<HTML><HEAD><TITLE>Almyros</TITLE></HEAD><BODY TEXT=#5D2211 BGCOLOR=#EEE7AB LINK=#F20D13 VLINK=#E46932 background=Paper.GIF> <!-- #BeginLibraryItem "/Library/Bannire.lbi" --><p><a name="Haut"></a><br> <table border=0 cellspacing=0 cellpadding=10 width=610>   <tr>      <td width=0>        <p><img src="../../../IMAGES/dot_clear.gif" alt=" " width=1 height=1 align=bottom hspace=10></p></td><td width=120 bgcolor="CD7F32">        <center>         <a href="../../ACCUEIL/ACCUEIL.HTM" onMouseOver="window.status='Vous tes  l'accueil';  	return true" onMouseOut="window.status='Site de Francis Le Guen' ; return true">          <font size="+2" face="ARIAL,HELVETICA" color="#CCCCCC"><b><font color="#5D2211">Accueil</font></b></font></a>        </center></td><td width=120 bgcolor="CD7F32">        <center>         <a href="../../VU/IMAGES.HTM" onMouseOver="window.status='Reportages photo, documentaires de television...';  return true" onMouseOut="window.status='Site de Francis Le Guen' ; return true">          <font size="+2" face="ARIAL,HELVETICA" color="#FF6633"><b><font color="#5D2211">Vu</font></b></font></a>        </center></td><td width=120 bgcolor="CD7F32">        <center>         <a href="../ECRIT.HTM" onMouseOver="window.status='Articles de presse, livres, scenarii, sites Web...';  return true" onMouseOut="window.status='site de Francis Le Guen' ; return true"><font size="+2" face="ARIAL, HELVETICA" color="#FF6633"><b><font color="#FFCC99">&Eacute;crit</font></b></font></a>        </center></td><td width=120 bgcolor="CD7F32">        <center>         <a href="../../PARLE/parle.htm" onMouseOver="window.status='Conferences, interviews de presse, radio et television...';  return true" onMouseOut="window.status='Site de Francis Le Guen' ; return true"><font size="+2" face="ARIAL,HELVETICA" color="#FF6633"><b><font color="#5D2211">Parl&eacute;</font></b></font></a>        </center></td><td width=120 bgcolor="CD7F32">        <center>         <a href="../../ETRE/ETRE.HTM" onMouseOver="window.status='Mon CV...'; return true" onMouseOut="window.status='Site de Francis Le Guen' ; return true"><font size="+2" face="ARIAL,HELVETICA" color="#FF6633"><b><font color="#5D2211">&Ecirc;tre</font></b></font></a>        </center></td></tr> </table><!-- #EndLibraryItem -->  <P>&nbsp; <P><P><CENTER><TABLE BORDER=10 WIDTH=450 align=center><TR><TD bgcolor=CD7F32><P><CENTER><B><FONT SIZE="+4" COLOR=#AF0000>A</FONT><FONT SIZE="+4">lmyros</FONT></B></CENTER> </TD></TR><TR><TD bgcolor=D98719><P><CENTER><B><FONT SIZE="+3" COLOR=#AF0000>V</FONT><FONT SIZE="+3">oyage dans les eaux du </FONT><FONT SIZE="+3" COLOR=#AF0000>S</FONT><FONT SIZE="+3">tyx</FONT></B> </CENTER> </TD></TR></TABLE></CENTER><P><CENTER><B><I><FONT SIZE="+1"><IMG SRC=vouliagmeni2.JPG ALT="Vouliagmeni Lake" WIDTH=370 HEIGHT=242></FONT></I></B></CENTER></P> <BLOCKQUOTE><BLOCKQUOTE><P><B><I><FONT SIZE="+1">La mer est un lac d'eau grise, sans une ride, refl&eacute;tant les sommets enneig&eacute;s du Mont Parnasse. Le ciel est bas, mena&ccedil;ant, tandis que la barcasse bariol&eacute;e de Vassili, le p&ecirc;cheur de Xylocastro, laisse une signature d'&eacute;trave dans le golfe de Corinthe.</FONT></I></B><P><B><I><FONT SIZE="+1">La Gr&egrave;ce n'est pas cette carte postale fa&ccedil;on "Grand Bleu" : b&acirc;tisses blanches et turquoises, mer transparente, atmosph&egrave;re d'huile solaire et de brochettes. Pas en ce mois d'Octobre en tout cas ; mais c'est sur l'envers des cartes postales qu'on lit le plus de choses...</FONT></I></B><P><B><I><FONT SIZE="+1">Une forte odeur d'hydrog&egrave;ne sulfur&eacute; envahit l'atmosph&egrave;re : nous approchons ! Une turbulence circulaire appara&icirc;t &agrave; la surface, comme un filigrane. De l'eau douce ! Une source sous la mer... </FONT></I></B></P></BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE><P><B><I><FONT SIZE="+1"> <HR> </FONT></I></B><P><B><FONT SIZE="+1">UN GEYSER SOUS LA MER</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Vassili a d&eacute;j&agrave; jet&eacute; l'ancre. C'est ici qu'il p&ecirc;che les plus gros poissons, nous explique-t-il dans la langue d'Hom&egrave;re. Et le bateau coule ! ... D&eacute;j&agrave;, nous sommes &agrave; l'eau pour r&eacute;ajuster un bouchon de li&egrave;ge sur une bonde inexplicablement plac&eacute;e &agrave; l'ext&eacute;rieur de ce bidet flottant ; le seul bateau disponible &agrave; la ronde... Tandis que les naufrag&eacute;s font parler l'&eacute;cope, nous nous laissons glisser le long du mouillage. </FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Il neige ! De puissants courants de convection charrient des particules blanches, comme des cendres aquatiques. Invisibles, des flammes bleues nous l&egrave;chent, laves oc&eacute;anes d'un volcan d'eau chaude. Le fond ! Sans vie ; couvert de s&eacute;diments gris et pulv&eacute;rulents. Angoissant. Nous d&eacute;valons un vaste crat&egrave;re de roche nue et, &agrave; moins 45m, on le voit : l'Almyros ! Une colonne d'eau chaude, sous pression, qui jaillit d'un oeil noir de cyclope, festonn&eacute; de cils blancs : curieuses colonies animales, accroch&eacute;es sur la l&egrave;vre du gouffre. Le m&eacute;lange des eaux produit des mirages qui font douter du r&eacute;el. Nous approchons pourtant, et la chaleur soudaine nous apporte la clart&eacute;. Le courant est violent mais j'empoigne cette lucarne ouverte sur une M&eacute;diterran&eacute;e secr&egrave;te, celle des plaques tectoniques qui s'affrontent. Le conduit noir est bien trop &eacute;troit pour y p&eacute;n&eacute;trer. St&eacute;phane se cramponne &agrave; moi et je parviens &agrave; rentrer le haut du corps. L'acide sulfydrique p&eacute;n&egrave;tre dans le masque et br&ucirc;le ma peau mais, les oreilles bourdonnantes du sang de la terre qui bat, j'ai la sensation grisante de p&eacute;n&eacute;trer dans le secret des puissances telluriques. Un coude annel&eacute; de cette trach&eacute;e g&eacute;ologique me dissimule la suite. La roche est noire, constell&eacute;e de cristaux de soufre et de calcite. Une colonie de bivalves orang&eacute;es semble &agrave; son aise, dans cet enfer. </FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Au palier oxyg&egrave;ne... Nous nous sentons soudain inexorablement tract&eacute;s vers la surface, au milieu des cris de musaraigne de nos ordinateurs, en pleine d&eacute;compression. Ahuris, nous d&eacute;couvrons un Vassili &eacute;carlate, arc-bout&eacute; sur sa barque, les veines du cou dilat&eacute;es par l'effort, qui vient de p&ecirc;cher, hommes plombs et bouteilles... Il nous explique qu'il est midi et qu'il faut rentrer pour manger ! </FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Les plong&eacute;es se poursuivent au fil des jours, pour topographier le site, et r&eacute;aliser des pr&eacute;l&egrave;vements d'eau. Nous sommes en effet venus en Gr&egrave;ce, &agrave; la demande d'un organisme gouvernemental, pour dresser un inventaire des ressources de certaines r&eacute;gions, durement &eacute;prouv&eacute;es par la s&eacute;cheresse. La d&eacute;couverte d'une source aussi puissante pr&egrave;s de la c&ocirc;te devrait permettre son captage, sinon pour l'alimentation humaine, du moins pour l'irrigation. Nous explorons "par procuration" l'Almyros, en laissant couler au bout d'un fil un profondim&egrave;tre et un thermom&egrave;tre lest&eacute;s. Nous rel&egrave;verons ainsi une temp&eacute;rature de 30&#176;C pour une profondeur de 52m.</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">H&eacute;las, les analyses chimiques ruinent nos espoirs : il ne s'agit pas d'eau douce mais d'un m&eacute;lange abominablement sal&eacute;, trois fois plus min&eacute;ralis&eacute; que l'eau de mer ; de la mer concentr&eacute;e en quelque sorte. Le dosage de l'oxyg&egrave;ne 18, un isotope radioactif pr&eacute;sent dans l'eau, confirme que cette eau est tomb&eacute;e au niveau de la mer. Quelque part, la M&eacute;diterran&eacute;e fuit ! Quel incroyable chemin cette eau a-t-elle parcouru avant de rejaillir devant nous, transmut&eacute;e, r&eacute;chauff&eacute;e aux forges de la plan&egrave;te?</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1"> <HR> </FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">LE TEMPLE D'HELIOS</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">L'eau douce nous la trouverons beaucoup plus haut, au terme de chemins d&eacute;fonc&eacute;s aval&eacute;s sous le museau de notre 4 x 4 ; &agrave; 1000 m d'altitude dans les massifs de l'Helmos. Et beaucoup plus fra&icirc;che : dix degr&eacute;s ! Beaucoup d'eau dans ces montagnes, nous parcourons en plong&eacute;e nombre des ces veines secr&egrave;tes o&ugrave; circule le sang bleu de la terre. Dans l'une d'elles, nous d&eacute;couvrons une eau tellement peu min&eacute;ralis&eacute;e qu'on la pourrait croire distill&eacute;e...</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1"><IMG SRC=floros.JPG ALT=Floros WIDTH=244 HEIGHT=370 ALIGN=right>C'est plus au Sud que nous ferons notre plus belle d&eacute;couverte. Ici &eacute;tait &eacute;tabli le temple d'H&eacute;lios, de Dieu Soleil, et des thermes c&eacute;l&egrave;bres dans toute la Gr&egrave;ce antique. Aujourd'hui de vieilles pompes &agrave; essence et des barbel&eacute;s recouvrent les ruines... Apr&egrave;s d'interminables tractations trilingues, on nous accorde l'autorisation de plonger.</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Le propri&eacute;taire, sans &acirc;ge, aussi noueux que ses ceps de vignes, nous d&eacute;signe du bout de sa canne le chemin qui descend &agrave; la source. Une cohorte de curieux s'y engage &agrave; notre suite. Tout fier, le Maire marche &agrave; mes c&ocirc;t&eacute;s et porte mon casque. Le chef de la police locale qu'on rep&egrave;re aux cliquetis des d&eacute;corations qui rebondissent sur sa bedaine de combattant, intervient : les yeux inject&eacute;s d'ouzo, il nous lance un martial "interdiction de remonter des poissons !".</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Et tout le monde acquiesce comme si les poissons de cette source inexplor&eacute;e &eacute;tait leur bien le plus pr&eacute;cieux... On se croirait revenu au si&egrave;cle dernier, du temps des explorations d'Edouard Alfred Martel, le p&egrave;re de la sp&eacute;l&eacute;ologie, dans nos provinces fran&ccedil;aises. Mais ce n'&eacute;tait pas des poissons que nous allions d&eacute;couvrir... &Eacute;cras&eacute; sous 60 Kg de mat&eacute;riel, je dois me frayer une chemin &agrave; la machette dans les roseaux serr&eacute;s, avant de trouver de l'eau plus profonde. Encore quelques contorsions, un rideau v&eacute;g&eacute;tal &agrave; &eacute;carter et l&agrave;, le choc ! Devant moi, une arche de n&eacute;nuphar s'ouvre sur un choeur d'azur : une f&eacute;erie d'algues dans un lac int&eacute;rieur d'une transparence infinie. Un couple de tortues se baigne. Dans les anfractuosit&eacute;s de la roche blanche, anguilles et crabes d'eau douce r&egrave;glent des conflits de copropri&eacute;t&eacute;. Sous les surplombs, la grotte saigne par de larges plaies d'&eacute;ponge pourpre. L'eau sourd au travers d'&eacute;boulis, faisant na&icirc;tre des tourbillons de sable. A 6 m de profondeur, &ccedil;'en est fini de nos espoirs de p&eacute;n&eacute;tration sp&eacute;l&eacute;ologique. Ivre de bleu, je remarque alors un mur de tourbe vertical. Rong&eacute; par l'eau, il laisse appara&icirc;tre &agrave; diff&eacute;rents niveaux, les anses gracieuses de splendides poteries polychromes... Aucun arch&eacute;ologue ne pourrait r&ecirc;ver stratigraphie plus &eacute;vidente... La Gr&egrave;ce antique n'est pas en toc et suite sera peut-&ecirc;tre donn&eacute;e &agrave; cette trouvaille...</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1"> <HR> </FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">GARDE A VUE </FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Le week-end, les g&eacute;ologues du gouvernement qui nous accompagnent ne travaillent pas. Nous d&eacute;cidons de tenter quelques plong&eacute;es en Argolide. Tout pr&egrave;s de la mer la source d'Almiri s'&eacute;panche en un beau lac bleu serti de calcaire. L'eau est sal&eacute;e et encore une fois, des &eacute;boulis masquent l'arriv&eacute;e d'eau. Pas de trou ! Ou plut&ocirc;t si... A notre sortie la police nous attend et saisit hommes et mat&eacute;riel, direction le poste : il est interdit de plonger en Gr&egrave;ce ! Aucun de nos go&eacute;liers ne parle anglais, et nous avons beau produire les autorisations couvertes de tampons, elles ne sont pas reconnues ici ; ce n'est pas le m&ecirc;me district ! Et nos g&eacute;ologues &agrave; 200 Km de l&agrave;, en train de faire la sieste dominicale. Charme des week-end en t&ocirc;le. Paradoxes de l'Europe...</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1"> <HR> </FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">LE PUITS SANS FOND</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1"><IMG SRC=voulia.JPG ALT="Vouliagmeni Lake" WIDTH=245 HEIGHT=370 ALIGN=left>A 12 Km au Sud d'Ath&egrave;nes, sur le bord de mer, s'ouvre le lac de Vouliagmeni, site touristique tr&egrave;s connu. Abondamment am&eacute;nag&eacute;, la moiti&eacute; du site a &eacute;t&eacute; recouvert d'un centre de cure avec parking, plage, restaurant etc. En fait, depuis les airs, on reconna&icirc;t un vaste gouffre d'effondrement (signification de "Vouliagmeni") dont les parois verticales se refl&egrave;tent dans l'eau. De ce vaste "cenote" il ne reste que la moiti&eacute; qui se pr&eacute;sente comme un lac en demi cercle de 150m de diam&egrave;tre. L'eau &agrave; 25 &#176; est saum&acirc;tre, sulfureuse, pr&eacute;tendue radioactive, et par&eacute;e de vertus th&eacute;rapeutiques innombrables. Raison pour laquelle les riches matrones d'Ath&egrave;nes viennent ici d&eacute;placer leur cellulite. Pour acc&eacute;der au gouffre noy&eacute;, nous devons louvoyer entre d'innombrables bonnets de bain, glissant sur l'eau erratiquement comme les yeux sur le bouillon. </FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Pr&eacute;tendu abiotique par le propri&eacute;taire qui y pratique la chlorination, le lac est en fait tr&egrave;s riche : algues filamenteuses h&eacute;bergeant des colonies de coques et d'actinies, et m&ecirc;me un curieux poisson noir, ocell&eacute; de bleu, qu'on ne trouve qu'ici.</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Doucement la lumi&egrave;re du jour s'&eacute;teind derri&egrave;re nos palmes. Loin devant, les halos bleus de nos puissants &eacute;clairages dansent sur des parois qu'on croirait taill&eacute;es dans l'alb&acirc;tre et le cipolin. A 56m de profondeur, nous d&eacute;bouchons dans une cath&eacute;drale engloutie ; une salle immense, sculpt&eacute;e par les eaux, dont les arches majestueuses se perdent dans l'indigo. Le fil que nous d&eacute;roulons semble bien mince dans cette masse d'eau secr&egrave;te, d'autant que le fond a disparu, &agrave; plus de cent m&egrave;tres, sans doute. Nous remontons l'une des galeries de ce Styx des anciens. A -65m, c'est l'entr&eacute;e d'une for&ecirc;t ; une for&ecirc;t p&eacute;trifi&eacute;e de stalactites massives, pointant leurs &eacute;p&eacute;es vers des soeurs de calcite, tr&egrave;s loin sous nos palmes, hors de port&eacute;e de nos &eacute;clairages...</FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Avec respect, nous faisons demi-tour, marqu&eacute;s pour longtemps par la d&eacute;mesure du lieu... </FONT></B><P><B><FONT SIZE="+1">Au palier, la lumi&egrave;re retrouv&eacute;e annonce la vie. Deux mamelles de cariatide me regardent...</FONT></B></P><P ALIGN=RIGHT>&copy; Francis Le Guen<P><CENTER> <HR> </CENTER><p></P> <BLOCKQUOTE><BLOCKQUOTE><P><B><FONT SIZE="+1">Remerciements :</FONT></B><P><B>- Soci&eacute;t&eacute;s AGA, Beuchat, Hommes grenouilles de Paris &amp; Club Canon</B><P><B>- Jean-Charles Fontes - Directeur du Laboratoire de g&eacute;ochimie isotopique - Universit&eacute; d'Orsay</B><P><B>- Marie-Jos&eacute; Turquin - Laboratoire d'Ecologie Souterraine - Universit&eacute; de Lyon</B><P><B>- Jacques Bricout - Directeur du Centre de Recherches Pernod-Ricard</B></P></BLOCKQUOTE></BLOCKQUOTE><P><CENTER> <HR> </CENTER><p></P> <BLOCKQUOTE><P><B>DERNIERE MINUTE !</B><P><B>Deux plongeurs de l'arm&eacute;e grecque partis dans la source de Vouliagmeni le 7 Octobre dernier ne sont pas remont&eacute;s. Apr&egrave;s une semaine de recherches infructueuses, l'arm&eacute;e contacte Plan&egrave;te Bleue. Francis Le Guen choisit de s'entourer de Marc Douchet et Patrick Bolagno, deux plongeurs ayant r&eacute;alis&eacute; les r&eacute;centes explorations &agrave; Port Miou. Apr&egrave;s avoir affr&ecirc;t&eacute; un Hercules C 130, les trois plongeurs s'envolent pour Ath&egrave;nes, avec une tonne de mat&eacute;riel ; principalement des bouteilles d'h&eacute;lium et d'oxyg&egrave;ne fournies gracieusement par AGA, car la profondeur &agrave; attendre est importante. Au bout d'une semaine de recherches intenses, &agrave; raison de plusieurs plong&eacute;es par jour, ils parviennent &agrave; localiser les corps et les ramener au jour. L'un d'eux se trouvait vers 150m de l'entr&eacute;e, &agrave; -72m. Leurs profondim&egrave;tres &eacute;taient cal&eacute;s sur -60. Ils avaient plong&eacute; en maillot de bain, avec une seule lampe, une seule bouteille, et sans fil d'ariane... Les causes de l'accident ne sont que trop &eacute;videntes ! L'occasion de rappeler que la plong&eacute;e souterraine, bien distincte de la plong&eacute;e mer, est une activit&eacute; qui ne s'improvise pas. Elle fait appel &agrave; un mat&eacute;riel, une technique et un entra&icirc;nement sp&eacute;cifique et rigoureux. L'ignorer d&eacute;lib&eacute;r&eacute;ment, pour quelque raison que ce soit, ne peut d&eacute;boucher que sur une issue fatale et faire prendre des risques aux sauveteurs. Rappelons &eacute;galement qu'il n'y a pas de "grottes faciles" et a fortiori en mer. M&ecirc;me si cela est tentant, on ne doit jamais p&eacute;n&eacute;trer dans un tunnel sans l'&eacute;quipement appropri&eacute;. Les trois malheureux grenoblois qui ont n&eacute;glig&eacute; ce point dans la grotte Cosquer (suivant h&eacute;las la technique utilis&eacute;e par son d&eacute;couvreur) l'ont pay&eacute; de leurs vies.</B></P> </BLOCKQUOTE><P><CENTER> <HR> </CENTER><P><CENTER>Retour &agrave; la liste des reportages ?</CENTER><P><CENTER><A HREF=reportagesf6.html><IMG SRC=flechegauche.GIF WIDTH=55 HEIGHT=55 BORDER=0 ALIGN=middle></A></CENTER><P><CENTER> <HR> </CENTER><P><CENTER><B><A HREF=index.html><IMG SRC=gaiasmall.GIF WIDTH=43 HEIGHT=43 BORDER=0></A></B></CENTER><P><CENTER><B><A HREF=index.html>[HOME]</A></B></CENTER><P><CENTER>&nbsp;</CENTER></P>  
