<!-- DATE DE CREATION: 27/12/01 --> <HTML> <HEAD> <TITLE></TITLE> <META NAME="Description" CONTENT=""> <META NAME="Keywords" CONTENT=""> <META NAME="Author" CONTENT="ISD FRANCE"> <META NAME="Generator" CONTENT="WebExpert"> </HEAD> <BODY BACKGROUND="soleil.gif" BGCOLOR="#FFFFFF" TEXT="#000000" LINK="#6666FF" VLINK="#66CC33" ALINK="#FF0000"> <DIV ALIGN="center"> <IMG SRC="lotrlogo.gif" BORDER=0 WIDTH=310 HEIGHT=123> </DIV> <BR> <BR> <BR> <FONT SIZE=4> <DIV STYLE="text-align:justify;"> Soyons clairs: il existe deux manires d'apprhender <B>La Communaut de l'Anneau</B> de Peter Jackson. La premire, c'est en tant que nophyte, vierge de toute exprience de l'oeuvre de Tolkien et clairement, cette vision ne sera pas ici envisage. Personnellement, j'ai lu "Le seigneur des anneaux"  deux reprises avant le film, et c'est avec l'excitation d'un fan que j'attendais le mtrage de Jackson. <BR> Le principal dfi que devait relever le metteur en scne N&eacute;o-z&eacute;landais: faire cohabiter la facette purement cinmatographique de l'oeuvre (dure acceptable, rythme soutenu) tout en restituant l'incroyable foisonnement du roman. A ce sujet, on peut se rem&eacute;morer le <B>Dune</B> de David Lynch, adaptation de triste mmoire d'un autre chef d'oeuvre du fantastique. Alors, qu'en est-il de la communaut de l'anneau?  Autant le dire tout de suite, on ne peut parler que de demi russite. Parce que le film, malgr tout ses efforts, ne propose qu'un rsum de l'oeuvre de Tolkien; parce que sa longueur est sans doute le plus vident des repoussoirs pour les non-initis. Toutefois, on ne peut que saluer la clairvoyance de Peter Jackson, qui vacue les passages les moins intressants du livre, notamment les aventures des Hobbits dans la vieille fort, en prenant malgr tout le temps de poser l'intrigue et les personnages.  Aprs tout, si la moiti du public se plaint de la longueur du mtrage tandis que l'autre critique les passages tronqus, c'est sans doute que l'quilibre le plus juste a t trouv. <BR> <BR> <DIV ALIGN="center"> <IMG SRC="compagnie.jpg" BORDER=0 WIDTH=280 HEIGHT=198> </DIV> <BR> <BR> L'autre vritable difficult dans l'adaptation du Seigneur des anneaux tait bien videmment de rendre  l'cran l'blouissante richesse visuelle du roman. Et c'est l sans doute que tient toute la magie du film: <I>on s'y croirait</I>. Loin des drives digitales de <B>la menace fantme</B>, de l'esthtique jeu vido du lamentable <B>Dongeons & Dragons</B>, Peter Jackson nous livre l'un des films les plus aboutis sur le plan visuel de ces dernires annes. Se rapprochant ainsi d'un Tim Burton, auquel il oppose malgr tout le ct pique de son oeuvre  celui, intimiste des films de Burton, le ralisateur de <B>Brain Dead</B>, bien aid sans doute par Alan Lee et John Howe(les directeurs artistiques du film) , donne vie sous nos yeux aux peuples des terres du milieu dans un foisonnement des somptueux dcors. A ce titre, on s'merveille devant les paysages de Nouvelle-Zlande, et l'on ne peut que se rjouir que le film n'ait pas t tourn entirement en studio, devant crans bleus, ce qui a n'en pas dout aurait ruin toute la puissance de la vision de Tolkien.  <IMG SRC="statues.jpg" BORDER=0 WIDTH=190 HEIGHT=280 ALIGN="left"> Et si les dcors sont somptueux, que dire des personnages, vivantes incarnations de figures mythiques vnres par des gnrations de lecteurs? Encore une fois, le parti-pris historique, raliste du film nous vite l'aspect clinquant inhrent  ce genre de productions (pour s'en persuader, il suffit de jeter un oeil  l'quipement cent pour cent plastique du Mad Martigan de <B>Willow</B>), et Peter Jackson a su parfaitement adapter sa mise en scne dynamique aux contraintes de la perspective force, technique ncessaire pour reprsenter les diffrences de tailles des personnages. Pas une fois, on ne tombe dans le grotesque de dongeons & dragons (excusez l'acharnement ;-)), o l'on pouvait quand mme trouver un nain haut d'un mtre soixante-dix en moyenne, et un anachronique clone bon march d'Eddy Murphy.   <BR> Et puisque nous en sommes aux personnages, on ne peut que valider les choix, risqus pour certains mais finalement unaniment judicieux en ce qui concerne le casting: Ian MacKellen, compose un Gandalf parfait, Orlando Bloom est la rvlation du film dans le rle de Legolas, les quatres Hobbits,  l'image de toute la communaut de l'anneau, sont impeccables, mme Elijah Wood (autrefois horrible tte  claques Hollywoodienne dans des chef d'oeuvres aussi inoubliables que <B>Le bon fils</B> ou <B>Deep impact</B>) et sa tte de Bnet font merveille dans le rle du naf Frodon.On sent ici le syndrome <B>X-men</B> puisque, comme dans le film de Bryan Singer, Peter Jackson n'a choisi aucune star vritable dans les rles principaux afin que l'identification au personnage soit totale. Et l'on ne peut cacher son plaisir  retrouver Christopher Lee, immortel Dracula des films de la Hammer, dans le rle de Saroumane dont la prsence  l'cran est pour le coup dcuple. Mme Liv Tyler, dont la notorit aurait pu dsquilibrer l'importance narrative du personnage d'Arwen, s'en tire avec les honneurs, et les quelques modifications la concernant par rapport au livre-notamment son rle dans la fuite de Frodon vers Foncombe-s'avrent autant de choix parfaitements justifis. Seul bmol, quelques second rles elfes, notamment Gil Galad de la Lothlorien, ont quand mme un physique bien peu elfique, et c'est d'ailleurs un reproche que l'on peut aussi faire pour le choix d'Hugo Weaving dans le rle d'Elrond. <BR> <BR> <DIV ALIGN="center"> <IMG SRC="gandalflotr.jpg" BORDER=0 WIDTH=198 HEIGHT=280> <IMG SRC="aragon.jpg" BORDER=0 WIDTH=197 HEIGHT=280> <IMG SRC="legolas.jpg" BORDER=0 WIDTH=195 HEIGHT=280> </DIV> <BR> <BR> En allant plus loin, on peut aller jusqu' dire que sur certains points, n'en dplaise aux fans les plus acharns, le mtrage de Jackson est bel et bien suprieur au roman de Tolkien. C'est avant tout le cas du visuel, bien videmment, o les descriptions du livre, bien que fantastiques, ne font pas le poids face  la beaut des images: la Moria est superbe et effrayante, les statues des anctres d'Aragorn, quand elles n'taient qu'anecdotiques sur le papier, sont ici un moment de pure magie . Les combats, eux aussi, ont amplement profit de cette transposition  l'cran.  Certes pas la principale proccupation de Tolkien, il prennent ici une tout autre ampleur, que ce soit face au troll des cavernes dans les mines de la Moria ou contre les Ourouk ha de Saroumane lors du spectaculaire final. Encore une fois, on ne peut que remercier Peter Jackson de nous avoir pargner la mise en scne "post-matrix" pleine d'effets de cameras; les combats sont ici d'une viscrale brutalit, et la mise en scne renforce l'impression de chaos tout en regorgeant de bonnes ides (ah, ce plan o Aragorn s'avance nonchalamment pour faire face  la horde des Ourouk Ha :-)). Pour la premire fois depuis un bon bout de temps, voil un blockbuster o le ralisateur ne se sent pas oblig de nous rappeler sa prsence par d'incessants et superflus effets de style; Jackson a confiance en son histoire et la laisse mener le metrage, en bon conteur qu'il est. <BR> Malgr tout, l'on ne peut s'empcher d'prouver quelques regrets  la vision de cette Communaut de l'anneau: certains raccourcis scnaristiques sont quand mme peu vidents, le voyage des Hobbits jusqu' Bree tant pour le moins dcousu. La Lothlorien devient relativement anecdotique tandis que dans le livre il s'agissait sans doute d'un des passages les plus importants, notamment par ses consquences dans la relation entre Gimli et Legolas et le respect qu'prouve par la suite le nain pour la culture elfe. On le sent bien: Jackson n'a pu mettre tout ce qu'il aurait souhait dans son metrage, et se retrouve du coup forc  condenser un grand nombre d'informations dans une courte squence, comme c'est le cas dans la Lothlorien (le bref flashback sur le cadeau de Galadriel) o dans le prologue un peu longuet qui nous conte l'histoire de l'anneau.  Mais le ralisateur No-zlandais nous livre une vraie oeuvre de fan, bourre de clins d'oeil et d'un humour bienvenu qui jamais ne fait sombrer le film dans la beaufitude. Bref, un trs grand film! </DIV> </FONT> <BR> <BR> <DIV ALIGN="center"> <A HREF="accueil.html"> <IMG SRC="karlfranz.gif" BORDER=0 WIDTH=80 HEIGHT=108> </A> <BR> <BR> <FONT SIZE=3> Retour au sommaire </FONT> </DIV> </BODY> </HTML> 
