<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <HTML>  <HEAD> 	<META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html;CHARSET=iso-8859-1"> 	<META NAME="GENERATOR" Content="Visual Page 2.0 for Windows"> 	<TITLE>SPHQ</TITLE> </HEAD>  <BODY BACKGROUND="objet/fond.gif">  <P ALIGN="CENTER"><B><FONT SIZE="3" FACE="Arial">La musique au service de l'histoire. (2)</FONT></B> <P><FONT SIZE="3" FACE="Arial">par Pierre Gingras, enseignant au secondaire.<BR> <BR> <BR> <BR> Cet article a pour but de vous proposer des situations d'apprentissage en histoire 214 o&ugrave; l'on utilisera la musique comme source d'information lors d'une mise en situation ou lors d'une collecte de donn&eacute;es. Vous pourrez aussi utiliser la musique pour faire la synth&egrave;se d'un objectif interm&eacute;diaire et m&ecirc;me la synth&egrave;se de l'ann&eacute;e. L'article fait suite &agrave; un autre paru dans le volume 36, num&eacute;ro 1, de la revue Traces. J'en profite pour faire une mise &agrave; jour avec quelques nouveaut&eacute;s int&eacute;ressantes en musique.<BR> <BR> La premi&egrave;re question que l'on pose &agrave; nos &eacute;l&egrave;ves s'ils n'ont pas d&eacute;j&agrave; pris les devants, c'est : &Agrave; quoi &ccedil;a sert d'apprendre l'histoire ?<BR> <BR> J'ai trouv&eacute; un texte qui je crois peut nous aider &agrave; r&eacute;pondre &agrave; cette question. Vous n'avez qu'&agrave; faire jouer cette chanson de Manau et partir la discussion avec les &eacute;l&egrave;ves.<BR> <BR> L'avenir est un long pass&eacute;<BR> <BR> &quot; Une pupille noire entour&eacute;e de blanc. Le visage fatigu&eacute; braqu&eacute; sur un lieutenant. L'ordre sera donn&eacute; dans quelques instants.<BR> Deuxi&egrave;me assaut de la journ&eacute;e et Marcel attend. Il a plac&eacute; au bout de son fusil une baillonnette pour lutter contre une mitraillette de calibre 12.7. Pr&egrave;s de sa tranch&eacute;e, plac&eacute;s &agrave; 20 ou 30 m&egrave;tres, la guerre des bouchers, nous sommes en 1917.<BR> Tant de journ&eacute;es qu'il est l&agrave; ! &Agrave; voir tomber des &acirc;mes. Tant de journ&eacute;es d&eacute;j&agrave; pass&eacute;es sur le chemin des dames. Marcel sent que la fin a sonn&eacute;. Au fond de sa tranch&eacute;e,ses mains se sont mises &agrave; trembler. L'odeur de la mort se fait sentir, il n'y aura pas de corps &agrave; corps, il sent qu'il va bient&ocirc;t mourir. Comment un homme peut-il accepter d'aller au combat ? Et quand il sent au fond de lui qu'il ne reviendra pas. L'homme est-il un animal ? Comme &agrave; cette &eacute;poque le mal est d&eacute;j&agrave; caporal. La main du lieutenant doucement vers le ciel s'est lev&eacute;e. La suite, l'avenir est un long pass&eacute;.<BR> <BR> Une pupille noire entour&eacute;e de blanc. Le visage cir&eacute;, son regard est terrifiant. Plac&eacute;s &agrave; quelques pas de l&agrave;, des Allemands. 1944 Jean-Marc est un r&eacute;sistant.<BR> Il a eu pour mission de faire sauter un chemin de fer. Lui qui n'est pas homme d'action est devenu ma&icirc;tre de guerre. Apr&egrave;s le cyclone qui frappa sa m&egrave;re et son p&egrave;re d'une &eacute;toile jaune, id&eacute;e venue droit de l'enfer.<BR> Tant d'ann&eacute;es pass&eacute;es &agrave; prendre la fuite. Tant de journ&eacute;es consacr&eacute;es &agrave; lutter contre l'antis&eacute;mite. Jean-Marc sait qu'il n'a plus de recours. Le c&acirc;ble qu'il a plac&eacute; pour faire sauter le train est bien trop court. La mort se fait sentir, mais il n'a pas de remords, comment le d&eacute;finir ? C'est la nature de l'homme qui l'a pouss&eacute; a &ecirc;tre comme &ccedil;a. Se sacrifier pour une id&eacute;e, je crois qu'on ne r&eacute;siste pas. Le mal est maintenant g&eacute;n&eacute;ral, de toutes les forces arm&eacute;es occultes de la mauvaise &eacute;poque de l'Allemagne. Au loin le train s'approche et l'on peut distinguer sa fum&eacute;e. La suite, l'avenir est un long pass&eacute;.<BR> <BR> Une pupille noire entour&eacute;e de blanc. C'est ce que je peux voir devant la glace &agrave; pr&eacute;sent. Je viens de me lever, il y a quelques instants.<BR> C'est difficile &agrave; dire au fond ce que je ressens. Apr&egrave;s la nuit que j'ai pass&eacute;e, dur a &eacute;t&eacute; mon r&eacute;veil. &Agrave; tout ce que j'ai pu penser avant de trouver le sommeil. &Agrave; toutes ces id&eacute;es qui m'ont caus&eacute; que des probl&egrave;mes. La r&eacute;alit&eacute; et toutes ses images de haine.<BR> Tant d'ann&eacute;es pass&eacute;es &agrave; essayer d'oublier. Tant de journ&eacute;es cumul&eacute;es et doucement il s'est install&eacute;. Je me suis pos&eacute; ce matin la question. Est-ce que tout recommence, avons-nous perdu la raison car j'ai vu le mal qui doucement s'installe sans aucune morale.<BR> Passer &agrave; la t&eacute;l&eacute; pour lui est devenu normal. Comme &agrave; chaque fois avec un nouveau nom. Apr&egrave;s le nom d'Hitler, j'ai entendu le nom du front.<BR> <BR> Et si l'avenir est un long pass&eacute;,  je vous demande maintenant ce que vous en pensez ? Comme Marcel et Jean-Marc ma vie est-elle trac&eacute;e ? La suite, l'avenir est-il un long pass&eacute; ?<BR> Je vous demande ce que vous en pensez. Verrai-je un jour le mal &agrave; l'&Eacute;lys&eacute;e. La France est-elle en train de s'enliser. L'avenir est-il un long pass&eacute; ? &quot;<BR> <BR> Paroles de Martial Tricoche (Manau, Panique celtique, Polydor 557 887-2)<BR> <BR> L'avenir est en effet un long pass&eacute; si l'histoire ne r&eacute;ussit pas &agrave; changer les hommes. A-t-on retenu notre le&ccedil;on d'histoire avec les g&eacute;nocides (juifs et arm&eacute;niens, pour ne nommer que ceux-l&agrave;),  je pense que les &eacute;l&egrave;ves peuvent comprendre que ce n'est pas le cas si l'on consid&egrave;re l'histoire r&eacute;cente de la Bosnie et du Kosovo.<BR> <BR> Maintenant que l'on a &quot; convaincu &quot; nos &eacute;l&egrave;ves de l'importance d'apprendre l'histoire, voici quelques activit&eacute;s possibles dans le cadre du programme d'histoire 214 du minist&egrave;re de l'&Eacute;ducation du Qu&eacute;bec. <BR> <BR> L'Antiquit&eacute; :<BR> <BR> L'&Eacute;gypte.<BR> La musique europ&eacute;enne la plus ancienne que nous connaissons est celle des Grecs et des Romains (environ 500 av. J.-C. &agrave; 300 apr. J.-C.). Malgr&eacute; l'absence d'information concernant l'&Eacute;gypte au niveau des m&eacute;lodies, l'utilisation du DC &quot; Ancient Egypt &quot; (LYRCD 7347) demeure int&eacute;ressante pour nous aider &agrave; caract&eacute;riser une premi&egrave;re civilisation comme l'&Eacute;gypte (objectif 2.2.3). Les compositions d'Ali Jihad Racy permettent d'illustrer certains mots cl&eacute;s indispensables &agrave; la bonne compr&eacute;hension de l'histoire de l'&Eacute;gypte.<BR> <BR> Le fleuve Nil et le d&eacute;sert : The Boat of Millions of Years  et Hymn for the Sunrise.<BR> Le pharaon : Funeral Procession.<BR> Le paysan et l'agriculture : The Lamentations of Isis.<BR> Les pr&ecirc;tres et le temple : Hymn to Osiris.<BR> <BR> Quelques mots sur les instruments : le nay ou fl&ucirc;te en roseau est l'instrument le plus utilis&eacute; dans cet enregistrement ; on peut aussi entendre une salamiyyay ou petite fl&ucirc;te (# 6), le buzuq ou luth (# 2), la sajat ou symbale &agrave; doigts (# 2), le ud ou luth &agrave; manche court, le tar ou tambour, le mijwiz ou clarinette et le mizmar ou hautbois.<BR> <BR> La Gr&egrave;ce.<BR> Voici deux &quot; nouveaut&eacute;s &quot; :<BR> *Sacred Music of Greek Antiquity,  Petros Tabouris, PAIAN 607 (2 DC).<BR> *Secular Music of Greek Antiquity,  Petros Tabouris, PAIAN 606 (2 DC).<BR> <BR> L'histoire de la musique remonte &agrave; l'Antiquit&eacute;, le terme &quot; musique &quot; vient du grec : mousik&ecirc; d&eacute;signant l'art des sons, de la danse et de la po&eacute;sie dans la tradition orale grecque. Les philosophes grecs comme Platon et Aristote ont remarqu&eacute; l'influence que pouvait avoir la musique sur les hommes, les jeunes en particulier. On retrouve les instruments grecs (lyre, aulos et cithare ou kithara) reproduits sur des documents tr&egrave;s divers : vases, sculptures, bas-reliefs et peintures dans les diff&eacute;rentes sc&egrave;nes de la vie, ce qui prouve le r&ocirc;le pr&eacute;pond&eacute;rant de la musique dans la soci&eacute;t&eacute; grecque antique.<BR> <BR> Les Sum&eacute;riens utilisaient d&eacute;j&agrave; la lyre vers 2800 av. J.-C. Dans la Gr&egrave;ce antique, elle est associ&eacute;e au dieu Apollon. L'aulos est un double hautbois.<BR> <BR> Les instruments &agrave; cordes &eacute;taient employ&eacute;s dans les c&eacute;r&eacute;monies religieuses et pour le culte d'Apollon, tandis que les instruments &agrave; vent servaient pour le culte de Dyonisos et le th&eacute;&acirc;tre.  Il existe donc trois formes musicales en Gr&egrave;ce &agrave; cette &eacute;poque : celle des dieux, celle des hommes et celle des dieux et des hommes. Ce qui nous permet de relier la musique grecque &agrave; l'objectif 3.1.1 qui demande d'identifier les composantes de la vie socio-culturelle &agrave; Ath&egrave;nes.<BR> <BR> Les deux disques que j'utilise sont les suivants :<BR> * Musique de la Gr&egrave;ce antique, Atrium Musicae de Madrid, Harmonia Mundi 1979, HMA 1901015.<BR> * Musik of Greek Antiquity, Petros Tabouris, PAIAN 653.<BR> <BR> Vous pouvez commencer l'&eacute;coute de la musique par la pi&egrave;ce &quot; Anakrousis &quot; (# 1 du 1er DC), une explosion sonore qui recr&eacute;e, selon Gregorio Paniagua, le silence n&eacute;cessaire pour entrer en contact avec une musique aussi lointaine. (P.S. la r&eacute;action de vos &eacute;l&egrave;ves ne sera pas n&eacute;cessairement la m&ecirc;me.)<BR> <BR> Pour l'Acropole et le culte ou la musique des dieux : l'hymne (mot emprunt&eacute; au grec ancien) demeure le meilleur exemple. <BR> <BR> - 1er Hymne Delphique &agrave; Apollon (# 3 du 1er DC) ;<BR> - Hymne au Soleil (# 6 du 1er DC) ;<BR> - Hymne &agrave; la Muse (# 7 du 1er DC) de M&eacute;som&egrave;de de Cr&egrave;te;<BR> - Hymne Chr&eacute;tienne d'Oxyrhynchus (# 16 du 1er  DC) ;<BR> - Homero Hymnus (# 17 du 1er DC) d'Hom&egrave;re ( ?);<BR> - 2e Hymne Delphique &agrave; Apollon (# 21 du 1er DC) ;<BR> - Second Delphic Hymn to Apollo (# 15 du 2e DC) ;<BR> - Hymn to the Muse by Mesomedes of Crete (# 17 du 2e DC) ;<BR> - Agios o Theos, un chant d&eacute;di&eacute; &agrave; Jupiter (# 18 du 2e DC) ce chant est d&eacute;di&eacute; de nos jours &agrave; Dieu et &agrave; la Sainte Trinit&eacute; ;<BR> - Hymn to Nemesis by Mesomedes of Crete (# 19 du 2e DC) ;<BR> - First Delphic Hymn to Apollo (# 22 du 2e DC) ;<BR> - Hymn to the Sun (# 23 du 2e DC) .<BR> <BR> Pour la vie familiale et l'&eacute;ducation ou la musique des hommes : la plainte , l'&eacute;pitaphe (br&egrave;ve inscription ou po&egrave;me &agrave; la m&eacute;moire d'un d&eacute;funt) ou l'ode (po&egrave;me chant&eacute; ou r&eacute;cit&eacute; avec un accompagnement musical) se retrouvent souvent dans l'art lyrique, le th&eacute;&acirc;tre. <BR> <BR> - Plainte de Tecmessa (# 4 du 1er DC) ;<BR> - Aenaoi Nefelai (# 10 du 1er DC) : cette pi&egrave;ce est d'Aristophane (450-385 av. J.-C.), auteur dramatique ath&eacute;nien qui a &eacute;crit des com&eacute;dies dans un style qui m&ecirc;lait le langage po&eacute;tique et le vocabulaire le plus grossier. Ce texte fait partie des &quot; Nu&eacute;es &quot; (423 av. J.-C.) dans lesquelles il s'attaque &agrave; Socrate, dont il jugeait l'attitude contraire aux int&eacute;r&ecirc;ts de l'&Eacute;tat.<BR> - &Eacute;pitaphe de Seikilos (# 11 du 1er DC) ;<BR> - 1re Ode Pythique (# 14 du 1er DC) ; cette ode fait partie des Pythiques, l'un des quatre livres d'odes triomphales d&eacute;di&eacute;es aux vainqueur des quatre grands jeux panhell&eacute;niques, &eacute;crit par Pindare (518-438 av. J.-C.) un po&egrave;te lyrique grec issu d'une famille d'aristocrates doriens. Les odes de Pindare chantent la victoire d'un athl&egrave;te en l'associant &agrave; un &eacute;pisode mythologique.<BR> - Papyrus Oxyrhynchus 2436 (# 15 du 1er DC), fragment d'une monodie peut-&ecirc;tre extrait de &quot; Meleagros &quot; d'Euripide, auteur dramatique grec (v. 480-406 av. J.-C.);<BR> - Poem. Mor 1, 11f Migne 37, 523 (# 20 du 1er DC) ;<BR> - Papyrus Oslo A/B (# 22 du 1er DC).<BR> - Lament (# 1 du 2e DC) ;<BR> - First Pythian Ode by Pindar (# 2 du 2e DC), ces jeux panhell&eacute;niques sont en l'honneur d'Apollon ;<BR> - Ithyphallic song (# 4 du 2e DC), un discours aux spectateurs ;<BR> - Partheneion by Alkman (# 7 du 2e DC) est l'exemple d'une musique qui s'adresse aux dieux et aux hommes ;<BR> - Epithalamium by Sappho (# 8 du 2e DC) ;<BR> - Hymeneal by Sappho (#10 du 2e DC) est un chant de noces ;<BR> - Enkomium by Ibykos (# 11 du 2e DC), un chant en l'honneur de l'h&ocirc;te d'un banquet ;<BR> - Epitaph of Seikilos (# 13 du 2e DC) ;<BR> - Tecmessa's lament (# 25 du 2e DC), un fragment de la trag&eacute;die &quot; Aias &quot; ;<BR> - Stasimon (# 26 du 2e DC), cette pi&egrave;ce a &eacute;t&eacute; &eacute;crite par Euripide pour &quot; Orestes &quot; .<BR> <BR> Rome.<BR> Les Romains vont perp&eacute;tuer les traditions musicales grecques sans cependant poursuivre leurs exp&eacute;rimentations. Le d&eacute;veloppement de la musique durant l'Empire romain va surtout se faire au niveau de la musique militaire lors des batailles et &agrave; l'occasion des d&eacute;fil&eacute;s. Malheureusement, contrairement &agrave; la Gr&egrave;ce antique, aucune notation musicale n'a surv&eacute;cu &agrave; l'ancien Empire romain.<BR> <BR> La reconstitution de cette musique est due &agrave; la connaissance qu'ont certains musiciens des anciens instruments. <BR> * Music from Ancient Rome, Synaulia, volume 1, Wind Instruments, ARNR 1396.<BR> <BR> L'utilisation du disque s'inscrit dans le cadre de l'objectif 3.2.1 sur les facteurs d'expansion et de maintien de l'Empire de Rome et de l'objectif 3.2.2 sur la vie &agrave; Rome au temps des conqu&ecirc;tes.<BR> <BR> L'utilisation de la musique &agrave; des fins militaires semble assez &eacute;vidente &agrave; cause des reliefs que l'on retrouve sur la colonne Trajane &agrave; Rome et qui repr&eacute;sentent des cors et des tubas. Vous pouvez donc vous en servir pour d&eacute;montrer l'efficacit&eacute; de l'arm&eacute;e romaine et son apport indispensable &agrave; la survie de l'Empire romain.<BR> <BR> - Imperium (# 7) est une pi&egrave;ce musicale inspir&eacute;e des marches militaires ; elle a pour but d'inciter le soldat &agrave; la bataille ;<BR> - Diana (# 8) a trait &agrave; la partie de chasse &agrave; courre avec l'utilisation des cors ;<BR> - Arena (# 9), jou&eacute;e avec deux cors et un tuba, caract&eacute;rise les jeux et les c&eacute;l&eacute;brations dans l'ar&egrave;ne.<BR> <BR> Plusieurs pi&egrave;ces musicales du disque nous placent dans l'ambiance de l'&eacute;poque et peuvent nous aider &agrave; d&eacute;crire la vie &agrave; Rome &agrave; cette &eacute;poque.<BR> <BR> - Etruria (# 3) ou la musique pendant un banquet &agrave; Rome ;<BR> - Baccus (# 4) est un air de danse ;<BR> - Magna Mater (# 5) nous permet de nous retrouver dans l'ambiance d'un temple ;<BR> - Acutus (# 11) a &eacute;t&eacute; compos&eacute;e &agrave; partir d'une mosa&iuml;que trouv&eacute;e dans les ruines de Pomp&eacute;i ;<BR> - Venus (# 16) et Isis (# 17) sont deux pi&egrave;ces int&eacute;ressantes car elles caract&eacute;risent le culte des deux d&eacute;esses en musique ;<BR> - Fortuna (# 18) est jou&eacute;e au cor qui &eacute;tait l'instrument de la fertilit&eacute; ;<BR> - Neniae (#23) est inspir&eacute;e de la tradition des pleureuses du sud de l'Italie ; les fl&ucirc;tes sont utilis&eacute;es lors des c&eacute;r&eacute;monies fun&eacute;raires ;<BR> - Salii (# 25) est d&eacute;di&eacute;e &agrave; Mars et est jou&eacute;e sur un tambour par trois musiciens tel qu'on peut le voir sur une peinture &agrave; la galerie Borghese &agrave; Rome. Le tambour donne le rythme &agrave; une danse typique appel&eacute;e &quot; Tripudium &quot; dans laquelle les danseurs font deux petits sauts sur le m&ecirc;me pied suivis d'un troisi&egrave;me sur l'autre pied.<BR> <BR> Ce disque est extraordinaire et indispensable si vous voulez surprendre vos &eacute;l&egrave;ves.<BR> <BR> Le Moyen &Acirc;ge :<BR> <BR> Avant de vous proposer une activit&eacute; concernant le Moyen &Acirc;ge, voici quelques nouveaut&eacute;s int&eacute;ressantes sur le march&eacute; :<BR> * Millennium, Music from the Middle Ages, Ensemble Gilles Binchois, Virgin Classics, 7243 5 61640 2 4 , 2 DC.  P.S. Pas cher !<BR> * The Black Madonna, Pilgrim Songs from the Monastery of Montserrat (1400-1420), Ensemble Unicorn, Naxox 8.554256. <BR> * Alexandre AGRICOLA, ( ?1446-1506), Ensemble Unicorn, Naxos 8.55340.<BR> * Sephardic Romances, Ensemble Accentus, Naxos 8.553617.<BR> * Music of the Troubadours, Ensemble Unicorn et Oni Wytars, Naxos 8.554257.<BR> *** On the Way to Bethlehem (Music of the Medieval Pilgrim), Ensemble Oni Wytars et Ensemble Unicorn, Naxos 8.553132.<BR> <BR> Quelques disques qui ne sont pas des nouveaut&eacute;s mais qui demeurent tr&egrave;s int&eacute;ressants :<BR> * LO GAI SABER, Troubadours et Jongleurs 1100-1300, Camerata Mediterranea, Jo&euml;l Cohen, Erato 2292-45647-2.<BR> * Tristan &amp; Iseult, The Boston Camerata, Jo&euml;l Cohen, Erato 2292-45348-2. Ce disque raconte la c&eacute;l&egrave;bre l&eacute;gende du Moyen &acirc;ge en musique et en po&eacute;sie.<BR> * THE SACRED BRIDGE, Juifs &amp; Chr&eacute;tiens dans l'Europe M&eacute;di&eacute;vale, The Boston Camerata, Jo&euml;l Cohen, Erato 2292-45513-DDD.<BR> * Kalenda Maya, Norske Middelalderballader, FXCD 82. Un disque sur la musique m&eacute;di&eacute;vale norv&eacute;gienne.<BR> * La cour du Roi Ren&eacute;, Chansons et danses, Ensemble Perceval, dir. Guy Robert, Arion ARN 68104.<BR> <BR> Le module 4 offre plusieurs possibilit&eacute;s d'activit&eacute;s, soit au niveau de l'objectif 4.1.1 sur l'organisation du fief, soit au niveau de l'objectif 4.1.3 sur l'influence de l '&Eacute;glise.<BR> <BR> Plusieurs disques parlent de l'amour courtois (ex. Lo Gai Saber ou Music of the Troubadours) ; vous pouvez vous en servir pour montrer le lien de vassalit&eacute; qui existe entre le seigneur et ses vassaux (chevaliers ou m&ecirc;me troubadours qui ont souvent une position enviable). Voici une chanson tir&eacute;e du disque &quot; Lo Gai Saber &quot; :<BR> <BR> POS TORNATZ SUI EN PROEN&Ccedil;A de Peire Vidal<BR> &quot; Le troubadour toulousain Pierre Vidal, grand voyageur et un peu fantasque, fut un po&egrave;te original. Cette chanson fut probablement &eacute;crite &agrave; son retour en Provence et &agrave; la cour du vicomte Barral de Marseille, dont il avait d&ucirc; fuir &agrave; cause d'un baiser vol&eacute; &agrave; l'&eacute;pouse du vicomte alors qu'elle dormait. &quot; Texte que l'on retrouve dans la pochette.<BR> <BR> Puisque je suis revenu en Provence<BR> et que cela est agr&eacute;able &agrave; ma Dame,<BR> je dois faire une chanson gaie<BR> au moins par reconnaissance :<BR> Car en servant et honorant<BR> un bon seigneur,<BR> on obtient dons, bienfaits et honneurs<BR> si l'on sait le tenir en estime.<BR> Je dois donc m 'efforcer de le faire...<BR> <BR> Ce ne sont pas les choix qui manquent et je pense qu'en passant par l'amour courtois on peut tr&egrave;s bien faire comprendre aux &eacute;l&egrave;ves la position du chevalier dans l'&eacute;chiquier m&eacute;di&eacute;val.<BR> <BR> Il vous est aussi possible de pr&eacute;senter des musiques diff&eacute;rentes pour construire avec les &eacute;l&egrave;ves la pyramide sociale du Moyen &Acirc;ge et ce, &agrave; partir d'un disque tr&egrave;s int&eacute;ressant :<BR> * Grantjoie, M&eacute;nestrels de grands chemins, Strada, Analekta AN 2 8811, dur&eacute;e 57 :17.<BR> Les divisions du disque sont claires :<BR> n L'auberge (# 3 &agrave; 7)<BR> n La cour (# 8 &agrave; 11)<BR> n Le bivouac (# 12 &agrave; 15)<BR> n La rue (# 16 et 17)<BR> Vous ajoutez &agrave; ce r&eacute;pertoire de la musique d'&Eacute;glise comme :<BR> * Llibre Vermell de Montserrat, Hesp&egrave;rion XX, Jordi Savall, EMI Reflexe, CDM 7 63071 2, 1989.<BR> * ou Gregorian Chant, Chralschora der Wiener Hofburgkapelle, P.Hubert Dopf S.J., Philips, 411 140-2, 1983.<BR> <BR> Pour la prochaine activit&eacute;, vous devez vous procurer le disque &quot; On the Way to Bethlehem &quot; sur &eacute;tiquette Naxos (pas cher !) et avoir en votre possession un ac&eacute;tate des routes de p&egrave;lerinage en Europe ou des itin&eacute;raires de la 1re croisade en 1095. Ce disque vous permet de suivre les d&eacute;placements des p&egrave;lerins ou des crois&eacute;s &agrave; partir de l'Europe de l'ouest jusqu'&agrave; la Terre sainte.<BR> <BR> L'itin&eacute;raire :<BR> Angleterre : <BR> # 2	Edi be thu, Heven-Queene,<BR> # 11	Angelus ad virginem ;<BR> <BR> France :<BR> # 13	Quinte Estampie real,<BR> # 14	Urbs beata Ierusalem ;<BR> <BR> Allemagne :<BR> # 6	Sei willwkommen Herre Christ ;<BR> <BR> Mac&eacute;doine :<BR> # 3	Nevestinko oro ;<BR> <BR> Croatie :<BR> # 7	Bog se rodi va Betleme,<BR> # 8	Koleda na Bozic,<BR> # 9	Kod Betlehema,<BR> # 10	Koleda na Bozic<BR> <BR> Bulgarie :<BR> # 5	Mari stanko ;<BR> <BR> Turquie :<BR> # 12	D&uuml;d&uuml;l ;<BR> <BR> Syrie :<BR> # 1	Dinareasade,<BR> # 15	Mevl&acirc;na. (musique pour les derviches tourneurs.)<BR> <BR> C'est un disque merveilleux, l'itin&eacute;raire n'est pas complet mais l'enregistrement nous permet de voyager d'un bout &agrave; l'autre de l'Europe m&eacute;di&eacute;vale.<BR>  <BR> &quot;  Music of the Crusades &quot; (Musique des temps des croisades), avec The Early Music Consort of London, sur London 430 264-2, est un autre tr&egrave;s bon disque qui vous permet de faire jouer des po&egrave;mes de troubadours et de trouv&egrave;res pour chacune des croisades entreprises pour lib&eacute;rer J&eacute;rusalem.<BR> <BR> La Renaissance :<BR> <BR> Le module 5 sur la Renaissance cr&eacute;e certains probl&egrave;mes au niveau de l'utilisation de la musique ; d'abord &agrave; cause des objectifs et ensuite &agrave; cause de l'abondance de disques disponibles. J'ai cependant trouv&eacute; une petite merveille qui d&eacute;panne et simplifie grandement l'approche que je veux faire avec cette p&eacute;riode. Ce disque n'enl&egrave;ve rien &agrave; la valeur de mes choix dans le premier article.<BR> <BR> * Guide des instruments de la Renaissance, Ricercar RIC 95001 (3 disques).<BR> <BR> Vous pouvez l'utiliser pour l'objectif 5.1.1 qui demande de caract&eacute;riser la Renaissance.<BR> <BR> Le premier disque commence avec quelques pi&egrave;ces musicales qui permettent de faire une transition entre la musique du Moyen &Acirc;ge et celle de la Renaissance.<BR> <BR> Le deuxi&egrave;me disque nous pr&eacute;sente un bal populaire puis quatre pi&egrave;ces intitul&eacute;es &quot; alla battaglia &quot; qui sont des musiques militaires se rapprochant &quot; &eacute;trangement &quot; de celles de l 'Empire romain, faites-en la comparaison avec vos &eacute;l&egrave;ves. Ensuite, ce sont les danseries comme la pavane, la gaillarde, la ronde, la courante, le branle et m&ecirc;me une danse (Tanz) hongroise. La musique d'&eacute;glise avec carillon, orgue, grosse cloche et cornemuse cl&ocirc;ture le disque.<BR> <BR> Le troisi&egrave;me disque compl&egrave;te les deux autres par le ballet de cour, la musique anglaise, les motets et les madrigaux. Ce qui est merveilleux dans ce coffret de trois disques c'est que vous avez un livret explicatif (en fran&ccedil;ais, en anglais et en allemand) sur les instruments que vous entendez dans les enregistrements.<BR> <BR> Je ne peux pas passer sous silence le superbe disque de l'orchestre &quot; Hesp&egrave;rion XX &quot; sous la direction de Jordi Savall, El Cancionero de la Colombina (1451-1506), Musica en el tiempo de Cristobal Colon, Astr&eacute;e Auvidis E 8763,  que je fais tout simplement jouer dans la classe pendant que les &eacute;l&egrave;ves font une activit&eacute; sur les grandes explorations des 15e et 16e si&egrave;cles.<BR> <BR> Si vous d&eacute;sirez montrer la puissance et la grandeur des rois face &agrave; leurs empires coloniaux, voici trois suggestions qui devraient vous y aider :<BR> <BR> * Grands Motets Vol.1, Lully, Le Concert Spirituel, Naxos 8.554397 ;<BR> * Jean-Baptiste Lully, L'Orchestre du roi Soleil, Le Concert des Nations, Jordi Savall, Alia Vox AV9807 ;<BR> * LE SUEUR, Ceremonial Music, Chorus Musicus das Neue Orchester, Opus 111 OPS 10-010.<BR> <BR> Lully a travaill&eacute; pour le roi Louis XIV, un souverain qui avait le souci de sa gloire. Le roi exigera de Lully qu'il travaille avec Moli&egrave;re d'o&ugrave; les ballets pour le Bourgeois gentilhomme et Alceste que l'on retrouve sur le disque du Concert des Nations. La grandeur du Te Deum et du Miserere de Lully (Le Consert Spirituel) reste dans l'esprit de magnificence.<BR> <BR> Je pense que la musique aide &agrave; faire comprendre l'histoire. Tout le monde a besoin de points de rep&egrave;res pour se situer dans l'espace-temps. Ces exemples d'utilisation de la musique  dans le programme d'histoire g&eacute;n&eacute;rale vont peut-&ecirc;tre permettre &agrave; certains de vos &eacute;l&egrave;ves de comprendre l'&eacute;volution de la civilisation occidentale parce qu'ils auront entendu des sons qui se rapportent &agrave; des p&eacute;riodes donn&eacute;es.<BR> <BR> Le m&ecirc;me exercice pourrait se faire en histoire du Qu&eacute;bec et de Canada, si nous avions un peu plus de temps. Je vous r&eacute;f&egrave;re &agrave; mon article paru dans la revue Traces de janvier-f&eacute;vrier 1998 (Volume 36, No 1) et je vous sugg&egrave;re une nouvelle d&eacute;couverte :<BR> * Victoires et R&eacute;jouissances &agrave; Qu&eacute;bec (1690-1758), L'Ensemble Nouvelle-France, Musiques historiques du Qu&eacute;bec - Anthologie vol.2, Oratorio ORCD 4109.<BR> <BR> Saviez-vous que Jean-Philippe Rameau avait compos&eacute; une musique qui s'appelait &quot; Les Sauvages &quot; ? (# 10 sur le DC)<BR> <BR> J'esp&egrave;re que cet atelier vous aidera &agrave; apporter du nouveau dans votre cours d'histoire car je trouve que nous, les enseignants, avons &agrave; nous battre contre des m&eacute;dias de plus en plus puissants. Nous devons donc utiliser toutes les strat&eacute;gies possibles pour cr&eacute;er un certain &eacute;quilibre entre ce que nous pouvons offrir aux &eacute;l&egrave;ves et ce qu'ils peuvent aller chercher &agrave; la t&eacute;l&eacute;vision, sur internet ou dans les mus&eacute;es.<BR> <BR> Merci de votre pr&eacute;sence et n'h&eacute;sitez pas &agrave; me faire parvenir vos commentaires.<BR> <BR> Pierre Gingras<BR> courriel : p.gingras@videotron.ca <BR> <BR> Bibliographie :<BR> n Jean et Brigitte Massin, Histoire de la musique occidentale. Les indispensables de la musique, Fayard, 1985, 1312 pages.<BR> n Lucien Rebatet, Une histoire de la musique des origines &agrave; nos jours. Bouquins, Robert Laffonf,1969, 895 pages.<BR> n Fran&ccedil;ois-Ren&eacute; Tranchefort, Les instruments de musique dans le monde, Volume 1 et volume 2. Points, &Eacute;ditions du Seuil, 1980.<BR> <BR> </FONT>  </BODY>  </HTML> 
