<HTML> <HEAD> <META HTTP-EQUIV="Content-Type" CONTENT="text/html; charset=windows-1252"> <META NAME="Generator" CONTENT="Microsoft Word 97"> <TITLE>the</TITLE> <META NAME="Template" CONTENT="C:\Program Files\Microsoft Office\Modles\Pages Web\Assistant Pages Web.wiz"> </HEAD> <BODY LINK="#0000ff" VLINK="#800080" BACKGROUND="Image13.jpg"> <DIR>  <B><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=6 COLOR="#008080"><P>Le go&ucirc;t du th&eacute;</P> </FONT><I><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4><P>Par</P> </FONT><FONT FACE="Bookman Old Style"><P>Andr&eacute; Poulin (1998)</P> </B></I><P>&nbsp;</P> </FONT><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4><P>Vous vous asseyez &agrave; la table d'un v&eacute;ritable restaurant chinois ou vietnamien et qu'est-ce qu'on vous sert sans que vous ne l'ayez command&eacute;? Une bonne th&eacute;i&egrave;re remplie de th&eacute; au jasmin. Chez nos amis orientaux, on sert le th&eacute; en signe de bienvenue; le th&eacute; est synonyme de convivialit&eacute;; on partage ce breuvage consid&eacute;r&eacute; comme un nectar.</P> <P>&nbsp;</P> </FONT><B><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4 COLOR="#008080"><P>Quelle est l'origine du th&eacute; ?</P> </B></FONT><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4><P>Une l&eacute;gende chinoise nous raconte que l'empereur Shen Nong (2700 av. J.C.) aurait d&eacute;couvert cette pr&eacute;cieuse feuille. "Lorsque la terre fut cr&eacute;&eacute;e, les empereurs de Chine &eacute;taient alors des dieux. L'un d'entre eux, Shen Nong, se souciait particuli&egrave;rement du bonheur des hommes. Il leur avait donc appris l'agriculture et avait cr&eacute;&eacute; pour eux le bl&eacute;, le riz, le millet, le sorgho et le soya. En d&eacute;pit de tous ces bienfaits, Shen Nong consid&eacute;rait son uvre imparfaite. Ne manquait-il pas aux hommes le moyen de se pr&eacute;munir contre les malades ? Il inventa donc la m&eacute;decine et recommanda &agrave; chacun de ne boire que de l'eau pr&eacute;alablement bouillie. Un jour qu'il se d&eacute;lassait &agrave; l'ombre d'un arbuste, ayant soif, il fit bouillir un peu d'eau. Un souffle d'air arracha trois feuilles &agrave; la plante qui tomb&egrave;rent dans sa tasse o&ugrave; elles infus&egrave;rent. Shen Nong, par curiosit&eacute;, go&ucirc;ta cette boisson et la trouva d&eacute;licieuse. Il donna un nom &agrave; l'arbrisseau inconnu."</P> <P>Mais certaines &eacute;vidences arch&eacute;ologiques pr&eacute;sent&eacute;es par Jelinek (1978) d&eacute;montr&egrave;rent que l'homme pr&eacute;historique, l'<I>homo erectus pekinensis</I>, aurait bu du th&eacute; sauvage il y a plus de 500 000 ans avant la l&eacute;gende chinoise. Les recherches botaniques tendraient &agrave; prouver que la Chine et l'Inde seraient les deux pays d'origine du th&eacute;.</P> <P>&nbsp;</P> </FONT><B><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4 COLOR="#008080"><P>Propri&eacute;t&eacute;s th&eacute;rapeutiques </P> </B></FONT><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4><P>C'est sous les Han (206 av. J.C. - 220 ap. J.C.) que les m&eacute;decins chinois auraient d&eacute;couvert les propri&eacute;t&eacute;s th&eacute;rapeutiques du th&eacute;. Selon les termes propres &agrave; la m&eacute;decine &eacute;nerg&eacute;tique chinoise, le th&eacute; est de nature rafra&icirc;chissante, de saveur am&egrave;re et douce et agirait sur les m&eacute;ridiens du cur, des poumons et de l'estomac. Ses indications sont d'&eacute;tancher la soif et de rafra&icirc;chir, d'&eacute;veiller le Shen (l'esprit), r&eacute;soudre les mucosit&eacute;s, faciliter la digestion et l'&eacute;coulement des urines, clarifier la chaleur toxique. On peut donc le sugg&eacute;rer dans les cas de maux de t&ecirc;te, de vision embrouill&eacute;e, de somnolence, de soif, d'indigestion, de dysenterie, de stagnation de mucosit&eacute;s.</P> <P>Selon Henry C. Lu, dans un de ses volumes traitant de la di&eacute;t&eacute;tique &eacute;nerg&eacute;tique chinoise, la consommation de th&eacute; expliquerait, entre autres, pourquoi les Orientaux ne souffrent presque pas d'ob&eacute;sit&eacute; !</P> <P>Il nous dit que le peuple mongol est tr&egrave;s carnivore et que pour pallier &agrave; cette accumulation de gras, ils boivent du th&eacute; fort apr&egrave;s un repas de viande. Il sugg&egrave;re m&ecirc;me une exp&eacute;rience: boire du th&eacute; vert et ne pas jeter les feuilles, s'enduire les mains de gras animal pour ensuite se laver les mains avec les feuilles de th&eacute;. La graisse devrait dispara&icirc;tre ! Petit truc pour ceux et celles qui surveillent leur poids !</P> <P>Les recherches occidentales sont &eacute;galement int&eacute;ressantes. "Les chimistes ont confirm&eacute; la pr&eacute;sence de th&eacute;ine et th&eacute;ophylline, stimulants cardiaques, c&eacute;r&eacute;braux et diur&eacute;tiques, de flavono&iuml;des qui freinent la cholest&eacute;rol&eacute;mie et ont une action hypotensive, de fluor qui combat efficacement la carie, de cat&eacute;chols, antiseptiques et vitamines C (surtout dans les th&eacute;s verts), de traces de fer, de cuivre, de potassium, de calcium, de magn&eacute;sium, d'aluminium, de nickel, de zinc et de sodium." On dit aussi que "c'est surtout au Japon que les m&eacute;decins se sont pench&eacute;s sur les propri&eacute;t&eacute;s du th&eacute; vert. Ils le recommandent aux femmes enceintes pour ses min&eacute;raux et ses oligo-&eacute;l&eacute;ments, et aux sujets souffrant d'hypertension art&eacute;rielle ou pr&eacute;dispos&eacute;s &agrave; l'art&eacute;rioscl&eacute;rose pour une enzyme particuli&egrave;re qu'il contient (), la cat&eacute;chine ne serait en outre pas n&eacute;gligeable dans le traitement des cancers de l'estomac."</P> <P>De toute fa&ccedil;on, les orientaux n'ont, de toute &eacute;vidence, pas attendu les recherches en laboratoire pour consommer quotidiennement ce pr&eacute;cieux liquide.</P> <P>&nbsp;</P> </FONT><B><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4 COLOR="#008080"><P>Les vari&eacute;t&eacute;s de th&eacute;</P> </B></FONT><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4><P>Au Qu&eacute;bec, l'on voit de plus en plus de br&ucirc;leries de caf&eacute; offrir une certaine gamme de th&eacute;s (vert ou noir) venant de diff&eacute;rents pays producteurs, la Chine et l'Inde bien entendu, mais aussi le Ceylan, le Japon et le N&eacute;pal. Devant un tel choix, pour quelle vari&eacute;t&eacute; vaut-il mieux opter ?</P> <P>Je pourrais vous sugg&eacute;rer pour vous initier aux th&eacute;s verts, le th&eacute; Gunpowder qui est &agrave; prendre avec des feuilles de menthe. Son nom lui vient du fait que les feuilles sont roul&eacute;es en petits grains, comme de la "poudre &agrave; canon".</P> <P>Quant aux th&eacute; noirs, vous pourriez d&eacute;buter avec le Earl Grey qui fait partie, lui aussi, de la cat&eacute;gorie des classiques parfum&eacute;s. C'est un th&eacute; noir de Chine ou de l'Inde parfum&eacute; &agrave; la bergamote. C'est un th&eacute; de l'apr&egrave;s-midi qui peut &ecirc;tre sucr&eacute;. Il y a aussi le Darjeeling, cultiv&eacute; en Inde qui est aussi un th&eacute; de l'apr&egrave;s-midi.</P> <P>Enfin, le th&eacute; au jasmin, un m&eacute;lange parfum&eacute; de th&eacute; noir et de fleurs de jasmin est un th&eacute; de l'apr&egrave;s-midi ou du soir (&agrave; &eacute;viter si vous &ecirc;tes insomniaque). Le parfum des fleurs de jasmin rend ce th&eacute; tr&egrave;s acceptable comme premi&egrave;re exp&eacute;rience.</P> <P>&nbsp;</P> </FONT><B><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4 COLOR="#008080"><P>Comment pr&eacute;parer le th&eacute; ?</P> </B></FONT><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4><P>C'est l'&eacute;tape la plus importante. Souvent, on n'appr&eacute;cie pas le th&eacute; parce qu'on le pr&eacute;pare mal.</P> <P>Dans un premier temps, il faut, si possible, une eau douce de bonne qualit&eacute; qui n'alt&eacute;rera pas le go&ucirc;t subtil du th&eacute;. Si vous n'avez pas cette eau et que vous pouvez vous l'offrir, une bonne eau de source en bouteille serait l'id&eacute;al. Mais &agrave; l'impossible, nul n'est tenu ! Ensuite, il faut amener cette eau &agrave; fr&eacute;mir et non &agrave; bouillir, ce qui d&eacute;nature l'eau et <I>casse</I> la feuille de th&eacute;. Ensuite, vous verserez cette eau sur votre th&eacute;. Pour ceux qui n'aiment pas l'amertume du th&eacute; mais qui en d&eacute;sirent les bienfaits, vous ne verserez qu'une petite quantit&eacute; d'eau pour une premi&egrave;re infusion que vous jetterez pour ne boire que la deuxi&egrave;me infusion qui sera, elle, moins am&egrave;re. Il faut laisser infuser pendant 3 minutes pour le th&eacute; vert et 3 &agrave; 5 minutes pour le th&eacute; noir. Certains ne se donnent pas le trouble du temps de l'infusion et laissent les feuilles dans la th&eacute;i&egrave;re. Pour d'autres, les feuilles sont enlev&eacute;es quand elles sont suffisamment infus&eacute;es.</P> <P>Normalement les th&eacute;s de bonne qualit&eacute; sont vendus en vrac. Les sachets ne contiennent que des th&eacute;s de qualit&eacute; inf&eacute;rieure. L'usage des contenants dans lesquels on emprisonne les feuilles de th&eacute; est d&eacute;courag&eacute; puisque les feuilles ne sont pas en contact direct avec l'eau et ne peuvent laisser d&eacute;gager leur ar&ocirc;me et leurs propri&eacute;t&eacute;s th&eacute;rapeutiques. Quant &agrave; la quantit&eacute; de feuilles &agrave; mettre, cela d&eacute;pend de nos pr&eacute;f&eacute;rences. De une cuill&egrave;re &agrave; th&eacute; &agrave; une cuill&egrave;re &agrave; soupe par tasse.</P> <P>On peut prendre de 4 &agrave; 8 tasses de th&eacute; vert par jour. Vous travaillez &agrave; l'ext&eacute;rieur ? Pas de probl&egrave;me ! Les thermos &agrave; caf&eacute; peuvent &ecirc;tre recycl&eacute;s !</P> <P>&nbsp;</P> </FONT><P ALIGN="CENTER"><A HREF="CRDbib.htm"><B><FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=5 COLOR="#008080">Retour</B></FONT></A></P> <P ALIGN="CENTER">&nbsp;</P> <FONT FACE="Bookman Old Style" SIZE=4><P>&nbsp;</P></DIR> </FONT></BODY> </HTML> 
