<!doctype html public "-//w3c//dtd html 4.0 transitional//en"> <html>  <head> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 3.0"> <meta name="Author" content="Thierry"> <title>Le Courrier - S&eacute;lection - La Gr&egrave;ce antique au c&#156;ur d&#146;un pacifisme mondial</title> <meta name="keywords" content="alternatif, alternative, anti-milistariste, antimilitariste, antimondialisation, anti-mondialisation, anti-omc, anti-racisme, arme, asile, associatif, associations, autrement, banque mondiale, Banque Mondiale, biotiques, biotechnologies, contre-information, critical mass, Davos, DAVOS, davos, democratie, dmocratie, dmocratie locale, Depleted uranium, depleted uranium, dette, eau, Eau, ecologie, cologie, ecologique, cologiste, environnement, tranger, trangers, extrme-gauche, fminisme, femme, femmes , FMI, fmi, gauche, genetique, gntique, geneva, Geneva, Geneve, geneve, genve, Genve, gnie , globalisation, grand conseil, humanisme, humaniste, indpendance, indpendant, information, journal, journaux, lutte des classes, manipulations , marchandisation, marchs, marxisme, marxiste, masse populaire, media, mdia, mdias, mercantilisation, mondialisation, mouvement, mouvements, nolibral, no-libral, ogm, OGM, OMC, omc, peuple, politique, populaire, Porto Alegre, PORTO ALEGRE, porto alegre, presse, quotidien, racisme, refugi, rfugis, rfugis, rsistance, social, socialisme, socialiste, solidaire, solidarit, suisse, Suisse, Switzerland, switzerland, sydicaliste, syndical, syndicalisme, syndicat, tiers-mondisme, travail, travailleur, travailleurs, uranium appauvri, Uranium appauvri, vache folle , WEF, world economic forum, xnophobe, xnophobie"> <script LANGUAGE="JavaScript"> <!-- Cacher le code du script pour les browsers ignorant JavaScript  if(top==self) {   		var main = "../essai.htm"; 		var currURL = unescape(window.location.pathname); 		var newURL = main + "?" + currURL; 		if (true) 			location.replace(newURL); 		else 			location.href = newURL; 	} //--> </script> </head>  <body text="#000000" bgcolor="#FFFFFF" topmargin="0" leftmargin="0" marginwidth="0" marginheight="0" link="#FF0033" vlink="#FF0000" alink="#FF0033"> <table border="0" cellpadding="2" width="551" style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" cellspacing="6" background="../images/R_fond.jpg">   <tr>      <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" width="50%">        <p><font face="Courier New, Courier, mono" size="6" color="#FF0000"><b>S&Eacute;LECTION</b></font></p>       <p>&nbsp;</p>       <p><font face="Arial"><strong>Paru le : 1er mars 2003</strong></font></p>     </td>     <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" width="50%">        <p><img src="../images/LOGOPAGE.GIF" width="250" height="53"></p>       <p align="center"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="1"><a href="/Selection/selection.htm">Menu          S&eacute;lection</a></font></p>     </td>   </tr>   <tr>      <td colspan="2" style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" height="65">        <div align="left">          <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000000"><b><font size="5">La            Gr&egrave;ce antique au c&#156;ur d&#146;un pacifisme mondial</font></b></font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><i><br>           </i><b>ACTION COLLECTIVE</b><i> &#149; Lundi prochain, une cinquantaine            de pays lanceront une action collective contre la guerre en Irak autour            de la pi&egrave;ce &laquo;Lysistrata&raquo;, du po&egrave;te Aristophane.            Le projet, parti des Etats-Unis, a conquis le monde, en passant par            la Suisse romande qui, de Gen&egrave;ve &agrave; Bex, place la culture            classique au c&#156;ur d&#146;une r&eacute;flexion sur le pacifisme.            Le point sur un texte ambivalent et sur les implications personnelles            des organisateurs romands.</i></font></p>       </div>     </td>   </tr>   <tr>      <td colspan="2" style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" height="19">        <div align="center"><font color="#003399" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><small><u><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" color="#000000"><a href="/equipe/equipe.htm"><font color="#FF0000">MARIE-PIERRE          GENECAND </font></a></font></u></small></font></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" colspan="2">        <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000">Sous          l&#146;impulsion d&#146;une association &eacute;tasunienne, lundi 3 mars,          une cinquantaine de pays proposeront une action collective originale et          d&#146;envergure contre la guerre en Irak: le Lysistrata Project Plus          de 800 lectures et spectacles feront entendre, presque simultan&eacute;ment,          la pi&egrave;ce Lysistrata du po&egrave;te grec Aristophane.<br>         L&#146;id&eacute;e est belle, le parall&egrave;le difficile. Lorsqu&#146;en          411 av. J.-C., le po&egrave;te comique Aristophane confie &agrave; Lysistrata          et, derri&egrave;re elle, aux femmes de toute la Gr&egrave;ce, le soin          d&#146;imposer la paix aux hommes &agrave; travers une gr&egrave;ve du          sexe, Ath&eacute;niens et Lac&eacute;d&eacute;moniens se d&eacute;chirent          d&eacute;j&agrave; depuis vingt ans dans une guerre &laquo;intestine&raquo;,          celle du P&eacute;loponn&egrave;se. Tr&egrave;s pr&eacute;cis&eacute;ment,          &agrave; la fin de l&#146;&eacute;t&eacute; 413, Sparte a inflig&eacute;          une d&eacute;faite sanglante et sans pr&eacute;c&eacute;dent &agrave;          Ath&egrave;nes lors de la bataille de Sicile et menac&eacute; d&#146;assi&eacute;ger          la m&eacute;tropole en occupant D&eacute;c&eacute;lie, une ville situ&eacute;e          &agrave; 24 kilom&egrave;tres...</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><b>QUI          SONT LES ENNEMIS?</b><br>         Au pied de l&#146;Acropole, la r&eacute;sistance s&#146;organise via la          cr&eacute;ation urgente d&#146;un conseil des sages, dix probouloi ou          commissaires charg&eacute;s de prendre les mesures n&eacute;cessaires.          Mais &agrave; voir comment Aristophane les arrange dans sa com&eacute;die          deux ans plus tard, ces magistrats n&#146;ont sans doute eu d&#146;extraordinaire          que leur nomination. D&egrave;s lors, un peu &agrave; l&#146;image de          l&#146;Alg&eacute;rie actuelle, ce sont les intellectuels, po&egrave;tes,          satiristes et autres emp&ecirc;cheurs de (se) tuer en rond qui stigmatisent          l&#146;absurdit&eacute; de la situation: d&#146;accord, dit notamment          Lysistrata, il y a une vraie disparit&eacute; philosophique et politique          entre Sparte, la rigoureuse oligarque et Ath&egrave;nes, la nonchalante          d&eacute;mocrate, mais toutes deux incarnent l&#146;id&eacute;e de la          civilisation alors qu&#146;aux portes de l&#146;Hellade, les &laquo;barbares&raquo;,          en l&#146;occurrence les Perses, repr&eacute;sentent, eux, la vraie agression.<br>         Sachant que les Perses d&#146;hier sont les Iraniens d&#146;aujourd&#146;hui,          on aurait vite fait, si l&#146;on suit petitement ce raisonnement, de          retomber dans la condamnation tr&egrave;s bushienne du Grand Satan du          Moyen-Orient. Voie dangereuse donc que cette piste ath&eacute;nienne emprunt&eacute;e          ces jours par les partisans de la paix?</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><b>LOGIQUES          ANTI-GUERRE</b><br>         Non, car, sur le fond, l&#146;appel au meurtre du meurtre demeure. Tuer          la guerre en agissant sur les besoins primaires est une id&eacute;e savoureuse          et Aristophane excelle dans l&#146;organisation de sa mati&egrave;re.          Tout d&#146;abord, il maintient le suspens en taisant l&#146;objectif          que poursuit Lysistrata lorsqu&#146;elle convoque les femmes de la Gr&egrave;ce          enti&egrave;re, Lac&eacute;d&eacute;monienne comprise. Puis, une fois          l&#146;affaire d&eacute;voil&eacute;e, l&#146;auteur pousse l&#146;effet          comique (et la logique f&eacute;ministe) jusqu&#146;&agrave; envoyer son          h&eacute;ro&iuml;ne et sa bande s&#146;emparer de l&#146;Acropole, soit          du tr&eacute;sor de l&#146;Etat, l&#146;argent, on le sait, &eacute;tant          le nerf de la guerre. Et ni les piteux commissaires &eacute;voqu&eacute;s          plus haut, ni le ch&#156;ur conservateur des vieillards n&#146;ont raison          de cette r&eacute;sistance &laquo;les pieds bien sur terre&raquo;.</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><b>LOIN          D&#146;UNE VERSION ID&Eacute;ALE</b><br>         L&#146;ennemi, en revanche, est &agrave; l&#146;int&eacute;rieur. Titill&eacute;es          par le d&eacute;sir, les femmes multiplient les ruses pour rejoindre le          lit conjugal et il faut toute la passion d&#146;une Lysistrata transform&eacute;e          en virago-amazone pour r&eacute;fr&eacute;ner ces ardeurs. Ce jeu autour          des pulsions contrari&eacute;es finit en apoth&eacute;ose avec la sc&egrave;ne          quasi graveleuse de Myrrhine et Cin&eacute;sias. La belle &eacute;pouse          feint de s&#146;attendrir, attise les app&eacute;tits de son affam&eacute;          de mari et, au moment de c&eacute;der, le quitte brutalement, le laissant          g&eacute;rer, penaud, son priapisme d&eacute;cha&icirc;n&eacute;... A          tonalit&eacute; licencieuse, fin heureuse. De guerre lasse, les hommes          des cit&eacute;s grecques signent la paix et chacun s&#146;en va consommer          dans son foyer.<br>         Ceci pour la fiction. La guerre du P&eacute;loponn&egrave;se, elle, a          encore dur&eacute; sept ans apr&egrave;s cette version id&eacute;ale des          &eacute;v&eacute;nements... C&#146;est que l&#146;auteur comique n&#146;ignore          rien de la transposition. Comme l&#146;observe Douglas M. MacDowell, dans          Aristophanes and Athens, cette gr&egrave;ve du sexe aurait &eacute;t&eacute;          impossible dans la Gr&egrave;ce antique. Mobilis&eacute;s sur le front,          les maris &eacute;taient &eacute;loign&eacute;s par d&eacute;finition          et donc quitte d&#146;&eacute;prouver ce type de frustration. Et lorsqu&#146;ils          rentraient en permission, entre p&eacute;d&eacute;rastie et prostitution,          la soci&eacute;t&eacute; ath&eacute;nienne leur proposait largement de          quoi calmer leurs besoins en dehors de la maison.<br>         Mais cette entorse &agrave; la r&eacute;alit&eacute; ne doit pas faire          oublier la multitude de traces objectives laiss&eacute;es par Aristophane          dans des domaines aussi vari&eacute;s que la vie quotidienne, les pratiques          religieuses, les mouvements politiques et intellectuels. Il s&#146;en          prend aux tribunaux populaires et &agrave; la manie de juger des Ath&eacute;niens          dans Les Gu&ecirc;pes, se moque des sp&eacute;culations philosophiques          dans Les Nu&eacute;es, r&egrave;gle son compte &agrave; la d&eacute;magogie          politique dans Les Cavaliers et c&#146;est gr&acirc;ce aux Archaniens          que l&#146;on a pu reconstituer les processions des Dyonisies rurales...</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><b>PURE          FANTASMAGORIE</b><br>         En revanche, son obstination &agrave; placer les femmes &agrave; la t&ecirc;te          des op&eacute;rations est une pure fantasmagorie, d&#146;ailleurs mi-figue,          mi-raisin. Mais il y tient. Apr&egrave;s Lysistrata (premi&egrave;re com&eacute;die          dans l&#146;histoire du th&eacute;&acirc;tre &agrave; porter le nom d&#146;une          femme), il signe, en 393, L&#146;Assembl&eacute;e des femmes o&ugrave;,          dans une Ath&egrave;nes totalement exsangue, les matrones d&eacute;cident          de g&eacute;rer l&#146;Etat comme leur foyer et optent pour un communisme          forcen&eacute;. Com&eacute;die, son avant-derni&egrave;re, au go&ucirc;t          amer, car, &agrave; 62 ans, le po&egrave;te ne croit plus dans les utopies          qu&#146;il donne &agrave; voir. A rire.</font></p>     </td>   </tr>   <tr>      <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" colspan="2">&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" colspan="2">        <p align="center"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><b><font size="3">Programme</font></b>:</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><b>Neuch&acirc;tel</b><br>         Les Neuch&acirc;telois ont rendez-vous &agrave; 20h30 au Th&eacute;&acirc;tre          du Pommier (9 rue du Pommier) pour entendre un Lysistrata traduit et lu          par le Groupe de th&eacute;&acirc;tre antique de l&#146;Universit&eacute;.<br>         <br>         <b>Fribourg</b><br>         A Fribourg, c&#146;est dans le b&acirc;timent des Sciences de l&#146;Antiquit&eacute;          (16 rue Pierre Aeby) &agrave; 17h que les auditeurs doivent se rendre.<br>         <br>         <b>Gen&egrave;ve</b><br>         L&#146;unit&eacute; de grec ancien de l&#146;Universit&eacute; de Gen&egrave;ve,          quant &agrave; elle, ouvrira les feux avant les autres Romands, puisqu&#146;elle          d&eacute;marre sa lecture &agrave; 16h dans la salle B105 des Bastions          (3 pl de l&#146;Universit&eacute;).<br>         <br>         <b>Lausanne</b><br>         A 19h30, au Palais de Rumine (6 pl. de la Riponne), la lecture sera donn&eacute;e          par des acteurs, enseignants et hell&eacute;nistes de Lausanne dont Jacques          Roman et Doris Jakubec.<br>         <br>         <b>Bex</b><br>         Enfin, &agrave; Bex, c&#146;est la cie th&eacute;&acirc;trale les Jeunes          compagnons de Duin qui livrera son adaption (rens:<a href="mailto:anne.bielman@iasa.unil.ch">anne.bielman@iasa.unil.ch</a>)</font></p>     </td>   </tr>   <tr>      <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" colspan="2">&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" colspan="2">        <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="5" color="#000000"><b>Un          projet port&eacute; par trois Etasuniennes</b></font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><br>         <br>         Le Lysistrata Project est n&eacute; aux USA dans la perspective que &laquo;la          justice &eacute;conomique profite &agrave; toute l&#146;humanit&eacute;,          que placer les personnes au-dessus du profit, le plein contr&ocirc;le          par les femmes de leur fonction reproductrice, et le partenariat plut&ocirc;t          que la domination am&egrave;nent la paix.&raquo; Il a d&eacute;marr&eacute;          &agrave; San Francisco sous l&#146;impulsion de l&#146;enseignante, po&egrave;tesse          et activiste Lisa Dollar. Convaincue de la n&eacute;cessit&eacute; d&#146;une          action politique contre les d&eacute;rives qui ont suivi les attentats          du 11 septembre 2001, elle a lanc&eacute; un an plus tard le site web          pacifiste www.lysistrataproject.org. Les pages ont un succ&egrave;s imm&eacute;diat          et de nombreuses contributions viennent quotidiennement les alimenter.          Aujourd&#146;hui, il accueille de nombreuses propositions d&#146;action          concr&egrave;te comme le National Moratorium to Stop the War on Iraq,          une gr&egrave;ve g&eacute;n&eacute;rale pr&eacute;vue le 5 mars aux Etats-Unis          contre la guerre en Irak.<br>         Sur la c&ocirc;te Est, deux actrices activistes, Kathryn Blume et Sharron          Bower, ont profit&eacute; de l&#146;occasion pour lancer le Lysistrata          Project qui parvient aujourd&#146;hui jusqu&#146;en Europe: un &eacute;v&eacute;nement          culturel et pacifiste mondial autour de la pi&egrave;ce d&#146;Aristophane.          Une r&eacute;ussite qui aurait &eacute;t&eacute; impossible sans le site          de Lisa Dollar qui, d&egrave;s l&#146;annonce de l&#146;action collective          et la mise &agrave; disposition de mat&eacute;riel promotionnel, a re&ccedil;u          plus de 800 promesses de participation. SVa</font></p>       <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000">Web:          <a href="http://www.lysistrataproject.org/" target="_blank">www.lysistrataproject.org/          </a></font></p>     </td>   </tr>   <tr>      <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" colspan="2">&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" colspan="2"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="5" color="#000000"><b>Des        universitaires ouvertement antiguerre</b></font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><br>       <br>       Pr&eacute;venus la semaine derni&egrave;re, les universitaires romands ont        accept&eacute; de se joindre au projet. Pourtant, de longue m&eacute;moire,        on n&#146;avait vu les &eacute;tudiants et enseignants s&#146;associer massivement        autour d&#146;une cause commune. Quelles sont les implications politiques        des organisateurs et qu&#146;attendent-ils de leur public?<br>       A Neuch&acirc;tel, Matteo Capponi, doctorant en Sciences de l&#146;Antiquit&eacute;        classique se passionne: &laquo;Ce que ce projet a de juste et d&#146;enthousiasmant,        c&#146;est qu&#146;il reprend dans une langue et un contexte moderne la        motivation premi&egrave;re, politique, du th&eacute;&acirc;tre antique:        il rassemble autour d&#146;une probl&eacute;matique br&ucirc;lante une communaut&eacute;        qui n&#146;est plus l&#146;assembl&eacute;e des citoyens ath&eacute;niens,        mais l&#146;ensemble de l&#146;humanit&eacute;&raquo;. Cependant le texte        d&#146;Aristophane est assez ambigu... &laquo;Aristophane n&#146;est pas        un pacifiste ou un f&eacute;ministe, c&#146;est une lecture moderne que        nous en proposons, nous en faisons un manifeste anti-guerre. D&#146;une        certaine mani&egrave;re, rassembler les gens &agrave; un seul endroit pour        une action, &ccedil;a leur permet de se rendre compte de l&#146;existence        d&#146;une communaut&eacute; et de ses possibilit&eacute;s.&raquo; </font>        <p><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#000000"><b>Implications          culturelles</b><br>         A Lausanne, David Bouvier avoue que &laquo;les implications sont moins          politiques que culturelles. Sa participation tient dans le plaisir qu&#146;il          y a de passer par la Gr&egrave;ce antique pour proposer une culture du          pacifisme ni de droite ni de gauche. Cette pi&egrave;ce est plut&ocirc;t          le symbole d&#146;une culture classique de r&eacute;flexion sur la paix.&raquo;<br>         Convictions similaires &agrave; Fribourg, o&ugrave; Alexandre Roduit et          ses &eacute;tudiants ont &eacute;t&eacute; s&eacute;duits par ce texte          sur lequel ils ont travaill&eacute; cette ann&eacute;e. &laquo;Quant &agrave;          moi, je suis plut&ocirc;t pacifiste, mais sans engagement politique pr&eacute;cis.          J&#146;ai &eacute;tudi&eacute; cette p&eacute;riode de la Gr&egrave;ce          antique et il me pla&icirc;t de mesurer la distance qu&#146;elle entretient          avec notre &eacute;poque. Je me r&eacute;jouis de voir comment le public          vivra les correspondances entre la situation de l&#146;&eacute;poque et          celle d&#146;aujourd&#146;hui.&raquo;<br>         A Gen&egrave;ve, les lecteurs se sont plac&eacute;s sous la tutelle du          futur recteur Andr&eacute; Hurst. Dans un communiqu&eacute; de presse          annon&ccedil;ant la participation de l&#146;unit&eacute; de grec ancien,          ce dernier citait P&eacute;ricl&egrave;s: &laquo;C&#146;est une grande          stupidit&eacute; que de faire la guerre quand on a le choix et qu&#146;on          est dans une situation prosp&egrave;re&raquo;. Et de poursuivre: &laquo;C&#146;est          l&agrave; le sens de notre participation&raquo;.<br>         <br>         Sandra Vinciguerra</font></p>     </td>   </tr>   <tr>      <td style="padding-left: 3px; padding-right: 3px" valign="top" colspan="2">        <div align="right"><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="1"><a href="/Selection/selection.htm">Menu          S&eacute;lection</a></font></div>     </td>   </tr> </table> </body> </html> 
