<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html> <head>    <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1">    <meta name="GENERATOR" content="Mozilla/4.7 [fr] (WinNT; I) [Netscape]">    <meta name="Author" content="Emmanuel Desanois">    <title>Histofig : 19eme - Conflicts #01</title> </head> <body text="#000000" bgcolor="#FFFFFF" link="#0000EE" vlink="#551A8B" alink="#FF0000" bgproperties="fixed">  <center><img SRC="../../../images/banner_histoireetfigurines.gif" ALT="Histoire Et Figurines" BORDER=0 height=50 width=413> <br><img SRC="../../../images/banner_sitedujeudhistoire.gif" ALT="Le site du jeu d'histoire francophone" BORDER=0 height=33 width=469> <hr WIDTH="100%"><img SRC="../../../images/banner_history_19.gif" height=35 width=510> <hr WIDTH="100%"><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=+1>LA GRECE AU XIX&egrave;me SIECLE</font></font></b> <hr WIDTH="50%"></center> <b><font face="Arial,Helvetica"><font color="#008000"><font size=-1>PRELIMINAIRES</font></font></font></b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1></font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Laffranchissement de la Gr&egrave;ce ouvre, au XIX&egrave;me si&egrave;cle, la question dOrient et aussi l&egrave;re des &eacute;mancipations nationales. Int&eacute;ressante &agrave; ce double titre, cette histoire lest encore par les grands souvenirs qu&eacute;voque le nom de Gr&egrave;ce, et les sentiments de sympathie quelle a suscit&eacute;s chez tous les peuples civilis&eacute;s. Le philhell&eacute;nisme a d&eacute;livr&eacute; la Gr&egrave;ce et fait honneur &agrave; lEurope.</font></font><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1></font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>La Gr&egrave;ce, au commencement du XIX&egrave;me si&egrave;cle, est sous la domination des Turcs (sauf les &icirc;les, &agrave; peu pr&egrave;s ind&eacute;pendantes). Ladministration turque est l&agrave;, comme ailleurs, avide et indolente ; au-dessous delle, les chefs des principales familles grecques, les primats, investis de charges h&eacute;r&eacute;ditaires, ran&ccedil;onnent pour le Turc et pour eux-m&ecirc;mes. Les paysans, vil troupeau (ra&iuml;as), accabl&eacute;s par la capitation, d&eacute;cim&eacute;s par les enl&egrave;vements denfants (pour recruter les janissaires), sont plong&eacute;s dans la mis&egrave;re et revenus depuis longtemps &agrave; la barbarie. Ils ont gard&eacute; cependant leur langue et leur religion.</font></font><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1></font></font> <p><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Mais on peut distinguer, dans cette masse mis&eacute;rable, des agents de l&eacute;mancipation : les Klephtes ou Palikares, les bandits h&eacute;ro&iuml;ques qui tiennent la montagne et attendent lheure ; les marins de la c&ocirc;te, qui, enrichis par le commerce de la mer Eg&eacute;e et de la mer Ionienne, r&ecirc;vent de s&eacute;curit&eacute;, dind&eacute;pendance ; les jeunes gens qui sont all&eacute;s &eacute;tudier dans les grandes villes dEurope et en ont rapport&eacute; le culte de la Gr&egrave;ce antique quils veulent ressusciter (soci&eacute;t&eacute;s des Philomuses) ; il faut y joindre linfluence des id&eacute;es fran&ccedil;aises, qui s&eacute;taient r&eacute;pandues jusque-l&agrave; depuis notre R&eacute;volution, et lactive propagande de la Russie qui, depuis le XVIII&egrave;me si&egrave;cle, exploitait aupr&egrave;s des Grecs la communaut&eacute; de religion et fomentait la r&eacute;volte. D&egrave;s 1798, un mouvement avait &eacute;clat&eacute;, bien vite r&eacute;prim&eacute;, sous Rhigas. Au Congr&egrave;s de Vienne, les souverains refus&egrave;rent de soccuper de la question grecque. Elle allait forcer leur attention et troubler toutes leurs combinaisons.</font></font><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1></font></font> <p><b><font face="Arial,Helvetica"><font color="#008000"><font size=-1>LA GUERRE DINDEPENDANCE (1821-1829)</font></font></font></b> <ul><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Le soul&egrave;vement</font></font></b></ul> <font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Sous linfluence de lH&eacute;tairie (soci&eacute;t&eacute; secr&egrave;te) trois soul&egrave;vements se produisent en 1821 : deux &eacute;chouent, celui dAlexandre Ypsilanti, en Moldavie, celui du vieux pacha rebelle de Janina, Ali ; le troisi&egrave;me, &agrave; Kalavryta (en Mor&eacute;e), sous la direction de l&eacute;v&ecirc;que Germanos, gagne toutes la p&eacute;ninsule. Au Congr&egrave;s dEpidaure (1822), les Grecs se proclament ind&eacute;pendants. La r&eacute;volte sorganise sous les h&eacute;ros de la montagne ou de la mer, Botzaris, Odysseus, Kolokotrionis, Canaris, Miaoulis, etc. Les Turcs r&eacute;pondent au soul&egrave;vement par daffreux massacres (Constantinople, Chio, 1822) ; les br&ucirc;lots grecs incendient les flottes du Sultan.</font></font> <ul><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>LIntervention &eacute;gyptienne (1823-1826)</font></font></b></ul> <font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Le sultan Mahmoud obtient, pour r&eacute;duire la r&eacute;volte, le concours de son vassal, Mehemet-Ali, pacha dEgypte. Le fils de celui-ci, Ibrahim-Bey, d&eacute;barque en Mor&eacute;e avec 20 000 hommes : la guerre redouble de fureur (&eacute;pisode de Sphact&eacute;rie, 1825) ; le pays est livr&eacute; &agrave; une enti&egrave;re d&eacute;vastation ; le succ&egrave;s des forces turco-&eacute;gyptiennes semble complet, lorsque les d&eacute;fenseurs de Missolonghi, apr&egrave;s un si&egrave;ge dun an, font sauter les d&eacute;bris de la ville et sensevelissent sous les ruines (1826).</font></font> <ul><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>LIntervention de lEurope (1827-29)</font></font></b></ul> <font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Les sympathies de lEurope se manifestaient depuis le d&eacute;but de la lutte (le philhell&eacute;nisme, les oeuvres des po&egrave;tes et des artistes, les volontaires de lind&eacute;pendance, Byron, Fabvrier, Santa-Rosa, Cochrane, etc.) Paralys&eacute;s dabord par lirr&eacute;solution dAlexandre Ier et les calculs de Metternich, elles allaient passer &agrave; laction. Pouss&eacute;es par des mobiles tr&egrave;s divers (enthousiasme, int&eacute;r&ecirc;t, crainte), la France (Minist&egrave;re Vill&egrave;le), la Russie (Nicolas Ier), lAngleterre (Minist&egrave;re Canning), sunirent au trait&eacute; de Londres (1827) pour imposer leur m&eacute;diation. Le r&eacute;sultat fut la bataille non pr&eacute;vue et non voulue de Navarin (20 octobre 1827 o&ugrave; fut an&eacute;antie la flotte turco-&eacute;gyptienne). LAngleterre, tr&egrave;s afflig&eacute;e de cette victoire (un d&eacute;plorable malentendu) pressait la Turquie de c&eacute;der ; mais lorgueilleux Mahmoud sobstinait &agrave; la lutte ; il fallut une campagne fran&ccedil;aise en Mor&eacute;e (g&eacute;n&eacute;ral Maison, 1828) et la marche des deux arm&eacute;es russes sur Constantinople, par le bas Danube (Diebitch) et lArm&eacute;nie (Paskiewitch, 1829) pour le d&eacute;cider &agrave; traiter.</font></font> <ul><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Formation du royaume de Gr&egrave;ce</font></font></b></ul> <font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Le trait&eacute; dAndrinople (1829) mettait fin &agrave; la guerre dind&eacute;pendance, sans fixer nettement ni les fronti&egrave;res ni la condition de la Gr&egrave;ce (vassale ou ind&eacute;pendante). La guerre civile succ&eacute;da aussit&ocirc;t &agrave; la lutte contre les Turcs. Les h&eacute;ros de l&eacute;mancipation se divis&egrave;rent. A la t&ecirc;te du gouvernement provisoire &eacute;tait Capo dIstria, qui fut assassin&eacute; (1831). L&eacute;opold de Saxe-Cobourg refusa la couronne qui lui &eacute;tait offerte. Enfin, une Commission appela au tr&ocirc;ne un prince bavarois, Othon ; lind&eacute;pendance de la Gr&egrave;ce fut compl&egrave;tement reconnue et ses limites, au nord, trac&eacute;es du golfe dArta au golfe de Volo.</font></font><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1></font></font> <p><b><font face="Arial,Helvetica"><font color="#008000"><font size=-1>LE ROYAUME DE GRECE</font></font></font></b> <ul><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Othon Ier (1832-1862)</font></font></b></ul> <font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Laccord dura peu entre la Gr&egrave;ce et le roi quelle s&eacute;tait donn&eacute; ; la pr&eacute;dominance des Bavarois irritait les Grecs ; les tendances absolutistes dOthon, lorsquil fut devenu majeur (1835), provoqu&egrave;rent des conflits dans lesquels les lib&eacute;raux eurent le dessus. En 1844, une assembl&eacute;e nationale &eacute;labora une constitution (deux Chambres). Alors ce furent les rivalit&eacute;s dinfluences europ&eacute;ennes (Angleterre, Russie, France) qui troubl&egrave;rent la politique grecque (affaire Pacifico 1847). Puis ce jeune royaume &eacute;tait ambitieux, r&ecirc;vait de reconstituer lEmpire Byzantin. Il fut humili&eacute; de linaction &agrave; laquelle se r&eacute;signait le roi pendant la guerre de Crim&eacute;e (1854). Des complots se form&egrave;rent contre la dynastie impopulaire ; lun deux, sous la direction de Canaris, aboutit &agrave; la d&eacute;ch&eacute;ance dOthon (1862).</font></font> <ul><b><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>Georges Ier (1863)</font></font></b></ul> <font face="Arial,Helvetica"><font size=-1>La couronne, plusieurs fois offerte et refus&eacute;e, fut accept&eacute;e en 1863 par le second fils du roi de Danemark, Guillaume, qui prit le nom de Georges Ier. Il &eacute;tait beau-fr&egrave;re du prince de Galles, et lAngleterre lui fit cession des Iles Ioniennes. Il &eacute;pousa une princesse russe, la grande duchesse Olga. Sa situation europ&eacute;enne se trouva ainsi fortifi&eacute;e ; sa popularit&eacute; eut raison des difficult&eacute;s int&eacute;rieures du d&eacute;but (r&eacute;vision de la constitution, suppression du S&eacute;nat), son r&egrave;gne a &eacute;t&eacute; pour la Gr&egrave;ce une p&eacute;riode dactivit&eacute; et de progr&egrave;s, souvent interrompue par les crises parlementaires (Tricoupis, Delyanis), menac&eacute;e aussi par les r&eacute;veils de lambition nationale. En 1866, la Cr&egrave;te s&eacute;tant soulev&eacute;e, la Gr&egrave;ce voulut r&eacute;pondre &agrave; son appel, mais lEurope la for&ccedil;a &agrave; d&eacute;sarmer. En 1876, elle se disposait &agrave; intervenir dans le conflit des Balkans ; lAngleterre len emp&ecirc;cha. Elle obtint, il est vrai, au Congr&egrave;s de Berlin (1878), une extension de territoire en Epire et en Thessalie, mais le mauvais vouloir des Turcs retarda jusquen 1881 lex&eacute;cution de cette clause. Enfin, en 1897, une nouvelle insurrection cr&eacute;toise a amen&eacute; une guerre entre la Turquie et la Gr&egrave;ce, en d&eacute;pit des efforts de lEurope pour emp&ecirc;cher la lutte. La Gr&egrave;ce a &eacute;t&eacute; promptement vaincue et a d&ucirc; r&eacute;troc&eacute;der aux Turcs une faible partie du territoire thessalien. Mais, dautre part, &agrave; la suite de lintervention des puissances europ&eacute;ennes, la Cr&egrave;te a &eacute;t&eacute; d&eacute;clar&eacute;e autonome et &eacute;rig&eacute;e en principaut&eacute; sous le prince Georges, second fils du roi des Hell&egrave;nes.</font></font><font face="Arial,Helvetica"><font size=-1></font></font> <center> <p><a href="conflit_01.jpg"><img SRC="conflit_01r.jpg" ALT="Map - click here for a larger one" BORDER=0 height=313 width=400></a> <br> <hr WIDTH="100%"><a href="../../../" target="_top"><img SRC="../../../images/copyright.gif" ALT="Copyright  Cercle Histoire Et Figurines - Tous droits rservs" BORDER=0 height=21 width=439></a></center>  </body> </html> 
