<!DOCTYPE HTML PUBLIC "-//W3C//DTD HTML 3.2 Final//EN"  "http://www.w3.org/MarkUp/Wilbur/HTML32.dtd"> <robots.txt user-agent:* allow: http://www.exporevue.com/index.html http://www.exporevue.org/index.html http://www.exporevue.be/index.html http://www.exporevue.com/magazine/fr/sommaire.html http://www.exporevue.com/cartons/fr/cartons.html disallow: http://www.exporevue.com/admin/ http://www.exporevue.com/db_test/ http://www.exporevue.com/recherche /> <html> <head> 	<link rel="Start" href="http://www.exporevue.com/home.html"> 	<link rel="Next" href="http://www.exporevue.com/fr/er2_mag.html"> 	<link rel="Chapter" href="http://www.exporevue.com/magazine/fr/sommaire.html"> 	<title>Dans la "Matrix" photographique de Jean-Pierre Attal &agrave; Issy les Moulineaux, exporevue, magazine, art vivant et actualit&eacute;</title>  	<meta name="Content-Type" content="text/html; charset=iso-8859-1"> 	<meta http-equiv="content-language" content="fr"> 	<meta name="author" content="exporevue.com by artcomputingvision.com"> 	<meta name="robots" content="follow,index,all"> 	<meta name="revisit-after" content="30days"> 	<meta name="keywords" content="ExpoRevue,Guide des Arts,Art,Artistes,Expositions,Arts Guide,Guia de los Artes,Kunstverzeichnis,beaux arts,art comtemporain,art moderne,contemporary art,classical art,arte contempor&agrave;neo,moderne kunst,photo,jardin,garden,Picasso,Dali,Impressionisme"> 	<meta name="description" content="ExpoRevue,Guide des Arts,Art,Artistes,Expositions,Arts Guide,Guia de los Artes,Kunstverzeichnis,beaux arts,art comtemporain,art moderne,contemporary art,classical art,arte contempor&agrave;neo,moderne kunst,photo,jardin,garden,Picasso,Dali,Impressionisme"> 	<meta name="abstract" content="ExpoRevue,Guide des Arts,Art,Artistes,Expositions,Arts Guide,Guia de los Artes,Kunstverzeichnis,beaux arts,art comtemporain,art moderne,contemporary art,classical art,arte contempor&agrave;neo,moderne kunst,photo,jardin,garden,Picasso,Dali,Impressionisme"> 	<meta name="distribution" content="database and magazine about european cultural (contemporary, modern and classical) art exibitions with informations on museums, gallerys, cultural places, art retailers, art news, events reports, artists interwiews,movies"> 	   <style type="text/css"> <!--  .link { 	color: #FFF; 	font-size: 10px; 	font-family: georgia; 	text-decoration: none; } a:hover { 	text-decoration: none; 	background-color: #F60; }  -->  </style>  </head>  <body bgcolor="#FF9900" onload="MM_preloadImages('../../images/magazine/867attal_labyrinthe.jpg','../../images/magazine/869attal_code6.jpg','../../images/magazine/870attal_adn1.jpg','../../images/magazine/868attal_iris.jpg')">  <div align="left"><a name="haut"> 	<font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="5" color="#CC0033"> Dans la "Matrix" photographique de Jean-Pierre Attal </font> </div> <br> <p align="center"> <img src="../../images/magazine/867attal_labyrinthe.jpg" width="600" height="248" align="middle" alt="J-P Attal Labyrinthe" border="1"> <font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="#CC0033"> <br> <br> <i>Jean-Pierre Attal, Labyrinthe</i> </font> </p>  <table width="100%" border="0" cellpadding="10" cellspacing="10"> 	<tr> 		<td width="28%" valign="middle" align="center"> 			<font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="3" color="CC0033"><b>  le code de<br><br><br><br><br><br><br> l'empreinte digitale<br><br><br><br><br><br><br> est justement<br><br><br><br><br><br><br> mix&eacute; &agrave; celui<br><br><br><br><br><br><br> du code-barre <br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br> sch&eacute;ma<br><br><br><br><br><br><br> d'interpr&eacute;tation<br><br><br><br><br><br><br> classique de la<br><br><br><br><br><br><br> science-fiction&nbsp;: <br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br><br> tout n'est-il<br><br><br><br><br><br><br> qu'illusion<br><br><br><br><br><br><br> et sommes-nous<br><br><br><br><br><br><br> manipul&eacute;s<br><br><br>  			</b></font> 		</td> 		<td width="72%" valign="top" align="left"> 			<p align="left"> 				<font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="660033">  C'est un monde o&ugrave;, semble-t-il, les hommes se croisent sans cesse mais ne se rencontrent jamais. La foule est entra&icirc;n&eacute;e dans un flux fr&eacute;n&eacute;tique dont le sens lui &eacute;chappe en partie. Jean-Pierre Attal a photographi&eacute; cette mar&eacute;e urbaine, coul&eacute;e n&eacute;vralgique de destins individuels o&ugrave; la volont&eacute; de chacun semble anesth&eacute;si&eacute;e. Il s'est aussi int&eacute;ress&eacute; &agrave; des espaces-bo&icirc;tes qui ressemblent &agrave; des appareils de vision. <br> Bien que totalement ou en partie transparentes (la cabine t&eacute;l&eacute;phonique l'est totalement, le m&eacute;tro en partie seulement) ces bo&icirc;tes sont isolantes. Tout comme les compartiments r&eacute;guliers des fen&ecirc;tres de bureau et les cases color&eacute;es des pages d'emplois du temps sont ferm&eacute;es et constituent des preuves de nos vies normalis&eacute;es. Pour mieux rendre compte de cette r&eacute;alit&eacute; contemporaine, le photographe s'est invent&eacute; un mode op&eacute;ratoire tr&egrave;s personnel&nbsp;: les prises de vue sont r&eacute;alis&eacute;es sur films, puis num&eacute;ris&eacute;es et assembl&eacute;es sur ordinateur pour cr&eacute;er, apr&egrave;s avoir trouv&eacute; des points de raccord entre les images, ces panoramiques imaginaires qui semblent pouvoir se d&eacute;ployer &agrave; l'infini. <br><br> "Je ne suis un num&eacute;ro"&nbsp;! clamait en vain le h&eacute;ros de la c&eacute;l&egrave;bre s&eacute;rie t&eacute;l&eacute; Le Prisonnier. Nous sommes tous devenus depuis h&eacute;las des num&eacute;ros, comme les articles de supermarch&eacute;. Demandeur d'emploi, salari&eacute; ou retrait&eacute;, nous devons rentrer dans les statistiques (des num&eacute;ros encore). Horaires de bureaux, num&eacute;ros du loto, de cartes bleues et de digicodes : le monde et notre cerveau ressemblent de plus en plus &agrave; une succession de nombres sans fin, absolument comparable au codage informatique. Sur ses photographies de foules, Attal a d&eacute;cid&eacute; de plaquer cette inqui&eacute;tante grille de lecture normalisante qu'est le code-barre. Celui-ci permet, on le sait, l'identification des produits dans la soci&eacute;t&eacute; de consommation contemporaine. Synonyme d'anonymat, il permet pourtant de singulariser un article, comparable en cela au n&deg; d'INSEE voire &agrave; la s&eacute;quence ADN d'un individu. <br><br> 			</font></p>  <p align="center"> <img src="../../images/magazine/869attal_code6.jpg" width="417" height="500" align="middle" alt="Jean-Pierre Attal" border="1"> <font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="#CC0033"> <br> <br> <i>Jean-Pierre Attal, code 1</i> </font> </p>  			<p align="left"> 				<font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="660033"> 				<br> Comme les codes-barres, les longues s&eacute;quences sont d&eacute;sormais d&eacute;coup&eacute;es en tranches verticales ou horizontales, et ponctu&eacute;es de num&eacute;ros. Du coup, on serait presque tent&eacute; de compter les personnes dans une image de foule mais la r&eacute;alit&eacute; interpr&eacute;t&eacute;e par Attal est tellement &eacute;clat&eacute;e, dupliqu&eacute;e, fragment&eacute;e que l'op&eacute;ration est bien s&ucirc;r impossible. Parfois, des anneaux de Newton maculent les clich&eacute;s, &eacute;voquant ces fameuses empreintes digitales diff&eacute;rentes pour chaque individu&nbsp;; la dactyloscopie est d'ailleurs toujours utilis&eacute;e par la police pour l'identification des criminels ou des suspects. Sur une photo de main, le code de l'empreinte digitale est justement mix&eacute; &agrave; celui du code-barre&nbsp;: l'&eacute;vocation de la r&eacute;ification de l'individu, victime &agrave; la fois de "l'Humanisme de la marchandise" (Greil Marcus) et des dispositifs de surveillance ou de contr&ocirc;le contemporains, trouve ici son expression paroxystique. Le geste artistique originel sur la paroi de la caverne est aussi, ne l'oublions pas, celui de l'assassin qui s'accuse malgr&eacute; lui avec l'empreinte de sa main pleine de sang&hellip; <br><br> Plus fiable que l'empreinte digitale (parfois absente, effac&eacute;e du lieu du crime), l'identification des criminels par leur code g&eacute;n&eacute;tique a aujourd'hui la faveur de la police scientifique. Sur les images, les s&eacute;quences ADN d&eacute;goulinent parfois telle une pluie synth&eacute;tique, disloquent le r&eacute;el autant qu'elles semblent le tisser. <br> Avec Attal, le monde virtuel de Matrix (1999) imagin&eacute; par les fr&egrave;res Wachowski semble devenu une r&eacute;alit&eacute; palpable. Comme dans le film, une double lecture des images est possible : ces r&eacute;seaux de num&eacute;ros repr&eacute;sentent-ils une r&eacute;alit&eacute; parall&egrave;le ou l'&eacute;cran truqu&eacute; du visible qui fonctionnerait comme un codage informatique&nbsp;? C'est le sch&eacute;ma d'interpr&eacute;tation classique de la science-fiction&nbsp;: tout n'est-il qu'illusion et sommes-nous manipul&eacute;s (mais par qui&nbsp;? Dieu, Big Brother ou une entit&eacute; extraterrestre&nbsp;?), ou s'agit-il simplement du squelette et du mouvement invisible de la vie n'ob&eacute;issant qu'&agrave; elle-m&ecirc;me, &agrave; sa logique interne&nbsp;? 			<br><br> 			</font></p>  <p align="center"> <img src="../../images/magazine/870attal_adn1.jpg" width="369" height="500" align="middle" alt="Jean-Pierre Attal" border="1"> <font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="#CC0033"> <br> <br> <i>Jean-Pierre Attal, adn 1</i> </font> </p>  			<p align="left"> 				<font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="660033"> 				<br> Attal a aussi photographi&eacute; des iris qui, toujours dispos&eacute;s par quatre, &eacute;voquent un autre dispositif de contr&ocirc;le de l'individu. Tel &eacute;tait le but de Alphonse Bertillon, chef du service photo de la Pr&eacute;fecture de police de Paris &agrave; la fin du xxe si&egrave;cle&nbsp;: traquer la singularit&eacute; de chacun gr&acirc;ce &agrave; des proc&eacute;dures d&eacute;shumanisantes qui r&eacute;duisent finalement ce dernier &agrave; l'anonymat. Les diff&eacute;rentes couleurs d'yeux (tirages noir et blanc minutieusement colori&eacute;es) &eacute;taient soigneusement r&eacute;pertori&eacute;es (tout comme les oreilles, dont la forme est diff&eacute;rente pour chaque individu), ainsi que leurs innombrables nuances, dans des tableaux synoptiques. <br> Cette m&eacute;thode fut reprise quelques d&eacute;cennies plus tard par les nazis afin de mesurer le "degr&eacute; de puret&eacute; raciale" des individus. On songe aussi au film Blade Runner (1982) de Ridley Scott&nbsp;: un dispositif optique permet d'identifier les andro&iuml;des en agrandissant l'iris. Pendant le test d'empathie, ses dilatations r&eacute;v&eacute;leront la nature humaine ou au contraire synth&eacute;tique de la personne et entra&icirc;neront parfois son ex&eacute;cution ("r&eacute;former" dit-on dans le roman de Philip K. Dick dont le film est une adaptation, comme la police ou les militaires pr&eacute;f&egrave;rent aujourd'hui dire "neutraliser"). <br><br> Dans ce r&eacute;cit parano&iuml;aque comme dans Matrix, nul ne conna&icirc;t jamais le degr&eacute; exact de virtualit&eacute; de la r&eacute;alit&eacute; manipul&eacute;e. L'&oelig;il photographi&eacute; par Attal &eacute;voque aussi celui de Big Brother, des cam&eacute;ras de surveillance contemporaines. C'est aussi bien s&ucirc;r l'&oelig;il imaginaire de l'artiste capable de d&eacute;former et transformer la r&eacute;alit&eacute; &agrave; sa guise en modifiant les pixels de sa copie num&eacute;rique. <br><br> Tout cela n'est-il pas justement, comme nombre d'exp&eacute;rimentations num&eacute;riques actuelles, de la science-fiction photographique&nbsp;? Loin d'&ecirc;tre r&eacute;ductible, comme on le pense souvent, &agrave; une anticipation d'un futur fantasm&eacute;, ce genre a toujours propos&eacute; &ndash; comme les photos de Attal &ndash; une lecture critique et po&eacute;tique du pr&eacute;sent. Codes-barres ou s&eacute;quences ADN, empreintes digitales ou iris, toutes les marques de singularit&eacute; brouillent la lecture du visible, &eacute;clatent sa signification autant qu'elles en proposent un d&eacute;cryptage des plus ambigu. <br> Attal d&eacute;roule, image apr&egrave;s image, les partitions de notre ali&eacute;nation contemporaine, qui sont aussi celles d'une identit&eacute; hybride. Chaque accident, chaque num&eacute;ro atteste d'une virtualisation et uniformisation toujours plus grande du r&eacute;el, auxquelles les individus opposent pourtant, noy&eacute;s dans la foule, la r&eacute;sistance fragile de leur singularit&eacute;.    			</font></p> 			<blockquote><blockquote> 			<p align="right"> 				<font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="660033">Yannick Vigouroux<br>Paris, f&eacute;vrier 2003</font> 			</p> 			</blockquote></blockquote> 		</td> 	</tr> </table>  <div align="center"> <img src="../../images/magazine/868attal_iris.jpg" width="500" height="500" align="middle" alt="Jean-Pierre Attal" border="1"> <font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="#CC0033"> <br> <br> <i>Jean-Pierre Attal, iris</i> </font> </div>  <br> <blockquote><blockquote> <p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="CC0033"><i> Jean-Pierre Attal, Op&eacute;ration "D&eacute;codons le Futur", du mercredi 26 f&eacute;vrier au dimanche 27 avril, <br> organis&eacute;e par la ville d&rsquo;Issy-les-Moulineaux &nbsp;<a href="http://www.issy.com" target="_blank" title="Issy-les-Moulineaux"><span class="link">www.issy.com</span></a>&nbsp;, renseignements au 33 1 41 23 83 60, associ&eacute;e &agrave; <br> Gencod EAN France &agrave; travers des expositions, des conf&eacute;rences, des ateliers et des publications <br> partenaire&nbsp;</i><font color="#CC0000">exporevue</font> </font></p>  <p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="CC0033"><i> Dossier&nbsp;; D&eacute;codons le Futur&nbsp;:</i> <br> &nbsp;<a href="decodons_futur.html"><span class="link">Consom'acteurs de L'Art, D&eacute;codons le Futur</span></a>&nbsp; <br> &nbsp;<a href="decodons_futur_gencod.html"><span class="link">Quand les artistes subliment le banal, Gencod et D&eacute;codons le Futur</span></a>&nbsp; <br> &nbsp;<a href="code_barre_catalogue.html"><span class="link">Les &eacute;changes mondialis&eacute;s du "Langue-art" num&eacute;rique, &agrave; propos du catalogue Hybride</span></a>&nbsp; <br> &nbsp;<a href="../../cartons/fr/1040hybride_issy.html"><span class="link">Visuel de l'invitation Hybride</span></a>&nbsp; </font></p>  <p align="left"><font face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" size="2" color="CC0033"><i> Le dossier de presse, le programme, </i>&nbsp;<a href="../../decodons.le.futur/index.html" target="_top"><span class="link">www.exporevue.org/decodons.le.futur/</span></a>&nbsp; </font></p> </blockquote></blockquote> <p align="left"> <font size="2" face="Georgia, Times New Roman, Times, serif" color="CC0033"> D'autres informations dans le <a href="../../recherche/fr/index.html" target="_top" noresize><span class="link">GuideAgenda</span></a>  	<br> 		<a href="attal.html" target="_blank"><span class="link">Imprimer l'article</span></a> </font>  </p> <p align="left"> 	 	<a href="../../fr/index.html" target="_top"><span class="link">exporevue&nbsp;accueil</span></a> &nbsp; &nbsp; <a href="artvivant.html"><span class="link">Art Vivant</span></a> &nbsp; &nbsp; <a href="edito.html"><span class="link">&eacute;dito</span></a> &nbsp; &nbsp; <a href="art_en_ecrits.html"><span class="link">Ecrits</span></a> &nbsp; &nbsp; <a href="art_en_questions.html"><span class="link">Questions</span></a> &nbsp; &nbsp; <a href="archive2001.html"><span class="link">2001</span></a> &nbsp; &nbsp; <a href="archive2000.html"><span class="link">2000</span></a> &nbsp; &nbsp; <a href="archive1999.html"><span class="link">1999</span></a> &nbsp; &nbsp; <a href="rubriques.html"><span class="link">th&eacute;mes</span></a> &nbsp; &nbsp; <a href="#haut"><span class="link">haut de page</span></a> </p> </body> </html> 
