<FONT FACE="arial"> <HTML> <HEAD><TITLE> "VITRIFOLK" - Groupe de danses folkloriques. </TITLE></HEAD> <BODY BGCOLOR="#FFFF00"> <H2 ALIGN="center">*** VITRIFOLK - Gnralits ***</H2> <P ALIGN="center"> <FONT color="#FF0000" size="3"> GROUPE DE DANSES FOLKLORIQUES de VITRIVAL (Belgium)  (<SCRIPT language="Javascript"  src="http://vitrifolk.apinc.org/neoconnect.php3?action=show"></SCRIPT>) </FONT> <BR> <P ALIGN="center"><U><B> LES DANSES GUERRIERES</U></B> <P ALIGN="left"> Si l'homme de la priode nolithique a excut des danses de rituel de chasse afin de pouvoir tuer ou capturer l'animal qu'il convoitait, on peut facilement supposer qu'il a pu excuter des danses de rituel de guerre pour souhaiter la mort de l'ennemi, dont il convoitait les terres et les richesses, ou bien pour se dfendre contre l'ennemi qui dsirait s'approprier des siennes. Sans possder de preuves formelles de ce rituel chez l'homme de la prhistoire, nous pouvons en dduire l'existence en voyant les rituels de guerre des peu peuplades primitives amrindiennes et africaines. La vie du primitif tait trs rude et l'on peut supposer que les guerres taient nombreuses ds cette poque. Connaissant la place qu'occupaient, chez lui, les croyances et les rituels, il est possible de se le reprsenter excutant une danse concrte de guerre pour envoter l'esprit de son ennemi afin de le tuer. On retrouve chez les tribus amrindiennes des danses de guerre qui sont accompagnes du battement effrn du tambour et des cris des participants. Ces danses servaient gnralement de prparation en vue de l'attaque de l'ennemi. On y atteignait un certain point d'excitation qui favorisait le dveloppement du courage et de la force du guerrier. Durant le temps d'absence des guerriers, les femmes, les enfants et les hommes gs de la tribu, excutaient d'autres formes de danse afin d'assurer le retour en vie des guerriers. Au retour, on y excutait des danses funbres, en l'honneur des guerriers morts  la bataille et d'autres danses afin de clbrer la victoire. <BR> <BR>Toutefois c'est en Grce antique que l'on retrouve officiellement les premires danses guerrires. Parmi celles-ci on retrouve la Gymnopdie, la Laconienne, la Hormos, la Mycne et la plus clbre, la Pyrrhique. Ces danses guerrires avaient pour but d'exalter les vertus guerrires des soldats. La Gymnopdie tait danse par deux groupes d'adolescents et d'enfants, nus, qui chantaient en dansant. C'tait une danse de procession. Les meneurs de la danse taient appels "Tyrrhatics" en mmoire de la victoire de Tyrrh et ils portaient une couronne de lauriers. La Laconienne tait compose de trois churs, reprsentant le pass, le prsent et le futur, et tait excute pour donner aux soldats, la force et l'agilit ncessaires pour utiliser leurs armes: lance, bouclier. Elle tait accompagne de chants.  <BR> <BR>Les vieillards dbutaient ainsi:  <BR> <BR>"Jadis nous tions jeunes et heureux comme vous vaillants, audacieux et actifs en plus" <BR> <BR>Les jeunes hommes rpondaient: <BR> <BR>"C'est maintenant notre tour, vous verrez nous n'avons jamais t aussi mritants que vous."  <BR> <BR>Et les enfants enchanaient: <BR> <BR>"Le jour viendra o nous vous montrerons des faits qui surpasseront tout ce que vous avez fait." <BR> <BR>La Hormos tait une danse guerrire gracieuse et vivante. <BR> <P ALIGN="center"> <IMG SRC="generalites-dansesguerrieres-1.jpg"> <BR> La danse des sabres des Vikings autour des cornes sacres (poque 900) <P ALIGN="left"> Elle tait forme de garons et de filles en alternance, dcrivant un serpentin. Les garons essayaient de se surpasser les uns les autres en excutant une varit de mouvements et de positions guerrires. La partenaire suivait avec des pas gracieux. Un meneur dirigeait les mouvements au son de la lyre. Cette danse tait caractrise par le contraste entre le courage des soldats et la fminit des partenaires. La Mycne tait une autre danse. Celle-ci tait excute par les soldats qui effectuaient des mouvements avec leurs boucliers, le tout au son de la flte. La plus clbre des danses guerrires de la Grce antique est la Pyrrhique. D'aprs les lois de Sparte, tous les garons de plus de cinq ans devaient l'apprendre et participer aux exercices sur la place publique. Elle tait excute au son de la flte par des danseurs en armure de guerrier qui simulaient des actions de guerre, incluant les mouvements d'attaque et de dfense. Cette danse tait divise en quatre parties: 1) le Podisme, constitu de mouvements rapides des pieds, qui taient ncessaires pour avancer sur l'ennemi ou mme parfois pour s'enfuir; 2) le Xiphisme ou la bataille simule; 3) Le Kosmos, o l'on excutait des sauts trs levs, afin de s'entraner  franchir des obstacles ou des murs; et finalement 4) le Tetracomo, figure lente et majestueuse excute en carr. Dans les premiers temps cette danse tait excute par les hommes seulement, plus tard une partenaire fut jointe  chaque soldat. Platon considrait cette danse comme tant une des deux plus belles danses de la Grce. <BR> <BR>Les danses de guerre ne semblent pas avoir t utilises par les Romains. Toutefois, au Moyen Age, on retrouve en Europe une danse des pes que certains historiens associent  une danse de guerre. Cette thorie est toutefois nie par certains autres historiens qui prtendent au contraire qu'il s'agit d'une danse de rituel d'initiation. Sans prtendre vouloir trancher le litige, nous traiterons de cette danse  l'intrieur du prsent thme. <BR> <BR>On retrouve une danse des pes dans les danses traditionnelles de presque tous les pays d'Europe et de plusieurs pays d'Amrique. Ainsi, on retrouve cette danse en Belgique, en Autriche, en Tchcoslovaquie, en Russie, en Allemagne, en Sude, en cosse, en Bretagne, en Espagne, en France, dans les Pays Basques, en Grande-Bretagne et au Mexique. Dans le cas du Mexique la chose est facilement comprhensible, car on sait qu'il fut colonis par les Espagnols. On la retrouve en plus en Macdoine, en Italie, aussi bien en Sicile qu'au Pimont, et en Hongrie. <BR> <P ALIGN="center"> <IMG SRC="generalites-dansesguerrieres-2.jpg"> <BR> La danse des sabres <P ALIGN="left"> On retrouve dans ces diffrents pays des caractristiques identiques pour l'excution de cette danse. Ainsi la danse est presque toujours excute par des hommes, qui sont vtus de blanc et qui jonglent avec une ou des pes. Parfois l'pe est remplace par un bton. Les danseurs portent habituellement un chapeau fleuri, des rubans et des clochettes attaches aux jambes. Sur le plan du droulement, on retrouve aussi des traits communs  chaque pays. La danse s'excute en forme de chane, c'est--dire de ronde. Chaque danseur est reli  celui qui le prcde et  celui qui le suit par l'pe. Dans certaines parties de la danse, cette ronde ne devait pas se rompre. Cette formation de ronde ne constituait qu'une partie de la danse. Dans d'autres parties de la danse, on faisait une sorte de pont avec les pes, on passait sous le pont, on sautait par dessus les pes, on formait une "rose" en croisant les pes, on passait sous la rose, on sautait sur la rose, on plaait les pes autour du cou d'un danseur qui tait appel "le capitaine", on simulait un combat, on tuait le capitaine, on levait le capitaine debout sur la rose. Parfois encore les danseurs excutaient des moulinets au dessus de leurs ttes avec les pes. <BR> <BR>Cette danse tait excute dans les rues ou sur les places publiques, devant les monuments municipaux ou les habitations de personnes importantes, religieuses ou civiles. Mais il y en eut aussi  l'intrieur des btiments municipaux, des salles de ftes et de bals, des marchs et dans les salles d'armes. Toutefois la documentation consulte ne prcisait pas Si la danse des pes tait un rituel spcifiquement militaire excut par des soldats ou une danse de guerre excute par le peuple. <BR> <P ALIGN="center"> <IMG SRC="generalites-dansesguerrieres-3.jpg"> <BR> Soldats valaques dansant au son d'une musique tzigane <P ALIGN="left"> Nanmoins nous retrouvons au XVIIIe et au XIXe sicle la danse comme partie intgrante de la formation des officiers de la marine de guerre et de l'arme de terre en Europe et aux tats-Unis. Ainsi  l'poque de Louis-Philippe (1830-1848) en France, des exercices chorgraphiques rgimentaires donnaient lieu mme  des examens et  la dlivrance de brevets de danse. A West-Point, les futurs officiers de l'arme amricaine participaient  la fin du XVIIIe sicle  des activits de danse. Les historiens ne s'entendent pas non plus ici sur l'objectif de ces exercices. Certains prtendent qu'ils visaient  assurer au futur soldat un certain statut social, lors des rceptions rgimentaires, alors que certains autres pensent qu'ils taient destins  donner aux recrues et aux sous-officiers la souplesse indispensable au corps--corps. Disons que la danse permettait d'atteindre les deux objectifs. <BR> <BR>**** par France Bourque et Michel Landry  <BR> <P ALIGN="center"> <A HREF="generalites.html">GENERALITES</a>    &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp <A HREF="index1.html">PAGE PRINCIPALE</A> <BR><BR> </BODY> </HTML> 
