<html> <head> <title>Ath&egrave;nes 2004</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <link rel="stylesheet" href="../cnosf.css"> <script language="JavaScript">         function Fermer() {        window.close("partenaires.html");     }         </script> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" link="#999999" vlink="#999999" alink="#990000" leftmargin="0" topmargin="0" marginwidth="0" marginheight="0" onBlur="window.focus()"> <table width="490" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="center">   <tr valign="top">      <td height="5327">        <div align="center">         <table width="470" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" height="80">           <tr>              <td>                <div align="center"><font face="Arial" size="2" color="#000066"><a href="../refresh/index.php3">Home                  </a>/ Actualit&eacute;s</font><font size="1" face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#666666"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#666666"><b><i><a name="equipements"></a></i></b></font></font></div>             </td>           </tr>           <tr>              <td>                <table width="470" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="center" height="20">                 <tr>                    <td width="20"><img src="../img/coingauche.gif" width="20" height="20"></td>                   <td width="215" bgcolor="#000066">                      <div align="center"><font color="#FFCC00" size="1"><b><font face="Verdana"><span class="over">Actualit&eacute;s</span></font></b></font></div>                   </td>                   <td width="215" bgcolor="#999999">                      <div align="center"><font color="#FFCC00" size="1"><b><font face="Verdana"><span class="over"><font color="#FFFFFF">Aux                        sources de l'Olympisme</font></span></font></b></font></div>                   </td>                   <td width="20"><img src="../img/coindroit.gif" width="20" height="20"></td>                 </tr>               </table>             </td>           </tr>           <tr>              <td height="2">&nbsp; </td>           </tr>         </table>         <p><span class="annee"><span class="annee">ATHENES 2004<br>           Etudes<br>           </span></span></p>         <p><img src="../img/separat.gif" height="6"></p>         <table width="470" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" bgcolor="#FFFFFF">           <tr>              <td width="100"><a href='javascript:Fermer()'><img src="../img/navig/bt_fermer.gif" border="0" align="absmiddle" width="22" height="23"></a>                <font size="1" color="#999999" face="Arial">Fermer </font></td>             <td width="320" valign="middle">                <div align="center"><a href="../newsletter/newsletter.html" class="texte">Sommaire                  de la newsletter du 20/09/2002</a></div>             </td>             <td width="100">                <div align="right"><font size="1" color="#999999" face="Arial">Imprimer</font>                  <a href="javascript:window.print()"><img src="../img/navig/bt_imprimer.gif" border="0" align="absmiddle" width="24" height="22"></a></div>             </td>           </tr>         </table>         <br>         <table border="0" cellspacing="5" cellpadding="6" width="470">           <tr>              <td class="grastexte3" bgcolor="#666666" colspan="2">                <div align="right" class="grastexte"> <font color="#FFFFFF">Aux                  sources de l'Olympisme</font></div>             </td>           </tr>           <tr>              <td bgcolor="#EBEBD6" class="texte" valign="top" height="186"> <b><span class="grasrouge"><img src="../newsletter/img/source1.jpg" width="100" height="146"></span></b>              </td>             <td bgcolor="#EBEBD6" class="texte" valign="top" height="186">                <p><b><span class="annee"><font color="#000000">Aux sources de l'Olympisme</font></span><br>                 <br>                 Jean-Michel Brun, <br>                 le Chef de Mission des J.O. d&#146;Ath&egrave;nes 2004, nous organise                  un voyage dans le temps.</b></p>               <p>&nbsp;</p>               <p>L&#146;avion venait de d&eacute;coller d&#146;Ath&egrave;nes                  au terme d&#146;une mission pr&eacute;paratoire pour les prochains                  Jeux Olympiques. J&#146;observais du hublot la capitale grecque                  qui s&#146;&eacute;tend autour du rocher sacr&eacute; de l&#146;Acropole                  et du Parth&eacute;non. Les scintillements des pierres me rappel&egrave;rent                  la contribution historique et culturelle unique de ce pays.</p>             </td>           </tr>           <tr>              <td bgcolor="#EBEBD6" class="textepetit" valign="top" colspan="2">                <p class="texte">&nbsp;</p>               <p class="texte">La D&eacute;l&eacute;gation Fran&ccedil;aise rejoindra                  en ao&ucirc;t 2004 cette terre charg&eacute;e d&#146;histoire                  pour y vivre un moment incomparable, les Jeux de la XXVIIIe olympiade                  des temps modernes.</p>               <p class="texte">Alors que l&#146;h&ocirc;tesse me proposait un                  rafra&icirc;chissement, agr&eacute;&eacute; par Dionysos, il me                  revint &agrave; l&#146;esprit que c&#146;est &agrave; la source                  grecque que remonte le vaste courant de l&#146;humanisme europ&eacute;en.                  Tous les &eacute;l&eacute;ments de notre culture occidentale apparaissent,                  en effet, &agrave; Ath&egrave;nes entre le VIIe et le Ve si&egrave;cles                  avant J.-C.</p>               <p class="grasrouge">L&#146;Olympisme, une philosophie de la vie                </p>               <p class="texte">L&#146;Olympisme est une philosophie de la vie,                  dont nous sommes impr&eacute;gn&eacute;s &agrave; plus d&#146;un                  titre. Notre &eacute;tat d&#146;esprit et notre comportement traduisent                  certaines valeurs auxquelles nous sommes profond&eacute;ment attach&eacute;s.                  Ces notions d&#146;&eacute;quilibre et d&#146;harmonie que nous                  cultivons avec amour trouvent en grande partie leur source en                  ces lieux mythiques que nous allons rejoindre. De ce fait, Ath&egrave;nes                  sera &eacute;galement pour nous un voyage dans le temps.</p>               <p class="texte">Un Grec m&#146;a dit un jour : &laquo; nous avons                  humanis&eacute; les dieux au lieu de d&eacute;ifier les hommes&raquo;.                  Toutes les civilisations ont besoin de mythologies et nombre d&#146;entre                  elles s&#146;en inventent une. La civilisation grecque est un                  fondement si essentiel du monde occidental, et l&#146;&eacute;tude                  de la culture grecque a tenu une place si importante dans ses                  syst&egrave;mes d&#146;&eacute;ducation, que beaucoup de nos soci&eacute;t&eacute;s                  ont adopt&eacute; des mythes grecs.</p>               <p class="texte">La puissance de l&#146;imaginaire qu&#146;ils nous                  ont l&eacute;gu&eacute; reste intacte. Tout au long du XXe si&egrave;cle,                  les mythes grecs ont continu&eacute; &agrave; inspirer des po&egrave;tes,                  des &eacute;crivains, et bien d&#146;autres. M&ecirc;me Sigmund                  Freud, le p&egrave;re de la psychanalyse, comprit qu&#146;ils                  incarnaient des th&egrave;mes humains universels, et il fit d&#146;Oedipe                  un nom connu de tous, en baptisant un complexe.</p>               <p class="grasrouge">Le commerce et l&#146;&eacute;conomie, partie                  int&eacute;grante de la vie sociale</p>               <p class="texte">Un d&eacute;tour historique par rapport au sport                  est en mesure d&#146;&eacute;clairer la d&eacute;marche structur&eacute;e                  d&#146;une civilisation qui, avec ses dieux et ses h&eacute;ros,                  nous laisse un frisson d&#146;&eacute;ternit&eacute;.</p>               <p class="texte">D&egrave;s l&#146;origine du commerce m&eacute;diterran&eacute;en,                  les routes ph&eacute;niciennes croisent celles des premiers Grecs                  : les enfants de Minos et d&#146;Agamemnon. La colonisation grecque                  &agrave; partir du VIIIe si&egrave;cle avant J.-C. multiplie les                  routes dans le bassin occidental de la M&eacute;diterran&eacute;e.                  Ces &eacute;changes am&egrave;neront <br>                 certaines cit&eacute;s grecques, dont celle d&#146;Ath&egrave;nes                  ouverte sur le monde ext&eacute;rieur, &agrave; frapper monnaie                  d&egrave;s le VIIe si&egrave;cle (concept emprunt&eacute; au royaume                  Lydien). C&#146;est ainsi que bien plus tard, vers 600 avant J.-C.,                  les Phoc&eacute;ens fonderont <br>                 l&#146;antique Massalia, devenue aujourd&#146;hui Marseille, et                  ceci &agrave; partir de Phoc&eacute;e sur la c&ocirc;te d&#146;Asie                  Mineure.<br>                 Les personnages et les r&eacute;cits mythologiques &eacute;taient                  indissociables de la soci&eacute;t&eacute; grecque. Ils se refl&eacute;taient                  dans toutes les activit&eacute;s sociales. Le dieu qui m&egrave;ne                  &agrave; la connaissance est &eacute;galement l&#146;instaurateur                  des r&egrave;gles qui donnent sa juste figure &agrave; la vie                  en commun des hommes. La connaissance de la justice fait partie                  du savoir de l&#146;&ecirc;tre et de l&#146;interd&eacute;pendance                  des choses.</p>               <p class="texte">Ce sont les Grecs qui ont cr&eacute;&eacute; le                  nom d&#146;Europe. Paradoxalement, dans le mythe, Europe &eacute;tait                  la fille du roi de Tyr, donc une Asiatique. Elle fut d&eacute;sir&eacute;e                  de Zeus qui, sous l&#146;apparence d&#146;un taureau, l&#146;enleva                  et la transporta jusqu&#146;en Cr&egrave;te o&ugrave; il s&#146;unit                  &agrave; elle. Elle eut pour fils le fameux Minos en qui les Grecs                  voyaient le mod&egrave;le du l&eacute;gislateur.</p>               <p class="grasrouge" align="center"><span class="grasrouge"><img src="../newsletter/img/source4.jpg" width="100" height="145"></span></p>               <p class="grasrouge">Aristote et la pens&eacute;e politique moderne</p>               <p class="texte">Il me semble que le legs le plus important de la                  Gr&egrave;ce ancienne fut la naissance de la pens&eacute;e politique.                  Ce sont les Grecs qui &laquo; invent&egrave;rent &raquo; la politique,                  le mot et la chose. Politique vient de &laquo; polis &raquo;,                  terme grec que nous traduisons par &laquo; cit&eacute; &raquo;.</p>               <p class="texte">Chaque cit&eacute; constituait une unit&eacute;                  politique, poss&eacute;dant ses institutions propres, ses lois,                  et jouissait en principe d&#146;une ind&eacute;pendance compl&egrave;te.                  C&#146;est ainsi que dans l&#146;Ath&egrave;nes d&eacute;mocratique                  &agrave; partir du Ve si&egrave;cle (qui comptait environ 30.000                  citoyens), le citoyen &eacute;tait le d&eacute;tenteur de la souverainet&eacute;,                  ceci au terme d&#146;une &eacute;volution qui dura pr&egrave;s                  de deux si&egrave;cles et qui connut bien des crises et des in&eacute;galit&eacute;s.<br>                 L&#146;aboutissement &agrave; une forme de r&eacute;gime politique                  que les Grecs appelaient la d&eacute;mocratie (d&#146;o&ugrave;                  &eacute;taient exclus les esclaves et les femmes) fut l&#146;h&eacute;ritage                  d&#146;un peuple qui, le premier, a su inventer les notions de                  ce que l&#146;on peut appeler la science politique.</p>               <p class="texte">La grande oeuvre qu&#146;est &laquo; La Politique                  &raquo; d&#146;Aristote (l&#146;un des plus grands philosophes                  grecs avec Platon), dont s&#146;inspira Montesquieu, pr&egrave;s                  de 22 si&egrave;cles plus tard, lorsqu&#146;il r&eacute;digea                  &laquo; De l&#146;Esprit des lois &raquo;, est une r&eacute;f&eacute;rence.</p>               <p class="texte">Un autre texte du IVe si&egrave;cle avant J.-C.,                  la Constitution d&#146;Ath&egrave;nes, attribu&eacute; &agrave;                  Aristote, incarnait la volont&eacute; des auteurs du monde hell&eacute;nique                  d&#146;avoir constamment &agrave; l&#146;esprit les ph&eacute;nom&egrave;nes                  sociaux en m&ecirc;me temps que les concepts philosophiques qu&#146;ils                  &eacute;tablissaient. C&#146;est ainsi que Montesquieu, en 1748,                  tirant des enseignements notamment des &eacute;crits d&#146;Aristote,                  arriva &agrave; la conclusion que &laquo; plusieurs choses gouvernent                  les hommes : le climat, la religion, les lois, les maximes du                  gouvernement, les exemples des choses pass&eacute;es, les moeurs,                  les mani&egrave;res, d&#146;o&ugrave; il se forme un esprit g&eacute;n&eacute;ral                  qui en r&eacute;sulte. &raquo;</p>               <p class="grasrouge">Hom&egrave;re et l&#146;&eacute;ducation</p>               <p class="texte">Pour expliquer et appr&eacute;cier le g&eacute;nie                  d&#146;Ath&egrave;nes, il faut aussi poss&eacute;der la mythologie.                  A cet &eacute;gard, je voudrais souligner l&#146;int&eacute;r&ecirc;t                  qu&#146;il y a de lire les deux longs po&egrave;mes du VIIIe si&egrave;cle                  avant J.-C. que les Grecs attribuent &agrave; Hom&egrave;re, &agrave;                  savoir l&#146;Iliade et l&#146;Odyss&eacute;e (ceux-ci narrant                  en particulier les aventures <br>                 du roi de Myc&egrave;nes, Agamemnon, et du roi d&#146;Ithaque,                  Ulysse, qui avait &eacute;t&eacute; l&#146;artisan de la prise                  de Troie, ville d&#146;Asie).<br>                 C&#146;est parce que l&#146;&eacute;thique &laquo; chevaleresque                  &raquo; demeurait au centre de l&#146;id&eacute;al grec qu&#146;Hom&egrave;re,                  interpr&egrave;te &eacute;minent de cet id&eacute;al, a &eacute;t&eacute;                  choisi comme texte de base dans l&#146;&eacute;ducation. Il y                  avait une v&eacute;ritable p&eacute;dagogie hom&eacute;rique.</p>               <p class="texte">Comme nous le constaterons, l&#146;&eacute;ducation                  physique &eacute;tait pour les Grecs un des aspects essentiels                  de l&#146;initiation &agrave; la vie civilis&eacute;e, de l&#146;&eacute;ducation.                  Le sport fut quelque chose de tr&egrave;s s&eacute;rieux qui se                  reliait &agrave; tout un ensemble de pr&eacute;occupations. Les                  Grecs eurent le m&eacute;rite d&#146;imposer des r&egrave;gles                  et un code de bonne conduite aux pratiques sportives. Cela r&eacute;sultait                  de cette d&eacute;marche structur&eacute;e pr&eacute;c&eacute;demment                  &eacute;voqu&eacute;e.</p>               <p class="texte">Ce sont les f&ecirc;tes sportives &icirc;liennes                  (la Cr&egrave;te minoenne en particulier) qui avaient cours d&egrave;s                  le IIe mill&eacute;naire avant notre &egrave;re, qui ont inspir&eacute;                  les Grecs, surtout ceux du P&eacute;loponn&egrave;se, notamment                  d&#146;Elide et d&#146;Olympie.</p>               <p class="texte">C&#146;est la Gr&egrave;ce qui a vu na&icirc;tre                  le sport dans sa forme la plus globale. L&#146;&eacute;ducation                  du corps et celle de l&#146;esprit furent indissolublement li&eacute;es.                  L&#146;objectif &eacute;tait de former les meilleurs, et les h&eacute;ros                  hom&eacute;riques furent des mod&egrave;les incarnant cet id&eacute;al.</p>               <p class="grasrouge" align="center"><img src="../newsletter/img/pegase.gif" width="150" height="220"></p>               <p class="grasrouge">L&#146;&eacute;lite sportive et les h&eacute;ros                  au service de la communaut&eacute; </p>               <p class="texte">Les lieux &eacute;litistes o&ugrave; se r&eacute;alisait                  cette synth&egrave;se &eacute;taient la palestre et le gymnase                  (adulte, l&#146;athl&egrave;te quittait th&eacute;oriquement la                  palestre pour le gymnase). Ces &eacute;tablissements &eacute;taient                  fort nombreux dans le monde hell&eacute;nistique.</p>               <p class="texte">Dans Ath&egrave;nes, trois palestres furent c&eacute;l&egrave;bres                  : <br>                 - le Kynosargos (Antisth&egrave;ne, philosophe qui fonda l&#146;&eacute;cole                  cynique, y enseigna) ; <br>                 - l&#146;Acad&eacute;mie (Platon s&#146;y installa en 385 avant                  J.-C. et y fonda une &eacute;cole philosophique) ; <br>                 - le Lyc&eacute;e (c&eacute;l&egrave;bre en raison de la pr&eacute;sence                  d&#146;Aristote).<br>                 L&#146;esprit agonistique est &agrave; ce moment un &eacute;l&eacute;ment                  dominant de la culture grecque et l&#146;ag&ocirc;n (forme de                  combativit&eacute;) gymnique n&#146;en est qu&#146;un aspect particulier.                  L&#146;ag&ocirc;n sportif est l&#146;expression d&#146;une opposition                  ritualis&eacute;e int&eacute;gr&eacute;e dans une forme de code                  culturel valorisant la lutte sous toutes ses formes.</p>               <p class="texte">Le sport grec int&eacute;grait aussi des aspects                  religieux et mythiques se manifestant par un ensemble de rites.                  Ainsi, les &laquo; f&ecirc;tes &raquo; qui se ritualiseront &agrave;                  l&#146;occasion des jeux panhell&eacute;niques, notamment les                  Jeux Olympiques, eurent lieu durant toute l&#146;Antiquit&eacute;                  en l&#146;honneur d&#146;un h&eacute;ros ou d&#146;un dieu.</p>               <p class="texte">Le po&egrave;te Pindare &eacute;crivait : &laquo;                  Une est la race des hommes, une est la race des dieux. Mais d&#146;une                  seule m&egrave;re nous tirons notre souffle, les uns et les autres                  &raquo;. Il y avait l&agrave; une sorte d&#146;affirmation unitaire,                  la m&egrave;re dont parlait Pindare &eacute;tant la Terre.</p>               <p class="texte">Le philosophe Platon, quant &agrave; lui, consid&eacute;rait                  que les h&eacute;ros &eacute;taient des demi-dieux, n&eacute;s                  de l&#146;amour d&#146;un dieu pour une mortelle. Le h&eacute;ros,                  m&ecirc;me s&#146;il &eacute;chappe au lot commun, garde une valeur                  exemplaire. Les exploits sportifs et guerriers de Th&eacute;s&eacute;e                  ont &eacute;t&eacute; popularis&eacute;s tant par le r&eacute;cit                  de Plutarque dans la vie de Th&eacute;s&eacute;e que par l&#146;imagerie                  ath&eacute;nienne classique. Un autre aspect de la vie des h&eacute;ros                  est qu&#146;ils servent la communaut&eacute; en &eacute;tant des                  pionniers et des cr&eacute;ateurs.</p>               <p class="texte">C&#146;est ainsi, qu&#146;&agrave; Olympie la sacr&eacute;e,                  &laquo; Berceau d&#146;une conception de la vie proprement hell&eacute;nique                  &raquo; selon Pierre de Coubertin, sacrifices aux dieux et &eacute;preuves                  athl&eacute;tiques s&#146;entrem&ecirc;l&egrave;rent ; pour concourir                  aux jeux, il faut n&#146;&ecirc;tre entach&eacute; d&#146;aucune                  souillure. La premi&egrave;re c&eacute;r&eacute;monie des jeux                  est le serment <br>                 des athl&egrave;tes dans le Bouleut&eacute;rion : apr&egrave;s                  le sacrifice d&#146;un sanglier, les athl&egrave;tes jurent de                  se conformer aux r&egrave;gles et les hellanodices, un coll&egrave;ge                  de magistrats responsables de l&#146;organisation des jeux, jurent                  de se prononcer en toute impartialit&eacute;. L&#146;ensemble                  du concours se d&eacute;roule donc sous la garantie religieuse                  du serment.</p>               <p class="grasrouge">Les premiers pas de l&#146;Olympisme</p>               <p class="texte">La gen&egrave;se des Jeux Olympiques se confond                  avec les rites religieux de la Gr&egrave;ce antique. Les quelques                  donn&eacute;es ci-apr&egrave;s relat&eacute;es ont pour seul objectif                  de souligner, de mani&egrave;re fragmentaire, certains aspects                  int&eacute;ressants d&#146;une p&eacute;riode faisant partie de                  notre histoire de l&#146;Olympisme. Les premi&egrave;res traces                  non contestables des Jeux de l&#146;Antiquit&eacute; remontent                  au IXe si&egrave;cle avant J.-C. Plusieurs versions existent quant                  &agrave; la cr&eacute;ation des Jeux et je retiendrai celle qui                  m&#146;est la plus agr&eacute;able lorsque Pindare attribue la                  fondation des Jeux &agrave; H&eacute;racl&egrave;s, fils de Zeus                  le roi des dieux. H&eacute;racl&egrave;s (Hercule en latin), ce                  h&eacute;ros qui r&eacute;v&eacute;lait souvent ses faiblesses,                  appara&icirc;t invincible dans le cycle des douze travaux qui                  lui seront impos&eacute;s par Eurysth&eacute;e. Parmi ses sp&eacute;cialit&eacute;s,                  les sports tiennent une place de choix. <br>                 Avec Herm&egrave;s, il est le patron de la palestre et son exercice                  favori est la lutte.</p>               <p class="texte">Faute de sources antiques compl&egrave;tes, l&#146;histoire                  des Jeux d&#146;Olympie est mal connue. Les Jeux Olympiques deviennent                  la seule manifestation commune &agrave; tous les Etats grecs,                  par ailleurs souvent en conflit, et sont r&eacute;serv&eacute;s                  aux citoyens grecs libres. Ils n&#146;ont donc pas cette dimension                  universelle que nous leur connaissons de nos jours.</p>               <p class="texte">C&#146;est &agrave; partir de 776 avant J.-C. que                  l&#146;on commence &agrave; compter par olympiades et que l&#146;on                  &eacute;labore un calendrier afin que les Jeux reviennent tous                  les quatre ans <br>                 &laquo; entre les moissons et les vendanges &raquo;. Nous disposons                  de cette &eacute;poque du premier registre des vainqueurs tenu                  par un citoyen d&#146;Elide. Ainsi, le premier <br>                 &laquo; olympionique &raquo; r&eacute;pertori&eacute; fut Koro&iuml;bos,                  vainqueur de la course du Stade (la course correspondant &agrave;                  la longueur du Stade, soit 192,27 m&egrave;tres &agrave; Olympie).<br>                 La r&eacute;compense des vainqueurs est symbolique ; il s&#146;agit,                  &agrave; Olympie, d&#146;une palme et d&#146;une couronne d&#146;olivier                  sauvage dont les rameaux sont cueillis sur &laquo; l&#146;olivier                  aux belles couronnes &raquo; qui est dans l&#146;Altis, derri&egrave;re                  le temple de Zeus. A Delphes, le prix d&eacute;cern&eacute; est                  une couronne de laurier issu d&#146;un arbre sacr&eacute; de la                  Vall&eacute;e du Templ&eacute;, dont on dit qu&#146;il a &eacute;t&eacute;                  plant&eacute; par Hercule.</p>               <p><span class="texte">N&eacute;anmoins, les honneurs accord&eacute;s                  aux vainqueurs ne se limitent pas &agrave; cette r&eacute;compense.                  Ils comportent en outre une s&eacute;rie de privil&egrave;ges                  tant dans leur cit&eacute; d&#146;origine que dans les sanctuaires,                  fix&eacute;s par des lois variables d&#146;une cit&eacute; &agrave;                  l&#146;autre.<br>                 </span> </p>               <p class="grasrouge">L&#146;Olympisme, facteur d&#146;unification                  d&egrave;s l&#146;origine</p>               <p class="texte">Olympie est alors le centre culturel et religieux                  de la &laquo; grande patrie grecque &raquo;, tandis que l&#146;Olympisme                  naissant devint une id&eacute;e propre &agrave; unifier spirituellement                  et moralement les Grecs de Gr&egrave;ce et ceux de la diaspora.                </p>               <p class="texte">Pendant toute la p&eacute;riode hell&eacute;nistique                  (4e au 1er si&egrave;cle avant J.-C.), les Jeux furent le refuge                  de l&#146;hell&eacute;nisme et rassembl&egrave;rent des foules                  consid&eacute;rables. On le constate en 324 avant J.-C., lorsque                  Alexandre choisit le cadre des Jeux Olympiques pour faire proclamer                  son d&eacute;cret sur le retour des bannis devant plus de vingt                  mille personnes.</p>               <p class="texte">L&#146;&eacute;l&eacute;ment aristocratique reste                  pr&eacute;pond&eacute;rant pour ce qui concerne la participation                  aux Jeux. Toutefois, &agrave; ce moment, l&#146;&eacute;largissement                  de la citoyennet&eacute; et la<br>                 &laquo; d&eacute;mocratisation &raquo; des rapports sociaux, en                  particulier &agrave; Ath&egrave;nes, permettent &agrave; des concurrents                  roturiers d&#146;int&eacute;grer le dispositif, d&#146;autant                  plus que la cit&eacute; prend en charge les athl&egrave;tes les                  moins fortun&eacute;s.<br>                 La tr&ecirc;ve sacr&eacute;e fut un trait marquant de cette p&eacute;riode                  dans la mesure o&ugrave;, lorsque la date des Jeux &eacute;tait                  connue, les spondophores - des h&eacute;rauts sacr&eacute;s -                  partaient d&#146;Elis et se rendaient dans toutes les cit&eacute;s                  grecques pour annoncer la suspension des conflits durant un mois                  (Elis, capitale de l&#146;Elide, prot&eacute;g&eacute;e par Sparte,                  avait pris le contr&ocirc;le de l&#146;administration du sanctuaire                  d&#146;Olympie et de ses c&eacute;r&eacute;monies). Il est extraordinaire                  de noter que cette coutume ne fut viol&eacute;e qu&#146;une seule                  fois en pr&egrave;s de douze si&egrave;cles, alors que les conflits                  &eacute;taient permanents.</p>               <p class="texte">On comprend alors que ces Jeux &eacute;taient la                  &laquo; r&eacute;union sacr&eacute;e &raquo; de tout un peuple                  qui cherchait &agrave; resserrer les liens du sang de la communaut&eacute;                  hell&egrave;ne &eacute;clat&eacute;e.</p>               <p class="grasrouge" align="center"><span class="texte"><img src="../newsletter/img/source2.jpg" width="100" height="142"></span></p>               <p class="grasrouge">L&#146;Olympisme &laquo; romain &raquo; et                  son d&eacute;clin</p>               <p class="texte">La dur&eacute;e de l&#146;&eacute;v&eacute;nement                  &eacute;volua dans le temps (un, deux, trois, puis cinq et enfin                  sept jours) tout comme le nombre d&#146;&eacute;preuves (les courses                  &agrave; pied du stade, le pentathlon : course/saut/lutte/disque/javelot,                  la lutte, le pugilat, le pancrace, les &eacute;preuves &eacute;questres                  et d&#146;autres qui furent ajout&eacute;es et parfois supprim&eacute;es                  ensuite). Il est &agrave; noter l&#146;absence d&#146;&eacute;preuves                  pratiqu&eacute;es couramment chez les Grecs anciens, comme le                  marathon (du nom d&#146;une ville). Deux mois avant l&#146;ouverture                  des Jeux, les athl&egrave;tes masculins (les femmes &eacute;tant                  absentes des Jeux) venaient s&#146;inscrire &agrave; Elis pour                  les &eacute;preuves de leur choix et ceux qui &eacute;taient retenus                  devaient r&eacute;sider &agrave; Olympie le mois qui pr&eacute;c&eacute;dait                  l&#146;&eacute;v&eacute;nement, pour une sorte de stage final                  pr&eacute;paratoire.</p>               <p class="texte">Les Jeux perdront progressivement de leur &eacute;clat.                  L&#146;apparition de la fraude et de la corruption se conjuguera                  avec le d&eacute;veloppement du professionnalisme sportif dans                  un cadre &eacute;largi, qui sera celui de l&#146;empire d&#146;Alexandre,                  incluant des territoires non grecs. Une &laquo; foire internationale                  &raquo; supplantera les strictes joutes sportives. Dor&eacute;navant,                  l&#146;argent et la sp&eacute;culation s&#146;imposeront et alt&eacute;reront                  l&#146;esprit qui pr&eacute;valait. Ainsi, &agrave; Ath&egrave;nes,                  un r&egrave;glement de Solon attribuait 500 drachmes &agrave;                  l&#146;Olympionique, ce qui correspondait au prix de 500 moutons.</p>               <p class="texte">La d&eacute;cadence olympique correspond &agrave;                  l&#146;affaiblissement de la Gr&egrave;ce qui, en 146 avant J.-C.,                  tombe aux mains des Romains. Dans ce contexte, l&#146;Olympisme                  et le panhell&eacute;nisme perdirent toute r&eacute;alit&eacute;.</p>               <p class="texte">A partir de 76 avant J.-C, l&#146;Olympisme est                  r&eacute;cup&eacute;r&eacute; par les empereurs romains afin de                  servir la puissance imp&eacute;riale, et ceux-ci introduiront                  les &laquo; jeux du cirque &raquo; avec une participation &eacute;largie                  aux autres nations. </p>               <p class="texte">Pour des raisons politiques et religieuses, les                  Jeux et la mythologie ayant contribu&eacute; &agrave; la naissance                  du paganisme grec, Th&eacute;odose Ier le Grand - devenu empereur                  d&#146;Orient en 379 puis d&#146;Occident - fait du christianisme                  la religion officielle et par un &eacute;dit imp&eacute;rial,                  en 394 apr&egrave;s J.-C., d&eacute;cr&egrave;te la suppression                  des Jeux dans l&#146;espoir d&#146;effacer les derni&egrave;res                  marques du paganisme. Les derniers Jeux furent donc les 293e,                  en 393 apr&egrave;s J.-C. </p>               <p class="texte">Curiosit&eacute; de l&#146;histoire ou r&eacute;action                  des dieux de l&#146;Olympe, le site d&#146;Olympie fut ravag&eacute;                  par une bataille en 395, soit un an apr&egrave;s la suppression                  officielle des Jeux, et Th&eacute;odose Ier mourut.</p>               <p class="grasrouge">Les vertus de l&#146;humanisme</p>               <p class="texte">Les Jeux de la Gr&egrave;ce antique, dans leur                  essence, furent bien autre chose que des &eacute;preuves sportives                  uniquement d&#146;ordre profane. </p>               <p class="texte">Comme toujours, l&#146;histoire comporte des contenus                  variables, et les r&eacute;alit&eacute;s nous confirment que les                  hommes aspirent souvent &agrave; la lumi&egrave;re et s&#146;accommodent                  parfois des t&eacute;n&egrave;bres.</p>               <p class="texte">N&eacute;anmoins, de cette p&eacute;riode, je voudrais                  retenir que le vieil id&eacute;al <br>                 &laquo; chevaleresque &raquo; avait si profond&eacute;ment marqu&eacute;                  la tradition grecque, que le go&ucirc;t de l&#146;&eacute;ducation                  physique demeurait, au d&eacute;but de l&#146;&eacute;poque hell&eacute;nistique,                  un caract&egrave;re distinctif de leur culture. La pens&eacute;e                  antique n&#146;a jamais renonc&eacute; &agrave; l&#146;id&eacute;al                  d&#146;un homme complet. Sur un plan tout au moins, l&#146;aspiration                  humaniste vers l&#146;&eacute;ducation int&eacute;grale a toujours                  triomph&eacute; : celui du primat de la formation morale. La tendance                  propre &agrave; l&#146;esprit hell&eacute;nistique a &eacute;t&eacute;                  de faire de l&#146;homme une valeur supr&ecirc;me par l&#146;&eacute;ducation.                  C&#146;est en ce sens que l&#146;on peut d&eacute;finir cet id&eacute;al                  comme un humanisme. Isocrate, sous la forme d&#146;une rh&eacute;torique                  acad&eacute;mique, <br>                 affirmait que &laquo; la racine de l&#146;&eacute;ducation est                  am&egrave;re, mais les fruits en sont doux&raquo;.</p>               <p class="texte">Au moment o&ugrave; mon avion atterrit &agrave;                  Roissy, je me dis que l&#146;avenir n&#146;est jamais trac&eacute;                  d&#146;avance. Ce sont toujours nos actes qui lui donnent corps                  et, immuablement, il nous faut faire jaillir l&#146;&eacute;tincelle                  qui transforme le possible <br>                 en r&eacute;el. </p>               <p>&nbsp;</p>               <p>Les illustrations de Cl&eacute;ment Gontier sont extraites d'une                  &eacute;dition de 1927 de l'Iliade (Henri Laurens &eacute;diteur.                  Droit r&eacute;serv&eacute;s), l'un des textes d'Hom&egrave;re                  qui ont inspir&eacute; le syst&egrave;me d'&eacute;ducation de                  la Gr&egrave;ce antique. Elles repr&eacute;sentent des dieux,                  demi-dieux ou h&eacute;ros de la mythologie, de Jupiter &agrave;                  Achille en passant par Bell&eacute;rophon et son cheval ail&eacute;                  P&eacute;gase. </p>             </td>           </tr>         </table>         <p><br>         </p>         <table width="470" border="0" cellpadding="0">           <tr>              <td colspan="4" height="26">                <table width="100%" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0">                 <tr>                    <td width="100"><a href='javascript:Fermer()'><img src="../img/navig/bt_fermer.gif" border="0" align="absmiddle" width="22" height="22"></a>                      <font size="1" color="#999999" face="Arial">Fermer </font></td>                   <td width="280">                      <div align="center"><font size="2" color="#000066" face="Arial">Fin                        de l'article</font></div>                   </td>                   <td width="100">                      <div align="right"><font size="1" color="#999999" face="Arial">Imprimer</font>                        <a href="javascript:window.print()"><img src="../img/navig/bt_imprimer.gif" width="22" height="21" border="0" align="absmiddle"></a></div>                   </td>                 </tr>               </table>             </td>           </tr>           <tr align="center" valign="middle">              <td colspan="4" height="19">                <table width="470" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="center" height="20">                 <tr>                    <td width="20"><img src="../img/coingauche.gif" width="20" height="20"></td>                   <td width="215" bgcolor="#000066">                      <div align="center"><font color="#FFCC00" size="1"><b><font face="Verdana"><span class="over">Actualit&eacute;s</span></font></b></font></div>                   </td>                   <td width="215" bgcolor="#999999">                      <div align="center"><font color="#FFCC00" size="1"><b><font face="Verdana"><span class="over"><font color="#FFFFFF">Aux                        sources de l'Olympisme</font></span></font></b></font></div>                   </td>                   <td width="20"><img src="../img/coindroit.gif" width="20" height="20"></td>                 </tr>               </table>             </td>           </tr>         </table>         <p><a href="../newsletter/newsletter.html" class="texte">Sommaire de la            newsletter du 20/09/2002</a></p>       </div>     </td>   </tr> </table> </body> </html> 
