<HTML> <HEAD>   <!-- Created by AOLpress/1.2 --> </HEAD> <BODY TEXT="#000000" BACKGROUND="../../../images/gradient.jpg"> <P> <TABLE BORDER="3" CELLSPACING="3" CELLPADDING="30">   <TR>     <TD><BIG><B>LA PHILOSOPHIE ANTIQUE</B></BIG>       <P>       <BR>       <BR>       <BR>       <P>       <P>       <BIG>La philosophie est n&eacute;e dans le monde grec (Gr&egrave;ce et colonies       grecques d'Asie Mineure) au d&eacute;but du VIe si&egrave;cle avant la naissance       de J&eacute;sus. Les villes &eacute;taient alors g&eacute;n&eacute;ralement       gouvern&eacute;es par des aristocrates &eacute;lus par les citoyens libres.       Puisque les d&eacute;tenteurs du pouvoir devaient se soumettre       r&eacute;guli&egrave;rement &agrave; un contr&ocirc;le &eacute;lectoral,       il va sans dire qu'un tel contexte s'av&eacute;rait propice &agrave; une       certaine effervescence sur le plan intellectuel parmi ceux qui       s'int&eacute;ressaient &agrave; la vie politique. Une effervescence       symbolis&eacute;e par l'importance de la place publique, ou <B>agora</B>,       qui &eacute;tait situ&eacute;e au centre de la cit&eacute;. </BIG>       <P>       <P>       <BIG>C'est &agrave; cet endroit qu'avaient lieu le choc des id&eacute;es,       la pratique de la parole d&eacute;lib&eacute;rante et de la d&eacute;cision       collective qu'elle pr&eacute;parait. On y d&eacute;battait des grands       probl&egrave;mes d'int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral; il s'agissait       &agrave; ce moment-l&agrave; non pas de vaincre son interlocuteur, mais de       pr&eacute;senter la meilleure argumentation possible. D'o&ugrave;, il va       sans dire, l'importance des arts du langage (rh&eacute;torique, dialectique,       logique) et de la diffusion compl&egrave;te du savoir dans la population       en raison de cette structure politique qui n&eacute;cessitait des d&eacute;cisions       prises collectivement. C'est ce contexte propre &agrave; la Gr&egrave;ce       antique qui explique que l'on puisse affirmer aujourd'hui que la philosophie       est "fille de la cit&eacute;". </BIG>       <P>       <P>       <BIG>Par ailleurs, on s'accorde g&eacute;n&eacute;ralement pour dire que       la philosophie a &eacute;t&eacute; en quelque sorte inaugur&eacute;e par       des penseurs install&eacute;s &agrave; Milet, en Asie Mineure, au d&eacute;but       du VIe si&egrave;cle avant notre &egrave;re. Ils s'interrogeaient surtout       sur la nature profonde des choses, c'est-&agrave;-dire sur le principe par       lequel il est possible de s'expliquer l'ordre dans la nature. <BR>       Pour <B>Thal&egrave;s</B> (v. 630-570), ce principe &eacute;tait l'eau; <BR>       pour <B>Anaxim&egrave;ne</B> (v. 580-520), c'&eacute;tait l'air; <BR>       alors que pour <B>X&eacute;nophane</B> (v. 560-470), c'&eacute;tait la terre.       <BR>       On consid&egrave;re de nos jours que ces doctrines de la gen&egrave;se du       monde repr&eacute;sentaient un v&eacute;ritable effort sp&eacute;culatif       pour la&iuml;ciser les mythes cosmogoniques qui mettaient en sc&egrave;ne       &agrave; cette &eacute;poque des divinit&eacute;s antagonistes. </BIG>       <P>       <P>       <BIG>Chez ces philosophes physiciens, on place dans une classe &agrave; part       <B>Anaximandre</B> (v. 610-540), disciple de Thal&egrave;s et ma&icirc;tre       d'Anaxim&egrave;ne. Selon lui, ce principe n'&eacute;tait pas un       &eacute;l&eacute;ment en particulier de la nature, mais quelque chose de       plus fondamental qu'il d&eacute;signait par son concept d' "infini". L' "infini"       repr&eacute;sentait le principe fondamental qui enveloppait et gouvernait       l'univers dans son entier. C'est ce principe qui expliquait que le monde       &eacute;tait un Tout, &agrave; la fois un et multiple, o&ugrave; la       pluralit&eacute; des &eacute;l&eacute;ments se trouvait domin&eacute;e par       une loi abstraite d'&eacute;quilibre et d'harmonie. </BIG>       <P>       <P>       <BIG>Parmi les autres penseurs de la Gr&egrave;ce Antique, on doit retenir       les noms suivants: <BR>       <B>X&eacute;nophane</B> (v. 570), qui &eacute;laborait la premi&egrave;re       th&eacute;ologie rationnelle en affirmant qu'il n'y avait en r&eacute;alit&eacute;       qu'un seul Dieu, capable de tout percevoir, immuable, sans commencement ni       fin, X&eacute;nophane aurait &eacute;crit: "Les hommes ont cr&eacute;&eacute;       les dieux &agrave; leur image: ils croient que les dieux sont n&eacute;s       avec un corps et des v&ecirc;tements et qu'ils parlent comme nous. Les Ethiopiens       disent que leurs dieux sont camus et noirs, les Thraces que les leurs ont       les yeux bleus et les cheveux roux. Si les taureaux, les chevaux et les lions       avaient su peindre, ils auraient repr&eacute;sent&eacute; les dieux en boeufs,       chevaux ou lions!"; <BR>       <B>Parm&eacute;nide</B> (v. 500-440), qui posait le principe hors duquel       il n'est point de salut pour la pens&eacute;e: l'&ecirc;tre est, le       non-&ecirc;tre n'est pas; <BR>       <B>H&eacute;raclite</B> (v. 540-460), dont la th&eacute;orie de la mobilit&eacute;       universelle expliquait le fait que nous nous baignons jamais deux fois dans       le m&ecirc;me fleuve; <BR>       <B>Emp&eacute;docle d'Agrigente</B> (v. 500-430), pour qui le monde &eacute;tait       n&eacute; et se maintenait gr&acirc;ce &agrave; l'action opppos&eacute;e,       mais concourante, de l'Amour et de la Haine; <BR>       <B>D&eacute;mocrite </B>(v. 460-390), qui expliquait la constitution du monde       &agrave; partir des &eacute;l&eacute;ments les plus simples de la nature,       &agrave; savoir les atomes ; <BR>       <B>Pythagore</B> (v. 570), connu surtout pour sa contribution &agrave;       l'avancement des connaissances dans le domaine des math&eacute;matiques;       les sophistes (seconde moiti&eacute; du Ve si&egrave;cle), qui enseignaient,       moyennant r&eacute;tribution, l'ensemble des connaissances utiles &agrave;       la r&eacute;ussite sociale (leur pr&eacute;tention &agrave; l'universalit&eacute;       se r&eacute;v&eacute;lait &eacute;videmment vite illusoire, eux dont la       ma&icirc;trise de la parole leur permettait par contre de faire para&icirc;tre       vrai m&ecirc;me le faux...)</BIG>       <P>       <P>       <BIG>G&eacute;n&eacute;ralement, on range ces penseurs dans le groupe des       pr&eacute;-socratiques en raison du caract&egrave;re singulier d'un sophiste       qui allait inaugurer l'&egrave;re la plus brillante de la philosophie grecque:       <B>Socrate</B> (470-399). Socrate enseignait gratuitement &agrave; l'homme       de la rue Le plus grand disciple de Socrate a &eacute;t&eacute; <B>Platon</B>       (427-347). Et le plus c&eacute;l&egrave;bre disciple de ce dernier a sans       aucun doute &eacute;t&eacute; Aristote (385-322).</BIG>       <P>       <P>       <BIG>Pour ce qui est de la p&eacute;riode comprise entre la mort       d'<B>Aristote</B> en 322 et ce que l'on consid&egrave;re comme la fin de       l'Antiquit&eacute; sur le plan philosophique, soit la fermeture des &eacute;coles       philosophiques d'Ath&egrave;nes par l'empereur chr&eacute;tien d'Orient Justinien       en 529, et la dispersion des penseurs qui s'y trouvaient, il convient d'en       retenir les faits marquants suivants: le sto&iuml;cisme (du nom de l'&eacute;cole       fond&eacute;e en 300 avant J.-C.), dont la morale enseignait &agrave; l'homme       qu'il devait consentir aux d&eacute;crets de la Providence, et qu'il devait       consid&eacute;rer comme seul bien le bien moral et comme indiff&eacute;rent       tout ce qu'il n'&eacute;tait pas en mesure de contr&ocirc;ler; &Eacute;picure,       qui pla&ccedil;ait avant toute chose le bonheur de l'&ecirc;tre humain qui       r&eacute;side dans le vrai plaisir, soit celui de l'&eacute;tat paisible       de l'organisme qui obtient la satisfaction de ses d&eacute;sirs naturels       et n&eacute;cessaires; le scepticisme (ou pyrrhonisme), qui, en poussant       &agrave; l'extr&ecirc;me l'attitude socratique de l'examen, niait toute forme       de certitude; et la renaissance sp&eacute;culative dont l'&eacute;cole       platonicienne allait &ecirc;tre le foyer, avec entre autres <B>Plutarque</B>       (45-125), <B>Plotin</B> (204-270), <B>Proclus</B> (410-485), et       <B>Damascius</B> (VIe si&egrave;cle).</BIG>       <P>       <P>       <BIG>La philosophie antique s'&eacute;tend sur pr&egrave;s de douze si&egrave;cles       et renferme &agrave; peu pr&egrave;s toutes les attitudes philosophiques       imaginables. Lorsque l'on met dans une classe &agrave; part les philosophies       hell&eacute;nistique et romaine, qui r&eacute;pondaient alors &agrave; certains       besoins bien sp&eacute;cifiques, on remarque une certaine continuit&eacute;       des pr&eacute;socratiques &agrave; Aristote que l'on interpr&egrave;te comme       l'&eacute;mergence progressive de la pens&eacute;e logique et       rationnelle.</BIG>       <P>       <BR>       <P>       <BIG>Source:</BIG>       <P>       <P>       <BIG><I>Encyclopaedia Universalis</I>, Paris, Encyclopaedia Universalis,       1995. Corpus 2. pp. 605-610.</BIG><BR>       <BR>       <BR>       <CENTER> 	<A HREF="avhistor.html#antiquit&eacute;"><IMG BORDER="0" SRC="../images/fle1.gif" 	    WIDTH="32" HEIGHT="32"></A> 	<P> 	<BR>       </CENTER>     </TD>   </TR> </TABLE> <P> </BODY></HTML> 
