<html>  <head> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=windows-1252"> <meta name="GENERATOR" content="Microsoft FrontPage 4.0"> <meta name="ProgId" content="FrontPage.Editor.Document"> <title>Nouvelle page 3</title> <base target="_self"> </head>  <body background="../../../commun/images/fond.jpg">  <div class="Section1">   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <b><a name="Le monde de William Burroughs - Un cut-up thtral">Le monde de   William Burroughs</a></b> <a name="Le monde de William Burroughs - Un cut-up thtral">   </a></font><a name="Le monde de William Burroughs - Un cut-up thtral"><font face="Comic Sans MS" color="#3E2E4A" size="2">-   Un cut-up thtral</font></a></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">Luvre de William   Burroughs, depuis le <i> Festin nu</i>, chef duvre mythique (1959), jusquaux   grands romans de la fin (1997) saffirme comme lune des plus originales   de son temps. Engag et insaisissable, Burroughs compose avec le chaos, le   hasard, le collectif..., tout cela avec la mme rigueur, des  routines    au  cut-up , une mthode dcriture do surgissent des   fulgurances, de monstrueuses beauts, des inventions droutantes, un langage   nouveau.<br>   Pour Burroughs, le langage est un virus (moyen de contrle des socits   totalitaires) et il se propose de le triturer, le saborder, le bricoler, de le   changer, afin daccoucher dun univers mutant o chaque homme se trouvera   devant une vertigineuse libert. En mlant les genres (policier, science   fiction, roman, posie, essais et crits journalistiques ou scientifiques)   Burroughs fut visionnaire et continue aujourdhui  transformer le monde o   nous vivons.<br>   Posie de combat, fugue de mots vers lailleurs, point de dpart pour un   voyage dans lespace et dans les  lointains intrieurs , les expriences   de Burroughs touchent autant  la littrature, au cinma,  la musique,   qu la peinture et crent donc ce lieu de rendez-vous de tout aventurier   : lInterzone.<br>   LInterzone sera notre scne. Cest le lieu intermdiaire o se   rencontrent les personnages crs par  Oncle Bill  : le Docteur Benway,   le Mme citron, lExterminateur, la Machine  crire, le Centipde gant,   le Lmurien aux yeux doux, Kiki, le Commissaire, lAgent secret, le Dtective   marron... etc. Toute une troupe incarnant la rvlation du voyageur de   lespace et du temps. Cest le lieu interlope o se mlent les images,   les mots, les corps, les sons, les musiques, les langages (utilisation mle   dAnglais, dEspagnol, de Franais et dArabe), les lieux (Paris, New   York, Tanger, Londres, Mexico...).<br>   Cest pour nous une formidable proposition de thtre o Burroughs nous   invite  faire jouer de concert : thtre, danse, peinture, vido et tir   au fusil.<br>   Le texte de cette pice crite (dans le dsordre !) par Burroughs sera donc   un vaste cut-up thtral daprs ses uvres compltes (car pour   Burroughs, faire un cut-up avec Rimbaud cest crire un nouveau pome de   Rimbaud ! ).<br>   Interzone sera un concert mis en scne, une grande scne de chirurgie thtrale,   lopration  cur ouvert de la parole, une tentative dpiphanie, une   confidence infernale. Lieu commun et flou o se confondent lhumain, le vgtal,   lanimal, le masculin, le fminin, le rve et la ralit, le pass et   lavenir - espace thtral o se jouera la partition totale de scnes   visuelles et sonores juxtaposant les corps, les visages, les visions   hypnotiques issues de la Dream machine.<br>   Aprs Beckett, Caroll, Cioran et Artaud cest la suite du projet &nbsp;le   pome et les voix humaines  men par le Thtre de lIncendie,   tentative dexplorer les langages singuliers de potes inventeurs de mots ,   de mondes. Burroughs est lun de ceux l, parmi les plus novateurs par sa   technique, sa pense, son sens aigu de la critique sociale,<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;   </span>ses expriences extrmes (drogue, criture, voyages...) sa qute   dun nouveau mythe, dune nouvelle identit, sa rvolte exemplaire.<br>   Ce sera pour nous le carburant ncessaire  une aventure collective et   pluridisciplinaire pour un quipe de 20 personnes (comdiens, musiciens,   plasticiens, vidaste, techniciens...).</font></p>   <p class="MsoNormal" align="right"><font face="Arial" size="2"><i>Laurent Frchuret</i></font></p>   <p class="MsoNormal"></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <a name="Biographie de William Burroughs"><b>Biographie de   William Burroughs</b></a></font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">N en <b> 1914</b>  Saint-Louis,   Missouri, William Burroughs est le petit fils de linventeur de la machine    calculer du mme nom.<br>   <b>1929</b>, dbute sa scolarit  Los Alamos. Se prend de passion pour les armes    feu.<br>   <b>1936</b>, diplm de Harvard.<br>   <b>1937</b>, Union avec Lise Klapper, mariage blanc qui permet  cette dernire,   Yougoslave, dobtenir des papiers lgaux aux USA.<br>   <b>1939</b>, emplois divers, parmi lesquels dtective priv et dratiseur.<br>   <b>1940</b>, refus, malgr sa demande,  lUS Navy.<br>   <b>1946</b>, premire exprience de la morphine.<br>   <b>1947</b>, dmnage avec sa seconde femme Joan Vollmer au Texas, dans une   plantation de marijuana. Naissance de son fils unique William, qui deviendra   junkie lui aussi et mourra en 1981.<br>   <b>1948</b>, fuite  Mexico pour chapper aux accusations dusage de drogue,   conduite en tat divresse et pornographie.<br>   <b>1951</b>, tue accidentellement sa femme en jouant  Guillaume Tell. Il passera   treize jours en prison, une exprience qui, dira-t-il, fera de lui rellement   un crivain.<br>   <b>1953</b>, publication de Junkie, tude quasi autobiographique de sa dpendance    lhrone.<br>   <b>1955</b>, <i> Les Lettres du Yage</i>.<br>   <b>1958-60</b>, dbarque  Paris via Tanger. Rencontre le peintre Brion Gysin, qui   lui fait dcouvrir la technique du <i> cut-up</i>.<br>   <b>1959</b>, <i> Naked lunch (Le Festin nu)</i> est publi  Paris par Olympia Press.<br>   <b>1960-62</b>, <i> La Machine molle, Le Ticket qui explosa, Exterminateur</i> sont publis    Paris.<br>   <b>1971</b>, Publication des<i> Garons sauvages</i>, une histoire dhomosexuels rvolutionnaires.<br>   <b>1981</b>, <i> Les Cits de la nuit carlate</i>, premier volume dune trilogie dont   <i>   Parages des voies mortes</i>, (1984) et <i> Les Terres occidentales</i> (1987) constituent   les deux autres volumes.<br>   <b>1988</b>, exposition de ses peintures  larme  feu, galerie Octobre    Londres.<br>   <b>1989</b>, apparat aux cts de Matt Dillon dans le film de Gus Van Sant,   <i>   Drugstore cowboy</i>.<br>   <b>1992</b>, adaptation du <i> Festin nu</i> par David Cronenberg. Apparat dans un spot   publicitaire pour Gap.<br>   <b>1994</b>, publication de <i> Mon ducation et de Ghost of chance</i>.</font></p>   <p class="MsoNormal" align="right"><font face="Arial" size="2">Biographie   publie dans<br>   <i>Les Inrockuptibles - sept. 97</i></font></p>   <p class="MsoNormal"></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <b><a name="Mon nom est Burroughs">Mon nom est   Burroughs</a></b> </font><font face="Comic Sans MS" color="#3E2E4A" size="2">-   autobiographie littraire</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">Enfant, je voulais tre un   crivain parce que les crivains taient riches et clbres. Ils erraient   dans Singapour et Rangoon en fumant de lopium, vtus dun costumes de   soie ponge jaune. Ils inhalaient de la cocane  Mayfair,   sintroduisaient dans les bas-fonds interdits avec un garon indigne de   Tanger pour fumer du haschisch en caressant dune manire languissante<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;   </span>une gazelle domestique.<br>   Mon nom est Bill Burroughs. Je suis crivain. Laissez moi vous raconter deux   ou trois choses sur mon boulot. a ressemble beaucoup  une mission.<br>   Chiens qui sortent dun tableau et qui vous sautent dessus. Vernissage   sauvagement matraqu par des flics jaillissant dune peinture. a en   arrive au point o les tableaux danimaux dangereux, de chaise lectrique,   dmeute, dincendie et dexplosion ont la galerie pour eux tout seuls.   Les vaches-dans-lherbe vont-elles faire un retour en force? Un critique a   t saign hier. Un autre sest noy dans une rivire de Monet et une   exposition de Bacon a donn lieu  des mutations inopportunes...<br>   Que sest-il donc pass ? Lart est redevenu littral et a retrouv sa   fonction magique consistant  faire arriver les choses, aprs un long exil   dans les royaumes de limagination o son apptit dvnements stait   gar. Lart fait soudain sa mortelle apparition dans le monde rput rel.   Ecriture et peinture ne faisaient quun au commencement et le mot tait une   image crite. Les peintures reprsentent un avenir avant quil soit crit,   aprs avoir lch en route leur sur attarde, lcriture, la laissant    son b.a.ba. Lcriture pourra-t-elle rattraper le retard ?<br>   Un crivain crit un livre sur les pidmies de sols vierges, imprgnant   ses pages du virus dcrit... Ce livre sur lpidmie de typhus en Pologne   a des puces de typhus dissimules dans la reliure qui sen chappent   tandis que les dames du club-du-livre-du-mois tournent des pages. Mektoub.   Cest crit. Dautres livres ont des pages radio-actives lgrement   saupoudres du microbe du botulisme. La lectrice ne peut plus lire en toute scurit   des histoires de requins tout en rotant sur ses petits chocolats : les pages   contiennent un puissant produit qui attirent les requins. Dautres mprisent   des trucs aussi rudimentaires et se fient aux pouvoirs de la magie - des malfices   et maldictions puissants, souvent renforcs par le sacrifice humain, schappent   de ces pages pestilentielles.<br>    La Beaut tue. La Beaut est lassassin  a dit Gregory Corso, et la   peinture est runie  sa sur idiote, lcriture, dans des livres entirement   composs didogrammes. A lheure quil est, tous les livres sont   parfums aux odeurs qui correspondent et les lecteurs reoivent des   bouteilles dodeurs pour les renouveler... Ozone Musqu, Pluie sur Chair de   Cheval, Vestiaires Dserts... Finalement voici le Matre de la Page Blanche,   que les initis peuvent lire directement...<br>   <i>   La chute du mot..</i>. Ce qui survit  la littralisation de lart est   intemporel et ternellement fluctuant monde de la magie saisi par le pinceau   du peintre, ou par les mots de lcrivain, petits boulots de dtails   vivants et vanescents. Dans lespace un nombre indtermin de peintres   dansent au bout du pinceau, tandis que lcrivain fait un salut silencieux   et disparat dans lalphabet.</font></p>   <p class="MsoNormal"></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <a name="Parano normal"><b>Parano normal</b></a></font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">Que Burrouhgs ait vcu   jusqu un ge si avanc est un hommage aux pouvoirs rgnrateurs   dune vie brle par les deux bouts.<br>   Plus dun demi-sicle de consommation intensive de drogues na pas russi    ternir son esprit remarquablement vif ni son humour pince-sans-rire et grinant.   La dernire fois que je lai vu  Londres, il y a quelques annes, il tait   vot et fatiguait vite, mais ntait pas trs diffrent du personnage   dj lgendaire rencontr pour la premire fois au dbut des annes 60   dans son appartement de Duke Street  St James.<br>   Le magazine <i> Esquire</i> mavait demand dcrire un portrait de lui, mais   Burroughs, bien que courtois, tait trs mfiant. Le pouvoir funeste des   empires mdiatiques lobsdait dj. Pendant que son jeune petit ami, <i>   love</i> et <i> hate</i> tatous sur les articulations de ses doigts, dcoupait   un poulet rti, Burroughs dcrivit la manire la plus efficace de   poignarder un homme  mort. Tout en gardant un il sur les portes et les fentres.   <i>La CIA me surveille</i>, confia-t-il. <i> Ils garent leur camionnette de   blanchisseur dans la rue dehors</i>.<br>   Je ne crois pas quil se moquait de moi. Son imagination tait remplie de   choses bizarres tires des rubriques Incroyable mais vrai, de romans   policiers pulp et, en ce qui concerne les camionnettes de blanchisseur, de   films despionnage hollywoodiens des annes de guerre froide. Quand   Burroughs parlait du complot du magazine <i> Time</i> pour conqurir le monde, il tait   srieux. Jai refus la mission d<i>Esquire</i>, ralisant que rien de ce que   jcrivais ne pourrait rendre justice, mme de loin,  limagination   magnifiquement paranoaque de Burroughs.<br>   Il changea peu avec le temps, et nen avait gure besoin - son gnie trange   tait le miroir parfait de son poque, et a fait de lui lcrivain le   plus important et le plus original de laprs guerre. Maintenant, il ne   nous reste plus que les romanciers de carrire.</font></p>   <p class="MsoNormal" align="right"><font face="Arial" size="2">J. G. Ballard<br>   </font><font face="Arial" size="2"><i> The Guardian, 4 aot 1997</i></font></p>   <p class="MsoNormal"></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <a name="Lettre  Jack Kerouac"><b>Lettre  Jack   Kerouac</b></a></font><br>   &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <font size="2" face="Comic Sans MS">Burroughs   peaufinait alors  Junkie  son premier roman</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>18 septembre 1950<br>   37 Cerrada de Medellin, Mexico</b></font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">Cher Jack,<br>   Tu es un jeune homme en pleine forme, absolument pas accro (1), et je ne peux   pas comprendre pourquoi tu nes pas plus actif. Tel est le sens de la rflexion   que je faisais  ton sujet dans ma lettre  Allen. Quand je me drogue, je ne   sors pas beaucoup. Cette exprience me manque car je passe trop de temps    la maison. On peut manquer de bien plus de choses au Mexique quaux   Etats-Unis, car nulles limites ny sont imposes  lexprience. Jai   conscience du gchis que a suppose, alors je suis en train de dcrocher.   Mais toi, tu nes pas accro et je mattendais  ce que tu profites   pleinement de la libert daction dont tu disposes. Tu le sais : la   conclusion logique du postulat du style Jai en moi tout ce quil me   faut est celle atteinte par certains bouddhistes tibtains, qui finissent   par se murer dans une petite cellule pourvue dune fente par laquelle on   leur passe  manger et qui y restent jusqu ce quils meurent. Ce   nest pas l lide que je me fais dune bonne combine.<br>   Lucien (2) est venu et reparti. Il semble en bonne forme sur tous les plans.   Jai eu plaisir  le voir, hlas, trop brivement. Il me semble quil   sait quel est lenjeu. Jentends, lenjeu  tous les niveaux. Il en   sait par exemple bien plus que Al (3), qui prfre saveugler dlibrment.<br>   Je naurais pu, en ayant la conscience nette, persuader Lucien de rien   ramener. Je lui ai prsent les choses : quarriverait-il si a tournait   mal - il perdrait sa voiture, etc. -, en prcisant que ctait bien   improbable, et je lai laiss en juger par lui-mme. Il a dcid que   non. Dailleurs, il navait pas dargent.<br>   La dichotomie tablie par Al entre la vie normale et les visions   nest pas seulement inutile, elle est fausse. Je veux dire quelle   nexiste pas dans la ralit des faits. La logique alternative du ou   bien... ou bien constitue une formule fausse. Les faits existent  une   infinit de niveaux, dont lun nexclut pas lautre. La folie consiste    confondre les niveaux. Les fous nont pas de visions dignes dtre   entendues car ils redoutent de voir. Les fous sont bien trop proccups par   la vie normale : cest--dire par largent, le sexe, la nourriture,   la digestion, la maladie et limpression quils font aux autres. Ces   faits de la vie effraient les fous, et nul homme ne peut sabstraire   de ce quil redoute. En consquence, les visions des fous sont   indiciblement ennuyeuses.<br>   </font></p>   <p class="MsoNormal">______________________<br>   <font face="Arial" size="1">1 - Kerouac avait pass lt au Mexique avec   Burroughs et sa femme, et abus de lherbe. Revenu  New York, il se   morfondait dans la solitude.<br>   2 - Lucien Carr tait pass chez Burroughs en aot avec son amie.<br>   3 - Allen Ginsberg.</font></p>   <p class="MsoNormal"></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <a name="La &quot;mthode&quot; de Burroughs"><b>La &quot;mthode&quot;   de Burroughs</b></a></font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">William Burroughs expose pour   la premire fois sa mthode (quil emprunte, pour la perfectionner, au   peintre Brion Gysin, et sur laquelle il sexpliquera souvent en dtail)   dans la mme lettre  Ginsberg, et dans des termes qui donnent  rflchir   : <i>  Ecoute maintenant ? Prends la copie de cette lettre. Coupe au long des   lignes. R-arrange en plaant la section 1 prs de la section 3 et la   section 2 prs de la section 4. Maintenant lis  haute voix et tu entendras   Ma Voix. La voix de qui ? Ecoute. Coupe et r-arrange. Nimporte quelles   combinaisons. Lis  haute voix. Mon choix ne peut-tre autre chose :   Ecouter. Ny pense pas. Ne thorise pas. Essaie. Tu veux de lAide.   Voil Ramasse cela. Et rappelle-toi toujours. Rien nest Vrai. Tout est   permis. </i></font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">Un type assez nouveau dcrivain   apparat donc avec un nouveau matriel : les ciseaux et le magntophone se   joignent  la machine  crire ; les vieux journaux, les fragments de   manuscrits, les pages arraches aux livres des autres sajoutent    linvention personnelle et  linspiration. Cet crivain-l   sapparente beaucoup au bricoleur dont Lvi-Strauss analyse lactivit   dans un passage fameux de la <i> Pense sauvage</i>. Mais Burroughs bricole une   singulire agression, tout en la minimisant avec humour : <i> je ne prsente   pas, dit-il, les techniques littraires que jemploie comme un mouvement   littraire srieux mais plutt comme un exercice amusant..</i>. Certes dans la   conception et lexcution douvrages comme <i> Solft Machine</i> et <i> Nova Express</i>   il entre beaucoup de blague et de jeu, mais une blague, un jeu singulirement   quivoques. Lirresponsabilit quinvoque cette cration assimile    une conduite ludique, et faisant formellement appel  lventuel,    lalatoire jusque dans le <i> traitement</i> du dj-crit, ouvre le   champ sans limite dune criture que ne dterminent plus les lois de   lesprit. La lecture de <i> Nova Express</i> prouve surabondamment quentre   lindustrieuse obstination du bricoleur, lirresponsabilit folle du   joueur, et cet immense, nigmatique vouloir objectif que nous nommons hasard,   lalliance est conclue dans une intention de complte subversion mentale,   pour faire craquer les frontires et lordre discursifs, anantir la   validit de toute articulation logique.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">Les mots et, aussi bien, les   phrases tant traits comme des choses, des pigments, ce qui saffirme le   plus <i>lisible</i>, le plus expressif, ce sont leur hachure, la juxtaposition et   linterpntration des priodes et des squences, leur rptition et   leurs enchevtrements. A cet alliage de vocabulaire largot apporte sa   couleur et sa sonorit propre, langue essentiellement concrte dont les   concisions et laccent parodiques, les pitreries analogiques rpudient   toute tentation conceptuelle.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">Il apparat alors avec vidence   que la dmolition, exerce comme une opration mthodique, devient spontanment,   fatalement la fabrication dune autre chose. De cette mise en pices du   discours littraire, tale sur la page que ses clats constellent, de   notre ancien discours littraire, surgit et bientt simpose une nouvelle   et troublante organisation scripturale, un style perturbateur. Littrature   cyberntique ? Certes on peroit une certaine mcanicit dans les rythmes   de ce discontinu, dans la giclure des mots, le crpitement des phrases, la   mitrailles des priodes, et le saccage fou de la signification ; mais tout   cela provoque peu  peu chez le lecteur une sorte de dcollement par rapport    ses routines crbrales ;  la longue, lanesthsie du rflexe strotyp   de comprendre va permettre lveil dune nouvelle coute, plus   instinctive, une vulnrabilit diffrente  une posie autre, susciter   enfin une manire moins analytique denregistrer, de progresser dans   lespace de la lecture, de vivre le temps de la lecture...</font></p>   <p class="MsoNormal" align="right"><font face="Arial" size="2">Olivier de Magny<br>   <i>La Quinzaine littraire - fvrier   1968</i></font></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <a name="Entretien">Entretien</a> </font><font face="Comic Sans MS" color="#3E2E4A" size="2">-   Jean Remple / William Burroughs - novembre 1977</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>Jean Remple</b> - <i> William   Burroughs, vous avez dit un jour que Paris devenait une ville pouvantable.   Vous tes toujours de cet avis ?</i><br>   <b>William Burroughs</b> - Je ne   sais plus si jai employ ces termes-l. Mais je trouve que cest dur   dy vivre. On dirait que ds quon dcide de faire quelque chose, on se   heurte  toutes sortes dobstacles. Avec linflation, les prix sont   exorbitants. Au dbut des annes soixante, quand je vivais  Paris,   javais une chambre dhtel trs agrable que je payais 20 dollars par   mois. Aujourdhui, cest 20 dollars par jour.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R</b>. - <i> Que faisiez-vous    Paris ?</i><br>   <b>W. B</b>. - Je travaillais.   Jhabitais un petit htel, au 9 de la rue Gt-le-Cur, tenu par une dame   qui sappelait Mme Rachou. Cest Allen Ginsberg qui me lavait indiqu.   Allen, Gregory Corso et Peter Orlovsky faisaient de frquents sjours    Paris, mais moi jy ai vcu de faon assez rgulire pendant prs de   deux ans, de 1959  1960, et ensuite jy suis revenu trs souvent. Par la   suite, je me suis plutt fix  Londres. Jallais aussi  Tanger, trs   rgulirement.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R</b>. - <i> Vous ntiez donc   presque jamais aux Etats-Unis. Pourquoi ? Ces voyages vous apportaient-ils   quelque chose dimportant ?</i><br>   <b>W. B</b>. - Vivre  ltranger,    lpoque, prsentait beaucoup davantages. Ctait trs bon march.   Il y avait beaucoup de peintres et dcrivains qui vivaient  Paris,    Tanger ou  Londres. On avait limpression dtre plus libres, dans ces   villes-l. Et puis, peu  peu, tout sest modifi. La France passait pour   tre le pays de la libert, on pouvait dire et publier ce quon avait   envie de dire et de publier. Mais aprs 1960, tout sest tranform. Des   livres qui taient sortis sans problme aux Etats-Unis rencontrrent toutes   sortes de difficults en France. Quelquun comme Maurice Girodias est bien   plac pour en parler.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R.</b> - <i> Avez-vous eu, vous   aussi, des ennuis avec la censure,  vos dbuts ?</i><br>   <b>W. B.</b> - Non, pas vraiment. <i> Le   Festin nu</i> est trs bien pass. Les ditions Grove Press avaient dj eu   de nombreux procs avec les romans dHenry Miller, procs quils avaient   dailleurs gagns. Et  la parution du <i> Festin nu</i>, en 1961 ou 1962, il   ny eut que deux procdures dengages et nous les avons gagnes aussi.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R.</b> - <i> Revenons  vos dbuts   dcrivain. Comment se fait-il que vous ayez fait une carrire si tardive   ? Vous aviez trente-cinq ans lorsque vous avez commenc  crire, cest   bien cela ?</i><br>   <b>W. B.</b> - Oui, cest exact.   Ecoutez, je nai pas d y penser plus tt, sans doute. Cela sest fait   de faon tout  fait fortuite. Quelquun mavait dit quil ne serait   peut-tre pas inintressant de consigner par crit certaines des expriences   que javais vcues. Alors jai dit bon, daccord, on va essayer.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R.</b> - <i> Vous ny aviez   jamais pens auparavant ?</i><br>   <b>W. R.</b> - Je ne peux pas dire   que cela ne mtait jamais venu  lide parce que jai quand mme   crit un roman en 1938, mme sil na jamais t publi. Javais   donc song  crire, mais je crois que les choses en taient restes l.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R</b>. - <i> Et puis, du jour au   lendemain, vous tes devenu crivain. Cela a-t-il chang votre vie ?</i><br>   <b>W. B.</b> - Cela na pas t   aussi simple que a. <i>Junkie</i>, mon premier roman, a t publi en 1953, vous   savez. Et il ne ma pas rapport beaucoup dargent. Jai vcu    Tanger de 1953  1956 et l, jai accumul normment de notes, dont je   me suis servi plus tard pour Le Festin nu. En 1958, jai quitt Tanger pour   venir minstaller  Paris avec une valise bourre de ces notes, certaines   sous une forme presque acheve, dautres trs schmatiques. Maurice   Girodias qui avait refus le manuscrit auparavant envoya quelquun de son   bureau me dire quil le voulait deux semaines plus tard. Il a donc fallu que   je reprenne ces 600 ou 1 000 pages, que je travaille ces notes et que jen   fasse un livre en quinze jours. Je my suis mis et cela a donn <i> Le Festin   nu</i>. Ces notes mont galement servi pour <i> La Machine molle, Le Ticket qui   explosa</i> et, dans une certaine mesure, <i> Nova Express</i>.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R.</b> - <i> On a limpression   que, lorsque vous crivez, vous ne pensez pas  un livre particulier. Vous   arrive-t-il de travailler sur un livre prcis ?</i><br>   <b>W. B.</b> - Oui, bien sr, je   travaille pour crire un certain livre bien prcis mais, par exemple, il   marrive de partir dune ide et de dcouvrir quil y a l matire    deux livres. Ou alors, je maperois que mon manuscrit est rempli de   choses qui ne sont pas  leur place, mais qui pourraient peut-tre sintgrer   ailleurs. Cest pour cela qu chaque fois que je publie un roman,   cest--dire environ 200 pages, il me reste toujours 500 ou 600 pages que   jai limines. Il arrive parfois que le matriau que jcarte soit   meilleur que celui que je conserve, mais le plus souvent je le rutilise par   la suite.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R.</b> - <i> Ecrivez-vous   facilement ?</i><br>   <b>W. B.</b> - Jcris certaines   choses facilement et dautres non. A mon sens, la narration linaire est la   forme dcriture la plus facile. Ds lors que le ton est trouv, cela va   trs vite. Mais lcriture descriptive est toujours extrmement   difficile.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R</b>. - <i> Quels sont les   auteurs qui vous ont le plus influenc ?</i><br>   <b>W. B</b>. - Je ne sais vraiment   pas. Jai t un lecteur particulirement vorace. Le style dun certain   nombre dcrivains ma certainement influenc  un moment ou  un   autre. Je pense  Conrad, Graham Greene, Kafka, Genet, Joyce, Beckett. Ce   sont certainement ceux qui mont le plus influenc, du point de vue littraire.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R</b>. - <i> Et du point de vue   personnel ?</i><br>   <b>W. B.</b> - Brion Gysin, sans   aucun doute, qui a mis au point la mthode du cut-up et qui ma   beaucoup appris. Je crois que cest le plus important des peintres   contemporains et probablement lun des plus grands peintres de tous les   temps. Il ma beaucoup appris sur les rapports de la peinture et de lcriture.   Noublions pas que peindre et crire taient une seule et mme chose    une certain poque, celle de la peinture rupestre. Dans lcriture   pictographique ou idographique, les deux choses sont presque confondues mais   naturellement, dans le langage fond sur lalphabet, elles sont totalement   distinctes. En dautres termes, le mot aube et le mot chemine   nont rien  voir avec ce quils dsignent.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R.</b> - <i> Vous vous tes   beaucoup intress aux rapports entre les mots et les images. Vous avez crit   quelque part que nous allions vers un langage au-del des mots.   Poursuivez-vous vos recherches dans ce domaine ?</i><br>   <b>W. B</b>. - Je poursuis mes   recherches, naturellement, mais vous savez, lorsque vous crivez et que cela   vous fait vivre, il faut bien en passer par les mots, quel que soit leur degr   dimperfection en tant que moyens de communication. Cela dit, il est certain   que les mots ne sont quapproximation et constituent une rfrence de   seconde main. Lorsque deux personnes se parlent, les mots quelles utilisent   nont jamais exactement le mme sens. Cest pourquoi je mefforce   toujours dtre le plus concret possible. Jai le sentiment que les   notions abstraites, comme celles de justice ou de civilisation, par exemple,   nont pas leur place dans le vocabulaire dun crivain.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>J. R</b>. - <i> Souhaiteriez-vous liminer   ces mots de la langue ?</i><br>   <b>W. B.</b> - Je souhaite les liminer   de mon propre vocabulaire. Si dautres veulent continuer  les employer,   cela les regarde. Mais pour moi, ils ne signifient rien...</font></p>   <p class="MsoNormal" align="right"><font face="Arial" size="2">Propos recueillis par Jean   Remple<br>   <i>La Quinzaine littraire -   novembre 1977</i></font></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <a name="Prologue  Interzone"><b>Prologue  Interzone</b></a></font><font face="Comic Sans MS" color="#3E2E4A" size="2">   - Le trou du cul qui parle</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><b>Harry :</b> Ladies and Gentlemen,   welcome to Interzone... Passports, please... Come on in to the Cameleon Hotel...   Make yourselves at home... I have still got one bed... Did I ever tell you   about the man who taught his asshole to talk ? His whole abdomen would move up   and down farting out the words. This ass talk had a sort of gut frequency. It   hit you right down there like you gotta go. You know when the old colon gives   you the elbow and it feels sorta cold inside, and you know all ? you have to   do is turn loose ? Well this talking hit you right down there, a bubbly, thick   stagnant, sound, a sound you could smell. This man worked for a carnival and   to start with it was like a novelty ventriloquist act. Real funny, too, at   first. He had a number he called The better Ole that was a scream, I   tell you. I forget most of it but it was clever.Like : Oh, I say, are you   still down there, old thing ? Nah, I had to go relieve myself !...   (sarrtant)</font></p>   <p class="MsoNormal"><span style="mso-tab-count:1"><font face="Arial" size="2">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;   </font></span><font face="Arial" size="2">Do you understand what Im saying   ? Oh excuse me... Mesdames et Messieurs... Je vous ai dj racont   lhistoire du type qui avait appris  parler  son trou du cul ? Je nai   jamais rien entendu daussi trange ... Au dbut, ce type faisait les   foires et les marchs. Son petit spectacle tait bourr de gags du genre :   H tes toujours l-dessous vieux ? et son cul rpondait : Nan   jsuis parti msoulager ! ... marrant comme tout... un numro de   ventriloque dun genre nouveau mais rien de plus... vous me suivez ? ...   Mais aprs quelque temps... le cul sest mis  parler de son propre chef,   plus besoin quon lui tende la perche. Le type entrait en scne sans avoir   rien prpar, il lanait une blague quelconque, son cul lattrapait  la   vole, improvisait du tac au tac et la lui renvoyait en pleine poire. Isnt   that amazing ? And little by little, the asshole began to change... It   developed sort of teeth-like raspy incurving hooks and... Excuse me ... Peu    peu, imperceptiblement, le cul a chang. Il lui est pouss des espces de   petites dents, comme des hameons mal lims, il a rclam  manger. Les   premiers jours, le type trouvait a drle, il a mont un numro   gastronomique ... Mais le trou du cul a pris la chose au srieux, il a   grignot une ouverture dans le fond de culotte du type pour faire des   discours dans la rue, il haranguait la foule et rclamait lgalit des   droits ... Bientt, le cul sest mis  boire,  piquer des crises,    fondre en larmes sous prtexte que personne ne laimait, il voulait quon   lembrasse... A la fin le cul dblatrait jour et nuit, et de lautre   bout de la ville on pouvait entendre le type qui gueulait comme un sourd pour   quil la boucle, lui cognant dessus... mais tout a ne servait  rien et   un beau matin son cul lui lcha recta (la musique sarrte) : Cest   toi qui finiras par la boucler. Pas moi. Parce quon na plus besoin de   toi ici. A compter de ce jour, le type se rveillait chaque matin les lvres   soudes par une sorte de glatine translucide, une matire curieuse, un peu   comme de la chair de ttard. Il larrachait de sa bouche. a se collait   sur ses mains comme du napalm enflamm et commenait  prolifrer ...   Finalement, sa bouche a t proprement scelle, et sa tte toute entire   serait tombe delle-mme comme une poire mre, sil ny avait eu les   yeux ... la seule chose dont le trou du cul avait besoin. On pouvait voir,   derrire les yeux exorbits, la souffrance muette et sans espoir du cerveau,   pieds et poings lis aux ordre du trou du cul...<br>   </font>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <font face="Arial" size="2">Ce cas singulier, Ladies and   Gentlemen, ntait que le dbut de lpidmie qui dcimera bientt   la plante toute entire... Mesdames et Messieurs... Dans un monde o les   trous du culs parlent quil est dur pour une bouche de placer un mot ... (le   rideau souvre)<br>   Cul : Shut up...close your   little mouth...prout.<br>   Harry : Excuse me... Welcome   to Interzone... Passeport sil vous plat... Ladies and Gentlemen... Il me<span style="mso-spacerun: yes">&nbsp;   </span>reste un lit...</font></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <a name="Oeuvres traduites en franais"><b>Oeuvres traduites en franais</b></a></font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2"><i>Le Festin nu</i>, trad. Eric   Kahane, Gallimard, 1964, LImmaginaire, 1984<br>   <i>Les Lettres du Yage</i>,   LHerne, Cahier n 9, 1967, Mille et une nuits, 1997<br>   <i>Nova Express</i>, LHerne,   Cahier n 9, 1967 ; Bourgois, 1970<br>   <i>La Machine molle</i>, Bourgois,   1968 ; 10/18 n 545, 1971<br>   <i>Le Ticket qui explosa</i>,   Bourgois, 1969<br>   <i>Junkie</i>, Belfond, 1972 ; 10/18   n 1904, 1988<br>   <i>Les derniers mots de Dutch   Schultz</i>, Bourgois, 1972<br>   <i>Les Garons sauvages</i>,   Bourgois, 1973 ; 10/18 n1142, 1977<br>   <i>Exterminateur ! </i> Bourgois,   1974<br>   <i>Havre de Saints</i>, Flammarion,   1977<br>   <i>Ah Pook est l et autres contes</i>, Bourgois, 1979<br>   <i>Les Cits de la nuit carlate</i>,   Bourgois, 1981 ; 10/18 n 1622, 1984<br>   <i>Essais I</i>, Bourgois, 1981<br>   <i>Takis</i> (avec Gregory Corso et   Pierre Restany), Gallile, 1983<br>   <i>Essai II</i>, Bourgois, 1984<br>   <i>Queer</i>, Bourgois, 1986 ; 10/18   n 1903, 1988<br>   <i>Partage des voies mortes</i>,   Bourgois, 1990<br>   <i>Les Terres occidentales</i>,   Bourgois, 1990<br>   <i>Interzone</i>, Bourgois, 1991<br>   <i>Entre chats</i>, Bourgois, 1994<br>   <i>Le Complot</i>, suivi des<i> Lettres   du Yage</i>, LHerne, 1996<br>   <i>Mon ducation</i> : un livre des   rves, Bourgois, 1996<br>   <i>LOmbre dune chance</i>,   Bourgois,1998</font></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p>   <p class="MsoNormal"><font face="Comic Sans MS" size="3" color="#3E2E4A"><img border="0" src="../../../commun/images/puces/puce_soleil.gif" align="bottom" width="20" height="20">   <a name="Laurent Frchuret"><b>Laurent Frchuret</b></a></font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">En 1990, il met en scne <i>   Mistero Buffo</i> de Dario Fo, puis pour sa compagnie, Le Thtre de   lIncendie quil fonde  Saint-Etienne en 1994, <i> La Trilogie (Molloy -   Malone meurt - Linnommable</i>) de Samuel Beckett, <i> Alices</i> daprs luvre   de Lewis Carroll, <i> Haute Surveillance</i> de Jean Genet, <i> Confrence sur lamour,   le jeune homme et les galaxies</i> daprs Cocteau, Valletti, Dario Fo et   Franca Rame, <i> Insomnies</i> daprs luvre dEmile Cioran, <i> 50 comas</i>   adaptation de loeuvre complte dAntonin Artaud.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">En 2000, il met en scne ICI   <i>   (Apparitions)</i> de Laurent Frchuret, <i> La Colombe</i> de Charles Gounod pour lOpra   de Lyon, <i> Rouge, noir et ignorant</i> dEdward Bond dans le cadre des Nuits de   Fourvire en coralisation avec lENSATT, <i> Oh les beaux jours</i> de Samuel   Beckett .</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">En janvier 2001, il met en scne   <i>   Le Viol de Lucrce</i> de Benjamin Britten cr  lOpra National de Lyon.   Il prpare galement <i>Interzone</i>, cration pluridisciplinaire autour de luvre   de William Burroughs, projet pour lequel il est laurat de la Villa Mdicis.</font></p>   <p class="MsoNormal"><font face="Arial" size="2">Lanne 2002 sera place   sous le signe de Copi avec deux crations au programme : <i> LUrugayen et La   Pyramide</i>.</font></p>   <p class="MsoNormal">&nbsp;</p> </div>  </body>  </html> 
