<html> <head> <title>L'art du Chant : La voix humaine</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#FFFF99"> <br> <table width="80%" align="center" cellpadding="3" cellspacing="3" border="2" bordercolor="#993300">   <tr bgcolor="#FFCC66">      <td>        <center>         <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#CC0000"><b><font size="3">Fiche          N&deg; 1 Art Op&eacute;ra</font></b></font>        </center>     </td>   </tr>   <tr bgcolor="#FFFFCC">      <td>       <center>         <font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><font size="2"><b><font size="3">La          naissance de la trag&eacute;die : &quot; Du mythe de Dionysos &agrave;          la trag&eacute;die antique &quot;</font></b></font></font> </center>     </td>   </tr>   <tr>      <td>        <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a href="#dionysos">Le          Mythe de Dionysos</a><br>         <a href="#tragos">Le &quot; Tragos &quot; </a><br>         <a href="#dithyrambe">Le dithyrambe</a><br>         <a href="#rituel">Le rituel</a><br>         <a href="#satyres">La division du Choeur des satyres</a><br>         <a href="#thespis">Le po&egrave;te Thespis</a><br>         <a href="#rituelettragedie">Le rituel et la trag&eacute;die</a><br>         <a href="#agon">L'ag&ocirc;n et la vraie naissance de la trag&eacute;die</a></font></p>       <p></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a name="dionysos"></a><b><font color="#CC66CC">Le          Mythe de Dionysos</font></b><br>         Nous aurions pu dire &quot; Au commencement &eacute;tait la trag&eacute;die          &quot;, et ainsi remonter de la trag&eacute;die jusqu'&agrave; Monteverdi          et le premier Op&eacute;ra, Rossini et l'Op&eacute;ra Italien, Wagner,          Debussy. Pourtant, comme il n'y eu pas seulement Monteverdi, que sans          Mozart probablement Rossini n'aurait pas compos&eacute; comme il a compos&eacute;,          sans Wagner Verdi aurait &eacute;t&eacute; autre et sans Verdi, Debussy.          Nous ne pouvons nous contenter de dire &quot; au commencement &eacute;tait          la trag&eacute;die &quot;.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Mais comme en Gr&egrave;ce          plus que partout ailleurs tout commence par les Dieux, nous pouvons dire          &quot; Au commencement &eacute;taient les Dieux &quot;.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Car c'est bien cette          r&eacute;alit&eacute;, ou plut&ocirc;t ce mythe , qui nous a offert la          trag&eacute;die.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Ce mythe, ou les hommes          qui le cr&eacute;&egrave;rent, dans les temps imm&eacute;moriaux de l'antique          Gr&egrave;ce.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a name="tragos"></a><font color="#CC66CC"><b>Le          &quot; Tragos &quot;</b></font><br>         Des hommes qui pour retrouver ces Dieux invent&egrave;rent le &quot; Tragos          &quot;, ce &quot; chant de la ch&egrave;vre &quot; . Les id&eacute;es          et les opinions diff&egrave;rent quant &agrave; l'origine r&eacute;elle          de ce chant. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Tragos est en effet          pour certains le nom de l'animal, donn&eacute; au premier trag&eacute;diographe          gagnant dans les concours dramatiques, sans doute le nom de la premi&egrave;re          trag&eacute;die. </font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Mais si nous remontons          plus loin encore, nous nous rendons compte que &quot; Tragos &quot;, vient          du mot &quot; Tragoi &quot; qui &eacute;tait en fait le nom des fid&egrave;les          du Dieu Dionysos. Ces fid&egrave;les adorateurs, au cours des danses rituelles,          des sacrifices et des chants sacr&eacute;s portaient en effet des masques          de ch&egrave;vres.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Le &quot; tragos &quot;          pour certains est aussi ce chant rituel qui accompagne le sacrifice d&sup1;une          ch&egrave;vre, animal particuli&egrave;rement cher &agrave; Dionysos.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a name="dithyrambe"></a><font color="#CC66CC"><b>Le          dithyrambe</b></font>, ce chant choral improvis&eacute; par les fid&egrave;les          de ce Dieu d&eacute;guis&eacute;s en satyres dansant en cercle autour          de l'Ara (l'autel), a &eacute;t&eacute; ensuite po&eacute;tis&eacute;,          puis organis&eacute; autour d&sup1;un chef, d&sup1;un guide qui fut en          fait le premier &quot; chef de choeur &quot; ou coryph&eacute;e.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Le culte de Dionysos          fut tr&egrave;s fort dans l'antique Gr&egrave;ce, et il se d&eacute;veloppa          dans des r&eacute;gions diff&eacute;rentes de la Gr&egrave;ce antique,          de l'orient &agrave; la &quot; Magna Grecia &quot;, ce qui explique l'impact          qui permit &agrave; ce rituel de se d&eacute;velopper.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#CC66CC"><b><a name="rituel"></a>Le          rituel</b></font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>         Le culte se faisait sous forme de cort&egrave;ge compos&eacute; de satyres          et de m&eacute;nades, l'apparence mixte des satyres, moiti&eacute; hommes,          moiti&eacute; animaux donnant l'id&eacute;e de la fusion entre nature          et humanit&eacute;. Les m&eacute;nades, ou bacchantes, incarnent la fr&eacute;n&eacute;tique          volupt&eacute; de l'amour.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Ces rituels, avaient          lieux dans un premier temps dans les campagnes, et assumant de plus en          plus d&sup1;importance et de place, il se d&eacute;place vers les villages          et les villes. Les petites &quot;f&ecirc;tes Dionysiaques &quot; et les          &quot; L&eacute;n&eacute;es &quot;se d&eacute;roulaient dans les campagnes          tandis que les &quot; grandes Dionysiaques &quot; se d&eacute;roulaient          dans les villes, toujours aux moments importants, autour de la vigne,          du vin et des vendanges.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Peut-&ecirc;tre est&shy;il          bon &agrave; ce propos de mentionner l'importance pour l'op&eacute;ra          futur des trois &eacute;l&eacute;ments constants que nous retrouvons dans          ce qui n'est pas encore la trag&eacute;die, mais qui est d&eacute;j&agrave;          une forme &quot; th&eacute;&acirc;traliste &quot; du rituel.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Ces trois &eacute;l&eacute;ments          sont </b><br>         La musique : les chants et les musiques processionnelles<br>         La danse : les danses rituelles des satyres et des m&eacute;nades<br>         Le vin : les rites se d&eacute;roulaient au moment des vendanges.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Les f&ecirc;tes avaient          en soit d&eacute;j&agrave; une fonctionnalit&eacute; th&eacute;&acirc;trale,          offrant aux participants l&sup1;impression d&sup1;une mise en sc&egrave;ne.<br>         Les couleurs et les ombres des torches<br>         Les d&eacute;guisements<br>         Le vin : le transfiguration extatique.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Nous sommes &agrave;          ce moment l&agrave; environ au VI&deg; si&egrave;cle avant J&eacute;sus          Christ.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a name="satyres"></a>Une          &eacute;tape importante dans ce processus de &quot; naissance &quot; de          la trag&eacute;die, vient ensuite avec la division du <b><font color="#CC66CC">Choeur          des satyres</font></b> et des m&eacute;nades en demi ch&brvbar;ur, chacun          r&eacute;pondant &agrave; l&sup1;autre. Chaque choeur &eacute;tant guid&eacute;          par un coryph&eacute;e, il s'instaure un dialogue. Aux chants des deux          ch&brvbar;urs c&eacute;l&eacute;brants les gestes du Dieu, un personnage          &eacute;mergeant r&eacute;pond en tant que Dionysos en personne, c'est          l'&quot; hypocrites &quot;, le premier acteur.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Ainsi, d'un chant          rituel, d'un r&eacute;cit &eacute;pique des gestes du Dieu, est n&eacute;          le th&eacute;&acirc;tre. C'est la puissance du chant, qui fait appara&icirc;tre          le Dieu.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>         Petit &agrave; petit cependant, Dionysos n'est plus le seul Dieu en sc&egrave;ne,          on invoque des h&eacute;ros, et les fid&egrave;les du Dieu, petit &agrave;          petit ne trouveront plus rien qui se rapporte au Dieu. &quot; Oud&egrave;n          pros Dionyson &quot; : Plus rien de Dionysos.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a name="thespis"></a>C'est          le po&egrave;te <b><font color="#CC66CC">Thespis</font></b> qui, selon          la tradition, fut l'auteur de la premi&egrave;re repr&eacute;sentation          th&eacute;&acirc;trale.<br>         Toujours selon la tradition, c&sup1;est en 534 A.C. pour les grandes Dionysiaques          organis&eacute;es par Pisistrate.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">On raconte que le          l&sup1;homme d'&eacute;tat ath&eacute;nien Solon, un des sept sages de          la Gr&egrave;ce, assistant scandalis&eacute; au spectacle demanda &agrave;          auteur, qui &eacute;tait aussi l'acteur, s'il n'&eacute;tait pas honteux          de mentir ainsi en se faisant passer pour quelqu&sup1;un d&sup1;autre.          On raconte aussi que le po&egrave;te aurait alors quitt&eacute; Ath&egrave;nes          pour faire une &quot; tourn&eacute;e &quot; dans les bourgs et les villages          de la Gr&egrave;ce avec une sc&egrave;ne mobile mont&eacute;e sur des          roues , c&sup1;est le fameux &quot; char de Thespis &quot;. <br>         Il ne reste bien &eacute;videmment rien de son oeuvre, si ce n&sup1;est          quelques titres de drames pour divertissement, recueillis au IV si&egrave;cles          sous le nom des &quot; drames de Thespis &quot;.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Si on attribue au          l&eacute;gendaire Thespis, la &quot; cr&eacute;ation &quot; de la premi&egrave;re          trag&eacute;die, et l'introduction du premier acteur, il serait dommage          de laisser dans l'ombre le r&ocirc;le de Phrynichos le tragique, cet &eacute;l&egrave;ve          de Thespis qui introduisit les r&ocirc;les f&eacute;minins et l'adoption          du masque qui, nous le verrons plus tard avait un r&ocirc;le pr&eacute;pond&eacute;rant          dans le d&eacute;roulement de la trag&eacute;die. Ajoutons que si peu          de fragments de trag&eacute;dies de ce po&egrave;te nous sont parvenues,          les antiques saluaient en lui le plus grand po&egrave;te tragique avant          Eschyle.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a name="rituelettragedie"></a><font color="#CC66CC"><b>Le          rituel et la trag&eacute;die</b></font><br>         Mais quel est le lien profond et r&eacute;el entre la trag&eacute;die          et les Dionysies d'Ath&egrave;nes , entre le rituel Dionysiaque et la          vrai trag&eacute;die telle que nous pouvons le voir ou m'imaginer ?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Ce lien n'est un simple          &quot; cha&icirc;non &quot;, celui ci d&sup1;ailleurs ne manque pas, Aristote          nous donne quelques informations sur la naissance de la trag&eacute;die,          qui correspond &agrave; la naissance de l&sup1;&eacute;difice architectural          du th&eacute;&acirc;tre.<br>         Ainsi on peut penser qu&sup1;autour du choeur il y avait beaucoup de public,          et que d&egrave;s la troisi&egrave;me file on n'y voyait rien. L'ing&eacute;niosit&eacute;          Grecque ayant deux solutions : soulever les acteurs, mais on ne verrait          bient&ocirc;t plus les choeurs dispos&eacute;s autour, ou soulever le          public, c'est ce second syst&egrave;me qu'ils adopt&egrave;rent.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Tout &eacute;tait          &shy;il donc enfin l&agrave; pour que puisse &quot; s&sup1;installer &quot;          la trag&eacute;die dans la civilisation Grecque ?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><a name="agon"></a>Presque          tout. Pour que vive et se renforce cette gigantesque tradition, il fallait          un moteur des plus puissants, une force qui fasse que ces trag&eacute;dies          se perp&eacute;tues, que naisse la tradition, qu'elles soient connues,          reconnues et &quot; inoubli&eacute;es &quot;, avant de devenir inoubliables.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Ce moteur puissant,          digne de la force de la Gr&egrave;ce antique, ce fut l'&quot; <b><font color="#CC66CC">Ag&ocirc;n</font></b>          &quot;, ce &quot; jeu &quot; si cher &agrave; l&sup1;&acirc;me Grecque.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">L'&quot; ag&ocirc;n          &quot; : ce perp&eacute;tuel combat pour la victoire. Le concours de trag&eacute;die          a &eacute;t&eacute; un fait d&eacute;terminant dans le dynamisme technique          et artistique du genre.</font></p>       <table width="10%" cellspacing="0" cellpadding="0" align="center" height="24" bgcolor="#FFFF99">         <tr>            <td>              <div align="center">                <script language="JavaScript">  if(window.print) { document.write('<A HREF="javascript:window.print()"><b><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><i>Imprimer</b></font></i></A>'); } </script>             </div>           </td>         </tr>       </table>       <center>         <font face="Arial, Helvetica, sans-serif"><b><a href="ficheopera.htm"><img src="images/mail1.gif" width="30" height="23" border="0" alt="Fiche pr&eacute;c&eacute;dente"><br>         <font size="2">Fiche pr&eacute;c&eacute;dente</font></a></b></font> </center>     </td>   </tr> </table> <p align="center"> <font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#990033">&copy;<a href="mailto:sabinesteffan@wanadoo.fr">Sabine    Steffan</a> 2001 (Si vous d&eacute;sirez r&eacute;utilisez ces fiches &agrave;    titre professionnel, contactez son auteur)</font></p> </body> </html> 
