<HTML> <HEAD>   <META NAME="GENERATOR" CONTENT="Adobe PageMill 2.0 Mac">   <TITLE>Document sans titre</TITLE> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#f39454">  <DIV ALIGN=CENTER><P><TABLE WIDTH="100%" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING= "2"> <TR> <TD WIDTH="100%" HEIGHT="17" BGCOLOR="#424242"><FONT COLOR="#E1E1E1" SIZE=-2>Safari</FONT></TD></TR> <TR> <TD WIDTH="100%" HEIGHT="76"><FONT SIZE=+4>Wambeelzouck l'&eacute;ternelle</FONT></TD></TR> <TR> <TD WIDTH="100%"><P><TABLE WIDTH="109" BORDER="0" CELLSPACING="0" CELLPADDING="0"><TR> <TD HEIGHT="5">&nbsp;</TD></TR> </TABLE> Qui n'a pas r&ecirc;v&eacute;, enfant, de d&eacute;couvrir les charmes de la vie de province&nbsp;? Qui n'a jamais &eacute;t&eacute; tent&eacute; par la nonchalance de ses habitants, par la rudesse de ses travaux physiques&nbsp;? Au cur d'une des plus grandes r&eacute;gions de culture du chicon, Wambeelzouck vous invite &agrave; assouvir ces folles pulsions. Wambeelzouck&nbsp;! Bourgade mill&eacute;naire, patin&eacute;e par des si&egrave;cles de labeur humain, o&ugrave; l'aventure le dispute &agrave; l'authentique&nbsp;! Le temps d'un week-end, laissez-vous guider dans un labyrinthe aux saveurs fortes.</P>  <P>Le taxi vous am&egrave;ne par une petite route vicinale coquette en diable. Le chauffeur, dont la voix d&eacute;licieusement vulgaire fleure si bon la province, commente avec la verve des gens de peu les accidents de paysage. Vaguement gris&eacute; par l'atmosph&egrave;re pesante o&ugrave; se m&ecirc;lent le vieux tabac et la sueur des autochtones qui vous ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; sur la banquette d&eacute;fonc&eacute;e, vous vous appliquez &agrave; retenir les anecdotes truculentes que d&eacute;bite le conducteur. Naissance d'un veau, ripailles et r&eacute;jouissances sans fin sous le toit du fermier&nbsp;; mort d'une grand-m&egrave;re, pleurs des enfants d&eacute;penaill&eacute;s et m&eacute;lancolie grave des anciens, qui savent qu'un peu de la m&eacute;moire du pays dispara&icirc;t&nbsp;; grossesse d'une cousine d&eacute;j&agrave; pub&egrave;re, disgr&acirc;ce publique et lapidation du galant.</P>  <P>Le temps d'une derni&egrave;re chique de tabac noir&acirc;tre, offerte par le chauffeur qui le cultive derri&egrave;re sa cahute, et c'est l'entr&eacute;e dans Wambeelzouck-bourg. Dix, quinze maisons aux murs de vilaine brique autour d'une place o&ugrave; trottinent quelques chiens au pelage mit&eacute;. L'endroit respire la simplicit&eacute; des gens qui l'habitent. Encore quelques cahots, et votre conducteur s'arr&ecirc;te devant le restaurant de la localit&eacute;, la &quot;friterie&quot; comme l'appellent les indig&egrave;nes.</P>  <P>Un geste de la main, et le tenancier, tout plein du myst&egrave;re savoureux des hommes du terroir, vous pr&eacute;pare une collation. Son regard, empli des secrets que nous, citadins, avons oubli&eacute;s, vogue au-del&agrave; des toits d&eacute;labr&eacute;s. Vous admirez son habilet&eacute; &agrave; changer les bains d'huile, le liquide aux vertus curatives de la contr&eacute;e, et lui est loin, tr&egrave;s loin dans le ciel de plomb que ces peuplades savent encore d&eacute;chiffrer. &laquo;&nbsp;&Ccedil;a va se mettre au vilain&nbsp;&raquo;, vous confie-t-il, avant de vous tendre le traditionnel cornet de frites de bienvenue. Pittoresque des cuisines d'ailleurs&nbsp;! La graisse suinte &agrave; la commissure de vos l&egrave;vres, emportant toute trace de votre stick labio-protecteur &shy; ces latitudes ne souffrent pas le produit de beaut&eacute;.</P>  <P>Les doigts couverts de suif, l'haleine charg&eacute;e de saindoux, vous sentez rena&icirc;tre en vous la soif ancestrale, le d&eacute;sir brut, le besoin orgiaque Dieu que ces gens sont simples&nbsp;! Et si proches de la v&eacute;rit&eacute; &agrave; la fois&nbsp;! Les s&eacute;minaires de red&eacute;couverte bouddhiste, les invit&eacute;s sorbonnards de vos soir&eacute;es select, votre professeur de r&eacute;&eacute;nergisation affecto-mentale et votre psy n&eacute;o-lacanien ont &eacute;chou&eacute; l&agrave; o&ugrave; Wambeelzouck r&eacute;ussit&nbsp;: vous faire red&eacute;couvrir votre moi intime, celui de la petite enfance et des vacances &agrave; la campagne, sur l'&icirc;le de R&eacute;, quand Mamie vous tenait sur ses genoux en jouant au bridge, que Papa r&eacute;parait le voilier, pendant que cousin Amaury et vous-m&ecirc;me, dans la cabane Wambeelzouck&nbsp;! So roooooots&nbsp;!</P>  <P>&nbsp;</P>  <DIV ALIGN=RIGHT><P><FONT FACE="ARIAL,GENEVA">O.-V. de T.</font></P></DIV>  <DIV ALIGN=RIGHT><P><TABLE BORDER="0" CELLSPACING="2" CELLPADDING="0" WIDTH= "100%"> <TR> <TD WIDTH="25%" VALIGN="TOP"><P><B><FONT COLOR="#CC0000" SIZE=+1>Pour y aller</FONT></B></P>  <P><B>Normalement&nbsp;:</B> par Air France, au d&eacute;part de Roissy-Charles de Gaulle (840 FF). Arriv&eacute;e &agrave; Lille-Lesquin et trajet en taxi (340 FF)</P>  <P><B>En baroudeur&nbsp;: </B>TGV de Paris &agrave; Lille-Flandres (204 FF) puis bus 13a jusqu'&agrave; Porte de Templ&eacute;vies. Demander la direction de Wambeelzouk &agrave; un autochtone, et finir en auto-stop.</P>  <P><B>L'extr&ecirc;me&nbsp;:</B> emprunter la Smart de Madame, gagner Porte de la Chapelle. Courage, c'est dans le 18e. Pass&eacute; le p&eacute;riph, pass&eacute;s les premiers instants d'affolement m&ecirc;l&eacute;s d'excitation, direction Lille. Arriv&eacute; &agrave; Lille, voir plus haut.</TD> <TD WIDTH="25%" VALIGN="TOP"><P><B><FONT COLOR="#CC0000" SIZE=+1>&Agrave; lire</FONT></B></P>  <P><B>Pour mieux conna&icirc;tre :</B></P>  <P>J'ai vu les provinciaux, par B.-H. L&eacute;vy, chez Grasset. Une &eacute;vocation saisissante de la r&eacute;alit&eacute; des r&eacute;gions, par une plume qu'on sait tremp&eacute;e dans l'audace.</P>  <P>Ces campagnes qui sauveront l'autre id&eacute;e de la Nation, par Jacques Julliard, au Seuil. L'avenir de la R&eacute;publique est au-del&agrave; du p&eacute;riph&eacute;rique. C'est l'argument d&eacute;velopp&eacute; avec force dans cet essai sans concession ni compromission avec l'air du temps.</P>  <P>Mes voyage au bout de l'extr&ecirc;me, par Hermine de Clermont-Tonnerre, &agrave; La d&eacute;couverte.</P>  <P>Wambeelzouck l'&eacute;ternelle, par Orlane-Versacettte de Taillefumier, au Guide du routard.</P>  <P><B>Pour le voyage :</B></P>  <P>Dieu que j'abhorre cette guerre n&eacute;cessaire, par Jean Daniel, chez Gallimard. Pourquoi Ibrahim Rugova est l'h&eacute;ritier direct du surr&eacute;alisme panalbanais. Magistral et visionnaire.</TD> <TD WIDTH="25%" VALIGN="TOP"><P><B><FONT COLOR="#CC0000" SIZE=+1>O&ugrave; descendre</FONT></B></P>  <P><B>H&ocirc;tel des voyageurs</B></TD> <TD WIDTH="25%" VALIGN="TOP"><P><B><FONT COLOR="#CC0000" SIZE=+1>At night</FONT></B></P>  <P><B>F&ecirc;te de paroisse</B></P>  <P>La &quot;Ducasse&quot;, dans le patois du pays. Vous vous rappelez la f&ecirc;te de fin d'ann&eacute;e de Sainte-Marie-de-l'Immacul&eacute;e-Conception&nbsp;? Un peu le m&ecirc;me esprit, mais tellement plus trad. Et sachez, vous qui parrainez un l&eacute;murien malgache menac&eacute; d'extinction, que la loterie permet de gagner un canard vivant. Cl&ocirc;ture &agrave; 18 h 30 avec le grand orchestre de Jean Danny.</TD></TR> </TABLE> </DIV></TD></TR><TR><TD ALIGN="CENTER"><A HREF="CDV_00.HTM">| Retour |</A></TD></TR></TABLE> </DIV> </BODY> </HTML> 
