<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 4.01 Transitional//EN"> <html> <head> <title>L&eacute;mures r&eacute;flexions : LE SEIGNEUR DES ANNEAUX - LES DEUX TOURS</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#275050" background="dgren006.jpg" link="#FFFF00" vlink="#FF9F55"> <div align="justify">    <p align="right"><a name="haut"></a><a href="../cercle08.htm">Retour au sommaire</a></p>   <p align="center"><img src="two%20towers.jpg" width="175" height="260" border="5"></p>   <p align="center"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif"><strong><u><font color="#FFFFFF">LE      SEIGNEUR DES ANNEAUX - LES DEUX TOURS</font></u></strong></font></p>   <p align="center"><font color="#FFFFFF"><strong><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">r&eacute;alis&eacute;      par Peter JACKSON- &eacute;crit par <strong>Peter JACKSON, Fran WALSH, Philippa      BOYENS et Stephen SINCLAIR</strong></font><font size="2" face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif">,      d'apr&egrave;s J. R. R. TOLKIEN - directeur de la photographie : Andrew LESNIE      - musique : Howard SHORE - interpr&eacute;tation : Viggo MORTENSEN, Ian Mc      KELLEN, Elijah WOOD, Miranda OTTO...</font></strong></font></p>   <p align="center">&nbsp;</p>   <p><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;      Notre grand Ra&euml;l intersid&eacute;ral (et n&eacute;anmoins sid&eacute;rant)      PiWay, dans son &eacute;ditorial<strong><a href="#note">*</a><a name="retour"></a></strong>,      expose ses inqui&eacute;tudes face &agrave; la concomitance des sorties en      salles dans des proportions pl&eacute;thoriques de <em>Harry Potter et la      Chambre des Secrets</em> et des <em>Deux Tours</em>. D'abord, il trouve qu'il      y a risque d'amalgame, avec affadissement du genre <em>fantasy</em>; livr&eacute;      aux foules multiplesques &agrave; travers deux produits format&eacute;s. Et      puis, il trouve que, quitte &agrave; faire de la <em>fantasy</em>, on devrait      trouver moins poussi&eacute;reux que ce bon vieux professeur Tolkien. Pour      finir, il tremble de peur au point d'en perdre le sommeil et l'app&eacute;tit      devant la perspective des sous-<em>Seigneurs des Anneaux</em> qui ne manqueront      pas de profiter du succ&egrave;s des originaux.</font></p> </div> <table width="739" border="0" cellpadding="0" cellspacing="0">   <!--DWLayoutTable-->    <tr>      <td width="33" height="44">&nbsp;</td>     <td width="235">&nbsp;</td>     <td width="6">&nbsp;</td>     <td width="16">&nbsp;</td>     <td colspan="5" rowspan="3" valign="top">       <div align="justify"><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;          Certes, l'assaut m&eacute;diatique est consid&eacute;rable, mais le pari          l'est aussi, et il est in&eacute;vitable que le marketing s'en m&ecirc;le...          Le succ&egrave;s du <em>Seigneur</em> est moins facilement assur&eacute;          que celui d'<em>Harry Potter.</em> Dans ce second cas, il n'y a pas vraiment          de volont&eacute; artistique. Le r&eacute;alisateur n'a pas initi&eacute;          le projet, qui n'est que la suite logique d'une d&eacute;clinaison mercantile          d'une s&eacute;rie de romans &agrave; succ&egrave;s infantiles. L'univers          de J. R. R. Tolkien n'avait jamais trouv&eacute; sa place au cin&eacute;ma,          si l'on excepte le path&eacute;tique dessin anim&eacute; de Ralph Bakshi.          En revanche, il n'a cess&eacute; d'&ecirc;tre largement pill&eacute;,          de <em>Krull </em>en <em>Willow</em>, en passant pas <em>Star Wars</em>.          De fait, la crainte de PiWay sur les succ&eacute;dann&eacute;s de <em>Seigneur</em>          &agrave; venir me fait bien rigoler : ils ont d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute;          faits ! Franchement, comment voir <em>Krull</em> aujourd'hui sans &eacute;clater          de rire ? Voil&agrave; d'ailleurs un d&eacute;fi suppl&eacute;mentaire          que Jackson avait &agrave; surmonter : &eacute;viter le ridicule.<a href="#note2">**</a><a name="retour2" id="retour2"></a>          Le projet de Peter Jackson n'est pas mercantile. Il s'appuie sur une r&eacute;elle          passion pour son sujet et un d&eacute;sir puissant de s'approprier le          roman de Tolkien pour le transformer en oeuvre cin&eacute;matographique,          comme nous allons le voir.</font></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td height="160">&nbsp;</td>     <td valign="top">       <div align="center"><img src="two_towers_peter_jackson.jpeg" width="225" height="150" border="5" align="middle"></div>     </td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td height="42">&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td height="17"></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td width="15"></td>     <td width="95"></td>     <td width="47"></td>     <td width="20"></td>     <td width="272"></td>   </tr>   <tr>      <td height="128" colspan="9" valign="top">       <div align="justify">          <p><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;            Le premier &eacute;pisode, <em>La Communaut&eacute; de l'Anneau, </em>avait            pour point central la vuln&eacute;rabilit&eacute; de Frodon, minuscule            responsable d'un pouvoir gigantesque. Frodon, d'ailleurs, &quot;ressuscite&quot;            &agrave; deux reprises dans le film, et dans chacune de ces sc&egrave;nes,            tout est fait, dans la r&eacute;alisation comme dans l'interpr&eacute;tation,            pour nous faire croire que le &quot;h&eacute;ros&quot; ne va pas s'en            tirer. La dramaturgie du film, en fait, se fonde sur un principe d'instabilit&eacute;            : la communaut&eacute; est vite bris&eacute;e, le h&eacute;ros n'est            pas celui que l'on croit, le sorcier Gandalf, d&eacute;tenteur du pouvoir,            du savoir et de l'espoir, dispara&icirc;t dans les t&eacute;n&egrave;bres...            Dans ce terrain dramaturgique fragile, le personnage de Frodon attire            plus la piti&eacute; que l'enthousiasme confiant auquel on est habitu&eacute;            lorsque l'on assiste aux exploits d'un h&eacute;ros hollywoodien, et            l'issue de sa mission &agrave; la fois d&eacute;mesur&eacute;e et d&eacute;risoire            n'en est que plus incertaine. Ainsi, c'est l'esprit en &eacute;veil,            les sens et le coeur aux aguets que Peter Jackson nous plonge dans l'oeuvre            parfois s&egrave;che de Tolkien.</font></p>       </div>     </td>   </tr>   <tr>      <td height="21">&nbsp;</td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>   </tr>   <tr>      <td colspan="7" rowspan="2" valign="top">       <div align="justify"><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">          &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; <em>Les Deux Tours</em>, &eacute;pisode          charni&egrave;re, se place sous le signe de la duplicit&eacute;. Le roman          de Tolkien s'organisait en deux parties, se d&eacute;roulant aux m&ecirc;mes          moments : la geste d'Aragorn, Gimli, L&eacute;golas &agrave; la recherche          de Merry et Pippin, et leurs exploits au Gouffre de Helm dans un premier          temps ; la geste de Sam et Frodon, ensuite. M&ecirc;me s'il d&eacute;cide          d'entrem&ecirc;ler ces deux histoires (trois, en fait, puisque l'aventure          de Merry, Pippin et Sylvebarbe est aussi racont&eacute;e en parall&egrave;le),          Peter Jackson maintient cette impression de suivre deux aventures distinctes          (la bataille et la mission de Frodon), tout en cr&eacute;ant le dynamisme          narratif n&eacute;cessaire au passage du roman au cin&eacute;ma. Dans          <em>La Communaut&eacute; de l'Anneau</em> &eacute;tait pos&eacute;e, un          peu lourdement, la puissance du minuscule objet, et sa capacit&eacute;          &agrave; faire basculer celui qui se laisse emparer par lui du c&ocirc;t&eacute;          des T&eacute;n&egrave;bres... Dans <em>Les Deux Tours, </em>l'Anneau,          directement et indirectement, est source d'instabilit&eacute;. Mais c'est          aussi un film o&ugrave; il est question de fraternit&eacute; (Faramir          et Boromir), de confusion du bien et du mal (Gandalf le Blanc, ou Saroumane          ?), de trahison (Langue de Serpent)... Bref, film entre-deux, <em>Le Deux          Tours</em> se d&eacute;veloppe<em> </em>autour d'h&eacute;sitations et          de doubles.</font></div>     </td>     <td height="230" colspan="2" valign="top">       <div align="center"><br>         <br>         <img src="two_towers_saroumane.jpeg" width="243" height="183" border="5" align="middle"></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td height="42">&nbsp;</td>     <td></td>   </tr>   <tr>      <td height="19">&nbsp;</td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>   </tr>   <tr>      <td colspan="3" rowspan="2" valign="top">       <div align="center"><br>         <img src="two_towers_aragorn.jpeg" width="225" height="150" border="5" align="absmiddle"></div>     </td>     <td height="16"></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>   </tr>   <tr>      <td height="163" colspan="6" valign="middle">        <div align="justify"><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;          Plusieurs personnages se retrouvent confront&eacute;s &agrave; des choix          d&eacute;cisifs. Arwen est d&eacute;chir&eacute;e entre la n&eacute;cessit&eacute;          de l'exil et son amour pour Aragorn. Le roi Th&eacute;oden, apr&egrave;s          avoir &eacute;t&eacute; d&eacute;poss&eacute;d&eacute; de l'emprise du          d&eacute;mon, m&ecirc;me s'il doit encourager son peuple &agrave; se battre,          a perdu l'espoir de vaincre. Et Aragorn, le vagabond, celui qui restait          dissimul&eacute;, doit maintenant assumer son destin de roi, en pleine          lumi&egrave;re. Partag&eacute; entre deux femmes et deux missions, d&eacute;chir&eacute;          entre sa foi en l'homme, et sa d&eacute;ception face aux divisions des          siens, on le voit tour &agrave; tour refuser puis accepter d'&ecirc;tre          un h&eacute;ros. Viggo Mortensen, sous ses allures romantiques, donne          une cr&eacute;dibilit&eacute; saisissante &agrave; ce personnage fragile          et h&eacute;ro&iuml;que, le faisant litt&eacute;ralement jaillir du coeur          du roman. </font></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td height="24">&nbsp;</td>     <td></td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td height="97" colspan="9" valign="top">       <div align="justify"><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">          &nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; &Agrave; l'heure des choix, Jackson resserre          sa mise en sc&egrave;ne, montre les visages en gros plan, laisse appara&icirc;tre          les doutes, l'espoir qui rena&icirc;t. Le r&eacute;alisateur reste &eacute;tonnamment          sobre dans la bataille, notamment pendant l'assaut du Gouffre de Helm,          inscrit dans une dur&eacute;e &eacute;tendue par le montage altern&eacute;          et la longueur de plans, &quot;&agrave; l'ancienne&quot; dirons-nous.          L'action a le temps de s'installer, les d&eacute;tails importants &eacute;tant          r&eacute;v&eacute;l&eacute;s par des mouvements de cam&eacute;ra plut&ocirc;t          que par des inserts. Le rythme est r&eacute;solument &eacute;pique, et          rend solennelle la r&eacute;sistance digne des hommes du Rohan, pour lesquels          Howard Shore a compos&eacute; un hymne &agrave; la fois glorieux et m&eacute;lancolique,          c&eacute;l&eacute;brant, plut&ocirc;t qu'une renaissance accomplie, l'espoir          d'une renaissance.</font></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td height="27">&nbsp;</td>     <td></td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td height="259" colspan="6" valign="top">       <div align="justify">          <p><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;            Les choix esth&eacute;tiques de Peter Jackson sont relativement diff&eacute;rents            pour ce film et donnent une forme nette au th&egrave;me de la duplicit&eacute;.            Le premier film laissait transpara&icirc;tre une certaine id&eacute;alisation            teint&eacute;e de nostalgie dans sa repr&eacute;sentation de la Comt&eacute;,            de Fondcombe ou de la Lothlorien. Il &eacute;tait alors question d'un            univers &eacute;quilibr&eacute; en voie de disparition. <em>Les Deux            Tours</em> laisse de c&ocirc;t&eacute; ces aspects merveilleux et bucoliques,            pr&eacute;sentant par exemple Fondcombe sous une lumi&egrave;re bleu&acirc;tre,            d&eacute;satur&eacute;e. En revanche, la transformation de Gandalf,            revenu d'entre les morts en tant que Gandalf le Blanc, est un instant            de suspense et de solennit&eacute;, le vieux sorcier r&eacute;apparaissant            dans un halo &eacute;blouissant, image toute droit sortie de l'iconographie            biblique<a href="#note4">***</a><a name="retour4" id="retour4"></a>.            En-dehors de cette r&eacute;apparition, et des personnages des Ents,            <em>Les Deux Tours</em> ancre fermement son sujet dans une certaine            r&eacute;alit&eacute;, en t&eacute;moigne la s&eacute;quence d'ouverture,            le combat &eacute;pique de la Moria n'&eacute;tant qu'un vague &eacute;cho            au coeur d'une montagne qu'il n'&eacute;branle pas...</font></p>       </div>     </td>     <td colspan="3" valign="top">       <div align="center"><br>         <br>         <img src="two_towers_gandalf2.jpeg" width="243" height="181" border="5" align="middle"></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td height="19">&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td height="22">&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td colspan="4" rowspan="3" valign="top">       <div align="justify"><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;          En se &quot;d&eacute;doublant&quot;, certains personnages nourrissent          le r&eacute;cit de d&eacute;veloppements inattendus. Eowyn, croisant le          fer avec Aragorn, laisse transpara&icirc;tre derri&egrave;re sa gr&acirc;ce          f&eacute;minine une vigueur de guerri&egrave;re. Merry se r&eacute;v&egrave;le          un manipulateur machiav&eacute;lique. Quant &agrave; Frodon, rong&eacute;          par le pouvoir de l'Anneau, il perd peu &agrave; peu de son innocence          et de sa joie, se laissant gagner par la violence et la haine. Mais c'est          &agrave; Gollum que Peter Jackson accorde nettement le plus de soin. Mi-Sm&eacute;agol,          en voie de r&eacute;demption, mi-Gollum, toujours esclave de l'Anneau,          la cr&eacute;ature conna&icirc;t des moments de schizophr&eacute;nie,          et Jackson exp&eacute;rimente pour ces dialogues du personnage avec lui-m&ecirc;me          un saisissant faux champ-contrechamp qui met l'accent sur sa nature double          et r&eacute;v&egrave;le tout le projet du film.<a href="#note3">****</a><a name="retour3"></a>          Tous donnent les signes d'une transformation non-accomplie, qui, lorsque          se termine <em>Les Deux Tour</em>s, fait planer une d&eacute;licieuse          incertitude sur la troisi&egrave;me partie, d&eacute;licieuse car vectrice          de d&eacute;sir.</font></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td height="160">&nbsp;</td>     <td colspan="3" valign="top">       <div align="center"><img src="two_towers_eowyn2.jpeg" width="243" height="150" border="5"></div>     </td>     <td>&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td height="46">&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>     <td>&nbsp;</td>   </tr>   <tr>      <td height="12"></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>     <td></td>   </tr>   <tr>      <td colspan="8" rowspan="2" valign="top">       <div align="justify">          <p><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;            <em>Les Deux Tours</em> est donc, &agrave; l'image du destin de ses            personnages, un film en balance. Apr&egrave;s les couleurs vives, puis            cr&eacute;pusculaires de <em>La Communaut&eacute; de l'Anneau</em>,            et les amples mouvements de cam&eacute;ra, Peter Jackson adopte pour            le deuxi&egrave;me &eacute;pisode un style &acirc;pre, souvent monochromatique,            cam&eacute;ra &agrave; l'&eacute;paule, proche des visages. Il s'ancre            dans la r&eacute;alit&eacute; de la Terre du Milieu pour r&eacute;v&eacute;ler            les choix d&eacute;cisifs, les incertitudes et les trahisons face au            danger. Ce qui n'aurait d&ucirc; &ecirc;tre qu'une succession de batailles            suivie d'une longue marche vers la Montagne du Destin devient une &eacute;pop&eacute;e            d'ampleur shakespearienne, o&ugrave; le spectaculaire, bien pr&eacute;sent,            n'efface jamais une v&eacute;ritable &eacute;tude de la duplicit&eacute;            des personnages. Pour &ecirc;tre clair, on n'a plus l'impression d'assister            &agrave; la projection sur grand &eacute;cran d'un jeu de plateforme,            et l'on se trouve aupr&egrave;s de personnages dont on a envie de conna&icirc;tre            les choix et la destin&eacute;e. Et on ose &agrave; peine imaginer l'ampleur            qu'aura <em>Le Retour du Roi</em>. Il est vrai qu'apr&egrave;s un film            pareil, Jackson n'a pas int&eacute;r&ecirc;t &agrave; nous d&eacute;cevoir...</font></p>         <p align="right"><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><b>JMC</b></font></p>       </div>     </td>     <td height="198" valign="top">       <div align="center"><br>         <br>         <img src="two_towers_helms_deep.jpeg" width="225" height="150" border="5"></div>     </td>   </tr>   <tr>      <td height="61">&nbsp;</td>   </tr> </table> <p><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif">* En fait,    je suppose qu'il le fait dans son &eacute;ditorial. C'est du moins ce qu'il    m'a laiss&eacute; entendre... [<a href="#retour">retour</a>]<br>   <a name="note2"></a>** Soit dit en passant, j'attends avec impatience <em>Harry    Peloteur et la Chambre des Gretchen</em>. Peut-&ecirc;tre le verra-t-on enfin    se servir de sa baguette magique ! [<a href="#retour2">retour</a>]</font><font color="#FFFFFF" size="2" face="Arial, Helvetica, sans-serif"><br>   <a name="note4"></a>*** On retrouve cette imagerie biblique &agrave; la fin    de la bataille du Gouffre de Helm, lorsque Gandalf et les cavaliers de Rohan    m&egrave;nent l'assaut d&eacute;cisif dans une lueur aveuglante, ainsi que dans    ce moment &eacute;trange o&ugrave; Frodon, face &agrave; un Nazg&ucirc;l, semble    pr&ecirc;t &agrave; faire don de l'Anneau et &agrave; se sacrificer, dans une    posture rappelant certaines repr&eacute;sentations sulpiciennes du Christ. [<a href="#retour4">retour</a>]<br>   <a name="note3"></a>**** Dans le <em>Spider Man</em> de Sam Raimi, Willem Dafoe,    alias Norman Osborn, alias Le Bouffon Vert, conna&icirc;t lui aussi un d&eacute;doublement    de personnalit&eacute; que la r&eacute;alisateur, <em>via</em> un miroir, filme    en faux champ-contrechamp. [<a href="#retour3">retour</a>]</font></p> <p align="right"><font face="Verdana, Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF"><a href="#haut">Haut    de l'article.</a></font><font face="Arial, Helvetica, sans-serif" size="2" color="#FFFFFF">    </font></p> <p><font color="#CCCCCC" size="1">Photographies et affiche du film :&copy; 2001-2002    New Line Cinema.</font></p> </body> </html> 
