<HTML> <HEAD>    <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=iso-8859-1">    <META NAME="Generator" CONTENT="Microsoft Word 97">    <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Mozilla/4.03 [fr] (Win95; I) [Netscape]">    <TITLE>La trag&eacute;die</TITLE> </HEAD> <BODY BACKGROUND="arriereplan.jpg">  <CENTER><B><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>La trag&eacute;die</FONT></FONT></FONT></B></CENTER>   <P><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Selon la d&eacute;finition du <I>Petit Robert</I>, la trag&eacute;die est : &laquo; une uvre dramatique en vers, pr&eacute;sentant une action tragique dont les &eacute;v&eacute;nements, par le jeu de certaines r&egrave;gles ou biens&eacute;ances se traduisent essentiellement en conflits int&eacute;rieurs chez des personnages illustres aux prises avec un destin exceptionnel &raquo;. Ce quil faut mentionner, et ce que le dictionnaire mentionne aussi dailleurs, cest quelle nous vient de la Gr&egrave;ce antique. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, elle est n&eacute;e du dithyrambe, culte fait au dieu Dionysos. Voyons donc les deux grandes p&eacute;riodes de la trag&eacute;die : la p&eacute;riode antique et la p&eacute;riode classique.</FONT></FONT></FONT> <CENTER><B><U><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>Premi&egrave;re partie : la trag&eacute;die antique ou le d&eacute;but des uvres lyriques et dramatiques</FONT></FONT></FONT></U></B></CENTER>   <P><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tout a commenc&eacute; par la pr&eacute;sence dun choeur qui c&eacute;l&eacute;brait le dieu en se produisant autour de son autel. Par la suite, on a ajout&eacute; les acteurs dans ces cultes faits au dieu Dionysos et cest ce qui a permis les dialogues tels quon les conna&icirc;t dans la trag&eacute;die grecque. Eschyle a &eacute;t&eacute; le premier &agrave; les introduire au cinqui&egrave;me si&egrave;cle av. J.-C., mais cest Sophocle et Euripide qui les rendirent plus importants dans leurs &eacute;crits en pr&eacute;f&eacute;rant comme h&eacute;ros lhomme aux dieux. Les repr&eacute;sentations tragiques de cette &eacute;poque &eacute;taient aussi importantes que les c&eacute;r&eacute;monies religieuses. Le th&eacute;&acirc;tre &eacute;tait construit en demi-cercle &agrave; ciel ouvert, les acteurs donnaient un jeu brillant et terriblement stup&eacute;fiant, par&eacute;s des plus beaux costumes. Les th&egrave;mes &eacute;taient directement puis&eacute;s dans les l&eacute;gendes ou dans lhistoire de la Gr&egrave;ce. Ces th&egrave;mes pouvaient &ecirc;tre en rapport avec la nature, les dieux, lh&eacute;r&eacute;dit&eacute; et ils avaient un point en commun, ils nous donnaient une image de lhomme d&eacute;pass&eacute; par des &eacute;v&eacute;nements, par des forces trop puissantes. <I>Oedipe roi</I> de Sophocle incarne bien lhomme aux prises avec la fatalit&eacute;, avec la volont&eacute; des dieux.</FONT></FONT></FONT> <CENTER><B><U><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>Deuxi&egrave;me partie : la trag&eacute;die classique ou ladmiration des Anciens</FONT></FONT></FONT></U></B></CENTER>   <P><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le 17<SUP>e</SUP> si&egrave;cle et ses auteurs sinspireront beaucoup de lAntiquit&eacute; et de ses sujets tragiques. Des grands th&egrave;mes comme la r&eacute;volte ou la fatalit&eacute; reviennent en force durant ce si&egrave;cle, directement puis&eacute;s de la p&eacute;riode antique. Aussi, on conserve des grands trag&eacute;diens comme Euripide ou S&eacute;n&egrave;que le langage po&eacute;tique et laction simple. Cependant, la trag&eacute;die du si&egrave;cle classique doit r&eacute;pondre &agrave; plusieurs r&egrave;gles. Premi&egrave;rement, elle doit &ecirc;tre &eacute;crite en vers dans une langue soutenue. Deuxi&egrave;mement, elle doit comporter cinq actes (le premier acte &eacute;tant celui de lexposition, les trois suivants faisant progresser laction dramatique et le dernier contenant le d&eacute;nouement toujours malheureux). Troisi&egrave;mement les personnages doivent &ecirc;tre dun statut social &eacute;lev&eacute; (prince, roi) et laction doit se d&eacute;rouler dans un pass&eacute; lointain (lAntiquit&eacute;, la mythologie). Pour finir, la trag&eacute;die doit concorder avec la r&egrave;gle des trois unit&eacute;s :les unit&eacute;s de temps, de lieu et daction. Pour bien r&eacute;sumer cette r&egrave;gle, voici une citation de Nicolas Boileau :"qu'en un seul lieu quen un seul jour, un seul fait accompli tienne jusqu&agrave; la fin le th&eacute;&acirc;tre rempli". Alors, si, en suivant cette r&egrave;gle, on veut parler dune action qui sest d&eacute;roul&eacute;e dans un autre lieu (puisquon ne peut changer de lieu), il faudra le faire par le biais des dialogues. Cest pourquoi ils sont si importants dans la trag&eacute;die.</FONT></FONT></FONT>  <P><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Maintenant que nous avons vu les grandes lignes de la trag&eacute;die, voyons la fonction principale de cette derni&egrave;re . Pour Aristote, philosophe grec, le but de celle-ci est la catharsis, cest-&agrave;-dire, la purgation des passions. Le spectacle tragique plonge le spectateur dans la piti&eacute; et la terreur afin damener chez lui une purgation de ses mauvais penchants. Autrement dit, leffet cathartique consiste &agrave; nous faire go&ucirc;ter aux conflits dans lequel se d&eacute;battent les personnages pour nous en d&eacute;go&ucirc;ter. On dit que la trag&eacute;die est toute-puissante. Elle propulse la litt&eacute;rature &agrave; son apog&eacute;e, car le h&eacute;ros atteint des sommets de lucidit&eacute; qui ne pourront &ecirc;tre &eacute;gal&eacute;s. Voil&agrave; sa force.</FONT></FONT></FONT>  <P><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp; En conclusion, on peut affirmer que la trag&eacute;die nexiste plus au 20<SUP>e</SUP> si&egrave;cle, mais que le tragique demeure toujours. Cependant, elle nous a laiss&eacute; quelques &eacute;nigmes encore sans r&eacute;ponse &agrave; nous les hommes. En effet, comment peut-on &ecirc;tre coupable parce qu'innocent, esclave parce que libre ? Cest ces questions que les trag&eacute;diens ont pos&eacute;es devant nous, sans que nous ayons lespoir de trouver une r&eacute;ponse aupr&egrave;s des dieux puisquils se sont enfuis. Par cons&eacute;quent, nous navons pas pu r&eacute;pondre &agrave; ces questions et elles reviennent nous hanter de plus en plus souvent.</FONT></FONT></FONT> <CENTER><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>&nbsp;</FONT></FONT></FONT></CENTER>  <CENTER><B><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>La com&eacute;die (ou quand on pleure de rire )</FONT></FONT></FONT></B></CENTER>   <P><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp; Tragique et comique sont deux mots qui ont des ressemblances, m&ecirc;me sils paraissent bien diff&eacute;rents &agrave; premi&egrave;re vue, voil&agrave; pourquoi nous les avons joints ensemble dans ce texte. Tentons de comprendre pourquoi.</FONT></FONT></FONT>  <P><FONT FACE="Parisian BT"><FONT COLOR="#000066"><FONT SIZE=+1>&nbsp;&nbsp;&nbsp; En fait, la com&eacute;die a les m&ecirc;mes origines que la trag&eacute;die : elle nous vient de lAntiquit&eacute;, plus pr&eacute;cis&eacute;ment du culte fait au dieu Dionysos. Cest le Grec Aristophane qui, au quatri&egrave;me si&egrave;cle av. J.-C., la utilis&eacute; pour d&eacute;noncer le pouvoir de largent. En regardant de plus pr&egrave;s les grandes p&eacute;riodes comiques, on se rend compte quelles concordent bien avec les p&eacute;riodes tragiques. &Agrave; l&eacute;poque de Sophocle oeuvrait Aristophane, &agrave; celle de Racine oeuvrait Moli&egrave;re. Ce nest pas &eacute;tonnant quil ny ait pas de tragique sans comique puisque quil ny a quun pas &agrave; franchir pour passer de lun &agrave; lautre, des pleurs aux rires. De plus, autre caract&eacute;ristique, elle a aussi un effet cathartique dans un certain sens. Elle nous fait purger nos passions , elle nous lib&egrave;re comme le fait la trag&eacute;die. Cependant, il existe une nette diff&eacute;rence entre les deux en ce qui a trait aux h&eacute;ros. Dans la com&eacute;die, nous avons affaire &agrave; un h&eacute;ros pire que nous tandis que le h&eacute;ros tragique est sup&eacute;rieur &agrave; nous (voir le texte <U>Le H&eacute;ros</U> pour plus dinformations). Malgr&eacute; cela, on peut dire que ces deux genres se rapprochent lun de lautre, sans en avoir lair. Cest sans doute pour cela que des auteurs comme Corneille ont tent&eacute; de les r&eacute;unir ensemble dans un seul genre : la tragi-com&eacute;die &laquo; dont laction est romanesque et le d&eacute;nouement heureux &raquo; (dict. Petit Robert).</FONT></FONT></FONT> </BODY> </HTML> 
