<html> <head> <title>HERMAPHRODITE  num&eacute;ro 1 : PLACE CONGO</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" text="#000000"> <table width="70%" border="0" vspace="50" align="center" height="841">   <tr align="center" valign="top" bgcolor="#FFFFFF">      <td width="70%" height="39"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><font size="2"><img src="../../images/next/titres/revues.gif" width="250" height="21" alt="Les revues"></font></font></font>        <br>       <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="3" color="#000000">Philippe        KREBS, <i>PLACE CONGO</i></font> </td>   </tr>   <tr>     <td valign="top" height="72" align="center"><br>       <font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">&quot;C'est        curieux que dans ma vie je n'ai pu r&eacute;ussir &agrave; apprendre quoi        que ce soit. <br>       Tout ce que j'ai appris n'est rien. Je ne me sens lourd d'aucune exp&eacute;rience.<br>       Peut-&ecirc;tre parce que, comme le disait mon p&egrave;re, j'ai "une case        en moins "&quot;<br>       <br>       Raymond Queneau </font><br>     </td>   </tr>   <tr>      <td valign="top" height="3204">        <p align="right"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">&quot;Une          m&egrave;re rapatrie le corps de son fils d'un pays africain vers la terre          fran&ccedil;aise.&quot;<br>         <br>         Quelques lignes dans un r&eacute;gional pouilleux. Des pleurs encore.          Le silence d'un fr&egrave;re qu'on n'ach&egrave;te pas.<br>         </font></p>       <p align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><br>         <b>CHAPITRE I :<br>         <br>         Les Bestiaux kif-kif. Eveil.</b></font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">1. Les anges          fument le cigare.<br>         <br>         F&acirc; H&eacute;lipe Eversores, premier du nom, coupeur de t&ecirc;tes          de son enseigne &agrave; la solde du temps.<br>         Dans la pluie sifflent les &acirc;mes. F&acirc;, toi tu marches, insensible          au vent qui flagelle ton visage, le dos courb&eacute;, machette en t&ecirc;te.          Tu &eacute;limes, &eacute;limines les mauvaises pens&eacute;es, la chierie          accoutum&eacute;e des ann&eacute;es qui ont pass&eacute;. L'Afrique r&eacute;sonne          au loin au rythme de tes pas. Les mains sont noires qui se serrent. La          pointe d'un t&eacute;ton bleu oscille dans ton regard. Et toi, tu marches.          <br>         L'histoire que je vais vous conter, je la porte dans mon cur depuis des          ann&eacute;es comme la cloche de l'argyron&egrave;te porte sous l'eau          l'oxyg&egrave;ne n&eacute;cessaire &agrave; sa survie. L'histoire qui          roule sous mon palais s'ach&egrave;ve lors qu'elle n'avait pas m&ecirc;me          amorc&eacute; le quart de la Roue, ironie de la m&eacute;moire que l'on          essore. F&acirc; H&eacute;lipe Eversores, toi, tu n'as de cesse de marcher          encore et toujours. La machine &eacute;lanc&eacute;e, F&acirc; s'emporte;          la b&ecirc;te du kif qui s'est &eacute;veill&eacute;e l'emporte, le d&eacute;porte          vers ces cieux o&ugrave; l'esprit de l'homme grandit &agrave; vue d'il.<br>         L'histoire commence<br>         <br>         <br>         2. Les cigares ont une odeur de haschich.<br>         <br>         &#9;F&acirc; H&eacute;lipe Eversores, c'est moi. Je t'observe. Tu m'oublies.          Tu ne vois plus que toi, la r&eacute;alit&eacute; de ton devenir &agrave;          demi-d&eacute;voil&eacute;e par mes yeux mi-clos. La r&eacute;alit&eacute;          se convulse comme le cri du miroir. N'avez-vous jamais compris que l'image          refl&eacute;t&eacute;e par le miroir est toujours celle de votre visage          du lendemain. Tout miroir a vingt-quatre heures d'avance sur votre r&eacute;alit&eacute;.          Une photographie est un reflet de miroir g&eacute;lifi&eacute;. Et dans          ma gueule, tu ne vois plus que ta gueule. Connard qui &eacute;coutes mon          histoire, sache que le b&acirc;tard c'est moi, dont le corps efflanqu&eacute;          t'inqui&egrave;te. Pourtant, ouvres bien tes oreilles:<br>         La lune &eacute;carlate &eacute;tait un jour r&ecirc;v&eacute; pour le          poisson-pirate<br>         <br>         3. Les anges partent en fum&eacute;e par volutes argent&eacute;es.<br>         <br>         &eacute;gar&eacute; dans un lointain recoin des c&ocirc;tes de l'oc&eacute;an          indien, entre la Tanzanie et le Za&iuml;re. Nous sommes en 1972. Des hommes          viennent de se faire exterminer, lapider, &eacute;visc&eacute;rer, violer,          d&eacute;shonorer par d'autres hommes. F&acirc; H&eacute;lipe Eversores          n'a alors que vingt-quatre ans. Solidement harnach&eacute; de son vieux          sac au dos rouge, il file &agrave; toute vitesse, droit au vent, la t&ecirc;te          fi&egrave;re de son jeune &acirc;ge, ses dents en or point&eacute;es vers          l'horizon comme autant de petits soleils, comme un d&eacute;fi pour niquer          la rhala &agrave; cette terre indigne qui fut macul&eacute;e de sang et          est exsangue maintenant. Il est midi. La route l'enjoint, oc&eacute;an          de poussi&egrave;re, &agrave; acc&eacute;l&eacute;rer son pas, sa nage          en over arm stroke. Son souffle se fait plus rapide, il ahane, crache          la lune &eacute;carlate de ses petits poumons &eacute;baubis. De sa bouche          jaune du sang rouge s'&eacute;coule. F&acirc; s'&eacute;croule le temps          d'une illumination. <br>         &#9;Un temps passe. L'esp&eacute;rance tr&eacute;passe. Et il revient          &agrave; la r&eacute;alit&eacute;. Un torse d'homme le rappelle au monde.          Des yeux bleus comme l'Oc&eacute;an<br>         <br>         <br>         4. Dans une mer d'amertume.<br>         <br>         me scrutent. Des dents blanches, pointues, effil&eacute;es comme des          sabres sculptent l'horizon. Une main se tend. J'&eacute;merge. Que s'est-il          pass&eacute;? Est-ce l'a chaleur? M'a-t-on frapp&eacute;?<br>         Il semble admirer mon corps tatou&eacute; de trous de piz comme une constellation          &agrave; moi propre. Un mal de t&ecirc;te effroyable d&eacute;chire mon          esprit en conjectures abominables. <br>         Je me souviens.<br>         Mon p&egrave;re m'avait un jour cont&eacute; ce vieux proverbe malgache.          A trop chercher un pays o&ugrave; la mort n'existe pas, on finit par tomber          dans un pays de cannibales. Erudition &agrave; t&ecirc;te de nuages. <br>         &#9;J'ai peur que mon existence ne cesse. Une lance sous-tend mon regard,          me tient en respect. J'attends encore et toujours. L'homme n'est plus          seul maintenant. Pourtant, il est seul aux yeux bleus comme l'azur parmi          cette n&eacute;gritude aux yeux sombres. Des sourires monstrueux d&eacute;forment          leurs visages en d'affreuses grimaces. On s'inqui&egrave;te de mon sort?          Je m'en fiche, pr&ecirc;t &agrave; partir. Pour toujours. La mort comme          une nouvelle compagne infid&egrave;le<br>         &#9;Je me souviens encore. Mes jeunes ann&eacute;es pass&eacute;es &agrave;          Nancy, &agrave; en explorer les centaines de recoins. Des terrains vagues          au cur de la ville, les murs marqu&eacute;s &agrave; vif par des tatouages          pour peau de b&eacute;ton, graph&eacute;s jusqu'au bout de leur &eacute;piderme          gris, d&eacute;chiquet&eacute;s comme par des centaines de lames. La place          Stanislas de mon cul, illumin&eacute;e par sa fatuit&eacute;. Seule la          nuit elle resurgissait, appr&ecirc;t&eacute;e de mille atours, guenilles          de lumi&egrave;res multicolores, semblable &agrave; une valse au tr&eacute;fonds          de la Bretagne, dans un guinche oubli&eacute; de tous, lancinante et grinchante,          &eacute;raill&eacute;e &agrave; souhait, empreinte de m&eacute;lancolie          douce et de po&eacute;sie rurale. Et mon &ecirc;tre en branle dans ses          rues. Petits pav&eacute;s rondelets, in&eacute;gaux, taill&eacute;s par          la force du temps, juste corrosion mesur&eacute;e &agrave; l'aune de l'&eacute;ternit&eacute;.          Et maintenant je jonche le sol de l'Afrique, mon esprit en proie au doute<br>         </font></p>       <p align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>CHAPITRE          II :<br>         <br>         Poicre des mille poigres.</b></font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Qui est qui          est l'homme de chez les blancs, dents jaunes, yeux rouges. Kamanda parlait.          La transparence de ses yeux clairs r&eacute;fl&eacute;chissait les interrogations          alentour de ses semblables les yeux point&eacute;s vers l'homme &agrave;          terre. <br>         &#9;Kamanda se souvenait de l'appa-rition de ceux qu'il pensait &ecirc;tre          des revenants, ces missionnaires blancs qui plus tard le convertiraient          par la force (&quot;- Couche-toi!&quot;) et qui disaient alors de lui          qu'il &eacute;tait une page blanche sur laquelle il leur faudrait &eacute;crire.          Kamanda priait en silence.<br>         <br>         <br>         1. Un cercle se forme autour du corps blanc.<br>         <br>         F&acirc;, tr&egrave;s calme, sa t&ecirc;te de l&eacute;murien entre les          jambes, &eacute;coute les voix. Une odeur de manioc lui rend ses esprits.          On lui propose &agrave; manger. Ses yeux retrouvent la lumi&egrave;re.          A t&acirc;tons dans cet espace qui s'articule comme un monde inconnu,          ses yeux, furtivement, croisent un regard sans animosit&eacute; qui lui          para&icirc;t m&ecirc;me amical. <br>         <br>         <br>         2.<br>         <br>         L'homme-miroir, une main en moins. L'homme-artiste, une main en plus,          souvenir de ses anc&ecirc;tres, d&eacute;cim&eacute;s, mutil&eacute;s.          Dix millions de ses semblables tomb&eacute;s sous le r&egrave;gne de Th&eacute;odore          II, le belge. Aujourd'hui, il pense &agrave; Mobutu, un p&eacute;toire          &agrave; la main, &agrave; ce dictateur m&eacute;galomane. <br>         <br>         <br>         3.<br>         <br>         F&acirc; pense qu'il a compris. Il est la persistance d'une apparition          Quel rachat pour le fils d'un peuple de colonisateurs? Son histoire tombe          entre leurs mains. On l'emm&egrave;ne, sans le brusquer. Le groupe se          fraie un passage au milieu de hautes foug&egrave;res tropicales. Des arbres          &agrave; pain et des manguiers cernent un petit village. C'est l&agrave;,          dans un petit r&eacute;duit fait de claies en bois, que F&acirc; est conduit.          Il entrevoit de vieilles statuettes &agrave; l'or&eacute;e des habitations.          Maigres, d&eacute;mesur&eacute;es, les cheveux filasses en poils r&ecirc;ches          d'animaux. Ses ongles se heurtent &agrave; la terre; ses doigts saignent          de trop creuser. Il entend des chants, des murmures de danses. Ses yeux          gr&eacute;sillent de souvenances &eacute;parses, dans la p&eacute;nombre          feutr&eacute;e d'un mois de mai. <br>         <br>         <br>         4.<br>         <br>         &#9;Je me souviens de quelque pince-fesse du vieux-Nancy quand la rue          Gustave Simon fleurait bon le stupre et l'abandon. Nous jouions &agrave;          ces jeux innocents de dessous-la-couche o&ugrave; les chairs s'&eacute;panouis-          sent &agrave; la clart&eacute; du petit matin.<br>         <br>         <br>         5.<br>         <br>         Un chat -&quot;deux heures!&quot;claquent toutes les toccantes. Ses grands          yeux noirs, le brouillard d'une nuit d'hiver observent l'ondulation de          deux corps nonchalants de plaisir, les draps qui se plissent, s'immiscent          au creux de leurs reins. <br>         <br>         <br>         6.<br>         <br>         &#9;Le blanc pleure. Il est seul. <br>         <br>         </font></p>       <p align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2"><b>Chapitre          III :<br>         <br>         D&eacute;finitivement cingl&eacute;.</b></font></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">1. La parole          exhorte la pluie des dieux<br>         <br>         Dans un petit village, des hommes noirs introduisent un homme blanc dans          le cercle des voix. Des cris. Des pleurs. Des corps en proie &agrave;          la transe. <br>         <br>         <br>         2. Aie!<br>         <br>         &#9;On me tient par les poignets. Mes membres &eacute;cartel&eacute;s          guident les &eacute;toiles. <br>         Leurs paroles aussi longues que l'humanit&eacute;. Je m'offre &agrave;          leur sacrifice. Les yeux des femmes vrillent mes reins, la fi&egrave;vre          du sexe, mon sperme percussion. Mon cur au rythme du leur. <br>         Ma peau s'assombrit. Mon cerveau s'&eacute;claircit. Mes yeux sont clos          par une cire &eacute;trange, cachet de superstitions. Mon esprit d&eacute;noyaut&eacute;          offert au chant de l'univers<br>         <br>         <br>         3. T&eacute;k&eacute;<br>         <br>         &#9;Un vieil homme, le visage fait d'un lit de sources. Le souffle cosmogonique          de ses mots chante la venue des dieux dans le corps de F&acirc;.<br>         La tribu se prosterne devant la parole qu'enveloppe l'ombre du silence.<br>         - L'homme blanc d'&eacute;cailles fait corps avec le serpent Diambo. (          Silence ). Fr&egrave;res, chevauchez son esprit! <br>         &#9;Le vieil homme, la nuit qu'&eacute;carquille ses yeux pourpres, &eacute;tire          son cou, cambre son dos, les jambes fr&eacute;n&eacute;tiques.<br>         - Tiens bon, fils! <br>         <br>         4. La tortue franchit les fleuves profonds<br>         <br>         Kamanda sent la souffrance de son peuple. Un homme blanc en proie au d&eacute;mon.          Son cur &eacute;coute celui de T&eacute;k&eacute; renverser la for&ecirc;t,          irradier le rythme de ses battements cardiaques &agrave; chacun des membres          du clan. Un enfant &eacute;coute une &eacute;toile. Une femme, sa m&egrave;re          peut-&ecirc;tre, entend le sacrifice des eaux profondes o&ugrave; pullulent          les cauchemars de l'enfant. Un jeune homme serre la petite main dans son          poing &eacute;norme. Un vieillard retrouve l'ou&iuml;e dans les gestes          de T&eacute;k&eacute;. Une tortue pleure en silence.<br>         <br>         <br>         5.<br>         <br>         &#9;Mon p&egrave;re tirait une charrette pleine d'objets &eacute;pars,          une caverne d'Ali Baba &agrave; ciel ouvert, un tr&eacute;sor de pacotille          constitu&eacute; de chiffons plus dignes que les appr&ecirc;ts d'une reine,          une montagne de jouets bris&eacute;s et de planches de bois. <br>         Aujourd'hui, je vous revois d&eacute;filer dans ma chambre d'enfant, dans          la for&ecirc;t de mes r&ecirc;ves. Le vent chante dans les arbres mes          cris &eacute;plor&eacute;s d'enfant.<br>         <br>         <br>         6.<br>         <br>         La lune pleine de ressentiments.<br>         <br>         <br>         7.<br>         <br>         &#9;Kamanda, T&eacute;k&eacute;, les hommes, les femmes, les enfants,          observent miroiter la folie autour du corps de l'homme blanc. Les esprits          se chargent d'&eacute;lectricit&eacute;. Le corps blanc se s&eacute;pare          du reste. Dans un<br>         vagissement, les lumi&egrave;res s'&eacute;teignent... <br>         <br>         &#9;<br>         8.<br>         <br>         pour illuminer d'autres cieux?<br>         <br>         </font></p>       <p align="center"><b><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Epilogue</font></b></p>       <p><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2">Aujourd'hui,          je suis un Africain &eacute;gar&eacute; sur les bords du grand Nancy.          <br>         Dans les brumes lointaines et matutinales de mon esprit, j'observe les          silhouettes de mon enfance se tordre aux abords de la ville. <br>         Le jour qu'&eacute;tire l'attente!<br>         Qu'une nuit pleine vienne &agrave; ma rencontre! De rires, de mets simples          et de boissons chaleureuses. Sur la place du grand Congo, je danse de          mon corps d&eacute;sarticul&eacute;, chante l'Afrique, le chant des pal&eacute;tuviers.          Et les corps que porte la nuit, l'autel de nos esp&eacute;rances, le signe          de la magie retrouv&eacute;e.<br>         <br>         &#9;Quelques battements d'ailes vers le Sud, des n&egrave;gres dansent.          Kamanda, esseul&eacute;, voit l'ombre fuligineuse de son avenir s'&eacute;pancher          dans le jeu d'ombre tardif de la for&ecirc;t. Les fleuves parlent tout          bas. <br>         <br>         </font></p>       </td>   </tr>   <tr align="center" valign="top" bgcolor="#FFFFFF">      <td width="70%" height="8">        <p align="center">&nbsp;</p>     </td>   </tr>   <tr align="center" valign="top" bgcolor="#FFFFFF">      <td width="70%" height="40"><a href="sommaire2.htm"><img src="../../images/navigation/RETOUR.gif" width="167" height="37" border="0"></a></td>   </tr> </table> </body> </html> 
