<html> <head> <title>Le Seigneur des Anneaux et son auteur,Tolkien</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#003333" text="#FFFFFF" link="#FFFFFF" vlink="#FFFFFF" alink="#FFFF00"> <p align="center"><img src="../images/titres/jrrtolkien.jpg" width="455" height="81"></p>   <p>&nbsp;</p>    <p align="center"><font face="Bard">LE CONTEXTE: LE D&Eacute;CLIN DE LA VIEILLE    ANGLETERRE (1900-1950)</font></p>    <p align="center"><br>   <img src="../telechargement/animations/barre.gif" width="500" height="25"></p>    <p align="center"><font face="Bard">Tolkien a grandi dans les West Midlands, &quot;    terre du milieu &quot; de l'Angleterre, et cette enfance marquera profond&eacute;ment    son &#156;uvre. Petit gar&ccedil;on, il tombe amoureux des paysages champ&ecirc;tres    de la r&eacute;gion. Il est aussi attir&eacute; par les habitants: des gens    solides, p&eacute;tris de bon sens, qui parlent un dialecte tr&egrave;s caract&eacute;ristique.</font></p>    <p align="center"><font face="Bard"> Ces souvenirs symboliseront pour lui le meilleur    de l'Angleterre. Les West Midlands fourniront le mod&egrave;le de la Comt&eacute;    du Seigneur des Anneaux, et les Hobbits seront calqu&eacute;s sur les petites    gens de l'Angleterre rurale.</font></p> <p align="center"> </p> <p align="center"><font face="Bard">EN ANGLETERRE, LES DIALECTES R&Eacute;GIONAUX    DISPARAISSENT</font></p> <p align="center"><br>   <img src="../telechargement/animations/barre.gif" width="500" height="25"></p> <p align="center"><font face="Bard">Mais &agrave; mesure que l'on avance dans    le XXeme si&egrave;cle, cette Angleterre idyllique est rapidement menac&eacute;e    de destruction. La voiture devient le moyen de transport dominant, et de nouvelles    routes morcellent les campagnes (y compris Sarehole, le village de Tolkien).    &Agrave; mesure que les gens se d&eacute;placent et voyagent, nombre de dialectes    r&eacute;gionaux commencent &agrave; dispara&icirc;tre. Dans Le Seigneur des    Anneaux comme dans Bilbo le Hobbit, Tolkien transmet une vision de l'Angleterre    rurale telle qu'elle a pu lui appara&icirc;tre, et telle qu'elle ne sera plus    jamais : il d&eacute;die ses romans &quot; &agrave; l'Angleterre: &agrave; mon    pays &quot;.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Plus largement, Tolkien est fonci&egrave;rement    convaincu de l'importance culturelle des mythes et autres l&eacute;gendes. Nourri    de l&eacute;gendes scandinaves, il d&eacute;plore la perte de leurs &eacute;quivalents    anglais. D'o&ugrave; l'id&eacute;e de cr&eacute;er de toutes pi&egrave;ces,    pour le monde anglophone d'aujourd'hui, un ensemble de l&eacute;gendes li&eacute;es    entre elles. T&acirc;che ambitieuse, qu'il m&egrave;ne &agrave; bien avec Bilbo    le Hobbit, Le Silmarillon et Le Seigneur des Anneaux.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Le plus &eacute;trange est que, dans un sens,    Tolkien a la certitude de d&eacute;crire une r&eacute;alit&eacute;. Non qu'il    croie &agrave; une Terre jadis peupl&eacute;e d'elfes, orques et autres nains.    Mais il a vraiment l'impression, voire l'espoir, que ses histoires sont porteuses    d'une profonde v&eacute;rit&eacute; humaine, comme la mythologie grecque peut    l'&ecirc;tre.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Et il est vrai qu'&agrave; tous les niveaux,    ses histoires sont coh&eacute;rentes et fid&egrave;les &agrave; elles-m&ecirc;mes,    jusque dans les langages extraordinairement complexes que Tolkien y invente.    Lui-m&ecirc;me disait qu'il &quot;avait souvent la sensation de raconter quelque    chose qui existait d&eacute;j&agrave; &quot;l&agrave;&quot;, quelque part, et    non d' &quot;inventer &quot;. &quot;</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Les romans de Tolkien ont donn&eacute; lieu    &agrave; maintes interpr&eacute;tations sauvages. Sauron, le Seigneur des T&eacute;n&egrave;bres,    symbolise-t-il Hitler, ou bien Staline (parce que son royaume est &agrave; l'est)?    Ses livres n'ont pourtant rien d'all&eacute;gorique. &quot; Je fuis l'all&eacute;gorie    comme la peste&quot;, disait Tolkien. Ses romans ne rel&egrave;vent pas davantage    d'une symbolique chr&eacute;tienne, comme l'ont affirm&eacute; certains critiques.    Il est s&ucirc;r, en revanche, que les histoires de Hobbits expriment bien la    vision morale que Tolkien se faisait du monde - la lutte fondamentale entre    le bien et le mal, sous-jacente &agrave; ses convictions catholiques.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Reste le plus important: Le Seigneur des    Anneaux est un r&eacute;cit prenant et magnifiquement &eacute;crit. V&eacute;ritable    fable de notre temps, il a g&eacute;n&eacute;r&eacute; une &eacute;cole d'&#156;uvres    &agrave; la fronti&egrave;re de la science-fiction et du conte. Son succ&egrave;s    toujours intact prouve que Tolkien avait raison: les gens ont vraiment besoin    de mythes.</font></p> <p align="center"> </p> <p align="center"><font face="Bard">L'AUTEUR: J.R.R. TOLKIEN (1892-1973)</font></p> <p align="center"><br>   <img src="../telechargement/animations/barre.gif" width="500" height="25"></p> <p align="center"><font face="Bard">John Ronald Reuel Tolkien voit le jour le    3 janvier 1892, &agrave; Bloemenfontein, ville provinciale d'Afrique du Sud,    o&ugrave; ses parents, &eacute;migrants d'Angleterre, se sont &eacute;tablis    quelques ann&eacute;es auparavant. Bloemenfontein est propice &agrave; la carri&egrave;re    bancaire de son p&egrave;re, mais sa m&egrave;re d&eacute;teste le climat rigoureux    de l'endroit et, en 1895, la famille d&eacute;cide de rentrer en Angleterre.    Mabel Tolkien et ses deux fils prennent seuls le bateau du retour - le p&egrave;re    doit les rejoindre bient&ocirc;t. Mais M.Tolkien meurt d'une crise de rhumatisme    articulaire aigu. Heureusement sa veuve est une femme solide et r&eacute;solue.    <br>   </font></p> <p align="center"><font face="Bard">UNE VIE TRANQUILLE &Agrave; LA CAMPAGNE</font></p> <p align="center"><br>   <img src="../telechargement/animations/barre.gif" width="500" height="25">  </p> <p align="center"> <font face="Bard">La famille s'installe d'abord &agrave; Birmingham    puis, &agrave; l'&eacute;t&eacute; 1896, part vivre dans un petit village voisin,    Sarehole. Voil&agrave; le jeune Tolkien plong&eacute; dans la campagne anglaise,    &agrave; cet &acirc;ge o&ugrave; l'imagination commence &agrave; s'&eacute;panouir.    Un autre &eacute;v&eacute;nement exercera aussi une profonde influence sur lui    : la conversion de sa m&egrave;re au catholicisme. Tolkien restera toute sa    vie un catholique fervent. </font></p> <p align="center"><font face="Bard">La famille vit tr&egrave;s heureuse &agrave;    Sarehole. Mais en 1900, le loyer trop &eacute;lev&eacute; les contraint &agrave;    retourner &agrave; Birmingham. Ronald, qui d&eacute;teste la ville, trouve dans    son amour des livres un puissant d&eacute;rivatif. Il a un v&eacute;ritable    don pour les langues, et commence bient&ocirc;t &agrave; en inventer. Il vient    d'avoir douze ans, quand une autre trag&eacute;die le frappe : sa m&egrave;re    meurt du diab&egrave;te. D&eacute;sormais, c'est un pr&ecirc;tre qui s'occupe    de lui et de son fr&egrave;re cadet.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Ronald Tolkien se montre excellent &eacute;l&egrave;ve    et, en 1910, il d&eacute;croche une bourse pour l'universit&eacute; d'Oxford.    L&agrave;, il va pouvoir donner libre cours &agrave; sa passion pour les langues    nordiques anciennes (islandais, finois ou ga&eacute;lique), ainsi que pour les    l&eacute;gendes et les mythes de ces r&eacute;gions.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> L'ann&eacute;e de son dipl&ocirc;me, il &eacute;pouse    son amour d'enfance, Edith Bratt. Mais la Premi&egrave;re Guerre mondiale fait    rage, et il est appel&eacute; sous les drapeaux peu apr&egrave;s son mariage.    Il survit &agrave; la bataille de la Somme et, revenu de France, entame une    carri&egrave;re universitaire. Apr&egrave;s avoir enseign&eacute; quelque temps    &agrave; l'universit&eacute; de Leeds, il est nomm&eacute; professeur d'anglo-saxon    &agrave; Oxford.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Le reste de sa vie sera, en apparence au    moins, relativement ordinaire. Ce p&egrave;re de quatre enfants s'installe dans    une vie d'universitaire plut&ocirc;t casanier. Il cr&eacute;e un groupe litt&eacute;raire    baptis&eacute; les &quot; lnklings &quot; (litt&eacute;ralement, les &quot;    petites id&eacute;es &quot;), auquel adh&egrave;re un &eacute;crivain connu,    lui aussi professeur &agrave; Oxford, C.S Lewis, qui deviendra un de ses plus    proches amis (et dont la vie inspirera le film Shadowlands, sorti en 1994).    Les langues anciennes fascinent toujours Tolkien, et il adore les enseigner.    Mais ce qu'il aime par-dessus tout, c'est rester &eacute;veill&eacute; tard    dans la nuit pour r&eacute;diger les chroniques de son pays imaginaire.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Le Seigneur des Anneaux sera un formidable    succ&egrave;s et, dans les ann&eacute;es 1960, devient le livre-culte des &eacute;tudiants    am&eacute;ricains. Tolkien ne s'attendait pas &agrave; cette gloire soudaine,    mais l'argent qui l'accompagne lui permet de vivre dans l'aisance le restant    de ses jours. Il meurt le 2 septembre 1973. Le professeur &agrave; Oxford se    sera r&eacute;v&eacute;l&eacute; l'un des &eacute;crivains les plus imaginatifs    et les plus influents de son temps.</font></p> <p align="center"><br>   <img src="../telechargement/animations/barre.gif" width="500" height="25"></p> <p align="center"><font face="Bard">TOLKIEN JOHN RONALD REUEL (1892-1973)</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> N&eacute; &agrave; Bloemfontein (Afrique    du Sud), John Ronald Reuel Tolkien passe son enfance en Grande-Bretagne, pr&egrave;s    de Birmingham. &Eacute;tudiant &agrave; Oxford, il se consacre essentiellement    &agrave; la langue et &agrave; la litt&eacute;rature anglo-saxonnes. Devenu    professeur et chercheur, il enseigne la philologie et publie des &eacute;tudes    sur Chaucer (Chaucer as a Philologist , 1936) et sur le grand po&egrave;me anglo-saxon    du VIIe si&egrave;cle, Beowulf (Beowulf: the Monsters and the Critics ). On    lui doit &eacute;galement une &eacute;dition critique d&#146;une branche anglo-saxonne    du cycle du roi Arthur: Sir Gawain and the Green Knight , 1925.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Questions de langage et de mythes entrem&ecirc;l&eacute;es    (car pour Tolkien, retrouver une langue perdue, c&#146;est retrouver tout un    imaginaire), le philologue Tolkien se confond avec l&#146;&eacute;crivain qui    con&ccedil;oit et r&eacute;alise une &eacute;pop&eacute;e mythologique ample    et originale, Le Seigneur des anneaux , compos&eacute;e de trois parties: La    Communaut&eacute; de l&#146;anneau ; Les Deux Tours ; Le Retour du roi , publi&eacute;e    en 1954-1955. Apr&egrave;s quelque h&eacute;sitation du public, cet ouvrage    obtient un succ&egrave;s consid&eacute;rable aux &Eacute;tats-Unis, en Grande-Bretagne,    bien au-del&agrave; enfin, gr&acirc;ce &agrave; de nombreuses traductions.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Tolkien est alors salu&eacute; comme le puissant    inventeur d&#146;une mythologie coh&eacute;rente, de grande ampleur, combinant    un archa&iuml;sme fond&eacute; sur les sagas nordiques, Beowulf , les romans    de chevalerie... et une narration moderne, simple et lin&eacute;aire qui ne    craint pas de faire appel au suspense ou &agrave; l&#146;imaginaire du fantastique,    le tout sur un fond difficilement contournable de r&eacute;f&eacute;rence implicite    &agrave; l&#146;actualit&eacute;: guerres mondiales en filigrane. L&#146;anneau    est le symbole du Pouvoir absolu, mais le but de la qu&ecirc;te n&#146;est pas,    ici, de se l&#146;approprier. Au contraire, il s&#146;agit de l&#146;an&eacute;antir    afin qu&#146;il ne profite pas aux forces du mal. Pour finir, l&#146;anneau    sera d&eacute;truit par les courageux Hobbits qui en sont, par hasard, les d&eacute;tenteurs.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Tolkien imagine et d&eacute;crit avec beaucoup    de pr&eacute;cisions (y compris cartographiques, &eacute;pigraphiques, linguistiques)    l&#146;action des forces du bien, unies avec leurs diff&eacute;rences: Hobbits,    Elfes, Nains, Ents, Hommes, Magiciens..., contre le mal et ses brigades effrayantes:    Orques, Cavaliers noirs, Nazg&ucirc;ls... Le manich&eacute;isme ne souffre gu&egrave;re    d&#146;exceptions dans cette &#156;uvre o&ugrave; le moralisme simple est heureusement    temp&eacute;r&eacute; par une invention in&eacute;puisable.</font></p> <p align="center"><font face="Bard"> Partie centrale de l&#146;&#156;uvre narrative    de Tolkien, Le Seigneur des anneaux est pr&eacute;c&eacute;d&eacute; d&#146;un    conte pour enfants: Le Hobbit (1937) qui annonce les th&egrave;mes et l&#146;atmosph&egrave;re    de l&#146;&#156;uvre ma&icirc;tresse. Successivement paraissent ensuite les    r&eacute;cits: Le Fermier Gilles de Ham (1949), Smith de Grand Wootton (1957),    Les Aventures de Tom Bombadil , conte versifi&eacute; (1962), Feuille, de Niggle    (1964). &Eacute;dit&eacute; apr&egrave;s la mort de Tolkien, Le Silmarillion    rassemble des textes qui explorent la gen&egrave;se du monde minutieusement    cr&eacute;&eacute; par le conteur.</font></p> <p align="center"><font face="Bard">Tolkien est &eacute;galement l&#146;auteur    d&#146;un essai intitul&eacute; Du conte de f&eacute;es (1938), dans lequel    il d&eacute;veloppe sa conception qui tend &agrave; conf&eacute;rer au conte    une fonction morale de &quot;consolation et d&#146;&eacute;vasion&quot;, v&eacute;ritable    recours face &agrave; un monde moderne clairement refus&eacute; comme &quot;&acirc;pre    et laid&quot;. Dans cette perspective, l&#146;&#156;uvre de Tolkien peut contradictoirement    &ecirc;tre appr&eacute;ci&eacute;e comme l&#146;expression d&#146;un retour    &agrave; une nature ant&eacute;rieure euphorique et perdue, ou bien comme la    manifestation pass&eacute;iste d&#146;un refus du temps pr&eacute;sent.</font></p>   <p></p>   <p>&nbsp;</p>    <p align="center"><font color="#FFFFFF">&nbsp;</font> <font face="DorovarFLF-Carolus">    <!-- DEBUT DU SCRIPT -->   <SCRIPT LANGUAGE="JavaScript"> /* SCRIPT EDITE SUR L'EDITEUR JAVASCRIPT http://www.editeurjavascript.com */ if(window.print) 	{ 	document.write('<A HREF="javascript:window.print()">[ imprimer cette page ]</A>'); 	} </SCRIPT>   <!-- FIN DU SCRIPT -->   </font><font face="DorovarFLF-Carolus" color="#FFFFFF"> </font> </p> </body> </html> 
