<html><!-- #BeginTemplate "/Templates/index41.dwt" --> <head> <!-- #BeginEditable "doctitle" -->  <title>Alliage n&deg;41-42...R&eacute;flexions sur l'origine de la science</title> <!-- #EndEditable --> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#999999" text="#000000" background="images/Couvfond.jpg" link="#FFFFFF" vlink="#FFFFFF" alink="#FFFFFF"> <div align="center">    <p align="left">     <!-- eStat -->     <script language="JavaScript"> <!-- var _UJS=0; //--> </script>     <script language="JavaScript" src="http://perso.estat.com/js/m.js"></script>     <script language="JavaScript"> <!-- if(_UJS) _estat('234034121285','Page_D_Accueil','Accueil'); //--> </script>     <!-- /eStat -->   </p>   <div align="left"> <table width="100%" border="0">       <tr bgcolor="#000000">          <td width="22%">            <div align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="-1" color="#FFFFFF"><a href="index.htm">Accueil              du n&deg;41-42</a></font></div>         </td>         <td width="12%">            <div align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="-1" color="#FFFFFF"><a href="abonnement.htm">Abonnement</a></font></div>         </td>         <td width="18%">            <div align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="-1" color="#FFFFFF"><a href="index_auteurs_41.htm">Index              des Auteurs</a> du num&eacute;ro 41-42</font></div>         </td>         <td width="18%">            <div align="center"><a href="http://www.tribunes.com/tribune/alliage/accueil.htm"><img src="images/logoalliage2.jpg" width="175" height="50" border="0" alt="Vers l'accueil de la revue"></a></div>         </td>         <td width="24%" bgcolor="#999999" background="images/Couvfond.jpg">            <div align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><font color="#FFFFFF">Alliage              41-42 <a href="mailto:alliage@unice.fr"><font size="2">courriel</font></a></font></b></font></div>         </td>         <td width="24%" bgcolor="#000000">            <div align="center"><font face="Geneva, Arial, Helvetica, san-serif" size="-1"><i><b><font color="#FFFFFF">Culture,              Science et Technique</font></b></i></font></div>         </td>       </tr>     </table>     <div align="right">       <script language="JavaScript"> <A HREF="javascript:window.external.addfavorite('http://www.toutwebmaster.com', 'Toutwebmaster.com, un site d aie gnrale pour webmasters')">Ajouter mon site aux favoris</A> </script>       <!-- #BeginLibraryItem "/Library/imprimer.lbi" --><div align="left"></div><p align="left"><!-- #BeginLibraryItem "/Library/imprimer.lbi" -->&nbsp;      <!-- DEBUT DU SCRIPT -->     <script language="JavaScript"> /* SCRIPT EDITE SUR L'EDITEUR JAVASCRIPT http://www.editeurjavascript.com */ if(window.print) 	{ 	document.write('<A HREF="javascript:window.print()">Imprimer cette page</A>'); 	} </script>     <!-- FIN DU SCRIPT --> <!-- #EndLibraryItem --> </p><!-- #EndLibraryItem -->      </div>   </div> </div> <table width="100%" border="0">   <tr>      <td> <!-- #BeginEditable "corps" -->       <div align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><b><br>         R&eacute;flexions sur l'origine de la science<br>         moderne &agrave; partir de l'Almageste </b></font></div>       <p align="center"><b><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">Par          Chen Fangzheng</font></b></p>       <p>Si les Chinois reconnaissent que la science moderne provient de l'Occident,          ils continuent de s'interroger : pourquoi n'est-elle pas n&eacute;e en          Chine ? Selon eux, dans l'Antiquit&eacute;, la Chine et l'Occident avaient          le m&ecirc;me niveau scientifique. C'est seulement &agrave; partir de          l'&eacute;poque de la Renaissance que l'Occident a pris son essor, la          Chine ne faisant que stagner &agrave; cause de sa propension &agrave;          l'&eacute;tude de l'esprit (ou du c&#156;ur humain, Xin) et de la nature          inn&eacute;e (Xing). Depuis lors, l'&eacute;cart n'a cess&eacute; de se          creuser. <br>         Cette opinion correspond, au fond, &agrave; la vision de Joseph Needham.          Dans l'Histoire de la science chinoise, il semble montrer que la science          &eacute;tait tr&egrave;s riche et d&eacute;velopp&eacute;e dans l'ancienne          Chine, tandis qu'en Occident, le d&eacute;veloppement de la science s'effectuait          selon un processus, non pas continu et stable comme en Chine, mais discontinu          et avan&ccedil;ant par bonds. Ces derniers si&egrave;cles constitueraient          une p&eacute;riode de phase ascendante qui a permis &agrave; l'Occident          de d&eacute;passer l'Empire du Milieu. <br>         Ces deux hypoth&egrave;ses refl&egrave;tent, au fond, la m&ecirc;me conception,          selon laquelle la supr&eacute;matie scientifique de l'Occident ne r&eacute;sulterait          pas de sa sp&eacute;cificit&eacute; sociale et culturelle, mais serait          un ph&eacute;nom&egrave;ne accidentel ou transitoire. Une telle analyse          est certes s&eacute;duisante sur le plan nationaliste, mais il s'agit          de savoir dans quelle mesure elle correspond &agrave; la r&eacute;alit&eacute;.<br>         Il nous semble difficile de faire ici une &eacute;tude compar&eacute;e          et exhaustive de la science chinoise et occidentale, ne serait-ce que          pour d&eacute;crire le d&eacute;veloppement d'une quelconque tradition          scientifique. Nous nous contenterons alors d'observer et d'analyser la          naissance de la science moderne &agrave; partir d'un trait&eacute; d'astronomie          de Ptol&eacute;m&eacute;e, intitul&eacute; Syntaxe math&eacute;matique          (Almageste), ce qui nous permettra d'apporter quelques &eacute;l&eacute;ments          de r&eacute;ponse &agrave; la question de l'origine de la science moderne.        </p>       <p><b>Sur les &eacute;paules des g&eacute;ants</b></p>       <p>On sait que l'&eacute;mergence de la science moderne a &eacute;t&eacute;          marqu&eacute;e par la publication, dans la deuxi&egrave;me moiti&eacute;          du XVIIe si&egrave;cle, des Principes math&eacute;matiques de philosophie          naturelle de Newton. Certes, la m&eacute;canique classique et le calcul          infinit&eacute;simal de Newton &eacute;taient r&eacute;volutionnaires,          mais ces d&eacute;couvertes n'auraient pas &eacute;t&eacute; possibles          sans les travaux r&eacute;alis&eacute;s par les g&eacute;n&eacute;rations          pr&eacute;c&eacute;dentes. Ainsi, tout le monde sait que les trois lois          de la dynamique de Newton sont fond&eacute;es sur les travaux de Galil&eacute;e,          recueillis dans Discours et d&eacute;monstrations math&eacute;matiques          concernant deux nouvelles sciences (1638), traitant de l'inertie, de la          chute des corps dans le vide, de l'acc&eacute;l&eacute;ration, de la pesanteur          dans la chute selon un plan inclin&eacute;, des relations entre l'espace          et le temps dans le mouvement acc&eacute;l&eacute;r&eacute;, etc. La fameuse          th&eacute;orie de la gravitation, elle, est en &eacute;troit rapport avec          les trois lois de Kepler relatives au mouvement des corps c&eacute;lestes.          De son c&ocirc;t&eacute;, Kepler utilisa la documentation accumul&eacute;e          par un astronome danois, Tycho Brah&eacute;, pour d&eacute;couvrir l'orbite          elliptique des plan&egrave;tes. Si l'on remonte encore plus loin, c'est          la th&eacute;orie de l'h&eacute;liocentrisme &eacute;labor&eacute;e par          Copernic qui est &agrave; l'origine de toutes ces nouvelles d&eacute;couvertes.          <br>         Donc, Newton put commencer sa recherche &agrave; partir d'un h&eacute;ritage          scientifique accumul&eacute; pendant au moins deux si&egrave;cles (voir          le sch&eacute;ma 1). En se tenant &quot; sur les &eacute;paules des g&eacute;ants          &quot;, reconnaissait-il lui-m&ecirc;me, on peut voir plus loin. Il faut          savoir aussi que cette tradition scientifique, inaugur&eacute;e par Copernic,          provient d'un mouvement culturel qui a dur&eacute; du XIIe si&egrave;cle          jusqu'&agrave; la Renaissance proprement dite (XVe et XVIe si&egrave;cles).</p>       <p>Sch&eacute;ma 1.<br>         Galil&eacute;e <br>         (1564-1642)<br>         Newton Copernic<br>         (1642-1727) (1473-1543)<br>         Kepler Tycho Brah&eacute;<br>         (1571-1630) (1546-1601)</p>       <p><br>         <b>Ce qui se passe avant la Renaissance</b></p>       <p>En fait, l'origine de la science moderne remonte au XIIe si&egrave;cle,          &eacute;poque marqu&eacute;e par la traduction des textes de l'Antiquit&eacute;          et la cr&eacute;ation des universit&eacute;s en Europe. Copernic, par          exemple, &eacute;tudia &agrave; Cracovie, en Pologne, o&ugrave; il fut          grandement influenc&eacute; par l'astronome Albert de Brudzewo, qui utilisa          dans son enseignement un ouvrage de Peurbach, astronome allemand, intitul&eacute;          Nouvelle th&eacute;orie des plan&egrave;tes (publi&eacute; en 1472). L'&#156;uvre          de Peurbach, tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;e &agrave; l'&eacute;poque,          &eacute;tait inspir&eacute;e de la Th&eacute;orie des plan&egrave;tes,          livre d'un auteur inconnu devenu &agrave; la mode &agrave; partir du XIIe          si&egrave;cle. Mais de toute &eacute;vidence, ce dernier est une synth&egrave;se          de l'Almageste dont la r&eacute;apparition en Europe date de la deuxi&egrave;me          moiti&eacute; du XIIe si&egrave;cle. Par ailleurs, Copernic fut plus directement          influenc&eacute; par l'Almageste &agrave; travers un ouvrage intitul&eacute;          Aper&ccedil;u de l'Almageste, r&eacute;dig&eacute; par Peurbach et Regiomontanus          (de son vrai nom, Johannes M&uuml;ller), et la traduction latine compl&egrave;te          de l'Almalgeste de Ptol&eacute;m&eacute;e, publi&eacute;e en 1515. <br>         Dans son Commentariolus, premier manuscrit achev&eacute; vers le XVe si&egrave;cle,          Copernic exposait d&eacute;j&agrave; les id&eacute;es fondamentales de          sa th&eacute;orie de l'h&eacute;liocentrisme, mais les calculs lui faisaient          d&eacute;faut. De 1529 &agrave; 1532, il r&eacute;alisa le Trait&eacute;          du mouvement des corps c&eacute;lestes, l'une de ses &#156;uvres ma&icirc;tresses,          dont de nombreux passages refl&egrave;tent des traces d'influence du syst&egrave;me          de Ptol&eacute;m&eacute;e, qu'il avait d&ucirc; conna&icirc;tre &agrave;          travers la traduction latine compl&egrave;te de l'Almageste.</p>       <p>Il convient de pr&eacute;ciser que les traces d'influence dont nous venons          de parler concernent essentiellement la structure et la m&eacute;thode          de l'astronomie math&eacute;matique. Le double mouvement des plan&egrave;tes,          l'une des id&eacute;es principales expos&eacute;es dans le Trait&eacute;          du mouvement des corps c&eacute;lestes, n'est pas non plus une conclusion          formul&eacute;e sans aucune r&eacute;f&eacute;rence historique. D'apr&egrave;s          le Commentariolus, la d&eacute;couverte de Copernic est inspir&eacute;e          de th&eacute;ories remontant &agrave; Ptol&eacute;m&eacute;e et &agrave;          Aristote, voire jusqu'&agrave; l'astronomie de la Gr&egrave;ce antique          du IIIe au Ve si&egrave;cle avant J&eacute;sus-Christ. Le mod&egrave;le          de l'astronomie math&eacute;matique de Copernic, appliqu&eacute; au double          mouvement des plan&egrave;tes, semble aussi inspir&eacute; de l'Aper&ccedil;u          de l'Almageste et d'Ibn al-Shatir, astronome musulman du XIVe si&egrave;cle.          Sur le plan des illustrations et des param&egrave;tres, on remarque des          similitudes particuli&egrave;res entre le Commentariolus et le Trait&eacute;          du mouvement des corps c&eacute;lestes et les travaux ant&eacute;rieurs          sus-cit&eacute;s.<br>         Sch&eacute;ma 2.</p>       <p>Tradition math&eacute;matique &#140;uvre originale Tradition de commentaire	         Copie<br>         et astronomique de la de Ptol&eacute;m&eacute;e d'Alexandre byzantine<br>         Gr&egrave;ce antique (150 A.D.) (300-500 A.D.)</p>       <p> Diverses traductions<br>         arabes<br>         (800-900 A.D.)</p>       <p> Traduction<br>         Sicilienne<br>         (1160)</p>       <p> Traduction latine Tradition <br>         de G&eacute;rard de Cr&eacute;mona astronomique <br>         (1175) islamique</p>       <p> &quot; Th&eacute;orie des plan&egrave;tes &quot;<br>         (1200-1500) Ibn al-Shatir<br>         (1305-75)<br>         &quot; Aper&ccedil;u de l'Almageste &quot; &quot; Nouvelle Th&eacute;orie          des plan&egrave;tes &quot; Traduction latine de<br>         de Peurbach et Regiomontanus de Peurbach Georges de Tr&eacute;bizond<br>         (1460) (1454) (1451)</p>       <p> publi&eacute; en 1474</p>       <p> publi&eacute; en 1496 Volume annot&eacute;<br>         d'Albert de Brudzewo<br>         (1482)<br>         publi&eacute;e en 1515 publi&eacute;e en 1528<br>         Albert de Brudzewo</p>       <p><br>         Copernic (1473-1543) </p>       <p>En r&eacute;sum&eacute;, les origines du syst&egrave;me de Copernic s'av&egrave;rent          assez complexes, car li&eacute;es &agrave; la fois au mouvement culturel          du XIIe si&egrave;cle et &agrave; l'astronomie math&eacute;matique traditionnelle          du monde islamique et de la Gr&egrave;ce antique. Pendant mille cinq cents          ans, du IIe au XVIe si&egrave;cle, l'Almageste de Ptol&eacute;m&eacute;e          fut la poutre ma&icirc;tresse sur laquelle reposait cette tradition scientifique.</p>       <p><b>L'origine et la disparition de l'Almageste</b></p>       <p>Dans l'histoire de la science moderne, Ptol&eacute;m&eacute;e, le pape          et Aristote sont toujours vus comme des personnages n&eacute;gatifs. D'une          mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, le syst&egrave;me g&eacute;ocentrique          de l'astronome grec n'est rien d'autre, aux yeux de beaucoup d'entre nous,          qu'un exemple de l'ignorance humaine. Cependant, il suffit d'analyser          les influences consid&eacute;rables qu'a exerc&eacute;es l'Almageste sur          des g&eacute;nies comme Copernic et Kepler - qui durent consacrer plus          d'un si&egrave;cle &agrave; &eacute;laborer une nouvelle th&eacute;orie          - pour appr&eacute;cier l'impact et l'importance de l'&#156;uvre ma&icirc;tresse          de Ptol&eacute;m&eacute;e. Tout le monde sait que la m&eacute;canique          quantique et la th&eacute;orie de la relativit&eacute; n'auraient pas          &eacute;t&eacute; possibles sans le fondement de la m&eacute;canique classique.          Il en est de m&ecirc;me pour le Trait&eacute; du mouvement des corps c&eacute;lestes          de Copernic et la Nouvelle astronomie de Kepler &agrave; l'&eacute;gard          de l'Almageste. <br>         De plus, le sort de l'Almageste a &eacute;t&eacute; bien plus mouvement&eacute;          que celui de ses successeurs. C'est un v&eacute;ritable miracle dans l'histoire          des sciences si cette &#156;uvre a pu &ecirc;tre totalement conserv&eacute;e          depuis une &eacute;poque si recul&eacute;e. Le texte de la version anglaise          actuelle de l'Almageste comporte plus de six cents pages, soit environ          quatre cents mille mots. On y trouve &eacute;galement pr&egrave;s de deux          cents illustrations, environ vingt tableaux, avec de nombreuses donn&eacute;es          de calculs (plus de soixante pages), ainsi qu'une cinquantaine de pages          contenant des chiffres relatifs &agrave; la longitude, au parall&egrave;le          et &agrave; la luminosit&eacute; de plus d'un millier d'&eacute;toiles.          Partant de quelques hypoth&egrave;ses et principes de base, Ptol&eacute;m&eacute;e          applique la g&eacute;om&eacute;trie et la trigonom&eacute;trie sph&eacute;rique          aux divers calculs, afin de d&eacute;terminer sur l'axe de l'&eacute;cliptique          les fonctions du temps relatives aux mouvements des plan&egrave;tes. Puis          il compare les r&eacute;sultats de ces calculs aux donn&eacute;es accumul&eacute;es          au cours des observations astronomiques du pass&eacute;. Il y a donc,          dans le syst&egrave;me de l'astronomie math&eacute;matique de Ptol&eacute;m&eacute;e,          quantit&eacute; d'&eacute;quations et de d&eacute;monstrations complexes.          <br>         L'apparition de cet ouvrage, &agrave; la fois immense et tr&egrave;s fouill&eacute;,          vers le milieu du IIe si&egrave;cle, est le r&eacute;sultat de la tradition          vieille de cinq si&egrave;cles incarn&eacute;e &agrave; l'&eacute;poque          par le fameux mus&eacute;e d'Alexandrie. Il y eut durant cette longue          p&eacute;riode, inaugur&eacute;e par Aristote, de nombreux savants comme          Archim&egrave;de, Euclide, Appolonius, Aristarque et Hipparque. On sait          tr&egrave;s peu de chose sur Ptol&eacute;m&eacute;e lui-m&ecirc;me. D'apr&egrave;s          ses propres &#156;uvres et les &eacute;tudes r&eacute;alis&eacute;es par          les chercheurs, Ptol&eacute;m&eacute;e, astronome et math&eacute;maticien          grec, a v&eacute;cu entre 100 et 165 de notre &egrave;re. Il est surtout          l'auteur d'un c&eacute;l&egrave;bre ouvrage, Syntaxe math&eacute;matique,          qui r&eacute;sume toutes les connaissances acquises et ses propres &eacute;tudes          en mati&egrave;re d'astronomie math&eacute;matique. <br>         Entre le IVe et le Ve si&egrave;cle, de nombreux savants continu&egrave;rent          &agrave; annoter l'&#156;uvre de Ptol&eacute;m&eacute;e. Cependant, &agrave;          partir de l'&eacute;poque de Ptol&eacute;m&eacute;e, en raison de l'annexion          des r&eacute;gions orientales de la M&eacute;diterran&eacute;e par l'Empire          romain, l'esprit scientifique a commenc&eacute; &agrave; d&eacute;cliner          et &agrave; perdre de sa cr&eacute;ativit&eacute; dans la Gr&egrave;ce          antique. Au d&eacute;but du VIe si&egrave;cle, l'Empereur Justinien ordonna          de fermer l'Acad&eacute;mie d'Ath&egrave;nes cr&eacute;&eacute;e par Platon,          signe de la fin de la civilisation occidentale antique. Puis, au milieu          du VIIe si&egrave;cle, des musulmans fanatiques d&eacute;truisirent la          plupart des livres anciens en br&ucirc;lant la Grande Biblioth&egrave;que          d'Alexandrie. Ainsi se sont perdues en Occident les traces de l'astronomie          et de la Syntaxe math&eacute;matique. </p>       <p><b>Transition par une p&eacute;riode d'obscurit&eacute;</b></p>       <p>La p&eacute;riode allant du VIe au XIe si&egrave;cle est tenue en Occident          pour une &eacute;poque d'obscurit&eacute; et de d&eacute;sordre, o&ugrave;          la civilisation grecque, notamment sa tradition scientifique, semblait          avoir disparu. Toutefois, il existait &agrave; l'&eacute;poque une civilisation          orientale, pr&eacute;sente jusqu'en Europe de l'Est et du Sud, initialement          hostile &agrave; la tradition scientifique de la Gr&egrave;ce antique.          Ainsi, gr&acirc;ce &agrave; la civilisation orientale, l'Empire byzantin          et le Califat, dont les centres se trouvaient respectivement &agrave;          Constantinople et &agrave; Bagdad, pouvaient procurer &agrave; la science          un lieu de transition jusqu'&agrave; la Renaissance. <br>         Si Byzance a su conserver un grand nombre de manuscrits grecs, c'est que          l'Empire, profond&eacute;ment influenc&eacute; par la culture grecque,          attachait une importance primordiale &agrave; la science et &agrave; l'&eacute;ducation.          Il faut dire que Justinien 1er ne visait pas la civilisation grecque elle-m&ecirc;me,          mais la fameuse Acad&eacute;mie d'Ath&egrave;nes, symbole de la science          des pa&iuml;ens. <br>         Curieusement, les musulmans ont su conserver, voire promouvoir, la tradition          philosophique et scientifique de la Gr&egrave;ce antique. Les chercheurs          n'arrivent pas &agrave; prendre connaissance de la fa&ccedil;on dont ils          y sont parvenus &agrave; l'&eacute;poque, faute de documents historiques.          N&eacute;anmoins, on peut voir en ce fait une cons&eacute;quence de l'hell&eacute;nisation          des r&eacute;gions du Moyen-Orient (y compris la Syrie, la Perse, et les          r&eacute;gions comprises entre le Tigre et l'Euphrate), r&eacute;sultant          des deux &eacute;v&eacute;nements historiques suivants : conqu&ecirc;te          de l'Asie (334-323 av. J.-C.) par Alexandre le Grand et exode massif des          Nestoriens vers l'Est (au milieu du Ve si&egrave;cle av. J.-C.), &agrave;          la suite d'un &eacute;chec dans les querelles doctrinales religieuses.          Apr&egrave;s la fermeture de l'Acad&eacute;mie d'Ath&egrave;nes par Justinien          1er, de nombreux savants grecs, invit&eacute;s par Khorso 1er, roi assanide          de Perse, sont all&eacute;s s'installer en Perse. Ils emportaient avec          eux beaucoup de livres et de documents. Plus tard, Jundishapur, ville          situ&eacute;e non loin de Bagdad, se transforma en un centre de la civilisation          grecque, autre exemple, donc, de l'hell&eacute;nisation de la r&eacute;gion.          &Agrave; partir du VIIe si&egrave;cle, la religion islamique a pris son          essor et y conquis, en l'espace d'un si&egrave;cle, tout le Moyen-Orient,          la plupart des r&eacute;gions de l'Afrique du Nord, de la Sicile et de          l'Espagne. &Agrave; partir du VIIIe si&egrave;cle, les imams musulmans,          &eacute;pris de la civilisation grecque d&eacute;j&agrave; tr&egrave;s          pr&eacute;sente au Moyen-Orient, se sont mis &agrave; traduire en langue          arabe les livres &eacute;crits en grec ou en syrien. Ainsi, la civilisation          grecque - notamment la philosophie, la math&eacute;matique, l'astronomie          et la m&eacute;decine -, absorb&eacute;e par les imams musulmans, et faisant          d&eacute;sormais partie int&eacute;grante de la culture islamique, fut-elle          transmise en Afrique, en Sicile et en Espagne.<br>         Au XIIe si&egrave;cle, si les savants europ&eacute;ens ont pu red&eacute;couvrir          la culture de la Gr&egrave;ce antique, c'est que les pays de l'Europe          occidentale ont vivement r&eacute;agi aux pressions militaires que faisait          peser sur eux l'Islam - la reconqu&ecirc;te de la Sicile par les Normands          (1060-1093), les Croisades (&agrave; partir de 1099), ainsi que la reconqu&ecirc;te          de la cit&eacute; de Tol&egrave;de par Alphonse VI en 1085, leur ayant          permis de rencontrer la culture islamique et de traduire en latin les          livres grecs &eacute;crits cette fois-ci en arabe. Comme la ville de Constantinople,          reprise par les crois&eacute;s, fut tenue par l'Europe latine pendant          pr&egrave;s de soixante ans (1204-1261), de nombreux manuscrits grecs          ont pu revenir en Occident. Presque &agrave; la m&ecirc;me &eacute;poque,          fleurissaient en Europe les &eacute;tudes universitaires, la th&eacute;ologie          et la science m&eacute;di&eacute;vales. <br>         <br>         Sch&eacute;ma 3.</p>       <p>Civilisation grecque Moyen Orient Civilisation islamique<br>         (conqu&ecirc;tes d'Alexandre le Grand) (traductions du IXe si&egrave;cle)</p>       <p> (D&eacute;placement vers l'Est<br>         des Nestoriens)</p>       <p> Empire byzantin<br>         Bagdad<br>         Palestine</p>       <p>Civilisation europ&eacute;enne Espagne<br>         (traductions du XIIe si&egrave;cle)<br>         Afrique du Nord<br>         Sicile</p>       <p> </p>       <p>Le sch&eacute;ma 3 permet d'illustrer le parcours, si sinueux, de la          diffusion et du rayonnement d'une civilisation. <br>         La premi&egrave;re version arabe de la Syntaxe math&eacute;matique grecque          a &eacute;t&eacute; traduite de la langue syriaque, semble-t-il, par al-Hajjaj          Ibn Yusuf de Bagdad en 829-830. Le trait&eacute; d'astronomie de Ptol&eacute;m&eacute;e,          la Syntaxe math&eacute;matique, a pris alors le titre de Kitab al-mijisti,          appel&eacute; aussi l'Almageste. Il y a eu, du IXe au Xe si&egrave;cles,          plusieurs versions arabes de cette &#156;uvre, ce qui a permis de stimuler          le d&eacute;veloppement de la science astronomique dans le monde islamique.          Vers le milieu du XIIe si&egrave;cle, un manuscrit grec de la Syntaxe          math&eacute;matique fut transmis de Constantinople &agrave; la Sicile,          o&ugrave; il fut traduit en latin. Un peu plus tard, G&eacute;rard de          Cr&eacute;mone, c&eacute;l&egrave;bre traducteur italien, traduisit en          latin, &agrave; Tol&egrave;de, l'une des versions arabes du trait&eacute;          d'astronomie grec. Au XVe si&egrave;cle, &agrave; la veille de la conqu&ecirc;te          turque de Constantinople, une version grecque de la Syntaxe math&eacute;matique          fut traduite en latin par le philosophe George de Tr&eacute;bizonde. La          traduction la plus connue de toutes, entre les XIIe et XVIe si&egrave;cles,          est celle de G&eacute;rard de Cr&eacute;mone. La Th&eacute;orie des plan&egrave;tes,          cit&eacute;e plus haut, serait un r&eacute;sum&eacute; de la Syntaxe math&eacute;matique,          &eacute;crit par G&eacute;rard de Cr&eacute;mone lui-m&ecirc;me. Copernic          et d'autres scientifiques des XVIe et XVIIe si&egrave;cles ont pu lire          les versions de G&eacute;rard de Cr&eacute;mone et celle de George de          Tr&eacute;bizonde, respectivement &eacute;dit&eacute;es en 1515 et en          1528. En raison de l'ampleur de ces deux versions fut &eacute;dit&eacute;          en 1538, &agrave; B&acirc;le, le texte original en grec, lequel aurait          &eacute;t&eacute; achet&eacute;, &agrave; prix d'or, par l'Allemand Johannes          M&uuml;ller. Celui-ci aurait voulu le traduire, mais la mort l'en emp&ecirc;cha.          <br>         Voil&agrave;, r&eacute;sum&eacute; ci-dessus, le parcours de la Syntaxe          math&eacute;matique grecque. On peut &eacute;galement voir cet itin&eacute;raire          &agrave; travers le sch&eacute;ma 2. <br>         Apr&egrave;s le XVIIe si&egrave;cle, Ptol&eacute;m&eacute;e fut n&eacute;glig&eacute;          pendant deux cents ans. Il fallut attendre la fin du XIXe si&egrave;cle          pour constater un regain d'int&eacute;r&ecirc;t envers l'Almageste, que          suscita la publication par le Danois Johan Ludwig Heiberg de la version          grecque, revue et corrig&eacute;e, de cette &#156;uvre. De cette parution          r&eacute;sulta, indirectement, la traduction allemande tr&egrave;s compl&egrave;te          publi&eacute;e par K. Manitius en 1912-1913. Deux ouvrages en anglais          ont vu le jour dans les ann&eacute;es 80. Le premier, intitul&eacute;          Guide de l'Almageste, publi&eacute; par Olaf Pedersen en 1983, permet          de faciliter la recherche actuelle sur La Tr&egrave;s Grande, tandis que          le second, publi&eacute; par G. J. Toomer en 1984, contient nombre d'annotations.          Ainsi, peut-on dire qu'aujourd'hui, l'&#156;uvre de Ptol&eacute;m&eacute;e          est connue du monde entier. </p>       <p><b>Les hypoth&egrave;ses sur la naissance de la science</b></p>       <p>Revenons maintenant au probl&egrave;me de l'origine de la science moderne.          <br>         Tout d'abord, reconnaissons que, si la science est tenue pour une activit&eacute;          acad&eacute;mique d&eacute;finie par son caract&egrave;re d&eacute;monstratif          et syst&eacute;matique, la tradition scientifique est plus longue et plus          marqu&eacute;e en Occident qu'en Chine. &Agrave; l'&eacute;poque des Han          orientaux (25-220), seules deux &#156;uvres scientifiques chinoises, Trait&eacute;          de la m&eacute;decine interne et Essais sur la typho&iuml;de, &eacute;taient          comparables &agrave; l'Almageste sur le plan tant quantitatif que qualitatif.          Ces deux livres sont, effectivement, &agrave; l'origine de la m&eacute;decine          et de la pharmacologie chinoises. Dans le domaine des sciences exactes,          comme les math&eacute;matiques et la physique, on ne peut citer que Neuf          Chapitres sur l'art math&eacute;matique et Canon des calculs sur le cadran          solaire (ou Zhou bi suan jing) dont la valeur scientifique est insignifiante          par rapport &agrave; la Syntaxe math&eacute;matique grecque. <br>         De plus, l'Almageste est le fruit de cinq si&egrave;cles de recherches          effectu&eacute;es &agrave; l'Acad&eacute;mie d'Alexandrie, foyer de la          civilisation hell&eacute;nistique. Avant l'apparition de cette &#156;uvre          consid&eacute;rable, pendant le premier si&egrave;cle de cette p&eacute;riode,          &eacute;taient d&eacute;j&agrave; parus de nombreux &eacute;crits, de          valeur scientifique tout &agrave; fait comparable, dans les domaines des          math&eacute;matiques, de l'astronomie et de la physique. Pour remonter          encore plus loin dans la tradition scientifique hell&eacute;nistique,          on peut citer l'Acad&eacute;mie d'Ath&egrave;nes, cr&eacute;&eacute;e          par Platon, voire l'&eacute;cole de Milet et celle de Pythagore, qui ont          exist&eacute; du VIe au VIIe si&egrave;cle avant notre &egrave;re. Par          contre, en Chine, seule la tradition confuc&eacute;enne est comparable          dans la mesure o&ugrave; elle a perdur&eacute; des si&egrave;cles durant          et exerc&eacute; une influence consid&eacute;rable. Il ne faut pas non          plus oublier que l'origine de la science hell&eacute;nistique remonte          &agrave; la nuit des temps : les papyrus de l'ancienne &Eacute;gypte et          les milliers de tablettes d'argile de l'empire de Babylone, durant le          r&egrave;gne d'Hammourabi, datent des XVIe et XIXe si&egrave;cles avant          J&eacute;sus-Christ, p&eacute;riode donc plus ancienne que celle de l'&eacute;criture          chinoise sur les carapaces de tortue. Et ces &eacute;crits, conserv&eacute;s          jusqu'&agrave; nos jours, font &eacute;tat de questions math&eacute;matiques          d&eacute;j&agrave; aussi complexes que celles contenues dans les Neuf          Chapitres sur l'art math&eacute;matique. <br>         Ensuite, la science s'est d&eacute;velopp&eacute;e, semble-t-il, dans          diff&eacute;rentes villes et diff&eacute;rentes cultures, qui font cependant          partie de cette vaste zone que constituait la &quot; civilisation occidentale          &quot;. Ainsi, les c&ocirc;tes occidentales de l'Asie mineure, Ath&egrave;nes,          Alexandrie, Bagdad, Tol&egrave;de, ont-elles &eacute;t&eacute; tour &agrave;          tour le centre de recherches scientifiques. Au contraire, pendant tr&egrave;s          longtemps, l'&Eacute;gypte antique et la dynastie babylonienne, puissantes          et stables, n'ont pas vu leur science progresser, m&ecirc;me si, au d&eacute;but,          &eacute;taient apparus des &eacute;crits math&eacute;matiques de haut          niveau. Leur v&eacute;ritable rayonnement n'a d&eacute;but&eacute; qu'apr&egrave;s          l'importation de cultures presque totalement diff&eacute;rentes. Il appara&icirc;trait          que la science ait besoin d'un terrain riche et fertile, o&ugrave; l'on          puisse sans cesse explorer et confronter. <br>         Chaque progr&egrave;s de la science semble li&eacute; &agrave; un personnage          scientifique qui sort du rang et &eacute;crit un ouvrage remarquable.          Toutefois, les scientifiques ont toujours eu besoin d'&ecirc;tre form&eacute;s          dans des institutions acad&eacute;miques. Ainsi, y a-t-il eu l'Acad&eacute;mie          de Platon et celle d'Alexandrie, l'&eacute;cole fond&eacute;e par Pythagore          ainsi que Bait al-hikma du calife al-Mamum. Chacune de ces institutions,          anim&eacute;e par des hommes exceptionnels et soumise &agrave; des r&egrave;gles          de fonctionnement, a perdur&eacute; des si&egrave;cles, voire un mill&eacute;naire.          Les universit&eacute;s, quant &agrave; elles, cr&eacute;&eacute;es &agrave;          partir du XIIe si&egrave;cle, ont jou&eacute; un r&ocirc;le encore plus          important, tout en contribuant au progr&egrave;s de la science &agrave;          l'&eacute;poque de la Renaissance et au XVIIe si&egrave;cle. <br>         En conclusion, on peut dire que, si la science moderne est n&eacute;e          en Occident, cela n'est sans doute pas par hasard, ni par accident, mais          bien gr&acirc;ce &agrave; un long processus sp&eacute;cifique d'accumulation          et de cr&eacute;ation.</p>       <p><br>         Bibliographie</p>       <p>- Math&eacute;matiques et histoire de l'astronomie en Occident :<br>         Carl B. Boyer, A History of Mathematics, Princeton UP, 1985.<br>         David C. Lindberg, The Beginnings of Western Science, Chicago UP,1992.<br>         Otto Neugebauer, A History of Ancient Mathematical Astronomy, 3 pts.,          Spring-Veerlag, 1975.<br>         - &Eacute;gypte et Babylone :<br>         Otto Neugebauer, The Exact Science in Antiquity, Dover, 1969.<br>         - Gr&egrave;ce antique :<br>         George Sarton, A History of Science, 2 vols., Havard UP, 1966.<br>         G. E. R. Lloyd, Greek Science after Aristote, Norton, 1973.<br>         Sir Thomas Heath, Greek Mathematics, 2 vols., Oxford UP, 1965.<br>         - Monde arabe :<br>         David C. Lindberg, The Beginnings of Western Science, Chicago UP,1992,          ch. 8 ; Carl B. Boyer, A History of Mathematics, Princeton UP, 1985, ch.          13.<br>         - Europe m&eacute;di&eacute;vale :<br>         Charles H. Haskins, The Renaissance of the Twelfth Century, Havard 1933.<br>         Charles H. Haskins, Studies in the History od Mediaeval Science, Ungar          1967.<br>         - Europe des XVIe et XVIIe si&egrave;cles : <br>         Alexandre Koyr&eacute;, The Astronomical Revolution, Cornell UP, 1973.<br>         A. Rupert Hall, The Revolution in Science 1500-1750, Longman 1985.<br>         - L'Almageste :<br>         G. J. Toomer, transl. &amp; annot. Ptolemy's Almagest, Spring-Verlag,          1984.<br>         Olaf Pedersen, A Survey of the Almagest, Odense UP, 1974, Stanford.<br>         - Science en Chine :<br>         Christopher Cullen, Astronomy and Mathematics in Ancient China : the Zhou          bi suan jing, Cambrige UP, 1996.<br>         Jean-Claude Martzloff, ( Wilson, translation), A History of Chinese Mathematics,          Spring-Verlag, 1997.<br>         Qian Baozong (annotation), Dix chapitres sur l'art math&eacute;matique,          &Eacute;ditions Zhonghua, P&eacute;kin, 1963.<br>         Histoire des math&eacute;matiques en Chine, sous la direction de Qian          Baozong, &Eacute;dition de la science, P&eacute;kin, 1964.<br>         Tradition scientifique et culture, sous la direction du &quot; Bulletin          d'information de la dialectique &quot;, &Eacute;ditions de la science,          Province de Shanxi, 1983.</p>       <p></p>       Liste des figures        <p>Sch&eacute;ma de la th&eacute;orie de Ptol&eacute;m&eacute;e sur les          mouvements des plan&egrave;tes sup&eacute;rieures (Mars, Jupiter, Saturne)          et de V&eacute;nus. Georg Peuerbach, Theoric&#156; Nov&#156; Planetarum,          1472.</p>       <p>Carte du fuseau Tsse-Wi-Houan</p>       <p>Cette miniature du XVIe si&egrave;cle montre des astronomes au travail          dans la tour de Galata &agrave; Istanboul.</p>       <!-- #EndEditable --> <p>&nbsp;</p>       <p>&nbsp;</p>       <p>&nbsp;</p>       <p>&nbsp;</p>       <p>&nbsp;</p>       <p>&nbsp;</p>     </td>   </tr> </table> <p>&nbsp;</p> </body> <!-- #EndTemplate --></html> 
