<HTML> <HEAD> <title>L-S TV</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> <link rel="stylesheet" href="spip_style.css" type="text/css" /> </HEAD> <BODY bgcolor="#FFFFFF" text="#000000" link="#E86519" vlink="#6E003A" alink="#FF9900" TOPMARGIN="0" LEFTMARGIN="0" MARGINWIDTH="0" MARGINHEIGHT="0">        <TABLE WIDTH=100% CELLPADDING=5 CELLSPACING=0 BORDER=0 BGCOLOR="#000000"> 	<TR BGCOLOR="#000000" WIDTH=100%> 	<TD ALIGN="left" width="15%"> 	<A HREF="http://leuco-site.net/tv/spip"><B><FONT COLOR="#E86519" FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=2><img src="logo.gif" border="0"></FONT></B></A> 	</TD>	 	 		<TD ALIGN="center" BGCOLOR="#000000"> 		&nbsp; 		</TD>	 		<TD COLSPAN=4> &nbsp; </TD> 	 	 	</TR>   	<TR BGCOLOR="#FFFFFF"> 	<TD ALIGN="center"> 	 	<A HREF="rubrique.php3?id_rubrique=3"><B><FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=2 COLOR="#000000">On nous l'avait pourtant dit</FONT></B></A> 	 	</TD>	 	<TD ALIGN="center"> 	<A HREF="rubrique.php3?id_rubrique=1"><B><FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=2>Les marsvelues entrevues</FONT></B></A> 	</TD>	 	 	 	<TD ALIGN="center"> 	<A HREF="rubrique.php3?id_rubrique=2"><B><FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=2 COLOR="#000000">La kulture, j'aime&nbsp;!</FONT></B></A> 	</TD>	 	 	<TD COLSPAN=4> &nbsp; </TD> 	 	</TR>   </TABLE>  <TABLE WIDTH=100% CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 BORDER=0> <TR WIDTH=100%> <TD WIDTH=100% BGCOLOR="#000000"><img src="NAVPICS/rien.gif" alt="" width="1" height="1" border="0"></TD> </TR> </TABLE>     <CENTER>  <TABLE CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 BORDER=0> <TR> <TD WIDTH=200 ALIGN="center" VALIGN="middle"> 	<BR><BR>  	<IMG SRC='IMG/arton37.jpg' ALIGN=''  NAME='image1' width="200" height="160" BORDER='0' ALT='[logo]' HSPACE='3' VSPACE='3'>  	<BR><BR> 	<a href='mp2/arton37.mp3'><IMG SRC='IMG/son.gif'   BORDER='0' ALT='[Son]' ></a><br>[1104Ko]  	<BR><BR> </TD>  <TD WIDTH=8><img src="NAVPICS/rien.gif" alt="" width="8" height="8" border="0"></TD> <TD WIDTH=4><img src="NAVPICS/rien.gif" alt="" width="4" height="8" border="0"></TD> <TD WIDTH=462 VALIGN="top"> 	<FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=3> 	<BR><BR>  	UN BIEN BEAU FILM DE GEIDI PRIME&nbsp;: 	<BR><FONT SIZE=6><B>Contre les hommes-requins du Web</B></FONT> 	<BR>(LES AVENTURES DU BON DOCTEUR RICHARD)  	<P> mercredi 3 juillet 2002, <B>par Lecultureux</B> 	</FONT> 	<BR><BR><BR> </TD></TR></TABLE>        <TABLE CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 BORDER=0> <TR> <TD WIDTH=200 ALIGN="left" VALIGN="top"> 	<FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=2>    	 	<P><FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=1> 	<B>DANS LA MEME RUBRIQUE :</B> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=42">DOGMAKAM 02</A> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=21">Les marionnettes de l'espoir</A> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=5">&nbsp;Un nouveau mdia, c'est un peu plus de dmocratie&nbsp;</A> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=45">Un an dj</A> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=13">&nbsp;J'ai eu affaire au Mal, tant jeune&nbsp;</A> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=44">Respect du public&nbsp;!</A> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=33">Maurice F. Latex, un crivain mutant&nbsp;?</A> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=49">La guerre c'est la civilisation&nbsp;!</A> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=22">Mundus est fabula</A> 	 	<BR><IMG SRC="puce.gif"> <A HREF="article.php3?id_article=6">La SF, un genre bizarre  la frontire de l'trange</A> 	 	</FONT> 	   	   	        	</FONT> 	<BR><BR> </TD>  <TD WIDTH=8 ROWSPAN=2><img src="NAVPICS/rien.gif" alt="" width="8" height="8" border="0"></TD> <TD WIDTH=8 ROWSPAN=2 BACKGROUND="NAVPICS/point.gif"><img src="NAVPICS/rien.gif" alt="" width="8" height="8" border="0"></TD> <TD WIDTH=8 ROWSPAN=2><img src="NAVPICS/rien.gif" alt="" width="8" height="8" border="0"></TD> <TD WIDTH=450 ROWSPAN=2 VALIGN="top"> 	<FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=3>   	<B><p align='justify'>Qu'est-ce qui pousse le docteur Richard, quadra jovial et pre de famille,  songer  L'Internet, lors d'une promenade sur une colline ensoleille&nbsp;? Le film de Geidi Prime commence par ce contraste, un visage assombri face  l'azur, au bord d'une flaque d'huile tincelante. Quelques ratons laveurs, au loin, s'battent d'une insouciance juvnile, et des corbeaux, hors champ, font du bruit.  De ce dsespoir tranquille, cette rsignation mle  un sentiment d'ternit, Richard et ses deux amours (la philatlie et les anomalies gntiques) ne se dpartiront plus. Entrevue avec le ralisateur et promo du produit.<P></B>   	<p align='justify'>&nbsp;<h3 class="spip"> &nbsp;Le manque d'enthousiasme&nbsp;: un mal trs prsent&nbsp; </h3><br>  <p class="spip" align='justify'><a href="http://devilhost.free.fr/mpg/richard1.rm" class="spip_out"><IMG SRC='IMG/art37-1.jpg' ALIGN='left' WIDTH=200 HEIGHT=267 HSPACE=3 VSPACE=3 BORDER=0 ALT='premier pisode 666 Ko'></a>Quelques squences plus tard, Richard retrouve Marco, un copain d'enfance, dont le rve tait d'tre sociologue ou cosmonaute. Entre ce dernier et son chien Daniel, il ne veut pas choisir. Ces &nbsp;deux amis&nbsp; lui font quelque peu dlaisser ses engagements auprs de ses collgues de l'hpital. Il ne vit plus que dans cet quilibre prcaire comme un intello, entre exaltation, culpabilit, et gueule de bois. Marco, guide maritime et vendeur de chichis, revenu seul d'une vie de voyage et d'aventures en Indre et Loire, perdu d'amour pour Magdalena, veille gitane mystrieuse qui tire les cartes et les enjoliveurs sur les parkings de Mammouth, ne supporte plus de le voir partir  tous moments et sous les prtextes les plus futiles. Lorsque Daniel apprend par hasard sa liaison en reniflant les poubelles, l'tau se resserre, la scie crie, et le drame se noue&nbsp;: il aime deux tres, d'un mme amour entier, aussi rel et vivace, mais le partage s'avre impossible  cause des limites de la chirurgie et de l'incertitude des xnogreffes. <p class="spip" align='justify'>Geidi Prime a su viter avec lgance&nbsp;[<a href='#nb1' name='nh1' class='spip_note'>1</a>] les clichs de l'adultre&nbsp;: Marco n'est pas une femme infidle, mais vit selon son cur, mme si tout s'y oppose&nbsp;; quelque part. Emouvant, sincre, entier, il ment  Daniel pour ne pas se mentir  lui-mme&nbsp;: &nbsp;Va chercher le bton&nbsp;!&nbsp; ou encore &nbsp;Attrape la baballe&nbsp;!&nbsp;, etc. On admire l'impartialit du cinaste, la justesse de son regard -qui ne rend aucune justice. Les scnes d'amour avec Marco, d'une beaut objective, mouvantes par la neutralit de la camra, ne sont pas mises en concurrence avec une vie familiale routinire. Marco et Daniel ont aussi leurs moments d'intimit, comme lorsque ce dernier lit S.Tisseron dans sa niche&nbsp;; il se dgage de leur couple une joie paisible, toute aussi agrable  voir que celle de mes voisins d'en face que j'observe au tlobjectif. Les personnages de Geidi Prime laissent venir  eux la tragdie, ils ne la prcipitent pas. On prend le temps, on sait vivre, on ne jette pas mm dans les orties. Lorsque le bon docteur Richard dcide de vivre un temps avec Marco, Daniel choisit d'attendre&nbsp;: il souffre patiemment, chez lui, au boulot, devant sa tl. Car Geidi Prime ne fait pas l'impasse sur les trivialits de la vie, (ici la souffrance est inscrite dans les choses simples, attention), partage avec le bonheur une mme vidence. Leur jeu aplani, presque lmurien, donne l'impression que les sentiments de chacun se fondent les uns dans les autres, et on le kiffe trop grave. Geidi Prime parle ici au plus prs de la nature humaine, de ses garements et de son impuissance. Avec une rigueur et une humilit qui forcent l'admiration. C'est pourquoi nous le recevons, chers lecteurs, dans l'intimit d'un bar-brasserie PMU dans le 78. <p class="spip" align='justify'><CENTER> <a href="http://devilhost.free.fr/mpg/richard2.rm" class="spip_out"><IMG SRC='IMG/art37-2.jpg' ALIGN='center' WIDTH=200 HEIGHT=267 HSPACE=3 VSPACE=3 BORDER=0 ALT=' 626Ko'></a></CENTER> <p class="spip" align='justify'> &nbsp;<h3 class="spip"> &nbsp;La LVF a beaucoup souffert de son image d'arme nazie&nbsp; </h3><br>  <p class="spip" align='justify'><b class="spip">Pensez-vous que depuis <i class="spip">Dead-Punisher versus Octo-pussies</i>, votre prcdent film, votre travail a pris une nouvelle direction&nbsp;?</b> <p class="spip" align='justify'>Oui et non. Prendre un autre chemin ne signifie pas forcment qu'on va y rester. Par dfinition, un chemin on passe dessus, ou dedans, mais c'est fait pour passer. En ce sens, oui, j'ai pris une autre direction, mais pas de manire dfinitive. Faut pas me faire chier moi, je trace la route&nbsp;! Je reviendrai sans doute sur ma "route", mais aprs cette bifurcation, ou un demi-tour. Je serai alors diffrent. C'est ce genre de parcours en dtours qui m'intresse. Ceci dit, pour filer la mtaphore routire, je n'ai pas quitt l'autoroute...[rires] <p class="spip" align='justify'><b class="spip">Il y a quand mme une rupture depuis <i class="spip">Dead-Punisher versus Octo-pussies</i>, qui constatait la frocit du monde moderne, alors que vos prcdents films taient des propositions de communauts, <i class="spip">Contre les hommes-requins d'un certain web stalinien</i> serait en quelque sorte le versant tragique et intimiste de ce constat, puisqu'il traite de l'impossibilit de discuter srieusement avec des cons monomaniaques.</b> <p class="spip" align='justify'>Ouais... Si tu veux...On rapporte tout  des valeurs absolues, il y a dans ce film... une tension utopiste. La question qui s'y pose n'est pas celle du triangle amoureux traditionnel, mais celle-ci&nbsp;: peut-on avoir, oui ou merde, un peu d'espoir dans le web&nbsp;? C'est le suspens du film, et il fallait insister sur l'galit entre les concurrents. On s'est ainsi efforc de les rapprocher, sur les dcors par exemple. Il n'tait pas question d'utiliser les schmas classiques. Oh non&nbsp;! <p class="spip" align='justify'><b class="spip">Le film raconte peut-tre encore une fois la destruction de la cit idale, celle qui hante votre cinma et qui ici se rvle dans ce moment o, au dbut du film, le bon docteur Richard partage les plans en une harmonie quasi surnaturelle (portable, film de fesses). C'est comme si la tristesse du film tait faite du deuil de ces images-l. Hein, en gros&nbsp;?</b> <p class="spip" align='justify'><a href="http://devilhost.free.fr/mpg/richard3.rm" class="spip_out"><IMG SRC='IMG/art37-3.jpg' ALIGN='left' WIDTH=200 HEIGHT=267 HSPACE=3 VSPACE=3 BORDER=0 ALT='735 Ko'></a> C'est vrai (mon lapin), cette harmonie est proprement impossible. Ce n'est pas pour des raisons socitales, culturelles ou autres, mais c'est la part tragique de la vie humaine. Les personnages le disent eux-mmes&nbsp;: ce n'est la faute de personne. C'est triste, mais je crois qu'il faut continuer, dans la vie et dans les films,  travailler cela, la possibilit de l'impossible. D'un point de vue individuel, collectif, amoureux, etc. C'est li au thme du "milieu de la vie" voque par la citation en exergue du film&nbsp;: on perd des choses lorsqu'on avance, ce qui permet  d'autres choses d'apparatre, mais en mme temps il y a toujours une rsistance que l'on oppose  cela. Le Petit Poucet n'est pas bas sur autre chose...C'est d'ailleurs pour a qu'il y a beaucoup de fondus / surimpressions dans le film. Mme si, videmment, je n'y ai pas pens au moment de les insrer. C'est aprs, quand il faut rpondre  des tocards dans ton genre... <p class="spip" align='justify'><b class="spip">Montrer, par le biais du pathos, du tragique, du mlo, qu'un tel trio, qu'une telle trinit est impossible, c'est faire un constat d'un pessimisme radical sur l'tat d'Internet. Parce que si l'on ne peut pas parler de loftstory, c'est qu'un quilibre fondamental s'est bris.</b> <p class="spip" align='justify'>Sans doute, oui. Mais quelque part, a rend bien des choses possibles. Dans Starwars pisode 2, l'un des personnages dit&nbsp;: &nbsp;Jeune Padawa, je vais te montrer le ct obscur de la force&nbsp;. Et bien c'est un peu a&nbsp;: si l'harmonie tait concrtement possible, il n'y aurait pas de grandes et belles choses, il n'y aurait pas la tension et le mouvement qui font la grandeur des passions...Plus de matre Yoda, rien, que des Choubakka&nbsp;! Mais comme l'quilibre est impossible, on a toute latitude pour en rver la possibilit. C'est tragique, mais c'est beau. D'ailleurs, la beaut de la tragdie, c'est que tout est crit d'avance. On sait bien que le jeune skywalker va coller une cartouche  la Princesse, il faut qu'il la bouillave dans les champs, sinon pas de Luc plus tard. Et oui&nbsp;! <p class="spip" align='justify'> &nbsp;<h3 class="spip"> &nbsp;Dire que tout a, en fait, c'est peu de chose...&nbsp; </h3><br>  <p class="spip" align='justify'><b class="spip">Il y a donc dans votre mise en scne quelque chose qui a  voir avec le sacr, notamment dans ces belles scnes o l'on mange de la farigoule en gele, avec du bon pain, ou celles du sacre de Mta-Napolon IV sur la plante Arrakis.</b> <p class="spip" align='justify'>Oui, c'est important pour moi et je travaille cela depuis toujours. Pasolini, qui est pour moi un indfectible compagnon de route, (encore la route&nbsp;!), en parle mieux que moi&nbsp;; et le filme un peu mieux  vrai dire...La ralit est sacre, et elle appelle le respect. Au fond, je me considre comme un cinaste du respect. Une paire de nike c'est rel, c'est sacr. Respect Man&nbsp;! Ce n'est pas une rgle universelle, mais je tiens beaucoup au respect de la chose filme. Que ce soit un corps ou un dcor, ou un record...Je ne fais pas forcment l'analyse de mes films, mais je pense que toute cette question du sacr a un rapport avec ma biographie  moi, quelque part. Mon premier souvenir d'images est un exemplaire du <i class="spip">Petit Vingtime</i> en bande dessine que je lisais quand j'tais enfant, enfin je regardais les images. Et puis il y a eu Pasolini et surtout la Mditerrane&nbsp;: Palavas-les-flots en camping-car. Tout cela se met en place dans ce film peut-tre de manire plus harmonieuse qu'auparavant. Mais c'est un peu malgr moi&nbsp;: je ne connais pas les rgles de cette harmonie, et je ne prtends pas les connatre, je suis juste un amateur d'anisette, faut pas s'prendre le chou, man&nbsp;! Je me mfie beaucoup du savoir-faire. La seule chose que je peux affirmer, c'est, encore une fois, que je me sens trs libre  prsent. Regarde, je jumpe&nbsp;! [il sautille sur place] <p class="spip" align='justify'><b class="spip">Comment avez-vous concoct la bande originale du film qui mle deux cultures&nbsp;: la varit et la musique sacre&nbsp;? Ce choix rsonne, le soir au fond des bois, comme un geste politique</b> <p class="spip" align='justify'><a href="http://devilhost.free.fr/mpg/richard4.rm" class="spip_out"><IMG SRC='IMG/art37-4.jpg' ALIGN='right' WIDTH=200 HEIGHT=267 HSPACE=3 VSPACE=3 BORDER=0 ALT='719Ko'></a> Un peu mon neveu&nbsp;! La premire raison, c'est que j'aime beaucoup la varitoche. Mais plus profondment, ce choix est li  un rapport au populaire, essentiel pour moi, vital quoi&nbsp;! Je suis pour le mlange des genres, j'aime que les choses se contaminent, comme dirait Pasolini en filmant une partouze. L'motion que l'on peut ressentir en coutant une chanson populaire, qui nous rappelle un amour, une histoire, quelqu'un&nbsp;: par exemple, tous ces slows sur lesquels on a emball un paquet de boudins qui t'arrachaient la langue avec leurs appareils dentaires...Et bien cette motion est aussi forte, en valeur absolue, que l'motion qui nous saisit lors d'un concert  Bayreuth, quand par exemple on s'touffe&nbsp;: putain encore six heures de hurlements de grosses Frida dguises en viking...Alors qu'on pourrait lire tranquille chez soi la Saga de Gunnlaugr. <p class="spip" align='justify'>C'est la mme motion, c'est la force de la musique, qui est le plus beau des arts. De ce point de vue, on peut dire qu'une chanson de France Gall vaut La Jeune fille et la mort de Schubert. Le romantisme n'est jamais que la varitoche des bourgeois, quand tu y rflechis un peu... Evidemment, dire cela c'est politique. De mme que mettre une citation de la Divine comdie en exergue, c'est une manire de montrer que l'on ne lit pas que <i class="spip">Tl7 jours</i>, que les grandes passions, les grands sentiments, ne sont pas rservs  un petit nombre, etc. Et il n'est pas ncessaire d'avoir lu Dante bien-sr, mais c'est un petit plus quoi. 	 	<HR><FONT SIZE=2><P>[<a href='#nh1' name='nb1' class='spip_note'>1</a>] et gnrosit, (<i class="spip">NDR</i>)<p class='spip_note'></P></FONT>        <P align="right"><font size=3><B><A HREF="forum.php3?id_article=37&titre=Contre%20les%20hommes-requins%20du%20Web&retour=article.php3%3Fid_article%3D37">R&eacute;pondre &agrave; cet article</A></B></font>   	</FONT> 	<BR><BR>  </TD> </TR>  <TR> <TD WIDTH=200 ALIGN="left" VALIGN="bottom"> 	<FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=3>  	 	<P> 	 	<B>Lecultureux</A></B><BR> 	</A> 	<IMG SRC="puce.gif">Lecteur engag 	</P> 	  	   	</FONT> 	<BR><BR>   </TD> </TR>    </TABLE>    <B_forums_liens>   <TABLE WIDTH=100% CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 BORDER=0> <TR WIDTH=100%> <TD WIDTH=100% BACKGROUND="NAVPICS/point.gif"><img src="NAVPICS/rien.gif" alt="" width="8" height="8" border="0"></TD> </TR> </TABLE>  <TABLE CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 BORDER=0 WIDTH=674> <TR WIDTH=674> <TD WIDTH=200 ALIGN="left" VALIGN="top"> 	<BR><BR> 	<FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=2> 	<A NAME='liens_forums'> 	 	 	  	<BR><BR> 	   </CENTER>          <CENTER>  <TABLE WIDTH=100% CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 BORDER=0> <TR WIDTH=100%> <TD WIDTH=100% BACKGROUND="NAVPICS/point.gif"><img src="NAVPICS/rien.gif" alt="" width="8" height="8" border="0"></TD> </TR></TABLE> <TABLE WIDTH=95% CELLPADDING=0 CELLSPACING=0 BORDER=0> <TR> <TD ALIGN="right"> 	<FONT FACE="arial,helvetica,sans-serif" SIZE=1> 	<A HREF="http://leuco-site.net/tv/spip">L-S TV</A> 	| <A HREF="plan.php3">PLAN DU SITE</A> 	| <A HREF="ecrire/">ADMIN</A> 	 &nbsp;  	</FONT>  </TD> </TR> </TABLE> </CENTER>   <BR><BR><BR>  </BODY> </HTML>   
