<% Option Explicit %>  <html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <meta http-equiv="Content-Language" content="fr-ca"> <meta name="description" content="Activits du Centre de recherche sur l'intermdialit (CRI), Universit de Montral"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 4.0"> <meta name="keywords" content="cri, centre de recherche sur l'intermdialit, activits, intermdialit, intermediality, mdias, media, universit, communication, discours"> <meta name="ProgId" content="FrontPage.Editor.Document"> <title>Activits du CRI</title>  <link rel="stylesheet" type="text/css" href="/cri/default.css"> <script language="JavaScript"> <!-- if ((navigator.appVersion.indexOf("Mac") > -1) ) { 	document.writeln('<link REL="Stylesheet" TYPE="text/css" HREF="/cri/mac.css">'); } // --> </script>  <style fprolloverstyle>A:hover {color: #FF0000} </style>  </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" link="#333399" vlink="#333399"> <div align="center">   <center> <table border="0" width="624" cellspacing="0" cellpadding="0">   <tr>     <td width="80" height="69" rowspan="2" valign="baseline"><font face="Arial" size="2"><img border="0" src="/cri/images/pg-logo.jpg" width="80" height="69"></font></td>     <td height="43" width="10" valign="baseline"><font face="Arial" size="2"><img border="0" src="/cri/images/space.gif" width="10" height="43"></font></td>     <td height="43" width="495" valign="baseline">       <p align="left"><font face="Arial" size="2"><img border="0" src="/cri/images/space.gif" width="495" height="1"><br>       A&nbsp;c&nbsp;t&nbsp;i&nbsp;v&nbsp;i&nbsp;t&nbsp;&eacute;&nbsp;s&nbsp;&nbsp;d&nbsp;u&nbsp;&nbsp;C&nbsp;R&nbsp;I</font></p>   </td>     <td height="43" width="39" valign="baseline"><a href="http://www.umontreal.ca"><font face="Arial" size="2"><img border="0" src="/cri/images/pg-logo-udem.jpg" alt="Universit de Montral" width="39" height="43"></font></a></td>   </tr>   <tr>     <td width="544" colspan="3" height="26"><font face="Arial" size="2"><map name="FPMap0">       <area href="/cri/fr/" shape="rect" coords="0, 3, 70, 25">       <area href="events.asp" shape="rect" coords="71, 3, 166, 25">       <area href="activites.asp" shape="rect" coords="167, 3, 263, 25">       <area href="references.asp" shape="rect" coords="264, 3, 359, 25">       <area href="links.htm" shape="rect" coords="360, 3, 456, 25">       <area href="search.asp" shape="rect" coords="457, 4, 543, 25">       </map><img border="0" src="/cri/images/pg-navbar-accueil.jpg" usemap="#FPMap0" width="544" height="26"></font></td>   </tr>   <tr>     <td width="624" colspan="4">       <table border="0" width="624" cellspacing="0" cellpadding="0">         <tr>           <td width="30" valign="top"><font face="Arial" size="2"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left.jpg" width="30" height="331"><br>             <img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left.jpg" width="30" height="331"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-300.jpg" width="30" height="300"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-300.jpg" width="30" height="300"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-300.jpg" width="30" height="300"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-300.jpg" width="30" height="300"><br>             <img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-50.jpg" width="30" height="50"><br>             <img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-bottom-term.jpg" width="23" height="15"><br>             <img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-300.jpg" width="30" height="300"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-300.jpg" width="30" height="300"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-300.jpg" width="30" height="300"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-300.jpg" width="30" height="300"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-200.jpg" width="30" height="200"><img border="0" src="/cri/images/pg-vl-left-50.jpg" width="30" height="50"></font>           </td>           <td width="594" valign="top">&nbsp;<p><font face="Arial" size="2"><b>Wafae             KAMLI, Universit de Montral</b></font></p>             <p><font face="Arial" size="2"><b>Compte rendu du <i>Congrs             mondial sur les littratures francophones et la situation des             femmes  travers le monde</i>, CIEF, 2000.</b></font></p>             <p><font face="Arial" size="2"><br>             Ce compte rendu prsente les rsums des actes du congrs             mondial sur les littratures francophones et la situation des             femmes  travers le monde, qui avait t organis du 27 Mai au 4             Juin 2000 par le conseil international dtudes francophones             (CIEF)  lhtel Melia El Mouradi Palace Sousse en Tunisie.<br>             <br>             Une centaine de sessions pluridisciplinaires ont eu lieu. Et le             congrs a regroup prs de six cent tudiants, enseignants, crivains,             chercheurs et reprsentants dOrganismes culturels communautaires             des quatre coins du monde. Cette anne laccent a t mis en             particulier sur le dynamisme de la femme maghrbine. Ctait, on             en conviendra, un lieu tout dsign pour une telle rencontre.             Lintrt du colloque rsidait dans le fait que les modalits             du rcit intime taient tudies en dehors dun foyer             occidental traditionnel (hors la France, la Belgique et la Suisse&nbsp;),             dans les littratures francophones de la priphrie. Jeunes littratures,             pourtant maintenant dotes dune histoire qui se manifeste dans             le fait que leurs productions rcentes se fondent autant sur une             intertextualit intrinsque que sur des rfrences  des modles             extrieurs, europens par exemple&nbsp;; dans le fait surtout             quelles souvrent  des problmatiques esthtiques toutes             contemporaines.<br>             <br>             Si le stade du rcit de vie  valeur de manifeste ou de tmoignage             se trouve dpasse, le je mis en scne dans les littratures             francophones est pourtant souvent encore destin  samplifier             en un nous identitaire, porte-parole dune communaut,             centrale ou marginale (la nation&nbsp;; les immigrs&nbsp;; les             femmes&nbsp;), ou  nexister quen opposition  une             personne collective (dans certains cas une pure&nbsp;<br>             construction idologique, comme les lectures conventionnelles).<br>             <br>             Ce compte rendu a aussi pour fonction de donner ide de la diversit             dorigine des intervenants. Circonscrire la recherche  une zone             gographique et culturelle prcise ctait un dfi, considre             louverture du colloque de Sousse  plusieurs aires de             francophonies. Le recours aux mthodes comparatistes et une rflexion             sur celles-ci  t une caractristique importante de ce             colloque. Lintrt scientifique des discussions se doublait, en             cette circonstance, du plaisir de voir un Qubcois parler des crations             africaines, un Italien de littrature qubcoise, une Amricaine             de celle du Macherek. Certes ce plaisir tait ml de gne  se             rappeler quen consquence de lactualit sombre qui             meurtrissait leur continent, certains universitaires dAfrique             noir et du Maghreb avaient t empchs de participer  lchange.             Quil ait  djouer des tabous culturels, des phnomnes             dautocensure, ou des contraintes stylistiques, le discours intime             emprunte parfois des tours et des dtours qui explorent les frontires             du genre.<br>             <br>             Plusieurs intervenantes ont trait des femmes et de production             culturelle au Maghreb, Amina Benmanssour, de la Facult des lettres             de Rabat, sous un titre provocateur&nbsp;: &nbsp;Femme et thtre&nbsp;:             un malaise qui dure&nbsp;, a signal que le thtre, espace             public par excellence, tait un espace interdit pour la femme maghrbine,             et quelle ny parviendra qua partir des annes 50, cest--dire             avec lindpendance. Par contre, cette mme femme va briller par             une indigence affligeante au niveau de lcriture dramatique.             Cependant, selon Benmanssour, les rapports entre la femme et le thtre             restent des rapports tendus caractriss non plus par lhostilit             comme ils le furent au dpart mais par un malaise qui dure. Elle             conclue&nbsp;: &nbsp;Si la femme de lettres (romancire, potesse,             essayiste&nbsp;) jouit dune reconnaissance et dune notorit             publiques depuis dj quelques temps, la femme artiste (peintre,             sculpteur, chanteuse, comdienne&nbsp;) surtout dans les pays             arabo-musulmans, continue souvent  uvrer dans un climat             dincomprhension et de dsapprobation peu favorable  lpanouissement&nbsp;.<br>             <br>             Tout au long des prsentations, on a pu constater des axes communs             de rflexion&nbsp;: peut-on crire dans lindiffrence              linstitution littraire franaise&nbsp;? Quen est-il             actuellement de la qute identitaire qui marque lmergence de             ces littratures&nbsp;? Comment crire dans une langue qui, mme             sienne, est toujours dabord celle de lAutre&nbsp;? On             retrouvera donc des interventions regroupes sous ces plusieurs             rubriques&nbsp;: la relation  linstitution littraire franaise,             lidentit en question, ltranget dans la langue.<br>             <br>             Nombreuses propositions ont renouvel le dbat sur le choix &nbsp;coupable&nbsp;?&nbsp;             de la langue franaise en situation de plurilinguisme (au Qubec             par exemple), ou de civilisation orale (en Afrique Noire).             Lauthenticit de littratures nationales en rupture avec les             parlers maternels, lidentit des diffrents publics recherchs             dans les pays dorigine de lAuteur ou en France ont t des             sujets traits avec une inhabituelle largeur de vue. Le mtissage             de la langue, sa perversion par les influences extrieures, sont             souvent perus comme une atteinte  la puret classique, a rvl             le dbat.<br>             <br>             De grands ensembles littraires sont analyss dans leur volution             propre, en relation avec un substrat culturel spcifique, dans une             tude verticale. Ces tudes peuvent tre regroupes par aires gographiques&nbsp;:             Canada, Belgique, Maghreb, Afrique tropicale.<br>             <br>             <b>Pamela Pears, de University of Pittsburg</b>, dans une             intervention intitule&nbsp;: &nbsp;Comment traduire une image&nbsp;?             Le recto-verso de la femme algrienne&nbsp;, a montr que             traduire une image serait linterprter dans son contexte,              lintrieur de son poque et de sa culture. Pears, a choisi les             images de plusieurs couvertures de livres et de romans crites par             des femmes algriennes, qui sont censes donner la premire             impression du contenu du texte. Ce dernier, exprime au fur et              mesure les raisons pour lesquelles cette image aurait t choisie.             Cependant dans certains circonstances, en particulier,  propos de             quelques livres rcemment sortis en France et aux tats-Unis au             sujet de femmes algriennes, on observe un dcalage de liaison             entre le texte et limage introductrice. Pour le souligner, Pears,             a essay dexaminer quelques livres et un CD qui sont tous des uvres             par et au sujet de femmes algriennes. A travers lanalyse de ces             couvertures, elle a montr pourquoi les photos utilises en             combinaison avec les textes sont de mauvaises traductions et             le pourquoi du phnomne quelle appelle du recto-verso.<br>             <br>             A une analyse en profondeur de littratures recentres sur leurs             origines succde la tentative de mettre en relation les diffrents             corpus entre eux, dans une perception horizontale. Les dbats ont             amen  confronter chaque unit littraire francophone isole,             avec les phnomnes des pays immdiatement voisins et  lier les             productions des ensembles francophones entre elles. Lapproche des             littratures francophones est ncessairement pluridisciplinaire.             Quand la francophonie pose des problmes au-del de la langue,             donne accs  civilisation, histoire, et gographie des pays o             elle se dveloppe. Toute littrature francophone est             pluriculturelle, fruit dun mtissage,  confirm <b>Mary Mc             Cullough, de Baylor University</b>, dans son expos&nbsp;: &nbsp;Lvolution             de la violence et du racisme dans luvre de romanesque de Mehdi             Charef&nbsp;. Mc Cullough, a examin et identifi les diffrents             types de violence et de racisme, leur impact sur les personnages et             leur volution,  travers lexemple de trois romans de Mehdi             Charef.<br>             <br>             <b>Andr Bnit, de lUniversidad Autonoma de Madrid</b> dans une             tude sociolinguistique sur le creuset linguistique bruxellois             rappelle que&nbsp;: &nbsp;le franais  Bruxelles [est] un             espace de tension et de dfis&nbsp; Le combat pour sa qualit             comme pour sa place y est plus que jamais  lordre du jour&nbsp;.             En effet, selon Bnit, une langue mal matrise et trop peu aime             pour quon sy sente rellement attach est un bien dont             on tente forcment de se dbarrasser et qui ne peut en aucun cas             servir de pierre angulaire  une communaut moderne. Bruxelles,             ville dcrite par Robert Palmer, comme une &nbsp;tape dcisive&nbsp;             entre les mondes germanique et latin, nest-elle pas un lieu idal             non seulement dobservation mais aussi daction et de dynamisme             linguistique&nbsp;? Et son franais de frontire, ouvert aux             quatre vents, ne pourrait-il pas aprs tout constituer un bel chantillon             dune langue plurielle  lchelle de la francophonie&nbsp;?<br>             <br>             Le dcoupage gographique et politique entranant la proximit             dans lespace avec dautres langues et dautres cultures, dans             un mouvement et une perception synchronique, engendre convergences             ou divergences. Il y a tout dabord le &nbsp;le socle             historique europen&nbsp;&nbsp;: France, Suisse, Belgique,             Luxembourg, o le franais est l o lune des langues             nationales. Il y a ensuite le &nbsp;particularisme qubcois&nbsp;.             Si le franais sest maintenu au Qubec et minoritairement dans             dautres provinces canadiennes comme le Nouveau Brunswick ou lOntario,             cest quil a constitu aprs la conqute anglaise et contre             lhgmonie de langlo-saxon un facteur didentit qui a             amen les qubcois  poser le problme de leur souverainet             par rapport au Canada anglophone. La langue franaise, patrimoine             historique, est donc clairement ici un lment didentit             culturelle.&nbsp;<br>             <br>             <b>Guy Perrault, de lUniversit de Qubec en Abitibi-Tmiscamingue</b>,             dans sa prsentation intitule &nbsp;tre francophone au Qubec&nbsp;,             avait double objectif dans sa prsentation. Dabord, soumettre              un auditoire intress et diversifi, un texte qui nintresse             qu peu prs personne au Qubec. Comparer la scolarit des qubcois             francophones et des qubcois anglophones nest pas trs apprci             en gnral au Qubec. Ce sujet est tabou pour les autorits qubcoises             et la population en gnral. Son deuxime et principal objectif             tait de faire mieux connatre certaines particularits de la             situation linguistique des Qubcois qui permettront sans doute              certains dentre les membres du CIEF, de mieux comprendre la littrature             qubcoise dans son essence, ses thmes, sa structure et les             messages quelle veut transmettre.<br>             <br>             Le dbat sur la valeur et le sens de lhritage lgu par la             France au Qubec na pas fini de faire couler des torrents             dencre et fiel sur la tte des statues, des institutions et des             hommes. <b>Luc Bureau, de luniversit Laval</b>, dans une prsentation             intitule &nbsp;Lcriture des contres marginales&nbsp;             lance un dbat&nbsp;: &nbsp; quon le veuille ou non, lhritage             de la France, en filigrane peut-tre, demeure une double bote de             Pandore qui contient, selon certains, tous les malheurs pouvant             affliger notre pauvre humanit qubcoise (plus nous nous diffrencierons             de cette France snescente, meilleur sera notre sort dans la jeune             Amrique), tandis que dAutres, au contraire, voient dans la             fructification constante de ces legs glorieux la condition de notre             survivance et de notre panouissement. Quelle est dautre part la             langue la plus apte  donner sens au monde, le monde dans lequel             nous vivons&nbsp;? La langue qubcoise, plus proche du centre de             la modernit que ne lest la langue franaise ternelle,             est-elle  mme daider la francophonie mondiale  faire son             entre dans le troisime millnaire&nbsp;? Aprs avoir colonis             une partie de la plante, la France acceptera-t-elle dtre              son tour&nbsp;&nbsp;colonise&nbsp; par ses anciennes             colonies&nbsp;; ou peut-tre prfre-t-elle, comme cest le cas             actuellement, tre de fond en comble colonise par les USA&nbsp;?             Le rve lmurien, le rve euphonien, le rve dune grande             francit relvent-ils du seul domaine des folles chimres ou             portent-ils une part de notre avenir rel&nbsp; ou ralisable&nbsp;?&nbsp;.             En effet, la mre cest la France et la fille cest le Qubec.             Cest bien connu quil existe au moins deux France&nbsp;: la             France monarchique et la France rpublicaine, lAncienne et la             Nouvelle</font>.<br>             <br>             <font face="Arial" size="2">Dans le mme dbat sur le Qubec&nbsp;:             &nbsp;Les genres et les innovations langagires au Qubec&nbsp;:             des fusions de formes en perspective&nbsp; de <b>Cline Labrosse,             de lUniversit Mc Gill</b>. Cette recherche prsente,  partir             dun corpus tir de documents o merge la variation (journaux,             magazines, revues, feuillets publicitaires, etc.), des donnes             nouvelles  la fois aux plans morphologique, lexical et syntaxique             sur la reprsentation des femmes dans les textes. Des rsultats             obtenus se profile une tendance  la perte des marques             morphologiques du genre en franais.<br>             <br>             Il y a enfin les pays issus de lempire colonial franais             qui, il faut le reconnatre, constituent le gros de lespace             culturel francophone et particulirement&nbsp;:</font></p>             <ul type="square">               <li>                 <p class="MsoNormal" style="margin-left:64.35pt;text-align:justify;text-indent: -18.0pt;line-height:150%;mso-list:l0 level1 lfo1;tab-stops:list 64.35pt"><font face="Arial" size="2">&nbsp;les                 pays de lAfrique de louest et quelques-uns du Centre,</font></li>               <li>                 <p class="MsoNormal" style="margin-left:64.35pt;text-align:justify;text-indent: -18.0pt;line-height:150%;mso-list:l0 level1 lfo1;tab-stops:list 64.35pt"><font face="Arial" size="2">&nbsp;le                 Maghreb et trs partiellement le Proche-Orient (Liban, Syrie),</font></li>               <li>                 <p class="MsoNormal" style="margin-left:64.35pt;text-align:justify;text-indent: -18.0pt;line-height:150%;mso-list:l0 level1 lfo1;tab-stops:list 64.35pt"><font face="Arial" size="2">&nbsp;les                 pays de lex-Indochine (Laos, Cambodge, Vit-Nam).</font></li>             </ul>             <p class="MsoBodyTextIndent3"><font face="Arial" size="2">Noublions             pas les rgions bilingues intrieures aux frontires de ltat             franais, non seulement les dpartements et territoires             doutre-mer avec la co-existence crole-franais (Antilles),             maori-franais (Pacifique) mais aussi les rgions franaises             comme la Bretagne, lAlsace, la Corse et mme la Provence o             lon retrouve une situation linguistique souvent trs proche de             celle des tats francophones. On voit donc ici  quel point             lexpression pays ayant reu le franais en partage cache             des ralits linguistiques diffrentes dans un espace culturel             fortement htrogne qui englobe cultures europennes, amricaines,             africaines, arabo-berbres et asiatiques, o le rapport au franais             est loin dtre le mme. Si lhtrognit caractrise             lespace culturel francophone, on peut toutefois dgager certains             traits communs, propres  cet espace. Le premier est la situation             de bilinguisme ou de plurilinguisme de toutes les socits             francophones o le franais se trouve pris dans une situation de             concurrence. Nous ne prendrons ici quun exemple, celui du Maghreb             o les enjeux de la comptition linguistique sont particulirement             sensibles. Cette situation de plurilinguisme et de comptition             symbolique qui met en jeu le franais, cest le second trait             caractristique de lespace culturel francophone, est connote             dune forte problmatique identitaire. Chez le bilingue             francophone, la co-existence, souvent non-pacifique entre la langue             maternelle (quelle quelle soit) et le franais (langue seconde)             a produit un fort sentiment dacculturation et  la fois de dracinement             culturel. Ce sentiment de dpossession et de clivage qui sest             parfois manifest par un violent rejet du franais tend  prendre             aujourdhui une autre dimension, plus positive, qui se manifeste             dans luvre de certains crivains francophones.<br>             <br>             Plusieurs prsentations lors du congrs de Sousse portaient sur             cette problmatique,<b> Lucette Heller-Goldenberg, de Universitt             de Kln</b>,  travers son expos &nbsp;Assia Djebar&nbsp;:             lcriture de loralit et des voix qui lassigent&nbsp;,             a essay de montrer que lAlgrianit, depuis 1830, ne se vit             pas seulement en algrien et en berbre&nbsp;: ces langues orales             portent le secret de la faon de vivre au quotidien, mais le franais             fait aussi partie du paysage culturel de lAlgrie et toutes les             lois darabisation nenseveliront pas 130 annes de             cohabitation et dhistoire communes. Assia Djebar livre dans son             roman LAmour, la fantasia un trs bel exemple dune recherche             de lexpression de loralit dans toutes ses nuances, une sorte             de laboratoire potique qui illustre  merveille sa thorie littraire.             Heller-Gldenberg dit&nbsp;: &nbsp;Assia Djebar nous guide vers un             monde inconnu qui serait rest opaque si elle navait su dresser             des ponts ou tout au moins des passerelles par son criture             en langue franaise, ce miroir de la langue du Nord o se refltent             visages et images dun Sud fractur&nbsp;. Le premier             paradoxe auquel se sont heurts les crivains francophones issus             de la dcolonisation (les plus nombreux) a t de revendiquer             leur identit nationale et culturelle dans une langue trangre,             le franais, cest--dire dans la langue de lAutre, celui qui             les a dpossd de leur identit. La conscience de ce paradoxe             merge dans la littrature des annes 70, cest--dire dans la             littrature post-coloniale. Elle est particulirement vive au             Maroc, par exemple, au sein dun groupe dcrivains fondateurs             de la revue de langue franaise Souffles, dirige par Abdellatif             Labi, qui publie dans son numro de mars-avril 1970 un dossier trs             critique sur la francophonie dont les instances sont en cours de             constitution, aprs la seconde confrence de Niamey des tats             francophones. Dailleurs, au cours du congrs de Sousse, il y a             eu toute une session consacre  Abdellatif Labi, intitule&nbsp;:&nbsp;&nbsp;Abdellatif             Labi&nbsp;: itinraires de passages&nbsp;, o Abderrahman             Tenkoul, de la Facult des lettres de Fs I, a fait une prsentation&nbsp;             intitule&nbsp;: &nbsp;La revue Souffles&nbsp;: lments             danalyse smiologique&nbsp;. Dautres chercheurs ont fait             une prsentation dun projet multimdia sur Labi, et sur la             connaissance de la femme et lexprience de lunivers carcral,             selon ce dernier, ainsi que sur le nomadisme et son contraire&nbsp;:             les crits de prison dLabi.<br>             <br>             Pour dpasser exprimer une identit arabe ou africaine dans la             langue franaise, plusieurs attitudes se sont manifestes. La plus             radicale, en Algrie, a t de cesser dcrire en franais&nbsp;:             lorsque lcrivain, nayant pas dautre possibilit             linguistique, opre ainsi son propre suicide littraire. Cest             le cas de Malek Haddad et avec certaines nuances celui de Kateb             Yacine qui abandonne le franais pour se consacrer  une exprience             de thtre populaire en arabe dialectal. <b>Soraya Tlatli, de             Priceton University</b>, a fait une intervention sur &nbsp;la             nation interrompue dans luvre de Kateb Yacine&nbsp;, dans le             cadre dune session intitule&nbsp;: &nbsp;Approches critiques             de littratures francophones&nbsp;: Antilles, Maghreb, Afrique             Sub-Saharienne&nbsp;.<br>             <br>             La seconde attitude a t la subversion de la langue franaise             par un effet de violence&nbsp;: destruction syntaxique, dfiguration             lexicale, &nbsp;terrorisme linguistique&nbsp; pour reprendre             un mot clbre de Mohammed Khar-Eddine, pratiques scripturales             qui dterminent une vritable violence du texte. La troisime             attitude a t lutilisation du franais comme arme             linguistique contre les pouvoirs totalitaires qui, dans la plupart             des cas, se sont mis en place au lendemain de lindpendance. En             effet, le franais, langue profane, permet dexprimer ce que             larabe classique (langue sacre) interdit. Cest la voie             quont choisie des crivains contestataires comme Tahar Ben             Jelloun (Maroc) ou Rachid Boudjedra (Algrie).&nbsp; Cest ce que             <b>Kristi Shaw, de University of Alabama</b>, a essay de dvelopper             dans sa prsentation intitule&nbsp;&nbsp;Une lecture             comparative entre LInfant de Sable et La Nuit sacre de T. Ben             Jelloun&nbsp;. Selon Shaw, les tudiants occidentaux ont             tendance  appliquer leurs propres standards et les valeurs             lorsquils lisent la littrature orientale. Cest--dire             quils essaient de comprendre une littrature trangre sans             considrer que la littrature fait partie dun autre &nbsp;genre&nbsp;,             compltement diffrent du leur. Puisque le lecteur de louest             analyse souvent la littrature maghrbine en employant ses propres             standards, il manque souvent des points fondamentaux dans la             lecture. Une substitution comme celle-ci ne peut justifier une uvre             maghrbine. Dautant plus que limpression donne au lecteur             de la littrature maghrbine est une collection dimages et             dides mlanges ensemble pour arriver  une notion gnrale.             Cette structure est tellement diffrente de la structure de la littrature             occidentale. La dernire attitude, la plus rcente, a t             lacceptation du bilinguisme, non seulement comme dchirure mais             aussi comme lment constitutif dune nouvelle identit             transculturelle. Cest ce processus quun crivain comme Abdelkbir             Khatibi symbolise dans ce quil appelle la bilangue.<br>             <br>             Au Qubec o la situation est linverse par rapport  celle             du Maghreb, la langue franaise tant le support de lidentit,             on voit dabord se dvelopper en littrature une clbration             de la fidlit au sol et de la rsistance des francophones contre             lhgmonie anglaise (Antoine Grin-Lajoie&nbsp;, Flix-Antoine             Savard, Ringuet). Aujourdhui encore, alors que cette littrature             sest normment diversifie, le roman qubcois issu de la rvolution             Tranquille des annes 60 reste un puissant moyen de revendication             de lidentit culturelle et de lutte pour la souverainet             politique, tout comme la posie. Cest le cas notamment chez des             crivains majeurs comme Hubert Aquin, Grard Bessette ou Gaston             Miron&nbsp;<br>             <br>             Je terminerai sur ce qui mest apparu comme les points de plus             grande convergence. Les littratures francophones se diversifient,             gagnent en polyphonie et en autonomie. Dautre part, les crivains             actuels rpugnent  se laisser enfermer dans une identit fige             et refusent dtre seulement des porte-parole dune communaut.             Ils rclament le droit  une parole singulire, privilgiant             leur qute personnelle, et veulent tre des crivains  vocation             universelle.</font></p>             <p>&nbsp;             <p style="border-top: 1 solid #808080">&nbsp;             <p>&nbsp;             <p>&nbsp;</td>          </tr>        </table>      </td>    </tr>    <tr>  	  <td colspan="4" width="624">        &nbsp;                              <div align="center">                 <table border="1" cellspacing="0" cellpadding="6" width="90%" bordercolor="#CCCCCC">                   <tr>                     <td width="100%" bgcolor="#CCCCCC">                       <p align="center"><b><font face="Arial" size="2">RECHERCHE</font></b></p>                     </td>                   </tr>                   <tr>                     <td width="100%" align="center">                       <form method="POST" action="search.asp">                         <p align="center"><font face="Arial" size="2"><input type="text" name="TXT_TO_SEARCH" size="30" maxlength="50">&nbsp;&nbsp;<input type="submit" value="Soumettre" name="BTN_SUBMIT" style="font-family: Arial, Sans-Serif; font-size: 10 pt">&nbsp;&nbsp;<select size="1" name="SEARCH_WHERE" style="font-family: Arial, Sans-Serif; font-size: 10 pt">                      <option selected value="names">Noms</option>                      <option value="events">vnements</option>                      <option value="biblio">Bibliographie</option>                      <option value="links">Signets Web</option>                      <option value="cats">Catgories</option>                    </select></font></p>                      </form>                 <p align="center"><a href="search.asp"><font face="Arial" size="2">Recherche                avanc&eacute;e</font></a></p>                   </td>                  </tr>                </table>              </div>        </td>    </tr>    <tr>  	  <td colspan="4" width="624"><font face="Arial" size="2"><img border="0" src="/cri/images/space.gif" width="1" height="20">          </font>        </td>    </tr>  </center>   <tr>  	  <td colspan="4" width="624">          <table border="0" width="100%" cellspacing="0" cellpadding="0">            <tr>              <td width="100%" colspan="2">                <p align="right"><a href="#TOP"><font face="Arial" size="2"><img border="0" src="/cri/images/uparr.gif" width="15" height="11"></font></a>              </td>            </tr>    <center>           <tr>              <td width="100%" colspan="2">                <hr noshade color="#FF0000">              </td>            </tr>          <tr>            <td width="50%">              <p align="left"><a href="mailto:cri@histart.umontreal.ca"><font face="Arial" size="2">c&nbsp;r&nbsp;i&nbsp;@&nbsp;h&nbsp;i&nbsp;s&nbsp;t&nbsp;a&nbsp;r&nbsp;t&nbsp;.&nbsp;u&nbsp;m&nbsp;o&nbsp;n&nbsp;t&nbsp;r&nbsp;e&nbsp;a&nbsp;l&nbsp;.&nbsp;c&nbsp;a</font></a></td>            <td width="50%">              <p align="right"><font face="Arial" size="2">&copy;              CRI 2000</font></td>          </tr>        </table>        </td>    </tr>    <tr>  	  <td colspan="4" width="624">        </td>    </tr>  </table> </div>  </body>  </html> 
