<!DOCTYPE html PUBLIC "-//W3C/DTD XHTML 1.0 Strict//EN"  "http://www.w3.org/TR/xhtml1/DTD/strict.dtd"> <html> <head> <meta name="description" content="The Rosicrucian Fellowship - Une Association Internationale de Chr&eacute;tiens Mystiques" /> <meta name="keywords" content="renaissance, rosicrucien, rosicrucian, rose-croix, philosophie, gu&eacute;rison, fellowship, Mount Ecclesia, Ecclesia, Justice, Fr&egrave;res-A&icirc;n&eacute;s, initi&eacute;, initiation, altruisme,altruiste, amour, divin, dieu, god, deus, golgotha" /> <title>La Cosmogonie des Roses-Croix, Chapitre 12</title> <style type="text/css"> <!-- h1 { font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 14pt; color: black; text-align: center; font-weight: 700; } div { font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt; color: black; text-align: justify; } h2 { font-family: arial,helvetica,sans-serif; font-size: 12pt; color: black; text-align: left; } body { background: #aadfff; } //--> </style> </head> <body> <div>  <p><a name="page261"></a>PAGE 261</p>  <h1>  <a name="chapitre12"></a>CHAPITRE 12<br /> <br /> &Eacute;VOLUTION SUR LA TERRE<br />  </h1> <br />  <p style="font-weight: bold;"><a name="epoque_polaire"></a>&Eacute;POQUE POLAIRE</p>  <p>Alors que la mati&egrave;re qui forme maintenant la Terre faisait encore partie du Soleil, elle &eacute;tait naturellement &agrave; une temp&eacute;rature tr&egrave;s &eacute;lev&eacute;e; mais, comme le feu ne peut br&ucirc;ler l'esprit, notre &eacute;volution commen&ccedil;a imm&eacute;diatement; elle &eacute;tait plus particuli&egrave;rement limit&eacute;e &agrave; la R&eacute;gion Polaire du Soleil.</p>  <p>Les &ecirc;tres les plus d&eacute;velopp&eacute;s qui devaient devenir humains parurent les premiers. Les substances qui forment maintenant la Terre &eacute;taient toutes en fusion et l'atmosph&egrave;re &eacute;tait gazeuse; malgr&eacute; cela, l'homme r&eacute;capitula de nouveau sa phase min&eacute;rale d'existence.</p>  <p>De cette substance chimique subtile du Soleil, l'homme construisit lui-m&ecirc;me son premier corps min&eacute;ral avec l'aide des Seigneurs de la Forme. Si on objecte &agrave; cela que l'homme ne pouvait construire inconsciemment, on peut citer comme r&eacute;ponse le cas de la maternit&eacute;. La m&egrave;re est-elle consciente de la construction du corps de l'enfant dans son sein? Cependant, il est certain que personne ne soutiendra qu'elle ne prend aucune part &agrave; ce travail! La seule diff&eacute;rence est que la m&egrave;re construit inconsciemment pour le b&eacute;b&eacute;, tandis que l'homme construit inconsciemment pour lui-m&ecirc;me.</p>  <p>Le premier corps dense de l'homme n'avait pas de ressemblance m&ecirc;me lointaine avec la splendide organisation de son v&eacute;hicule actuel. Il a fallu des myriades d'ann&eacute;es pour d&eacute;velopper ce v&eacute;hicule. Le premier corps dense &eacute;tait un objet de grandes dimensions en forme de sac, avec une ouverture au sommet, de laquelle</p>  <p><a name="page262"></a>PAGE 262</p>  <p>sortait un organe d'orientation et de direction. Au cours des temps, le corps dense se condensa. S'il approchait trop pr&egrave;s d'une source de chaleur plus grande que celle qu'il pouvait endurer, il se d&eacute;sagr&eacute;geait. Peu &agrave; peu, l'organe devint sensible aux conditions qui &eacute;taient une menace de destruction pour le corps dense qui se retirait automatiquement dans un endroit s&ucirc;r.</p>  <p>Cet organe a maintenant d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;, et il est devenu ce qu'on appelle la glande pin&eacute;ale. On l'appelle aussi parfois le &quot;troisi&egrave;me oeil&quot;, mais cette d&eacute;nomination est mal choisie, parce que ce ne fut jamais un oeil, mais plut&ocirc;t un organe localis&eacute; et fait pour percevoir des sensations de chaleur et de froid, facult&eacute; qui s'&eacute;tend maintenant &agrave; toute la surface du corps dense. Pendant l'Epoque Polaire, ce sens &eacute;tait ainsi localis&eacute;, de m&ecirc;me que le sens de la vue est maintenant localis&eacute; &agrave; l&#146;&#156;il et celui de l'ou&iuml;e &agrave; l'oreille. L'extension du sens du toucher depuis cette &eacute;poque indique de quelle mani&egrave;re se fera le perfectionnement du corps, en sorte que, dans l'avenir, toutes les parties du corps seront capables de tout percevoir. Les sens de la vue et de l'ou&iuml;e seront &eacute;tendus &agrave; toute la surface du corps, comme l'est maintenant le sens du toucher. L'homme sera alors tout yeux tout oreilles. Des organes de sensation localis&eacute;s indiquent une limitation. Une facult&eacute; de sensation partag&eacute;e par tout le corps indique une perfection relative.</p>  <p>Pendant la phase primitive d'&eacute;volution dont nous parlons maintenant, il y avait une sorte d'acte de reproduction. Ces immenses cr&eacute;atures en forme de sac se divisaient par moiti&eacute; d'une mani&egrave;re analogue &agrave; la division des cellules par scissiparit&eacute;, mais les parties s&eacute;par&eacute;e ne croissaient pas; chacune d'elles restait &agrave; la dimension de la moiti&eacute; de la forme originale.</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="epoque_hyperboreenne"></a>&Eacute;POQUE HYPERBOR&Eacute;ENNE</p>  <p>Au cours des &acirc;ges, sur divers points du globe ardent, des &icirc;les commenc&egrave;rent &agrave; se former sur la mer de feu.</p>  <p>Les Seigneurs de la Forme parurent avec les Anges (humanit&eacute; de la P&eacute;riode de la Lune) et ajout&egrave;rent un</p>  <p><a name="page263"></a>PAGE 263</p>  <p>corps vital &agrave; la forme dense de l'homme. Ces corps en forme de sac commenc&egrave;rent alors &agrave; augmenter de volume en attirant &agrave; eux des mat&eacute;riaux ext&eacute;rieurs, par osmose pour ainsi dire. Pour se reproduire, ils ne se divisaient plus en deux parties &eacute;gales, mais en deux parties in&eacute;gales. Ces deux parties croissaient jusqu'&agrave; ce qu'elles aient atteint la taille originale de la structure qui leur avait donn&eacute; naissance.</p>  <p>Comme l'Epoque Polaire &eacute;tait r&eacute;ellement une r&eacute;capitulation de la P&eacute;riode de Saturne, on peut dire que pendant cette &eacute;poque l'homme passa par la condition min&eacute;rale; il avait le m&ecirc;me v&eacute;hicule que les min&eacute;raux, le corps dense et un &eacute;tat de conscience analogue &agrave; l'&eacute;tat de transe. Pour des raisons analogues, la phase d'existence v&eacute;g&eacute;tale fut r&eacute;capitul&eacute;e pendant l'Epoque Hyperbor&eacute;enne, alors que l'homme avait un corps dense, un corps vital et un &eacute;tat de conscience de sommeil sans r&ecirc;ves.</p>  <p>L'homme commen&ccedil;a son &eacute;volution sur la Terre apr&egrave;s que Mars eut &eacute;t&eacute; s&eacute;par&eacute; de la masse centrale et que ce qui forme maintenant la Terre faisait encore partie du Soleil; mais &agrave; la fin de l'Epoque Hyperbor&eacute;enne, la solidification avait fait de tels progr&egrave;s qu'elle &eacute;tait devenue un obstacle pour l'avancement d'un certain nombre d'&ecirc;tres sup&eacute;rieurement &eacute;volu&eacute;s du Soleil. La temp&eacute;rature du globe g&ecirc;nait aussi l'&eacute;volution de quelques-unes des cr&eacute;atures des classes inf&eacute;rieures telles que l'homme qui, &agrave; cette &eacute;poque, avait besoin d'un monde plus dense pour continuer son d&eacute;veloppement. C'est pourquoi, la partie qui est maintenant la Terre fut s&eacute;par&eacute;e du Soleil &agrave; la fin de l'Epoque Hyperbor&eacute;enne et commen&ccedil;a &agrave; graviter autour de l'astre-p&egrave;re sur une orbite quelque peu diff&eacute;rente de l'orbite actuelle. Peu de temps apr&egrave;s, V&eacute;nus et Mercure furent lanc&eacute;s dans l'espace pour des raisons analogues.</p>  <p>La solidification commence toujours au p&ocirc;le d'une plan&egrave;te, o&ugrave; la rotation est lente. La partie solidifi&eacute;e se fraye graduellement son chemin vers l'&eacute;quateur, en ob&eacute;issant &agrave; la force centrifuge. Si cette force est sup&eacute;rieure &agrave; la force de coh&eacute;sion, la masse solidifi&eacute;e est lanc&eacute;e dans l'espace.</p>  <p><a name="page264"></a>PAGE 264</p>  <p>A l'&eacute;poque o&ugrave; le Globe Terrestre fut s&eacute;par&eacute; de la masse centrale, il comprenait la partie qui forme maintenant la Lune. Sur ce grand Globe &eacute;voluait la vague de vie qui forme &agrave; pr&eacute;sent le r&egrave;gne humain, de m&ecirc;me que les vagues de vie qui entr&egrave;rent en &eacute;volution dans les P&eacute;riodes du Soleil, de la Lune et de la Terre, et qui &eacute;voluent maintenant dans les r&egrave;gnes animal, v&eacute;g&eacute;tal et min&eacute;ral.</p>  <p>Nous avons mentionn&eacute; les retardataires des diverses P&eacute;riodes qui, dans les P&eacute;riodes ult&eacute;rieures, furent mis &agrave; m&ecirc;me de s'&eacute;lever d'un degr&eacute; dans l'&eacute;volution. Il en est cependant qui ne purent le faire. Ils n'&eacute;volu&egrave;rent pas et furent un frein et un obstacle pour ceux qui continuaient &agrave; progresser. Il devint n&eacute;cessaire de les &eacute;loigner pour que l'&eacute;volution des autres ne soit pas retard&eacute;e.</p>  <p>Au commencement de l'Epoque L&eacute;murienne, ces &quot;&eacute;checs &agrave; l'&eacute;volution&quot; (notez qu'ils &eacute;taient des &eacute;checs &agrave; l'&eacute;volution et pas seulement des retardataires) avaient solidifi&eacute; &agrave; un tel point la partie de la Terre qu'ils occupaient qu'elle devint comme une &eacute;norme scorie sur le Globe par ailleurs visqueux et br&ucirc;lant. Ils &eacute;taient une entrave et un obstacle; aussi, furent-ils lanc&eacute;s au dehors et sans retour possible, avec la partie de la Terre qu'ils avaient cristallis&eacute;e. Telle est la gen&egrave;se de la Lune.</p>  <p><a name="la_lune_huitieme_sphere"></a><strong>LA LUNE - HUITIEME SPHERE</strong></p>  <p>Les sept Globes, de A &agrave; G. sont le champ de l'Evolution. La Lune est le champ de la D&eacute;sagr&eacute;gation.</p>  <p>Si la Terre n'avait pas &eacute;t&eacute; s&eacute;par&eacute;e du Globe original qui est maintenant le Soleil, la rapidit&eacute; des vibrations aurait d&eacute;sagr&eacute;g&eacute; les v&eacute;hicules de l'homme. Il aurait eu un d&eacute;veloppement physique si rapide que la croissance d'un champignon para&icirc;trait lente en comparaison. Il serait devenu vieux avant d'avoir eu le temps de faire l'exp&eacute;rience de la jeunesse. Un ph&eacute;nom&egrave;ne analogue se pr&eacute;sente dans la rapidit&eacute; de la croissance sous les tropiques, o&ugrave; la maturit&eacute; et la vieillesse sont atteints beaucoup plus t&ocirc;t que dans le Nord. D'un autre</p>  <p><a name="page265"></a>PAGE 265</p>  <p>c&ocirc;t&eacute;, si la Lune ne s'&eacute;tait pas s&eacute;par&eacute;e de la Terre, l'homme se serait cristallis&eacute; en statue. La s&eacute;paration de la Terre et du Soleil, qui envoie maintenant ses rayons d'une grande distance, permet &agrave; l'homme de vivre au taux de vibration convenable et de se d&eacute;velopper lentement. Les forces lunaires lui parviennent de la distance exactement n&eacute;cessaire pour lui permettre de construire un corps de densit&eacute; suffisante. Mais, quoique ces forces concourent &agrave; la construction de la forme, elles causent aussi la mort quand la prolongation de leur influence finit par cristalliser les tissus du corps.</p>  <p>Le Soleil est actif dans le corps vital: il est la force de vie par excellence qui lutte contre la force destructrice de la Lune.</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="epoque_lemurienne"></a>&Eacute;POQUE L&Eacute;MURIENNE</p>  <p>Pendant cette Epoque, les Archanges (qui sont l'humanit&eacute; de la P&eacute;riode du Soleil) parurent ainsi que les Seigneurs de l'Intellect (humanit&eacute; de la P&eacute;riode de Saturne). Ces Hi&eacute;rarchies furent aid&eacute;es par les Seigneurs de la Forme qui ont charge de la P&eacute;riode de la Terre. Ils aid&egrave;rent l'homme &agrave; construire son corps du d&eacute;sir; les Seigneurs de l'Intellect donn&egrave;rent le germe de l'Intellect &agrave; la majorit&eacute; des pionniers de l'humanit&eacute; qui formaient la classe I du tableau 13.</p>  <p>Les Seigneurs de la Forme vivifi&egrave;rent l'esprit Humain chez tous ceux des retardataires de la P&eacute;riode de la Lune qui avaient accompli les progr&egrave;s n&eacute;cessaires dans les trois R&eacute;volutions et demie qui s'&eacute;taient &eacute;coul&eacute;es depuis le commencement de la P&eacute;riode de la Terre; mais &agrave; ce moment, les Seigneurs de l'Intellect ne purent pas leur donner le germe de l'Intellect. Ainsi, une grande partie de l'humanit&eacute; naissante fut laiss&eacute;e sans ce trait d'union entre l'esprit triple et le corps triple.</p>  <p>Les Seigneurs de l'Intellect prirent charge de la partie sup&eacute;rieure du corps du d&eacute;sir et du germe de l'intellect et les impr&eacute;gn&egrave;rent de la qualit&eacute; du &quot;moi distinct&quot; sans laquelle les &ecirc;tres &agrave; la fois complets et distincts que nous sommes aujourd'hui ne pourraient exister.</p>  <p><a name="page266"></a>PAGE 266</p>  <p>Nous devons aux Seigneurs de l'Intellect la personnalit&eacute; distincte et toutes les possibilit&eacute;s d'exp&eacute;rience et de croissance qui nous sont ainsi procur&eacute;es. Ce point marque la naissance de l'Individu.</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="naissance_de_l_individu"></a>NAISSANCE DE L'INDIVIDU</p>  <p>Le tableau 1 met en &eacute;vidence le fait que la personnalit&eacute; est l'image r&eacute;fl&eacute;chie de l'Esprit, l'intellect servant de miroir ou de foyer.</p>  <p>De m&ecirc;me que, r&eacute;fl&eacute;chie dans un &eacute;tang, l'image des arbres semble invertie et que le feuillage para&icirc;t &ecirc;tre au plus profond de l'eau, l'aspect le plus &eacute;lev&eacute; de l'esprit (l'Esprit Divin) trouve sa contre-partie dans le plus inf&eacute;rieur des trois corps (le corps dense). L'esprit de vie est r&eacute;fl&eacute;chi dans le corps vital. L'esprit humain et son image, le corps du d&eacute;sir, sont plus rapproch&eacute;s que tous les autres du miroir r&eacute;flecteur qu'est l'intellect et qui correspond &agrave; la surface de l'&eacute;tang, milieu r&eacute;flecteur de notre analogie.</p>  <p>L'Esprit descendit des Mondes sup&eacute;rieurs pendant l'involution et, par une action r&eacute;ciproque, les Corps furent construits dans le sens ascendant pendant la m&ecirc;me p&eacute;riode. C'est la rencontre de ces deux courants dans l'intellect centralisateur qui marque, dans le temps, le point o&ugrave; l'individu, l'&ecirc;tre humain, l'Ego, est n&eacute; - lorsque l'Esprit prend possession de ses v&eacute;hicules.</p>  <p>Toutefois il ne faut pas supposer que cette prise de possession a imm&eacute;diatement &eacute;lev&eacute; l'homme &agrave; la condition actuelle de son &eacute;volution en faisant de lui, d'embl&eacute;e, l'&ecirc;tre conscient et pensant qu'il est aujourd'hui. Avant que ce point ait pu &ecirc;tre atteint, il a d&ucirc; parcourir un long et p&eacute;nible chemin car, &agrave; l'&eacute;poque que nous consid&eacute;rons, ses organes &eacute;taient dans leur phase la plus rudimentaire et il n'y avait pas de cerveau pour servir d'instrument d'expression. Aussi, sa conscience &eacute;tait-elle la plus obscure qui se puisse concevoir. Pour tout dire, l'homme de ce temps-l&agrave; &eacute;tait loin d'&ecirc;tre aussi intelligent que le sont aujourd'hui nos animaux.</p>  <p><a name="page267"></a>PAGE 267</p>  <p>Le premier pas dans la direction d'un progr&egrave;s fut la construction d'un cerveau qui devait servir d'instrument &agrave; l'intellect dans le Monde Physique. Cet objet fut atteint par la s&eacute;paration de l'humanit&eacute; en deux sexes.</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="separation_des_sexes"></a>S&Eacute;PARATION DES SEXES</p>  <p>Contrairement &agrave; l'id&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale, l'Ego est bisexuel. S'il n'avait pas de sexe, le corps humain aussi serait n&eacute;cessairement sans sexe, car il n'est que le symbole ext&eacute;rieur de l'esprit int&eacute;rieur.</p>  <p>Le sexe de l'Ego ne s'exprime naturellement pas comme tel dans les Mondes int&eacute;rieurs. Il s'y manifeste sous la forme de deux qualit&eacute;s distinctes - la Volont&eacute; et l'Imagination. La Volont&eacute; est le pouvoir masculin et elle est reli&eacute;e au forces Solaires; l'Imagination est le pouvoir f&eacute;minin et elle est reli&eacute;e aux forces Lunaires. Ceci explique la tendance imaginative de la femme et le pouvoir sp&eacute;cial que la Lune exerce sur l'organisme f&eacute;minin.</p>  <p>Lorsque la mati&egrave;re dont la Terre et la Lune furent plus tard form&eacute;es faisait encore partie du Soleil, le corps de l'homme en devenir &eacute;tait encore plastique, et les forces &eacute;man&eacute;es de la partie qui devint plus tard le Soleil et de la partie qui est maintenant la Lune, &eacute;taient facilement actives dans tous les corps, en sorte que l'homme de l'Epoque Hyperbor&eacute;enne &eacute;tait hermaphrodite, capable de produire par lui-m&ecirc;me un nouvel &ecirc;tre sans avoir recours &agrave; un autre &ecirc;tre.</p>  <p>Quand la Terre fut s&eacute;par&eacute;e du Soleil et que, peu apr&egrave;s, elle lan&ccedil;a la Lune dans l'espace, les forces des deux luminaires ne trouv&egrave;rent pas une expression uniforme chez tous les &ecirc;tres, comme par le pass&eacute;. Certains corps furent plus affect&eacute;s par les forces d'un astre et d'autres corps par les forces de l'autre.</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="influence_de_mars"></a>INFLUENCE DE MARS</p>  <p>Pendant la partie de la P&eacute;riode de la Terre qui pr&eacute;c&eacute;da la s&eacute;paration des sexes, c'est-&agrave;-dire pendant les Trois R&eacute;volutions et demie qui s'&eacute;coul&egrave;rent entre le moment o&ugrave; Mars fut diff&eacute;renci&eacute; et le d&eacute;but de l'Epoque</p>  <p><a name="page268"></a>PAGE 268</p>  <p>L&eacute;murienne, Mars d&eacute;crivait une orbite diff&eacute;rente de l'orbite actuelle et son aura (la partie des v&eacute;hicules plus t&eacute;nus qui s'&eacute;tendent au-del&agrave; de la plan&egrave;te physique) p&eacute;n&eacute;trait le corps de la plan&egrave;te centrale et polarisait le fer qu'elle contenait.</p>  <p>Comme le fer est indispensable &agrave; la production du sang chaud et rouge, tous les &ecirc;tres &eacute;taient &agrave; sang froid, ou plut&ocirc;t les parties fluides de leurs corps n'&eacute;taient pas plus chaudes que l'atmosph&egrave;re environnante.</p>  <p>Quand la Terre fut s&eacute;par&eacute;e du Soleil central, cet &eacute;v&eacute;nement changea les orbites des plan&egrave;tes, et de cette mani&egrave;re l'influence de Mars sur le fer contenu dans la Terre fut r&eacute;duite &agrave; son minimum. L'Esprit Plan&eacute;taire de Mars finit par supprimer les derniers vestiges de cette influence et, bien que les corps du d&eacute;sir de la Terre et de Mars s'interp&eacute;n&egrave;trent encore, le pouvoir dynamique de Mars sur le fer (qui est un m&eacute;tal Martien) a cess&eacute; d'exister, et le fer est devenu disponible sur notre plan&egrave;te pour l'usage de l'homme.</p>  <p>Le fer est, en r&eacute;alit&eacute;, la base de l'existence distincte. Sans lui, le sang rouge et chaud serait une impossibilit&eacute; et l'Ego n'aurait pas de prise sur le corps. Quand le sang rouge fut d&eacute;velopp&eacute;, dans la derni&egrave;re partie de l'Epoque L&eacute;murienne, le corps pris la station verticale; le temps &eacute;tait venu o&ugrave; l'Ego pouvait habiter &agrave; l'int&eacute;rieur du corps et le contr&ocirc;ler.</p>  <p>Mais habiter un corps n'est ni la fin, ni le but de l'&eacute;volution. C'est simplement un moyen pour permettre &agrave; l'Ego de mieux s'exprimer par l'interm&eacute;diaire de son instrument, de se manifester dans le Monde Physique. Pour arriver &agrave; cette fin, le larynx, les organes des sens et surtout le cerveau durent &ecirc;tre construits et perfectionn&eacute;s.</p>  <p>Pendant les premiers temps de l'Epoque Hyperbor&eacute;enne, alors que la Terre &eacute;tait encore unie au Soleil, les forces Solaires fournissaient &agrave; l'homme tout ce dont il avait besoin pour sa subsistance, et il &eacute;liminait inconsciemment le surplus dans un but de reproduction.</p>  <p>Quand l'Ego entra en possession de ses v&eacute;hicules, il devint n&eacute;cessaire d'utiliser une partie de cette force</p>  <p><a name="page269"></a>PAGE 269</p>  <p>pour la construction du cerveau et du larynx qui &eacute;tait &agrave; l'origine une partie de l'organe de reproduction. Le larynx fut construit alors que le corps dense &eacute;tait encore repli&eacute; en une forme de sac, comme nous l'avons d&eacute;j&agrave; d&eacute;crit, forme qui est encore celle de l'embryon humain. Quand le corps dense se redressa et devint vertical, une partie de l'organe de reproduction resta avec la partie sup&eacute;rieur du corps dense et devint plus tard le larynx.</p>  <p>Ainsi, la double force cr&eacute;atrice qui avait jusqu'ici travaill&eacute; dans une seule direction, dans le but de cr&eacute;er un autre &ecirc;tre, fut divis&eacute;e. Une partie fut dirig&eacute;e vers la t&ecirc;te pour servir &agrave; la construction du cerveau et du larynx qui devaient permettre &agrave; l'Ego de penser et de communiquer ses pens&eacute;es &agrave; d'autres &ecirc;tres.</p>  <p>En raison de ce changement, une seule partie de la force requise pour la cr&eacute;ation d'un autre &ecirc;tre &eacute;tait disponible &agrave; chaque individu, et c'est pourquoi il est devenu n&eacute;cessaire pour chaque individu, de rechercher la collaboration d'un autre &ecirc;tre, poss&eacute;dant la partie compl&eacute;mentaire de la force cr&eacute;atrice.</p>  <p>C'est ainsi que l'entit&eacute; en &eacute;volution obtint, gr&acirc;ce au cerveau, la conscience du monde ext&eacute;rieur, mais au prix de la moiti&eacute; de son pouvoir cr&eacute;ateur. Pr&eacute;c&eacute;demment, elle utilisait en elle-m&ecirc;me les deux parties de ce pouvoir pour produire un autre &ecirc;tre. Toutefois, cette modification eut pour r&eacute;sultat de d&eacute;velopper le pouvoir de cr&eacute;er et d'exprimer la pens&eacute;e. Auparavant, elle ne cr&eacute;ait que dans le monde physique; depuis lors, elle est devenue capable de cr&eacute;er dans les trois Mondes.</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="les_races_et_leurs_chefs"></a>LES RACES ET LEURS CHEFS</p>  <p>Avant d'entrer dans les d&eacute;tails de l'&eacute;volution des L&eacute;muriens, il n'est pas inutile de consid&eacute;rer d'une mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale les Races et leurs Chefs.</p>  <p>Certains ouvrages d'occultisme de grande valeur, qui ont mis &agrave; la port&eacute;e du public les enseignements de la sagesse orientale, contiennent cependant certaines erreurs, &agrave; cause d'une interpr&eacute;tation erron&eacute;e de ces enseignements. Tous les livres qui ne sont pas &eacute;crits directement par les Fr&egrave;res A&icirc;n&eacute;s peuvent contenir de telles erreurs. Prenant en consid&eacute;ration l'extr&ecirc;me complexit&eacute; du sujet et ses nombreuses ramifications, il est &eacute;tonnant, non pas que des erreurs se produisent, mais qu'elles ne soient pas plus fr&eacute;quentes. Par cons&eacute;quent,</p>  <p><a name="page270"></a>PAGE 270</p>  <p>l'auteur ne pr&eacute;tend pas critiquer les autres, car il est possible que des erreurs plus nombreuses et plus graves puissent s'&ecirc;tre gliss&eacute;es dans le pr&eacute;sent ouvrage, &agrave; cause de l'interpr&eacute;tation erron&eacute;e qu'il peut faire des enseignements. Il pr&eacute;sente seulement, dans les quelques paragraphes qui suivent, les enseignements qu'il a re&ccedil;us et qui montrent comment les enseignements diff&eacute;rents (et apparemment contradictoires) de deux ouvrages d'une valeur aussi consid&eacute;rable que celle de &quot;La Doctrine Secr&egrave;te&quot;, par H. P. Blavatsky, et &quot;Le Bouddhisme Esot&eacute;rique&quot;, par A. P. Sinnett, peuvent &ecirc;tre concili&eacute;s.</p>  <p>La partie de l'&eacute;volution humaine qui doit s'accomplir pendant le s&eacute;jour actuel de la vague de vie sur notre Terre est divisible en sept grandes phases ou Epoques, mais on ne peut pas, &agrave; proprement parler, leur donner le nom de Races. Avant la fin de l'Epoque L&eacute;murienne, on ne peut vraiment appliquer ce nom &agrave; quoi que ce soit. Ensuite, les Races se succ&egrave;dent pendant les Epoques Atlant&eacute;enne et Aryenne et elles s'&eacute;tendent quelque peu jusqu'&agrave; la Sixi&egrave;me grande Epoque.</p>  <p>Le nombre total des Races pass&eacute;es, pr&eacute;sentes et futures et de seize, dans notre plan d'&eacute;volution: une Race &agrave; la fin de l'Epoque L&eacute;murienne, sept Races pendant l'Epoque Atlant&eacute;enne, sept autres pendant l'Epoque Aryenne actuelle et une au d&eacute;but de la Sixi&egrave;me Epoque. Apr&egrave;s cela, il n'y aura plus rien qui puisse &ecirc;tre proprement appel&eacute; une Race.</p>  <p>Il n'y avait pas de Races dans les P&eacute;riodes qui ont pr&eacute;c&eacute;d&eacute; la P&eacute;riode de la Terre, et il n'y en aura pas dans les P&eacute;riodes qui suivront. Ce n'est qu'ici, au v&eacute;ritable nadir de l'existence mat&eacute;rielle, que la diff&eacute;rence d'homme &agrave; homme est suffisante pour justifier la division de l'humanit&eacute; en Races.</p>  <p>Les Chefs imm&eacute;diats de l'humanit&eacute; (n'appartenant pas aux Hi&eacute;rarchies cr&eacute;atrices) qui aid&egrave;rent l'homme &agrave; faire ses premiers pas chancelants sur la voie de l'Evolution, alors que l'Involution lui avait procur&eacute; ses</p>  <p><a name="page271"></a>PAGE 271</p>  <p>Etres beaucoup plus avanc&eacute;s que lui sur le chemin de l'&eacute;volution. Pour remplir cette mission d'amour, ils vinrent des deux plan&egrave;tes situ&eacute;es entre la Terre et le Soleil, V&eacute;nus et Mercure.</p>  <p>Les Etres qui habitent V&eacute;nus et Mercure ne sont pas tout &agrave; fait aussi avanc&eacute;s que ceux dont le Soleil est le champ actuel d'&eacute;volution, mais ils sont beaucoup plus avanc&eacute;s que notre humanit&eacute;. Aussi, rest&egrave;rent-ils plus longtemps que les habitants de la Terre avec la masse centrale, mais &agrave; un certain moment, leur &eacute;volution exigea un champ d'action distinct, en sorte que ces deux plan&egrave;tes furent lanc&eacute;es dans l'espace: V&eacute;nus, tout d'abord, puis Mercure. Chaque plan&egrave;te fut plac&eacute;e &agrave; une distance de l'astre central qui devait lui assurer la rapidit&eacute; de vibration n&eacute;cessaire pour son &eacute;volution. Les habitants de Mercure sont les plus avanc&eacute;s et, par suite, sont plus rapproch&eacute;s du Soleil.</p>  <p>Quelques-uns des habitants de chaque plan&egrave;te furent envoy&eacute;s sur la Terre pour aider l'humanit&eacute; naissante et ils sont connus des occultistes sous les noms de &quot;Seigneurs de V&eacute;nus&quot; et de &quot;Seigneurs de Mercure&quot;.</p>  <p>Les Seigneurs de V&eacute;nus furent les Chefs de la grande majorit&eacute; de nos semblables. Ils &eacute;taient des &ecirc;tres inf&eacute;rieurs de l'&eacute;volution de V&eacute;nus qui parurent parmi les hommes et furent connus sous le nom de &quot;Messagers des Dieux&quot;. Pas &agrave; pas et pour son plus grand bien, ils dirig&egrave;rent et guid&egrave;rent notre humanit&eacute;. Aucune r&eacute;volte contre leur autorit&eacute; ne se produisit, parce que l'homme n'avait pas encore d&eacute;velopp&eacute; de volont&eacute; ind&eacute;pendante. C'&eacute;tait pour l'amener au degr&eacute; de d&eacute;veloppement o&ugrave; il serait capable de manifester sa volont&eacute; et son jugement qu'ils le guid&egrave;rent, jusqu'&agrave; ce qu'il lui soit possible de se guider lui-m&ecirc;me.</p>  <p>On savait que ces messagers &eacute;taient en relation avec les Dieux. Ils &eacute;taient tenus en grande r&eacute;v&eacute;rence, et leurs ordres &eacute;taient ob&eacute;is sans discussion.</p>  <p>Quand, sous la direction de ces Etres, l'humanit&eacute; eut atteint un certain degr&eacute; de progr&egrave;s, les entit&eacute;s les plus avanc&eacute;es furent plac&eacute;es sous la direction des Seigneurs de Mercure qui les initi&egrave;rent aux v&eacute;rit&eacute;s sup&eacute;rieurs dans le but d'en faire des chefs. Ces initi&eacute;s furent alors &eacute;lev&eacute;s au rang royal et furent les fondateurs des dynasties de Souverains Divins qui &eacute;taient, en v&eacute;rit&eacute;, rois &quot;par la gr&acirc;ce de Dieu&quot;, c'est-&agrave;-dire par la gr&acirc;ce des</p>  <p><a name="page272"></a>PAGE 272</p>  <p>Seigneurs de V&eacute;nus et de Mercure qui &eacute;taient comme les Dieux pour notre humanit&eacute; dans l'enfance. Ils guid&egrave;rent et instruisirent les rois afin qu'ils r&egrave;gnent pour le bien du peuple et non pour leur propre profit ou pour s'arroger des privil&egrave;ges &agrave; ses d&eacute;pens.</p>  <p>En ce temps-l&agrave;, un Souverain consid&eacute;rait comme un devoir sacr&eacute; d'instruire et d'aider son peuple, d'adoucir la souffrance et d'assurer la justice et le bien-&ecirc;tre. Pour l'instruire dans la sagesse et pour guider son jugement, il avait la lumi&egrave;re de Dieu. Aussi, tant que ces rois r&eacute;gn&egrave;rent, la prosp&eacute;rit&eacute; &eacute;tait g&eacute;n&eacute;rale, et c'&eacute;tait vraiment l'Age d'Or. Cependant, &agrave; mesure que nous suivons en d&eacute;tail l'&eacute;volution de l'homme, nous verrons que la phase, ou p&eacute;riode actuelle de d&eacute;veloppement, bien qu'on ne puisse en aucune fa&ccedil;on l'appeler un &acirc;ge d'or, si ce n'est dans un sens mat&eacute;riel, n'en est pas moins n&eacute;cessaire afin d'amener l'homme au point d'o&ugrave; il sera capable de se gouverner lui-m&ecirc;me, car la ma&icirc;trise de soi est l'objet et le but de toute souverainet&eacute;. Un homme qui n'a pas appris &agrave; se gouverner lui-m&ecirc;me ne peut sans danger &ecirc;tre priv&eacute; de guide et, dans la condition actuelle de son d&eacute;veloppement, c'est la t&acirc;che la plus p&eacute;nible qui puisse lui &ecirc;tre assign&eacute;e. Il est facile de commander les autres; il est difficile d'obtenir de nous-m&ecirc;mes l'ob&eacute;issance.</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="influence_de_mercure"></a>INFLUENCE DE MERCURE</p>  <p>Le but des Seigneurs de Mercure, &agrave; l'&eacute;poque dont nous parlons, et celui de tous les Hi&eacute;rophantes des Myst&egrave;res depuis lors, comme aussi de toutes les &eacute;coles occultes de nos jours, &eacute;tait et est encore d'apprendre au candidat l'art de la Ma&icirc;trise de Soi. Celui qui est ma&icirc;tre de lui-m&ecirc;me est seul capable, et dans la mesure de cette ma&icirc;trise seulement, de gouverner les autres. Si ceux qui gouvernent actuellement les peuples &eacute;taient capables de se gouverner eux-m&ecirc;mes, nous conna&icirc;trions un nouveau Mill&eacute;nium ou Age d'Or (Mill&eacute;nium ou p&eacute;riode de &quot;mille ans&quot; pendant laquelle, selon Apocalypse 20:1-7, le Christ r&eacute;gnerait sur la Terre).</p>  <p>De m&ecirc;me que jadis les Seigneurs de V&eacute;nus travaillaient au profit des multitudes de ce temps-l&agrave;, les</p>  <p><a name="page273"></a>PAGE 273</p>  <p>Seigneurs de Mercure travaillent maintenant sur l'Individu, le pr&eacute;parant &agrave; se gouverner lui-m&ecirc;me et (accessoirement, non principalement) &agrave; gouverner les autres. Ce travail n'est que le commencement de ce qui deviendra une influence Mercurienne croissante pendant les trois derni&egrave;res R&eacute;volutions et demie de la P&eacute;riode de la Terre.</p>  <p>Pendant les trois premi&egrave;res R&eacute;volutions et demie, Mars a domin&eacute;; il polarisait le fer, emp&ecirc;chait la formation du sang rouge et de ce fait l'Ego ne pouvait trouver une demeure dans le corps, jusqu'&agrave; ce que celui-ci ait atteint le degr&eacute; voulu de d&eacute;veloppement.</p>  <p>Pendant les trois derni&egrave;res R&eacute;volutions et demie, Mercure fera sentir son influence pour d&eacute;gager l'Ego de son v&eacute;hicule le plus dense par l'Initiation.</p>  <p>On peut noter en passant que, de m&ecirc;me que Mars polarisa le fer, Mercure a polaris&eacute; le m&eacute;tal qui porte son nom, et le mode d'action de ce m&eacute;tal montrera clairement sa tendance &agrave; s&eacute;parer le corps dense de l'esprit, &agrave; d&eacute;livrer celui-ci du premier.</p>  <p>La syphilis est un exemple d'une condition dans laquelle l'Ego est encha&icirc;n&eacute;, retenu captif dans le corps &agrave; un degr&eacute; particuli&egrave;rement g&ecirc;nant. Une quantit&eacute; suffisante de mercure am&eacute;liore ces conditions, diminue l'emprise du corps sur l'Ego en laissant &agrave; ce dernier, dans les limites du corps, la libert&eacute; relative dont la personne peut jouir. Mais, d'un autre c&ocirc;t&eacute;, une dose trop forte de mercure cause une paralysie, soustrayant ainsi le corps dense au contr&ocirc;le de l'Ego d'une mani&egrave;re f&acirc;cheuse.</p>  <p>Les Seigneurs de Mercure enseign&egrave;rent &agrave; l'homme &agrave; quitter son corps et &agrave; y entrer, ainsi qu'&agrave; fonctionner dans ses v&eacute;hicules sup&eacute;rieurs ind&eacute;pendamment du corps dense, de telle sorte que ce dernier devient une demeure agr&eacute;able au lieu d'&ecirc;tre une prison strictement close, un instrument utile au lieu d'&ecirc;tre une entrave g&ecirc;nante.</p>  <p>C'est pourquoi la science occulte parle de la P&eacute;riode de la Terre, comme de la P&eacute;riode Mars-Mercure; ainsi,</p>  <p><a name="page274"></a>PAGE 274</p>  <p>on peut dire avec raison que nous avons &eacute;t&eacute; en Mars et que nous allons en Mercure, comme l'enseigne l'un des ouvrages occultes mentionn&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment. Il est &eacute;galement vrai, cependant, que nous n'avons jamais habit&eacute; la plan&egrave;te Mars et que nous n'aurons pas non plus &agrave; quitter la Terre &agrave; un moment donn&eacute; dans l'avenir pour aller demeurer sur la plan&egrave;te Mercure, comme l'affirme l'autre ouvrage mentionn&eacute;, dans l'intention de corriger une erreur du premier auteur.</p>  <p>Comme Mercure est maintenant &quot;en obscuration&quot; il n'a sur nous qu'une tr&egrave;s faible influence, mais il est en train de sortir de son repos plan&eacute;taire et, au cours des si&egrave;cles, son influence deviendra de plus en plus &eacute;vidente, comme un des facteurs de notre &eacute;volution. Les Races futures recevront beaucoup d'assistance de la part des Mercuriens, et les hommes des Epoques et des R&eacute;volutions encore plus lointaines en recevront encore davantage.</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="la_race_lemurienne"></a>LA RACE L&Eacute;MURIENNE</p>  <p>Nous sommes maintenant &agrave; m&ecirc;me de comprendre les enseignements qui vont suivre au sujet des hommes qui vivaient pendant la derni&egrave;re partie de l'Epoque L&eacute;murienne et que nous pouvons appeler la Race L&eacute;murienne.</p>  <p>L'atmosph&egrave;re de la L&eacute;murie &eacute;tait encore tr&egrave;s dense, assez analogue au brouillard de feu de la P&eacute;riode de la Lune, mais plus dense. La cro&ucirc;te terrestre commen&ccedil;ait seulement &agrave; devenir tout &agrave; fait dure et solide &agrave; certains endroits, bien que d'autres &eacute;taient encore en feu et, entre les &icirc;les form&eacute;es par les incrustations, il y avait une mer d'eau bouillante. Des &eacute;ruptions volcaniques et des cataclysmes marqu&egrave;rent cette &eacute;poque, pendant laquelle les feux souterrains luttaient contre la formation du mur sph&eacute;rique qui devait plus tard les emprisonner.</p>  <p>Sur les endroits les plus solidifi&eacute;s, et qui s'&eacute;taient relativement refroidis, l'homme vivait au milieu de for&ecirc;ts de foug&egrave;res g&eacute;antes et d'animaux d'une taille gigantesque. Les formes de l'homme et des animaux &eacute;taient encore tout &agrave; fait plastiques. Le squelette s'&eacute;tait form&eacute;, mais l'homme lui-m&ecirc;me avait, dans une large mesure, le pouvoir de modeler son propre corps et celui des animaux qui l'entouraient.</p>  <p><a name="page275"></a>PAGE 275</p>  <p>A sa naissance, il avait le sens de l'ou&iuml;e et du toucher, mais sa facult&eacute; de percevoir la lumi&egrave;re vint plus tard. Nous trouvons des cas analogues chez des animaux tels que les chiens et les chats, dont les yeux re&ccedil;oivent le sens de la vue quelque temps apr&egrave;s leur naissance. Le L&eacute;murien n'avait pas d'yeux. Il avait deux points sensitifs qui &eacute;taient affect&eacute;s par la lumi&egrave;re du Soleil, alors qu'elle brillait faiblement &agrave; travers l'atmosph&egrave;re ardente de l'antique L&eacute;murie, car ce n'est que vers la fin de l'Epoque Atlant&eacute;enne qu'il obtint la facult&eacute; de voir, telle que nous l'avons aujourd'hui. Avant cette &eacute;poque, la construction de l'oeil &eacute;tait en cours. Tant que le Soleil &eacute;tait interne, c'est-&agrave;-dire que la Terre, faisait partie de la masse lumineuse, l'homme n'avait pas besoin de lumi&egrave;re ext&eacute;rieure; il &eacute;tait lumineux lui-m&ecirc;me. Mais quand la Terre fut s&eacute;par&eacute;e du Soleil, il devint n&eacute;cessaire de percevoir la lumi&egrave;re; aussi, quand les rayons de lumi&egrave;re frapp&egrave;rent l'homme, il en eut conscience. La Nature construisit l'oeil pour rendre possible la perception de la lumi&egrave;re et r&eacute;pondre &agrave; la demande d'une fonction d&eacute;j&agrave; existante, comme c'est invariablement le cas, ainsi que l'a si habilement d&eacute;montr&eacute; le Professeur Huxley. L'amibe n'a pas d'estomac, cependant elle dig&egrave;re. Elle est tout estomac. La n&eacute;cessit&eacute; de dig&eacute;rer les aliments construisit l'estomac au cours des &acirc;ges, mais la digestion exista avant le tube digestif. D'une mani&egrave;re analogue, la perception de la lumi&egrave;re provoqua la formation de l'oeil. La lumi&egrave;re elle-m&ecirc;me construisit l'oeil et elle l'entretint. L&agrave; o&ugrave; il n'y a pas de lumi&egrave;re, il ne peut y avoir d'oeil. Dans le cas o&ugrave; des animaux se sont retir&eacute;s dans des caves et les ont habit&eacute;es, se tenant &eacute;loign&eacute;s de la lumi&egrave;re, les yeux ont d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute;s se sont atrophi&eacute;s, parce qu'il n'y avait pas de rayons lumineux pour les entretenir et qu'il n'y avait pas besoin d'yeux dans les caves obscures. Le L&eacute;murien avait besoin d'yeux; il avait une certaine facult&eacute; de perception de la lumi&egrave;re et la lumi&egrave;re commen&ccedil;a &agrave; construire l'oeil, en r&eacute;ponse &agrave; sa demande.</p>  <p>Son langage consistait en sons tels que ceux de la Nature. La plainte du vent dans les immenses for&ecirc;ts qui croissaient d'une fa&ccedil;on extr&ecirc;mement luxuriante dans ce climat hypertropical, le murmure du ruisseau, les</p>  <p><a name="page276"></a>PAGE 276</p>  <p>hurlements de la temp&ecirc;te, car la L&eacute;murie &eacute;tait battue par les temp&ecirc;tes, le tonnerre des cataractes, les grondements du volcan &eacute;taient pour lui comme les voix des Dieux dont il se savait &ecirc;tre le descendant.</p>  <p>Il ne savait rien de la naissance de son corps. Il ne pouvait le voir, mais il percevait la pr&eacute;sence de ses semblables. C'&eacute;tait toutefois une perception int&eacute;rieure, telle la mani&egrave;re dont nous percevons, en r&ecirc;ve, des personnes et des choses, mais avec cette diff&eacute;rence tr&egrave;s importante que sa perception de r&ecirc;ve &eacute;tait claire et logique.</p>  <p>Ainsi, il ne savait rien de son corps, en fait il ne savait m&ecirc;me pas qu'il avait un corps, pas plus que nous savons que nous avons un estomac, tant que cet organe est en bonne sant&eacute;. Nous nous rappelons seulement son existence quand, &agrave; la suite d'abus, il nous fait &eacute;prouver une douleur. Dans les conditions normales, nous sommes enti&egrave;rement inconscients de son action. De la m&ecirc;me mani&egrave;re, le corps du L&eacute;murien le servait admirablement, bien qu'il ignora son existence. C'est au moyen de la douleur qu'il devint conscient de son corps et du monde ext&eacute;rieur.</p>  <p>Tout ce qui avait rapport &agrave; la perp&eacute;tuation de la race et &agrave; la gestation s'accomplissait sous la direction des Anges, guid&eacute;s eux-m&ecirc;mes par J&eacute;hovah, R&eacute;gent de la Lune. L'acte de reproduction s'accomplissait &agrave; une &eacute;poque d&eacute;termin&eacute;e de l'ann&eacute;e, quand les lignes de force qui passent de plan&egrave;te en plan&egrave;te &eacute;taient concentr&eacute;es aux angles convenables. Ainsi, la force cr&eacute;atrice ne rencontrait pas d'obstruction et la parturition se faisait sans douleur. L'homme &eacute;tait ignorant de sa naissance, parce que, &agrave; cette &eacute;poque, il &eacute;tait aussi inconscient du monde physique qu'il l'est maintenant pendant son sommeil. C'est seulement pendant le contact intime des rapports sexuels que l'esprit devenait conscient de la chair et que l'homme &quot;connaissait&quot; sa femme. Cela est indiqu&eacute; dans certains passages de la Bible, tels que &quot;Adam connut Eve et elle mit au monde Seth&quot;; &quot;Elkanah connut Hannah et elle mit au monde Samuel&quot;; et la question de Marie: &quot;Comment pourrais-je concevoir, alors que je ne connais pas d'homme?&quot;. Ceci donne aussi la clef du symbole de &quot;l'arbre de la</p>  <p><a name="page277"></a>PAGE 277</p>  <p>Connaissance&quot;, dont le fruit ouvrit les yeux d'Adam et d'Eve, de telle sorte qu'ils vinrent &agrave; conna&icirc;tre le bien et le mal. Auparavant, ils n'avaient connu que le bien; mais quand ils commenc&egrave;rent &agrave; exercer la fonction cr&eacute;atrice d'une mani&egrave;re ind&eacute;pendante, ils &eacute;taient ignorants des influences stellaires, comme le sont leurs descendants. Or, la soi-disant mal&eacute;diction de J&eacute;hovah n'&eacute;tait pas le moins du monde une mal&eacute;diction, mais la simple d&eacute;claration du r&eacute;sultat, in&eacute;vitable, d'un usage de la force cr&eacute;atrice qui n&eacute;glige de faire entrer en ligne de compte l'influence des rayons stellaires sur l'enfantement.</p>  <p>Ainsi, l'usage inconsid&eacute;r&eacute; de la force cr&eacute;atrice est, au premier chef, responsable de nos souffrances, de nos maladies et de nos afflictions.</p>  <p>Le L&eacute;murien ne connaissait pas la mort, car, lorsque, au cours de longues p&eacute;riodes, son corps l'abandonnait, il entrait dans un autre corps, sans avoir conscience du changement. Sa conscience n'&eacute;tait pas centr&eacute;e sur le monde physique; par suite, l'abandon d'un corps et son entr&eacute;e dans un autre n'&eacute;tait pas pour lui un inconv&eacute;nient plus grand que n'est pour l'arbre le dess&egrave;chement et la chute d'une feuille ou d'une ramille et son remplacement par une nouvelle.</p>  <p>Le langage du L&eacute;murien &eacute;tait pour lui quelque chose de sacr&eacute;. Ce n'&eacute;tait pas un langage mort comme le n&ocirc;tre, un simple arrangement de sons bien ordonn&eacute;s. Chaque son &eacute;mis par lui avait un certain pouvoir sur ses semblables, sur les animaux et m&ecirc;me sur la nature autour de lui. Aussi, sous la direction des Seigneurs de V&eacute;nus, qui &eacute;taient les Messagers des Dieux, les &eacute;missaires des Hi&eacute;rarchies Cr&eacute;atrices, le pouvoir du langage &eacute;tait-il utilis&eacute; avec une grande v&eacute;n&eacute;ration, comme quelque chose d'extr&ecirc;mement sacr&eacute;.</p>  <p>L'&eacute;ducation des gar&ccedil;ons &eacute;tait tr&egrave;s diff&eacute;rente de celle des filles. Les m&eacute;thodes l&eacute;muriennes d'&eacute;ducation paraissent choquantes &agrave; notre sensibilit&eacute; plus raffin&eacute;e; aussi, pour &eacute;pargner les sentiments du lecteur, nous ne mentionnerons que les moins cruelles d'entre elles. Quelques rigoureuses qu'elles puissent nous para&icirc;tre, il ne faut pas oublier que le corps du L&eacute;murien &eacute;tait loin d'avoir des nerfs d'une sensibilit&eacute; aussi grande que ceux du corps humain de nos jours; que, de plus, c'est seulement par les moyens les plus violents que la</p>  <p><a name="page278"></a>PAGE 278</p>  <p>conscience, alors tr&egrave;s obscure, pouvait &ecirc;tre tant soit peu affect&eacute;e. Dans la suite des temps, la conscience s'&eacute;veilla de plus en plus et les moyens extr&ecirc;mes employ&eacute;s au d&eacute;but devinrent inutiles et furent abandonn&eacute;s; mais &agrave; cette &eacute;poque, ils &eacute;taient indispensables pour &eacute;veiller les forces dormantes de l'esprit &agrave; la perception du monde ext&eacute;rieur.</p>  <p>L'&eacute;ducation des gar&ccedil;ons avait pour but sp&eacute;cial de d&eacute;velopper la qualit&eacute; de Volont&eacute;. On les faisait lutter les uns contre les autres, et ces combats &eacute;taient d'une brutalit&eacute; extr&ecirc;me. On les empalait sur des piquets, avec libert&eacute; absolue de se d&eacute;gager, mais en exer&ccedil;ant leur volont&eacute;, ils devaient rester l&agrave; en d&eacute;pit de la douleur. Ils apprenaient &agrave; rendre leurs muscles rigides et &agrave; porter d'&eacute;normes fardeaux par l'exercice de leur volont&eacute;.</p>  <p>L'&eacute;ducation des filles avait pour but de favoriser le d&eacute;veloppement de la facult&eacute; d'Imagination. Elles aussi &eacute;taient soumises &agrave; un traitement rude et s&eacute;v&egrave;re. On les exposait dans les grandes for&ecirc;ts pour laisser la voix du vent dans les branches leur parler et pour qu'elles entendent les &eacute;clats de la temp&ecirc;te et des inondations. Elles apprenaient ainsi &agrave; ne pas craindre ces convulsions de la nature et &agrave; ne plus percevoir que la grandeur des &eacute;l&eacute;ments en lutte. Les fr&eacute;quentes &eacute;ruptions volcaniques &eacute;taient tr&egrave;s appr&eacute;ci&eacute;es comme moyen d'&eacute;ducation, parce qu'elle favorisaient particuli&egrave;rement l'&eacute;veil de la facult&eacute; de m&eacute;moire.</p>  <p>De telles m&eacute;thodes d'&eacute;ducation seraient tout &agrave; fait d&eacute;plac&eacute;es aujourd'hui mais sur le L&eacute;murien d&eacute;pourvu de m&eacute;moire, elle n'exer&ccedil;ait pas d'action d&eacute;primante. Quelque douloureuses ou terrifiantes que soient les exp&eacute;riences qu'il endurait, il les oubliait toutes aussit&ocirc;t apr&egrave;s. Les rudes exp&eacute;riences mentionn&eacute;es avaient pour but de d&eacute;velopper la m&eacute;moire, de graver sur le cerveau ces chocs violents et constamment r&eacute;p&eacute;t&eacute;s qui venaient de l'ext&eacute;rieur, parce que la m&eacute;moire est n&eacute;cessaire pour permettre aux exp&eacute;riences du pass&eacute; de servir de guide &agrave; l'action.</p>  <p>L'&eacute;ducation des filles d&eacute;veloppa les premiers sympt&ocirc;mes de la m&eacute;moire, encore incertaine. Elles furent les premi&egrave;res &agrave; formuler l'id&eacute;e du Bien et du Mal, &agrave; cause de leurs exp&eacute;riences qui influen&ccedil;aient surtout l'imagination. Les exp&eacute;riences les mieux faites pour laisser un souvenir &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;es comme quelque</p>  <p><a name="page279"></a>PAGE 279</p>  <p>chose de &quot;Bien&quot;; celles qui ne produisaient pas ce r&eacute;sultat tant d&eacute;sir&eacute; &eacute;taient consid&eacute;r&eacute;es comme quelque chose de &quot;Mal&quot;.</p>  <p>Ainsi, la femme devint le pionnier de la civilisation, car elle fut la premi&egrave;re &agrave; d&eacute;velopper l'id&eacute;e d'une &quot;bonne vie&quot; dont elle donna l'exemple appr&eacute;ci&eacute; chez les anciens et, sous ce rapport, elle s'est toujours noblement trouv&eacute;e depuis lors &agrave; l'avant-garde. Naturellement, puisque tous les Egos renaissent alternativement dans les corps des deux sexes, il n'y a pas l&agrave; de v&eacute;ritable pr&eacute;&eacute;minence. Le fait seulement que les esprits qui, pour le temps pr&eacute;sent, se trouvent dans un corps dense du sexe f&eacute;minin, ont un corps vital positif et sont, par suite, plus ouvert aux impressions spirituelles que lorsque le corps vital est n&eacute;gatif, comme chez l'individu du sexe masculin.</p>  <p>Comme nous l'avons vu, le L&eacute;murien &eacute;tait magicien de naissance. Il se sentait &ecirc;tre un descendant des Dieux, un &ecirc;tre spirituel; par suite, sa ligne de progr&egrave;s consistait en l'acquisition, non pas de connaissances spirituelles, mais de connaissances mat&eacute;rielles. Les Temples d'Initiation n'avaient pas besoin de r&eacute;v&eacute;ler aux plus avanc&eacute;s des L&eacute;muriens leur haute origine, de leur apprendre &agrave; accomplir de hauts faits de magie, de les instruire sur le moyen de fonctionner dans le Monde du D&eacute;sir et les Royaumes Sup&eacute;rieurs. De telles instructions sont n&eacute;cessaires aujourd'hui, parce que maintenant l'homme ordinaire n'a pas connaissance du monde spirituel et qu'il ne peut pas fonctionner dans les royaumes hyperphysiques. Le L&eacute;murien poss&eacute;dait, &agrave; sa mani&egrave;re, cette connaissance et pouvait exercer ces facult&eacute;s mais, d'un autre c&ocirc;t&eacute;, il &eacute;tait ignorant des lois du Cosmos et de certains ph&eacute;nom&egrave;nes du monde physique qui sont pour nous d'exp&eacute;rience courante. C'est pourquoi, dans les Ecoles d'Initiation, on lui apprenait les Arts, les lois de la Nature et certains faits relatifs &agrave; l'univers physique. On fortifiait sa volont&eacute;, on &eacute;veillait son imagination et sa m&eacute;moire, de telle sorte qu'il pouvait saisir la corr&eacute;lation de ses exp&eacute;riences et inventer des moyens d'action quand ses exp&eacute;riences pass&eacute;es ne suffisaient pas pour lui indiquer la mani&egrave;re convenable de proc&eacute;der. Aussi, les Temples</p>  <p><a name="page280"></a>PAGE 280</p>  <p>d'Initiation des temps L&eacute;muriens &eacute;taient-ils des Ecoles Sup&eacute;rieures pour la culture du pouvoir de la Volont&eacute; et de l'Imagination, avec, de plus, un &quot;cours sup&eacute;rieur&quot; dans les Arts et dans les Sciences.</p>  <p>Cependant, bien que le L&eacute;murien ait &eacute;t&eacute; un magicien n&eacute;, il ne faisait jamais mauvais usage de ses pouvoirs, parce qu'il se sentait l'alli&eacute; des Dieux. Sous la direction des Messagers des Dieux, dont nous avons d&eacute;j&agrave; parl&eacute;, ses forces &eacute;taient employ&eacute;es au modelage des formes dans le r&egrave;gne animal et dans le r&egrave;gne v&eacute;g&eacute;tal. Le mat&eacute;rialiste aura sans doute du mal &agrave; comprendre comment l'homme pouvait accomplir un tel travail s'il &eacute;tait incapable de voir le monde qui l'entourait. Il est vrai que l'homme ne pouvait pas &quot;voir&quot;, dans le sens que nous donnons &agrave; ce terme et de la mani&egrave;re dont il voit maintenant des objets avec ses yeux physiques, ext&eacute;rieurement, dans l'espace. Cependant, de m&ecirc;me que les plus purs de nos enfants sont aujourd'hui clairvoyants, tant qu'ils demeurent dans un &eacute;tat d'innocence exempte de p&eacute;ch&eacute;, de m&ecirc;me les L&eacute;muriens, qui &eacute;taient encore purs et innocents, poss&eacute;daient une facult&eacute; de perception int&eacute;rieure qui ne leur donnait qu'une id&eacute;e vague de la forme ext&eacute;rieure d'un objet quelconque, mais qui illuminait d'autant plus brillamment sa nature intime, sa qualit&eacute; d'&acirc;me au moyen d'une facult&eacute; de perception spirituelle n&eacute;e d'une innocente puret&eacute;.</p>  <p>Innocence, toutefois, n'est pas synonyme de vertu. L'innocence est la fille de l'ignorance et elle ne pourrait &ecirc;tre maintenue dans un univers o&ugrave; le but de l'&eacute;volution est l'acquisition de la sagesse. Pour atteindre ce but, la connaissance du bien et du mal est n&eacute;cessaire, ainsi que la libert&eacute; d'action.</p>  <p>Si, poss&eacute;dant la connaissance et la libert&eacute; d'action, l'homme se range du c&ocirc;t&eacute; du bien et de la justice, il cultive la vertu et la sagesse. S'il succombe &agrave; la tentation et fait le mal en connaissance de cause, il nourrit en lui-m&ecirc;me le vice.</p>  <p>Le plan de Dieu, cependant, ne sera pas mis en &eacute;chec. Chacun de nos actes est un terrain propice pour l'op&eacute;ration de la Loi des Cons&eacute;quences. Nous r&eacute;coltons ce que nous avons sem&eacute;. Les ronces des mauvaises actions portent des fleurs de chagrin et de douleur mais, quand leur semence tombe dans un coeur purifi&eacute;,</p>  <p><a name="page281"></a>PAGE 281</p>  <p>quand elles sont arros&eacute;es par les pleurs du repentir, les fleurs de la vertu ne tardent pas &agrave; s'&eacute;panouir. Quelle assurance bienheureuse que de chacune de nos mauvaises actions le bien r&eacute;sultera finalement, car dans le royaume de notre P&egrave;re, le bien seul peut durer.</p>  <p>Par cons&eacute;quent, la &quot;Chute&quot;, avec la douleur et la souffrance qu'elle entra&icirc;ne, n'est qu'une condition temporaire pendant laquelle nous ne voyons qu'obscur&eacute;ment, mais bient&ocirc;t nous contemplerons de nouveau face &agrave; face, le Dieu qui est en nous et hors de nous et qui est toujours per&ccedil;u par ceux dont le coeur est pur (I Corinthiens 13:12).</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="la_chute_de_l_homme"></a>LA CHUTE DE L'HOMME</p>  <p>Cet &eacute;v&eacute;nement est d&eacute;crit, cabalistiquement, comme l'exp&eacute;rience d'un couple humain qui, bien entendu, repr&eacute;sente l'humanit&eacute;. La clef de ce symbole se trouve au verset dans lequel le Messager des Dieux dit &agrave; la femme: &quot;Tu enfanteras dans la douleur&quot; (Gen&egrave;se 3:16), et on trouve &eacute;galement le fil conducteur dans la sentence de mort qui fut prononc&eacute;e en m&ecirc;me temps.</p>  <p>On observera qu'avant la Chute de l'homme sa conscience n'&eacute;tait pas centr&eacute;e sur le monde physique. Il &eacute;tait inconscient de l'acte de reproduction, de la naissance et de la mort. Les Anges qui sont charg&eacute;s du corps vital, et qui travaillaient sur ce corps, r&eacute;gularisaient la fonction g&eacute;n&eacute;ratrice. Ils assemblaient les deux sexes &agrave; certaines &eacute;poques de l'ann&eacute;e; ils utilisaient les forces solaires et lunaires alors qu'elles pr&eacute;sentaient les conditions les plus favorables &agrave; la f&eacute;condation et l'union &eacute;tait consomm&eacute;e tout d'abord sans la connaissance de ceux qui y participaient. Mais, plus tard, elle produisit une impression physique temporaire. La p&eacute;riode de gestation ne causait pas alors d'inconv&eacute;nients et la parturition se faisait sans douleur, car la m&egrave;re &eacute;tait plong&eacute;e dans un profond sommeil. La naissance et la mort n'entra&icirc;naient aucune interruption de conscience et elles &eacute;taient, par cons&eacute;quent, non existantes pour les L&eacute;muriens.</p>  <p>Leur conscience &eacute;tait dirig&eacute;e int&eacute;rieurement. Ils percevaient les objets physiques d'une mani&egrave;re spirituelle, comme nous les percevons en r&ecirc;ve, o&ugrave; tout ce que nous voyons se trouve en nous-m&ecirc;mes.</p>  <p><a name="page282"></a>PAGE 282</p>  <p>Quand leurs &quot;yeux furent ouverts&quot; et que leur conscience fut dirig&eacute;e vers l'ext&eacute;rieur sur les ph&eacute;nom&egrave;nes du monde physique, les conditions furent chang&eacute;es. La reproduction &eacute;tait contr&ocirc;l&eacute;e, non plus par les Anges, mais par l'homme qui &eacute;tait ignorant de l'op&eacute;ration des forces solaires et lunaires. Il abusa aussi de la fonction sexuelle et s'en servit pour la satisfaction des sens, et le r&eacute;sultat fut que l'enfantement devint douloureux. Alors, sa conscience se concentra sur le monde physique, bien que tout ce qui l'entourait ne f&ucirc;t pas per&ccedil;u par sa vision avec des contours tr&egrave;s d&eacute;finis avant la derni&egrave;re partie de l'Epoque Atlant&eacute;enne. Cependant, il en vint peu &agrave; peu &agrave; conna&icirc;tre la mort, &agrave; cause de l'interruption de conscience qui r&eacute;sultait de son passage dans les mondes sup&eacute;rieurs, quand la mort avait lieu, et de son retour dans le monde physique, au moment d'une nouvelle naissance.</p>  <p>&quot;Les yeux de l'homme furent ouverts&quot; de la mani&egrave;re suivante: nous nous rappelons que lorsque les sexes furent divis&eacute;s, le sexe masculin devint l'expression de la Volont&eacute;, qui est une partie de la double force de l'&acirc;me; le sexe f&eacute;minin exprima l'autre partie, l'Imagination. Si la femme n'&eacute;tait pas imaginative, elle ne pourrait pas construire de nouveau corps dans son sein et si le spermatozo&iuml;de n'&eacute;tait pas un v&eacute;hicule de la volont&eacute; humaine concentr&eacute;e, il ne pourrait pas accomplir la f&eacute;condation et commencer ainsi la germination qui a pour r&eacute;sultat la segmentation continue de l'ovule.</p>  <p>Ces forces jumelles, la Volont&eacute; et l'Imagination, sont toutes deux n&eacute;cessaires pour la reproduction des corps. Toutefois, depuis la s&eacute;paration des sexes, une de ces forces demeure avec chaque individu et seule la partie ext&eacute;rioris&eacute;e est disponible pour la reproduction. De l&agrave; vint la n&eacute;cessit&eacute; pour l'&ecirc;tre unisexuel, qui n'exprime qu'un seul aspect de la force de l'&acirc;me, de s'unir &agrave; un autre &ecirc;tre qui exprime la force compl&eacute;mentaire. Ceci a d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; expliqu&eacute;, et aussi le fait que la partie de la force de l'&acirc;me qui n'est pas utilis&eacute;e pour la reproduction devient disponible pour la croissance int&eacute;rieure. Tant que l'homme ext&eacute;riorisait compl&egrave;tement la double force sexuelle pour l'acte de g&eacute;n&eacute;ration, il ne pouvait rien accomplir, pour lui-m&ecirc;me, dans la direction de la</p>  <p><a name="page283"></a>PAGE 283</p>  <p>croissance de l'&acirc;me. Mais, depuis lors, la partie qui n'a pas &eacute;t&eacute; utilis&eacute;e par l'interm&eacute;diaire des organes sexuels, a &eacute;t&eacute; appliqu&eacute;e par l'esprit int&eacute;rieur &agrave; la construction du cerveau et du larynx pour sa propre expression.</p>  <p>Ainsi, l'homme continua &agrave; construire son corps pendant toute la derni&egrave;re partie de l'Epoque L&eacute;murienne et les deux premiers tiers de l'Epoque Atlant&eacute;enne, jusqu'&agrave; ce que, par l'usage mentionn&eacute; plus haut de la moiti&eacute; de sa force sexuelle, il devint un &ecirc;tre tout &agrave; fait conscient, pensant et capable de raisonner.</p>  <p>Chez l'homme, le cerveau est le trait d'union entre l'esprit et le monde ext&eacute;rieur. Il ne peut rien apprendre du monde physique qui ne lui soit transmis par l'interm&eacute;diaire du cerveau. Les organes des sens ne font que transmettre au cerveau les impressions venues de l'ext&eacute;rieur et le cerveau est l'instrument qui interpr&egrave;te et coordonne ces impressions. Les Anges appartenaient &agrave; une &eacute;volution diff&eacute;rente de la n&ocirc;tre, et ils n'avaient jamais &eacute;t&eacute; emprisonn&eacute;s dans un v&eacute;hicule dense et d'une lenteur g&ecirc;nante tel que le n&ocirc;tre. Ils avaient appris &agrave; acqu&eacute;rir des connaissances sans l'aide d'un cerveau physique. Leur v&eacute;hicule inf&eacute;rieur est le corps vital. La sagesse leur vint comme un don, sans la n&eacute;cessit&eacute; de la d&eacute;couvrir p&eacute;niblement au moyen d'un cerveau physique.</p>  <p>L'homme, toutefois, devait passer par la &quot;chute&quot; dans la g&eacute;n&eacute;ration et travailler pour acqu&eacute;rir ses connaissances. L'esprit, au moyen d'une partie de la force sexuelle dirig&eacute;e int&eacute;rieurement, construisit le cerveau pour amasser des connaissances sur le monde physique, et cette m&ecirc;me force nourrit et &eacute;difie aujourd'hui cet organe. Elle est d&eacute;tourn&eacute;e de son cours normal, car elle aurait d&ucirc; &ecirc;tre ext&eacute;rioris&eacute;e pour la procr&eacute;ation, mais l'homme la conserve dans un but &eacute;go&iuml;ste. Il n'en est pas de m&ecirc;me pour les Anges. Ils n'avaient pas eu &agrave; subir la division de leur pouvoir de l'&acirc;me; aussi pouvaient-ils ext&eacute;rioriser leur double force sans restriction &eacute;go&iuml;ste.</p>  <p>La force qui s'ext&eacute;riorise dans le but de cr&eacute;er un autre &ecirc;tre est l'Amour. Les Anges ont donn&eacute; tout leur amour, sans &eacute;go&iuml;sme ou d&eacute;sir et en retour la Sagesse Cosmique afflue en eux.</p>  <p>L'homme ext&eacute;riorise seulement une partie de son amour; il garde &eacute;go&iuml;stement le reste et l'utilise pour la construction de ses organes int&eacute;rieurs d'expression et pour se perfectionner; de cette mani&egrave;re, son amour devient &eacute;go&iuml;ste et sensuel. Avec une partie de son pouvoir de l'&acirc;me cr&eacute;ateur, il aime &eacute;go&iuml;stement un autre</p>  <p><a name="page284"></a>PAGE 284</p>  <p>&ecirc;tre, parce qu'il d&eacute;sire un partenaire pour procr&eacute;er. Avec l'autre partie de son pouvoir de l'&acirc;me cr&eacute;ateur, il pense (aussi pour des raisons &eacute;go&iuml;stes) parce qu'il aspire au savoir.</p>  <p>Les Anges aiment sans d&eacute;sir, mais l'homme devait faire l'exp&eacute;rience du sentiment d'&eacute;go&iuml;sme. Il doit d&eacute;sirer la sagesse et travailler d'une mani&egrave;re &eacute;go&iuml;ste pour l'obtenir, afin qu'il puisse arriver au pur d&eacute;sint&eacute;ressement, au cours d'une phase sup&eacute;rieure de son d&eacute;veloppement.</p>  <p>Les Anges l'aid&egrave;rent &agrave; se reproduire, m&ecirc;me apr&egrave;s qu'il eut d&eacute;tourn&eacute; une partie de sa force de l'&acirc;me. Ils l'aid&egrave;rent &agrave; construire le cerveau physique, mais ils n'avaient pas de connaissances qui puissent &ecirc;tre transmises par son interm&eacute;diaire parce qu'ils ne savaient pas se servir d'un tel instrument et qu'ils ne pouvaient pas parler directement &agrave; un &ecirc;tre dou&eacute; d'un cerveau. Tout ce qu'ils pouvaient faire &eacute;tait de contr&ocirc;ler la manifestation physique de l'amour de l'homme et la guider &agrave; travers les &eacute;motions d'une mani&egrave;re affectueuse et innocente, en lui &eacute;pargnant ainsi la douleur et les inconv&eacute;nients qui r&eacute;sultent d'un emploi de la fonction sexuelle qui n'est pas guid&eacute; par la sagesse.</p>  <p>Si ce r&eacute;gime avait dur&eacute;, l'homme serait rest&eacute; un simple automate guid&eacute; par Dieu et ne serait jamais devenu une personnalit&eacute;, un individu. S'il l'est devenu, il le doit &agrave; cette classe d'entit&eacute;s tr&egrave;s d&eacute;cri&eacute;e qu'on appelle les Esprits Lucifer.</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="les_esprits_lucifer"></a>LES ESPRITS LUCIFER</p>  <p>Ces esprits &eacute;taient une classe de retardataires appartenant &agrave; la vague de vie des Anges. Pendant la P&eacute;riode de la Lune, ils s'&eacute;lev&egrave;rent &agrave; une condition de d&eacute;veloppement bien sup&eacute;rieure &agrave; celle de la grande majorit&eacute; des &ecirc;tres les plus avanc&eacute;s de notre humanit&eacute; actuelle. Ils n'avaient pas progress&eacute;, cependant, au m&ecirc;me point que les Anges qui &eacute;taient les pionniers de l'humanit&eacute; de la P&eacute;riode de la Lune, mais ils &eacute;taient tellement en avance sur notre humanit&eacute; actuelle, qu'il leur &eacute;tait impossible de prendre, comme nous l'avons fait, un corps dense; et malgr&eacute; cela, ils ne pouvaient pas acqu&eacute;rir de connaissances sans l'usage d'un organe int&eacute;rieur,</p>  <p><a name="page285"></a>PAGE 285</p>  <p>d'un cerveau physique. Ils se trouvaient &agrave; un degr&eacute; interm&eacute;diaire entre l'homme, qui a un cerveau, et les Anges, qui n'en ont aucun besoin; en un mot, ils &eacute;taient des demi-dieux.</p>  <p>Ils se trouvaient donc dans une situation difficile. Le seul moyen qui pouvait leur permettre de s'exprimer personnellement et d'acqu&eacute;rir des connaissances, &eacute;tait l'utilisation du cerveau physique de l'homme, car ils pouvaient, au contraire des Anges, se faire comprendre d'un &ecirc;tre physique dou&eacute; d'un cerveau.</p>  <p>Comme nous l'avons dit, dans la derni&egrave;re partie de l'Epoque L&eacute;murienne, l'homme ne voyait pas le monde physique comme nous le voyons maintenant. Pour lui, le Monde du D&eacute;sir &eacute;tait beaucoup plus r&eacute;el. Il avait la conscience de r&ecirc;ve de la P&eacute;riode de la Lune, une conscience de vision int&eacute;rieure; il &eacute;tait inconscient du monde en dehors de lui. Les Esprits Lucifer n'eurent pas de peine &agrave; se manifester &agrave; sa conscience int&eacute;rieure et &agrave; appeler son attention sur sa forme ext&eacute;rieure que, jusqu'alors, il n'avait pas per&ccedil;ue. Ils lui dirent comment il pouvait cesser d'&ecirc;tre uniquement le servant de pouvoirs ext&eacute;rieurs et devenir son propre ma&icirc;tre et, comme les Dieux, &quot;conna&icirc;tre le bien et le mal&quot;. Ils lui expliqu&egrave;rent aussi qu'il avait en lui la capacit&eacute; cr&eacute;ative n&eacute;cessaire pour former de nouveaux corps sans l'interm&eacute;diaire des Anges. Tous ces enseignements lui furent donn&eacute;s dans le seul but de tourner sa conscience vers le monde ext&eacute;rieur, pour acqu&eacute;rir des connaissances.</p>  <p>Les Lucifers agirent ainsi en vue de leur profit personnel, afin d'acqu&eacute;rir des connaissances en m&ecirc;me temps que l'homme. Ils lui apport&egrave;rent la douleur et la souffrance, jusqu'alors inconnues, mais aussi le bienfait inestimable de son &eacute;mancipation de toute influence et tutelle ext&eacute;rieures et, de cette mani&egrave;re, lui firent faire les premiers pas dans l'&eacute;volution de ses propres pouvoirs spirituels, une &eacute;volution qui lui permettra en d&eacute;finitive de s'armer d'une sagesse semblable &agrave; celle des Anges et des autres Etres qui furent ses guides avant qu'il ne commence &agrave; exercer son libre arbitre.</p>  <p>Avant d'&ecirc;tre instruit par les Esprits Lucifer, l'homme n'avait connu ni la maladie, ni la douleur, ni la mort, qui furent le r&eacute;sultat de l'usage inconsid&eacute;r&eacute; de la facult&eacute; de reproduction et de son abus pour la satisfaction</p>  <p><a name="page286"></a>PAGE 286</p>  <p>des sens. Les animaux, &agrave; l'&eacute;tat sauvage, sont exempts de maladie et de douleur, parce que leur reproduction s'accomplit par les soins et sous la direction d'un sage esprit-groupe, aux seules &eacute;poques de l'ann&eacute;e qui sont propices &agrave; cette fonction. La fonction sexuelle a pour seul objet la perp&eacute;tuation de la race et, en aucune fa&ccedil;on, la satisfaction de d&eacute;sirs sensuels.</p>  <p>Si l'homme &eacute;tait rest&eacute; un automate guid&eacute; par Dieu, il n'aurait jamais connu la maladie, la souffrance et la mort; mais il aurait aussi &eacute;t&eacute; priv&eacute; de la conscience offerte par le cerveau et de l'ind&eacute;pendance qui r&eacute;sulta pour lui des instructions donn&eacute;es par les Esprits Lucifer, les &quot;dispensateurs de lumi&egrave;re&quot;. Ils ouvrirent les portes de son entendement et lui apprirent &agrave; utiliser sa vision alors confuse pour obtenir la connaissance du Monde Physique qu'il &eacute;tait destin&eacute; &agrave; conqu&eacute;rir.</p>  <p>Depuis cette &eacute;poque, deux forces sont actives dans l'homme. L'une est celle des Anges qui construisent de nouveaux &ecirc;tres dans le sein de la m&egrave;re au moyen de l'Amour dirig&eacute; vers le bas pour la procr&eacute;ation; ce sont donc eux qui perp&eacute;tuent la race.</p>  <p>L'autre force est celle des Lucifers qui sont les instigateurs de toute activit&eacute; mentale par l'interm&eacute;diaire de l'autre partie de la force sexuelle dirig&eacute;e vers la t&ecirc;te pour le travail du cerveau.</p>  <p>On appelle &eacute;galement les Lucifers &quot;serpents&quot; et on les repr&eacute;sente de diverses mani&egrave;res dans les diff&eacute;rentes mythologies. Nous parlerons d'eux plus longuement quand nous en viendrons &agrave; l'analyse de la Gen&egrave;se. Nous en avons dit assez maintenant pour nous permettre de poursuivre la ligne d'investigation principale qui nous am&egrave;ne &agrave; suivre encore plus loin le progr&egrave;s de l'&eacute;volution de l'homme, jusqu'au temps pr&eacute;sent, en passant par les Epoques Atlant&eacute;enne et Aryenne.</p>  <p>Ce que nous avons dit des instructions donn&eacute;es aux L&eacute;muriens s'applique seulement &agrave; une faible portion de ceux qui vivaient dans la derni&egrave;re partie de cette Epoque et qui devinrent les Anc&ecirc;tres des Sept Races</p>  <p><a name="page287"></a>PAGE 287</p>  <p>Atlant&eacute;ennes. La plupart des L&eacute;muriens &eacute;taient analogues aux animaux, et les formes qu'ils habitaient ont d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute; et sont utilis&eacute;es par les primitifs et les anthropo&iuml;des de notre &eacute;poque.</p>  <p>L'&eacute;tudiant est pri&eacute; de noter avec soin que ce sont les Formes qui d&eacute;g&eacute;n&egrave;rent. Il est tr&egrave;s important de faire une distinction entre les corps (ou formes) d'une race et les Egos (ou la vie) qui renaissent dans les corps de cette race.</p>  <p>Quand une race na&icirc;t, les formes sont anim&eacute;es par un certain groupe d'esprits et elles ont le pouvoir d'&eacute;voluer jusqu'&agrave; un certain degr&eacute; d'ach&egrave;vement, mais pas plus loin. Il ne peut y avoir d'arr&ecirc;t complet dans la nature; par cons&eacute;quent, lorsque la limite de d&eacute;veloppement a &eacute;t&eacute; atteinte, les corps ou les formes de cette race commencent &agrave; d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer et &agrave; se d&eacute;grader de plus en plus, jusqu'&agrave; ce que, finalement, la race s'&eacute;teigne.</p>  <p>Il n'est pas n&eacute;cessaire d'aller bien loin pour en trouver la raison. Les nouveaux corps d'une certaine race sont particuli&egrave;rement flexibles et plastiques, et ils offrent une grande latitude aux Egos qui renaissent pour perfectionner ces v&eacute;hicules et progresser eux-m&ecirc;mes par ce moyen. Les Egos les plus avanc&eacute;s naissent dans de tels corps et ils les perfectionnent au mieux de leur capacit&eacute;. Cependant, ces Egos ne sont encore que des apprentis et sont la cause de la cristallisation et du durcissement graduels des corps, jusqu'&agrave; ce que la limite du perfectionnement de cette sorte particuli&egrave;re de corps ait &eacute;t&eacute; atteinte. Alors, les formes d'une nouvelle race sont cr&eacute;&eacute;es pour donner aux Egos qui progressent une libert&eacute; plus grande en vue d'exp&eacute;riences plus vari&eacute;es et d'un plus grand d&eacute;veloppement. Ils abandonnent les corps de l'ancienne race pour les nouveaux, et ces corps abandonn&eacute;s deviennent la demeure d'&ecirc;tres moins avanc&eacute;s qui, &agrave; leur tour, s'en servent comme d'un moyen d'avancement dans la voie du progr&egrave;s. Ainsi, les vieux corps de la race sont utilis&eacute;s par des Egos d'une inf&eacute;riorit&eacute; toujours croissante et d&eacute;g&eacute;n&egrave;rent graduellement jusqu'&agrave; ce que, finalement, il n'y ait plus d'Egos assez peu avanc&eacute;s pour tirer profit d'une incarnation dans de tels corps. Les femmes deviennent alors st&eacute;riles et les formes de la race meurent.</p>  <p>Nous pouvons ais&eacute;ment retracer cette mani&egrave;re de proc&eacute;der au moyen de quelques exemples. La race</p>  <p><a name="page288"></a>PAGE 288</p>  <p>Teutonique-Anglo-Saxonne (particuli&egrave;rement la branche am&eacute;ricaine de cette race), poss&egrave;de un corps plus d&eacute;licat et plus flexible et un syst&egrave;me nerveux plus d&eacute;velopp&eacute; qu'aucune autre race maintenant existante. L'Indien et le Noir ont des corps beaucoup plus durs que les autres races et l'inf&eacute;riorit&eacute; de leur syst&egrave;me nerveux les rend beaucoup moins sensibles aux blessures. Un Indien continuera &agrave; se battre apr&egrave;s avoir re&ccedil;u des blessures dont le choc mettrait hors de combat ou tuerait un homme blanc, mais dont l'Indien gu&eacute;rira promptement. Les aborig&egrave;nes d'Australie, ou Boschimans, offrent l'exemple d'une race qui s'&eacute;teint pour cause de st&eacute;rilit&eacute;, en d&eacute;pit de tout ce que fait le gouvernement anglais pour la perp&eacute;tuer.</p>  <p>Des hommes de la race blanche ont dit, en parlant de leur propre race, que, partout o&ugrave; elles s'installe, les autres races s'&eacute;teignent. Les blancs se sont rendus coupables, en opprimant cruellement ces autres races, car ils ont souvent massacr&eacute; des multitudes d'indig&egrave;nes confiants et sans d&eacute;fense, comme le montre la conduite des Espagnols envers les anciens P&eacute;ruviens et les Mexicains, pour ne citer qu'un exemple entre beaucoup d'autres. Les obligations qu'entra&icirc;nent une telle perfidie, un tel abus d'intelligence et de pouvoirs sup&eacute;rieurs devront &ecirc;tre pay&eacute;es int&eacute;gralement par ceux qui les ont contract&eacute;es. Il est toutefois &eacute;galement vrai que m&ecirc;me si les blancs n'avaient pas massacr&eacute;, r&eacute;duit &agrave; la famine et &agrave; l'esclavage, expatri&eacute; et maltrait&eacute; de diverses mani&egrave;res ces races plus anciennes, ces derni&egrave;res se seraient n&eacute;anmoins &eacute;teintes &agrave; coup s&ucirc;r, quoique plus lentement, parce que telle est la loi de l'Evolution, l'Ordre de la Nature. Dans les temps &agrave; venir, les corps de la race blanche, lorsqu'ils auront &eacute;t&eacute; habit&eacute;s par les Egos qui sont maintenant incarn&eacute;s dans des corps de couleur rouge, noire, jaune ou brune, auront d&eacute;g&eacute;n&eacute;r&eacute; &agrave; un tel point qu'eux aussi dispara&icirc;tront pour faire place &agrave; de meilleurs v&eacute;hicules.</p>  <p>La science parle seulement d'&eacute;volution. Elle oublie de prendre en consid&eacute;ration les lignes de D&eacute;g&eacute;n&eacute;rescence: elles d&eacute;truisent lentement, mais s&ucirc;rement, les corps qui se sont cristallis&eacute;s au-del&agrave; de toute possibilit&eacute; d'am&eacute;lioration.</p>  <p><a name="page289"></a>PAGE 289</p>  <p style="font-weight: bold;"><a name="epoque_atlanteenne"></a>&Eacute;POQUE ATLANT&Eacute;ENNE</p>  <p>Des cataclysmes volcaniques d&eacute;truisirent la plus grande partie du continent L&eacute;murien et, pour le remplacer, parut le continent Atlant&eacute;en, l&agrave; o&ugrave; se trouve maintenant l'Oc&eacute;an Atlantique.</p>  <p>Des hommes de science, pouss&eacute;s par l'histoire de Platon &agrave; entreprendre des recherches sur l'Atlantide, ont d&eacute;montr&eacute; que la tradition de l'existence d'un tel continent repose sur des bases s&eacute;rieuses. Les occultistes scientifiques, de leur c&ocirc;t&eacute;, savent qu'il exista et voici la description qu'ils en donnent:</p>  <p>L'ancienne Atlantide diff&eacute;rait de notre monde actuel sur plus d'un point, mais la diff&eacute;rence la plus grande &eacute;tait dans la constitution de l'atmosph&egrave;re et de l'eau de cette Epoque.</p>  <p>Du sud de la plan&egrave;te venait le souffle chaud et br&ucirc;lant des nombreux volcans qui &eacute;taient encore en pleine activit&eacute;. Du nord, venait le souffle glac&eacute; des r&eacute;gions polaires. Le continent de l'Atlantide &eacute;tait le lieu de rencontre de ces deux courants et, par cons&eacute;quent, son atmosph&egrave;re &eacute;tait toujours satur&eacute;e d'un brouillard &eacute;pais et sombre. L'eau n'&eacute;tait pas aussi dense qu'elle l'est maintenant, mais contenait une plus grande proportion d'air. L'&eacute;paisse et brumeuse atmosph&egrave;re Atlant&eacute;enne contenait aussi beaucoup d'eau en suspension.</p>  <p>Le Soleil ne brillait jamais clairement &agrave; travers cette atmosph&egrave;re. Il paraissait entour&eacute; d'un halo de brume lumineuse, comme le sont les r&eacute;verb&egrave;res vus &agrave; travers un &eacute;pais brouillard. On ne pouvait alors voir &agrave; plus de quelques m&egrave;tres dans chaque direction et les contours de tous les objets qui n'&eacute;taient pas tout &agrave; fait rapproch&eacute;s paraissaient vagues, confus et incertains. L'homme &eacute;tait guid&eacute; plut&ocirc;t par sa vision int&eacute;rieure que par sa perception visuelle.</p>  <p>Ce n'est pas seulement le pays, mais aussi l'homme de cette &eacute;poque qui diff&eacute;rait beaucoup de tout ce qui existe sur la Terre &agrave; l'&eacute;poque actuelle. Il avait une t&ecirc;te, mais presque pas de front; son cerveau n'avait pas de d&eacute;veloppement frontal; la t&ecirc;te formait un angle presque imm&eacute;diatement en arri&egrave;re d'un point se trouvant juste au-dessus des yeux. Compar&eacute; &agrave; l'homme moderne, c'&eacute;tait un g&eacute;ant; en proportion du corps, ses bras et</p>  <p><a name="page290"></a>PAGE 290</p>  <p>ses jambes &eacute;taient beaucoup plus longs que les n&ocirc;tres. Au lieu de marcher, il se d&eacute;pla&ccedil;ait par une s&eacute;rie de sauts assez analogues &agrave; ceux du kangourou. Il avait de petits yeux clignotants et ses cheveux avaient une section ronde. Cette derni&egrave;re particularit&eacute;, &agrave; d&eacute;faut d'une autre, distingue les descendants des Races Atlant&eacute;ennes qui demeurent encore avec nous. Les cheveux de l'Atlant&eacute;en &eacute;taient droits, lustr&eacute;s, noirs et avaient une section ronde. Ceux de l'Aryen, bien qu'ils varient de couleur, ont toujours une section ovale. Les oreilles de l'Atlant&eacute;en &eacute;taient situ&eacute;es beaucoup plus en arri&egrave;re que celles de l'Aryen.</p>  <p>Les v&eacute;hicules sup&eacute;rieurs des premiers Atlant&eacute;ens n'&eacute;taient pas, comme les n&ocirc;tres, situ&eacute;s dans une position concentrique par rapport au corps dense. L'esprit n'&eacute;tait pas tout &agrave; fait un esprit int&eacute;rieur; il se trouvait partiellement en dehors et, par cons&eacute;quent, il ne pouvait pas contr&ocirc;ler ses v&eacute;hicules avec une aussi grande facilit&eacute; que s'il les avait compl&egrave;tement habit&eacute;s. La t&ecirc;te du corps vital se trouvait en dehors et tr&egrave;s au-dessus de la t&ecirc;te physique. Il y a un point entre les sourcils, &agrave; environ un centim&egrave;tre et demi en dessous de la surface de la peau, qui correspond &agrave; un autre point du corps vital. Ce point n'est pas le corps pituitaire, qui est situ&eacute; beaucoup plus pr&egrave;s du centre de la t&ecirc;te physique. On pourrait appeler ce point &quot;la racine du nez&quot;. Quand ces deux points du corps vital et du corps dense viennent &agrave; correspondre, comme ils le font aujourd'hui chez l'homme, le clairvoyant exp&eacute;riment&eacute; les observe comme une tache noire ou plut&ocirc;t comme un espace vide, tel le centre invisible d'une flamme de gaz. C'est l&agrave; le si&egrave;ge de l'esprit int&eacute;rieur dans l'homme, le Saint des Saints dans le temple du corps humain, ferm&eacute; pour tous, except&eacute; pour l'Ego humain int&eacute;rieur dont il est la demeure. Le clairvoyant exp&eacute;riment&eacute; peut voir avec une nettet&eacute; plus ou moins grande suivant ses capacit&eacute;s et son degr&eacute; d'exp&eacute;rience, tous les divers corps qui forment l'aura de l'homme. Seul ce point est cach&eacute; &agrave; sa vue. C'est l&agrave; &quot;l'Isis&quot; dont personne ne peut soulever le voile. L'&ecirc;tre m&ecirc;me le plus hautement &eacute;volu&eacute; qui soit sur Terre n'est pas capable de d&eacute;voiler l'Ego de la cr&eacute;ature la plus humble et la moins d&eacute;velopp&eacute;e. Ce point, et ce point seul sur la Terre, est si sacr&eacute; qu'il est absolument &agrave; l'abri de toute intrusion.</p>  <p><a name="page291"></a>PAGE 291</p>  <p>Ces deux points dont nous venons de parler, celui du corps dense et sa contre-partie dans le corps vital, &eacute;taient tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;s l'un de l'autre chez les hommes des premiers temps de l'Atlantide, comme ils le sont aujourd'hui chez les animaux. La t&ecirc;te du corps vital du cheval est tr&egrave;s en dehors de la t&ecirc;te de son corps dense. Les deux points sont plus rapproch&eacute;s chez le chien que chez tout autre animal, &agrave; l'exception peut-&ecirc;tre de l'&eacute;l&eacute;phant. Quand ils viennent &agrave; correspondre, il en r&eacute;sulte un animal prodige, capable de compter, d'&eacute;peler, etc.</p>  <p>En raison de la distance entre ces deux points, le pouvoir de perception de l'Atlant&eacute;en, ou sa vision, &eacute;tait beaucoup plus p&eacute;n&eacute;trant dans les Mondes Int&eacute;rieurs que dans le Monde Physique obscurci par son atmosph&egrave;re d'&eacute;pais et lourd brouillard. Cependant, au cours des &acirc;ges, l'atmosph&egrave;re s'&eacute;claircit lentement; en m&ecirc;me temps, le point mentionn&eacute; du corps vital se rapprocha de plus en plus du point correspondant du corps dense. Au fur et &agrave; mesure de leur rapprochement, l'homme perdit graduellement contact avec les Mondes Int&eacute;rieurs qui devinrent de plus en plus indistincts, en m&ecirc;me temps que le Monde Physique accusait des contours mieux d&eacute;finis. Finalement, dans le dernier tiers de l'Epoque Atlant&eacute;enne, le point du corps vital s'unit au point correspondant du corps dense. C'est seulement alors que l'homme devint compl&egrave;tement &eacute;veill&eacute; dans le Monde Physique; mais, en m&ecirc;me temps qu'il obtenait la vue et la perception compl&egrave;te dans ce Monde, la facult&eacute; de percevoir les Mondes Int&eacute;rieurs &eacute;tait graduellement perdue par la majorit&eacute; de ses semblables.</p>  <p>A une &eacute;poque plus recul&eacute;e, l'Atlant&eacute;en ne percevait pas clairement le contour d'un objet ou d'une personne, mais il voyait l'&acirc;me, connaissait aussit&ocirc;t ses attributs, et sentait s'ils lui &eacute;taient propices ou d&eacute;favorables. Il savait si l'homme ou l'animal qu'il regardait &eacute;tait bien ou mal dispos&eacute; envers lui. Il apprenait correctement, par perception spirituelle, la mani&egrave;re d'agir avec ses semblables et de se soustraire &agrave; ce qui pouvait lui nuire. Aussi, sa douleur fut-elle grande quand le Monde Spirituel disparut graduellement de sa conscience.</p>  <p>Les Rmoahals form&egrave;rent la premi&egrave;re Race Atlant&eacute;enne. Ils n'avaient que peu de m&eacute;moire et ce peu se rapportait surtout aux sensations. Ils se rappelaient les couleurs et les sons, et de cette mani&egrave;re, ils</p>  <p><a name="page292"></a>PAGE 292</p>  <p>d&eacute;velopp&egrave;rent tant soit peu leurs sentiments. Le L&eacute;murien avait &eacute;t&eacute; absolument priv&eacute; de sentiments dans le sens &eacute;lev&eacute; du mot. Il avait le sens du toucher et pouvait percevoir les sensations physiques de douleur, d'aise et de bien-&ecirc;tre, mais pas les sensations mentales et spirituelles de joie, de peine, de sympathie et d'antipathie.</p>  <p>En m&ecirc;me temps que la m&eacute;moire, vinrent aux Atlant&eacute;ens les rudiments d'un langage. Ils invent&egrave;rent des mots et ne se servirent plus de simples sons, comme l'avaient fait les L&eacute;muriens. Les Rmoahals commenc&egrave;rent &agrave; donner des noms aux choses. Ils &eacute;taient encore une race spirituelle et leurs pouvoirs de l'&acirc;me &eacute;taient analogues aux forces de la nature; ils ne donnaient pas seulement un nom aux objets qui les entouraient, mais dans leurs mots r&eacute;sidait un pouvoir sur les choses qu'ils nommaient. Comme les derniers L&eacute;muriens, leurs sentiments en tant qu'esprits les inspiraient, et ils ne se nuisaient jamais les uns aux autres. Pour eux, le langage &eacute;tait quelque chose de sacr&eacute;, il repr&eacute;sentait la manifestation directe et la plus haute de l'esprit. Ils n'abusaient jamais de ce pouvoir en s'en servant pour bavarder ou tenir des propos insignifiants. L'usage d'un langage d&eacute;fini permit &agrave; l'&acirc;me de cette race d'entrer pour la premi&egrave;re fois en contact avec l'&acirc;me des choses dans le monde ext&eacute;rieur.</p>  <p>Les Tlavatlis furent la seconde race Atlant&eacute;enne. Ils commenc&egrave;rent &agrave; &ecirc;tre conscients de leur propre valeur en tant qu'&ecirc;tres humains distincts. Ils devinrent ambitieux et demand&egrave;rent que leurs travaux soient rappel&eacute;s au souvenir des hommes. La m&eacute;moire devint un facteur important dans la vie de la communaut&eacute;. Les souvenirs des actions d'&eacute;clat accomplies par certains individus d&eacute;cidaient un groupe d'hommes &agrave; choisir pour chef quelqu'un qui avait accompli de grands exploits. Ce fut l'origine de la royaut&eacute;.</p>  <p>Ce souvenir des exploits m&eacute;ritoires des grands hommes fut conserv&eacute; m&ecirc;me apr&egrave;s l'&eacute;poque &agrave; laquelle de tels chefs moururent. L'humanit&eacute; commen&ccedil;a &agrave; honorer la m&eacute;moire des anc&ecirc;tres et &agrave; les adorer, ainsi que d'autres</p>  <p><a name="page293"></a>PAGE 293</p>  <p>hommes qui avaient fait preuve de grands m&eacute;rites. Ce fut le commencement d'une sorte de culte qui est encore pratiqu&eacute; aujourd'hui par certains Asiatiques.</p>  <p>Les Toltecs furent la troisi&egrave;me race Atlant&eacute;enne. Ils pouss&egrave;rent encore plus loin les id&eacute;es de leurs pr&eacute;d&eacute;cesseurs et inaugur&egrave;rent la Monarchie et la Succession H&eacute;r&eacute;ditaires. Il furent les premiers &agrave; suivre la coutume d'honorer certains hommes pour les exploits de leurs anc&ecirc;tres, mais il y avait alors une excellente raison &agrave; cela. A cause de l'&eacute;ducation particuli&egrave;re de ce temps, le p&egrave;re avait le pouvoir de communiquer &agrave; son fils ses propres qualit&eacute;s, d'une mani&egrave;re que l'humanit&eacute; actuelle est incapable d'imiter.</p>  <p >L'&eacute;ducation consistait &agrave; &eacute;voquer dans l'&acirc;me de l'enfant des images des diff&eacute;rentes phases de la vie. La conscience des premiers Atlant&eacute;ens &eacute;tait encore principalement une conscience int&eacute;rieure d'images. Le pouvoir qu'avait l'&eacute;ducateur d'&eacute;voquer ces images dans l'&acirc;me de l'enfant &eacute;tait le facteur d&eacute;terminant des qualit&eacute;s d'&acirc;me que poss&eacute;derait l'homme adulte. C'est &agrave; l'instinct et non pas &agrave; la raison qu'on faisait appel; c'est l'instinct qu'on essayait d'&eacute;veiller et, par ces m&eacute;thodes d'&eacute;ducation, le fils, dans la grande majorit&eacute; des cas, absorbait facilement les qualit&eacute;s du p&egrave;re. Il est ainsi &eacute;vident qu'il y avait alors une bonne raison d'honorer les descendants des grands hommes, parce que le fils h&eacute;ritait toujours des bonnes qualit&eacute;s du p&egrave;re. Malheureusement, tel n'est pas le cas de nos jours, bien que nous suivions la m&ecirc;me coutume qui consiste &agrave; honorer les fils des grands hommes, tout en n'ayant absolument aucune raison de le faire.</p>  <p>Chez les Toltecs, l'exp&eacute;rience fut de plus en plus estim&eacute;e. L'homme qui avait acquis l'exp&eacute;rience la plus vari&eacute;e &eacute;tait le plus honor&eacute; et le plus recherch&eacute;. La m&eacute;moire &eacute;tait alors si d&eacute;velopp&eacute;e et si fid&egrave;le que notre m&eacute;moire actuelle n'est rien en comparaison. En cas d'urgence, un Toltec d'une grande exp&eacute;rience pratique &eacute;tait tr&egrave;s probablement &agrave; m&ecirc;me de se rappeler des cas semblables dans sa vie pass&eacute;e et de sugg&eacute;rer quelle ligne d'action il fallait suivre. Il devenait ainsi un conseiller de valeur pour la communaut&eacute; quand une situation se pr&eacute;sentait que personne d'autre n'avait encore rencontr&eacute;e auparavant et quand personne n'&eacute;tait</p>  <p><a name="page294"></a>PAGE 294</p>  <p>capable d'imaginer ou de raisonner par analogie une mani&egrave;re rapide de r&eacute;soudre la difficult&eacute;. Quand un tel individu n'&eacute;tait pas disponible, il fallait exp&eacute;rimenter pour trouver le meilleur mode d'op&eacute;rer.</p>  <p>Dans le second tiers de l'Epoque Atlant&eacute;enne, nous trouvons les premiers exemples de nations distinctes. Des groupes d'hommes qui d&eacute;couvraient entre eux des go&ucirc;ts et des habitudes analogues, quittaient leurs anciens logis et fondaient une nouvelle colonie. Ils se rappelaient leurs vieilles coutumes et les suivaient dans leurs nouvelles demeures autant qu'elles &eacute;taient utilisables et en formaient d'autres pour satisfaire leurs id&eacute;es et leurs besoins propres.</p>  <p>Les Guides de l'humanit&eacute; &eacute;tablirent &agrave; cette &eacute;poque de grands rois pour gouverner les peuples en leur donnant un pouvoir &eacute;tendu. Les masses honoraient ces rois avec toute la v&eacute;n&eacute;ration due &agrave; ceux qui &eacute;taient vraiment rois &quot;par la gr&acirc;ce de Dieu&quot;. Cette condition fortun&eacute;e portait cependant en elle le germe de la d&eacute;sagr&eacute;gation, car peu &agrave; peu les rois s'enivr&egrave;rent de leur pouvoir. Ils oubli&egrave;rent qu'il avait &eacute;t&eacute; plac&eacute; dans leurs mains par la gr&acirc;ce de Dieu, comme un d&eacute;p&ocirc;t sacr&eacute;; qu'ils avaient &eacute;t&eacute; &eacute;lev&eacute;s au rang royal dans le but de traiter leurs sujets avec justice et de les aider. Ils commenc&egrave;rent &agrave; m&eacute;suser de leur pouvoir, &agrave; des fins &eacute;go&iuml;stes et pour leur profit personnel, au lieu de viser au bien commun, et s'arrog&egrave;rent des privil&egrave;ges et une autorit&eacute; qui ne leur avaient jamais &eacute;t&eacute; r&eacute;serv&eacute;s. L'ambition et l'&eacute;go&iuml;sme seuls les guid&egrave;rent et ils abus&egrave;rent de la sup&eacute;riorit&eacute; de leurs pouvoirs d'origine divine, dans le but d'opprimer et d'user de repr&eacute;sailles. Cela &eacute;tait vrai, non seulement des rois, mais aussi des nobles et des classes sup&eacute;rieures; et quand on consid&egrave;re le pouvoir qu'ils avaient sur les hommes des classes moins d&eacute;velopp&eacute;es, il est facile de comprendre que ces abus devaient amener des r&eacute;sultats d&eacute;plorables.</p>  <p>Les Touraniens originaux furent la quatri&egrave;me race Atlant&eacute;enne. Leur &eacute;go&iuml;sme &eacute;tait particuli&egrave;rement abject. Ils &eacute;lev&egrave;rent des temples o&ugrave; les rois furent ador&eacute;s ainsi que des dieux et ils opprim&egrave;rent d'une fa&ccedil;on extr&ecirc;me les classes inf&eacute;rieures sans d&eacute;fense. Une magie noire des plus r&eacute;pugnantes &eacute;tait florissante et tous les efforts de ce peuple &eacute;taient mis au service de la satisfaction de leur vanit&eacute; et du faste ext&eacute;rieur.</p>  <p><a name="page295"></a>PAGE 295</p>  <p>Les S&eacute;mites originaux &eacute;taient la cinqui&egrave;me et la plus importante des sept races Atlant&eacute;ennes, car c'est en eux que nous trouvons pour la premi&egrave;re fois le germe de la qualit&eacute; corrective de la pens&eacute;e. C'est pourquoi la Race S&eacute;mitique Originale devint la &quot;Race m&egrave;re&quot; des sept Races de l'Epoque Aryenne actuelle.</p>  <p>Pendant l'Epoque Polaire, l'homme acquit le corps dense comme instrument d'action. Dans l'Epoque Hyperbor&eacute;enne, le corps vital fut ajout&eacute; pour donner la facult&eacute; de mouvement n&eacute;cessaire &agrave; l'action. Dans l'Epoque L&eacute;murienne, le corps du d&eacute;sir fournit le mobile de l'action.</p>  <p>L'intellect fut donn&eacute; &agrave; l'homme pendant l'Epoque Atlant&eacute;enne pour donner un objet &agrave; l'action; mais comme l'Ego &eacute;tait extr&ecirc;mement faible et que les d&eacute;sirs naturels &eacute;taient puissants, l'intellect naissant s'allia au corps du d&eacute;sir; la ruse en fut la cons&eacute;quence et fut elle-m&ecirc;me la cause de toute la perversit&eacute; du deuxi&egrave;me tiers de l'Epoque Atlant&eacute;enne.</p>  <p>Pendant l'Epoque Aryenne, la Pens&eacute;e et la Raison devaient &ecirc;tre d&eacute;velopp&eacute;es par le travail de l'Ego dans l'intellect, en vue de guider le d&eacute;sir dans une voie menant &agrave; l'acquisition de la perfection spirituelle qui est le but de l'Evolution. Cette facult&eacute; de la Pens&eacute;e et celle de former des Id&eacute;es furent acquises par l'homme au prix de la perte de son contr&ocirc;le sur les forces vitales, c'est-&agrave;-dire de son pouvoir sur la Nature.</p>  <p>Avec la Pens&eacute;e et l'Intellect, il ne peut &agrave; pr&eacute;sent exercer son pouvoir que sur la mati&egrave;re chimique et les min&eacute;raux, car son intellect est maintenant dans la premi&egrave;re phase, ou phase min&eacute;rale de son &eacute;volution, comme l'&eacute;tait son corps dense pendant la P&eacute;riode de Saturne. Il ne peut pas exercer de pouvoir sur la vie animale ou v&eacute;g&eacute;tale. Il utilise le bois et diverses substances v&eacute;g&eacute;tales, et aussi diff&eacute;rentes parties des animaux pour ses industries. Ces substances sont toutes, en d&eacute;finitive, de la mati&egrave;re chimique satur&eacute;e de la vie min&eacute;rale et qui, comme nous l'avons expliqu&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment, sert &agrave; composer les corps de tous les r&egrave;gnes. L'homme, dans son &eacute;tat actuel, peut contr&ocirc;ler toutes ces vari&eacute;t&eacute;s de combinaisons chimiques min&eacute;rales, mais ce contr&ocirc;le ne sera pas &eacute;tendu, de mani&egrave;re qu'il puisse travailler avec la vie, avant la P&eacute;riode</p>  <p><a name="page296"></a>PAGE 296</p>  <p>de Jupiter. Dans cette P&eacute;riode, il aura toutefois le pouvoir de travailler avec la vie v&eacute;g&eacute;tale, comme le font maintenant les Anges pendant la P&eacute;riode de la Terre.</p>  <p>Les hommes de science mat&eacute;rialistes se sont &eacute;vertu&eacute;s depuis de nombreuses ann&eacute;es &agrave; &quot;cr&eacute;er&quot; la vie, mais ils ne r&eacute;ussiront pas tant qu'ils n'auront pas appris &agrave; s'approcher de la table de laboratoire avec le plus profond respect, comme s'ils venaient aupr&egrave;s de l'autel d'un temple, avec un coeur et des mains purs, exempts de cupidit&eacute; et d'ambition &eacute;go&iuml;ste.</p>  <p>Telle est la sage d&eacute;cision des Fr&egrave;res A&icirc;n&eacute;s qui gardent ce secret, ainsi que tous les profonds secrets de la Nature, jusqu'&agrave; ce que l'homme soit pr&ecirc;t &agrave; s'en servir pour le progr&egrave;s de la race, pour la gloire de Dieu et non pas pour son profit personnel.</p>  <p>Cependant, ce fut justement cette perte de pouvoir sur les forces vitales &eacute;prouv&eacute;es par les Atlant&eacute;ens, qui permit &agrave; l'homme de poursuivre son &eacute;volution. Apr&egrave;s cela, quelque grand que devint son &eacute;go&iuml;sme, il ne pouvait plus devenir un instrument de destruction pour lui-m&ecirc;me et pour la Nature, comme cela aurait &eacute;t&eacute; le cas si l'&eacute;go&iuml;sme croissant avait &eacute;t&eacute; uni au vaste pouvoir que poss&eacute;dait l'homme dans son &eacute;tat pr&eacute;c&eacute;dent d'innocence. La pens&eacute;e qui travaille seulement dans l'homme est impuissante &agrave; commander la Nature et ne peut jamais mettre l'humanit&eacute; en danger, comme cela serait possible si les forces de la Nature &eacute;taient soumises &agrave; son contr&ocirc;le.</p>  <p>Les S&eacute;mites Originels r&eacute;prim&egrave;rent jusqu'&agrave; un certain point leurs d&eacute;sirs par l'usage de l'intellect et, &agrave; la place du d&eacute;sir pur et simple, la ruse et l'astuce parurent, au moyen desquelles ils cherch&egrave;rent &agrave; atteindre leurs fins &eacute;go&iuml;stes. Bien qu'ils aient &eacute;t&eacute; un peuple tr&egrave;s turbulent, ils apprirent dans une grande mesure &agrave; dompter leurs passions et &agrave; accomplir leurs desseins par l'usage de la ruse qu'ils trouvaient plus subtile et plus puissante que la simple force brutale. Ils furent les premiers &agrave; d&eacute;couvrir que le &quot;cerveau&quot; est sup&eacute;rieur aux &quot;muscles&quot;.</p>  <p>Pendant l'existence de cette Race, l'atmosph&egrave;re de l'Atlantide commen&ccedil;a &agrave; s'&eacute;claircir d'une fa&ccedil;on d&eacute;finitive</p>  <p><a name="page297"></a>PAGE 297</p>  <p>et le point du corps vital mentionn&eacute;s pr&eacute;c&eacute;demment vint &agrave; correspondre avec le point similaire du corps dense. Cette co&iuml;ncidence donna &agrave; l'homme la facult&eacute; de voir clairement les choses avec des contours nets et bien d&eacute;finis; mais elle eut aussi pour r&eacute;sultat la perte de la facult&eacute; de percevoir les Mondes Int&eacute;rieurs.</p>  <p>Ainsi, nous voyons que, et il est peut-&ecirc;tre bon de l'&eacute;noncer d&eacute;finitivement comme une loi: &quot;Tout progr&egrave;s accompli n'est jamais obtenu sans la perte d'une facult&eacute; pr&eacute;c&eacute;demment poss&eacute;d&eacute;e et recouvr&eacute;e plus tard sous une forme sup&eacute;rieure.&quot;</p>  <p>L'homme construisit son cerveau aux d&eacute;pens de la perte momentan&eacute;e de sa facult&eacute; de produire &agrave; lui seul des descendants. Pour obtenir l'instrument qui devait servir de guide &agrave; son corps dense, il devint sujet &agrave; toutes les difficult&eacute;s, au chagrin et &agrave; la douleur qu'entra&icirc;ne la coop&eacute;ration n&eacute;cessaire pour perp&eacute;tuer la race; il obtint le pouvoir de raisonner au prix de la perte temporaire de sa facult&eacute; de perception spirituelle.</p>  <p>Alors que la raison fut, &agrave; divers titres, un bienfait pour lui, elle ferma &agrave; sa vue l'&acirc;me des choses qui lui parlait nagu&egrave;re, et l'acquisition de l'intellect qui est maintenant le bien le plus pr&eacute;cieux de l'homme, fut tout d'abord envisag&eacute;e avec regret par l'Atlant&eacute;en qui d&eacute;plorait la perte de la vue et du pouvoir spirituels marquant cette acquisition.</p>  <p>L'&eacute;change de pouvoirs spirituels pour des facult&eacute;s physiques &eacute;tait cependant n&eacute;cessaire pour permettre &agrave; l'homme de fonctionner ind&eacute;pendamment de toute direction ext&eacute;rieure dans le Monde Physique qu'il doit conqu&eacute;rir. Dans l'avenir, il recouvrera ses pouvoirs sup&eacute;rieurs quand, par les exp&eacute;riences subies pendant son s&eacute;jour dans le Monde Physique plus dense, il aura appris &agrave; les utiliser d'une fa&ccedil;on convenable. Quand il les poss&eacute;dait, il n'avait pas connaissance de leur usage propre et ils &eacute;taient trop pr&eacute;cieux et trop dangereux pour lui servir de jouet.</p>  <p>Sous la direction d'un grand Etre, la Race S&eacute;mitique Originale fut conduite vers l'Est, hors du continent de l'Atlantide, en passant par l'Europe, jusqu'aux grandes solitudes de l'Asie Centrale, connues maintenant</p>  <p><a name="page298"></a>PAGE 298</p>  <p>sous le nom de D&eacute;sert de Gobi. L&agrave;, ce grand Etre pr&eacute;para la race pour qu'elle devint le germe des sept races de l'Epoque Aryenne et lui communiqua potentiellement les qualit&eacute;s que leurs descendants devaient d&eacute;velopper.</p>  <p>Pendant tous les &acirc;ges pr&eacute;c&eacute;dents - d&egrave;s le d&eacute;but de la P&eacute;riode de Saturne, en passant par les P&eacute;riodes du Soleil et de la Lune et pendant les trois R&eacute;volutions et demie de la P&eacute;riode de la Terre (les Epoques Polaire, Hyperbor&eacute;enne, L&eacute;murienne et la premi&egrave;re partie de l'Epoque Atlant&eacute;enne) - l'homme avait &eacute;t&eacute; conduit et guid&eacute; par des Etres sup&eacute;rieurs, sans qu'il ait eu la moindre libert&eacute; d'action. Il &eacute;tait alors incapable de se guider lui-m&ecirc;me, car il n'avait pas encore d&eacute;velopp&eacute; un intellect qui lui soit propre; mais le moment &eacute;tait enfin venu o&ugrave; il &eacute;tait n&eacute;cessaire pour son d&eacute;veloppement ult&eacute;rieur qu'il commen&ccedil;a &agrave; se guider lui-m&ecirc;me. Il devait apprendre &agrave; devenir ind&eacute;pendant et &agrave; prendre la responsabilit&eacute; de ses propres actes. Jusqu'ici, il avait &eacute;t&eacute; oblig&eacute; d'ob&eacute;ir aux ordres de son souverain; maintenant, il lui fallait d&eacute;tourner sa pens&eacute;e des Chefs visibles, les Seigneurs de V&eacute;nus, qu'il adorait comme Messagers des Dieux, pour la concentrer sur l'id&eacute;e du vrai Dieu, Cr&eacute;ateur invisible de notre Syst&egrave;me Solaire. L'homme devait apprendre &agrave; adorer et &agrave; respecter les commandements d'un Dieu qu'il ne pouvait voir.</p>  <p>En cons&eacute;quence, le Chef r&eacute;unit son peuple et lui adressa un discours &eacute;mouvant qui pourrait &ecirc;tre r&eacute;sum&eacute; ainsi:</p>  <p>&quot;Jusqu'&agrave; pr&eacute;sent, vous avez pu voir les Etres qui vous ont guid&eacute;s, mais il y a des Chefs de divers degr&eacute;s de splendeur, Qui leur sont sup&eacute;rieurs Que vous n'avez jamais vus et Qui guid&egrave;rent chacun de vos pas chancelants dans l'&eacute;volution de la conscience.</p>  <p>Tr&egrave;s au-dessus de ces Etres Glorieux se trouve le Dieu invisible Qui a cr&eacute;&eacute; le Ciel et la Terre sur laquelle vous habitez. Sa volont&eacute; est de vous accorder la souverainet&eacute; sur tout ce pays, afin que vous y croissiez et que vous vous y multipliez.</p>  <p>Ce Dieu invisible est le seul que vous deviez adorer, mais vous devez l'adorer en Esprit et en V&eacute;rit&eacute; et il ne vous est pas permis de faire de Lui aucune image taill&eacute;e, ni de vous servir d'aucune similitude pour le</p>  <p><a name="page299"></a>PAGE 299</p>  <p>repr&eacute;senter, car Il est partout pr&eacute;sent et est au-dessus de toute comparaison ou similitude.</p>  <p>Si vous suivez ces pr&eacute;ceptes, Il vous accordera abondamment tout ce qui est d&eacute;sirable. Si vous abandonnez Ses commandements, vous aurez &agrave; souffrir. Le choix vous appartient. Vous &ecirc;tes libres; mais vous devez supporter les cons&eacute;quences de vos propres actions.&quot;</p>  <p>L'&eacute;ducation de l'homme passe par quatre grandes &eacute;tapes. Premi&egrave;rement, il est influenc&eacute; du dehors inconsciemment. Puis il est plac&eacute; sous la Souverainet&eacute; de Messagers et de Rois Divins qu'il peut voir et aux ordres desquels il doit ob&eacute;ir. Plus tard, on lui apprend &agrave; r&eacute;v&eacute;rer les commandements d'un Dieu invisible. Finalement, il apprend &agrave; s'&eacute;lever au-dessus des commandements, &agrave; devenir sa propre loi et, en se conqu&eacute;rant lui-m&ecirc;me de son propre gr&eacute;, &agrave; vivre en harmonie avec l'Ordre de la Nature qui est la Loi de Dieu.</p>  <p >Les degr&eacute;s par lesquels l'homme s'&eacute;l&egrave;ve jusqu'&agrave; Dieu sont &eacute;galement au nombre de quatre.</p>  <p>Premi&egrave;rement, pouss&eacute; par la crainte, il adore le Dieu qu'il commence &agrave; percevoir et lui offre des sacrifices propitiatoires comme le font les adorateurs de f&eacute;tiches.</p>  <p>Apr&egrave;s cela, il apprend &agrave; regarder Dieu comme le Dispensateur de toutes choses et il esp&egrave;re en recevoir des avantages mat&eacute;riels ici-bas. Il offre des sacrifices par avarice, dans l'espoir que le Seigneur le lui rendra au centuple, ou bien pour &eacute;chapper &agrave; un ch&acirc;timent soudain amen&eacute; par la guerre, la peste, etc.</p>  <p>Plus tard, il apprend &agrave; adorer Dieu par la pri&egrave;re et en vivant une bonne vie; il consid&egrave;re comme un devoir de cultiver sa foi dans un Ciel o&ugrave; il trouvera plus tard sa r&eacute;compense et de s'abstenir de faire le mal afin d'&eacute;chapper &agrave; un ch&acirc;timent futur en Enfer.</p>  <p>Finalement, il arrive &agrave; un point o&ugrave; il est pr&ecirc;t &agrave; agir sans arri&egrave;re-pens&eacute;e de r&eacute;compense, de largesse int&eacute;ress&eacute;e ou de ch&acirc;timent, mais simplement parce qu'il &quot;est louable de bien agir&quot;. Il aime le bien par amour du bien et cherche &agrave; r&eacute;gler sa conduite sur cette base, sans &eacute;gard pour son avantage ou sa perte actuels ou pour des cons&eacute;quences p&eacute;nibles &agrave; un moment donn&eacute; dans l'avenir.</p>  <p>Les S&eacute;mites Originels avaient atteint le deuxi&egrave;me de ces quatre degr&eacute;s. Ils apprirent &agrave; adorer un Dieu</p>  <p><a name="page300"></a>PAGE 300</p>  <p>invisible et &agrave; attendre d'&ecirc;tre r&eacute;compens&eacute;s par des avantages mat&eacute;riels ou &agrave; &ecirc;tre punis par de douloureuses afflictions.</p>  <p>Le Christianisme populaire est le troisi&egrave;me degr&eacute;. Les Chr&eacute;tiens &eacute;sot&eacute;riques et les &eacute;l&egrave;ves de toutes les &eacute;coles occultes t&acirc;chent d'atteindre le degr&eacute; le plus &eacute;lev&eacute; qui sera acquis par les masses dans la Sixi&egrave;me Epoque, dans la Nouvelle Galil&eacute;e, quand la Religion Chr&eacute;tienne unifiante ouvrira le coeur des hommes comme leur entendement est en train de s'ouvrir actuellement.</p>  <p>Les Akkadiens furent la sixi&egrave;me et les Mongoliens la septi&egrave;me des Races Atlant&eacute;ennes. Ils pouss&egrave;rent encore plus loin la facult&eacute; de penser, mais suivirent des lignes de raisonnement qui d&eacute;viaient de plus en plus de la tendance g&eacute;n&eacute;rale de la vie en &eacute;volution. Les Mongols de Chine maintiennent jusqu'&agrave; ce jour que les vieilles coutumes sont encore les meilleures. Le progr&egrave;s exige constamment de nouvelles m&eacute;thodes, une nouvelle facult&eacute; d'adaptation et le maintien de nos id&eacute;es dans un &eacute;tat fluide; aussi, ces races r&eacute;trograd&egrave;rent-elles et sont-elles en train de d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer avec le reste des Races Atlant&eacute;ennes.</p>  <p>A mesure que les brouillards &eacute;pais de l'Atlantide se condens&egrave;rent, l'augmentation du volume d'eau inonda graduellement le continent et d&eacute;truisit la plus grande partie de la population et les preuves de sa civilisation.</p>  <p>Un grand nombre d'Atlant&eacute;ens furent chass&eacute;s par les inondations hors du continent vou&eacute; &agrave; la destruction et pass&egrave;rent &agrave; travers l'Europe. Les Races Mongoles sont les descendantes de ces r&eacute;fugi&eacute;s Atlant&eacute;ens. Les Noirs et les races ant&eacute;rieures dont les cheveux sont cr&eacute;pus sont les derniers descendants des L&eacute;muriens.</p>  <p><a name="epoque_aryenne"></a><strong>&Eacute;POQUE ARYENNE</strong></p>  <p>L'Asie centrale fut le berceau des races Aryennes qui descendent des S&eacute;mites Originaux. De ce centre, rayonn&egrave;rent les diff&eacute;rentes races. Il est inutile de les d&eacute;crire ici, car les recherches historiques ont</p>  <p><a name="page301"></a>PAGE 301</p>  <p>suffisamment r&eacute;v&eacute;l&eacute; leurs traits saillants.</p>  <p>Pendant l'Epoque actuelle (la Cinqui&egrave;me, ou Epoque Aryenne), l'homme commen&ccedil;a &agrave; faire usage du feu et d'autres forces dont l'origine divine lui &eacute;tait &agrave; dessein cach&eacute;e, afin qu'il soit libre de les employer dans un but sup&eacute;rieur ou pour son propre d&eacute;veloppement. Par cons&eacute;quent, nous avons dans l'Epoque actuelle deux classes. L'une consid&egrave;re la Terre et l'homme comme &eacute;tant d'origine divine, l'autre consid&egrave;re toutes choses &agrave; un point de vue purement utilitaire.</p>  <p>Les &ecirc;tres les plus avanc&eacute;s de l'humanit&eacute; au d&eacute;but de l'Epoque Aryenne re&ccedil;urent les Initiations sup&eacute;rieures, afin de pouvoir prendre la place des messagers de Dieu, c'est-&agrave;-dire des Seigneurs de V&eacute;nus. Ces Initi&eacute;s humains furent d&eacute;sormais les seuls m&eacute;diateurs entre Dieu et l'homme. Mais ils ne paraissent pas en public et ne montrent pas non plus par des signes et des miracles qu'ils sont des Chefs et des Instructeurs. L'homme a &eacute;t&eacute; laiss&eacute; enti&egrave;rement libre de se mettre ou non &agrave; leur recherche, selon ses d&eacute;sirs.</p>  <p>A la fin de l'Epoque actuelle, l'Initi&eacute; le plus &eacute;lev&eacute; appara&icirc;tra publiquement quand un nombre suffisant d'hommes ordinaires d&eacute;sireront et accepteront volontairement leur soumission &agrave; un tel Chef. Ils formeront ainsi le noyau de la derni&egrave;re Race qui para&icirc;tra au d&eacute;but de la Sixi&egrave;me Epoque. Apr&egrave;s ce temps-l&agrave;, les races et les nations cesseront d'exister. L'humanit&eacute; formera une Fraternit&eacute; spirituelle comme avant la fin de l'Epoque L&eacute;murienne.</p>  <p>Les noms des races qui se sont dispers&eacute;es sur la terre, pendant la Cinqui&egrave;me Epoque jusqu'au temps pr&eacute;sent, sont les suivants:</p>  1.- La Race Aryenne qui , par le sud, passa en Inde,<br /> 2.- La Race Babylonnienne-Assyrienne-Chald&eacute;enne.<br /> 3.- La Race Persique-Grecque-Latine.<br /> 4.- La Race Celtique.<br /> 5.- La Race Teutonique-Anglo-Saxonne.<br />  <p>Du m&eacute;lange des diff&eacute;rentes nations qui s'op&egrave;re maintenant aux Etats-Unis, sortira la &quot;race-m&egrave;re&quot; de la</p>  <p><a name="page302"></a>PAGE 302</p>  <p>derni&egrave;re Race, au d&eacute;but de la Sixi&egrave;me Epoque.</p>  <p>Deux autres Races seront d&eacute;velopp&eacute;es pendant notre Epoque; l'une d'elles est la Race Slave. Dans quelques si&egrave;cles, quand le Soleil, par pr&eacute;cession des &eacute;quinoxes, sera entr&eacute; dans le signe du Verseau, le peuple Russe et, en g&eacute;n&eacute;ral, les Races Slaves atteindront un degr&eacute; de d&eacute;veloppement spirituel qui les &eacute;l&egrave;vera tr&egrave;s au-dessus de leur condition pr&eacute;sente. La musique sera le principal facteur de ce progr&egrave;s car, sur les ailes de la musique, l'&acirc;me qui vibre &agrave; son unisson peut prendre son essor jusqu'au tr&ocirc;ne m&ecirc;me de Dieu, que la seule intelligence ne saurait atteindre. Toutefois, le d&eacute;veloppement ainsi obtenu n'est pas durable, parce qu'il est partiel et que, par suite, il ne s'accorde pas avec la Loi de l'Evolution qui veut qu'un d&eacute;veloppement, pour &ecirc;tre durable, soit bien &eacute;quilibr&eacute;; en un mot, que la spiritualit&eacute; &eacute;volue par l'interm&eacute;diaire de l'intelligence ou au moins d'un pas &eacute;gal avec elle. Pour cette raison la civilisation slave sera de courte dur&eacute;e, mais elle sera magnifique et joyeuse tant qu'elle durera, car elle est con&ccedil;ue dans une douleur profonde et dans des souffrances indicibles, et la Loi de Compensation am&egrave;nera en temps voulu des conditions oppos&eacute;es.</p>  <p>Des Slaves, descendra un peuple qui formera la derni&egrave;re des sept Races de l'Epoque Aryenne, et des Am&eacute;ricains descendra la derni&egrave;re de toutes les Races dans ce syst&egrave;me d'&eacute;volution et elle accomplira sa destin&eacute;e au commencement de la Sixi&egrave;me Epoque.</p>  <p style="font-weight"><a name="les_seize_chemins_vers_la_destruction"></a>LES SEIZE CHEMINS VERS LA DESTRUCTION</p>  <p>Les seize races sont appel&eacute;es les &quot;Seize chemins de la destruction&quot;, parce qu'il y a toujours dans chaque Race un danger que l'&acirc;me ne s'attache trop &agrave; la Race, qu'elle ne s'identifie avec ses caract&eacute;ristiques au point de ne pouvoir s'&eacute;lever au-dessus de l'id&eacute;e de race et ne se trouve, par suite, dans l'impossibilit&eacute; de</p>  <p><a name="page303"></a>PAGE 303</p>  <p>progresser; qu'elle se cristallise pour ainsi dire dans cette Race et, en cons&eacute;quence, ne soit confin&eacute;e aux corps qui la caract&eacute;risent, quand ils commencent &agrave; d&eacute;g&eacute;n&eacute;rer, comme cela est arriv&eacute; pour les Juifs.</p>  <p>Pendant les P&eacute;riodes, les R&eacute;volutions et les Epoques dans lesquelles il n'y a pas de Races, il y a beaucoup plus de temps disponible et les occasions de se fossiliser ne sont ni aussi grandes ni aussi fr&eacute;quentes. Mais les seize races naissent et meurent dans un espace de temps si court, relativement, qu'il y a un grand danger d'&ecirc;tre laiss&eacute; en arri&egrave;re pour l'homme qui devient trop attach&eacute; &agrave; ces conditions.</p>  <p>Le Christ est le grand Chef unificateur de la Sixi&egrave;me Epoque, et Il fit allusion &agrave; cette loi quand Il pronon&ccedil;a ces mots si peu compris: &quot;Si un homme vient &agrave; moi, et s'il ne hait pas son p&egrave;re, sa m&egrave;re, sa femme, ses enfants, ses fr&egrave;res et ses soeurs, et m&ecirc;me sa propre vie, il ne peut &ecirc;tre mon disciple&quot; (Luc 14:26).</p>  <p>&quot;Et quiconque ne porte pas sa croix, et ne me suit pas, ne peut &ecirc;tre mon disciple&quot; (Luc 14:27).</p>  <p>&quot;...celui d'entre vous qui n'abandonne pas tout ce qu'il a ne peut &ecirc;tre mon disciple&quot;.</p>  <p>Non pas que nous devions abandonner ou m&eacute;priser les attaches de la famille, mais il est n&eacute;cessaire de nous &eacute;lever au-dessus d'elles. Le p&egrave;re et la m&egrave;re sont &quot;des corps&quot;; tous les parents sont une partie de la Race qui appartient &agrave; la Forme. Les &acirc;mes doivent reconna&icirc;tre qu'elles ne sont ni des Corps, ni des Races, mais des Egos qui s'efforcent d'atteindre la perfection. L'homme qui oublie ce fait et qui s'identifie avec sa Race, qui s'y attache avec un patriotisme fanatique, a des chances d'&ecirc;tre tenu captif par elle et de sombrer avec elle quand ses fr&egrave;res en humanit&eacute; auront atteint une position plus &eacute;lev&eacute;e sur le Sentier de la Perfection.</p>  <hr />  <h2>  <a href="rccfre13.htm">Aller au chapitre 13</a><br /> <a href="rccfre00.htm#table_des_matieres">Table des mati&egrave;res</a><br /> <a href="rccindfre01.htm">Index</a><br /> <a href="../french.htm">Retourner &agrave; la page d'accueil</a><br /> <a href="mailto:rosfshp@rosicrucian.com">Nous envoyer un e-mail</a><br />  </h2>  <hr />  </div> </body> </html> 
