<HTML> <HEAD> <TITLE>Saint Seiya Next Generation : Chapitre 7 : Le Grand Frre</TITLE> <META NAME="Description" CONTENT="Saint Seiya, les Chevaliers du Zodiaque, le Site."> <META NAME="Keywords" CONTENT="Saint Seiya,Saint,Seiya,chevalier du zodiaque,chevalier,zodiaque,Shaka, Saga, Mu, Camus, Dokho, Milo, Aiolia, Aioros, Aphrodite, Aldebaran, Shura, Masque de Mort, Kanon, Shiryu, Hyoga, Ikki, Shun, Athena, Hades, Poseidon"> </HEAD> <BODY BGCOLOR="#000000" TEXT="#FFFFFF"><BASEFONT FACE="Times New Roman">  <CENTER><B><FONT SIZE=4><U><FONT COLOR="#6AB5FF">Chapitre 7 : Le </FONT><FONT COLOR="#FDB03E">Grand Frre</FONT></U></FONT></B></CENTER> <BR><BR><FONT SIZE=2> Rsum de la chronologie de St Seiya Next Generation<BR> 1986-87 : Batailles de Seiya et ses compagnons<BR> 1989 : Bataille de l'Olympe<BR> 2010 :<BR> juillet : Le groupe se forme autour de Kotori Kido : Arkhan, Eric, Anton, Krell, Kassim, Rody.<BR> aout : Les hros se soignent. Kassim est dans le coma, Krell et Anton partent dans la caverne des Vents chercher un remde.<BR> 08/08 : Quatre guerriers envoys par le Sanctuaire dbarquent  Tokyo. Ils viennent chercher Balmung.<BR><BR> <HR><BR> Maardhat fit un signe et les quatre guerriers se sparrent pour affronter les gardiens de Kotori. Arkhan faisait face  son ancien condisciple, tandis que Eric s'opposait  Marty et Lazla, et Rody  Ramon.<BR><BR> Quatre contre trois, le duel tait assez ingal. Arkhan savait Eric puissant, mais il tait  peine remis de ses blessures, peut-tre ne pourrait-il faire le poids. Maardhat tait bien trop fort pour que Rody ou Eric puisse l'affronter seul, quant  Rody, il ne pouvait se mesurer  deux adversaires simultans. Arkhan avait beau tourner le problme dans tous les sens, il ne pouvait trouver de combinaison qui donne avantage aux guerriers de Kotori.<BR><BR> "Encore perdu dans tes penses ??" fut la rplique qui le tira de sa rflexion. Maardhat le regardait en souriant, comme un tigre le fait devant son futur repas accul dans une impasse. Le bonze avait raison, le temps n'tait plus aux calculs stratgiques. Le combat devait commencer, et si possible, finir au plus tt.<BR><BR> "N'espre pas porter secours  tes amis" fit Maardhat, comme s'il lisait ses penses. "Tu n'es pas de taille contre moi et tu le sais bien." Arkhan serra les poings, prit une lgre inspiration, et se lana en avant.  "Kill ! Large Cut !"<BR><BR> Le tranchant de sa main dchirait l'air en une courbe parfaite, mais comme il s'y attendait, le bonze-guerrier du Tigre vita le coup facilement. Etant du Cercle Intermdiaire, la vitesse de dplacement d'Arkhan ne pouvait pas inquiter Maardhat. Sa riposte fut fulgurante.<BR><BR> "Les cent crocs et griffes !"<BR><BR> En une fraction de seconde, Maardhat avait bondi par-dessus son adversaire et le criblait de dizaines de petits coups ports du bout des doigts, chacun touchant un point vital et provoquant une petite douleur. Arkhan avait entendu dire que cette technique n'tait jamais mortelle au premier coup, mais qu'elle affaiblissait la rsistance de sa victime permettant lors d'une deuxime utilisation de mettre  genoux n'importe quel adversaire. La lassitude qu'Arkhan prouva aprs cet change semblait confirmer ces rumeurs.<BR><BR> "Eh oui, Arkhan, c'est comme l'acupuncture : il suffit d'appuyer au bon endroit. Mais  la diffrence que ma technique n'harmonise pas les courants d'nergie dans ton corps, au contraire, je les brouille, et sape tes forces. C'est dj fini pour toi, Arkhan."<BR><BR> Le guerrier de la Mante se permit un rictus, il avait quand mme une dernire carte  jouer.<BR><BR><BR><BR> "Bon, voyons ce que tu sais faire" fit Ramon.<BR><BR> Rody ne se fit pas prier. Il savait que les chevaliers d'argent taient puissants, il en avait parl avec Anton. D'aprs ce qu'il en avait compris, le matre de Rody, Yrugo, avait un niveau  peu prs comparables  ces chevaliers, et Rody se savait bien infrieur  son matre. L'adversaire qui lui faisait face tait donc redoutable.<BR><BR> "Les Crocs du Jaguar !" hurla Rody tout en lanant son assaut. Mais videmment, une attaque porte  la vitesse du son avait peu de chance d'impressionner un guerrier comme Ramon, qui tait capable de se dplacer trois fois plus vite. Ramon esquiva l'attaque sans peine, et Rody ne brassa que de l'air de ses griffes.<BR><BR> "Pas mal, mais pas assez rapide. A mon tour maintenant !" fit ddaigneusement le chevalier.<BR><BR> "La Roue Infernale !" Ramon prit un disque sur son armure, et le lana tel un freesbee. Rody n'eut mme pas le temps de bouger, que le disque frlait son flanc, les bords acrs taillant profondment sa chair. Rody tomba  genoux, pressant sa main sur la plaie.<BR><BR> "Ca fait mal, hein ?" fit Ramon, rattrapant le disque qui revenait comme un boomerang. "Et ce n'est que le dbut."<BR><BR><BR><BR> "Deux contre un, je vais avoir du mal" pensait Eric. Ses deux opposants avanaient vers lui  pas prudents, se couvrant mutuellement.<BR><BR> "Si tu n'y vois pas d'inconvnient, jeune guerrier divin, nous allons commencer !" fit Marty. Et dans le mme instant, ce fut Lazla qui se jeta sur lui, le cosmos rayonnant sur son poing. Eric bloqua le coup, mais Marty tait sur lui et d'un large balayage de la jambe, le fit tomber. Eric esquiva la main griffue qui se ficha dans le sol, para un coup de pied destin  son estomac, tout en se relevant d'un bond et en bloquant un coup de coude.<BR><BR> Les deux guerriers mettaient la pression sur lui, le contraignant  se concentrer sur la dfense, et Eric savait qu'en faisant ainsi, ils ne pouvaient que gagner. Eric n'avait mme pas le temps pour concentrer un peu son nergie en vue d'un assaut, seule solution  ce type de combat.<BR><BR> Un coup de genou dans les ctes le projeta au loin, au moins il n'tait plus coinc au corps  corps, domaine o il n'excellait pas vraiment.<BR><BR> "Dommage, j'aurais d couter les conseils de mon pre, plutt que ceux de Hyoga." Pensait-il. Le Chevalier d'Athna tait certes le plus puissant des chevaliers des glaces, mais le pre d'Eric tait sans nul doute le plus puissant des guerriers divins, capable de vaincre n'importe qui sans l'aide d'une technique spciale. Mais Eric, s'il n'avait pas nglig l'entranement paternel, avait quand mme eu plus 'attention envers la formation prodigue par Hyoga.<BR><BR> L'heure n'tait plus aux souvenirs. L'uppercut de Marty le ramena rudement  la ralit, le soulevant d'un bon mtre du sol. Eric sentit la colre monter en lui, et eut une raction que ses deux opposants n'avaient pas prvu : alors qu'il tait projet en l'air par le coup de Marty, Eric s'agrippa au casque de Marty, et lui dcocha un rapide coup de genou en plein visage.<BR><BR> Le chevalier d'argent recula, crachant du sang, tandis que sa comparse repoussait Eric.<BR><BR> "Ca, tu vas le payer, crois-moi !" gronda Marty. "Hellhounds !" De ses mains jaillirent des formes fantomatiques  l'aspect vaguement canin, qui se jetrent sur Eric. Ce dernier en frappa plusieurs, mais les fantmes se drobrent ou disparurent alors qu'il les touchait, deux d'entre eux parvinrent  percer sa dfense et  l'atteindre. Il sentit alors une trange froideur courir le long de sa colonne vertbrale.<BR><BR> Mais Eric n'eut pas le temps de se demander quel tait le rle de cette attaque, car du coin de l'il il surprit Lazla qui prparait son assaut.<BR><BR> "Par le chant de la Nymphe !" furent les premiers mots qu'elle pronona depuis son arrive sur la proprit Kido, et sa voix tait un enchantement,  la fois douce et chaude. Hlas pour Eric, la technique de la Nymphe tait tout autre, et lorsque Lazla tendit ses mains, formant une sorte de cne, vers lui, ses tympans furent vrills par un cri strident, qui faillit lui faire perdre conscience.<BR><BR> Eric tomba au sol, se tenant la tte, et sentit dans le mme instant les chiens de Marty qui agissaient, sapant ses forces comme s'ils dvoraient ses entrailles de l'intrieur. La douleur fut intense, mais le guerrier divin tint bon. Eric se releva pniblement, ses jambes vacillant sous lui.<BR><BR> "OK. Round 2." Se risqua-t-il  ironiser.<BR><BR> "Tu tiendras pas cinq minutes." Fit Marty. "A deux contre un c'est perdu d'avance."<BR><BR> "Mais s'il n'est plus tout seul ?" Fit une voix nouvelle.<BR><BR> Tous se tournrent vers le nouveau venu, qui se dressait dans son armure, avec le regard fier de celui qui est arriv  temps.<BR><BR> "Kassim ? C'est bien toi ?"<BR><BR> Question idiote.<BR><BR> <HR><BR> "La porte"<BR><BR> Anton ne savait qu'une chose : s'il n'arrivait pas  atteindre cette sortie dans les temps, Krell et lui-mme taient condamns. Passe encore qu'il prisse, Anton tait prpar  cette ventualit. Mais il ne pouvait accepter que son compagnon d'armes ait  subir les consquences de son incomptence. Il fallait atteindre cette porte,  tout prix.<BR><BR> Sans le savoir, tout entier concentr dans sa hargne pour rejoindre la galerie qui n'tait qu' quelques pas, Anton approchait du septime sens. Mais son matre ne lui avait pas encore parl de ce sens au-del de la comprhension des hommes simples, et Anton ignorait que c'tait l la source d'un pouvoir fabuleux. Comme il est trange que la puissance ultime que peut dgager un homme ne se rvle qu'au moment o il pense le moins  sa propre personne !<BR><BR> Ses oreilles n'entendaient plus le hurlement des torrents d'air dchans. Ses yeux ne voyaient plus le contour des tornades, des volutes et des courants, pas plus qu'ils ne distinguaient les murs entourant le passage. Noire et bante tait la porte, elle se dressait devant lui, le narguant de sa proximit inaccessible, et toute la volont, la conscience et l'inconscient du chevalier des Gmeaux taient tendus vers elle.<BR><BR> Ses pas lui taient tout aussi pnibles, la rsistance tout aussi grande, mais  son insu, Anton avanait plus vite, sans se rendre compte de l'acclration de son mtabolisme. Ce qui lui paraissait une seconde d'effort ne lui prenait en fait qu'un centime de seconde, et lorsqu'il pensait avoir mis trop de temps pour faire un pas, il ne lui en avait finalement fallu que bien peu.<BR><BR> Ainsi Anton passa cette preuve dans un temps dcal. Il ne lui restait que trois minutes, et alors que les premires lui avaient paru si rapides, ces cent quatre vingt secondes furent interminables. Mais pas un instant il ne se posa la question de savoir combien de temps il restait, ou s'il trouvait normal une telle longation de la dure. La sortie tait son unique but, et grand bien lui en prit, car si son attention avait baiss d'un iota, il aurait perdu, tant l'accs  cette puissance qui agissait en lui, que la force de rsister au cur du maelstrm.<BR><BR> Et cette concentration extrme se rvla payante. Anton atteignit la porte de sortie quelques secondes avant que le temps ne se fut coul. A peine eut-il mis la main sur la pierre, assurant sa prise pour lutter contre les courants d'air, que ceux-ci disparurent comme par enchantement, et entran par son effort continu, il fut projet en avant contre une stalagmite toute proche. Il tomba au sol, sonn, et il lui fallut quelques instants pour reprendre possession de ses moyens.<BR><BR> "Krell !" pensa-t-il.<BR><BR> Anton se prcipita  l'entre de la caverne, et tomba nez  nez avec Euros, qui lui souriait.<BR><BR> "Bravo, chevalier, tu t'en es bien sorti, finalement." Dit-il dans un sourire.<BR><BR> "O est mon ami ?" demandait Anton, qui scrutait la caverne au del du Vent de l'Est.<BR><BR> "Je suis dsol, mais il y a eu un petit problme" fit Euros.<BR><BR> "Quoi ???" Anton agrippa Euros par les paules, prt  passer sa colre sur lui.<BR><BR> "Pendant que vous luttiez contre mon vent, un de mes frres a enlev ton ami au cur de la tempte. Cela ne lui fut pas difficile, car il matrise les courants aussi bien que moi."<BR><BR> "O est-il ? O est Krell ?" Anton se fichait des explications.<BR><BR> "Dans la caverne suivante, bien entendu."<BR><BR> <HR><BR> "Diamond Dust !"<BR><BR> Le courant d'air glac toucha le sol un instant aprs que Marty eut bondi pour l'viter. Une couche de givre recouvrit l'herbe verte, la rendant glissante.<BR><BR> "Alors,  un contre un, c'est plus pareil, hein ?" Eric reprenait courage, il avait maintenant toutes les chances de battre cet adversaire. Marty n'affichait d'ailleurs plus ce sourire narquois qu'il avait au dbut. Le chevalier d'argent jeta un il plus loin, pour voir Lazla en difficult face  Kassim. Le chevalier du Sagittaire ne paraissait pas le moins du monde souffrir de ses blessures, et la Nymphe parat avec peine les coups de poings et de pieds puissants qu'il dcochait.<BR><BR> Mais Marty regretta d'avoir relch son attention, car Eric en profita pour lancer une terrible vague de froid, qui faillit bien le geler sur place. Le chevalier d'argent ne devait pas prendre son adversaire  la lgre, car Eric disposait d'une force peu commune.<BR><BR> "OK, on va se battre d'homme  homme." Acquiesa Marty. "Hellhounds !"<BR><BR> Les chiens fantomatiques apparurent  nouveau, fondant sur Eric. Mais celui-ci les esquiva, et les dtruisit tous sans qu'aucun ne puisse cette fois percer sa dfense.<BR><BR> "Dsol Marty, mais la mme technique ne marche jamais deux fois contre moi !"<BR> "Mais mais tu es un guerrier divin ! Comment ?"<BR> "Mon matre est un chevalier d'Athna, il m'a enseign le pouvoir d'Analyse commun  tous les chevaliers du Sanctuaire. Alors ton attaque est dsormais inutile."<BR> "Ton matre Ah je vois, c'est Hyoga, le Seigneur des Glaces. Evidemment, a explique tout. Mais rassure-toi, j'ai une autre attaque en rserve, tu m'en diras des nouvelles !"<BR><BR> Marty concentra alors son cosmos, tenant ses bras croiss contre sa poitrine. Eric frona les sourcils, sentant le pouvoir augmenter autour du chevalier. Il se prpara  subir l'assaut, plutt que de profiter de cet instant pour attaquer, ce qui le rendrait trs vulnrable si Marty tait prt avant lui.<BR><BR> "Taaut ! Attaquez, Chiens Dmoniaques !"<BR><BR> Trois fantmes de chiens apparurent aux cots de Marty, mais ceux-ci taient diffrents des prcdents. Plus grands, plus sombres, leurs yeux de braise fixant Eric avec envie, leurs gueules rougeoyantes laissant entrevoir des crocs impressionnants. Les spectres avancrent vers le guerrier divin, lentement, se dployant en cercle. Eric intensifia son cosmos, attendant qu'ils attaquent pour riposter.<BR><BR> Et les monstres se jetrent sur lui !<BR><BR><BR><BR> "Double roue !"<BR><BR> Les deux disques d'argent dchirrent l'armure de Rody, le jetant encore au sol. Le guerrier inca saignait de plus d'une douzaine de plaies superficielles ou plus graves, car chaque coup portait. Rody n'arrivait tout simplement pas  voir les projectiles lancs  Mach 3.<BR><BR> Ramon le savait, et il jouait avec lui, se dlectant de cette victoire facile. Aprs chaque attaque, il riait ou faisait une plaisanterie, humiliait Rody ou se lanait  lui-mme des compliments. Rody commenait  en avoir assez. Mais comment faire pour parer ces assauts invisibles ?<BR><BR> "Allez Rody, un petit effort, que je puisse au moins avoir l'impression de me battre ! Tu pourrais bouger un peu ! Ou alors, tu veux mourir de suite ? Double roue !"<BR><BR> Les deux projectiles encore, l'un laissa une marque carlate sur la cuisse du Jaguar, l'autre frla sa joue gauche,  quelques centimtres de l'il.<BR><BR> "Heureusement pour toi que je suis prcis. Un peu plus, tu tais borgne. Allez bouge-toi, viens te battre !"<BR><BR> Rody ne dit rien, mais intrieurement, il souriait. Cette fois, il avait vu le disque. Son esprit s'veillait enfin, il commenait  percevoir les mouvements de son adversaire. Mais il ne devait pas le montrer  Ramon, et attendre qu'une occasion se prsente.<BR><BR> Elle se prsenta. Ramon fit l'erreur d'employer encore une fois la mme technique, et Rody put anticiper le coup, tout en tenant compte de sa nouvelle capacit  voir les mouvement si rapides de son ennemi. Les disques le frlrent cette fois-ci sans le toucher, lorsqu'il esquiva de quelques millimtres les dangereux projectiles.<BR><BR> Profitant de ce que les disques taient loin derrire lui, Rody contre attaqua.<BR><BR> "Tu es dsarm, c'est  mon tour de te surprendre ! Les Crocs du Jaguar !"<BR><BR> Mais Ramon souriait alors que Rody fonait vers lui, toutes griffes dehors. Et le jeune guerrier ne comprit son erreur qu'au dernier instant : les disques revenaient comme des boomerangs, et allaient le frapper dans le dos !<BR><BR> Il parvint in extremis  en viter un tout en faisant volte-face, mais le second mordit cruellement son paule, dchirant chair et acier, le jetant au sol.<BR><BR> Rody tentait de se relever lorsqu'il sentit le prsence de Ramon derrire lui. Celui-ci avait lev ses deux bras au dessus de sa tte, prt  frapper.<BR><BR> "T'as du bol, gamin, j'ai pas envie de te tuer. Mais tu vas faire un gros dodo !"<BR><BR> Puis Rody sentit une masse s'abattre sur sa nuque, et il perdit conscience.<BR><BR><BR><BR> Arkhan se prparait  une difficile preuve. Il lui fallait encaisser la prochaine attaque pour pouvoir placer sa riposte, mais il ne savait pas s'il tiendrait le coup. En thorie, Maardhat n'aurait pas le temps de finir, et seuls quelques-uns uns des cents crocs et griffes porteraient. En thorie.<BR><BR> Il n'avait plus le temps d'hsiter. Arkhan balaya les doutes de son esprit, se concentra sur un mantra pour assainir son esprit. Il devait, l'espace d'un instant, balayer celui de son adversaire.<BR><BR> "Tu es prt ?" fit Maardhat. "Les cent crocs et griffes !"<BR><BR> Le bonze se jeta en avant, prt  ritrer sa technique porte du bout des doigts. Arkhan resta l sans bouger, attendant l'instant propice. Maardhat fut sur lui en une seconde, et Arkhan enregistra dans un recoin de son esprit, comme s'il tait dsincarn, les premiers impacts sur son corps. Puis Maardhat fit une erreur.<BR><BR> Le regard du bonze croisa celui de sa victime. A cet instant, pourtant si fugace, Arkhan ouvrit son esprit, et libra son pouvoir. Immdiatement, Maardhat cessa tout assaut.<BR><BR> "Hein ? Quoi ?" fit ce dernier, comme s'il ne comprenait pas.<BR><BR> Arkhan ne rpondit pas, il peinait pour conserver son quilibre, son systme nerveux tait tout dsorient. Maardhat, secouant la tte comme pour chasser le doute, reprit la parole.<BR><BR> "Je sais pas ce que tu as fait, mais c'est fini maintenant ! Meurs ! Les Cent crocs et"<BR><BR> Mais il ne finit pas sa phrase, sa langue paralyse dans sa bouche. Comme tout le reste de son corps, d'ailleurs. L'effet ne dura pas, et Maardhat put  nouveau bouger, mais son assaut avait chou.<BR><BR> "Qu'est-ce que?"<BR><BR> "Je t'ai hypnotis." Expliqua Arkhan. "C'est le pouvoir de la Mante Religieuse que de rduire ses victimes  l'impuissance. Au moment o nos regards se sont croiss, j'ai imprim ma volont dans ton esprit. Ton subconscient refuse dsormais de me considrer comme un ennemi, et interrompt toute tentative de ta part de m'attaquer."<BR><BR> "Quoi ? Tu mens ! Tu ne peux"<BR><BR> "Souviens-toi des paroles de nos matres : si votre adversaire est physique, soyez mental. S'il est mental, soyez spirituel. S'il est spirituel, soyez rationnel. Etc tu connais les principes. Tu as port le combat sur le seul aspect physique, j'ai ripost par le mental."<BR><BR> Maardhat enrageait que ce soit son cadet qui lui fasse la leon, mais il devait bien avouer que Arkhan avait raison.<BR><BR> "Et maintenant, que fait-on ? " fit Maardhat. "Tes attaques sont inutiles sur moi, et je ne peux rien te faire. On est coincs l pour un moment."<BR><BR> "Pas tout  fait. D'ici quelques minutes j'aurai recouvr mes forces, et on verra alors si mes attaques ne te font rien."<BR><BR> Arkhan ne souriait plus, il se prparait  tuer un condisciple.<BR><BR> <HR><BR> "Krell ! O es-tu ?"<BR><BR> Il semblait  Anton qu'il courrait dans ce couloir depuis des heures, sans jamais trouver le troisime adversaire qui dtenait Krell en son pouvoir. Et puis, au bout du corridor de pierre, une lumire apparut. Anton acclra le pas, et atteignit la lumire.<BR><BR> Encore une fois, il entrait dans une caverne trangement lumineuse. Encore une fois, un homme s'y tenait debout, fier et droit dans son armure. Son regard tait glac, tout comme la temprature ambiante. Son visage impassible exprimait une hautaine indiffrence, et il semblait maner de lui une aura qui le rendait intouchable. De longs cheveux lisses, d'un bleu ple descendaient dans son dos jusqu' hauteur des genoux, lui donnant un air androgyne. Son armure blanche et bleue, semblable dans sa forme  celle de ses deux compagnons, trahissait dj le nom, repris de la divinit correspondante, et la spcialit de cet homme. Bore, Vent du Nord, expert en techniques glaciaires.<BR><BR> "O est Krell ?" questionna sans attendre le chevalier des Gmeaux.<BR><BR> Avant mme que Bore n'ait rpondu, Anton vit le bloc de glace. Un parfait cercueil, d'un cristal translucide, qui contenait le corps inerte de son compagnon.<BR><BR> "Krell ! Noon !"<BR><BR> "Du calme, gamin. Ton ami n'est pas encore mort, mme s'il ne rsistera pas bien longtemps dans ce bloc de glace. Si tu veux le sauver, fais comme lui, garde la tte froide."<BR><BR> La plaisanterie n'tait pas la meilleure chose  dire  Anton quand il tait nerv. Avec un cri de rage, ce dernier se jeta en avant vers le gardien du vent, avec l'vidente intention de le rduire en charpie  mains nues. Anton tait furieux, mais quelque chose en lui hurla, et il se figea sur place. Son instinct l'avait bien averti. Baissant les yeux, il vit enfin le prcipice qui le sparait de Bore et du cercueil. Un trou bant sur toute la largeur de la grotte et au-del, une faille sans fond large d'au moins vingt mtres. Seul un mince pont de pierre franchissait le gouffre. Anton devina immdiatement la nature de l'preuve que Bore voulait lui infliger.<BR><BR> "Oui, tu as bien compris, gamin. Il te faudra traverser ce pont. Regarde bien la grotte, les murs sont lisses, sans aucune prise, le pont est le seul passage."<BR><BR> "Attends un peu que je prenne mon lan, tu vas voir ce que j'en fais, de ton preuve."<BR><BR> Anton fit volte face, rejoignit l'entre de la caverne, puis commena  courir vers Bore.<BR><BR> "Idiot. Crois-tu que je n'y ai pas pens ?" fit Bore. Et au mme instant, des profondeurs du gouffre se leva un terrible blizzard, un vent d'une force inoue, et o tourbillonnaient des fragments de glace et de pierre. Le blizzard fit comme un mur au-dessus du prcipice, et Anton fut forc de s'arrter devant.<BR><BR> "Bon, le jeu est simple, gamin" fit Bore dont la voix de stentor rsonnait par-dessus le hurlement venu du fond de la terre "tu traverses, je te laisse ton copain. Tu choues, et bien je suppose que tu devines ce qui t'arrivera, hein ??"<BR><BR> Anton serra les poings, il commenait  en avoir assez de se plier aux ordres de ces nergumnes. Malgr tout, il se dirigea vers le mince pont de pierre, et posa le pied dessus. Il faillit tomber, car la roche tait verglace.<BR><BR> "Bon sang, il est impraticable, ton pont !" grogna le chevalier.<BR> "Je n'ai jamais dit que ce serait facile" ironisait le Vent. Son visage se transforma, prenant un air moqueur. "Mais il y a une position dans laquelle tu risques moins de glisser. Allez, hop,  quatre pattes !"<BR><BR> <HR><BR> "Salets ! Ils me lchent pas !"<BR><BR> Eric courrait dans l'immense parc de la Fondation, poursuivi par les chiens fantomatiques. Il avait beau courir aussi vite qu'il pouvait, les monstres ne se laissaient pas distancer. Derrire eux, Marty suivait, donnant des ordres  la meute.<BR><BR> "Il faut que j'en finisse avec leur matre !" conclut le guerrier divin.<BR><BR> Eric s'arrta net, fit volte face, vita les spectres qui se jetaient sur lui, et fondit sur leur propritaire. Marty fut dcontenanc par la manuvre, et ne put freiner  temps.<BR><BR> Eric lui dcocha un coup de coude en plein visage en arrivant sur lui, ce qui projeta Marty au sol. Les chiens se placrent entre leur matre et son ennemi, pour le protger, et Eric profita de cet instant o ils taient immobiles.<BR><BR> "Diamond Dust !"<BR><BR> La glace enveloppa les spectres, figeant leurs formes en des statues de glace, tandis qu' l'intrieur, les esprits se dissolvaient, coups du lien mental avec leur matre.<BR><BR> Mais Eric ne s'arrta pas en si bon chemin. Marty se relevait  peine quand il reut lui aussi une puissante vague de froid qui le paralysa. Il n'eut pas le temps de comprendre que dj le sang se glaa dans ses veines, et que son cur s'arrta. Quelques instants plus tard, il tait mort, son corps transform en une statue de verre.<BR><BR> Eric se permit de souffler un peu. Il regarda autour de lui, car ayant couru au hasard, il ne savait plus dans quelle partie des jardins il se trouvait.<BR><BR> A quelques mtres de lui, une dalle de pierre reposait au milieu du gazon. La tombe de Karen.<BR><BR> "Profaner un tel endroit" se dit Eric. "C'est vraiment nul."<BR><BR><BR><BR> "Bronze Arrows"<BR><BR> Encore une fille. Kassim commenait  se poser des questions. Pourquoi,  chaque fois qu'il se battait, devait-il tomber sur une femme ? Kassim se demandait si le destin n'tait pas un peu trop ironique.<BR><BR> La guerrire de Posidon esquiva l'assaut, y compris les dernires flches que Kassim prparait pour le pige final. Connaissait-elle cette technique ?<BR><BR> "Par le chant de la Nymphe !" Lazla dirigea le cne form par ses mains vers Kassim, qui se droba pour ne pas subir l'atroce vibration. Il avait pu entendre les chos de cette attaque en arrivant sur les lieux o Eric affrontait ses deux adversaires, et il n'avait pas envie du tout de profiter de la pleine puissance de ce son.<BR><BR> Kassim enchana avec un Silver Missile, mais l encore la Nymphe se rvla trop vive pour que l'attaque puisse porter.<BR><BR> "Bon sang, qu'est-ce qui se passe ?" se demandait Kassim. Lazla avait beau tre vive, sa vitesse n'tait pas si diffrente de celle de Kassim, ou de ses anciens adversaires comme Karen ou Isis. Pourquoi n'arrivait-il pas  la toucher ?<BR><BR> Encore une attaque dans le vide. Kassim commenait  comprendre. Son inconscient lui jouait des tours, le freinait dans ses efforts. Une part de lui-mme se rebellait contre le fait qu'il devait  nouveau affronter une femme.<BR><BR> "Je ne dois pas penser  elle en tant que femme, mais en tant qu'ennemi qui pourrait me tuer !" se dit-il. Mais il savait dans le mme temps qu'il tait inutile d'essayer de se mentir.<BR><BR> Lazla tait belle : un visage ravissant qui mergeait de l'adolescence mais avec les contours prcis et dlicats d'une femme accomplie ; des cheveux d'ange, qui virevoltaient  chacun de ses mouvements ; des yeux profonds, rieurs tandis qu'elle esquivait les vains assauts du Sagittaire. Lazla tait belle, dsirable, comment en faire abstraction ? Comment ne voir en elle qu'un danger ?<BR><BR> "Tu hsites, chevalier ?" fit sa voix mlodieuse. "Moi je n'hsiterai pas, tu peux me croire."<BR><BR> "Alors qu'attends-tu ? " La moquerie de Kassim sonnait faux, et il le savait.<BR><BR> "J'attends le bon moment."<BR><BR> Kassim ne dit plus un mot, tandis qu'il continuait d'attaquer. Ce supplice en devenait douloureux, comme si son cur allait clater. Plus le temps passait, et plus les coups de Kassim devenaient imprcis, ne brassant que l'air.<BR><BR> Enfin il s'arrta, incapable du moindre mouvement. Lazla s'approcha de lui.<BR><BR> "C'est toujours comme a avec les hommes. Parce que je suis belle, ils doutent, et finalement se laissent avoir. Dis-toi que tu n'es pas le premier, chevalier."<BR><BR> "Tu te trompes" souffla Kassim. Car il venait lui-mme de comprendre que sa volont de combattre tait encore vive, quoique mousse. Mais c'tait son corps qui ne suivait plus. Un filet de sang s'chappa de ses lvres. L'hmorragie interne devait tre importante, pour que le sang remonte  sa gorge ainsi. Son poumon devait  nouveau tre largement ouvert.<BR><BR> Lazla n'eut pas l'air de comprendre, mais Kassim bascula en arrire sans qu'elle ne le touche. Elle le fixa un instant, comprenant  son tour qu'il n'avait pas t vaincu par elle, mais par l'effort. Avec un haussement d'paule, elle s'loigna.<BR><BR> <HR><BR> "A quatre pattes ? Eh oh, j'suis pas un animal moi !"<BR><BR> "Tu ne vaux gure plus en cet instant. Ton instinct te dit de t'arrter l, et tu aboies vers l'objet de ton dsir sans savoir quoi faire. Brave toutou"<BR><BR> Anton rfrna sa rage, Bore avait raison. Il fallait abaisser son centre de gravit le plus possible pour viter la chute, c'tait naturel. Anton se baissa, posa ses mains sur la roche glace, et commena  avancer, une main puis une autre, un genou puis un autre. Avant de bouger un muscle, il s'assurait qu'il ne risquait pas de draper, puis effectuait le mouvement. Vingt mtres ainsi, a allait tre long. Le vent rugissait autour de lui, des fragments de roche et de glace cognaient parfois sur ses flancs, et des -coups dans les courants le dstabilisaient pendant quelques instants.<BR><BR> "Oui, pas mal, tu te dbrouilles bien, je trouve." Bore semblait admiratif. Anton se dit que cette preuve ne serait pas si difficile qu'il se l'imaginait. Mais Bore poursuivit : "C'est vrai, a, tu fais un chien plus vrai que nature. Une belle imitation. Dis, tu peux japper aussi, pour voir ? Ou aboyer ?"<BR><BR> "Oh a va, hein ! N'en rajoute pas !" Finalement, Anton dtestait cette preuve.<BR><BR> "Non mais sans rire, t'es vraiment fait pour tre un clbard. On dirait que t'as fait a toute ta vie. Tu sais donner la patte aussi ?"<BR><BR> "Ca suffit maintenant !" Anton, sous la colre, se redressa un peu, et une violente bourrasque s'engouffra sous son torse, le soulevant du sol de quelques millimtres. Anton se sentit dcoller, il n'avait plus aucune prise et allait tomber !<BR><BR> En une fulgurante acclration, il se raccrocha  la pierre, s'aplatissant contre le pont, l'enserrant de ses deux bras. Il lui serait impossible de se relever dsormais. Il attendit quelques instants, les yeux clos, tandis que le vent rugissait  ses oreilles. Puis il entendit  nouveau la voix de Bore.<BR><BR> "core mieux comme a ! Ramper au raz du sol, c'est sr, c'est nettement moins risqu qu' quatre pattes. Evidemment, c'est moins noble. Si tu tais un homme, tu marcherais, droit comme un I, sur tes deux jambes. Mais un mollusque comme toi n'a pas de meilleure solution que de ramper face contre terre."<BR><BR> "Tais-toi ! " hurla Anton. Bore eut l'air surpris pendant un instant, puis clata de rire.<BR><BR> "Mais je ne prends pas d'ordre d'une limace, moi ! Tu me cries de me taire, mais en cet instant, tu es terroris, accroch  ta branche comme un lmurien, et totalement vulnrable. S'il me prenait l'envie maintenant de monter sur ce pont et de t'craser la face de ma botte, tu ne pourrais rien faire contre." Le visage de Bore redevint dur. "Alors crase un peu, limace, laisse moi profiter du spectacle de ta lamentable fin. J'aurais prfr voir mourir un homme, je me contenterai nanmoins d'une larve."<BR><BR> Anton ne rtorqua pas, cette fois, il ne dit pas un mot.<BR><BR> Il pleurait.<BR><BR> <HR><BR> "D'ici quelques minutes, dis-tu ?" Maardhat se permit un gloussement ddaigneux. "D'ici quelques minutes, je me serais peut-tre dbarrass de ton hypnose, et pourrais te rduire en charpie."<BR><BR> "Possible." Dit Arkhan. "C'est un risque que je veux bien courir. Je mise sur ma capacit de rcupration, et toi sur tes capacits mentales. Quel pari !"<BR><BR> Maardhat ne dit rien, sentant que la moquerie d'Arkhan visait  l'chauffer afin de lui faire perdre de sa concentration.<BR><BR> "Si ton adversaire est mental, sois spirituel." Tel tait le conseil de son mentor. Maardhat, sous le coup d'une hypnose, ne pouvait s'en dfaire qu'en faisant appel  toutes ses ressources spirituelles. Il devait envahir son esprit de son cosmos, et avec quelques mantras bien choisis, faire peser la parole du Bouddha sur le malfice, qui plierait alors.<BR><BR> Simple en thorie. En pratique, cela voulait dire qu'il devait surtout concentrer tout son cosmos, et ce dans un autre but que l'accumulation de pouvoir pour effectuer une attaque. Maardhat devait bien avouer que cela faisait un certain temps qu'il n'avait pas pratiqu ce genre d'exercice. Son cosmos lui servait surtout  se battre, non  prier.<BR><BR> "Ca m'apprendra la dvotion." Se dit-il. Fermant les yeux, il fit le vide dans son esprit et se concentra sur le nant. Tout d'abord, le vide. Puis, y apporter le cosmos, ensuite, le dvelopper.<BR><BR> Il expira lentement, accompagnant son souffle des mouvements millnaires du Ta-Chi. Il bloqua sa respiration un instant, puis il inspira profondment, tandis qu'en lui, le cosmos explosait, tout son tre concentr dessus.<BR><BR> L'univers entier brillait, s'embrasait,  l'intrieur de son crne. L'univers prit une forme, celui du visage du Bouddha, un visage bienveillant. Maardhat n'eut qu' penser les mots sacrs pour qu'ils rsonnent d'un bout  l'autre de l'univers, dtruisant sur leur passage tout ce qui tait faux. Nul doute, nulle illusion.<BR><BR> Maardhat ouvrit les yeux. "Je suis prt" commena-t-il, mais Arkhan l'tait aussi, sa main luisant d'nergie.<BR><BR> "Je t'attendais. Prends ta garde."<BR><BR> Le Tigre approuva gravement en hochant la tte, et prit la position des Cent Crocs et Griffes. Cet assaut serait le dernier.<BR><BR> "Les Cent"<BR> "Kill ! Large Cut !"<BR><BR> Arkhan fut bien plus rapide. Maardhat n'avait en fait aucune chance, le seul fait d'avoir vu en ouvrant les yeux son adversaire prt avant lui, l'avait dstabilis.<BR><BR> Le bonze guerrier tomba  genoux, regardant incrdule ses tripes se dvider sur le sol comme une pelote de laine. Il leva les yeux vers Arkhan, qui assistait en pleurant aux derniers instants de son condisciple.<BR><BR> "Ne pleure pas, mon frre." Fit Maardhat d'une voix douce. "Tu m'as donn une grande leon d'humilit pour laquelle je te remercie. Je souhaite que dans notre prochaine vie, nous soyons amis."<BR><BR> Le garon sourit, puis bascula en arrire.<BR><BR><BR><BR> "Et alors Princesse ? On va pas aider ses petits copains ?"<BR><BR> Ramon s'approchait de Kotori, un sourire mauvais aux lvres. La jeune fille reculait, soutenant le regard de l'homme.<BR><BR> "Ne jouez pas l'enfant. Je sais que vous l'avez."<BR><BR> Kotori avait les mains derrire le dos. Elle tenait vraisemblablement quelque chose. Et Ramon avait raison, c'tait bien Balmung. Elle tendit l'pe devant elle.<BR><BR> "N"approchez pas ou vous le regretterez." Fit-elle. Mais elle n'en menait pas large, cette fois. Le combat qu'elle avait men contre R lui revenait en mmoire, ainsi que l'horrible douleur quand l'pe du dieu l'avait transperce.<BR><BR> Ramon de l'Aurige prit un disque  sa ceinture.<BR><BR> "Ne m'obligez pas  vous faire mal. Donnez-moi cette lame."<BR><BR> Il tendit la main pour la poser sur l'pe, et Kotori fit jouer la garde. La pointe effile effleura la main du chevalier, y laissant une marque carlate.<BR><BR> "Ne touchez pas cette pe ou la prochaine fois, je vous tranche le poignet." La voix de Kotori avait plus d'assurance, cette fois.<BR><BR> "Oh, mais j'ai affaire  une vraie terreur ! Gamine, je crois qu'il va falloir que JE te tranche une ou deux mains pour que tu comprennes qui sait se battre ici." Ramon essuyait sur son pantalon le sang qui gouttait de sa main. Il brandit son disque, prt  le lancer.<BR><BR> Kotori n'eut pas un instant d'hsitation. Dans un grand mouvement, elle pivota sur elle-mme, tenant l'pe  bout de bras, et la lana le plus loin possible. Etrangement pour une arme d'un tel poids, elle s'envola comme une flche au dessus des arbres du jardin, et disparut  la vue de la jeune fille et de son agresseur.<BR><BR> "Inutile." Cracha Ramon. "Je remettrai la main dessus bien assez vite."<BR><BR> Il se mit  marcher vers l'endroit o l'pe devait tre tombe, ignorant Kotori. Il sembla mme passer  cot d'elle sans la voir. Mais il se retourna soudain.<BR><BR> "Ca, c'est pour ma main !"<BR><BR> Et il lui dcocha une gifle du revers de sa main gante. Kotori tomba au sol, inconsciente.<BR><BR><BR><BR> "Tchoc"<BR><BR> Eric se retourna en entendant le bruit. Balmung venait de tomber du ciel  quelques pas de lui, se fichant dans la terre. Intrigu, il allait ramasser l'arme quand une voix mlodieuse le surprit.<BR><BR> "Touche pas  a, toi."<BR><BR> Lazla sortit de l'ombre des grands arbres. Eric poussa un soupir, puis lui fit face.<BR><BR> <HR><BR> "Alors escargot, tu vas y arriver oui ?"<BR><BR> Anton avait les yeux pleins de larmes, mais il continuait  avancer, ondulant comme une chenille sur le pont verglac. Bore continuait  l'injurier,  lancer des quolibets, et chacun d'entre eux tait une torture pour Anton. Car chacun d'entre eux faisait mouche, contenant une part indniable de vrit, et dtruisait une part de la confiance qu'avait Anton en lui-mme. Les dents serres, pleurant de rage plus contre lui-mme que contre Bore, il tendait une main, se hissait un peu plus, rtablissait son quilibre, et recommenait. Tout comme la traverse de la grotte d'Euros, cette preuve tait interminable.<BR><BR> "Bah, je me demande pourquoi je perds mon temps  te regarder traner ta bave sur mon pont. Tu n'es qu'un perdant, gamin, tu as laiss ton copain se faire prendre et maintenant, tu tentes de rattraper le coup. Tu aurais pu traverser la caverne d'Euros en un instant, pourquoi ne l'as-tu pas fait ? A cause de toi, ton copain va ressembler  un poisson surgel, c'est vraiment lamentable."<BR><BR> "Piti arrte" geignit Anton, qui poursuivait sa route malgr tout.<BR><BR> "Comment ? J'ai bien entendu ? Heureusement que j'ai de bonnes oreilles, avec tout ce vent, t'es tout juste audible. Faut avoir du coffre, gamin, quand on veut se faire entendre. Remarque, un type qui implore piti, faut pas trop lui en demander niveau prsence, hein"<BR><BR> Anton tendit le bras pour saisir  nouveau le pont, mais ses yeux ne voyaient plus, noys dans les larmes qui parfois gelaient sur ses joues. Il manqua sa prise, et faillit tomber.<BR><BR> "Oui, c'est a, tu y es presque ! Laisse toi tomber, fais le grand saut ! Allez, qu'est-ce que t'attend ? C'est le seul truc pour lequel t'es bon. Allez, meurs, tu manqueras  personne. De toutes faons, tu n'aurais jamais obtenu ce pour quoi tu es venu."<BR><BR> Kassim ! En entendant les mots de Bore, Anton se remmora Kassim. C'tait pour lui qu'ils taient venus ici. Ils avaient une mission, la vie de Kassim en dpendait. Qu'ils meurent en l'accomplissant, c'tait un risque pour lequel ils taient prts, Krell comme lui-mme. Mais ils n'avaient pas le droit d'chouer, pas le droit !<BR><BR> Avec un hurlement de rage, Anton raffermit sa prise, scha ses larmes, et reprit son avance, plus rapidement. Il ne pleurait plus, ses yeux brlaient d'une flamme nouvelle.<BR><BR> "Oh oh, on en veut alors ? Mais que peut faire une limace dans ton genre ?"<BR><BR> Mais Anton ne ressentait plus rien. Les mots de Bore glissaient sur lui comme le vent sur ses flancs, sans l'atteindre. Cette mission tait importante, plus que de sauver Krell ou de rester en vie lui-mme. Il atteindrait son but, maintenant, quoi qu'il lui en cote.<BR><BR> Et Anton s'approcha du bord du prcipice, lentement. Il ne se rendit pas compte que Bore ne l'insultait plus, mais attendait patiemment, les bras croiss, au bout du pont. Les yeux de Bore n'taient plus aussi froids qu'au dbut. Enfin Anton posa sa main sur la corniche, et dans son champ de vision apparut une main tendue.<BR><BR> "C'est bon, tu l'as russie, ton preuve."<BR><BR> Anton prit la main qu'on lui tendait, et Bore l'aida  se relever. A peine fut-il debout que le vent derrire lui cessa, et aprs ce tumulte, le silence se fit incroyablement puissant. Le chevalier le brisa le premier.<BR><BR> "Merci."<BR><BR> Ce fut son seul mot  l'attention de Bore, et encore ne put-il le lui dire en face. Il s'approcha du cercueil, posa son oreille contre la glace, et perut un son touff mais rgulier.<BR><BR> "Son cur bat, je peux te l'assurer." fit Bore. "Tu as gagn le droit de le sauver, mais cela, seul mon dernier frre peut le faire. Franchis la porte de la caverne, et tu le trouveras."<BR><BR> Anton hocha la tte  l'attention du gardien du vent du Nord, et passa la porte. Oui, il allait sauver Krell.<BR><BR> <HR><BR> "Bon sang, pourquoi c'est toujours sur moi que a tombe ?"<BR><BR> Eric se trouvait de nouveau face  deux adversaires. Lazla avait sans doute vaincu Kassim trop affaibli pour lutter, et Ramon remplaait le dfunt Marty, aprs avoir  son tour gagn contre son adversaire.<BR><BR> Les deux guerriers lanaient leurs assauts de concert, se couvrant mutuellement ou au contraire combinant leurs attaques, de sorte qu'Eric n'avait aucune marge de manuvre. Un sentiment de dj-vu dmoralisant le travaillait.<BR><BR> "Arkhan, grouille-toi, j'ai besoin d'aide !" priait-il mentalement.<BR><BR> "Cette fois, t'es cuit !" fit Ramon. Et sur un signe de la main, les deux guerriers se lancrent en avant, leur aura se concentrant sur leurs poings.<BR><BR> Eric leva les bras, prt  parer l'assaut quand soudain une norme explosion eut lieu derrire lui. Il sentit l'onde de choc avant d'avoir pu se retourner, et celle-ci stoppa net les deux assaillants.<BR><BR> Tomb au sol, Eric se relevait  peine quand il entendit une voix familire demander ironiquement "Qui c'est qui a besoin d'aide, ici ?"<BR><BR> Levant les yeux, il ne put croire que devant lui se tenait, bel et bien vivante, fire dans son armure tincelante, Karen du Phnix !<BR><BR> "Eh bien Eric, que croyais-tu donc ? Sache que le Phnix ne meurt jamais !"<BR><BR> <HR><BR> Le Sanctuaire, 17 ans plus tt<BR><BR> Il pleuvait, en cette fin daprs midi. Il avait fait beau toute la journe, puis des nuages menaants staient accumuls au-dessus des reliefs. Enfin, le soir approchant, ils avaient clat en un violent orage sur toute la pninsule.<BR><BR> Seiya et Saori taient blottis lun contre lautre sous une couverture, assis sur un banc de bois  labri dune des galeries en face du jardin du Temple. Parfois le vent rabattait la pluie vers eux, claboussant leurs visages, mais ils en riaient, et profitaient de cet instant de tranquillit, seuls spectateurs de lorage qui cinglait les statues millnaires au milieu du gazon verdoyant.<BR><BR> Seiya frissonna, sous les couvertures. Bien quils fussent tout habills, le contact, la chaleur de Saori contre lui agissaient malgr tout, maintenant une vague tension  mi-chemin entre le dsir et la complicit. Seiya se mit  anticiper un peu. Lorage les occuperait encore une heure ou deux, jusqu la nuit noire. Puis ils rentreraient au Temple, mangeraient ensemble, regarderaient distraitement quelques dossiers avant de retourner dans la chambre dAthna o ils feraient tendrement lamour, comme ils en avaient l'habitude. Seiya, sentant que son corps dj sexcitait, quitta ces penses pour regarder Saori avec douceur, puis lembrasser sur la joue. Saori, surprise, le fixa trangement avant de lui offrir ses lvres pour un long baiser passionn.<BR><BR> Un clair soudain zbra le ciel, lemplissant dune intense lumire blanche. Seiya et Saori clignrent ensemble des yeux, blouis par la lueur. Quand ils les rouvrirent, Ikki se tenait au centre du jardin battu par la pluie. Il portait quelque chose dans ses bras.<BR><BR> "Ikki !" Saori se leva, lair inquiet, et Seiya se leva  son tour pour poser la couverture sur les paules de la jeune femme. Il regarda, inquiet lui aussi, Ikki courir vers labri, son paquet serr contre lui. Bien quil ait pass peu de temps  dcouvert, il tait tremp.<BR> "Ikki ! Que se passe-t-il ? Pourquoi cette apparition ?"<BR> "Ikki" Seiya regardait le paquet, qui tait en fait un bb emmaillot dans des linges sales et rougis de sang. "Qui est cet enfant ?"<BR><BR> Ikki baissa les yeux vers le bb inerte. Il ouvrit les vtements, rvlant une large cicatrice qui courrait sur tout le corps du nouveau-n. La plaie tait encore vive et profonde, mais ne saignait plus. Saori eut un haut-le-cur, et Seiya ralisa que lenfant ne respirait plus.<BR><BR> "Elle est morte il y a deux heures" dit Ikki d'un ton neutre. "Jai trouv la voiture de ses parents au fond dun ravin. Tous sont morts. Pourtant, je lai emmene avec moi. Vous ne pouvez pas voir pourquoi, mais moi si. Il y a deux heures, la plaie tait plus profonde encore. Ca y est. Regardez"<BR><BR> Devant les yeux de Saori et Seiya, la profonde blessure se mit  se refermer, lentement dabord, puis de plus en plus vite. Quelques secondes plus tard, elle tait entirement cicatrise, et plus aucune trace ne subsistait. Mais la petite fille ne respirait toujours pas.<BR><BR> "Extraordinaire" souffla Seiya. "Tu crois quelle va.."<BR> "Revivre ? Jen suis certain. Tu ne ten rends pas compte mais moi je l'ai senti. Elle met les mmes radiations que larmure du Phnix. Elle EST le Phnix, en quelque sorte. Et elle renatra de ses cendres. Toujours."<BR> Saori effleura la joue du bb. Elle sentit une pulsation de chaleur, puis plus rien que la froideur cadavrique.<BR> "Elle ne bouge toujours pas. Elle est si froide"<BR> "Mais elle revivra. Ses rgnrations sont cycliques, apparemment. Et la phase finale de sa rsurrection est sans doute plus longue. Mais elle reviendra, jen suis sr." Ikki regardait lenfant avec fiert.<BR> "Que vas-tu en faire ? Ton disciple ? Pour quelle devienne le Phnix  ta place maintenant que tu as abandonn l'armure ?"<BR> "Mieux que ca, Seiya." Ikki leva lenfant au-dessus de sa tte. "Je vais ladopter, elle sera ma fille. Mon tincelle de vie, mon oiseau de feu. K, le feu, dans notre langue. K Karen !"<BR><BR> <HR><BR> Le feu. Toujours une caverne, toujours un homme en armure. Notos, le Vent du Sud portait la mme protection que ses comparses, mais celle-ci flamboyait, orange et rouge, de motifs chaleureux. Les cheveux roux, hirsutes, le sourcil svre, Notos tait le contraire de Bore. Mais il tait le dernier espoir de Anton.<BR><BR> "Je suis venu pour"<BR> "Je sais." Fit Notos. "Et le temps presse. Tu n'as que quelques instants devant toi. J'ai besoin de chaleur pour dgeler ton ami. La combustion de chair est suffisante. Dcide-toi maintenant : acceptes-tu la mutilation ?"<BR><BR> Anton n'eut pas l'ombre d'une hsitation.<BR><BR> "Oui" s'entendit-il dire.<BR><BR> Aussitt sa main droite prit feu, comme par magie, et le jeune homme hurla. La douleur tait insupportable, Anton tenait son bras au niveau du poignet, mais les flammes ne remontaient pas sur lui, et seule sa main brlait. La douleur s'apaisa tandis que les nerfs taient cautriss, et Anton regarda avec horreur la chair de sa propre main noircir et se dsagrger, les os tomber au sol, au milieu des bandelettes mtalliques de son armure, qui pleuvaient, fondues, en gouttelettes argentes.<BR><BR> Les flammes prirent fin, et Anton fixait, incrdule, le moignon noirci au bout de son bras. Notos, lui, tenait une boule de feu dans le creux de sa main, et il se dirigea vers le cercueil de Krell pos contre le mur tout proche.<BR><BR> "Krell ici ? Mais comment ?" se demandait Anton.<BR><BR> Notos posa la boule de feu contre la glace, la rverbration lumineuse fut si forte que Anton dut protger ses yeux.<BR><BR> Quant il les rouvrit, Krell tait debout face  lui. Il ouvrait les yeux, l'air surpris.<BR><BR> "Anton ? Tu vas bien ?"<BR> "Comment a ? Et toi surtout, tu vas bien ?"<BR> "J'ai d sacrifier ma main, mais au moins tu as pu sortir du bloc de glace."<BR> "Hein ? Mais c'est toi qui tais dans la glace, et c'est moi qui ai sacrifi" mais lorsque Anton leva le moignon vers son compagnon, sa main droite y avait repris sa place.<BR><BR> "Un rve ???" se demanda Krell, qui fixait lui aussi sa main.<BR><BR> "O sommes-nous ?" questionna Anton, regardant autour de lui.<BR> "Dans la caverne du Roi des Vents." fit une voix dans l'ombre.<BR><BR> Et les quatre Vents s'approchrent. Zphyre, Euros, Bore et Notos. Ouest, Est, Nord et Sud. En se tournant vers eux, les deux chevaliers virent une masse sombre dans la roche de cette caverne. Ils s'avancrent pour dcouvrir une statue reprsentant un homme aux traits dlicats, protg par une armure finement cisele.<BR><BR> "Il s'agit du Dieu Eole, notre pre  tous quatre."<BR><BR> "Dites" demanda Krell, "comment avez-vous fait ?"<BR> "Pas besoin que vous restiez conscients aprs l'preuve d'Euros. Nous vous avons plong dans un sommeil profond, vous avez rv le reste. Mais si vous chouiez dans vos songes, alors" Notos fit apparatre une boule de feu qui claira un coin de la caverne. Quelques squelettes y pourrissaient.<BR><BR> "Alors on a chacun rv qu'on sauvait l'autre ? Mais pourquoi ces preuves ?"<BR><BR> "Quatre qualits. Intelligence, volont, humilit, sacrifice. Les preuves n'avaient nullement pour but de tester vos forces physiques ou cosmiques. Seules vos mes devaient tre mesures."<BR> "Il est rare que deux personnes russissent en mme temps. Vous tes vraiment bien accords." Euros tait visiblement sincre.<BR> "Vous mritez votre rcompense ! " fit Bore avec un sourire.<BR><BR> Les quatre vents s'approchrent de la statue, appliqurent une outre sur la bouche de celle-ci. Il y eut un bruit d'expiration, et l'outre se tendit, gonfle. Notos referma prestement le bouchon, et tendit l'outre  Krell.<BR> "Inutile de dire ce qu'il adviendra si vous l'ouvrez avant d'avoir rejoint celui pour qui vous tes venus."<BR> "Inutile en effet. Nous en prendrons soin." Acquiesa Krell.<BR><BR> "Fermez les yeux maintenant." Dit Zphyre. Les deux garons obtemprrent, sans poser de question. "Adieu, jeunes chevaliers." Furent les derniers mots qu'ils entendirent de la bouche de l'un des vents - mais lequel ?<BR><BR> Ils se sentirent soulevs du sol, caresss par une brise, il y eut une brusque acclration, et puis plus rien. Les deux chevaliers ouvrirent les yeux, ils taient en pleine montagne,  l'air libre.<BR><BR> "En route." Fit simplement Anton.<BR><BR> <HR><BR> Le combat fut bref et sauvage. Karen s'tait littralement jete sur Lazla, trouvant en elle l'adversaire idale pour passer ses nerfs aprs ces quelques jours de repos forc dans l'autre monde. Lazla subit une pluie de coups dcochs avec une nergie incroyable, et en quelques instants, fut jete au sol comme un pantin. Elle ne bougeait plus.<BR><BR> "Karen" soufflait Ramon, sidr par tant de puissance chez un chevalier de bronze, fut-il le disciple du lgendaire Ikki.<BR><BR> "Karen !" reprit-il  voix haute. "Tu tais toi aussi envoye par le Sanctuaire. Pourquoi te retourner contre nous ?"<BR><BR> "Parce qu'on m'a menti." Fit la jeune femme. "On m'a envoy dans une mission suicide sous un faux prtexte pour que j'accomplisse une sale besogne contraire  mes principes. Je ne sais pas qui a maniganc a, mais j'ai bien l'intention de le dcouvrir. Et pour commencer mon enqute, j'ai besoin d'avoir les coudes franches par rapport au Sanctuaire."<BR><BR> "C'est C'est de la trahison ! Les Chevaliers d'or ne te laisseront jamais"<BR><BR> "Mon pre est un chevalier d'or ! " coupa-t-elle. "Il saura surveiller ses pairs. Ou alors, c'est qu'il fait lui aussi partie de cette embrouille, mais a" sa voix se fit plus douce, presque un murmure "a, je ne veux pas y croire"<BR><BR> "A toi Ramon !" fit une voix. Lazla venait de se relever, et s'agrippait au dos de Karen, la clouant sur place. "Vas-y, attaque-la !"<BR><BR> Ramon hsita un instant, il pouvait blesser Lazla, mais il prit une dcision. Il prit l'un de ses disques, et le dcocha en direction du cou du Phnix.<BR><BR> Le disque se dsintgra dans l'air, transform en une pluie de flocons.<BR><BR> "Pas question que je te laisse faire ! " lana Eric. "Dsormais, tu es tout seul, je vais m'occuper de toi."<BR><BR> "On va s'y mettre  deux, alors." Fit Arkhan, arrivant sur les lieux.<BR><BR> Karen eut un sourire, puis elle dcocha un coup de coude dans l'estomac de Lazla, qui lcha prise. Malgr la douleur, elle parvint  parer les attaques suivantes, et les deux jeunes femmes disparurent dans les bois, courant l'une derrire l'autre.<BR><BR> "Attends ma jolie, tu vas regretter de t'tre releve, crois-moi ! Hoyoku Tensh !"<BR><BR> Un ocan de flammes se dversa sur la Nymphe, qu'on entendit crier au cur du maelstrm. Quand les flammes s'teignirent, la jeune femme gisait au sol, inconsciente.<BR><BR> "T'as de la chance que ton armure ait encaiss." Lui confia Karen, bien inutilement.<BR><BR><BR><BR> Pendant ce temps, Ramon, Arkhan et Eric se faisaient face, prt  s'entre-tuer. Mais soudain, Ramon vit l'pe qui tait toujours fiche en terre l o elle tait tombe. Comme les choses tournaient mal, il prit une dcision. Il se lana en avant, directement vers l'pe. Eric, tout comme la Mante, crut un instant qu'il bondissait pour les attaquer, mais comprit la seconde suivante les relles intentions de Ramon. Il allait s'emparer de l'pe, et s'enfuir !<BR><BR> Le guerrier divin du Cristal fut le plus rapide. Il tait plus prs de l'pe que son adversaire, et sans qu'il le souhaite, son cosmos dcupla sa vitesse. En une fraction de seconde, il fut sur elle, et tendit la main pour ramasser Balmung, il avait encore quelques diximes de seconde d'avance sur le chevalier d'argent.<BR><BR> Mais Eric retira prestement sa main alors que deux flches d'or se fichaient en terre entre lui et l'pe ! En un instant, trois hommes furent sur les lieux. Le premier, celui qui avait tir les flches, apparut devant Eric et recula en entranant Balmung  coups de pieds, loin du guerrier divin. Le deuxime retint Ramon par l'paule alors que ce dernier ne ralisait toujours pas que le combat venait de prendre fin. Et le troisime fit face  Arkhan, qui dj se prparait  intervenir.<BR><BR> "Ne bouge pas, Arkhan." Fit le guerrier en armure blanche qui s'opposait  lui. Il conservait ses yeux ferms, ses autres sens compensaient sa ccit.<BR><BR> "Qui qui tes vous ?" fit Eric.<BR> "Vous venez du Sanctuaire ?" demanda Arkhan.<BR><BR> "Parfait les gars, vous tombez  pic ! On se dbarrasse d'eux et on rentre avec Balmung !" s'enthousiasmait Ramon.<BR><BR> Mais Veiya, le guerrier en armure dore, ne partageait pas ce point de vue.<BR><BR> "Dsol Ramon, mais ce n'est pas notre mission. Et je crois que toi, tu as rat la tienne, tu devrais rentrer avec nous."<BR><BR> "Quoi ? Mais c'est l'occasion rve ! C'est le moment de piquer Bal"<BR> "Ramon, on t'a dit non, il me semble." Fit le chevalier aveugle d'une voix ferme. Kengo n'avait beau tre qu'un chevalier de Bronze, d'un rang infrieur  celui de Ramon, ce dernier se tut immdiatement. Le chevalier de l'Aurige ne savait quoi rpondre, il ne comprenait plus rien.<BR><BR> Arkhan brisa le court silence qui suivit.<BR><BR> "Mais vous tes nos allis ou ceux du Sanctuaire,  la fin ?"<BR><BR> Et Kengo de sourire nigmatiquement. "On joue uniquement les curieux, c'est tout."<BR><BR> A cet instant, Karen fit son apparition, dboulant d'entre deux buissons.<BR><BR> "Ces cosmos ! Je m'en doutais."<BR><BR> "Salut cousine ! " fit Kengo. "Tiens, tu veux bien garder a pour la princesse ?" Et sur ce, Veiya donna un coup de pied, jetant l'pe devant le Phnix. Karen posa son pied sur la lame, comme pour empcher qu'on la lui prenne, sans mot dire.<BR><BR> Puis Ayan, Ramon, et Veiya, disparurent. On vit Ayan partir dans la direction o brlait encore le faible cosmos de Lazla. Kengo allait lui aussi partir quand Arkhan l'interpella.<BR><BR> "Attends ! Je suis sur de t'avoir dj rencontr ! Qui es-tu ?"<BR><BR> Kengo dsigna Karen d'un geste. "Pose-lui la question. Elle sait." Puis il disparut  son tour.<BR><BR> Arkhan resta interdit quelques instants avant de se tourner vers la jeune femme, leur nouvelle allie. "Karen, tu sais qui il est ?"<BR><BR> Eric s'approcha, lui aussi avec une question "Il t'a appele 'cousine', ou j'ai rv ?"<BR><BR> Karen resta muette, fixant le sol, comme si elle hsitait sur la marche  suivre. Puis elle fixa Arkhan droit dans les yeux.<BR><BR> "Il est bien mon cousin, nos pres sont frres. Il s'appelle Kengo, chevalier de Bronze de Pgase. Et si tu crois te souvenir de lui, c'est bien parce que tu l'as dj rencontr, il y a fort longtemps, avant que ton pre ne t'abandonne alors que tu n'tais qu'un bb. Kengo est ton grand frre."<BR><BR> <HR><BR>  suivre dans le chapitre 8 : "Sans Famille"<BR><BR> <HR><BR> un mot de l'auteur :<BR> Et oui, Karen du Phnix est revenue.<BR><BR> Avant toute chose, une prcision : oui, le retour de Karen tait prvu depuis le dbut. Dans le projet de jeu de rle originel, elle faisait partie du groupe principal de personnages, en PNJ (*) d'abord avant que je ne la refile  un joueur en remplacement d'un PJ (*) tu. Pour moi, Karen a toujours t un personnage principal.<BR><BR> Et ce fut sans doute l mon erreur. Malgr sa courte apparition dans le chapitre 1, Karen portait dj en elle ce rle important, et vous lecteurs l'avez bien senti. Combien de fois m'a-t-on demand si elle allait revenir ? Et moi, pour garder le suspense, combien de fois ai-je lud la question en rpondant simplement qu'elle tait bel et bien morte (ce qui en plus est vrai !) ?<BR><BR> Mais au charisme du personnage, sans doute (trop ?) hrit de celui de son pre,  qui elle ressemble beaucoup (mais maintenant, vous connaissez la vrit !), s'ajoute un malentendu qui vient de l'anim et auquel je n'avais pas pens. Pour de nombreuses personnes en effet, Ikki est vritablement immortel. Sa rsurrection contre le chevalier des Flammes, ses multiples rapparitions surprises, ont cr la lgende du chevalier immortel, lgende qui n'est qu'illusion dans le manga. En effet dans ce dernier, Ikki ne meurt pas  la fin du combat contre les chevaliers noirs, et il rapparat un peu plus tard. De mme, je doute que dans la maison de la Vierge il soit bien mort (car si c'tait le cas, on peut en dire autant de Shaka. Or celui-ci ne semble pas immortel. Je pense que les deux chevaliers ont t projets dans une autre dimension par l'explosion, dimension qu'ils quitteront grce  l'aide de Mu). Et par la suite, il n'y a plus d'ambigut. Ainsi conois-je Ikki : un chevalier dont l'armure seule est immortelle, mais qui joue de sa lgende pour impressionner l'adversaire, et qui malgr sa rsistance exceptionnelle, n'en est pas moins mortel. Malheureusement, le mal tait fait, et de nombreuses personnes ont pens que Karen, comme son pre, tait immortelle. C'est bien le cas pour elle, mais a ne l'est pas pour Ikki (du moins dans ma comprhension) !<BR><BR> Bref, le malentendu ainsi qu'un rat de ma part (j'aurais d faire de Karen un personnage moins impressionnant au dbut) ont fait que beaucoup avaient vent l'immortalit de Karen. Je me suis demand pendant longtemps si du coup je devais prcipiter son retour ou au contraire, le retarder le plus possible (comme Karen tait un personnage de "rserve", son entre en scne n'tait pas chronologiquement fige dans le scnario originel), mais comme j'ai improvis la bataille du Temple du Soleil (afin de mieux prsenter les personnages), cela m'a permis de gagner du temps, et finalement sa rapparition n'a lieu qu'au chapitre 7 (sans la bataille, elle aurait eu lieu au chapitre 4, bien trop proche du 1).<BR><BR> En tous cas, ce sont les fans de Karen (et ils sont nombreux ! ) qui vont tre contents !!<BR><BR>  (*) vocabulaire de jeu de rle. PJ = personnage jou, PNJ = personnage non jou, donc manipul par le matre du jeu (l'arbitre).<BR><BR> <CENTER><A HREF="nextgenchapitre06.html">Chapitre prcdent</A> - <A HREF="nextgen.html">Retour au sommaire</A><!-- - <A HREF="nextgenchapitre08.html">Chapitre suivant</A> --></CENTER> <BR> <CENTER><A HREF="http://www.saintseiya.com" TARGET="_top">www.saintseiya.com</A></CENTER> <CENTER>Cette fiction est copyright Patrick Huart.</CENTER> <CENTER>Les personnages de Saint Seiya sont copyright Masami Kurumada.</CENTER> <STYLE TYPE="text/css">A {color: #FDB03E; text-decoration: none; font-weight: fine}A:hover {color: #6AB5FF; text-decoration: none}</STYLE>  </FONT></BODY> </HTML> 
