<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2//EN"> <HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html;CHARSET=iso-8859-1"> <TITLE>Genetic.ch - News</TITLE> <link rel="stylesheet" href="../genetic.css"> </HEAD> <BODY BGCOLOR="white">  <table border="0" cellpadding="2" cellspacing="0" width="600">     <tr>         <td valign="top"> <IMG SRC="n-tit.gif" WIDTH="390" HEIGHT="67" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0">        </td>         <td width="110" valign="top"> <IMG SRC="../home/logo-petit.jpg" WIDTH="107" HEIGHT="45" BORDER="0">        </td>     </tr>     <tr>         <td width="596" valign="top" colspan="2"> <HR ALIGN="CENTER" SIZE="1" NOSHADE>          </td>     </tr>     <tr>         <td valign="top">             <p>&nbsp;</p>         </td>         <td width="110" valign="top">             <p>&nbsp;</p>         </td>     </tr>     <tr>         <td width="596" valign="top" colspan="2"> <P><B><IMG SRC="n-puce.gif" WIDTH="20" HEIGHT="14" ALIGN="BOTTOM" BORDER="0">Gnome humain - En collaboration  avec la revue  Science , le symbole du squenage<BR>  </B><BR>              <u>Un  chafaudage  qui n'explique pas l'Homme<BR></u><BR>  Pour le grand public (ainsi que pour nombre de biologistes), le squenage du gnome humain  revt une signification symbolique formidable, susceptible d'tre accueillie avec le mme merveillement  qui accueillit par exemple le premier pas de l'homme sur la Lune.<BR>  La raison pour laquelle tous ces vnements ont une valeur symbolique est,  mon avis, qu'ils  modifient la perception que nous avons de nous-mmes. La squence du gnome humain nous permet  de dcouvrir l'  chafaudage  gntique interne autour duquel chaque  vie humaine est faonne. Cette structure gntique nous a t transmise  par nos anctres et c'est par elle que nous sommes lis  tous les autres tre vivants  sur terre. Nous sommes donc maintenant en mesure de comparer notre gnome  celui d'une quantit  d'autres organismes.<BR>  Le premier type de comparaison consiste  examiner les gnomes d'organismes volutivement  loigns, tels que celui de la levure, de la mouche, du ver et de la souris. Prs de 26'000   38'000 gnes, par exemple, sont prsents dans l'bauche de notre gnome, un  nombre seulement trois fois suprieur aux 13'600 gnes de la mouche drosophile. Et quelque 10 % de  nos gnes sont clairement apparents aux gnes de la mouche et du ver. Ainsi, nous avons en  commun une grande partie de notre chafaudage gntique avec des parents, mme loigns.  C'est pourquoi la perception gnomique de la place qu'occupent les hommes dans la nature sera un coup terrible  port  l'ide de l'individualit de l'espce humaine.<BR>  Cette notion sera vraisemblablement plus encore branle lors de la comparaison de nos gnomes   ceux de nos parents les plus proches du point de vue volutif. Nous savons dj que  la similarit globale entre la squence de l'ADN des hommes et celle des chimpanzs se situe  aux alentours de 99 %. Lorsque le gnome du chimpanz sera disponible, nous allons srement  dcouvrir que le contenu et l'organisation gntiques du chimpanz sont semblables,  sinon identiques aux ntres.<BR>  Pourtant, les quelques diffrences gnomiques qui existent entre l'homme et le singe anthropode  promettent d'tre extrmement intressantes. Notamment, parmi celles-ci, se situe le fondement  gntique de l'volution culturelle et de l'expansion gographique rapide de l'homme,  qui a dbut il y a environ 50'000  150'000 ans. La rvlation qu'un seul ou  un trs petit nombre d'accidents gntiques sont  l'origine de l'histoire de l'homme  nous amnera  mditer sur toute une srie de nouvelles questions philosophiques.<BR>  L'autre niveau auquel les comparaisons  grande chelle seront grandement facilites, ce sera  entre les humains eux-mmes. L'impression gnrale ressortant des tudes qui ont t  menes sur ce sujet tend  indiquer que le patrimoine gntique africain est plus vari  que partout ailleurs et que les variations gntiques rencontres en dehors de l'Afrique correspondent   un sous-ensemble de ce que l'on trouve en Afrique. Du point de vue gntique, tous les tres  humains seraient donc d'origine africaine, soit rsidant en Afrique soit rcemment exils.<BR>  En effet, l'une des faons dont l'homme semble diffrer du singe est que son volution a donn  lieu  trs peu de subdivisions. J'ai l'impression qu'il ne sera peut-tre pas aussi simple  qu'on ne le craint actuellement d'utiliser  mauvais escient les tudes sur les variations gntiques  des populations humaines pour servir de  soutien scientifique  en faveur du racisme ou d'autres formes  de sectarisme. De telles tudes auront plutt l'effet inverse, puisque les prjugs,  l'oppression et le racisme sont encourags par l'ignorance, alors que la connaissance a tendance   engendrer des comportements rationnels.<BR>  A mon avis, le danger le plus alarmant auquel nous sommes confronts, alors que nous entrons dans l're  du gnome, provient du degr d'importance excessif que les mdias et l'opinion publique accordent  actuellement au gnome humain. Nous avons une tendance fcheuse  rechercher dans nos gnes  la plus grande partie de ce qui fait notre  humanit  et  oublier que le gnome  est seulement un  chafaudage  interne essentiel  notre existence, mais non suffisant  pour en expliquer l'intgralit.<BR>  Nous ne devons pas oublier que notre pass gntique n'est qu'un aspect de notre histoire  et qu'il existe de nombreux autres aspects dont certains sont nettement plus pertinents que l'aspect gntique.  Par exemple, la plupart des habitants du monde occidental considrent avoir des liens avec la Grce  antique d'o sont issues les caractristiques fondamentales de l'architecture, de la science et de  la technologie, ainsi que certaines notions politiques telles que la dmocratie. Et, pourtant, nous savons  que, au mieux, une fraction ngligeable du patrimoine gntique du monde occidental provient  de la Grce antique. Il est vident que cela ne saurait diminuer en aucune faon l'importance  que revt la Grce antique dans la conscience de la population occidentale.<BR>  Il est absurde de croire que la gntique seule pourra nous dire ce que signifie tre un humain.  Cependant, elle est aujourd'hui en mesure de jouer un rle beaucoup plus important dans cet effort, du fait  du squenage du gnome de l'homme.  </P>    <P ALIGN="RIGHT">Le Figaro, lundi 12 fvrier 2001, Svante Pbo de l'Institut Max-Planck d'anthropologie  volutive, Leipzig, Allemagne</P>          </td>     </tr>     <tr>         <td valign="top">             <p>&nbsp;</p>         </td>         <td width="110" valign="top">             <p>&nbsp;</p>         </td>     </tr> </table> </BODY>    </HTML> 
