<html> <head> <title>arts_et_sens</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head> <body bgcolor="#663399" text="#FFFFFF"> <div align="left">    <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" align="center" width="617">     <tr>        <td align="right" valign="bottom" width="219">          <div align="left"><b><a name="top"></a><a href="../menu.html"><img src="../images/artsetsens.jpg" width="210" height="204" align="bottom" alt="Retour menu" border="0"></a><img src="../menu/shim.gif" width="8" height="1"></b></div>       </td>       <td align="justify" valign="bottom" >          <div align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2"><font color="#FFFFFF"><font size="2" color="#CCCCCC">P</font><font color="#CCFF99">ar            lequel des cinq sens l&#146;homme s&#146;&eacute;veilla-t-il au monde&nbsp;?</font></font><br>           <font color="#CCFF99">Se servit-il d&#146;abord de ses yeux, profitant            de la lumi&egrave;re r&eacute;cemment invent&eacute;e&nbsp;? Quelle            facult&eacute;, de l&#146;ou&iuml;e ou de l&#146;odorat - chant des            oiseaux ou parfums d&#146;Eden -, le vit &eacute;merger de la glaise&nbsp;?            </font></font><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#CCFF99">&Agrave;            moins qu&#146;il n&#146;ait v&eacute;ritablement rejoint sa conscience            qu&#146;en mordant dans le Fruit D&eacute;fendu - le go&ucirc;t lui            aurait alors r&eacute;v&eacute;l&eacute; sa condition humaine.</font></div>       </td>     </tr>     <tr>        <td colspan="2" align="right" valign="bottom">          <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF"><br>           Non, pour tous les amoureux de l&#146;art, le doute n&#146;est pas permis,            et une seule r&eacute;ponse est possible, parce que c&#146;est Michel-Ange            qui la donne au plafond de la Chapelle Sixtine&nbsp;: l&#146;esprit            de l&#146;homme est sorti des limbes lorsque Dieu a effleur&eacute;            de son doigt sa main tendue, dans un geste &agrave; la fois nonchalant            et grandiose. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Au            commencement, donc, &eacute;tait le toucher&nbsp;? &Eacute;ternel d&eacute;bat,            classement hasardeux, que l&#146;art dans tous ses &eacute;tats et sous            toutes ses formes ne s&#146;est jamais risqu&eacute; &agrave; r&eacute;soudre.            Non que le th&egrave;me des cinq sens ne soit pas pr&eacute;sent dans            l&#146;histoire des Beaux-Arts. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Sa            repr&eacute;sentation, au premier ou au second degr&eacute; - sujet            principal en composition all&eacute;gorique ou indirectement &eacute;voqu&eacute;            &agrave; travers une sc&egrave;ne de genre - en est m&ecirc;me un des            th&egrave;mes traditionnels, et ce, depuis le Moyen &Acirc;ge. Le langage            iconographique, qui lui est propre, appara&icirc;t avec les bestiaires            et conna&icirc;tra une certaine long&eacute;vit&eacute;, puisqu&#146;il            perdure, peu ou prou, jusqu&#146;au XVIIIe si&egrave;cle.</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">            Il est amusant de constater par exemple, qu&#146;on retrouve dans la            sc&egrave;ne du toucher (un couple d&#146;amants enlac&eacute;s) d&#146;une            s&eacute;rie de gravures sur cuivre de Saenredam (1565-1607) d&#146;apr&egrave;s            Goltzius, la m&ecirc;me tortue consacr&eacute;e &agrave; ce sens d&egrave;s            le XIIe si&egrave;cle&nbsp;! Un &eacute;rudit p&eacute;rugin, Cesare            Ripa, publie en 1593 un dictionnaire iconologique des all&eacute;gories            et attributs, traduit et repris en 1644 &agrave; Paris par Jacques Baudoin.            Il recense les symboles associ&eacute;s aux sens, qui &eacute;taient            d&eacute;j&agrave; ceux des bestiaires</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">C&#146;est            ainsi que la vue est repr&eacute;sent&eacute;e par l&#146;aigle ou le            vautour, le loup-cervier ou lynx, mais aussi, de fa&ccedil;on plus inattendue,            par une guirlande ou un bouquet de fenouil&nbsp;; l&#146;allusion &agrave;            l&#146;ou&iuml;e se reconna&icirc;t &agrave; la pr&eacute;sence de la            taupe, du li&egrave;vre, du rameau de myrte, de l&#146;oreille de taureau,            du cerf ou de la biche&nbsp;; le chien de chasse, le vautour, la rose            ou le lys repr&eacute;sentent l&#146;odorat, tandis que le singe, le            faucon ou la pomme symbolisent le go&ucirc;t ; quant au toucher, il            s&#146;accompagne de la tortue d&eacute;j&agrave; cit&eacute;e ou de            l&#146;araign&eacute;e, de l&#146;hermine, du h&eacute;risson, et parfois,            curieusement, de l&#146;hu&icirc;tre. N&eacute;anmoins, une &eacute;volution            de taille na&icirc;t de la lecture de plus en plus r&eacute;pandue des            textes d&#146;Aristote, traduits depuis le XIIe si&egrave;cle, notamment            De Sensu et sensato.</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">D&eacute;sormais,            les cinq sens seront personnifi&eacute;s par un &ecirc;tre humain, le            plus souvent une femme ou un jeune gar&ccedil;on tenant un miroir ou            un panier de fruits, une gerbe de fleurs ou un luth, caressant un animal            fabuleux. C&#146;est, bien s&ucirc;r, ce symbolisme profane qui s&#146;affiche            dans la c&eacute;l&egrave;bre suite des tapisseries de La Dame &agrave;            la Licorne (entre 1484 et 1500), expos&eacute;e au mus&eacute;e de Cluny&nbsp;.            Dans chacune des cinq premi&egrave;res pi&egrave;ces, une &eacute;l&eacute;gante            jeune femme, v&ecirc;tue de splendides atours, illustre l&#146;un des            sens. La sixi&egrave;me et derni&egrave;re tapisserie, qui porte l&#146;inscription            &Agrave; mon seul d&eacute;sir, a suscit&eacute; bien des commentaires&nbsp;:            on y voit une dame enturbann&eacute;e dont on s&#146;est longtemps demand&eacute;            si elle d&eacute;posait ou reprenait ses bijoux dans le coffret tenu            par une servante. On sait aujourd&#146;hui qu&#146;elle s&#146;en d&eacute;fait,            montrant ainsi qu&#146;elle sait renoncer aux plaisirs des sens, en            parfaite disciple du Liberum arbitrium ou libre arbitre des philosophes            antiques. C&#146;est l&agrave; une allusion claire au triomphe de l&#146;esprit            sur les passions, un choix de la morale chr&eacute;tienne h&eacute;rit&eacute;            en droite ligne des id&eacute;es platoniciennes.</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">C&#146;est            aussi l&#146;expression certaine de la connotation n&eacute;gative qui            accompagnera d&eacute;sormais la repr&eacute;sentation des cinq sens,            consid&eacute;r&eacute;s largement comme les vecteurs du p&eacute;ch&eacute;,            plut&ocirc;t que comme les indispensables instruments de l&#146;appr&eacute;hension            du r&eacute;el. Pourtant, leur traitement &eacute;volue subtilement.            Les sens sont les compagnons dangereux mais aussi d&eacute;licieux de            la raison et si, aux aust&egrave;res all&eacute;gories succ&egrave;dent            de s&eacute;v&egrave;res vanit&eacute;s, l&#146;inventaire des nouvelles            richesses engendre, de son c&ocirc;t&eacute;, des tr&eacute;sors de            sensualit&eacute;. Les bouleversements &eacute;conomiques et philosophiques            &agrave; l&#146;&#156;uvre aux XVIe et XVIIe si&egrave;cles exercent            une influence d&eacute;cisive sur l&#146;expression artistique. La d&eacute;couverte            du Nouveau Monde, les inventions de la science suscitent enthousiasme            et curiosit&eacute;. On montre, on classe, on inventorie. Le r&eacute;el            doit se plier au genre des s&eacute;ries.</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">&Agrave;            c&ocirc;t&eacute; des cinq sens prennent place les quatre parties du            monde, les quatre points cardinaux, les quatre vents, les quatre saisons            et les quatre &acirc;ges de l&#146;Homme, mais aussi les huit B&eacute;atitudes,            les neuf muses et les douze mois de l&#146;ann&eacute;e. Lorsque Sebastien            Stoskopff peint, en 1633 L&#146;&Eacute;t&eacute; ou les Cinq Sens,            il pr&eacute;sente son pendant, L&#146;Hiver ou les Quatre &Eacute;l&eacute;ments.            L&#146;all&eacute;gorie endosse d&eacute;sormais, surtout chez les peintres            fran&ccedil;ais, l&#146;habit de la nature morte, cet assemblage en            une unit&eacute; plastique d&#146;un groupe d&#146;objets h&eacute;t&eacute;roclites.            </font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">            <a href="#"><img src="../icones/haut.gif" width="48" height="30" border="0" alt="Haut de page"></a>            </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">La            lecture des symboles offre toujours une mise en garde contre les sens,            coupables de bien des &eacute;garements et dont la n&eacute;faste tyrannie            m&egrave;ne tout droit au vice. Saenredam souligne &agrave; l&#146;envi            dans ses gravures le lien entre la vue et l&#146;impudeur, l&#146;ou&iuml;e            et la vile flatterie, le go&ucirc;t et l&#146;intemp&eacute;rance, l&#146;odorat            et la corruption, le toucher et la luxure. Jacques Linard, dans sa repr&eacute;sentation            des cinq sens de 1638 choisit de montrer des cartes &agrave; jouer,            une bourse et des pi&egrave;ces de monnaie pour rappeler que le toucher,            acteur privil&eacute;gi&eacute; du jeu, peut compromettre le salut de            l&#146;&acirc;me. Et si une extr&ecirc;me sobri&eacute;t&eacute; est            de mise dans la tr&egrave;s belle &#156;uvre du m&ecirc;me titre de            Lubin Baugin - rigueur silencieuse des objets d&#146;une grande simplicit&eacute;,            un luth, une verre de vin, un petit pain, trois fleurs dans une carafe            transparente, un &eacute;chiquier, un miroir, un paquet de cartes- cette            esth&eacute;tique presque archa&iuml;que aide &agrave; ramener le spectateur            vers d&#146;&eacute;l&eacute;mentaires principes bibliques. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">De            cette aust&eacute;rit&eacute; m&eacute;taphysique aux Vanit&eacute;s,            ces illustrations du texte de L&#146;Eccl&eacute;siaste c&eacute;l&eacute;brant            la vanit&eacute; de toute chose, dont s&#146;enticheront aussi bien            la Contre-R&eacute;forme que l&#146;esprit calviniste, le chemin n&#146;est            pas long. M&ecirc;me, les deux genres se confondent parfois. Ainsi,            S&eacute;bastien Stoskopff reprend-il dans sa Grande Vanit&eacute;,            des &eacute;l&eacute;ments de L&#146;&Eacute;t&eacute; ou les Cinq Sens&nbsp;:            de po&eacute;tiques - la futilit&eacute; des choses terrestres, leur            caract&egrave;re &eacute;ph&eacute;m&egrave;re, symbolis&eacute;s par            une horloge sans aiguilles, la corde cass&eacute;e d&#146;un luth -            les allusions deviennent mena&ccedil;antes. La mandoline c&ocirc;toie            un crane et le globe terrestre, un casque guerrier. Les sens ne sont            plus seulement des fauteurs de troubles mineurs, ils travaillent &agrave;            la perdition de l&#146;&acirc;me. Seule la mortification peut leur &ecirc;tre            oppos&eacute;e.</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">&Agrave;            l&#146;encontre de cette s&eacute;v&egrave;re perception esth&eacute;tique            aux r&eacute;sonances pascaliennes et jans&eacute;nistes, un mouvement            inverse s&#146;amorce au milieu du XVIIe si&egrave;cle qui transforme            la nature morte en une v&eacute;ritable c&eacute;l&eacute;bration des            sens. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Somptuosit&eacute;            des coloris, chatoiement des &eacute;toffes de brocart, de velours ou            de soie, dont on ressent presque, en les contemplant, la douceur et            la fluidit&eacute;&nbsp;; luxuriance des bouquets de fleurs auxquels            &#147; il ne manque que le parfum&#148;, comme se serait &eacute;cri&eacute;            la Madame Verdurin de Proust, amoncellement de mets d&eacute;licats,            ou description de joyeuses et robustes nourritures sur des &eacute;tals            de march&eacute;, la peinture dit assez la jubilation de montrer la            prosp&eacute;rit&eacute; d&#146;un monde &eacute;largi. Jan Brueghel            l&#146;Ancien, dit de Velours avait anticip&eacute; sur ce moment avec            sa s&eacute;rie des Cinq Sens dont chaque tableau est camp&eacute; dans            une &#147;galerie des sens&#148;, v&eacute;ritable cabinet de curiosit&eacute;s            rassemblant tous les objets se rapportant &agrave; la facult&eacute;            d&eacute;crite dans un &eacute;talage de luxe d&eacute;bordant.</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Sous            l&#146;aspect d&eacute;coratif, toutes les pr&eacute;occupations de            l&#146;&eacute;poque se trouvent n&eacute;anmoins r&eacute;unies. Ainsi,            dans l&#146;All&eacute;gorie de la Vue et de l&#146;Odorat, on n&#146;oublie            pas de rappeler la fugacit&eacute; de toute existence par une repr&eacute;sentation            tronqu&eacute;e du visage dans le miroir, et les instruments astronomiques,            tels que la lunette t&eacute;lescopique et l&#146;astrolabe, au premier            plan, sont indissociables des Grandes D&eacute;couvertes. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Le            th&egrave;me des cinq sens est alors le terrain d&#146;essai d&#146;une            attitude paradoxale. D&#146;un c&ocirc;t&eacute;, l&#146;&eacute;garement            des sens est vertement condamn&eacute; par la morale. De l&#146;autre,            ceux-ci sont exalt&eacute;s par une recherche plastique toujours plus            pouss&eacute;e de la sensualit&eacute;. Le d&eacute;bat s&#146;&eacute;teint            de lui-m&ecirc;me au XIXe si&egrave;cle, et d&eacute;finitivement avec            l&#146;&eacute;v&eacute;nement que constitue l&#146;impressionnisme.            </font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF"><a href="#"><img src="../icones/haut.gif" width="48" height="30" border="0" alt="Haut de page"></a></font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">On            serait tent&eacute; de dire qu&#146;il s&#146;agit l&agrave; de l&#146;av&egrave;nement            de l&#146;empire des sens, mais peut-&ecirc;tre faudrait-il remplacer            le concept de sensualit&eacute; par celui, plus juste, de &#147;sensorialit&eacute;&#148;.            L&#146;all&eacute;gorie dispara&icirc;t, de sujets de repr&eacute;sentation,            les sens deviennent acteurs de l&#146;histoire de l&#146;art et la vue            n&#146;est plus la seule facult&eacute; sollicit&eacute;e. O&ugrave;            situer l&#146;acte fondateur&nbsp;? </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Dans            la Tasse en fourrure de Meret Oppenheim&nbsp;? Dans les Ready-made de            Duchamp, qui proposait d&eacute;j&agrave; de respirer L&#146;Air de            Paris&nbsp;? Peu importe. Les arts plastiques ont, depuis, largement            eu recours aux cinq de nos sens&nbsp;: objets th&eacute;rapeutiques            de Lygia Clark, mur monochrome recouvert de rouge &agrave; l&egrave;vres,            installations visuelles et sonores de Robert Morris, lumi&egrave;res            ardentes de James Turrell, et m&ecirc;me scarifications de Gina Pane,            l&#146;&#156;uvre d&#146;art aujourd&#146;hui semble toujours devoir            &ecirc;tre appr&eacute;hend&eacute;e dans une surench&egrave;re des            sens. Est-ce l&agrave; une orientation d&eacute;finitive quand s&#146;ouvre            l&#146;&egrave;re du virtuel&nbsp;?</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Le            mus&eacute;e sous ses formes multiples s&#146;offre en tous les cas            comme l&#146;initiateur et le r&eacute;ceptacle des cinq sens. &Agrave;            telle enseigne que son action semble engendrer un sixi&egrave;me sens,            auquel on serait bien embarrass&eacute; de donner un nom. Comment doit-on            l&#146;appeler, ce sentiment indicible qui touche aux cinq sens, les            rassemble et n&#146;est pourtant aucun d&#146;eux, qui pr&eacute;side            &agrave; l&#146;int&eacute;gration de l&#146;&#156;uvre d&#146;art dans            notre vie, cette &eacute;motion esth&eacute;tique qui nous fait songer            au tableau du peintre quand nous croisons un champ de tournesols&nbsp;?            &Agrave; chacun de trouver sa r&eacute;ponse. L&#146;essentiel demeure            que ce nouveau Printemps des mus&eacute;es contribue &agrave; faire            s&#146;&eacute;panouir nos cinq sens.</font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FF6600"><b>Belles            saveurs</b></font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">&Agrave;            ceux qui en doutaient encore, le Printemps des mus&eacute;es mill&eacute;sime            2002 apprendra que l&#146;identit&eacute; culturelle fran&ccedil;aise            entretient toujours les meilleures relations avec la gastronomie. Des            cinq sens, le go&ucirc;t d&eacute;bride naturellement, et avec une facilit&eacute;            d&eacute;concertante, l&#146;imagination des plus aust&egrave;res, et            il est peu de mus&eacute;es qui se soient refus&eacute; cette joyeuse            aubaine.</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Tous            les registres sont utilis&eacute;s, du classique au d&eacute;routant&nbsp;:            &agrave; Arras, le mus&eacute;e des Beaux-Arts, didactique et gourmand,            verse dans la lecture de recettes de cuisine anciennes directement inspir&eacute;es            des natures mortes des XVIIe et XVIIIe si&egrave;cles. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Le            mus&eacute;e arch&eacute;ologique de Cimiez de Nice se lance hardiment            &agrave; la recherche des saveurs antiques oubli&eacute;es comme le            garum, ce condiment indispensable &agrave; tout convive du monde romain            et qui est une sorte de saumure d&#146;entrailles de poissons mac&eacute;r&eacute;es            au soleil&#133; tandis que le mus&eacute;e du Cap d&#146;Agde verse            &agrave; flots l&#146;&eacute;ternel vin r&eacute;sin&eacute; de nos            anc&ecirc;tres hell&egrave;nes. Pour les &acirc;mes plus sobres, le            mus&eacute;e des Arts asiatiques de Nice offre la s&eacute;r&eacute;nit&eacute;            d&#146;une tasse de th&eacute;. Les nostalgiques des si&egrave;cles            pass&eacute;s auront le bonheur au Mus&eacute;um d&#146;Histoire naturelle            d&#146;Aix-en-Provence de d&eacute;couvrir des vari&eacute;t&eacute;s            de fruits disparues, victimes de la navrante uniformisation du go&ucirc;t,            comme les pommes Champ Gaillard d&#146;&eacute;t&eacute; ou les poires            Abb&eacute; Setel, et m&ecirc;me des olives, amandes ou figues famili&egrave;res            aux Romains. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Le            tout gr&acirc;ce &agrave; la complicit&eacute; des conservatoires botaniques            de Gap et de Porquerolles. Comme on pouvait s&#146;y attendre, le mus&eacute;e            du vin et de la vigne de L&eacute;zignan-Corbi&egrave;res affirme, quant            &agrave; lui, que le go&ucirc;t est la synth&egrave;se des autres sens            et, m&ecirc;me, &agrave; parler franc, leur apoth&eacute;ose, un triomphe            dont le vin est la plus belle conqu&ecirc;te. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">L&#146;Europe            n&#146;est toutefois pas en reste sur cette f&ecirc;te des papilles            et le Museo Arqueologico Nacional de Madrid, se souvenant que l&#146;Espagne            fut maure, c&eacute;l&egrave;bre les &#147;Cinq sens en Al Andalus&#148;            avec des d&eacute;gustations de p&acirc;tisseries arabes qui perdurent            dans la cuisine espagnole. Au mus&eacute;e Raccolte Frugone de G&ecirc;nes,            c&#146;est au travers des C&egrave;nes qu&#146;on s&#146;initiera aux            friandises locales. Mais, incontestablement, la palme de l&#146;inattendu            revient au mus&eacute;e de min&eacute;ralogie de Strasbourg, lequel            invite ses visiteurs &agrave; une exp&eacute;rience peu commune, celle            qui consiste &agrave; croquer certains min&eacute;raux, histoire, sans            doute, de conna&icirc;tre le go&ucirc;t du sol que nous foulons.</font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FF6600"><b>Toucher            avec les yeux</b></font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Chacun            le sait, le mus&eacute;e est par excellence le lieu o&ugrave; l&#146;on            ne touche pas. Des g&eacute;n&eacute;rations d&#146;enfants l&#146;ont            appris &agrave; leurs d&eacute;pens et ont encore dans l&#146;oreille            l&#146;intervention r&eacute;probatrice du gardien sourcilleux d&egrave;s            lors que la distance r&eacute;glementaire entre la main curieuse et            l&#146;objet d&#146;art paraissait se r&eacute;duire dangereusement.            Voil&agrave; qui est bien embarrassant lorsqu&#146;il s&#146;agit de            mettre en vedette les cinq sens, &agrave; moins, bien s&ucirc;r, qu&#146;on            ne se r&eacute;signe &agrave; une perspective tronqu&eacute;e du th&egrave;me.            Certains mus&eacute;es ont trouv&eacute; mieux. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">&Agrave;            G&ecirc;nes par exemple, le mus&eacute;e Raccolte Frugone installe carr&eacute;ment            un parcours tactile, intitul&eacute; &#147;la forme se d&eacute;voile&#148;            autour de l&#146;&#156;uvre en marbre d&#146;Edouardo Rubino, Le R&eacute;veil.            La sculpture sera recouverte d&#146;un drap &agrave; travers lequel            on pourra explorer ses formes. Commentaires enregistr&eacute;s &agrave;            l&#146;appui. &Agrave; Foix, au Ch&acirc;teau des Comtes de Foix, on            a choisi d&#146;aborder franchement la notion d&#146;interdit avec une            exposition, &#147;Touche si tu oses&#148;, dans laquelle on pourra manipuler            une mati&egrave;re premi&egrave;re, un outil et un objet fini propres            &agrave; plusieurs &eacute;poques et s&#146;interroger sur le tabou            du toucher. Vive les tessons romains, les fragments de c&eacute;ramiques,            de marbre ou d&#146;argile, les vestiges de bronze qui n&#146;attendent            que d&#146;&ecirc;tre saisis, mani&eacute;s, soupes&eacute;s ou effleur&eacute;s            par des mains qui percevront peut-&ecirc;tre alors &agrave; travers            leurs doigts ce que fut la vie au temps jadis. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Quant            au mus&eacute;e d&#146;Art et d&#146;Histoire de Villefranche-sur-Mer,            rejetant joyeusement tous les a priori d&#146;une tradition engonc&eacute;e,            il organise dans les salles consacr&eacute;es au sculpteur Volti un            jeu de colin-maillard pour d&eacute;couvrir les sculptures avec les            doigts. &Eacute;tonnante curiosit&eacute;, enfin, &agrave; la Narodni            Galerie de Prague, les participants &agrave; la journ&eacute;e sont            instamment pri&eacute;s (heureux pays o&ugrave; l&#146;on ignore Vigipirate)            de se munir d&#146;un couteau de cuisine. V&eacute;rification faite,            il s&#146;agirait de les inciter &agrave; modeler des objets en terre.</font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF"><a href="#"><img src="../icones/haut.gif" width="48" height="30" border="0" alt="Haut de page"></a></font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FF6600"><b>Voir            et savoir</b></font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Aristote,            d&eacute;j&agrave;, le croyait et l&#146;&eacute;crivait&nbsp;: la vue            est le sens supr&ecirc;me, sup&eacute;rieur en tous points &agrave;            ses quatre compagnons. C&#146;est donc par elle que se construira l&#146;art            occidental, par elle aussi que la peinture, cette &#147;fen&ecirc;tre            ouverte sur le monde&#148; selon les mots de L&eacute;onard de Vinci,            &eacute;veillera l&#146;&eacute;motion. &Agrave; Avignon, au mus&eacute;e            du Petit Palais, on &eacute;voquera, en se promenant dans les collections            de peinture italienne, la somptuosit&eacute; des brocarts, le parfum            opulent des lys, le son &eacute;th&eacute;r&eacute; des anges musiciens&#133;Au            mus&eacute;e Cond&eacute; de Chantilly, le jeu sera de retrouver une            &#156;uvre repr&eacute;sentant les cinq sens. Le Museo de la Real Academia            de Bellas Artes de San Fernando, &agrave; Madrid, r&eacute;unira cinq            toiles exceptionnelles&nbsp;: Antonio Joli, Goya, Rubens, Seghers, Zurbaran            illustreront chacun un des sens. &Agrave; Poitiers, enfin, le mus&eacute;e            Sainte-Croix comme le mus&eacute;e Rupert de Chi&egrave;vres ouvrent            le jeu de piste&nbsp;: qui trouvera le son d&#146;une lyre chez Gustave            Moreau ou le velout&eacute; d&#146;une tulipe de Verbrugen&nbsp;?</font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FF6600"><b>Sentir            se souvenir</b></font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Il            n&#146;existe pas de mus&eacute;e du souvenir au sens proustien du mot            (des lieux o&ugrave; l&#146;on pourrait soudain rencontrer le parfum            d&#146;un lilas mauve, le go&ucirc;t d&#146;un g&acirc;teau tremp&eacute;            dans une tasse de verveine), ou peut-&ecirc;tre tous les mus&eacute;es            le sont-ils quelque peu, par les &eacute;vocations visuelles qu&#146;ils            offrent. Certains prendront pourtant cette ann&eacute;e le parfum au            pied de la lettre, et leurs visiteurs plongeront dans des mondes inconnus            ou disparus&nbsp;: odeur de la riquette (salade romaine) am&egrave;re            &eacute;cras&eacute;e, ou encore du fenouil sauvage, de la mauve et            du romarin &agrave; Cimiez, subtile distinction des encens au mus&eacute;e            des Arts asiatiques de Nice, orgue &agrave; parfums du Mus&eacute;um            d&#146;Histoire naturelle d&#146;Aix-en-Provence, &eacute;ternelles            variations autour de la rose au Ch&acirc;teau-mus&eacute;e Louis-Philippe            d&#146;Eu. &Agrave; d&eacute;guster les yeux ferm&eacute;s.</font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FF6600"><b>&Eacute;couter            voir</b></font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Bannissons            le silence des temples de la culture&nbsp;! Le temps d&#146;un Printemps,            les mus&eacute;es livreront leur public &agrave; toutes sortes d&#146;interm&egrave;des            musicaux. Des cloches chinoises ou tib&eacute;taines du mus&eacute;e            national de Prague &agrave; la lecture de po&egrave;mes du mus&eacute;e            Giannettino Luxoro de G&ecirc;nes, de l&#146;analyse du son d&#146;un            instrument au mus&eacute;e de la lutherie de Mirecourt &agrave; l&#146;&eacute;vocation            interactive des bruits entendus dans un port au mus&eacute;e portuaire            de Dunkerque, l&#146;oreille sera largement sollicit&eacute;e, du registre            le plus sophistiqu&eacute; au plus rustique. Sur le mode baroque, la            Pinacoth&egrave;que de Bologne et celle de Ferrare &eacute;voqueront            la cour du Roi Soleil &agrave; travers plusieurs concerts&nbsp;;&nbsp;d&#146;une            mani&egrave;re po&eacute;tique et rurale, l&#146;&eacute;comus&eacute;e            de Puget-Rostang transmettra le rythme de la pluie, le flux des torrents,            le bruit d&#146;un seau tombant au fond d&#146;un puits&#133;</font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Notre            pr&eacute;f&eacute;rence, totalement subjective, va &agrave; deux manifestations            tr&egrave;s dissemblables&nbsp;: &agrave; G&ecirc;nes, au mus&eacute;e            Raccolte Frugone, des installations tridimensionnelles donneront une            d&eacute;composition spatiale en profondeur de certains tableaux, accompagn&eacute;e            de sons et d&#146;odeurs, permettant d&#146;&#147;entrer&#148; dans            l&#146;image. Et, en Suisse, au mus&eacute;e de l&#146;H&ocirc;tel-Dieu            de Porrentruy, on fera &eacute;couter aux enfants le bruit du m&eacute;canisme            d&#146;une montre et celui de la machine &agrave; percer les pierres            fines, autrement dit, le battement du c&#156;ur d&#146;une nation&nbsp;?</font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF"><a href="#"><img src="../icones/haut.gif" width="48" height="30" border="0" alt="Haut de page"></a></font></p>         <p align="left"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FF6600"><b>Les            sens des autres</b></font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">L&#146;une            des merveilleuses surprises de ce nouveau Printemps des mus&eacute;es,            est sans conteste l&#146;occasion que donne le th&egrave;me des cinq            sens aux Mus&eacute;ums d&#146;Histoire Naturelle d&#146;exposer les            particularit&eacute;s de leur domaine. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">Le            mus&eacute;e zoologique de Strasbourg, le mus&eacute;e Vert-V&eacute;ron            de Forbonnais du Mans, le Mus&eacute;um d&#146;Histoire Naturelle de            Perpignan mettent ainsi en &eacute;vidence les remarquables organes            sensoriels du r&egrave;gne animal. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">&Agrave;            tout seigneur tout honneur, les primates se r&eacute;v&egrave;lent bien            sup&eacute;rieurs &agrave; l&#146;homme pour certains sens. &Agrave;            Strasbourg, on apprendra que chez les vervets, la m&egrave;re est capable            d&#146;identifier son petit en son absence uniquement en entendant son            cri, de m&ecirc;me qu&#146;elle associera les cris des autres petits            &agrave; la &#147;bonne m&egrave;re&#148;. Le microc&egrave;be, ou l&eacute;murien            nocturne, peut d&eacute;tecter des fr&eacute;quences allant jusqu&#146;&agrave;            80 000 hertz (quand l&#146;homme n&#146;entend que jusqu&#146;&agrave;            15 000 &agrave; 18 000 hertz) ce qui lui permet de lancer des signaux            en restant ignor&eacute; d&#146;un pr&eacute;dateur moins dou&eacute;            pour l&#146;&eacute;coute. Le lemur catta frotte sa queue contre les            glandes de son avant-bras et la projette vers son adversaire qui ne            supporte pas &#147;l&#146;odeur de l&#146;autre&#148;, se livrant ainsi            &agrave; une v&eacute;ritable guerre des odeurs. </font></p>         <p align="justify"><font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">De            leur c&ocirc;t&eacute;, les antilopes sont pourvues d&#146;oreilles            mobiles, attach&eacute;es &agrave; leur cr&acirc;ne par un petit p&eacute;doncule            et qui s&#146;orientent vers la source du moindre bruit. Le cam&eacute;l&eacute;on,            lui, a la chance de poss&eacute;der deux yeux ind&eacute;pendants et            qui pivotent, sans qu&#146;il bouge la t&ecirc;te. Ainsi, il peut simultan&eacute;ment            fixer une proie devant lui et une menace derri&egrave;re. Dans l&#146;univers            &eacute;ph&eacute;m&egrave;re des papillons de nuit, le Grand Paon,            dot&eacute; d&#146;une envergure de 15 cm, rep&egrave;re une femelle            &agrave; dix kilom&egrave;tres. Celle-ci &eacute;met une mol&eacute;cule            ph&eacute;romone dont une seule suffit par m3 pour orienter l&#146;antenne            d&#146;un m&acirc;le dans la nuit. Enfin, les poissons per&ccedil;oivent            les vibrations dans l&#146;eau gr&acirc;ce &agrave; un syst&egrave;me            lat&eacute;ral &#147;imprim&eacute;&#148; sur leur flanc et qui r&eacute;ceptionnent            les champs &eacute;lectriques basse fr&eacute;quence, plus vulgairement            appel&eacute;s vibrations.</font></p>         </td>     </tr>     <tr>        <td colspan="2" align="right" valign="bottom">          <div align="center"></div>       </td>     </tr>   </table>   <blockquote>     <blockquote>        <table border="0" cellspacing="0" cellpadding="0" width="621">         <tr>            <td width="161">              <p><a href="#top" target="_top"><img src="../icones/haut.gif" width="48" height="30" alt="Haut de la page" border="0"></a></p>           </td>           <td width="321">              <p>&nbsp;</p>           </td>           <td width="139">              <div align="right"><a href="../menu.html"><img src="../images/haut.gif" width="65" height="48" border="0" alt="Retour Menu"></a></div>           </td>         </tr>         <tr>            <td colspan="3">              <p align="center"><a href="../menu.html"><br>               <br>               </a><img src="../icones/ligne1.jpg" width="240" height="8" alt="filet"><br>               <br>               <br>               <font face="Tahoma, Verdana, Arial, sans-serif" size="1" color="#FFFFFF">Direction                des mus&eacute;es de France - Mission de la communication mars 2002</font></p>             <p>&nbsp;</p>           </td>         </tr>       </table>       <p>&nbsp;</p>     </blockquote>   </blockquote> </div> </body> </html> 
