute; au moyen d'un nom de personne (d'origine germanique: "L'homme &agrave; la gloire brillante").</P> <B><P>ROMBOSSON</B> (En): Nom fort ancien (1342). Pour Rond-Bosson, signifie "Rond-Bois", for&ecirc;t arrondie. <I>Bosson</I> est le diminutif du vieux fran&ccedil;ais <I>bos</I>, "bois".</P> <B><P>RONTEMARD</B>: Sorte de cuvette mar&eacute;cageuse d'o&ugrave; na&icirc;t le ruisseau de l<I>'Eparse</I>. Peut-&ecirc;tre fausse graphie pour <I>ronde mare</I>, du vieux fran&ccedil;ais <I>marc</I>, "marais".</P> <P>Les noms les plus voisins, <I>Mollaton</I> et <I>Sansui</I>, indiquent clairement la nature humide et tourbeuse du terrain.</P> <B><P>ROSEX</B>: Plaine autrefois mar&eacute;cageuse coup&eacute;e aujourd'hui de canaux d'ass&eacute;chement. Du collectif <I>rosetum</I> "lieu plant&eacute; de roseaux, endroit mar&eacute;cageux o&ugrave; poussent des roseaux".</P> <B><P>SAILLENS</B>: voir <I>Creux</I>.</P> <B><P>SAINT-NICOLAS</B> (Eglise): Ancien nom de l'&eacute;glise de Corcelles, d&eacute;di&eacute;e &agrave; Saint-Nicolas, &eacute;v&ecirc;que de Myre, pers&eacute;cut&eacute; sous Diocl&eacute;tien, et mort vers 325. F&ecirc;te le 6 d&eacute;cembre; patron de la Russie des Tsars. Mentionn&eacute; pour la premi&egrave;re fois en 1148.</P> <B><P>SANSUI</B>: "marais &agrave; sangsues", du bas latin <I>sanguisugetum</I>. Il s'agit d'un terrain tr&egrave;s mar&eacute;cageux o&ugrave; abondent les sangsues.</P> <B><P>SARAZINS</B> (En Champ): voir <I>Creux.</P> </I><B><P>SARRASINS</B> (Bois, Creux et Pont des): voir <I>Creux.</P> </I><B><P>SAUT</B> (Ruisseau du): Au coeur de la <I>For&ecirc;t du Saut</I>, ce ruisseau, bondissant dans la molasse, fait une premi&egrave;re chute d'un m&egrave;tre environ, puis une seconde de trois &agrave; quatre m&egrave;tres. Est-ce ce <I>saut</I> qui a donn&eacute; son nom au bois et au ruisseau? Certainement non. <I>Saut</I> vient plus probablement du latin <I>saltus</I>, "bois, for&ecirc;t".</P> <B><P>SAUT</B> ou <B>SEL</B> (Creux de): Deux ruisseaux cor&ccedil;allins, le<I> Ruisseau du Saut</I> et le <I>Ruisseau du Creux</I>, font une chute au milieu de la for&ecirc;t qu'ils traversent (voir <I>Creux</I>). D'o&ugrave; une certaine confusion.</P> <P>La pr&eacute;sence de salp&ecirc;tre sur la molasse expliquerait peut-&ecirc;tre le nom de <I>Sel</I>.Il semblerait donc &agrave; l'origine que le nom de <I>Creux de Sel</I> ait &eacute;t&eacute; donn&eacute; au <I>bois du Saut</I>, mais ce nom a &eacute;galement &eacute;t&eacute; donn&eacute; au <I>Creux de la Piscine</I>.</P> <B><P>SEITOREES</B> (Grandes): Un <I>seytor&eacute;e</I> &eacute;tait l'&eacute;tendue de prairie qu'un homme pouvait faucher en un jour. Du patois <I>seitora</I> (latin <I>secare</I>, couper).</P> <B><P>SEZINES</B> (Canal de): Diminutif du patois <I>sisa</I> "haie"</P> <B><P>TAILLISSE</B> (En): forme f&eacute;minine de "taillis"</P> <B><P>TOURS</B>: enclave fribourgeoise faisant partie de la commune de Montagny-les-Monts. L'&eacute;glise est d&eacute;j&agrave; cit&eacute;e dans un acte de 1166.</P> <B><P>VERNAZ</B> (A la): aujourd'hui: <I>La Verne</I>. Nom vulgaire de l'aune, d&eacute;riv&eacute; du celtique <I>guern</I>.</P> <B><P>VERS CHEZ CHERBUIN</B>: La coutume d'employer les noms de personnes comme noms de lieu remonte aux Romains.</P> <P>Selon le <I>Livre d'Or des Famille vaudoises</I>, les <I>Cherbuin</I> sont bourgeois de Payerne d&egrave;s avant l'ann&eacute;e 1444 et de Corcelles d&egrave;s 1806. </P> <B><P>VIGNE</B> (En la): Actuellement <I>Au Ch&ecirc;ne</I>. C'est au XVIIe si&egrave;cle que l'on y avait plant&eacute; de la vigne.</P> <B><P>VUAVRAZ</B>: aujourd'hui La Grande Vuavre: ce nom vient du bas latin <I>vevra</I> "terre inculte ou peupl&eacute;e de mauvaises broussailes".</P> <B><P>VUAZ</B>: Ce nom signifie "gu&eacute;", du latin <I>vadum</I>. C'est donc un endroit d'un cours d'eau o&ugrave; l'eau est assez basse pour qu'on puisse le traverser &agrave; pied. Souvent, les gu&eacute;s &eacute;taient pav&eacute;s. De nos jours, il ne reste plus que le lieu dit <I>Vuaz Seguin</I>, devenu <I>Vuaz S&eacute;yin</I>, puis <I>Pont du Vuaz S&eacute;yin</I> et enfin <I>Pont S&eacute;yin</I>. (voir ce mot).</P> <B><P>VY</B>: Du latin <I>via</I>, route. La pr&eacute;sence du mot <I>vy</I> dans un toponyme est presque toujours une preuve d'anciennet&eacute;. Il ne subsiste plus que le lieu dit <B>Vy des Charrettes</B>. De Corcelles &agrave; Payerne, par temps sec, pi&eacute;tons et cavaliers prenaient le petit chemin direct par la <I>Maladaire</I> et la <I>Promenade</I> actuelle. Mais les chars ne pouvaient pas passer par l&agrave;, surtout par temps de pluie. On devait suivre la voie dall&eacute;e romaine qui formait un coude vers la <I>Palaz</I>, nom qui signifie la pelle, dans le sens de terrain plat; puis cette route revenait par la <I>vy des Charrettes</I>.</P> <P ALIGN="JUSTIFY"></P></FONT> <HR> <P><I>(The original web page prepared by Mme. Burdet has disappeared from the Internet.  We rescued it from a cached copy at www.google.com.)</I></P> </BODY> </HTML> 
