<html> <head> <title>Le seigneur des anneaux</title> <meta http-equiv="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> </head>  <body bgcolor="#FFFFFF" background="images/espace.jpg" text="#FFFFFF" link="#99FFFF"> <p align="center"><b><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="6">LE    SEIGNEUR DES ANNEAUX</font></b></p> <hr size="16" align="center"> <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Auteur: John Ronald    Reuel TOLKIEN (1892-1973)</font></p> <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Pays: Grande-Bretagne,    1954-1955 </font></p> <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">&Eacute;diteur:    Christian Bourgois</font></p> <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">par <a href="evonbeck.htm">von    Beck</a> (30/12/2001)</font></p> <hr size="16"> <blockquote>    <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Devrait-on chercher      &agrave; d&eacute;finir le genre artistique qu'est la fantaisie h&eacute;ro&iuml;que      que <i>Le seigneur des anneaux</i>, livre publi&eacute; en 1954-1955 par un      professeur de linguistique et litt&eacute;rature anglo-saxonne &agrave; Oxford,      suffirait &agrave; en dresser les grands traits. A tout point de vue, que      ce soit par le succ&egrave;s qu'il a progressivement rencontr&eacute; comme      par son ampleur intellectuelle et pond&eacute;rale (tremblez, lecteurs en      herbe habitu&eacute;s aux petits romans, devant les 1200 pages du <i>Seigneur      des anneaux</i> !) ou par ses cons&eacute;quences, la suite que John Ronald      Reuel Tolkien donne &agrave; <i><a href="lbilbo.htm">Bilbo le Hobbit</a></i>,      paru en 1937 constitue un monument. Si <i>Bilbo</i> pouvait encore para&icirc;tre      anodin, <i>Le seigneur des anneaux </i>l&egrave;ve le voile sur un immense      travail de cr&eacute;ation et de r&ecirc;ve.</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1"><b>L'histoire</b></font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">A l'image de      la qu&ecirc;te du Graal, </font><i><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Le      seigneur des anneaux </font></i><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">      raconte avant tout une qu&ecirc;te dans un monde imaginaire - la Terre du      Milieu - o&ugrave; la magie existe et peupl&eacute; d'hommes mais aussi de      cr&eacute;atures tels que les Elfes, les Nains, les Orques.... Sauf qu'il      ne s'agit plus de trouver un objet mais de le d&eacute;truire, en l'occurrence      cet objet est un anneau. Premi&egrave;re ruse de cette histoire dont le titre      annonce des anneaux mais dont le r&eacute;cit ne se pr&eacute;occupe que d'un      seul (ruse que les traducteurs fran&ccedil;ais de <i>Star Wars</i>, devenu      <i>La guerre des &eacute;toiles</i> au lieu de <i>Les guerres de l'&eacute;toile</i>,      reprendront et d&eacute;tourneront par souci d'euphonie !). d&egrave;s le      d&eacute;but, cela est cependant insinu&eacute; par la strophe qui ouvre le      livre :</font></p>   <blockquote>      <blockquote>        <blockquote>          <p><font face="Carolingia" size="4"><b><font size="5">Trois Anneaux pour            les Rois Elfes sous le ciel, </font></b></font></p>         <p><font size="5"><b><font face="Carolingia">Sept pour les Seigneurs Nains            dans leurs demeures de pierre, </font></b></font></p>         <p><font size="5"><b><font face="Carolingia">Neuf pour les Hommes Mortels            destins au trpas, </font></b></font></p>         <p><font size="5"><b><font face="Carolingia">Un pour le Seigneur T&ecirc;n&ecirc;breux            sur son sombre trne </font></b></font></p>         <p><font size="5"><b><font face="Carolingia">Dans le Pays de Mordor ou            s'tendent les Ombres. </font></b></font></p>         <p><font size="5"><b><font face="Carolingia">Un Anneau pour les gouverner            tous. Un Anneau pour les trouver, </font></b></font></p>         <p><font size="5"><b><font face="Carolingia">Un Anneau pour les amener            tous et dans les t&ecirc;n&eacute;bres les lier </font></b></font></p>         <p><font size="5"><b><font face="Carolingia">Au Pays de Mordor ou s'&eacute;tendent            les Ombres</font>.</b></font><b> </b></p>       </blockquote>     </blockquote>   </blockquote>   <p>&nbsp;</p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1"> Dans <i><a href="lbilbo.htm">Bilbo</a></i>,      le h&eacute;ros &eacute;ponyme, un Hobbit (sorte d'humain d'une taille inf&eacute;rieure      &agrave; celle d'un Nain mais moins difforme que ce dernier et dot&eacute;      de pieds velus) devenu Bilbon dans <i>Le seigneur</i>, est entr&eacute; en      possession d'un anneau capable de le rendre invisible mais qui exerce une      fascination possessive sur son d&eacute;tenteur tout en prolongeant sa vie.      L'anneau n'est autre que celui de Sauron, seigneur t&eacute;n&eacute;breux,      qui l'a perdu lors d'une terrible bataille des si&egrave;cles auparavant.      Mais Sauron est de retour et &agrave; partir de son royaume sinistre, le Mordor,      il entreprend d'&eacute;tablir sa domination sur la Terre du Milieu et de      s'assurer le contr&ocirc;le de l'anneau. Pour s'opposer &agrave; ses noirs      desseins, Elfes, Nains, Hommes, Magiciens et une poign&eacute;e de Hobbits      tentent de dissimuler l'anneau puis d&eacute;cident de d&eacute;truire l'indestructible      en le jetant dans les flammes de la Montagne du Destin, au beau milieu du      Mordor.</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">C'est cette      aventure, fort &eacute;loign&eacute;e de la promenade dominicale, que racontent      les trois livres composant <i>Le seigneur des anneaux</i>. Le premier, <i>La      communaut&eacute; de l'anneau</i>, &eacute;voque comment Frodon Sacquet, devenu      Porteur de l'Anneau par d&eacute;l&eacute;gation de son oncle Bilbon, est      amen&eacute; &agrave; fuir sa vie paisible en compagnie de trois autres Hobbits,      Samsagace Gamegie, Merriadoc Brandebouc et Peregr&iuml;n Touque, pour trouver      refuge aupr&egrave;s de l'elfe Elrond o&ugrave; se d&eacute;cide le devenir      de l'anneau et se constitue la communaut&eacute; charg&eacute;e de le porter      vers sa destruction. Aux Hobbits s'adjoignent deux hommes, Boromir et Aragorn,      un elfe, Legolas, un nain, Gimli - en d&eacute;pit de l'animosit&eacute; opposant      ces deux races - et, dernier et non des moindres : le magicien Gandalf. </font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Diverses p&eacute;rip&eacute;ties      - expression bien modeste qui ne refl&egrave;te en rien les &eacute;v&eacute;nements      &eacute;piques racont&eacute;s - entra&icirc;nent l'&eacute;clatement de la      communaut&eacute; principalement en deux groupes dont les aventures ne rendant      rien &agrave; celle du premier livre, sont narr&eacute;es dans les deuxi&egrave;me,      <i>Les deux tours</i>, et troisi&egrave;me livres, <i>Le retour du roi</i>,      pendant lesquels se joue le sort de la Terre du Milieu et de ses habitants.      Pour beaucoup de gens qui ne l'ont pas lu, <i>Le seigneur des anneaux </i>ne      sera donc rien de plus qu'un conte de f&eacute;e m&acirc;tin&eacute; de r&eacute;cits      de la Table Ronde, mais il est bien plus que cela.</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1"><b>Une somme</b></font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">En r&eacute;alit&eacute;,      il n'est rien de moins qu'une somme. Somme d'un travail hallucinant mais aussi      somme d'une mythologie personnelle, syncr&eacute;tisme des mythes d'une civilisation.</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">En premier lieu,      J.R.R. Tolkien ne s'est pas content&eacute; d'&eacute;crire une histoire :      il a d'abord b&acirc;ti le monde o&ugrave; se d&eacute;roule cette histoire,      et ce dans ces d&eacute;tails les plus infimes quelqu'ils soient comme le      montrent prologue et appendices encadrant l'aventure. D&eacute;tails g&eacute;ographiques      car il a dress&eacute; une carte de son monde; d&eacute;tails historiques      car il en fait la chronologie &eacute;v&eacute;nementielle, cr&eacute;ant      des dizaines de personnages; d&eacute;tails linguistiques puisque Tolkien,      sp&eacute;cialiste de cette discipline, a construit la langue elfique ; d&eacute;tails      anthropologiques puisqu'il aborde aussi les modes de vies et caract&egrave;res      propres &agrave; chaque race. Seule la religion &eacute;chappe &agrave; l'univers      de la Terre du Milieu mais faut-il y voir d&eacute;dain ou m&eacute;pris de      l'auteur pour cette dimension de l'humanit&eacute; ou faut-il expliquer cette      pr&eacute;sence limit&eacute;e &agrave; un simple respect rendu aux morts      par le fait que l'histoire de cet univers se situe au point de jonction o&ugrave;      se confondent mythes et mythologie ?</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Ces derniers      occupent une place essentielle dans la construction de l'univers du <i>Seigneur      des anneaux</i> o&ugrave; se m&ecirc;lent la mythologie germanique et nordique      et la l&eacute;gende arthurienne, chacune fournissant une contribution au      r&ecirc;ve. De la mythologie germanique r&eacute;sulte la dimension mat&eacute;rielle      de la Terre du Milieu. Si celles-ci sont d&eacute;nu&eacute;es de dieux caract&eacute;riels,      la puissance de personnages comme Sauron, Elrond, ou m&ecirc;me les magiciens      Saroumane et Gandalf, comblent en partie cette absence. A part les Hobbits,      qui semblent l'invention propre de Tolkien, les autres cr&eacute;atures sont      emprunt&eacute;es aux l&eacute;gendes nordiques qu'ils soient Elfes ou Nains.      Seuls sont absents les G&eacute;ants. Les textes l&eacute;gendaires, mis en      forme au XIIIe si&egrave;cles, ont une influence pr&eacute;pond&eacute;rante      ; qu'il s'agisse des Eddas scandinaves - histoire mythique et h&eacute;ro&iuml;que      du monde sous forme po&eacute;tique en norrois - ou de la <i>Chanson des Nibelungen</i>      qui inspira &agrave; Wagner sa t&eacute;tralogie. L'influence du premier est      perceptible dans le peuple des Eldars, mentionn&eacute; en appendice ; celle      du second est beaucoup plus manifeste : l'anneau de Sauron ne rassemble-t-il      pas les pouvoirs du casque d'invisibilit&eacute; et de l'or d&eacute;rob&eacute;e      par le nain Alberich aux ondines du Rhin, &agrave; partir duquel le voleur      fait forger un anneau de puissance qui d&eacute;cha&icirc;ne la convoitise      des g&eacute;ants Fafnir et Fasolt ? Il ne faut pas oublier que la t&eacute;tralogie      s'intitule <i>L'anneau des Nibelungen</i>. Influence &eacute;vidente qui fera      pr&ecirc;ter &agrave; Tolkien une id&eacute;ologie douteuse pour ne pas dire      naus&eacute;abonde selon certains...</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Il ne faut pas      oublier qu'&agrave; la mythologie nordique et germanique vient s'ajouter l'influence      de la l&eacute;gende arthurienne. Elle est pr&eacute;sente en la personne      de Gandalf incarnation de Merlin mais aussi dans le personnage de Grand-Pas      ou Aragorn ou Elessar (une autre influence &agrave; discerner chez Tolkien      serait celle des romans russes auxquels ressemble <i>Le seigneur des anneaux</i>      tant par le volume que par le nombre de noms et surnoms affublant les personnages).      Sous ces patronymes se cache une seule personne, celle du Roi, h&eacute;ritier      d'un tr&ocirc;ne perdu qu'il lui faut recouvrer au prix d'exploits &agrave;      accomplir &agrave; l'instar d'un Arthur, h&eacute;ritier cach&eacute; d'Uther      Pendragon. Mais plus que dans les personnages, c'est dans l'esprit que se      r&eacute;v&egrave;le d&eacute;terminante l'influence de la l&eacute;gende      d'Arthur. Outre la notion de qu&ecirc;te &agrave; mener et d'exploit et hauts      faits &agrave; accomplir, pain quotidien des chevaliers de la Table Ronde,      l'esprit chevaleresque et l'amour courtois, comme celui unissant Aragorn et      Arwen, guident la conduite de la communaut&eacute; de l'anneau et de ses proches      (Theoden, Faramir...). Qu'&eacute;prouve Gimli pour Galadriel si ce n'est      le type m&ecirc;me d'amour c&eacute;l&eacute;br&eacute; dans les romans de      Chr&eacute;tien de Troyes ? <i>Le seigneur des anneaux</i> est sur ce plan      fort &eacute;loign&eacute;e de la fantaisie h&eacute;ro&iuml;que d&eacute;crite      par Robert Howard dans <i>Conan </i>quelques ann&eacute;es auparavant.</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">D'autant que      la po&eacute;sie se r&eacute;v&egrave;le tr&egrave;s pr&eacute;sente dans      l'oeuvre de Tolkien. <i>Le seigneur des anneaux </i>abonde en chansons po&eacute;tiques      c&eacute;l&eacute;brant la nature, &eacute;voquant les chansons de geste des      troubadours m&eacute;di&eacute;vaux. Aspect assez aga&ccedil;ant compte tenu      de la nature des vers et de la mi&egrave;vrerie de certains d'entre eux bien      qu'&eacute;crit para&icirc;t-il dans un anglais archa&iuml;que tr&egrave;s      &eacute;labor&eacute; et litt&eacute;raire (ce qui pose l'int&eacute;ressant      et tr&egrave;s actuel probl&egrave;me d'une nouvelle traduction du livre...).      Reste que la po&eacute;sie fait partie de la logique de la construction de      l'univers de Tolkien parce qu'elle est omnipr&eacute;sente dans ses oeuvres      de r&eacute;f&eacute;rence (<i>Les Eddas</i>, <i>La Chanson des Nibelungen</i>,      les romans chevaleresques...)</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Ce qui fait      le succ&egrave;s de cette oeuvre magistrale, c'est d'abord le souffle &eacute;pique      qui la guide et la magie qui la baigne. Il ne faudrait pas croire cependant      que <i>Le seigneur des anneaux</i> est enti&egrave;rement s&eacute;par&eacute;      du monde dans lequel vit son auteur. Sa port&eacute;e suffit de toute mani&egrave;re      &agrave; l'y ins&eacute;rer.</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1"><b>Autour du      <i>Seigneur</i></b></font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Avec <i>Dune      </i> de Frank Herbert et les &eacute;crits de Philip K. Dick, l'oeuvre de      Tolkien, par sa richesse, constitue l'un des rares cas de r&eacute;cup&eacute;ration      et d'&eacute;tude par le milieu universitaire. Le livre de Nicolas Bonnal,      <i><a href="ltolkien.htm">Tolkien, les univers d'un magicien</a></i> n'en      est qu'un exemple repr&eacute;sentatif mais <i>Le seigneur des anneaux</i>      a fait couler plus d'encre qu'il n'en a n&eacute;cessit&eacute;e.</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Ne serait que      par les multiples tentatives d'interpr&ecirc;tation de l'univers ainsi cr&eacute;&eacute;.      Certains y ont vu une restitution de la Seconde Guerre mondiale o&ugrave;      les Alli&eacute;s - symbolis&eacute;s par les diff&eacute;rentes races unies      contre Sauron - affrontent le nazisme devenu mal absolu ; d'autres - auquel      je me rallie - y lisent une transposition de la Guerre Froide opposant les      alli&eacute;s de l'OTAN au bloc oriental (l'insistance de Tolkien &agrave;      d&eacute;noncer l'Ennemi de l'Est est on ne peut plus troublante !). Plus      g&ecirc;nantes pour l'auteur sont les indices qui le rattachent &agrave; une      id&eacute;ologie fascisante et raciste comme la valorisation de h&eacute;ros      tous blancs de peau et la condamnation des peuples envahisseurs du Sud &agrave;      la peau basan&eacute;e (les Harad). Si &agrave; mon sens le premier de ces      indices est trop souvent jug&eacute; n&eacute;gativement, le second est malheureusement      beaucoup plus ennuyeux et quelques lecteurs jug&egrave;rent le livre porteur      d'un &eacute;litisme, f&eacute;odalisme et racisme sous-jacents pour le moins      g&ecirc;nants. </font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Disons simplement      que John Ronald Tolkien est indubitablement conservateur dans son genre de      vie et qu'il a d&eacute;velopp&eacute;, pour son plaisir et peut &ecirc;tre      s'&eacute;vader de la monotonie quotidienne, un univers fabuleux o&ugrave;      il d&eacute;nonce en partie la modernit&eacute; industrielle et ses cons&eacute;quences      &eacute;cologiques. Pourquoi, s'il a construit un univers qui fait et fera      r&ecirc;ver des g&eacute;n&eacute;rations, Tolkien devrait-il &ecirc;tre parfait      ? Ses personnages eux-m&ecirc;mes ne sont-ils pas souvent confront&eacute;s      &agrave; des pulsions de convoitises ? De l&agrave; &agrave; trouver le livre      id&eacute;ologiquement naus&eacute;abond...</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Odeur m&eacute;phitique      que nombre de lecteurs n'ont pas sentie du reste. Le succ&egrave;s n'a pas      &eacute;t&eacute; imm&eacute;diat mais s'est developp&eacute; progressivement      au cours des ann&eacute;es, s'acc&eacute;l&eacute;rant avec les mouvements      de lib&eacute;ralisation de la jeunesse des ann&eacute;es 60, ce qui est assez      paradoxal si l'on consid&egrave;re le conservatisme de l'auteur mais compr&eacute;hensible      au regard de l'&eacute;cologisme de l'oeuvre et de l'herbe &agrave; pipe des      Hobbits, interpr&ecirc;t&eacute;e par la dite jeunesse comme une apologie      de la drogue (mais de l&agrave; &agrave; crier Gandalf, pr&eacute;sident en      1968 !!!.). Son influence s'est surtout manifest&eacute;e dans un microcosme      croissant b&acirc;ti sur les fans amateurs de la litt&eacute;rature s'inspirant      du <i>Seigneur des anneaux</i>, sur les jeu de r&ocirc;le et de plateau qui      portent la marque ind&eacute;l&eacute;bile de la fantaisie h&eacute;ro&iuml;que      selon Tolkien... Et son influence s'&eacute;tend sur d'autres disciplines      telles que la musique, quelques groupes de rock progressif portant le nom      de personnages du livre comme Galadriel, ou Moria, ou les arts graphiques.</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Le monde construit      par J.R.R. Tolkien, dont <i>Le seigneur des anneaux </i>forme le noyau central      mais autour duquel viennent se greffer <i><a href="lbilbo.htm">Bilbo le Hobbit</a></i>,      <i>Le Silmarilion</i>, <i>Les contes et l&eacute;gendes inachev&eacute;s,</i>      <i>Les aventures de Tom Bombadil</i> ainsi que plusieurs volumes de notes      dont seule une petite partie a &eacute;t&eacute; publi&eacute; en fran&ccedil;ais      sous le titre des <i>Contes oubli&eacute;s</i>, n'a donc pas fini de fasciner.      Gageons que <a href="flor1.htm">le film de Peter Jackson</a> va contribuer      &agrave; accro&icirc;tre un succ&egrave;s plus que m&eacute;rit&eacute;...</font></p>   <p><font face="Comic Sans MS, Times New Roman, Arial" size="+1">Voici un livre      et &agrave; relire.</font></p>   </blockquote> </body> </html> 
