  <HTML>    <HEAD>  	<TITLE>R&eacute;glage des cam&eacute;ras broadcast</TITLE>  	<META name="author" lang="fr" content="Poisson Emmanuelle">  	<META name="rev" content="07/05/01">  	<META name="url" content="http://www.cst.fr/dtech/31-avr01/dtech31.html">  	<META name="flags" content="cst">  </HEAD>    <BODY BGCOLOR="#ffffff" TEXT="#000000" LINK="#0000ff" VLINK="#000055" ALINK="#ff0000">  <BASEFONT SIZE="2" FACE="Arial, Geneva, Helvetica">  <FONT SIZE="2" FACE="Arial, Geneva, Helvetica">  <TABLE WIDTH="100%">  	<TR>  		<TD ALIGN="left">  			<TT><B>Dossier Technique N31</B></TT>  		</TD>  		<TD ALIGN="right">  			<TT></TT><STRONG><FONT face="Courier New" size=2>Avril         2001</FONT></STRONG>&nbsp;  		</TD>  	</TR>  </TABLE>  <HR>  <CENTER><FONT SIZE="5" COLOR="#0000ff"><B><TT>  Le savoir-faire sous toutes ses formes  </TT></B></FONT></CENTER>  <HR>  <p>  <P></P><BR>   <TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" cellspacing="0" CELLPADDING="0" ALIGN="center"> 	<TR> 		<TD><FONT SIZE="3"><br>Les 8<sup>e</sup>&nbsp;Rencontres de la CST, qui se sont tenues &agrave; Paris le 28 f&eacute;vrier dernier, furent l'occasion d'aborder la question du savoir-faire sous toutes ses formes&nbsp;: de l'usage au cin&eacute;ma des mini cam&eacute;ras num&eacute;riques &agrave; la diffusion de films sur Internet, en passant par la &laquo;french touch&raquo; en mati&egrave;re d'images de synth&egrave;se et de dessin anim&eacute;. Sans oublier, bien entendu, un th&egrave;me cher aux membres de la Commission Sup&eacute;rieure Technique de l'Image et du Son&nbsp;: l'apprentissage du savoir-faire en mati&egrave;re d'acoustique.<br> Autant de sujets qui ont fait l'objet d'&eacute;changes fort int&eacute;ressants.<br></FONT> <P><FONT SIZE="2"><br>C'est Coline Serreau, la r&eacute;alisatrice de <i>Trois hommes et un couffin</i>, qui incarnait cette ann&eacute;e la probl&eacute;matique centrale des d&eacute;bats de ces 8<sup>e</sup> Rencontres de la CST, par son ouverture continuelle &agrave; la technique, en particulier &agrave; travers son dernier film <i>Chaos</i> r&eacute;alis&eacute; &agrave; l'aide de cam&eacute;ras num&eacute;riques.</FONT></TD> 		<TD>&nbsp; &nbsp;</TD> 		<TD> 			<TABLE WIDTH="250" BORDER="0" CELLPADDING="0" ALIGN="center"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image1.jpg" WIDTH="250"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG><br>&nbsp; &nbsp; &nbsp;Coline Serreau, pr&eacute;sidente des 8<sup>e</sup>&nbsp;Rencontres<br>&nbsp; &nbsp; &nbsp;de la CST, est plut&ocirc;t favorable aux nouvelles<br>&nbsp; &nbsp; &nbsp;technologies de prises de vues num&eacute;riques</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</TD> 	</TR> </TABLE> <BR>   <P><FONT SIZE="2"> La pr&eacute;sidente de ces Rencontres donnait d'ailleurs le &laquo;la&raquo; en consid&eacute;rant, dans son discours d'ouverture, que la r&eacute;alisation de films consistait avant tout en un savoir-faire li&eacute; &agrave; la ma&icirc;trise de l'espace et du temps. &laquo;De ce fait, <i>estime Coline Serreau</i>, l'int&eacute;r&ecirc;t du num&eacute;rique r&eacute;side surtout dans le changement de la mani&egrave;re de tourner et de s'approprier cet espace-temps. En une journ&eacute;e, on arrive &agrave; r&eacute;aliser l'&eacute;quivalent de cinq jours de tournage au 35&nbsp;mm&raquo;. Le d&eacute;bat sur les bienfaits et les limites de la production vid&eacute;o num&eacute;rique au cin&eacute;ma &eacute;tait lanc&eacute;... </P></FONT>    <P>&nbsp;<TABLE WIDTH="100%" CELLPADDING="0" CELLSPACING="3">  	<TR>  		<TD NOWRAP><FONT SIZE="4" FACE="Arial, Geneva, Helvetica" COLOR="#0000ff">        <P>La perception &agrave; la base du savoir-faire&nbsp;</P></FONT></TD>  		<TD WIDTH="100%"><TABLE WIDTH="100%" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0" BGCOLOR="#0000ff"><TR>            <TD><IMG alt="" border=0 height=1 src="../ressources/divers/space.gif" width=1></TD></TR></TABLE></TD>  	</TR>  </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Mais avant toute chose, afin d'illustrer les fondements du savoir-faire en mati&egrave;re audiovisuelle, la CST avait fait appel cette ann&eacute;e &agrave; des chercheurs en biophysique qui &eacute;clair&egrave;rent, de leurs lumi&egrave;res, les relations entre l'oreille, l'oeil et le cerveau lors de la perception des sons et des images.</P></FONT>  <table WIDTH="530" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="center"> 	<tr> 		<td valign="top">  			<TABLE WIDTH="240" height="110" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="left"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image2.jpg" WIDTH="240"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>Le Docteur Loth, sp&eacute;cialiste de l'oreille, expliqua combien l'ou&iuml;e a une m&eacute;moire volatile qui doit &ecirc;tre constamment entra&icirc;n&eacute;e</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</td> 		<td valign="top"> 			<TABLE WIDTH="240" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="right"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image3.jpg" WIDTH="240"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>Le Professeur Yvon Grall, mit &eacute;galement en corr&eacute;lation le syst&egrave;me de perception &laquo;oeil-cerveau&raquo;, la cr&eacute;ation artistique et la perception des oeuvres par le spectateur</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</td> 	</tr> </table>  <P><FONT SIZE="2">Le Docteur Drystan Loth expliqua notamment comment l'oreille, par son anatomie, est plus sensible aux variations sonores en fr&eacute;quences, en amplitude ou en volume qu'&agrave; la pr&eacute;sence d'un son monocorde et invariable qui va rapidement endormir le cerveau voire l'hypnotiser, y compris &agrave; fort volume. Ce professeur de biophysique insista sur le fait que la m&eacute;moire auditive, si elle existe, est assez peu utilis&eacute;e par la plupart des gens (aux alentours de 10% de ses capacit&eacute;s) et ne se d&eacute;veloppe que tr&egrave;s lentement, pouvant &agrave; l'inverse r&eacute;gresser rapidement. Toutefois, le Docteur Loth expliqua aussi qu'on pouvait d&eacute;velopper de mani&egrave;re importante sa m&eacute;moire auditive, gr&acirc;ce &agrave; des exercices r&eacute;guliers obligeant le cerveau &agrave; analyser et diff&eacute;rencier les sons. </P></FONT>  <TABLE WIDTH="200" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="right"> 	<TR> 		<TD><IMG SRC="image4.jpg" WIDTH="155" height="210"></TD></TR> 	<TR> 		<TD align="center"><FONT SIZE=1><I><STRONG>Pitof</STRONG></I></FONT></TD></TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Apr&egrave;s un bref expos&eacute; des modes de perception visuels lors de la table ronde qui suivit l'expos&eacute; des scientifiques, Pitof, qui est pass&eacute; de la direction d'effets sp&eacute;ciaux &agrave; la r&eacute;alisation, prit la parole.<br>Celui-ci mit en &eacute;vidence le rapide effet de routine qui s'installe chez le spectateur par rapport &agrave; de nouvelles sensations auditives ou visuelles. Selon lui, c'est m&ecirc;me cette &laquo;routinisation&raquo; qui sert de moteur &agrave; l'&eacute;volution des effets sp&eacute;ciaux visuels et sonores. Il prit, comme exemple, le fameux train des fr&egrave;res Lumi&egrave;re entrant dans la gare de La Ciotat, mais aussi le film, plus r&eacute;cent, <i>l'Exorciste</i> qui, &agrave; l'&eacute;poque de sa premi&egrave;re sortie, provoqua nombre de malaises chez les spectateurs, alors que ses effets morbides ne choquent plus aujourd'hui les habitu&eacute;s &agrave; des effets sp&eacute;ciaux bien plus terrifiants que nous sommes devenus. Plus pr&egrave;s de nous encore, ce sp&eacute;cialiste des effets sp&eacute;ciaux rappela que la perception visuelle au cin&eacute;ma changeait du fait de l'impr&eacute;gnation par les jeunes de jeux vid&eacute;o. &laquo;Du coup, <i>souligne Pitof</i>, on donne un rythme beaucoup plus rapide aux films avec des cam&eacute;ras subjectives et objectives, faisant entrer le spectateur au plus pr&egrave;s de l'action... comme dans un jeu vid&eacute;o&raquo;.</P></FONT>  <P>&nbsp;<TABLE WIDTH="100%" CELLPADDING="0" CELLSPACING="3"> 	<TR> 		<TD NOWRAP><FONT SIZE="4" FACE="Arial, Geneva, Helvetica" COLOR="#0000ff">       <P>Effet de fusion et r&eacute;verb&eacute;ration&nbsp;</P></FONT></TD> 		<TD WIDTH="100%"><TABLE WIDTH="100%" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0" BGCOLOR="#0000ff"><TR>           <TD><IMG alt="" border=0 height=1 src="../ressources/divers/space.gif" width=1></TD></TR></TABLE></TD>     </TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">D'exercer son acuit&eacute; et donc sa m&eacute;moire auditive, il &eacute;tait &eacute;galement question lors de l'expos&eacute; de Patrick Th&eacute;venot et S&eacute;bastien Noly qui se sont exprim&eacute;s sur leur m&eacute;thode de formation au sein du laboratoire d'acoustique de l'INA. Nos deux enseignants de l'INA ont, en effet, mis au point une m&eacute;thode sur support DVD-Rom qui, de mani&egrave;re tr&egrave;s visuelle, permet de prendre conscience des principaux crit&egrave;res objectifs n&eacute;cessaires &agrave; la compr&eacute;hension des ph&eacute;nom&egrave;nes sonores, et donc &agrave; la manipulation d'une bande son. Cette recherche met notamment en &eacute;vidence l'influence entre le son direct et le son r&eacute;verb&eacute;r&eacute; et distingue la notion d'effet de fusion par rapport &agrave; celle, plus traditionnelle, d'effet r&eacute;verb&eacute;rant. Cet effet de fusion fait varier le timbre et l'&eacute;quilibre du son direct en fonction d'un champ r&eacute;verb&eacute;r&eacute; tr&egrave;s proche.</P></FONT>   <table WIDTH="530" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="center"> 	<tr> 		<td valign="top">  			<TABLE WIDTH="250" height="110" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="left"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image5.jpg" WIDTH="250"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>Effet de fusion</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</td> 		<td valign="top"> 			<TABLE WIDTH="250" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="right"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image6.jpg" WIDTH="250"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>La courbe de fusion permet de comprendre &agrave; partir de quel niveau de r&eacute;flexion du son, on passe de l'effet de fusion &agrave; celui de r&eacute;verb&eacute;ration</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</td> 	</tr> </table>  <P><FONT SIZE="2">A partir de mesures objectives, des multiples &eacute;coutes diverses et en pla&ccedil;ant des panneaux r&eacute;flecteurs jusqu'&agrave; 80&nbsp;cm d'un musicien, Patrick Th&eacute;venot et S&eacute;bastien Noly mettent en &eacute;vidence qu'il faut tenir compte de cette variation de timbre induite par des surfaces r&eacute;verb&eacute;rantes proches de la source (&agrave; moins d'un m&egrave;tre par exemple), en plus de la prise en compte habituellement faite des r&eacute;verb&eacute;rations (induites par une r&eacute;flexion au-del&agrave; de 10&nbsp; millisecondes).<br> Selon la m&eacute;thode d'analyse de nos deux enseignants-chercheurs de l'Institut National de l'Audiovisuel, pour obtenir un son d'une parfaite neutralit&eacute;, il serait donc souhaitable de se rapprocher d'une fr&eacute;quence de fusion, limite au-del&agrave; de laquelle on entre dans les plages de r&eacute;verb&eacute;ration et en de&ccedil;&agrave; de laquelle l'effet de fusion renforce le timbre de la source (jusqu'&agrave; 3&nbsp;dB dans les aigus avec un panneau plac&eacute; &agrave; 40&nbsp;cm de la source sonore).</P></FONT>  <P>&nbsp;<TABLE WIDTH="100%" CELLPADDING="0" CELLSPACING="3"> 	<TR> 		<TD NOWRAP><FONT SIZE="4" FACE="Arial, Geneva, Helvetica" COLOR="#0000ff">       <P>Le &laquo;Rasti&raquo;, une m&eacute;thode d'&eacute;valuation de l'intelligibilit&eacute;&nbsp;</P></FONT></TD> 		<TD WIDTH="100%"><TABLE WIDTH="100%" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0" BGCOLOR="#0000ff"><TR>           <TD><IMG alt="" border=0 height=1 src="../ressources/divers/space.gif" width=1></TD></TR></TABLE></TD> 	</TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Dans la joie et la bonne humeur, Pascal Chedeville, membre actif de la CST, nous rappelle que le &laquo;Rasti&raquo; n'est pas un l&eacute;murien australien ou un ap&eacute;ritf oriental mais bien un proc&eacute;d&eacute; de calcul simplifi&eacute; de Speech Transmission Index (STI).</P></FONT>  <TABLE WIDTH="250" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="center"> 	<TR> 		<TD><IMG SRC="image8.jpg" WIDTH="250"></TD></TR> 	<TR> 		<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>Pascal Chedeville et Patrick Th&eacute;venot, tous deux professeurs &agrave; l'INA, ont r&eacute;uni de tr&egrave;s nombreux sp&eacute;cialistes lors de leur table ronde</STRONG></I></FONT></TD></TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Il s'agit, autrement dit, d'un indice d'articulation servant &agrave; mesurer le poucentage d'intelligibilit&eacute; que l'on met aujourd'hui assez facilement en oeuvre en mesurant la r&eacute;ponse impulsionnelle d'une salle. Pour ce faire, un micro de mesure, un ordinateur muni d'une carte son pro et un logiciel d'analyse de type Smaart font l'affaire.</P></FONT>  <TABLE width="100%"> 	<TR> 		<TD> 			<TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="left"> 				<TR> 					<TD><P><FONT SIZE="2"><br>Patrick Th&eacute;venot, membre lui aussi de la CST, nous montre ensuite, au travers d'un cas pratique, que le Rasti peut perdre de sa perspicacit&eacute; lorsqu'on se trouve en milieu r&eacute;verb&eacute;rant et que les enceintes utilis&eacute;es ne pr&eacute;sentent pas des qualit&eacute;s de directivit&eacute; contr&ocirc;l&eacute;e suffisantes.<br> N&eacute;anmoins, conclut Pascal Chedeville, avec un temps de r&eacute;verb&eacute;ration de l'ordre de 0.6 ou 0.8 seconde, le Rasti se montre en pratique tout &agrave; fait pertinent d'apr&egrave;s les relev&eacute;s effectu&eacute;s dans une cinquantaine de salles. Voil&agrave; un indice de mesure que les exploitants peuvent prendre au s&eacute;rieux, d'autant que la mode des niveaux &eacute;lev&eacute;s oblige certains &agrave; baisser le volume en salle, entra&icirc;nant du coup un niveau de dialogue plus faible, d'o&ugrave; des probl&egrave;mes d'intelligibilit&eacute; dans les salles plus pointues.</P></FONT></TD></TR> 		</TABLE></TD> 		<TD> 			<TABLE WIDTH="280" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="right"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image9.jpg" WIDTH="280" align="right"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;Pascal Chedeville et Patrick Th&eacute;venot ont mis un<br>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;principe de localisation sonore des instruments<br>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;qui permet de mat&eacute;rialiser sous forme visuelle<br>&nbsp; &nbsp; &nbsp; &nbsp;les principes acoustiques</STRONG></I></FONT></TD></TR> 		</TABLE></TD> 	</TR> </TABLE>  <P>&nbsp; <!--  Tableau 1  --> <TABLE width="100%"> <table width="550" border="1" cellpadding="0" cellspacing="0" bgcolor="#FEF8D6" align="center" bordercolor="#F0C662"> 	<tr> 		<td> 			<table width="100%" cellspacing="5" cellpadding="12"> 			    <tr> 			        <td> 		<p align="center"><font color="#000080" size="3" face="Arial"><strong>Les ateliers audio</strong></font></p> 		<p align="left"><font size="2" face="Arial">En marge des expos&eacute;s et pr&eacute;sentations audio davantage ax&eacute;s sur l'acoustique, les participants &agrave; ces 8<sup>e</sup>&nbsp;Rencontres ont pu assister &agrave; deux ateliers qui, tout au long de la journ&eacute;e, se sont d&eacute;roul&eacute;s en parall&egrave;le avec la participation des soci&eacute;t&eacute;s Studer et Digidesign.<br> 		La premi&egrave;re, Studer, pr&eacute;sentait son syst&egrave;me BRS (Binaural Room Scanning) dont l'ambition est de simuler l'acoustique d'une r&eacute;gie multicanal existante, en utilisant un casque muni d'un syst&egrave;me de suivi des mouvements de t&ecirc;te (&laquo;Head Tracker&raquo;) reli&eacute; &agrave; un processeur pouvant prendre en charge jusqu'&agrave; huit canaux. Pour obtenir cette simulation, la r&eacute;ponse impulsionnelle binaurale de chaque haut-parleur a &eacute;t&eacute; mesur&eacute;e par une t&ecirc;te artificielle situ&eacute;e au point optimal d'&eacute;coute de plusieurs r&eacute;gies (&laquo;Hot Spot&raquo;). Comme ce travail a &eacute;t&eacute; effectu&eacute; pour chaque r&eacute;gie sous plusieurs angles dans le plan horizontal (jusqu'&agrave; plus ou moins 45&deg; de rotation de la t&ecirc;te artificielle), le syst&egrave;me, gr&acirc;ce au Head Tracker, prend en compte l'orientation de la t&ecirc;te de l'auditeur et donne un rendu o&ugrave; les sources sonores restent stables. Selon Ulrich Orbach, membre de Studer, la version d&eacute;finitive du BRS devrait &ecirc;tre disponible au mois de juin prochain, &agrave; un prix l&eacute;g&egrave;rement inf&eacute;rieur &agrave; 45&nbsp;000&nbsp;F.<br> 		De son c&ocirc;t&eacute;, Digidesign avait mis en situation une station compl&egrave;te comprenant un Pro&nbsp;Tools&nbsp;24&nbsp;Mix&nbsp;Plus avec option AVXL et surface de commande Procontrol dans un environnement 5.1. Pascal Flork, expert produit chez Digidesign, en profita pour faire le point sur les possibilit&eacute;s de montage et de mixage du syst&egrave;me et &eacute;voquer, entre autres, les fonctions de montage et les possibilit&eacute;s de routing de la toute nouvelle version 5.1 du logiciel Pro Tools.</FONT></td></tr></table> </td></tr></table> </TABLE> <br><BR>  <TABLE WIDTH="340" CELLPADDING="0" CELLSPACING="0" ALIGN="center"> 	<TR> 		<TD> 			<TABLE WIDTH="300" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="center"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image10.jpg" WIDTH="300"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>&laquo;L'ordinateur acteur&raquo;, expos&eacute; pr&eacute;sent&eacute; par Jean-Marc Laubin, ma&icirc;tre de conf&eacute;rence &agrave; l'Universit&eacute; de Valenciennes</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</TD> 	</TR> </TABLE>   <P>&nbsp;<TABLE WIDTH="100%" CELLPADDING="0" CELLSPACING="3"> 	<TR> 		<TD NOWRAP><FONT SIZE="4" FACE="Arial, Geneva, Helvetica" COLOR="#0000ff">       <P>Produire et diffuser&nbsp;: comment bien faire&nbsp;?&nbsp;</P></FONT></TD> 		<TD WIDTH="100%"><TABLE WIDTH="100%" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0" BGCOLOR="#0000ff"><TR>           <TD><IMG alt="" border=0 height=1 src="../ressources/divers/space.gif" width=1></TD></TR></TABLE></TD> 	</TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Anim&eacute;e par Pierre Lavoix, directeur qualit&eacute;/exploitation &agrave; TF1, cette table ronde &agrave; laquelle participaient Matthieu Sintas (CST), Herv&eacute; Le Coz (Duran/Duboi), Pierre Lavoix (TF1), Jean Haffner (exploitant de salle), Philippe Pavant (directeur de la photo), Francis Perreard (Dolby) et Ivan Le Moine (r&eacute;alisateur), posait une question complexe et sans doute trop vaste pour pouvoir pr&eacute;trendre y r&eacute;pondre dans le laps de temps imparti. Effectivement, la multiplication des canaux de diffusion destin&eacute;s &agrave; la consommation de programmes audiovisuels multiplie &agrave; l'envi les normes et les plobl&egrave;mes de compatibilit&eacute;. Entre un &eacute;cran de cin&eacute;ma qui mesure 200&nbsp;m<sup>2</sup> et l'&eacute;cran d'un poste de t&eacute;l&eacute;vision qui r&eacute;duit l'image &agrave; environ 1/4&nbsp;de m<sup>2</sup>, il y a un monde, rappelle Matthieu Sintas. Lequel souligne l'importance de r&eacute;aliser un PAD adapt&eacute; &agrave; chaque vecteur de diffusion. Il &eacute;voquera, par la suite, les travaux actuellement en cours visant &agrave; mod&eacute;liser le rendu d'une projection en salle, d'une diffusion TV, par satellite ou en DVD. Cette simulation pourrait &ecirc;tre accessible au moment du montage, du mixage ou de l'&eacute;talonnage. De quoi travailler en parfaite connaissance du r&eacute;sultat final.<br> De son c&ocirc;t&eacute;, Ivan Le Moine exprime clairement la souffrance et les frustrations qu'engendre chez lui chaque diffusion TV de ses oeuvres. Herv&eacute; Le Coz, en tant que prestataire de post-production, constate, quant &agrave; lui, le r&eacute;el souci de qualit&eacute; exprim&eacute; par les diffuseurs, mais d&eacute;plore le manque de ma&icirc;trise des productions en mati&egrave;re de post-production et les d&eacute;rapages dus aux insuffisances en mati&egrave;re budg&eacute;taire. Pour Philippe Pavant, m&ecirc;me si le 35&nbsp;mm et la sortie en salle restent une r&eacute;f&eacute;rence incontournable en fiction, le PAD devient, pour un directeur de la photo, aussi important que la v&eacute;rification des copies. Le but &eacute;tant, quoi qu'il en soit, de &laquo;rester au service du r&eacute;alisateur&raquo;, quitte &agrave; prendre quelques libert&eacute;s avec les normes si le projet artistique le demande. Dans ce cas, pr&eacute;cise Pierre Lavoix&nbsp;: &laquo;Il convient de ma&icirc;triser parfaitement la cha&icirc;ne de diffusion, de fa&ccedil;on &agrave; pouvoir garantir qu'un effet artistique, o&ugrave; la norme est quelque peu bafou&eacute;e, sera respect&eacute; au moment de la diffusion&raquo;.</P></FONT>  <TABLE WIDTH="310" CELLPADDING="0" CELLSPACING="0" ALIGN="left"> 	<TR> 		<TD> 			<TABLE WIDTH="280" BORDER="0" CELLPADDING="5" ALIGN="left"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image11.jpg" WIDTH="280"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>Plateau r&eacute;unissant de nombreux m&eacute;tiers de la production et de la la diffusion </STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</TD> 	</TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Un peu aux fronti&egrave;res du sujet, Jean Haffner &eacute;voque n&eacute;anmoins avec brio son exp&eacute;rience de la qualit&eacute; en tant qu'exploitant de salle. Il prend en compte non seulement des crit&egrave;res techniques, comme la qualit&eacute; des &eacute;quipements, le respect des normes et des recommandations ou la maintenance, mais &eacute;voque aussi des aspects plus marketing comme la qualit&eacute; de la mise en s&eacute;ance, de l'accueil, etc.<br> Un peu limit&eacute; par le temps, Francis Perreard soul&egrave;ve rapidement deux probl&egrave;mes importants li&eacute;s &agrave; la qualit&eacute; audio. En tant que consultant Dolby, il insiste sur la n&eacute;cessit&eacute; de pr&eacute;voir un mixage TV/vid&eacute;o sp&eacute;cifique pour limiter la dynamique des films mix&eacute;s en Dolby digital. Il explique &eacute;galement la n&eacute;cessit&eacute; de faire appel &agrave; un harmoniseur pour combler le changement de tonalit&eacute; des films tourn&eacute;s en vid&eacute;o, puis convertis &agrave; 24&nbsp;images/seconde pour le passage en salle. Voil&agrave; un sujet qui, &agrave; lui seul, aurait justifi&eacute; un atelier d'autant plus bienvenu que l'utilisation des cam&eacute;ras vid&eacute;o en tournage film &eacute;tait, comme nous allons le voir, particuli&egrave;rement &agrave; l'ordre du jour durant ces 8<sup>e</sup>Rencontres...</P></FONT>  <P>&nbsp;<TABLE WIDTH="100%" CELLPADDING="0" CELLSPACING="3"> 	<TR> 		<TD NOWRAP><FONT SIZE="4" FACE="Arial, Geneva, Helvetica" COLOR="#0000ff">       <P>La qualit&eacute; des images soluble dans le streaming media&nbsp;</P></FONT></TD> 		<TD WIDTH="100%"><TABLE WIDTH="100%" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0" BGCOLOR="#0000ff"><TR>           <TD><IMG alt="" border=0 height=1 src="../ressources/divers/space.gif" width=1></TD></TR></TABLE></TD> 	</TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Si l'on a beaucoup parl&eacute; du son durant cette journ&eacute;e, la qualit&eacute; des images ne fut pas oubli&eacute;e pour autant. Elle occupa le centre d'un des d&eacute;bats dont le th&egrave;me &eacute;tait le &laquo;streaming media&raquo;.</P></FONT>  <TABLE WIDTH="195" CELLPADDING="0" CELLSPACING="10" ALIGN="right"> 	<TR> 		<TD> 			<TABLE WIDTH="155" BORDER="0" CELLPADDING="3" ALIGN="right"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image12.jpg" height="177" WIDTH="155" ALIGN="right"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>Dominique Delport, soci&eacute;t&eacute; Streampower</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</TD> 	</TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">A la tribune, deux responsables de Streampower&nbsp;: Dominique Delporte, son P-DG et Vianney Habar, responsable de l'encodage. Streampower a en effet d&eacute;j&agrave; eu l'occasion, pour le compte de <A HREF="http://www.primefilm.com">primefilm.com</A> et de Netcine (projet de Path&eacute;), d'encoder des films destin&eacute;s &agrave; &ecirc;tre diffus&eacute;s sur le Net.<br> Vianney Habar, auparavant sp&eacute;cialiste de l'encodage chez Apple, explique ses pr&eacute;f&eacute;rences en mati&egrave;re de syst&egrave;mes d'encodage&nbsp;: d'Apple Quick-Time pour les petites s&eacute;quences vid&eacute;o &agrave; Windows Media pour les longs m&eacute;trages, en passant par Real Player 8 pour les s&eacute;quences destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre visualis&eacute;es &agrave; bas d&eacute;bit. Il explique &eacute;galement qu'on peut r&eacute;gler la saturation des couleurs, le nombre d'images par seconde... Toutefois, la salle comme la tribune reconnaissent en choeur que tout ceci rel&egrave;ve du domaine de la bidouille et qu'il est encore bien difficile sur ce march&eacute; naissant d'&eacute;tablir des normes de qualit&eacute;. Les uns prennent comme exemple le Mpeg-4 vou&eacute; &agrave; l'&eacute;chec car d&eacute;j&agrave; d&eacute;pass&eacute;, les autres indiquent quelques solutions d'encodage Mpeg-4 de type hardware cens&eacute;es am&eacute;liorer les choses... On &eacute;voque aussi le multicast transmission simultan&eacute;e d'un m&ecirc;me signal vid&eacute;o sous IP &agrave; une multitude d'internautes), comme l'une des voies possibles contre l'engorgement rapide des r&eacute;seaux qu'engendrera l'essor de la diffusion de vid&eacute;os sur le Net.<br> Enfin, au-del&agrave; de la technique, il fut question de la r&eacute;ticence des grandes majors du film face aux nouveaux probl&egrave;mes de piratages et de droits que pose l'Internet.</P></FONT>   <P>&nbsp;<TABLE WIDTH="100%" CELLPADDING="0" CELLSPACING="3"> 	<TR> 		<TD NOWRAP><FONT SIZE="4" FACE="Arial, Geneva, Helvetica" COLOR="#0000ff">       <P>Le DV, un outil parmi d'autres&nbsp;</P></FONT></TD> 		<TD WIDTH="100%"><TABLE WIDTH="100%" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0" BGCOLOR="#0000ff"><TR>           <TD><IMG alt="" border=0 height=1 src="../ressources/divers/space.gif" width=1></TD></TR></TABLE></TD> 	</TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">La qualit&eacute; des images prises avec des cam&eacute;ras DV et destin&eacute;es &agrave; &ecirc;tre diffus&eacute;es dans des salles de cin&eacute;ma souleva &eacute;galement nombre d'interrogations chez les professionnels du cin&eacute;ma lors d'un autre d&eacute;bat de ces Rencontres. Il faut signaler, &agrave; ce titre, que le ph&eacute;nom&egrave;ne prend de l'ampleur puisque, comme le rappelait l'un des orateurs &agrave; la tribune, dans l'Hexagone, en 2000, vingt-cinq longs m&eacute;trages ont &eacute;t&eacute; tourn&eacute;s &agrave; l'aide de cam&eacute;ras num&eacute;riques.<br> </P></FONT>  <TABLE WIDTH="240" CELLPADDING="0" CELLSPACING="10" ALIGN="left"> 	<TR> 		<TD> 			<TABLE WIDTH="200" BORDER="0" CELLPADDING="3" ALIGN="left"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image13.jpg" WIDTH="200" ALIGN="left"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>Jimmy Glasberg</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</TD> 	</TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Le d&eacute;bat intitul&eacute; &laquo;Le savoir-faire des gens d'images et les nouvelles cam&eacute;ras&raquo; r&eacute;unissait plusieurs r&eacute;alisateurs et chefs op&eacute;rateurs&nbsp;: Dominique Brabant, Jean-Fran&ccedil;ois Robin, Jimmy Glasberg, G&eacute;rard Mordillat... Il tourna d'abord autour des exp&eacute;riences de chacun en mati&egrave;re de maniement de ces petites cam&eacute;ras num&eacute;riques.<br> Selon Jimmy Glasberg, l'essor des cam&eacute;ras num&eacute;riques ne change pas fondamentalement la distinction entre trois types de cam&eacute;ras d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sentes dans le cin&eacute;ma&nbsp;: les cam&eacute;ras de poing, les cam&eacute;ras d'&eacute;paule et les cam&eacute;ras sur machinerie. Pour Jimmy Glasberg, il ne s'agit que d'un moyen de plus, mais pas la panac&eacute;e. Notre &eacute;poque lui rappelle celle o&ugrave; l'on tournait en 16&nbsp;mm, gonfl&eacute; en 35&nbsp;mm, pour obtenir des images granuleuses. Jimmy Glasberg voit surtout dans le tournage en DV une autre approche de la cin&eacute;matographie qui privil&eacute;gie l'&eacute;motion.<br> M&ecirc;me son de cloche ou presque chez G&eacute;rard Mordillat, pour qui le num&eacute;rique est un bon moyen de privil&eacute;gier des images expressives, m&ecirc;me si l'outil montre des limites techniques, notamment en termes de rendu des sc&egrave;nes en ext&eacute;rieur, lumi&egrave;re du jour avec un beau soleil. Ces cam&eacute;ras offrent alors assez peu de possibilit&eacute;s d'agir sur la profondeur de champ.<br> Les d&eacute;bats tournent aussi longuement autour de la possibilit&eacute; de r&eacute;duire le travail sur les lumi&egrave;res qu'entra&icirc;ne le num&eacute;rique. La r&eacute;duction des &eacute;quipes appara&icirc;t plut&ocirc;t comme une chose positive pour les professionnels pr&eacute;sents &agrave; la tribune. G&eacute;rard Mordillat consid&egrave;re ainsi comme une bonne chose que, pour une fois, ce ne soit pas la lourde organisation d'un film en 35&nbsp;mm qui porte le r&eacute;alisateur et prenne le relais de son oeil, comme c'est malheureusement souvent le cas. Dans la salle en revanche, l'opinion est plus mitig&eacute;e. On s'inqui&egrave;te du risque d'obtenir en num&eacute;rique des images norm&eacute;es &agrave; force de ne travailler plus autant la lumi&egrave;re, de ne plus faire de long travelling ou de jouer avec les longues focales...<br> Toutefois, pour Jean-Fran&ccedil;ois Robin, il ne s'agit pas de limites techniques. C'est avant tout un choix d'&eacute;criture li&eacute; &agrave; l'usage de cam&eacute;ras miniature. &laquo;C'est pour cela que, jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, on est all&eacute; vers des films r&eacute;alis&eacute;s avec de courtes focales&raquo;. Un avis partag&eacute; par Jimmy Glasberg qui explique que ce sont surtout les effets de mode et la lassitude du public qui font abandonner les champs/contrechamps.<br> Enfin, pour G&eacute;rard Mordillat, la r&eacute;duction des &eacute;quipes image en num&eacute;rique est un faux probl&egrave;me, puisque, lui, a eu l'occasion de tourner un long m&eacute;trage en num&eacute;rique en quarante jours, tout comme nombre de productions en 35&nbsp;mm. &laquo;Il faut cesser de penser que le num&eacute;rique est une mani&egrave;re  de faire des &eacute;conomies. Ce serait trop normatif. Le num&eacute;rique introduit plus de souplesse au moment du tournage. Mais il m'est arriv&eacute; de tourner des sc&egrave;nes avec autant de techniciens qu'en 35&nbsp;mm et d'autres sc&egrave;nes en tout petit comit&eacute;&raquo;.<br> Le mot de la fin de ce d&eacute;bat tr&egrave;s vivant revient &agrave; Jean-Fran&ccedil;ois Robin, pour qui&nbsp;: &laquo;C'est ce qui se passe devant l'objectif et non pas derri&egrave;re qui est important&raquo;.</P></FONT>      <P>&nbsp;<TABLE WIDTH="100%" CELLPADDING="0" CELLSPACING="3"> 	<TR> 		<TD NOWRAP><FONT SIZE="4" FACE="Arial, Geneva, Helvetica" COLOR="#0000ff">       <P>La french touch en question&nbsp;</P></FONT></TD> 		<TD WIDTH="100%"><TABLE WIDTH="100%" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0" BGCOLOR="#0000ff"><TR>           <TD><IMG alt="" border=0 height=1 src="../ressources/divers/space.gif" width=1></TD></TR></TABLE></TD> 	</TR> </TABLE> <br> <TABLE WIDTH="210" BORDER="0" CELLPADDING="0" ALIGN="left"> 	<TR> 		<TD> 			<TABLE WIDTH="170" BORDER="0" CELLPADDING="5"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image14.jpg" WIDTH="170" align="left"></TD></TR> 				<TR> 					<TD><FONT SIZE=1><I><STRONG>Shelley Page a expliqu&eacute; que les studios hollywoodiens comme le sien, Dreamworks, recherchaient des sp&eacute;cialistes fran&ccedil;ais du dessin anim&eacute; et de l'image de synth&egrave;se</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> </TD></TR></TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Autre point d'orgue de ces 8<sup>e</sup>Rencontres de la CST, le d&eacute;bat intitul&eacute; &laquo;French Touch&nbsp;: fantasme ou r&eacute;alit&eacute;&nbsp;?&raquo;, dirig&eacute; par Fran&ccedil;ois Guillon, superviseur d'effets sp&eacute;ciaux, fut riche d'enseignements.<br> Parmi les intervenants, Jerzy Kular, r&eacute;alisateur de films en images de synth&egrave;se pour parcs d'attraction dans le monde entier, c'est avant tout le rapport qualit&eacute;-prix des fran&ccedil;ais qui int&eacute;resse les grands studios am&eacute;ricains. Des prestataires, comme ILM ou Digital Domain, sont souvent trop chers pour nombre de productions hollywoodiennes. Sans compter qu'aux Etats-Unis, les prestataires en images de synth&egrave;se de second plan, du fait de la mobilit&eacute; professionnelle tr&egrave;s grande, &eacute;prouvent des difficult&eacute;s &agrave; garder leurs meilleurs &eacute;l&eacute;ments. Certains studios am&eacute;ricains pr&eacute;f&egrave;rent donc se tourner vers les fran&ccedil;ais Exmachina, Duboi, Mikros, Mac Guff... en &eacute;tant s&ucirc;rs que la qualit&eacute; sera au rendez-vous.<br> De son c&ocirc;t&eacute;, Shelley Page, charg&eacute;e par Dreamworks de d&eacute;nicher des talents en Europe, appr&eacute;cie chez les professionnels fran&ccedil;ais de l'image de synth&egrave;se et du dessin anim&eacute;, leur formation classique. C'est ainsi que quelques Fran&ccedil;ais issus de la bande dessin&eacute;e traditionnelle ont r&eacute;ussi &agrave; s'ins&eacute;rer dans les productions am&eacute;ricaines au tout d&eacute;but du processus de fabrication, dans la partie cr&eacute;ative. D'autres profils, plus techniques, ont travaill&eacute; durant plusieurs mois sur les effets 3D d'une des derni&egrave;res productions de Dreamworks, baptis&eacute;e &laquo;Shrek&raquo;.<br> </P></FONT>  <TABLE WIDTH="390" CELLPADDING="0" CELLSPACING="10" ALIGN="center"> 	<TR> 		<TD> 			<TABLE WIDTH="350" BORDER="0" CELLPADDING="3" ALIGN="center"> 				<TR> 					<TD><IMG SRC="image15.jpg" WIDTH="350" ALIGN="center"></TD></TR> 				<TR> 					<TD align="center"><FONT SIZE=1><I><STRONG>Table ronde conduite par Christian Guillon</STRONG></I></FONT></TD></TR> 			</TABLE> 		</TD> 	</TR> </TABLE>  <P><FONT SIZE="2">Pour &ecirc;tre tout &agrave; fait honn&ecirc;tes, il convient de pr&eacute;ciser que la repr&eacute;sentante de Dreamworks indiqua qu'en Allemagne et en Angleterre, on trouvait &eacute;galement de bons professionnels ma&icirc;trisant parfaitement les techniques de l'infographie appliqu&eacute;e au dessin anim&eacute;. Shelley Page souligna que la diff&eacute;rence concernait principalement la cr&eacute;ativit&eacute; des images produites en France, une qualit&eacute; que l'on trouve aussi chez certains studios anglais comme Artman. &laquo;Le travail des studios et des &eacute;coles europ&eacute;ennes est souvent moins aseptis&eacute; que celui des Am&eacute;ricains o&ugrave; l'on a tendance &agrave; copier de mani&egrave;re cyclique les productions qui marchent&raquo;. Voil&agrave; qui laisse penser que la fameuse &laquo;french touch&raquo; n'est pas pr&ecirc;te de s'&eacute;teindre.</P></FONT>   </P></FONT>  <BR><BR>    </TABLE></TABLE>  <br>  <TABLE width="200" border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" ALIGN="right"> 	<p><FONT FACE="Arial, Geneva, Helvetica" SIZE=2><EM>Marc Bourhis et Beno&icirc;t St&eacute;fani</EM></FONT> </TABLE>  <p>&nbsp;</p> <p>&nbsp;</p>  <CENTER>  <p><FONT SIZE=1><I>2001, <A HREF="http://www.cst.fr" TARGET="_top">Commission Suprieure Technique de l'Image et du Son</A></I></FONT>  </CENTER></FONT></P></BASEFONT>    </BODY>  </HTML>  <br>  
